jeudi 31 janvier 2008

MGMT - Oracular Spectacular [Columbia]

'This is our decision to live fast and die young / We've got the vision, now let's have some fun / Yeah it's overwhelming, but what else can we do? / Get jobs in offices and wake up for the morning commute?’. Voila comment débute Time to Pretend, le morceau qui ouvre ‘Oracular Spectacular’, le premier album de MGMT (duo de ptits gars de Brooklyn) et - surtout - une des merveilles de l'année 2008 qui s’ouvre à peine (et qu’il sera assez difficile de détrôner des plus hautes marches de mon podium de décembre prochain, je l’annonce avec onze mois d’avance).

Oh, bien sûr, je vous vois venir avec vos petits doigts levés et vos airs renfrognés : « euh didonc l’ami, tu disais pas déjà ça du British Sea Power y a à peine une semaine ? ». Oui, j’avoue. Mais c’est tout moi ça : quand j’aime, je m’enthousiasme, je m’emballe, j’aime être plein d’emphase pour des groupes qui me touchent. Et comme j'aime partager...

Alors oui, ce MGMT me plaît au plus haut point. Un disque foutraque dans le genre du Yeasayer (avec qui ils tournent d’ailleurs). Mais en mieux encore. Imaginez une seconde : un peu de Grandaddy, beaucoup de Sleepy Jacksons (dans la voix et les ambiances), un poil de Beck, un brin d’Animal Collective (dans les rythmiques surtout) et du David Bowie (flagrant sur Weekend Wars et Handshake). En gros, de la pop psyché comme il faut, avec des synthés de partout, de la reverb comme s’il en pleuvait, une production aux oignons (merci Dave Fridmann), des références dans tous les sens - mais largement digérées - et un côté kitsch des plus savoureux.

‘Oracular Spectacular’ pue la classe, aligne les tubes et les grands morceaux – allez, au hasard, deux, comme ça : Kids (qui sent les remix à plein nez avec sa production electro) et Electric Feel (groovy et funky), voir plus bas – et des textes qui tiennent vraiment la route.

Comme celui du début de cette chronique. Car c’est peut-être aussi cela qui me plait chez ce groupe : ce j’m’en-foutisme auquel on aspire un peu tous, ce besoin de vivre plutôt que de suivre une voie toute tracée, cette nécessité de prendre des risques et de faire comme bon nous semble, de tout envoyer balader, les conventions et le reste, de ne pas vivre avec des regrets – car qu’y a-t-il que de pire que les regrets ?, d’oser et d’oser oser. Toujours. Voilà le sentiment qui transpire de cet album.
Et c’est assez paradoxal au final quand on pense que MGMT est la contraction de Management (leur ancien nom de scène) et que ‘Oracular Spectacular’ sort sur une bonne grosse major qui va bien. Une ambivalence qui joue sûrement aussi, inconsciemment.

Ces New-Yorkais semblent tellement vrais, tellement tarés (à voir absolument, plus bas : le clip de Time to Pretend, summum kitschouille, avec couleurs pétantes, troupeaux de zèbres sous ecsta et une bande de tarés fans de tir à l’arc. Du grand art) qu’on adhère automatiquement. ‘I'll move to Paris, shoot some heroin and fuck with the stars / You man the island and the cocaine and the elegant cars’, qu’ils disent dans Time to Pretend. Jeunes branleurs va.... bougez pas, j’arrive! (sortie: 22 janvier 2008)

Nb : l’album est sorti à l’automne 2007, mais de façon digitale. Physiquement, il n’est sorti qu’en 2008. Et comme un mp3 mal encodé ne remplacera jamais un disque bien physique, je considère donc qu’il est bien de 2008.

Nb2: il existe une cover-bis. A tel point qu'on ne sait laquelle utiliser. Je ne résiste pas à vous la coller ci-dessous. Parfaitement dans l'esprit:














Son :
Myspace
Site officiel

Pour bien faire, deux titres, comme d’habitude, Kids et Electric Feel, malheureusement plus en écoute:


Et pour finir, et comme promis, le clip de Time to Pretend (ça se voit que j’aime ce morceau, qui date pour info de 2005 et de leur premier et seul Ep, ou pas ?), décalé à souhait, avec un chat volant pour monture, des couleurs que l’on croyaient mortes avec les années 80 et un mauvais goût délicieux :






Et si vous voulez la vidéo en excellente qualité (et sur votre disque dur), cliquez-là. En plus, c'est tout ce qu'il y a de plus légal, ça provient de leur site officiel.

mardi 29 janvier 2008

Fortune - Fortune Ep [Disque Primeur]

Qu’est ce que font deux mecs talentueux quand l’entité qu’ils avaient créée finit par rendre l’âme, faute de projet et/ou d’envie commune ? Ben ils partent faire autre chose, chacun de leur coté.

