lundi 30 décembre 2013

Bilan 2013 : Top 15 'Ep, 12", 7" & Compilations'



Comme chaque fin d'année (à celle de l'année dernière près, mais ce n'est que partie remise), il est temps de passer au top de l'année qui vient de s'écouler. Un bilan en trois temps :
- Le premier sera consacré aux Eps, aux 45-tours, aux 12" et autres compilations de tous les genres.
- Le second se tournera vers les chansons de l'année.
- Enfin le troisième, cette fois en 3 parties, permettra de faire le point sur les albums que j'ai trouvé les plus marquants en 2013.

Avant de passer donc à la première partie, un petit tour d'horizon (et ce sera le cas à chaque fois) des choix de la blogosphère musicale (française et internationale). Car les tops ont fleuri de partout depuis le début des fêtes (voire bien avant) et permettent de tomber sur quelques perles oubliés de nos radars.
Vous pourrez ainsi allez voir les choix éditoriaux de :

Ceci dit, il est temps de lancer donc la machine. On commence donc par la partie « Eps & ». Ils sont au nombre de 15, dans des styles aussi divers que variés. 
Chaque chronique présente également une petite icône « + » (qui vous renverra vers une chronique plus complète, d'ici ou d'ailleurs) ainsi qu'un lien pour vous procurer le disque en question.
Et tout en bas de cette chronique, vous retrouverez un lecteur grooveshark orange avec une chanson de chacun des disques présentés en écoute. Parce que lire de la musique c'est bien, l'écouter c'est mieux !

Pour rappel :
Top 50 « Chansons »
Top 50 « Albums » : 10-01
Top 50 « Albums » : 30-11
Top 50 « Albums » : 50-31

EP


Apes & Horses est un groupe parisien dont l'Ep 'Bleu Nuit' est renversant. Ces jeunes gens font dans la dream-pop. La leur est faite de grands élans vocaux et d'ambiance nocturne. Très américain dans l'ensemble et un vrai ravissement tout au long des quatre titres.  
(Apes & Horses - Bleu Nuit Ep - [Cracki Records] - + - acheter)



Il a beau être le plus gros vendeur de l'histoire de Stones Throw Records avec son 'Good Things' en 2010, Aloe Blacc n'aura jamais autant touché de monde que cette année en étant la voix d'un des tubes eurodance de l'année, Wake Me Up d'Avicii. Bien que ravi de cette collaboration (lui aux paroles, Avicii au boum-boum indigeste), Aloe Blacc aura sorti en 2013 sa version de Wake Me Up sur un Ep de 4 titres tout bonnement parfait, à l'écriture soignée et au savoureux mélange des genres.  
(Aloe Blacc - Wake Me Up Ep - [XIX Recordings] - + - acheter)


Dan Bejar, jamais avare de projets en tout genre, se sera mis à l'espagnol en 2013 avec Destroyer. Son 'Five Spanish Songs' est un bijou de 5 titres, aussi mélancolique que nerveux, mais mélodiquement toujours très au point.
(Destroyer - Five Spanish Songs Ep - [Merge] - + - acheter)
 

Voix profonde à la Tom Smith d'Editors, guitares nerveuses, basses emballantes et batterie aux accents divers (pas moins de 6 batteurs se relaient sur l'Ep !), le premier Ep d'IT GIRL est aussi réussi que surprenant en 2013. Réussi car les 7 chansons qui le composent sont autant de tubes potentiels. Surprenant car il aurait du sortir il y a 10 ans, comme à la grande époque du retour au premier plan du post-punk plein de fougue. Mais qu'importe, le résultat est excellent.  
(IT GIRL - Neon Signs - + - acheter)


Dans la foulée de son 45-tours 'Night Birds Lurking 7"' (voir plus bas) chez Without My Hat Records, MiNORS a enchaîné quelques semaines plus tard par la sortie de 'This Is Not Happening', un Ep façon grande classe chez Travelling Music. Un disque présentant toutes les facettes de MiNORS, sa capacité à sublimer un silence ou à émouvoir en quelques accords. Fameux.  
(MiNORS - This is Not Happening Ep - [Travelling Music] - + - acheter


Rennes aura eu de beaux accents américain en 2013. A cause de PALM et de son 'El Sereno Ep', les deux pieds enfoncés dans l'Amérique de Jason Molina, entre americana et folk-blues nerveux. Un disque qui rappelle aussi bien Songs : Ohia - donc - Calexico que les Electric Fresco. A suivre de très près.  
(PALM - El Sereno Ep - + - acheter)


Bien que sorti en 2012, le premier album des Parquet Courts aura surtout marqué son monde en 2013. Mais la vraie sortie cette année des Parquet Courts aura été 'Tally All The Things That You Broke Ep', un disque dans la lignée de leur album, toujours entre les Strokes, les Clash et Television. Et qui rend même un hommage aux Beastie Boys. Classique.  
(Parquet Courts - Tally All The Things That You Broke Ep - [What's Your Rupture?] - + - acheter)


