jeudi 31 octobre 2013

[Track of The Day] Xiu Xiu - Don't Smoke in Bed (Nina Simone cover)

Voilà un projet bien curieux que celui-là : Xiu Xiu, dont les albums sont très recommandables et pas que le dernier en date, 'Always'), mais surtout son leader Jamie Stewart, a décidé (un soir de grande discussion avec Michael Gira de Swans) de réaliser un album de reprise de Nina Simone à qui il voue une énorme admiration. Un disque simplement appelé 'Nina'.

Ma connaissance de la discographie de Nina Simone étant quasi-inexistante, je me garderais bien de porter un jugement avisé sur le mariage de ces deux univers musicaux, mais il me parait improbable.

Improbable, le premier extrait de 'Nina' l'est. Xiu Xiu reprend Don't Smoke in Bed, sorti en 1958 sur le premier album de Nina Simone 'Little Girl Blue' dans une version totalement décomplexée, déstructurée, où la voix de Jamie Stewart joue avec sa respiration, comme s'il souffrait le martyre pour énoncer ses paroles, pendant que le groupe derrière lui joue un jazz d'avant-garde.

Pas dit que les fans de Nina Simone trouvent leur compte dans cette relecture de Don't Smoke In Bed. Ils crieront peut-être même à l'infamie. Mais la reprise de Xiu Xiu, par son côté brinquebalant et iconoclaste, est intéressante. Très prenante, du fait de ce chant si perturbant. 'Nina' devrait valoir le détour.

Album : Nina
Année : 2013
Label : Graveface


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Acheter la réédition de 'Little Girl Blue' de Nina Simone, réédité cet été par Bethlehem Records

En plus du lecteur Grooveshark, la version de Don't Smoke in Bed par Xiu Xiu est également en écoute ci-dessous :



Découverte via la reprise de Xiu Xiu, la version de Don't Smoke In Bed par Nina Simone est de ces chansons sublimes qui vous renversent en moins d'une écoute. D'ailleurs, 'Little Girl Blue' est un disque merveilleux et que je ne suis pas prêt d'arrêter d'écouter :

mercredi 30 octobre 2013

[Track of The Day] dan le sac Vs Scroobius Pip - You Will See Me

Il y a des groupes qui progressent d'album en album. Il y en a d'autres qui semblent avoir tout dit en un disque. Le duo anglais dan le sac Vs Scroobius Pip fait partie de la seconde catégorie, à mon grand désarroi.

'Angles' était pourtant un album réussi, inspiré, aux grandes chansons (l'essentiel Thou Shalt Always Kill, Letter From God to Man, Look For The Woman). Et puis il y avait eu le second album, 'The Logic of Chance', un disque imbitable et boursoufflé à l'extrême.

Aujourd'hui, 'Repent Replenish Repeat' enfonce malheureusement le clou du faible intérêt que constituait ce groupe (à savoir retrouver leur niveau). En proposant une électro vulgaire, remplie de beats dégueulasses qui tentent vainement de coller à la mode actuelle, dan le sac Vs Scroobius Pip se vautre dans une fange musicale qui ne va pas au talent des deux hommes, ou tout au moins à dan le sac.

Alors oui, il reste bien quelques fulgurances dans 'Repent Replenish Repeat'. Elles sont même au nombre de deux : Porter et You Will See Me. Deux morceaux où Scroobius Pip la met en veilleuse, oublie pour quelques minutes ses gros doigts qui tâchent et retrouve l'inspiration. 
Deux titres où le talent d'écriture de dan le sac refait surface, pour l'une raconter l'histoire de ces femmes enfermées dans un institut mental, l'autre pour jeter à la face d'un ancien être aimé toute sa bile et son désintérêt.

J'imagine qu'il y a un public qui trouvera ce  'Repent Replenish Repeat' tout à fait à son goût. Tant mieux me direz-vous. Mais on ne m'enlèvera pas de l'idée qu'il y avait plus d'inspiration dans 30 secondes de Thou Shalt Always Kill que dans leurs deux derniers albums combinés. Ceci dit, ils ont eu le bon goût de faire un disque court. C'est déjà ça. 

Album : Repent Replenish Repeat
Année : 2013
Label : Strange Famous Records

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You Will See Me est également en écoute sur le bandcamp de Strange Famous Records :



Porter, autre réussite de cet album de dan le sac Vs Scroobius Pip :


Et si vous voulez vous faire une idée de cet album et de ces « beats », voilà le clip de Stunner, le single de 'Repent Replenish Repeat' :



mardi 29 octobre 2013

[Track of The Day] Jeremy Messersmith - Tourniquet

Découvert via son second album en 2008 ('The Silver City'), Jeremy Messersmith est le genre d'artiste dont chaque nouvelle sortie m'enchante : 'The Reluctant Graveyard' (et des chansons de l'acabit de John The Determinist), le single Tatooine et ses références Star-Warsienne ou même le très aérien 'Paper Moon Ep' sont là pour le prouver.

Dernière sortie en date, un single. Du nom de Tourniquet, annonciateur d'un album pour 2014. Avec ou sans label ? C'est à voir - oui, et c'est là l'incongruité de la chose, Jeremy Messersmith n'a pas de label.