Prenons donc Abstrackt Keal Agram, groupe bretonnant d’abstrackt hip-hop, plutôt très talentueux, dont les deux derniers (sur un total de trois) opus sont des disques que j’aime bien retrouver à intervalle régulier sur ma platine – et pas que pour Rivière, leur tube qui aurait du, si la vie était mieux faite, leur ouvrir les portes du succès.
Après quelques années de chouettes productions et de bons délires sonores, l’ami Lionel Pierres (My Dog is Gay) et le copain Tanguy Destable (Tepr) ont mis la clé sous la porte, partant tenter une aventure en solo chacun de leur coté.

Tandis que Tepr prend plaisir à s’acoquiner avec un son dancefloor aux relents eighties grandement efficaces (des titres comme Muchas Tetas, Poco Sexo, pour ne citer que le plus connu, ça vaut son pesant de beats), My Dog is Gay troque son nom contre celui de Fortune, s’éloigne lui aussi du hip-hop, se met à chanter (!) et pond un Ep chez Disque Primeur : Fortune Ep.

Ce disque là compte quatre compositions originales et trois remix (dont un de Tepr, assez fameux, voir plus bas) qui navigue entre pop-electro et electro-rock, avec au moins un tube, le génial Bully (voir plus bas bis), sautillant à souhait et véritable mine à remix. Fortune (puisque c’est son nom) y chante donc, et y est très convaincant, loin de l’image du grand timide derrière sa gratte et sa barbe que l’on pouvait avoir de lui à l’époque d’Abstrackt Keal Agram. Une grande surprise.

Bref, un Ep assez efficace, d’une trentaine de minute, plutôt bien construit, aux remix pertinents et réussis (celui de Mission de M83 particulièrement) et qui lance bien la carrière solo de Lionel Pierres. Enfin, solo... Quand on écoute le single Bully, on se dit que si Abstrackt Keal Agram est mort et enterré, les collaborations entre Fortune et Tepr, elles, continuent. Et ne semblent pas prêtes de s’arrêter de si tôt. Ils auraient tort en tout cas. (sortie : 22 octobre 2007)

Son :
Myspace (dont trois titres de l’Ep)

Et pour finir, deux titres en écoute : Bully bien sûr et Shadow, remixé par Tepr (malheureusement, plus en écoute).

lundi 28 janvier 2008

Track of The Day (22-28 janvier 2008)

Une nouvelle semaine, faite de vieilleries, de souvenirs et de tubes ultimes (et toujours dans le lecteur deezer à droite).

Lundi 28 janvier 2008:
* Soulwax - NY Excuse (Justice Remix) [Ed Banger]
Oui, ce remix d'un des tubes de Soulwax date. Oui, tout le monde connaît ce morceau. Oui, mais bondieu, c'est tellement bon qu'il n'y a pas besoin d'avoir de raison pour le ressortir du placard. Oui, je sais, il n'y était pas. Oh ça va hein. Une tuerie dancefloor un lundi matin, on a vu pire non pour se mettre en jambe. Non?
(non-disponible. Sortie: 2005)


Dimanche 27 janvier 2008:
* Architecture in Helsinki - Debbie [Moshi Moshi]
Pop foutraque mais album raté. Il est à peine sauvé par quelques titres réussis, comme ce Debbie pas dégueu. Sinon, le reste. Ennuyeux comme un jour sans bière.
(disponible sur Places Like This, 2007)


Samedi 26 janvier 2008:
* Nada Surf - Blonde on Blonde [Barsuk]
En attendant le nouvel album des power-popiens bien décevant avec leur dernier 'The Weight is a Gift' en 2005, réécoutons avec plaisir une des nombreuses merveilles de leur 'Let Go' via ce Blonde On Blonde, hommage sincère au grand Bob Dylan.
(disponible sur Let Go, 2002)

Vendredi 25 janvier 2008:
* 2Pac - Can't C Me [Death Row]
La découverte de ce disque de 2Pac à l'époque fut une baffe énorme. Gansta Rap powa! Mon voisin était fan de ce 'All Eyez On Me'. Je l'ai suivi très rapidement. Forcément avec un tel double album, rempli jusqu'à la gueule de tubes, dans le genre tuerie comme ce Can't C Me, entre flow, prod bandante et haine viscérale pour Notorious B.I.G. Peut-être le plus grand morceau hip-hop de ma vie. Carrément même.
(disponible sur All Eyez On Me, 1996)

Jeudi 24 janvier 2008:
* The Wombats - Moving to New-York [14th Floor Recordings]
Les Wombats ne changeront pas le monde de la musique d'un iota. Non. Mais leur Moving to New-York a quelques arguments plutôt efficaces à faire valoir.
(disponible sur A Guide to Love, Loss & Desperation, 2007)



Mercredi 23 janvier 2008:
* K's Choice - Butterflies Instead [Double T Music]
De mes étagères qui prennent la poussière, je suis retombé sur 'Cocoon Crash' de K's Choice, album que j'avais beaucoup aimé à l'époque de sa sortie. J'en vois certains hurler. Oui. Mais non. Car, après réécoute, je continue de revendiquer. La preuve avec ce Butterflies Instead qui n'a pas pris une ride et qui était déjà le titre que je me passais en boucle à l'époque.
(disponible sur Cocoon Crash, 1998)