Qui se souvient encore des We Are Scientists en 2013 ? Tombé par le plus grand des hasards sur leur 'Business Casual Ep', j'ai donc envie de répondre « moi » tant celui-ci est d'une redoutable efficacité et marrie à merveille tube pop, tubes électriques et balade tuante. Retour gagnant, artistiquement parlant en tout cas.  
(We Are Scientists - Business Casual Ep - [Dine Alone Records] - + - acheter)




12"

Groupe parisien, signé après une demie écoute par Requiem Pour un Twister,  Venera 4 est un groupe de shoegaze et noise-pop. Cinq chansons de très haute volée, entre My Bloodie Valentine et Jesus and Mary Chain. Un groupe dont l'avenir semble aussi radieux que ses chansons sont sombres.  
(Venera 4 - Deaf Hearts 12" - [Requiem Pour un Twister] - + - acheter)



7"

Première sortie du micro-label allemand Laughing SEVEN Records, Any Version of Me est un artiste français. Parisien, il a beaucoup écouté les Beatles et les Beach Boys et cela se ressent dans les 2 chansons de ce 45-tours épatant.  
(Any Version of Me - Can't You See 7" - [Laughing SEVEN Records] - + - acheter)


En un 45-tours, le duo australien de The Creases m'aura emballé. Dernière signature de Rough Trade, leurs chansons sont pop, à la production nerveuse et pleines de guitares fuzz. Je leur souhaite (et leur prédis) un très grand avenir. Assurément le groupe le plus attendu en 2014 par ici.  
(The Creases - I Won't Wait 7" - [Rough Trade] - + - acheter)


Semblant s'être lancés dans une tournée sans fin, les russes de Motorama n'en continuent pas moins de composer de nouvelles chansons. Et quelles nouvelles chansons ! Un 45-tours de haute volée, dans la lignée de leur précédent album (le fameux 'Calendar'), qui prouve, comme s'il en était besoin, que ces jeunes gens ne seront pas un énième feu de paille, bien au contraire. 
(Motorama - Eyes 7" - Talitres - + - acheter)


Another Sunny Night est devenu en quelques éditions le repère pour tout parisien amateur de pop music. Mieux, en 2013, ils auront sorti leur premier 45-tours, celui de White Town. Trois chansons de haute tenue. Pop jusqu'au bout des ongles. Tout est dit. 
(White Town - She's A Lot Like You 7" - + - acheter)




COMPILATIONS



Compilation sortie à 500 exemplaires seulement, 'Liverpool 2013' a vu le jour pour le Liverpool Psych Fest dont Trouble in Mind était un des principaux invités. L'occasion pour le label de Chicago de présenter certains de ses meilleurs artistes, de Maston à Jacco Gardner, de Fuzz à The Limiñanas. Beaucoup d'inédits au final pour un résultat détonnant et épatant pour une compilation. Chapeau.  
(Various Artists - Liverpool 2013 - [Trouble in Mind] - + - acheter



Le décès de Jason Molina fut un véritable choc. Elle nous est tombée sur le coin de la gueule sans crier gare. La mort, cette vieille catin, s'est donc empressée de ramener vers elle un des tous derniers génies américains, à la discographie pléthorique et d'une grande qualité, où la mélancolie se disputait le trône à la noirceur et aux blues ténébreux. Prévue avant son décès, 'Weary Engine Blues' est une compilation initialement prévue pour amasser des fonds afin de financer une partie des soins médicaux de Jason Molina. Il n'en aura malheureusement pas besoin.
Reste donc ce double album, qui propose une relecture de l'oeuvre du leader de Songs : Ohia par des invités prestigieux (Mark Kozelek, Will Oldham, John Vanderslice, Scout Niblett, Jeffrey Lewis, Jonathan Meiburg et beaucoup beaucoup d'autres) et forcément fans de son oeuvre.  
(Various Artists - Weary Engine Blues - [Graveface Records] - + - acheter)



WITHOUT MY HAT RECORDS

J'aurais pu mettre les deux disques suivants dans le top du dessus, mais cela n'aurait pas été très équitables, je ne suis pas particulièrement objectif.   Il n'empêche, en 2013, Without My Hat Records est très fier d'avoir sorti deux « formats courts » de grand standing.

D'abord MiNORS via 'Night Birds Lurking 7"', un 45-tours de grande beauté quelques semaines avant leur Ep 'This is Not Happening Ep' (voir plus haut). Deux chansons aussi mélancoliques que belles, vibrantes que délicates. 
(MiNORS - Night Birds Lurking 7" - [Without My Hat Records] - + - acheter)    





Et puis évidemment, les petits derniers, ces jeunots rageux de Nine o'Nine, dont l'Ep (CD cette fois) est aussi rock, garage que sixties. Un Ep sans concession au rythme effréné et à la qualité qui ne se dément pas.
(Nine o'Nine - Back to Basics Ep - [Without My Hat Records] - + - acheter)    

 



Comme promis, une chanson de chacun des disques évoqués ci-dessus est en écoute ci-dessous. Soit 17 morceaux donc :



Pour rappel :
Top 50 « Chansons »
Top 50 « Albums » : 10-01
Top 50 « Albums » : 30-11
Top 50 « Albums » : 50-31

mercredi 11 décembre 2013

Nine o'Nine - Back to Basics Ep [Without My Hat Records]


Après avoir présenté une à une les 5 chansons de 'Back to Basics', le nouvel Ep de Nine o'Nine, il est temps de faire un bilan et de le présenter globalement. Car après Pumuckl, Gulcher, Mondrian et MiNORS, ce disque est la 5è sortie de ce micro-label lyonnais, Without My Hat Records.