Tourniquet est une chanson beaucoup plus produite que ses devancières ; et tout aussi réussie. Très bien habillée et orchestrée, au rythme efficace, à l'émotion à fleur de guitare, à la mélodie entrainante (et qui rappelle à quelques moments le Standing In Your Shadow de Puressence) et à la voix toujours touchante, n'en faisant jamais trop, Tourniquet s'avère vite être une chanson pop de premier plan.
Qui confirme une nouvelle fois, comme s'il était besoin, que Jeremy Messersmith est un des secrets les mieux gardés de la pop américaine actuelle.

Album : -
Année : 2013
Label : -

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Tourniquet est également en écoute sur le soundcloud de Jeremy Messersmith. Et ci-dessous :


lundi 28 octobre 2013

[Track of The Day] Lou Reed - Modern Dance


Le grand Lou a donc décidé de ranger ses lunettes noires. Et, ironie de l'histoire, un dimanche matin en plus. Il est sûrement parti pour aller voir si l'inspiration lui viendrait plus facilement là haut, lui qui l'avait perdue depuis une petite dizaine d'années, entre albums ratés et collaboration foireuse.

Peut-être que là-bas, il prendra un peu de temps pour se replonger dans sa discographie qui contient son lot de chef d’œuvres, qui l'a consacré comme un des plus grands, et que l'on peut désormais nommer légende.

J'espère qu'après 'Berlin' et autres Walk on the Wide Side, il prendra un moment pour réécouter 'Ecstasy', sublime disque de 2000, son dernier très grand album, méconnu et totalement mésestimé, d'une noirceur à en faire pâlir plus d'un. Un de mes préférés de Lou Reed, assurément.

Bref, la semaine promet d'être noire. On ne perd pas un des plus grands poètes du rock comme ça, sans conséquence. Foutu Warhol va : c'est qu'il va finir par y arriver à remonter son Velvet Underground, version au-delà
  

vendredi 25 octobre 2013

[Track of The Day] The Lee Shore - Bunbury

Après avoir présenté le premier single Laughing SEVEN Records (Can't You See d'Any Version of Me, toujours en écoute ici), après avoir parlé de ses influences sixites, lançons nous dans la seconde sortie de ce label allemand qui deviendra indiscutablement grand.

Car The Lee Shore, lui aussi, est un groupe aux mélodies savoureuses. Cette fois, plutôt que d'aller chercher en France, Laughing SEVEN Records est allé à Hambourg pour récupérer deux chansons de ce groupe mené par une voix féminine et très anglaise.

Moins sixties que seventies dans la façon de faire jouer sa mélodie et ses guitares, The Lee Shore plante en tout cas là bien le décor d'une musique raffinée, que ce soit sur Bunbury ou sur I Told You About.
The Lee Shore, un groupe qu'on aurait bien imaginée découvrir via un label scandinave, friand de ce genre de ritournelles. Tant mieux, il est signé chez Laughing SEVEN Records.

Album : Bunbury 7"
Année : 2013
Label : Laughing SEVEN Records

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Le Facebook de Laughing SEVEN Records




Bunbury, face-A de ce single de The Lee Shore, est également en écoute ci-dessous :




 En plus de Bunbury, la face-B I Told You About est en écoute ci-dessous :

 

jeudi 24 octobre 2013

[Track of The Day] Parquet Courts - Descend (The Way)

Totalement passé à coté des Parquet courts l'an passé lors de la première sortie de premier album 'Light Up Gold' (et sa pochette vintage-country) chez Dull Tools. Passé encore à côté quand What's Your Rupture? l'a réédité au premier trimestre 2013. Et puis il y a les nombreux éloges lus tout au long d'un été de festivals où ils semblent avoir été la grande révélation.

Dernièrement, j'ai commencé à rattraper mon retard. D'abord par 'Light Up Gold', très bel album, rempli de punk, de rock, de lo-fi et de pieds au plancher, entre Strokes, The Clash et Television. Le quatuor new-yorkais ne fait pas dans la demi-mesure et envoie du bois, alternant longues chansons et morceaux abrasifs et courts.

Depuis la sortie de 'Light Up Gold', les Parquet Courts ont remis le travail sur l'ouvrage et ont sorti il y a une quinzaine de jours 'Tally All The Things That You Broke Ep', un disque de 5 chansons, dans la lignée du premier album, enregistré live, et qui se termine par un He's Seeing Paths de 7mns, en forme d'hommage aux Beastie Boys (mais dont le flow rappelle tantôt Beck, tantôt les Lonely Island de We Like Sportz, si si).

Mais ce qui ne gâche rien dans cette découverte tardive de Parquet Courts, c'est qu'ils sont en concert ce vendredi qui vient à Lyon, au Marché Gare. Faites chauffez les guitares et le merchandising, j'arrive.

Album : Tally All The Things That You Broke Ep
Année : 2013
Label : What's Your Rupture?

