mardi 30 novembre 2010

[Track of The Day] Iron & Wine - Walking Far From Home

Et si le folk était devenu un monde trop restreint, d'où il faille finalement s'extirper pour mieux s'émanciper? Sufjan Stevens a ouvert la voie avec son 'The Age of Adz', plein d'électro aussi cheap que lourde? Sam Beam lui emboite le pas.

Prévu pour janvier 2011, 'Kiss Each Other Clean' est le quatrième album d'Iron & Wine. Et il est aujourd'hui mis en orbite par un premier essai, 'Walking Far From Home 7"', composé de trois chansons dont celle du même nom que l'on retrouvera sur l'album, et premier single officiel.

Ces trois morceaux tranchent vraiment, chacun à leur façon, avec le reste de la discographie d'Iron & Wine. De la distorsion savamment distillée et une emphase peu commune par ci (superbe Walking Far From Home), du rythmes world et un saxo pas du meilleur effet par là, (Summer In Savannah) et une électro « à la Sufjan » là-bas au fond (Biting Your Tail).

Dur au final de savoir à quoi s'attendre. Juste se rappeler que Sam Beam et ses Iron & Wine n'ont jamais déçu jusque là.

Album: Walking Far From Home 7"
Année: 2010
Label: Warner Bros



lundi 29 novembre 2010

[Track of The Day] Ef - 401 Lwa

Jolie découverte que ce Ef (simple, efficace, concis), trio suédois qui a sorti cette année son troisième album, à l'occasion de leur troisième album 'Mourning Golden Morning'.
Un disque auquel on aurait un peu trop vite fait de lui coller une étiquette de post-rock. Alors oui, Ef garde les codes inhérents au genre: de longs morceaux instrumentaux (ou quasi), des montées progressives débouchant sur de pétaradantes explosions sonores.

Mais 'Mourning Golden Morning' lorgne régulièrement vers la pop et appuie singulièrement sur le côté mélodique de ses compositions, tablant aussi bien sur les traditionnelles batterie (véritable maitresse d'ouvrage ici) et guitare que sur les percées flamboyantes d'un piano charmeur.

'Mourning Golden Morning' est un bel album, Ef un chouette groupe (qui me rappelle par certains aspects les Jeniferever) et, cerise sur le gateau, qui semble avoir mis en haut de ses priorités le fait de jouer une musique très lumineuse, prenante et belle. Et à laquelle il est difficile de résister.

Album: Morning Golden Morning
Année: 2010
Label: And The Sound

jeudi 25 novembre 2010

Nina Nastasia - Outlaster [Fat Cat]

Ce matin, j'ouvre ma boite mail et le premier message sur lequel je tombe est sans appel: « Nina Nastasia UK Tour Dates CANCELLED ». Raison invoquée? Des problèmes de santé. Sûrement donc.

Mais malgré ça, on sent poindre derrière tout ça (et le maintien de dates en Allemagne ou en Autriche n'est pas étranger à cette sensation) une sorte de fatalité bien plus grande: celle que Nina Nastasia n'a pas réussi à remplir les salles anglaises. Et qu'il valait mieux pour elle (et son tourneur) annuler plutot que jouer devant 25 personnes accoudées au bar.

Cette sensation est frustrante. Car Nina Nastasia est une des songwriters les (la?) plus talentueuses de la scène actuelle (et ça commence à faire un moment) et qui construit, album après album, une discographie de très haute tenue (voir ici et ). Son dernier opus 'Outlaster' est d'ailleurs là pour le prouver.

S'inscrivant dans la lignée de ses prédécesseurs, celui-ci est un beau et sombre album d'où se dégage une dimension théâtrale qu'on ne connaissait pas tellement chez l'ancienne protégée de feu John Peel.

L'impression est notamment due à cette orchestration très fine, pleine de cordes, de cuivres et de batterie caressée avant d'être violentée. On croirait entendre des chansons tirées d'un opéra (You're a Holy Man), presque baroque par moments (What's Out There), tout en flirtant presque avec les orchestrations de genre (This Familiar et son violon qui pleure toutes les larmes de ses cordes) où tous les instruments virevoltent ou dépriment sous la plume empreinte de mélancolie de Nina Nastasia, le tout avec un joli lyrisme.