Cette fois, pas de vinyle mais un CD. Une infidélité aux sillons pour des raisons de timing essentiellement. Mais au final, l'essentiel est ailleurs.
Car les Nine o'Nine, sur vinyle, cd ou en digital, sonne. Originaire de Limoges, la ville de la porcelaine et de Richard Dacoury, le quatuor (chant/guitare/basse/batterie) va chercher son inspiration et son son dans un garage-rock - aux influences sixties - des plus tendus, noisy et nerveux.

Cinq chansons au programme, dont deux tubes potentiels : Don't Ask Me Why (avec un clip à l'image du groupe, complètement délirant) et The Voiceless Confession, titre aux contours montagnes russes et qui se termine dans une ambiance noisy et très bruitiste, toutes guitares dehors.
On notera aussi le très sixties Make Desire More Acceptable (qui dit tout en 1'55''), la balade électrique Suit up Suzie au final stoner et un 5319009 à l'urgence sous-jacente et dont il faut taper le titre sur une calculatrice pour en comprendre le sens.

Membre de l'éminente et passionnante compilation 'Limoges City Rockers' en 2012, les Nine o'Nine confirment tout le bien que l'on pensait d'eux.
Alors oui, ils ne sont peut-être pas le futur du rock. Mais à dire vrai on s'en fiche un peu : les conjonctures et les peut-être, très peu pour nous. Retournons donc à la base. Back to Basics en somme. (Sortie : 30 novembre 2013) 


'Back to Basics Ep' des Nine o'Nine est à l'achat (6€) en cliquant là
N'hésitez pas à venir en parler ici ou (notamment)

'Back to Basics Ep' est en écoute ci-dessous :


Et pour finir, le clip déjanté, rock, fun et plein de confettis de Don't Ask Me Why :




lundi 9 décembre 2013

[Track of The Day] Etienne Daho - En Surface (avec Dominique A)

Quand j'étais gosse, je détestais Étienne Daho. Moi, élevé à coups de Joe Dassin, Michel Sardou, Pierre Bachelet et autres Brassens (ce que je ne renie en aucune façon, bien au contraire) j'avais du mal avec sa voix si « banale » et ses mélodies que je trouvais en plastique, trop froide.

Les années ont passé et j'écoute désormais moins Michel Sardou, Joe Dassin (quoique) et beaucoup plus Étienne Daho. Qui plus est avec son nouvel album 'Les Chansons de l'Innocence Retrouvée'.

Et ce disque tombe à pic pour boucler la boucle d'une année qui aura vu la pop à la française renaitre de belles manières grâce à (notamment) Aline, La Femme, Granville et autres Pendentif. Car à ce petit jeu là, Étienne Daho reste un vrai parrain.

'Les Chansons de l'Innocence Retrouvée' est un album très réussi, parcouru de fulgurances incessantes, où les mélodies se disputent l'attention de l'auditeur avec les arrangements, la plupart du temps plein de belles cordes.

Un des grands moments de l'album ne se trouve pas sur 'Les Chansons de l'Innocence Retrouvée'. Mais sur son disque bonus, vous savez ce genre de trucs qu'on écoute une fois avant de les laisser prendre la poussière ? Il faudra faire exception pour celui-ci.

Car En Surface, déjà présente sur l'album officiel donc, se voit toiletté pour un duo marquant entre Étienne Daho et Dominique A, à mon sens plus réussi et touchant que la version de l'album. Un album en tout point beau et réussi.

Album : Les Chansons de l'Innocence Retrouvée
Année : 2013
Label : Polydor


  
En écoute dans le lecteur Grooveshark bleu à droite.


En plus de En Surface (avec Dominique A) en écoute dans le lecteur Grooveshark, voilà la chanson qui donne son titre à l'album, Les Chansons de l'Innocence Retrouvée. En clip :

[Track of The Day] Hauschka - Elizabeth Bay

Je ne sais pas ce que j'ai avec le piano dernièrement mais il prend une place importante dans toutes les chansons marquantes que je peux écouter. Peut-être le fait qu'une très grande amie vienne de s'y mettre à plus de 34 ans y est pour quelque-chose. Ou peut-être que c'est juste une coïncidence.

En tout cas, Elizabeth Bay, premier extrait du nouvel album du compositeur allemande Hauschka (qui après une année de relâche suite un 'Silfra' avec Hilary Hahn divin est de retour) est mené par un piano. Évidemment avec lui me direz-vous.