Mardi 22 janvier 2008:
* Róisín Murphy - Leaving The City [Echo]
Alors que la belle Róisín continu son bonhomme de chemin sans Moloko en sortant un nouvel album ('Overpowered' dont je dirais quelque chose une fois que je l'aurais suffisamment écouté), voilà l'excellent Leaving The City tiré de son précédent (et premier) album 'Ruby Blue', particulièrement réussi, du contenant au contenu (les trois 12" sortis en édition limitée valaient plus que le détour), avec Matthew Herbert aux manettes.
(disponible sur Ruby Blue, 2005)

dimanche 27 janvier 2008

[Oldies] Minnie Riperton – Perfect Angel (1974)

Pourquoi sont-ce toujours les meilleurs qui s’en vont les premiers ? Et pourquoi ai-je toujours besoin de parler dans cette partie Oldies d’artistes talentueux fauchés en plein vol ? Je dois être un peu maso.
Comme ce coté ne m’a pas quitté en passant en 2008, je continue donc sur ma lancée et essayant de mettre un peu de lumière sur une artiste (et un album) essentielle des années 70. Une chanteuse soul à la voix d’ange et qui tutoie cinq octaves (voire même cinq et demie) : Minnie Riperton.

Une artiste qui pourtant, dans sa tendre jeunesse, ne se destine aucunement à devenir chanteuse de musique populaire. Non. Vu ses prédispositions vocales impressionnantes, elle prend plutôt la voix de l’opéra et des arts lyriques.

Sauf que pendant son adolescence, et alors qu’elle officie dans le Hyde Park’s A Capella Choir, elle est repérée par Raynard Miner, un pianiste aveugle, qui la fait intégrer The Gems, un groupe signé chez Chess Records, qui connaîtra la notoriété en tant qu’un groupe de studio (souvent sous le nom de Studio Three) plus que par ses propres compositions.

Rapidement, elle quitte The Gems et rejoint The Rotary Connection, un combo rock-soul monté par le fils du président de Chess Records. Un groupe important pour elle, et qui lui donnera finalement son style et la couleur musicale de sa future carrière solo.

Une carrière qui débute par un petit bijou, en 1970, ‘Come to My Garden’, encensé par la critique de l’époque, mais qui ignore le succès donnant à Minnie l’occasion de se retirer et de partir élever ses deux enfants en Floride.
En 1973, Epic Records remet quand même la main sur elle et lui fait enregistrer un second album, ‘Perfect Angel’, dont il est question ici. Un album miraculeux et qui va forger l’aura et la célébrité de Minnie Riperton.

Et pourtant, tout n’est pas gagné d’avance. Si le disque est bon, si les critiques sont unanimes, le public, lui, ne suit pas. Et le label a beau sortir trois morceaux en singles (parmi les plus beaux de l’album), rien n’y fait. Alors qu’Epic est prêt à faire enregistrer un nouvel album à Minnie, son mari convainc les grandes pontes de laisser une dernière chance au disque en sortant Lovin’ You, bluette à la guitare, produite par Steve Wonder (présent sur plusieurs titres de l’album d’ailleurs, à la batterie, au piano ou même à l’écriture) que le couple aimait à chanter à leur fille Maya avant de la coucher.

Bien lui en prend : le succès est immédiat, les ventes explosent et le morceau truste le haut des hit-parades de l’époque (#1 aux Etats-Unis, #2 en Angleterre). La belle devient "The lady with the high voice and flowers in her hair". Et il y a de quoi. Car ce disque là est magistral. Plus que soul, il est surtout pop-soul. Il n’y a qu’à écouter les deux premiers morceaux de l’album, deux chef d’œuvres (voir plus bas) pour en être rapidement persuadé : sur Reasons, Minnie la joue limite rock avec cette guitare électrique riffeuse tandis que sur It’s So Nice (to see old friends), elle pond une merveille de délice pop, tout en douceur et en piano délicat.

Le reste de l’album est à l’avenant, toujours dans ce style un peu hybride, ni trop pop, ni trop soul, le tout surmonté de cette voix capable de monter dans les aigus comme personne sans irriter le moins du monde les oreilles de l’auditeur. Il faut l’entendre sur Seeing You This Way partir très haut ou susurrer Perfect Angel tout au long du titre du même nom. Et comme c’est une jeune fille douée pleine de bon goût, elle clôt son disque (de même pas 40 mns) par un Our Lives, Wonder-ien à mort, d’une classe barge.

Le reste de la carrière sera plus discret : les albums suivants connaissent un succès moindre (à bien moindre) même si la qualité est toujours au rendez-vous. De toutes façons, sa préoccupation numéro un n’est plus celle-là, elle qui a déjà l’intention d’engager un autre combat, beaucoup moins artistique et malheureusement perdu d’avance. En 1976, elle annonce en effet qu’elle est atteinte d’un cancer du sein, avant de succomber de la maladie trois ans plus tard, à même pas 32 ans.