Toujours accompagné de sa guitare, toujours entouré du fidèle Steve Albini à la production, et accompagnée cette fois de (notamment) Jeff Parker de Tortoise, Nina Nastasia continue son petit bonhomme de chemin, bon an mal an, bon gré mal gré, en recevant quelques discrets lauriers de la part des médias.

Quant au public, il lui réserve toujours la même indifférence, souvent totale, au mieux polie. Un public qui, à mes yeux, ne se rend pas compte de tout le talent qui réside dans les doigts et dans les mains de Nina Nastasia, songwriter émérite. Incomprise. Et qui vient avec 'Outlaster' de peut-être sortir son plus bel album. Et sûrement son plus ambitieux. (sortie: 7 juin 2010)

Quelques autres chroniques, plutôt dithyrambiques, chez Pop News, Mmarsu, Fab.

Son:
Myspace (Deux chansons de
'Outlaster' en écoute)


Toutes les paroles d'
'Outlaster' sont disponibles (et dans un élégant format) sur la page officielle de Nina Nastasia sur le site de Fat Cat. Cliquez ici!


Deux chansons en écoute:
This Familiar et ses cordes à tomber; puis Outlaser qui clot l'album du même d'une façon merveilleuse :

Nina Nastasia - This Familiar

Nina Nastasia - Outlaster



Pour finir, la première vidéo officielle de Nina Nastasia: celle
Cry, Cry, Baby, en une prise et superbe :


mardi 23 novembre 2010

[Track of The Day] The Pains of Being Pure at Heart - Heart In Your Heartbreak

Ce groupe est peut-être ma plus grande marotte depuis une bonne année. Il faut dire que les chansons de The Pains of Being Pure at Heart, sont à chaque fois une grande réussite.

La preuve avec ce nouvel inédit, Heart In Your Heartbreak, premier extrait de leur prochain album, 'Belong', qui verra le jour au printemps 2011, toujours chez Slumberland. Une chanson plus rock que leurs derniers essais et qui donne envie de découvrir la suite.

Mais The Pains of Being Pure at Heart a surtout un respect incroyable envers la musique. La preuve en est ce besoin qu'ils semblent avoir à sortir beaucoup de seven-inch. A l'ancienne presque. Comme si Sarah Records existait encore.

Ce 'Heart In Your Heartbreak 7"' est leur septième seven-inch, et sûrement pas leur dernier. Une nouvelle fois, leur choix est judicieux, une nouvelle fois leur parti pris esthétique est une réussite. Bref, The Pains of Being Pure at Heart prouvent qu'ils ont du goût. Et également tout compris.

Album: Heart In Your Heartbreak 7"
Année: 2010
Label: Slumberland


jeudi 18 novembre 2010

[Track of The Day] L'Altra - Black Wind

L'autre jour que je farfouillais ma discothèque à la recherche de je ne sais quel album perdu dans les entrailles d'un rangement que je comprends de moins en moins, je suis retombé sur 'In The Afternoon' de L'Altra, le genre de disque ouaté et soyeux, créé par des esthètes de l'arrangement et du beau.

Perdu de vue depuis 2005 et un 'Different Days' en demi-teinte, le duo chicagoan reviendra en 2011. Six années qui auront permis à L'Altra de composer une chanson épatante comme Black Wind. Ce titre de plus de cinq minutes comporte des ressorts inattendus qui le font vivre et rebondir.

Black Wind est une bien belle chanson, qui se meut dans l'univers de 'In The Afternoon' (et s'éloigne de celui plus lap-pop de 'Different Days') autant qu'elle tranche avec sa subtilité et sa légèreté des compositions de 'In The Afternoon' (tout restant bien sûr relatif et la production y étant ici pour beaucoup).
Ce titre possède un souffle qui en fait une chanson franchement irrésistible. Ce saxophone, qui aurait pu s'avérer être un de ses gros défauts, est au final une de ses grandes forces.

Un joli retour pour L'Altra pour un album très attendu par chez moi (et qui se balade déjà dans certains coins d'html pas forcément reculés).