Ceci dit, cette fois, ce titre est très sombre, rythmé et tout en tension. Tant mieux me direz-vous, car il est de haute volée, mais Hauschka ne nous avait pas habitué à cela.
L'année 2014 s'annonce donc sous les meilleures auspices. Et ce Elizabeth Bay donne envie d'en savoir plus sur la nouvelle orientation d'Hauschka, artiste qui n'a jamais déçu jusque là.

Album : Abandoned City
Année : 2014
Label : City Slang

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En plus du lecteur Grooveshark, Elizabeth Bay est également en écoute sur le soundcloud d'Hauschka, ci-dessous :

mercredi 4 décembre 2013

[Track of The Day] Linda Perhacs - Freely

Il y a des retours inattendus, des reformations dont on n’aurait jamais voulu entendre parler mais qu’on savait inéluctable. Et puis il y a les vraies surprises. Le retour de Linda Perhacs en est une. Et une grande. Auteur d’un album merveilleux en 1970 ‘Parallelogram’, complètement ignoré à l’époque et oublié jusqu’à l’arrivée d’Internet (et qui aurait eu sa place au côté d'autres comme ceux-ci), Linda Perhacs va donc sortir la suite… soit 44 ans après.

C’est Asthmatic Kitty qui sortira le fameux disque de celle désormais adulée par beaucoup (notamment Devendra Banhart), dont nous arrive le premier extrait, Freely, dans la veine la plus pure de ‘Parallelogram’. Une chanson aussi intemporelle que ses devancières, à tel point qu’elle semble tout droit sortir de 1970.

Son retour n'était pas attendu. Elle pourrait se transformer rapidement en une très belle surprise.

Album : The Soul Of All Natural Things
Année : 2014
Label : Asthmatic Kitty

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Le clip de Freely de Linda Perhacs est visible ci-dessous :


dimanche 1 décembre 2013

Nine o'Nine - The Voiceless Confession [WMH005]



Dernière chanson et pas des moindres de 'Back to Basics Ep' de Nine o'Nine, The Voiceless Confession.
Ce titre aurait du voir le jour en 45-tours, comme le veut la tradition chez Without My Hat Records, mais il n'en a rien été, la faute à un délai de pressage en ces périodes de noël bien trop grand.

La pochette qui orne ce papier est donc celle qui aurait du se retrouver sur le 7" de The Voiceless Confession. Une chanson qui est sans doute le titre le plus rock et le plus noisy de l'Ep. Très bien écrit, avec côté montagne russe bien construit et qui se finit dans un déluge de guitares et de son, The Voiceless est absolument irrésistible, et accessoirement (même si on s'en fiche un peu) mon titre préféré de 'Back to Basics Ep'.

The Voiceless Confession est en écoute ici :



'Back to Basics Ep' est également en écoute complète ici et à l'achat là. Et comme dit Mimie Mathy aux concerts des Enfoirés, « on compte sur vous ! »


http://withoutmyhatrecords.bandcamp.com/


vendredi 29 novembre 2013

[Track of The Day] Ed Harcourt - The Saddest Orchestra (It Only Plays For You)

Non content d'avoir sorti un des plus beaux albums de l'année 2013 ('Into The Woods', toujours aussi formidable), Ed Harcourt ouvre fin novembre les hostilités pour 2014. Et comme si de rien n'était, il place d'emblée la barre très haut.

Premier extrait de 'Time of Dust', mini album de 28 mns à venir le 6 janvier prochain (avant un prochain dans le courant de l'année), The Saddest Orchestra (It Only Plays For You) est une très belle entrée en matière. Et je pèse mes mots.

Un titre pop-ambiant, au rythme presque militaire irrésistible, avec un piano merveilleux et pleins de petits détails sonores, porté par une pochette entre ombre et clarté, The Saddest Orchestra (It Only Plays For You) est un petit bijou de 4'34, très bien écrit, à la montée en puissance parfaite.

Et puis cette voix. Et ces mélodies. Ed Harcourt où l'artiste dans l’œuvre duquel je replonge avec un ravissement sans fin depuis près d'un an.

Album : Time of Dust
Année : 2014
Label : CCCLX

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En écoute dans le lecteur Grooveshark bleu à droite.

The Saddest Orchestra (It Only Plays For You) est également en écoute ci-dessous :

jeudi 28 novembre 2013

Nine o'Nine - Make Desire More Acceptable [WMH005]



Et de quatre ! Make Desire More Acceptable, nouvel et avant-dernier extrait du 'Back to Basics Ep' des Nine o'Nine est en écoute. La chanson la plus « sixties » des cinq. Un joli bond en arrière, avec toujours le même besoin de guitare tonitruante !

Une chanson a découvrir dans son entité quasi-complète et en live samedi soir, au Zic Zinc pour ces veinards de limougeauds (avec Goodbye Juliet en première partie). Entrée gratuite en plus.