Histoire déchirante donc d’une grande artiste, à qui beaucoup rendront hommage en utilisant certaines de ses chansons. Et parmi ceux là (ils sont très nombreux), on compte quand meme A Tribe Called Quest, 2 Pac, Slum Village, Talib Kweli ou Mos Def, tandis que Quentin Tarantino utilisera son Inside My Love pour la BO de Jackie Brown. Bref, du lourd. Mais il fallait bien ça pour perpétuer et célébrer la voix unique de Minnie Riperton, artiste partie beaucoup trop tôt, dont les albums, et surtout ce ‘Perfect Angel’, n’ont pas fini de revenir enjoliver plus souvent qu’à leur tour nos platines respectives.

Première sortie : 9 Aout 1974 [Epic]
Réédition : 2 mars 2004 [Stateside].
(A noter que cette réédition est une double en fait. Sur le même disque, ‘Perfect Angel’ est accompagné par ‘Adventures in Paradise’, album sorti l’année suivante, en 1975. Et le travail est plutôt de qualité, même si une réédition par album aura été préférable. Mais on se contente de ce qu’on a).

Son :
Myspace (non-officiel bien sûr, répertoriant des morceaux de fin de carrière)


Trois morceaux, parmi les neuf que compte cet album. Reasons, It’s So Nice (to see old friends) et Every Time He Comes Around. Si vous ne succombez pas, vous n'êtes pas humains :


Et pour finir, le clip. Enfin le clip. Disons plutôt le scopitone de Lovin’ You, le titre qui lui a ouvert les portes de la gloire :


jeudi 24 janvier 2008

British Sea Power – Do You Like Rock Music? [Rough Trade]

Il était temps. Nous sommes le 24 janvier et depuis le début de l’année, je n’avais pas encore évoqué un disque de 2008. Par feignantise – un peu. Par manque de matière – surtout. Il faut dire que les sorties ne se bousculent pas au portillon en ce début d’année. Et que les beaux disques à venir ne verront le jour (officiellement en tout cas) que dans quelques mois. Bref, pas grand-chose à se mettre sous la dent.

Et puis, finalement, je me décide enfin à parler de ces anglais pour qui je dois bien avouer mon penchant certain et ma (presque) fan-attitude : British Sea Power. Un groupe presque célèbre en Angleterre, totalement ignoré en France, aussi bien par la presse (une prestation, que l’on raconte complètement ratée il y a quelques années au festival des Inrocks, n’aurait pas aidé) que par le public (voir parenthèse précédente).

Un combo de quatre jeunes gens, de Brighton – et qui pourtant fait du rock. A la base, les British Sea Power étaient plutôt axés post-punk. Leur ‘The Decline of …’ en faisait même l’éloge. Un disque largement sous-estimé, peu connu mais pourtant un des tous meilleurs de la décennie qui est sur le point de se terminer.
Et puis pour leur second album, ‘Open Season’, ils avaient pris un virage plus pop, avec des guitares dans tous les sens, des tubes jouissifs à toutes les plages, et des mélodies d’une efficacité sans nom.

Troisième livraison donc avec ce ‘Do You Like Rock Music?’ en forme de question, à laquelle il suffit d’une écoute pour répondre d’un OUI franc et massif. Une réponse pourtant pas si évidente il y a encore quelques semaines. C’est que moi je croyais que le groupe n’existait plus (j’avais sûrement mal lu vous me direz). Faut me comprendre : presque trois ans sans donner de nouvelles. Des rumeurs de tensions aussi, notamment dues au plutôt non succès de leur deuxième album. Pour finir, l’expérience The Brakes, combo parallèle, qui avait accaparée quelques membres du groupe. Bref, l’histoire ne sentait pas bon.

Et puis finalement, à l’automne dernier, un 'Krankenhaus? Ep', sorti de nulle part, a vu le jour en promettant de belles choses. Quelques mois plus tard, ‘Do You Like Rock Music?’ confirme toutes ces belles promesses et enfonce le clou qu’avait planté ‘Open Season’ dans mes petites oreilles capricieuses. Car les British Sea Power reprennent l’ouvrage là où ils l’avaient laissé, tout en revenant de temps en temps à leurs amours de départ (A Trip Out, pour ne citer que lui) et sortent un grand manifeste de pop à guitares.

Capables d’enflammer un morceau par un claquement de batterie, par un accord de gratte ou une ligne de basse, les British Sea Power se posent là, en faiseurs de pop épique. D’écoutes en écoutes, de riff en riff, on se surprend à fredonner toutes les mélodies, immédiatement identifiables.
Et puis surtout, il y a une voix. Celle de Yan, lead-singer du groupe (mais qui partage, vocalement parlant, beaucoup de titres avec Hamilton), tout en souffle dont on a l’impression qu’elle est constamment sur la corde raide, prête à défaillir à tout moment et qui rappelle une fois de plus celle de David Gedge, le leader des Wedding Present (dont on ne serait pas étonné que le quatuor de Brighon ait épuisé quelques sillons de leurs albums). Si vous ajoutez à cela des textes toujours aussi inspirés, blindés de référence littéraire (ou non), vous obtenez la première grande sortie de 2008.