 
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En plus du lecteur Grooveshark, Descend (The Way) est également en écoute sur le soundcloud de leur label, What's Your Rupture? :



Borrowed Time est quant à lui un single sorti cet été et totalement épatant :




Le clip de You've Got Me Wonderin' Now, chanson qui ouvre 'Tally All The Things That You Broke Ep'. Incisive et concise comme il faut :



Et pour finir, un clip live de Borrowed Time, restranscrivant l'ambiance de leurs concerts (du moins, espérons le) :


mercredi 23 octobre 2013

[Track of The Day] RIEN - La Chute de Satan

Les séparations de groupes, c'est comme les chansons d'amour : tant qu'il y aura de la musique, il y en aura ; et quotidiennement. Mais si certains se balancent la vaisselle et la haine au visage ou subissent la séparation, d'autres l'envisagent et même la planifient.

Les grenoblois de RIEN entrent dans la seconde catégorie. Car depuis son deuxième album 'Il ne peut y avoir de prédiction sans avenir' en 2007', le groupe sait où il va : vers une séparation. Cela se passera le 1er décembre 2014, la date anniversaire (15 ans !) de sa formation.

Et plutôt qu'un enterrement à la va-vite, sans fleurs ni couronnes, RIEN a décidé de faire les choses bien, façon convention obsèques de la musique. Ainsi, et en guise de testament, le groupe a prévu une trilogie. Le premier, sorti en 2010 et simplement intitulé '3', était une grande réussite (voir par ailleurs).

Le second, '2', dont il est question aujourd'hui s'échappe de la lignée musicale de ce qui a fait le son de RIEN vers une musique aux touches plus électronique ou analogique, planante. Mais toujours post-rock et tous ses dérivés, avec cette production de précision, ces martèlements de batterie et ces guitares aiguisées.
Ou plus simplement, comme le dit l'Amical Underground, le label : « Parenthèse désenchantée d’une trilogie logiquement entamée avec '3' et condamnée à se terminer avec '1', '2' est l’équivalent de L’Empire Contre-Attaque dans la discographie Nihiliste : un virage thématique empreint de noirceur, avec son lot de robots échoués dans les neiges et de nains verts dyslexiques chillant dans les marais. ».

Il reste donc un peu plus d'un an à profiter de RIEN. Un groupe décidément à part, dont les écoutes répétées de leur discographie me font dire que non, rien de RIEN, non, je ne regrette rien du temps que j'ai pu passer à les écouter.

Album : 2
Année : 2013
Label : Amicale Underground

'2' est à télécharger gratuitement mais surtout à acheter (10€ seulement) ici


En plus de La Chute de Satan, morceau protéiforme en écoute aujourd'hui, le premier titre de l'Ep '2', Autobahn Love, est en écoute ci-dessous :



RIEN est également en concert en cette fin d'année 2013. Et pour les avoir déjà vu sur scène, RIEN sur scène, c'est vraiment à ne pas rater :

24 octobre : Lyon - Marché Gare
25 octobre : Tulle - A Maure
26 octobre : Onet Le Chateau - Le Studio
29 octobre : Reims - La Cartonnerie
30 octobre : Brussels - Magasin 4
31 octobre : Strasbourg - Stimultania
01 novembre : Lille - La Malterie
02 novembre : Paris - Point FMR (w/ Centenaire feat. King QIV)
20 novembre : St Etienne - Le Fil

mardi 22 octobre 2013

[Track of The Day] Poni Hoax - Blood & Soda

Poni Hoax aime prendre son temps. Leur premier album remonte à 2006 (le très recommandable... 'Poni Hoax'), leur second, 'Images of Sigrid', en 2008. Depuis, rien, ou pas grand chose.

Parti de chez Tigersushi, les voilà qui débarquent chez Pan European Recording pour 'A State of War', un disque sorti au printemps dernier. Et assurément un des albums que j'aurai le plus écouté en 2013.

En puisant toujours son influence dans les années 80, mais en mettant plus l'accent sur des guitares dansantes, des claviers mélodiques et des chœurs féminins (ce qui lui confère un côté Get Well Soon qui lui va bien), en s'éloignant du son froid de ses précédentes livraisons, Poni Hoax réussit là un disque addictif, où chaque chanson semble encore plus jouissive que sa devancière. Un 'A State of War' qui contient d'ailleurs quelques tubes mémorables (au premier rang desquels Blood & Soda, en écoute aujourd'hui). Grande réussite.

Album : A State of War
Année : 2013
Label : Pan European Recording

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Blood & Soda est également en écoute sur le bandcamp de Pan European Recording et ci-dessous :




Une autre chanson de 'A State of War' de Poni Hoax est en écoute ci-dessous. Et c'est un autre tube de l'album, Young Americans, très Bowie :




Le clip de Down on Serpent Street, le premier single de 'A State of War', une des chansons qui m'a fait penser à Get Well Soon :



lundi 21 octobre 2013

[Track of The Day] Gregory Porter - Hey Laura

Jusqu'au début des années 2000, le jazz était pour moi une musique d'ascenseur, chiante comme la pluie et à laquelle je ne comprenais rien.
Et puis un jour, j'ai découvert John Coltrane, 'A Love Supreme' et le sublime 'Olé', et Miles Davis, via 'Kind of Blue'. Et j'ai compris à quel point je me fourvoyais.