Album: Telepathic
Année: 2011
Label: Acuarela

Winter Loves Summer Sun, premier single de 'Telepathic' est en téléchargement gratuit et légal sur le site officiel de L'Altra, en cliquant ici.

mercredi 17 novembre 2010

[Track of The Day] (Please) Don't Blame Mexico - The Protocol

Dans la série «nos groupes ont du talent» (rien à voir avec EMI), voilà (Please) Don't Blame Mexico qui arrive les bras chargés de sa nouvelle sortie discographique 'The Protocol Ep'.
Signé chez les bordelais de Sauvage Records, le groupe formé de Maxime Chamoux (de Toy Fight) présente le troisième et dernier Ep de la formation, avant un premier album à venir, 'Concorde' - en 2011.

J'avoue ne pas m'être attardé plus que cela sur le groupe à l'époque des deux premiers Eps (malgré les recommandations nombreuses d'Erwan ou Cécile, qui en grande fan, vient de chroniquer ce 'The Protocol Ep') mais celui-ci a pleins d'atouts à faire valoir.
Court et incisif (2 morceaux pour 7 minutes au compteur), il propose deux chansons diamétralement opposées: The Protocol et sa folk-pop enivrée et enivrante, sorte de Toy Fight en plus foufous et un Big Eyes Repeating, balade déprimée, pianotée et habitée.

(Please) Don't Blame Mexico est un bon coup de fraicheur dans la pop made in France - qui se porte décidément très bien. J'aurais du m'en rendre compte plus tôt. J'oserais, je remettrais la faute sur le Mexique...

Album: The Protocol Ep
Année: 2010
Label: Sauvage Records


Ce 'The Protocol Ep' est à télécharger gratuitement et légalement sur le site de Sauvage Records, sur la page de (Please) Don't Blame Mexico, ici même.


Pour finir, un joli clip home-made de Protocol, la chanson en écoute aujourd'hui:



mardi 16 novembre 2010

[Track of The Day] Broken Records - A Darkness Rises Up

J'ai un cousin (qui s'appelle Martin, ca ne s'invente pas) qui a la chance, que dis-je le bonheur, d'être parti en septembre dernier découvrir les joies de la vie Erasmus en Ecosse. Une vie qui se limite (mais qui demande plus?) à faire la fête, boire, faire la fête… et boire encore.

Il a posé ses bagages à Glasgow. Je ne connais pas Glasgow mais à chaque fois qu'on m'en a parlé, on l'a fait en termes plus qu'élogieux. De l'Écosse je ne connais qu'Edinburgh, charmante bourgade, qui plus est sous un franc et impeccable soleil automnal.

C'est d'Edinburgh que viennent les Broken Records, groupe découvert au hasard de la vitrine d'une boutique et dont j'ai déjà parlé dans ces pages (, et ).
Un an et demi après un beau premier album pop, le sextet écossais revient aux affaires avec 'Let Me Come Home', un disque qui reprend les mêmes recettes (pop-folk-rock aux belles mélodies pleines de cordes, aussi baroques, romantiques qu'amples) avec la même réussite.

Moins rempli de tubes que 'Until The Earth Begins To Part', 'Let Me Come Home' a une cohérence que son prédécesseur n'avait pas (ce qui était d'ailleurs une de ses faiblesses). Et s'impose vraiment comme un chouette album. Pas comme le disque qu'on est en droit d'attendre d'un groupe comme Broken Records, capable de composer de grands moments pop, mais qui s'en rapproche, irrémédiablement.
Cousin Martin a intérêt à aller voir les Broken Records en concert, at home. Sinon il lui en cuira.

Album: Let Me Come Home
Année: 2010
Label: 4AD

lundi 15 novembre 2010

[Track of The Day] Sufjan Stevens - I Want to Be Well

Certains crient à l'imposture, d'autres au génie: le dernier album de Sufjan Stevens, 'The Age of Adz' est sans nul doute le disque qui fait le plus débat de cet automne 2010 - dans le monde indé, cela va sans dire. Ailleurs, c'est de savoir si Florent Pagny a fait encore pire que ses précédentes livraisons (indice: cette fois, il ne massacre pas Jacques Brel, ce qui est déjà pas mal).

De mon côté, sans crier au génie (ce que j'ai pourtant déjà fait à propos de l'américain), je trouve que son dernier album en date est une très grande réussite. 'The Age of Adz' est un disque long en bouche, dont les premières écoutes sont assez déstabilisantes pour un fan de l'œuvre de Sufjan Stevens.