Dans 11 mois, les classements de fin d’année (tout du moins français) de la presse spécialisée oublieront à coup sur ce disque là. Mais ce blog (mais j’en mets mon chapeau à couper qu’il ne sera pas le seul) saura lui réserver la place qu’il mérite. Parce que. Et aussi parce que j’ai trop de respect pour la flotte de la perfide Albion. (sortie : 14 janvier 2008)

Son:
Myspace
Site Officiel (avec une belle section 'Vidéos')

Deux titres. Assez différents finalement, deux facettes mêmes, un avec Yan et un autre avec Hamilton à la voix. Si vous ne connaissez pas les British Sea Power, protégez vos esgourdes, vous allez tomber amoureux. (malheureusement, plus en écoute).

Enfin, pour finir, le clip du nouveau single, Waving Flags, avec son drapeau rose, clin d'oeil à peine appuyé à Wire, chantre du post-punk, et leur célèbre 'Pink Flag':


mardi 22 janvier 2008

Rivulets – You Are My Home [Important]

Lundi matin. 9h30. Arrivée au bureau. Lendemain d’une pendaison de crémaillère, alcoolisée et festive. Six heures de sommeil pour récupérer. C’est peu. Déjà pas mal oui. Mais c’est peu surtout. Plongée dans mes disques. Qu’écouter ? La première écoute du Silver Mount Zion m’ennuie, celle du Why? aussi. Le hip-hop ne passe pas et le kepon à roulettes, pourtant ma faiblesse, non plus.

Et puis là, sans savoir vraiment pourquoi, je suis retombé sur ‘You Are My Home’ de Rivulets. Celui de 2006. Une jolie pochette, contemplative, une belle voix, d’une douceur essentielle en cette journée de reprise, et de belles mélodies. Emballé c’est pesé.

Et comme Rivulets a pensé à convier quelques amis de talent (Jessica Bailiff, Chris Brokaw de Codeine, Christian Frederickson de Rachel's, Fred Lonberg-Holm de Boxhead Ensemble, ou encore Bob Weston de Mission of Burma et Shellac), le résultat n’en est plus que juste : du folk, illuminé par quelques notes d’un piano délicat et enrobés de discrètes mais belles cordes, et des passages beaucoup plus nerveux, conséquence directe des divers invités présentés plus haut. Et toujours de la mélancolie qui transpire par tous les sillons, et pas mal d’Elliott Smith aussi.

Oh, ‘You Are My Home’ ne changera pas la destinée de l’histoire de la musique. D’ailleurs, il est complètement passé inaperçu (comme ses prédécesseurs) lors de sa sortie. Ce n’est en rien un disque important. Juste un album mignon, que j’aime habituellement écouter les matins d’été, au réveil, perdu dans une vieille maison ardéchoise, avec pour « seul » panorama un soleil levant et une forêt immense.
A ma grande surprise, ce disque marche donc également pour les journées grises et froides. Le label a beau annoncer que "This is not a folk album. This is an album about hearts breaking, tearing it down, and moving on", cet album de Rivulets reste un disque pour les matins difficiles, bande son idéale pour rentrer dans une semaine qu’on sait par avance interminable. (sortie : 28 novembre 2006)

Son :
Myspace
Site Officiel

Si jamais toi aussi ton lundi est pourri que le mardi s’annonce comme tel, n’hésite pas à te plonger avec délice dans ces deux titres là, Can't I Wonder et Happy Ending, beaux, nerveux et pas du tout folk pour le coup. (malheureusement, plus en écoute).

lundi 21 janvier 2008

Track of The Day (15-21 janvier 2008)

Retour depuis lundi dernier du titre du jour, du 'Track of The Day'.
Quelques modifications: Deezer a changé et ne permet de diffuser que des titres qui sont disponibles dans leurs bases de données. Ce qui implique un choix beaucoup plus limité (la selection de la semaine s'en ressent d'ailleurs). Donc, à moins de trouver une solution plus adéquate... bonne(s) écoute(s)! (toujours dans le lecteur deezer à droite).