Depuis, je n'ai pas forcément poussé très loin l'exploration de ce style musical (dans son actualité s'entend), préférant plonger dans les classiques (ou ceux nommés comme tels par quelques sommités) de temps à autres.

'Liquid Spirit' de Gregory Porter est donc une sorte d'exception chez moi. Un artiste que je découvre via cet album, le premier chez Blue Note, ce qui vous pose un homme. Le genre de disque qui vous tombe dans les oreilles sans que vous n'ayez rien demandé et qui vous touche au plus profond.

Parler de jazz (même si cela se marie avec de la soul), j'en suis totalement incapable. Que les puristes m'excusent. Pour décrire 'Liquid Spirit' ? Notes subtiles de piano, saxophone et trompette divin, contrebasse au diapason, arrangements délicats, production ronde au possible ; et là-dessus vient se poser la voix de Grégory Porter, aussi profonde que douce, très soulful.

En un mot comme en cent : sublime. Le disque parfait pour souhaiter la bienvenue dans ce monde de furieux à un petit bout de chou, pas bien lourd, pas bien grand et prénommé Paul, aussi pressé qu'il aura su se faire attendre.
Un monde finalement pas si affreux à l'écoute de disques comme celui de Gregory Porter.

Album : Liquid Spirit
Année : 2013
Label : Blue Note

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En plus de Hey Laura, un autre morceau de 'Liquid Spirit'. La chanson titre. Entre jazz et soul, où la voix de Gregory Porter fait merveille :



Pour finir, une vidéo de présentation de l'album 'Liquid Spirit' de Gregory Porter :



vendredi 18 octobre 2013

[Track of The Day] 7 Days of Funk (Dam-Funk & Snoopzilla) - Faden Away

S'il y a bien une surprise en cette fin d'année, c'est de voir débarquer Snoop Dogg (42 ans au compteur)... chez Stones Throw. Pas en tant qu'artiste solo mais en tant que moitié de 7 Days of Funk, groupe formé avec Dam-Funk, de l'écurie de Peanut Butter Wolf & Co, dont le nom indique bien dans quelle musique il baigne.

A en croire le label américain, 7 Days of Funk est la première réalisation de Snoop Dogg avec un seul et même producteur depuis... son premier album en 1993, 'Doggystyle', le fameux.

L'album, qui aura pour titre bêtement '7 Days of Funk', doit voir le jour en décembre prochain. Pour l'instant, un titre est en écoute, Faden Away, chanson de près de 6mns.
Un funk froid, hypnothique, synthétique, plein de groove sexy où Snoopzilla (le nom de Snoop Dogg pour ce projet, en hommage à Bootsy Collins, ex-Bootzilla) retrouve parfois quelques élans hip-hop sans jamais tomber dans les punch-lines clichées qu'il peut aligner depuis des années déjà.

Très curieux d'entendre la suite de ce projet étonnant en tout cas. En espérant que le résultat soit à la hauteur. Histoire d'imaginer quelques autres projets collaboratifs. C'est fou, mais MadDogg, ça sonne bien.

Album : 7 Days of Funk
Année : 2013
Label : Stones Throw

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En plus du lecteur Grooveshark, Faden Away est également en écoute sur le soundcloud de Stones Throw. Et ci-dessous :



Rapide interview de SnoopZilla (donc) et Dam-Funk sur l'album de 7 Days of Funk. Où l'on peut entendre quelques autres morceaux de l'album du même nom à venir :


jeudi 17 octobre 2013

[Track of The Day] Sufjan Stevens - Take Me

Comme il le fait depuis des mois, Sufjan Stevens continue de diffuser, à intervalles pas vraiment réguliers, des morceaux qu'ils retrouvent coincés au fond d'un dossier de son ordinateur. Dernière (re)trouvaille en date ? Take Me, et pas plus tard qu'hier.

Une apparition soudaine en réaction à sa lettre à Miley Cyrus - dont je n'arrive toujours pas à saisir le vrai sens - ? Peut-être. Mais à dire vrai, on s'en fout un peu.

Pas de panique, Take Me n'est pas l'annonce de l'arrivée de la suite de 'The Age of Adz'. Non. Take Me est, selon les dires de Sufjan Stevens lui même : « repetitive lo-fi pop demo I found under my desk...goes nowhere ». Oui, goes nowhere, il l'écrit.

Sufjan Stevens est donc un gentil modeste. Car ce Take Me est un vrai plaisir, aux allures d'ambiant, aux accents répétitifs et à la mélodie qui prime sur tout le reste, comme à chaque fois. Une chanson qui n'aurait pas fait tâche sur 'The Age of Adz'.

Cela ne va peut-être nulle part pour le moment. Mais espérons que, justement, ça ne soit que « pour le moment ». Car, alors qu'en cette année 2013 où l'on fête les 10 ans d'un de ses chef d'oeuvres ('Greetings From Michigan, The Great Lake'), un virage délicat et en apesanteur de cet acabit me plairait beaucoup.