Make Desire More Acceptable
est en écoute ci-dessous :






Ce samedi matin, jour de la sortie, la dernière chanson, The Voiceless Confession, sera en écoute. Celle qui aurait du, avec Don't Ask Me Why, figurer sur un 45-tours du tonnerre si les choses avaient été bien faites. Et accessoirement la préférée de l'auteur de ces lignes. Vous êtes prévenus !


http://withoutmyhatrecords.bandcamp.com/

mercredi 27 novembre 2013

[Track of The Day] The Callstore - The Letting Go

Sans surprise, les premières critiques qui vont s'abattre sur The Callstore auront trait à la grande ressemblance entre le grain de voix et la façon de chanter de Simon Bertrand avec Matt Berninger de The National.

Et c'est vrai que c'est la première chose qui saute aux oreilles. Pour autant, The Letting Go, premier extrait de 'Save No One' de The Callstore, projet donc solitaire d'un français exilé à Londres depuis belle lurette, n'en reste pas moins somptueux. Mélodie simple grattouillée à la guitare, qui s'emballe sur la fin le temps de quelques mesures, elle donne envie d'en savoir plus.

Voir si la comparaison avec Matt Berninger ne vaut que sur cette chanson. Et surtout voir si la qualité de l'album se mesure à l'aune de ce The Letting Go. Espérons le en tout cas.

Album : Save No One
Année : 2013
Label : Talitres

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The Letting Go de The Callstore est également en écoute sur le soundcloud de Talitres :

mardi 26 novembre 2013

Nine o'Nine - Suit Up Suzie [WMH005]

http://withoutmyhatrecords.bandcamp.com/

 
La sortie du nouvel Ep ('Back to Basics') des Nine o'Nine est prévue officiellement ce samedi 30 novembre. Elle donnera d'ailleurs lieu à un concert du groupe (en compagnie de Goodbye Juliet), à Limoges, au Zic Zinc.

Mais d'ici là, il reste encore 3 titres à découvrir de ce 'Back to Basics Ep'. Et après Don't Ask Me Why et 5 3 1 9 0 0 9 (toujours un Ep à gagner en répondant à une question concernant cette chanson), place à Suit Up Suzie. Avant-dernier titre de l'EP, elle n'est pour autant pas la moins efficace.

Chanson à deux facettes : celle de balade rock très électrique qui accélère le tempo dès le refrain pour finir dans une ambiance stoner irrésistible. A découvrir dès maintenant ci-dessous ou dans son entité presque complète en cliquant là. Prêt à donner du « Suit up Suzie, it's time to move on !» toute la journée.

'Back to Basics Ep' est en précommande ici. Mais plus que l'achat (qui reste important pour soutenir le groupe et ce micro-label), c'est d'en parler autour de soi, et faire découvrir le rock de ces satanés limougeauds !





Plus que deux titres. Et vous savez quoi ? Le meilleur est à venir !



lundi 25 novembre 2013

[Track of The Day] Musique Le Pop - Turn to Sand

Il y a eu The Sound. The Music. Il y a désormais Musique Le Pop. Groupe norvégien qui a sorti au premier semestre dernier deux chansons.

Pop, le trio Musique Le Pop l'est indéniablement, que ce soit sur Turn to Sand (en écoute aujourd'hui) ou We Can Be Good. Ces deux chansons ont quand même des univers différents. Turn to Sand est clairement de la synth-pop aux atours eighties, tandis que We Can Be Good, et ses touches électroniques, est plus posée, plus calme et à de belles allures de balades.

Il n'en reste pas moins que ces deux chansons sont de grande qualité. L'envie du moment me pousse à mettre en avant Turn to Sand. Dans un mois, cela aurait peut-être été différent.

Album : Turn to Sand single
Année : 2013
Label : Cafe Superstar Recordings




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Turn to Sand est également en écoute sur le soundcloud de Musique Le Pop (pour l'instant, Grooveshark plante) :


Deuxième single, We Can Be Good, est en écoute lui aussi sur le soundcloud de Musique Le Pop :

dimanche 24 novembre 2013

Nine o'Nine - 5 3 1 9 0 0 9 [WMH005]



Après Don't Ask Me Why, deuxième chanson en écoute de l'Ep 'Back to Basics' des Nine o'Nine : la bien nommée 5319009. Basse tendue, tempo ralenti mais à l'urgence sous-jacente, le groupe de Limoges garde la même ligne de conduite rock et ne se dépareille pas de son univers à découvrir au fur et à mesure de la semaine qui vient.

Un 'Back to Basics Ep' que vous pouvez même gagner en répondant à cette simple question :
« 5319009 ? Mais pourquoi 5319009 ? Quelle idée saugrenue d'appeler une chanson 5319009 ? »

Votre réponse est à envoyer à withoutmyhatrecords chez gmail.com, avec dans l'objet 5319009, avant mardi 26 novembre, 22h, le cachet de la poste électronique faisant foi. Un gagnant sera tiré au sort (parmi les bonnes réponses, vous imaginez bien).

D'ici là, 5319009 est en écoute ci-dessous (et sur le bandcamp de Without My Hat Records). N'hésitez pas à faire part de vos retours, à partager, à twitter, à retweeter, à pinterester, etc etc. Plus on est de fous...





http://withoutmyhatrecords.bandcamp.com/album/back-to-basics

vendredi 22 novembre 2013

Nine O'Nine - Don't Ask Me Why [WMH005]


Après trois 45-tours (Pumuckl, Gulcher et MiNORS) et un LP (Mondrian), la cinquième sortie de Without My Hat Records arrive à grand renfort de guitares. Cette fois, c'est Nine O'Nine, quatuor limougeaud qui a retrouvé mon chapeau. Avec au programme un Ep de 5 titres, entre garage, rock, influence sixties et un peu de pop, quand même.