Lundi 21 janvier 2008:
* Dntel - Umbrella [Sub Pop]
Une des nombreuses merveille que compte le somptueux 'Life is full of Possibilities', premier album de Dntel, de 2001. Et puis sur un blog où on perd ou on oublie son chapeau, en ces temps hivernaux, un Umbrella c'est toujours bien utile.
(disponible sur Life is full of Possibilities, 2001)

Dimanche 20 janvier 2008:
* Mice Parade - Night Wave [Bubble Core]
Adam Pierce (l'anagramme du nom du groupe) est revenu l'an passé avec un disque une nouvelle bien torché. Et en 2005, il composait ce Night Wave, invitait Anna Valtysdottir de Mùm à poser sa voix et décidait de foutre des frissons dans tous les bras des chanceux qui mettraient une oreille sur ce titre là.
(disponible sur Bem-Vinda Vontade, 2005)

Samedi 19 janvier 2008:
* Paul McCartney - House of Wax [Mercury]
L'an passé, le grand Macca a sorti un bien joli disque, le réussi 'Memory Almost Full' dont on gardera longtemps en mémoire ce vibrant House of Wax, plein de solo années 80-staïle, qui aurait été d'une vulgarité sans nom avec n'importe quel autre artiste. Sauf qu'avec lui, c'est juste classe comme jamais.
(disponible sur Memory Almost Full, 2007)

Vendredi 18 janvier 2008:
* Para One - Turtle Trouble [Institubes]
Alors que l'an passé, l'ami Para One prenait des accents de Boards of Canada pour la bo de 'Naissance des Pieuvres', revenons le temps de 4'27'' sur son premier album à la pochette aussi moche que son contenu est sympa. Et au hasard, mettons ce Turtle Trouble en écoute, pétaradant.
(disponible sur Epiphanie, 2006)


Jeudi 17 janvier 2008:
* The Decemberists - O Valencia! [Capitol]
En 2006, le nouvel album des Decemberists avait été aussi figue que raisin. Figue pour quelques titres vraiment mineurs voire ratés. Et raisin pour des morceaux comme O Valencia!, le genre de trucs qui, plus d'un an plus tard, ne lassent toujours pas.
(disponible sur The Crane Wife, 2006)

Mercredi 16 janvier 2008:
* Frog Eyes - Bushels [Absolutely Kosher]
Dans le genre combo déjanté, je voudrais les Frog Eyes. Sur leur dernier album en date, le réussi 'Tears of the Valedictorian' l'an passé, ils pondent notamment un bijou de titre, Bushels, de plus de 9 mns, sorte de petite soeur délurée de Swans (Life After Death) des Islands. Merveilleux.
(disponible sur Tears of the Valedictorian, 2007)

Mardi 15 janvier 2008:
* Buck 65 - The Chromatics [Strangefamous]
Nouvel album du hip-hopeux canadien qui aime le crossover. Sauf que sur ce 'Situation', il revient à ses premiers amours. Et il ennuie. Pas mal d'ailleurs. Et puis, sans crier gare, à la toute fin du disque, arrive The Chromatics, titre somptueux , sorte de Jeux Interdits-2008 qui sauve la baraque avec sa guitare hispanisante du meilleur effet.
(disponible sur Situation, 2007)

dimanche 20 janvier 2008

[Oldies] Amnesty – Free Your Mind: The 700 West Sessions (1973)

Pour tout ceux à l’esprit ouvert et éclectique, le nom de Stones Throw dira forcément quelque chose : terre d’accueil des Madlib, Percee P et autres (feu) Jay Dee, il reste un des tous meilleurs labels hip-hop des années 2000, pleins de productions qui dépotent et d’artistes qui envoient.

Moins connu est Now Again, petit frère funk de Stones Throw, label mené de main de maître par Egon, un passionné et un fou furieux de funk, de soul et de leurs dérivés. Son but avec Now Again ? Remettre sur le devant de la scène des disques de black music passés directement par la case oubliettes, à la manière de Rhino Record (entres autres) ou des coffrets Nuggets pour le rock.

Avec une cinquantaine (en gros) de sorties depuis sa création (7’’, 12’’ et LP confondus), le label s’appuie surtout sur la réédition de quelques albums assez magistraux dont on se demande encore, comment à l’époque, le monde a pu passer à coté. Il faudra ainsi qu’un jour j’évoque dans ces pages les L.A Carnival, la palanquée de groupe originaire de Floride ou le funk made in Texas.

Mais pour commencer cette belle plongée dans les sillons des disques de chez Now Again, j’avais plutôt envie de vous parler d’Amnesty et de ce 'Free Your Mind : The 700 West Sessions'. Un album de 1973, testament d’un groupe méconnu mais ô combien estimable.

Amnesty voit le jour en 1968 quand The Embers, quatre vocalistes d’Indianapolis, fans des Temptations, choisissent de sortir du carcan dans lequel ils se sont enfermés (mais ont connu de petits succès) pour ajouter une vraie section musicale de talent afin d’envoyer tout funker un peu plus haut. C’est là qu’ils rencontrent les Crimson Tide. L’alliance des deux est une réussite artistique et décide de nommer la nouvelle entité Amnesty.

Cinq ans plus tard, après quelques séparations et rabibochages, le groupe conclue son aventure discographique avec ce 'Free Your Mind : The 700 West Sessions'. Un album qui propose un habile mélange de soul et funk (il faut écouter la profondeur de la basse, le rythme des congas et le génie de la trompette, l’instrument le plus fameux du disque), mâtiné de gospel, avec des harmonies vocales absolument terribles, dingues, souvent perchées dans les aigues mais jamais perdues. Un régal je vous dis.