Album : -
Année : découverte en 2013
Label : -


En plus du lecteur grooveshark bleu, Take Me est également en écoute sur le soundcloud de Sufjan Stevens, ci-dessous :


mercredi 16 octobre 2013

[Track of The Day] Any Version of Me - Can't You See

Si Without My Hat Records est un micro-label français, il vend aussi à l'étranger de temps en temps. Aux États-Unis, au Canada, au Japon... et en Allemagne. Bernd suit l'aventure du label depuis quasiment le début, a adoré le 'Johnny's Square 7"' de Gulcher (qu'il passe souvent dans les soirées qu'il anime). Et  vient de lancer à son tour une structure.

Elle s'appelle Laughing SEVEN Records et est en fait la seconde qu'il lance, après un premier label qu'il avait monté dans les années 90.
Histoire de bien lancer l'affaire, Laughing SEVEN Records propose pour sa sortie, non pas un mais deux premiers 45-tours. Nous nous inquiéterons des deux au final, mais commençons par le premier, celui d'Any Version of Me.

Any Version of Me n'est pas un groupe mais un artiste, qui a beaucoup écouté (et c'est loin d'être un reproche) les Beatles et les Beach Boys. Ainsi, sur les deux chansons de ce single, les deux groupes mythiques se partagent les influences : la bande à Brian Wilson pour Can't You See, et les Fab Four pour You Can Call Me a Liar.

Bref, pour résumer : Any Version of Me est un artiste parisien, qui fait dans la pop anglo/américaine et dont le dernier single, formidable, est signé sur un label allemand. Vous suivez ?

Album : Can't You See 7"
Année : 2013
Label : Laughing SEVEN Records

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Can't You See est également en écoute ci-dessous sur le bandcamp de Laughing SEVEN Records :





En plus de Can't You See, en écoute aujourd'hui dans le lecteur grooveshark, voilà la face-b de ce single : You Can Call Me a Liar. Régal :


mardi 15 octobre 2013

[Track of The Day] Radical Face - Holy Branches

Si vous lisez ce blog depuis ses débuts (déjà 6 ans !), vous n'êtes pas sans savoir que je voue une grande admiration pour l'allemand Ben Cooper, l'homme derrière Radical Face, depuis la sortie de 'Ghost' en 2007 ; un artiste pour qui le succès a enfin trouvé le bon chemin et dont le talent a finalement sauté à la gueule de tous (merci à Nikon d'avoir eu du goût).

Bien que surfant sur des mélodies et des progressions très classique, Radical Face change son approche avec 'The Family Tree : The Branches', deuxième opus d'un triptyque commencé de la plus belle des manières avec 'The Family Tree : The Roots'.

Bien qu'annoncé plus tôt, 'The Family Tree : The Branches' va enfin voir le jour, et chez Nettwerk. Radical Face a donc un label digne de ce nom pour étendre ses chansons à tout le monde. Le premier extrait de ce nouvel album, Holy Branches, est une réussite. Et comme je le disais, qui s'éloigne des constructions et des pré-dispositions de Welcome Home, Son, indéniable tube intemporel. Et c'est une bonne nouvelle.

Album : The Family Tree : The Branches
Année : 2013
Label : Nettwerk

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En plus du lecteur Grooveshark, Holy Branches de Radical Face est également en écoute sur le soundcloud de Nettwerk. Et ci-dessous :

lundi 14 octobre 2013

[Track of The Day] We Are Scientists - Dumb Luck

We Are Scientists ou un énième groupe que j'avais laissé disparaitre dans les méandres de ma mémoire après quelques écoutes d'un de leurs disques. Groupe qui se rappelle à mon souvenir avec la sortie d'un nouvel Ep, 'Business Casual Ep'. Aujourd'hui même d'ailleurs.

Pour ainsi dire, je n'ai pas trop de souvenir sur ce qu'ils pouvaient bien proposer à l'époque. Je vais donc faire l'impasse pour une fois sur la réécoute des albums passés.

Sachez juste que sur les trois titres (sur cinq) disponibles à l'écoute, l'ensemble est très rock et réussi, les We Are Scientists se lançant même dans quelques moments guitar-hero bizarrement pas désagréables et bien placés.

D'ailleurs, Dumb Luck (en écoute aujourd'hui), mets dès le départ tout dans le rouge pour un tube (oui, un de plus) de 2'41, efficace jusqu'au bout des ongles. Suivi par Return The Favor, balade électrique, et Good Answer (voir plus bas), belle balade comme on n'en fait trop peu.

Bref, me souviens pas vraiment des We Are Scientists. Mais 'Business Casual Ep' va m'occuper un petit moment. Au moins.

Album : Business Casual Ep
Année : 2013
Label : Dine Alone Records

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En écoute dans le lecteur Grooveshark bleu à droite.

Dumb Luck est également en écoute sur le soundcloud des We Are Scientists. Et ci-dessous :



Good Answer, deuxième chanson de 'Business Casual Ep' est en écoute également ci-dessous :


Return The Favor est le premier single de 'The Business Casual Ep'. Le clip a surement un sens, mais pour l'instant, je n'ai pas la moindre idée de ce que les We Are Scientists ont voulu dire. Si quelqu'un a une idée...


vendredi 11 octobre 2013

[Track of The Day] Songs: Ohia - Farewell Transmission (demo)

Je ne sais pas si cette réédition était prévue, bien que 'The Magnolia Electric Co.' soit un des albums essentiels des années 2000. Ou si c'est la mort prématurée de Jason Molina (le 18 mars dernier) qui a poussé Secretly Canadian.