Ici, l'auteur de 'Come On Feel The Illinoise' fait intervenir dans ses compositions une sorte d'electro très cheap, assez lourdingue de prime abord et qui se pose en façade de beaucoup des compositions.
Mais tout cela, c'est avant que l'alchimie opère, que tout ce qui a fait son succès se révèle être bien présent: balade folk lumineuses, mélodies à tomber, souci du détail, cordes et cuivres en pagaille.

'The Age of Adz' est un disque magnifique à mes oreilles, qui se découvre un peu plus à chaque nouvelle écoute et qui contient certaines des meilleures compositions de Sufjan Stevens (I Want to Be Well, en écoute aujourd'hui, et l'incroyable Impossible Soul et ses 25 minutes pour 5 mouvements, notamment).
Un album sombre (il raconte beaucoup d'amours déçus) qui voit Sufjan Stevens prendre des risques, ne pas se résigner à surfer ni rester l'éternel auteur d'un album justement éternel. Il y a effectivement quelque chose de génial chez ce type.

Album: The Age of Adz
Année: 2010
Label: Astmatic Kitty



Dans Le Mur du Son s'est amusé à chroniquer ce 'The Age of Adz'. Quatre chroniques donc, aux avis bien tranchés. A lire en cliquant ici!

jeudi 11 novembre 2010

[Track of The Day] Styrofoam - Carolyn

Alors que la crève a décidé qu'elle n'allait pas me lâcher comme ca, Track of The Day rapide aujourd'hui (en attendant le prochain grog) avec le retour du meilleur palliatif à l'absence de Postal Service, Styrofoam.

'Disco synthesizers & Daily Tranquilizers' est un disque qui commence bien par Carolyn qui sent bon le tube et l'electro-pop portée par les guitares, plutôt dans la veine de son 'A Thousand Words' précédent et très réussi. Bref, une chanson plus qu'agréable.

Et puis... non. Le reste de l'album ne suit pas. Styrofoam oublie toute finesse et opte une sorte d'électro branchouille, très boum-boum mais sans une once d'intérêt. Bref, 'Disco synthesizers & Daily Tranquilizers' s'avère très décevant.

Alors certes, Styrofoam retrouve quelques fois la flamme (notamment en fin d'album) mais cet album reste très frustrant. Heureusement il reste Carolyn et les albums précédents. C'est déjà ça.

Album: Disco synthesizers & Daily Tranquilizers
Année: 2010
Label: Nettwerk

mercredi 10 novembre 2010

[Track of The Day] Laura Marling - Blues Run The Game (Jackson C. Frank cover)

1965: Un jeune homme de 22 ans sort dans un anonymat incroyable un des cinq plus beaux albums des années 60. Cet homme, c'est Jackson C. Frank et cet album, c'est 'Blues Run The Game'. Un disque aussi somptueux qu'unique et indispensable (et auquel j'avais consacré une chronique 'Oldies' il y a 3 ans et sur la page de laquelle on trouve toujours 3 titres en écoute).

2010: Laura Marling est une des nouvelles prêtresse folk. Ses deux premiers albums sont des réussites et ses participations diverses sont autant de beaux moments (le premier Noah and The Whale, son trip indien avec Mumford and Sons).

Au delà du talent qu'on lui connait, on apprend aujourd'hui que Laura Marling a du goût. Beaucoup de goût. Annoncé depuis six mois déjà, la voilà qui sort enfin un 7" où elle reprend The Needle and The Damage Done de Neil Young mais surtout Blues Run The Game.

Sa relecture de la chanson qui donna le nom à l'album de Jackson C. Frank est extrêmement simple et dépouillée, comme l'originale. Ici, Laura Marling ne se permet pas de folie qui risquerait de briser ce bijou de mélodie et en fait une version belle, touchante voire enchanteresse.

Alors bien sûr, elle n'arrive pas au début de la cheville de l'originale, tant Jackson C. Frank semble y avoir mis sa vie. Mais si la version de Laura Marling permet de faire découvrir au plus grand nombre l'album 'Blues Run The Game', chef d'œuvre méconnu s'il en est, alors ca sera déjà ca de gagné.

Album: Blues Run The Game 7"
Année: 2010
Label: Third Man Records

En écoute dans le lecteur à droite.

On peut commander ce 'Blues Run The Game 7"' sur le site officiel de Third Man Records, le label de Jack White, ici même.