Le hic, c’est que je vous vois méfiant, suspicieux. Je vous conterais donc, histoire de définitivement vous convaincre, l’anecdote suivante. Un soir qu’Amnesty ouvre pour les Jackson 5, alors en pleine montée en puissance, c’est un Joe Jackson (manager tyrannique du groupe formé de ses fils) furibard qui débaroule sur scène alors que la bande à Damon Malone aligne ses titres. Sûrement déboussolé et/ou effrayé de voir un groupe si talentueux piquer la vedette à ses poulains, il invective directement le management d’Amnesty puis de la salle de concert, menacant de ne pas faire jouer ses fils ce soir là si Amnesty n’arrete pas tout de suite. Un Joe Jackson vraisemblablement pris de panique qui préfère prendre les devants. Convaincu?

Alors oui, peut-être que ce soir là, s’ils avaient pu finir leur set, s’ils avaient eu le temps d’aller au bout, Amnesty seraient devenus énorme et n’auraient pas eu besoin d’Egon pour les sortir des tréfonds des trésors perdus et cachés de l’histoire du funk. Mais au final, qui s’en soucie vraiment ? Personne. L’important reste au final ce disque absolument parfait, petite merveille de black music, un brin psyché, aux harmonies vocales délicieuses, voix d’anges dans un écrin de cuivre. Le tout dans une alchimie parfaite. Funk’soulement votre comme on dit.

Première sortie : 1973
Réédition : 2007 (Now Again)


Et comme d’habitude (on ne change pas une équipe qui gagne), trois titres en écoutes. Commencez à vous lécher les babines avec l'enchainement Can I Help You? - Mister President (une seule écoute quotidienne pour vous le garder au fond de votre tête) et un We Have Love sensuel à souhait :


jeudi 17 janvier 2008

Eddie Vedder – Into The Wild OST [RCA]

En 2008, que serez-vous ? Qui serez-vous ? Et où serez-vous ? Questions existentielles à la mords-moi-la je veux bien l’avouer, mais qui ont le bon goût de changer un peu des traditionnelles et sempiternelles « cette année, j’arrête de fumer » et autre « en 2008, j’arrête de faire de la merde, à tous les niveaux », résolutions aussi révélées aussitôt abandonnées.

Ces questions, Christopher McCandless se les est posées. Ce gamin de 22 ans, étudiant modèle qui, une fois ses diplômes en poche, décide de partir. De tout plaquer. De tout quitter. Cette vie moderne, étouffante, toute tracée qui s’avance devant lui. Sans prévenir personne, il vide son compte en banque, n’en garde que 500$, détruit ses cartes de crédit, ses papiers d'identités et part vivre une vie de nomade, dont le bout du chemin est l’Alaska, là il pourra être libre, seul et loin des hommes.

Cette histoire vraie est l’objet du tout nouveau film de Sean Penn, ‘Into The Wild’. Un film brillant, dérangeant, plein de questions, superbement réalisé, touchant et qui ne laisse pas insensible. Un road movie épatant sublimé par la musique d’Eddie Vedder.

Ah, Eddie Vedder. Le leader de Pearl Jam. Un des groupes qui n’a jamais provoqué autre chose chez moi qu’un ennui poli ou profond, c’est selon. Même Ten, pour dire. Oh, bien sur, il y a bien quelques titres ici et là qui ont fait vibrer le fan de musique que je suis. Mais pas tant que ça.

Et puis là, gros changement de registre. Notre homme compose la bande originale d’’Into The Wild’ et se mue en Bruce Springsteen, période ‘Nebraska’ ou ‘The Ghost of Tom Joad’. Si le début de l’album, enlevé comme des Jayhawks un peu énervés, convainc moyennement, les huit titres suivants sont de grandes réussites, rappelant à chaque accord une scène, une phrase ou une photographie du film. Mention spéciale à Rise et Society (voir plus bas), deux vrais bijoux que je ne me lasse pas d’écouter depuis que j’ai eu le plaisir de visionner cette petite merveille.

Alors oui, cette BO n’est pas un disque indispensable (d'ailleurs, pour être honnête, j'ai ecrit ce papier en premier pour mettre en avant ce film). Même pas de 2007. Est-ce que j’aurais autant aimé cet album si je n’avais pas autant été touché par le film de Sean Penn ? Certainement pas, à bien y réfléchir. Mais l’alchimie est telle qu’on ne peut qu’applaudir des deux mains et se repaître jusqu'à plus soif de ces belles mélodies, de ce folk tout simple mais vraiment lumineux. Eddie Vedder n’en fait pas trop. A tel point qu’à l’écoute du disque, on ne pense pas une seconde au leader de Pearl Jam mais plutôt à la destinée de Christopher McCandless, ce jusqu’au-boutiste de la liberté. (sortie le 18 septembre 2007)