Dans tous les cas, ce qui est certain c'est que cet album (le dernier de Songs: Ohia avant que le groupe ne s'appelle Magnolia Electric Co.), est un bijou de blues, de folk-rock et de country ténébreuse, aux textes merveilleux - et sombres, dont on ne compte plus les chansons incroyables.

La réédition comportera un disque bonus ou l'album en version démo. Un intérêt me direz-vous ? Je pense, oui. Il suffit pour cela d'écouter la version de Farewell Transmission (en écoute aujourd'hui), la chanson d'ouverture de 'The Magnolia Electric Co.', toute dénudée d'électricité, voyant Jason Molina chanter ses paroles sur une guitare acoustique, pour se rendre compte de l'interprétation et de la puissance qui en ressort. Bizarrement, et pour une fois, le bonus-disc d'une réédition va peut-être valoir le coup.

On ne reviendra pas ici sur le bien-fondé (on ne m'enlèvera pas de l'idée que rééditer un album qui a dix ans est complètement idiot) ou non d'une telle réédition. On se dira simplement que 'The Magnolia Electric Co.' va retrouver les facings des magasins de disques et qu'il se peut que quelques uns (et pas forcément les plus jeunes) tombent dans l'univers de Jason Molina. Et rien que pour cela, la peine de sa disparition s'atténuera un petit peu.

Album : The Magnolia Electric Co. « 10th Anniversary Deluxe Edition »
Année : 2013
Label : Secretly Canadian
 

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Cette démo de Farewell Transmission est en écoute également sur le soundcloud de Secretly Canadian. Et ci-dessous :


La version originale de Farewell Transmission, sorti sur 'The Magnolia Electric. Co' en 2003. Donc par les Songs: Ohia :

jeudi 10 octobre 2013

[Track of The Day] Venera 4 - Deaf Heartbeats

Si vous suivez l'actualité musicale via Internet, vous avez sans nul doute déjà posé vos yeux et vos oreilles sur le blog Requiem Pour un Twister.
En plus, d'être un blog de qualité, ce site a connu deux excroissances : Croque Macadam (dont il a déjà été question dans ces pages) et Requiem Pour un Twister, deux labels musicaux, différents mais dont le vinyle est la  ligne de conduite.

Derrière Requiem Pour un Twister (le label donc) ? Hybu, artiste électro dont l'éclectisme et l'ouverture d'esprit ne font aucun doute. La preuve avec Venera 4, groupe parisien, a priori fan de My Bloodie Valentine et Jesus and Mary Chain.

Venera 4 vient de sortir un premier 45-tours chez Requiem Pour un Twister, 'Seabed Terror 7"'. Celui-ci est suivi de près par un Ep, 'Deaf Hearts 12"', à venir le 14 novembre prochain et dont on ne connait que 2 chansons : celle qui ouvre le disque, Deaf Heartbeats (en écoute aujourd'hui) et la seconde Haunted Summer, qui donne envie d'en savoir plus.

Venera 4, un groupe de shoegaze et noise-pop ; dont l'avenir semble aussi radieux que ses chansons sont sombres.

Album : Deaf Hearts 12"
Année : 2013
Label : Requiem Pour Un Twister

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Deaft Heartbeats de Venera 4 est également en écoute sur le bandcamp de Requiem Pour Un Twister, et ci-dessous :


En plus de Deaf Heartbeats, vous pouvez écouter Haunted Summer, la seule autre chanson pour l'instant en écoute de ce 'Deaf Hearts 12"' de Venera 4 :





Pour finir, le clip de Deaf Heartbeats, à l'image de la chanson :

mercredi 9 octobre 2013

[Track of The Day] Destroyer - El Rito

Pour la première fois emballant (pour moi s'entend) avec son dernier album ('Kaputt' en 2011), Destroyer revient sur le devant des news avec un nouvel Ep... entièrement chanté en espagnol. Coquetterie ? Envie de changement ?

Sûrement un peu des deux de la part de Dan Bejar. Le leader des Destroyer semble en avoir eu marre de chanter en anglais. Et il a donc opté pour l'espagnol, qu'il connait, et en a profité pour reprendre des chansons d'un certains Sr. Chinarro, dont la musique et le nom me sont totalement inconnus.

Il faudra voir sur la longueur des cinq chansons du bien nommé 'Five Spanish Songs Ep', mais le premier titre extrait, El Rito, très puissant et nerveux (il est produit par JC/DC, forcément) mélodiquement parfait, augure de belles choses. 

Par contre, quand vous avez fait, comme moi, allemand 2è langue et italien 3è langue, c'est difficile de biter quelque-chose à ce que Dan Bejar et son acolyte Antonio Luque peuvent bien raconter. Mais à dire vrai, on s'en fiche un peu.