Et pour finir, la version de Laura Marling de The Needle and The Damage Done de Neil Young :

Laura Marling, 'The Needle And The Damage Done' by Tim Chester, NME

mardi 9 novembre 2010

Net Emergence 'Novembre 2010': Beast & Beauty, Thomas Howard Memorial, Antoine Loyer + A Backward Glance On A Travel Road


Nouvelle belle édition pour Net Emergence avec cette sélection de novembre qui réserve de jolies surprises. Le podium est à l'image de la sélection, plutôt éclectique. A vous de juger!

Outsider n°1: Antoine Loyer
Antoine Loyer fait dans la chanson française. Mais celle qui a du coffre, de belles mélodies, et une voix aussi anodine qu'attachante. Alors certes, il y a ici et là quelques textes intrigants qui se révèlent assez rapidement poussifs, mais on passe facilement au-dessus de ça pour ne garder que le meilleur. Et il y en a beaucoup ici. Chouette découverte.
Myspace






Outside n°2: Thomas Howard Memorial
Se réclamer aussi bien de Great Lake Swimmer, de Mogwai et de The XX, c'est assez surprenant. Name dropping ridicule? Finalement pas tant que ca.
Les Thomas Howard Memorial arrivent à créer une belle ambiance musicale, aussi sombre que ouatée et leurs morceaux ont la qualité des chansons de post-rock, avec de belles montées qui ne demandent qu'à exploser (soit de façon sonore, soit au niveau des sensations). Belle belle découverte, pleines de très solides compositions.
Myspace


Grand vainqueur: Beast & Beauty
Deux français font dans la folk mélancolique à la Damien Rice (c'est même dingue sur certains passages) et ils le font bien. Sans prétention, sans flonflons, sans exacerber l'émotion (qui est pourtant bien présente). Peut-être pas mémorable mais suffisamment touchant pour valoir le coup d'oreilles. Et avoir envie d'en savoir plus.
Noomiz



Bonus perso: A Backward Glance On A Travel Road
Belle découverte que celle-ci et mon coup de cœur de la sélection de novembre. Non retenu par le jury, A Backward Glance On A Travel Road mérite le détour. Des chansons bien montées, entre samplings savamment utilisés et guitares cristallines, réminiscence de Led Zep façon Stairway to Heaven (intro de Johnny Got His Gun), jolie voix et chouettes compositions bien menées, malgré la durée de celles-ci. Bon moment dont le seul vrai point négatif est l'artwork.
Myspace
Leur album est à télécharger gratuitement et légalement, en haute qualité, en cliquant ici.


Prochaine édition, dans un mois presque tout pile. Pour le moment, il est possible d'en savoir plus sur chacun des quatre protagonistes présentés ici ainsi que leurs concurrents de cette édition de Novembre 2010 de Net Emergence en cliquant ici!

jeudi 4 novembre 2010

[Track of The Day] The Decemberists - Down by the Water

Si on avait senti le vent commencer à tourner à la sortie de 'The Crane Wife' (où étaient disséminés quelques - rares - passages de mauvais goût), leur 'Hazards of Love' de 2009 avait fini de me convaincre que The Decemberists - auteur du sublime 'Picaresque' - avaient pris quelques distances avec le monde de la musique, laissant à leur place des sosies plus pompiers qu'autre chose.
Car comment expliquer alors cet album boursoufflé et lorgnant vers une sorte d'opera-rock
aussi fin qu'une blague des Grosses Têtes?

Deux ans plus tard, The Decemberists revient sur le devant de l'actualité avec l'annonce de la sortie tout début 2011 de 'The King is Dead', leur sixième album. Et le groupe d'enchainer avec la révélation d'une première chanson, Down By The Water, où se côtoient la chanteuse country Gillian Welch et le guitariste de REM, Peter Buck, où l'influence ici est immense!

Down By The Water est une belle composition, très entêtante, qui laisse augurer d'un nouvel album plus simple et moins ampoulé. Colin Meloy a annoncé que 'The King is Dead' a pour principale influence REM. Si sur le reste de l'album il continue de prendre pour modèle un disque comme 'Automatic For The People', ca devrait aller.

Album: The King is Dead
Année: 2011
Label: Capitol

En écoute dans le lecteur à droite.

Le premier extrait de 'The King is Dead', Down by the Water, est à télécharger gratuitement et légalement sur le site officiel des Decemberists, en cliquant ici.