Une fois n'est pas coutume, 'Back to Basics Ep' sortira sous un format CD. Pour diverses raisons (sur lesquelles nous reviendrons bien assez tôt). Un CD orné d'une belle pochette, et un disque que l'on vous promet beau et bichonné avec amour.

'Back to Basics Ep' sortira le 30 novembre prochain. Et il est en précommande ici même, pour 6€.

A l'heure actuelle, un seul titre est en écoute : Don't Ask Me Why, tube nerveux à souhait.


La suite ? Dès ce week-end ! Stay tuned !

http://withoutmyhatrecords.bandcamp.com/

jeudi 21 novembre 2013

[Track of The Day] Lanterns on the Lake - Green & Gold

Les Lanterns on the Lake avaient sublimé leur monde en 2011. Il faut dire que 'Gracious Tide, Take Me Home' étaient de ces albums fameux, beaux, faits de douceur, de délicatesses et d'univers langoureux.

Pas forcément attendu au tournant, Lanterns on the Lake revient aux affaires et poursuit sa belle histoire, en changeant son propos. Cette fois, le rythme est plus soutenu, les décharges sonores plus fortes et l'ambition plus post-rock/pop (et qui rappelle Kwoon).

Elodie, le premier titre qui ouvre 'Until The Colours Run' n'augure pas de très belles choses : à trop vouloir « alourdir » ses chansons, Lanterns on The Lake se perd un peu en route et flirte avec un cliché post-rock qui ne lui va pas bien au teint.
Heureusement, c'est la seule fausse note (et encore) de cet album réussi, où les mélodies lumineuses sont légions, les moments de grâce nombreux.

Mieux, la deuxième partie d''Until The Colours Run' (ouverte notamment par un Green & Gold (en écoute aujourd'hui) à la beauté fatale) réussi à merveille le mélange presque ambitieux que s'est donné Lanterns on The Lake ; emportant au final l'adhésion largement.

Oui, ce début de semaine fait place au beau et à la mélancolie dans ces pages, avec le piano en maître de cérémonie. Que voulez-vous, il faut bien trouver quelques idées pour sortir du marasme de ce mois de novembre, qui reste le même, années après années.

Album : Until The Colours Run
Année : 2013
Label : Bella Union

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En plus du divin Green & Gold, deux autres chansons d''Until The Colours Run' de Lanterns on the Lake sont en écoute : Another Tale From Another English Town et The Buffalo Days :


lundi 18 novembre 2013

[Track of The Day] Moonface - November 2011

Spencer Krug fait partie des gens qui semblent ne pas vivre dans le même espace-temps que nous autres, pauvres mortels. Depuis 2002 et ses débuts dans le monde de la musique, Spencer Krug a sorti pas moins de 22 disques, Ep et LP confondus ! Pas sous son nom mais sous divers (et sans être pour autant le grand leader à chaque fois) : Wolf Parade, Fifths of Seven, Sunset Rubdown, Swan Lake et Frog Eyes. Bref, notre homme vit des journées de 36h. Je ne vois pas d'autres explications.

Moonface est son projet le plus d'actualité. Complètement passé à côté des 2 premiers albums (dont le second 'With Siinai : Heartbreaking Bravery', l'an dernier, vraiment bien, auprès duquel j'ai rattrapé le retard depuis), je saute à pied-joint dans le troisième, notamment suite aux retours dithyrambiques (le mot est faible) entendu ici et là (surtout là).

'Julia With Blue Jeans On' est donc le second Lp de Moonface. Et cette fois, Spencer Krug a décidé de gérer l'affaire tout seul. Piano/voix tout du long de l'album. Ennuyeux ? Redondant ? Aucunement, et c'est là la grande force de ce disque. Avec un Spencer Krug au chant sublimant et jouant avec les mélodies qui se baladent tout du long et une production mettant bien en avant le piano, le résultat est épatant, prenant et vraiment beau.

Bref, en quelques mots comme en cent : 'Julia With Blue Jeans On' est un disque à la pochette belle comme tout et auquel il est difficile de ne pas succomber.

Album : Julia With Blue Jeans On
Année : 2013
Label : Jagjaguwar

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En plus de Barbarian (en écoute ci contre), Everyone is Noah, Everyone is the Ark, la 2è chanson de 'Julia with Blue Jeans On' de Moonface :


jeudi 14 novembre 2013

[Track of The Day] Stephen Malkmus and The Jicks - Lariat

Il y a trois choses à dire sur ce premier extrait du nouvel album de Stephen Malkmus and The Jicks.
La première est qu'avec 'Wig Out at Jagbags', Stephen Malkmus aura sorti plus d'albums avec ses Jicks qu'avec Pavement. Six contre cinq. Et si la discographie de son deuxième groupe ne peut pas être comparée avec celle du quatuor si influent que fut Pavement, cela fait quand même bizarre. Et assez mal.