Album : Five Spanish Songs Ep
Année : 2013
Label : Merge

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El Rito est également en écoute sur le soundcloud de Merge Records. Et ci-dessous :




mardi 8 octobre 2013

Joseph Arthur - The Ballad of Boogie Christ : Act 1 & 2 [Lonely Astronaut]

Mon cher Joseph Arthur,

Qu'es donc tu devenu ? Toi, découvert par Peter Gabriel, signé chez Real World, le label du même Peter Gabriel, toi qui a composé un album parfait ('Come to Where I'm From') sur lequel on pouvait trouver des chansons brillantes à quasi toutes les pistes, dont un tube certifié (In The Sun), toi qui a vu un certain Michael Stipe (REM) et Chris Martin (Coldplay) reprendre cette même chanson (et de quelle façon !) pour un Ep en faveur des victimes de l'ouragan Katerina en 2007. Toi, Joseph Arthur, comment en es-tu arrivé là ?

Par « là », je veux dire sans label, à part le tien (Lonely Astronaut Records), depuis ton départ de Real World : obligé de te débrouiller pour que ton nom émerge à nouveau entre toutes les nouveautés pas essentielles qui peuplent les blogs comme celui-ci, les tweets, les statuts facebook et les magazines (ça existe encore oui). Qu'est ce que tu as fait ? Que s'est il passé ?

Pourtant, tes albums restent toujours de qualité. Au hasard, 'Nuclear Daydream', en 2006. Le genre d'albums qu'ils ne sont pas nombreux à être capable d'écrire. Et tout ceux passés inaperçus, les 'Temporary People' et autres 'The Graduation Ceremony'. Même celui de l'an passé, 'Redemption City', bien qu'inégal, avait beaucoup de grands moments.

Pourtant, à l'écoute de 'The Ballad of Boogie Christ : Act 1 & 2', ton nouvel album (ton dixième), sache, mon cher Joseph Arthur, que j'ai confiance. Oui, j'ai foi. Je sens poindre une reconnaissance qui irait bien plus loin que ces accueils polis mais sans fougue que tu connais depuis le début de ta carrière.

Une nouvelle fois, tu n'y es pas allé avec le dos des sessions studios : double album, 24 chansons, 'The Ballad of Boogie Christ : Act 1 & 2' ne fait pas dans la demi-mesure.
Mais ce disque, bien plus que le précédent 'Redemption City' (dont tu reprends ici un des titres phares I Miss The Zoo) tient la longueur, ne s'éparpille pas entre chansons inutiles et peu inspirées. Non, tout sur 'The Ballad of Boogie Christ : Act 1 & 2' est beau, bien composé, bien écrit. Tu changes de style régulièrement sans que cela choque ou soit un frein à l'écoute. De la pop au rockabilly, de la balade pleine de mélancolie au titre soulful au possible, du rock au blues délicieux.

Et puis, tu retrouves Real World, certes en distribution vu que 'The Ballad of Boogie Christ : Act 1 & 2' sort sur ton propre label, mais quand même.

Voilà pourquoi cher Joseph Arthur, je crois à ta (re)naissance médiatique. Oui. Je sens que des chansons comme Still Life Honey Rose, Maybe Yes, Famous Friends Along The Coast ou All the Old Heroes ont de vrais potentiels pour plaire au plus grand nombre.

Oh, je ne dis pas que tu vas en vendre des millions. Je ne suis pas fou. Mais ta cote va remonter. On ne sort pas un double album de cette qualité là, plus qu'essentiel en cette année 2013, sans obtenir un minimum de reconnaissance. Je parie même que certains recroiseront ton chemin d'ailleurs avec plaisir, peut-être via cette chronique - bien trop longue. Dans cette époque boulimique de nouveautés et de zapping incessants, pouvoir s'appuyer des artistes que l'on a côtoyés - et appréciés - à une époque, ça n'a pas de prix.

En tout cas, c'est tout ce que je te souhaite. Qu'un jour ta bouille et ta voix (et pour les deux, le mélange toujours aussi surprenant de Liam Gallagher et Richard Ashcroft) truste les charts ne serait-ce qu'indie. Et qu'on mette enfin sur un piédestal un artiste comme toi, prolifique, à la carrière quasi-exemplaire et au dernier album merveilleux.

Cher Joseph Arthur, je vais te laisser. Non sans espérer pouvoir te croiser à la fin d'un de tes concerts, où tu viendras vendre des cds gravés de la prestation que tu viens de terminer..

Un de tes discrets fans,

-Twist-

(sortie : 9 septembre 2013)

Son :

Vu la quantité de chansons de qualité à disposition sur 'The Ballad of Boogie Christ : Act 1 & 2', pas moins de 5 titres (plus 2 clips) en écoute aujourd'hui.
Ainsi, dans le lecteur grooveshark ci-dessous, déjà trois : la balade tuante Famous Friends Along The Coast, histoire de se convaincre que Joseph Arthur a la mélancolie dans la peau, Blue Lights in the Rear View, qui ouvre le cd 2, et Maybe Yes, tube quasi rockabilly :



Dans les deux lecteurs soundcloud ci-dessous, deux autres chansons : Saint of Impossible Causes qui permettra à ceux qui ont perdu Joseph Arthur de vue depuis longtemps de le retrouver facilement ; et Junkies and Limousines qui démarre comme une folk song lumineuse et qui se termine en titre soul-rock (coincé au milieu du disque 2 de 'The Ballad of Boogie Christ : Act 1 & 2').