Ps : Lors de mon premier papier de 2008, j’ai oublié, honte à moi, de vous présenter mes meilleurs vœux pour l'année qui s'ouvre. Donc je le fais maintenant. Et j’en profite en deux mots pour faire de la pub (même si elles n’ont pas vraiment besoin de cela) pour deux bloggueuses au talent culinaire certain et au touché gustatif délicieux. Ces deux jeunes femmes ont été les cuistotes de mon réveillon 2008. Et je dois avouer qu’à relire le menu de cette soirée là, je m’en pourlèche encore les babines. Donc je fais du copinage. Et je vous encourage fortement à aller jeter un palet sur le blog de la Turtle ainsi que sur celui de Chocolat et Caetera. Conseil d'ami.

Son :
Site Officiel du Film
Lecteur streaming Officiel

Pour ne pas vous laisser sur votre faim, deux titres en écoute comme d’habitude, Rise et Society (malheureusement, plus en écoute).

Pour finir, et au cas où, la bande-annonce d’’Into The Wild’, avec un bout de Calexico and Iron&Wine, histoire de motiver les plus réticents d’entres vous :

mardi 15 janvier 2008

Yeasayer – All Hours Cymbals [We Are Free]

Entre noël et le jour de l’an dernier, alors que ma petite cousine Stella, avec une guitare-jouet électronique, se prenait pour Hendrix au niveau de la gestuelle et pour Lee Ranaldo pour le riff tortueux (cette jeune fille sera fan de Sonic Youth, foi de -Twist-) et qu’une grand-mère merveilleuse préparait le traditionnel repas du 25, je m’échenillait à finir mon top 50 de l’année. Un vrai sacerdoce. Un travail de titan. Ou de gros débile. Ou un peu des deux. Il n’empêche, ce (que dis-je, ces) top de l’année 2007, m’a pris du temps, entre réécoute, choix difficiles et sélection interminable.

Alors que j’arrivais à la fin de ma tâche et vu qu’il m’est impossible (ou quasi) de travailler sans musique, j’ai lancé un disque dont on m’avait vanté les mérites et que j'avais laissé de côté pour je ne sais quelles obscures raisons : ‘All Hours Cymbals’ de Yeasayer. Après avoir tant bien que mal tenté de trouver une prononciation adéquate au nom du groupe, je suis tombé sous le choc. Une écoute m’aura fallu pour me dire que «oula, ça, c’est du lourd, ça va me plaire. Et pas qu’un peu». J’ai même failli en manger mon chapeau, que j’ai toujours malheureusement paumé, et remettre en cause ce classement qui m’avait pris tant de temps à monter.
Mais comme l’affaire était lancée et comme je suis un garçon soucieux d’une certaine cohérence, je me suis dit qu’il me faudrait bien plus qu’une écoute, même attentive, pour savoir si oui ou non, cet album était un des grands disques de 2007.

Quinze jours plus tard, une seule réponse possible : oui. Mais alors un grand oui, de ceux qu’ont surligne avec le pouce le levé et quelques «fouyayas» estomaqués. Car ‘All Hours Cymbals’ est renversant, sorte d’Animal Collective (et surtout Panda Bear) en beaucoup moins barré et en bien plus accessible, très mélodique, auquel viendrait se mêler clappings, chœurs gospels, ambiances orientales et rythmiques entêtantes.
Ajoutez à cela un peu de Tv On The Radio par ci (Sunrise), un brin de Jane’s Addiction par là (Wintertime), un peu de Battles aussi (dont ils sont presque frères de label) et quelques riffs circa-1980s (No Need to Worry) pour parfumer le tout et vous obtenez un groupe (et un disque) qui regorge de références, totalement assumées et assimilées.

‘All Hours Cymbals’ est un album qui passe d’un genre à l’autre, de la pop au rock, du folk décharné à l’expérimental soft, sans qu’il y ait le moindre souci de cohérence dedans. Au contraire même. Ce disque est d’une qualité folle, d’une richesse incroyable qui se nourrit du passé pour mieux composer la musique du futur. Des titres comme Red Cave (un canon à tomber, voir plus bas), Sunrise (qui ouvre l’album) ou 2080 (peut-être le tube du disque) envoient ce ‘All Hours Cymbals’ au firmament des grands albums des années 2000. Puissant. Déroutant. Les qualificatifs d’enthousiasme ne manquent pas pour décrire ce petit bijou de Yeasayer.

Je ne sais pas si ma petite cousine aimera ce disque, mais même à 3 ans, elle l’écoutera, je me le promets. Quant à moi, quand je remettrais mon classement 2007 à jour, cet album là intégrera sans problème mon top 5. Voire même encore plus haut. (Sortie le 23 octobre 2007)

Son :
Myspace (4 titres en écoutes)
Site Officiel

Deux titres en écoute, avec un Red Cave tout en canon et un Wait For The Summer aux sonorités orientales
(malheureusement, plus en écoute).