La seconde est que Lariat, ce premier extrait, est Pavement dans l'esprit. Assez proche de leurs deux derniers albums, avec ce qu'il faut comme paroles pour rappeler à notre souvenir (s'il en était besoin) quel grand groupe ce fut.

La troisième est que Stephen Malkmus a toujours le bon mot (à lire d'ailleurs, cette très chouette interview du monsieur en question, chez pitchfork). Et toujours aussi bon. Car oui, comme il le dit lui même, « we grew up listening to the music from the best decade ever ». Les années 80 quoi.

Album : Wig Out at Jagbags
Année : 2014
Label : Domino

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Lariat est également en écoute ci-dessous :


Le clip de Lariat de Stephen Malkmus and The Jicks est disponible ci-dessous :

mardi 12 novembre 2013

Turin Brakes - We Were Here [Cooking Vinyl]

Vous vous souvenez de Turin Brakes ? Mais si, ce duo anglais auteur d'un premier album, 'The Optimist Lp' plutôt épatant et qui contenait son lot de bien jolies chansons (au premier rang desquelles Underdog (Save Me), le single, et son solo acoustique que je ne cesse de air-jouer à chaque fois que je l'écoute).

Complètement sortis de mon radar personnel (après quelques albums inintéressants), les revoilà avec un nouvel album, 'We Were Here' (leur sixième, auquel il faut rajouter deux live). La formule n'a pas changé, la voix (très féminine) de Olly Knights est toujours là. Et il y a de quoi s'enthousiasmer ce nouvel album des Turin Brakes.

Belles ritournelles, pop aux accents acoustiques, 'We Were Here' est vraiment réussi. Notamment en son milieu, avec des chansons fortes (l'enchainement Blindsided Again / Part of The World, merveilleux), un tracklisting intelligent et des mélodies travaillées et les chansons fortes (sublime et poignant No Mercy de près de 6mns), sont de partout.

On mettra en avant notamment Blindsided Again, aux airs d'hommage à Pink Floyd, dont la trame et la musicalité rappellent immanquablement Shine on You Crazy Diamond.

Alors l'artwork n'est pas des plus jolis, sorte de gloubi-boulga photoshopé à l'arrache, très moche. Mais au-delà de cela, on se félicitera d'ailleurs d'avoir recroisé la route des Turin Brakes, comme on se satisfait souvent de retrouver de vieux amis après une longue absence. Et qu'on a envie qu'ils redeviennent nos meilleurs potes, là, tout de suite. Avant peut-être de les laisser s'éloigner à nouveau. (Sortie : 30 septembre 2013)



Plusieurs chansons en écoute : Time and Money, premier single de ce 'We Were Here' des Turin Brakes, et enfin We Were Here, chanson qui donne donc son nom à l'album :



Pour finir, le clip de Time and Money, premier single extrait de ce 'We Were Here' des Turin Brakes :


Enfin, la sublime chanson qu'est No Mercy :



jeudi 7 novembre 2013

Okkervil River - The Silver Gymnasium [ATO Records]

'The Stand-Ins' annonçait la fin de la collaboration Will Sheff/Jonathan Meiburg, le second préférant se concentrer sur Shearwater, son projet (trop) plein d'emphase. Quid de l'avenir d'Okkervil River ? On pouvait douter de la suite des affaires, tant le duo fonctionnait bien. Pis : en écoutant 'I Am Very Far', on se disait qu'on avait eu raison de douter.

Et puis est arrivé 'The Silver Gymnasium', un départ de chez Jagjaguwar (pour ATO Records) et un retour de l'inspiration (aucune lien de cause à effet, soit dit en passant).

Will Sheff annonçait à grand renfort d'interviews que 'The Silver Gymnasium' était le meilleur album d'Okkervil River jusque là: « And I know people always say this, but this is my favorite album we've done. Writing-wise, performance-wise, experience-wise. No question ». Je n'irais pas jusque là ('Down The River of Golden Dreams' et 'The Stand-Ins' auront toujours ma préférence), mais force est de constater qu'il n'a pas fondamentalement tort.

Fort d'un début d'album parfait, composé de trois chansons de haute volée (It Was My Season / On a Balcony / Down Down The Deep River, dont deux sont en écoute plus bas) avec tout ce qu'il faut de cordes et de cuivres pour emballer les mélodies, 'The Silver Gymnasium' déroule tout du long de beaux moments. On ergotera rapidement sur le milieu de l'album un peu en dedans, mais l'album tient plus que la route. La voix de Will Sheff est toujours aussi mélancolique, la musique aussi folk-rock qu'épique, plongeant avec joie dans les années 80 que dans ce qui a toujours fait la force du groupe (All The Time Every Day qui aurait sa place sur beaucoup d'albums d'Okkervil River).

Au contraire de groupes du même acabit (The Decemberists, si vous me lisez), Okkervil River continue sans coup férir d'entretenir une discographie quasi sans faille. La belle aventure n'est donc pas terminée, l'inspiration est toujours bien présente. Et 'I Am Very Far' n'était en fait qu'un rebound-album pour oublier Jonathan Meiburg et passer à autre chose. Chose faite. Et bien faite. (Sortie : 3 septembre 2013) 


Plus :
Acheter The Silver Gymnasium sur le site d'Okkervil River


Deux chansons en écoute. Down The Deep River, un morceau parfait de 6mns, dans la pure veine d'Okkervil River et Stay Young, premier single de 'The Silver Gymnasium', à l'accent eighties :


Avant deux clips, une bizarrerie. Groupe pas comme les autres, Okkervil River propose pour la sortie de 'The Silver Gymnasium'... un jeu vidéo du même nom et gratuit. 
Format plateforme 8-bits, avec chanson du groupe dans ce format là, il propose les pérégrinations d'un jeune garçon (Will Sheff) à la recherche de sa grande sœur, dans un monde rapidement effrayant et bien loin de notre réalité. Curieux, bien foutu et très jouable. A découvrir ici.
It Was My Season, la chanson qui ouvre 'The Silver Gymnasium' a également son clip. Pour jouer au karaoké :



Le clip de Stay Young. Manque juste « and Dumb » au titre :


mercredi 6 novembre 2013

[Track of The Day] Trentemøller - Deceive (feat. Sune Rose Wagner)

Anders Trentemøller, dit Trentemøller, est danois. Fait dans l'électro. Et son dernier album en date fait la part belle aux invités de prestige : Low, Kazu de Blonde Redhead, Jonny Pierce de The Drums, Sune Rose Wagner de The Raveonettes, Jana Hunter de Lower Dens. Notamment.
 
Ces invités sont la principale force de ce nouvel album de Trentemøller. Si The Dream avec Low est bien trop convenue et plus Low que Trentemøller, on notera tout de Gravity (avec Jana Hunter), River of Life (avec Ghost Society) et surtout Deceive (avec Sune Rose Wagner), aussi sombre que dansant, et Come Undone, avec la formidable Kazu, chanson organique qui rappelle quelques beaux souvenirs de Blonde Redhead.

Le reste est à l'avenant, et souvent moins intéressant. Trop disparate pour tenir la longueur, 'Lost' reste un album où il est bon de picorer par ci par là. Vous me direz, avec Trentemøller, rien de plus logique et facile. (Oui j'ai osé. Et j'ai même pas honte).

Album : Lost
Année : 2013
Label : In My Room

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En plus du très bon Deceive avec Sune Rose Wagner de The Raveonettes, Come Undone avec Kazu, autre bijou de ce 'Lost' :




En plus, Never Stop Running, avec Jonny Pierce de The Drums et premier single de ce 'Lost' de Trentemøller :


Le même Never Stop Running, mais en clip cette fois :


mardi 5 novembre 2013

[Track of The Day] Lee Ranaldo and The Dust - Ambulancer

Depuis la rupture entre Thurston Moore et Kim Gordon, Sonic Youth n'est plus. A défaut d'avoir de nouvelles chansons du quatuor, il reste trois projets solos :
- Celui de Thurston, déjà évoqué dans ces pages depuis quelques années déjà, mais dont le dernier album 'Demolished Thoughts' était au mieux ennuyeux. Un Thurston Moore qui enchaine depuis les projets : dernier en date : avec 'Vi är alla guds slavar', avec Mats Gustafsson.
- Celui de Kim Gordon, Body/Head, qui passait vendredi dernier au Sirius, une péniche lyonnaise (oui, Kim Gordon sur une péniche lyonnaise. Qui l'eût cru), concert auquel j'ai eu le mauvais gout de ne pouvoir me rendre.
- Celui de Lee Ranaldo et de Steve Shelley, histoire de boucler la boucle.

Lee Ranaldo, l'homme de l'ombre de Sonic Youth mais pas le moins important. Sa carrière solo ne date pas d'hier (premier effort en 1987). Mais après un 'Off The Wall', poussif, Lee Ranaldo ramène dans son giron Steve Shelley et monte The Dust. Premier album, 'Last Night on Earth', un disque solide, mais aux morceaux qui parfois s'éternisent sans avoir grand chose à dire (une chanson de 3'30, une de 5'00 et les 7 autres ne descendent pas, au mieux, en dessous de 6'24).

Loin d'être mauvais, tenant la route, 'Last Night on Earth' n'est pas pourtant pas un album mémorable. On notera tout de même un Lecce, Leaving, très REM dans l'esprit, un Ambulancer qu'aurait pu sortir Sonic Youth, et un Late Descent #2 au clavecin surprenant.

Signalons quand même que bien que séparés, les Sonic Youth ont toujours un point commun : celui de tous sortir chez Matador. On se quitte, on se déchire. Mais on reste en famille.

Album : Last Night on Earth
Année : 2013
Label : Matador


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Ambulancer est également en écoute sur le youtube de Matador Records et ci-dessous :



Lecce, Leaving, autre très bonne chanson de 'Last Night on Earth', est également en écoute ci-dessous :