Et pour finir, deux clips : celui de All The Old Heroes, qui passe en revue une quantité de héros de Joseph Arthur (en tout cas, on l'imagine), de Andy Warhol à Michael Jordan, de Joey Ramone à Ghandi, de Captain Beefheart aux Drôles de Dames, de Nina Simone à Miles Davis, dans un patchwork formidable de très belles photos :


Le clip d'I Used To Know How To Walk On Water, très jolie balade sur laquelle Ben Harper vient donner de la guitare et de la voix, discrètement :



Beaucoup d'autres clips réalisés pour 'The Ballad of Boogie Christ : Act 1 & 2' sont à voir sur la page youtube de Joseph Arthur.

lundi 7 octobre 2013

[Track of The Day] Motorama - Eyes

Les russes de Motorama n'aiment pas perdre leur temps. Moins d'un an après leur deuxième album (le fameux 'Calendar'), les voilà de retour, toujours chez Talitres, avec un nouveau single, Eyes.

Deux chansons (c'est donc un 45 tours), et une face-A dans la droite lignée de ce qu'ils proposaient avant : post-punk endiablé avec guitares bien mises en avant, une voix trainante, une basse très présente et une énergie à revendre. Et, ce qui ne gâche rien, une belle pochette pour magnifier tout cela.

Quintet à plus que jamais suivre, Motorama enfonce le clou. Fracture nette de l’Eyes droit.

Album : Eyes 7"
Année : 2013
Label : Talitres

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Eyes de Motorama est également en écoute sur le soundcloud de Talitres. Et donc ici :




Eyes a également son clip. Tout en noir et blanc et presque épileptique :


vendredi 4 octobre 2013

[Track of The Day] Mondrian - Helsinki Messuhalli 1961

Après avoir évoqué 'My Record Collection is Better Than Yours Ep' (et toujours en écoute !), concentrons nous aujourd'hui sur le second Ep de Mondrian sorti cet été, 'Allergic to Rhythm'. Loin des sept chansons de son acolyte estival, cet Ep ne contient que trois chansons (et une cachée). Mais cela suffit déjà à mon bonheur.

Dans la droite lignée de 'Isn't It Fun', sorti chez Without My Hat Records (et à l'achat et à l'écoute ici), Mondrian déroule son savoir-faire pop avec ces pastilles que seuls semblent être capables de composer.

On notera notamment Helsinki Messuhalli 1961(en écoute aujourd'hui), petite douceur de balade aux notes de piano, au rythme (quoiqu'ils en disent) et à cette façon de construire le morceau qui sont tellement Mondrian.

La pochette est belle, les chansons le sont encore plus. Ces gens là sont parfaits. N'hésitez pas à les soutenir !

Album : Allergic to Rhythm
Année : 2013
Label : -

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En plus d'Helsinki Messuhalli 1961, en écoute dans le lecteur bleu à droite, voilà A Day Late and a Dollar Short, chanson qui ouvre 'Allergic to Rhythm Ep', une autre bien belle chanson des Mondrian :



Leur premier album 'Isn't It Fun', sorti en janvier dernier et qui a influencé largement cet 'Allergic to Rhythm Ep', est toujours en écoute ci-dessous (et à l'achat, 33-tours ou digital, à prix spécial !) :


jeudi 3 octobre 2013

[Track of The Day] Nils Frahm - Says

La première fois que j'ai entendu parler de Nils Frahms, c'était au début de l'année 2013. C'est Ninie Peaudchien, grande fan du monsieur, qui m'a initié. Et elle a bien fait.

De cet allemand de 31 ans, je ne sais pas grand chose à part que sa musique, pleine de piano et d'ambiant, est magnifique. Nils Frahm sort le 18 novembre son septième album, 'Spaces'. Le premier extrait, Says, dure 8mns, est totalement instrumental et mélange musique contemporaine, ambiante et électronique, dans une ambiance très atmosphérique et planante. La fin du morceau a des faux-airs de rampe de lancement pour un tube électro qui ne veut pas dire son nom.

Mais surtout, ce Says donne envie d'en savoir encore plus sur Nils Frahm. D'ailleurs, je vous laisse, j'ai du retard à rattraper.

Album : Spaces
Année : 2013
Label : Erased Tapes

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Says de Nils Frahm est également en écoute sur le soundcloud d'Erased Tapes. Et ci-dessous :



mercredi 2 octobre 2013

[Track of The Day] Aloe Blacc - Love is the Answer (feat. Pharrell Williams)

Je devrais parfois écouter les radios musicales à quelques émissions près (Ah, Label Pop...). Car je passe à côté d'informations importantes.
Prenez Aloe Blacc, auteur d'un second album brillant il y a déjà 3 ans, 'Good Things', chez Stones Throw, rempli de tubes (ce I Need a Dollar quand même). 
Il est la voix de Wake Me Up, chanson que je viens de découvrir et un des tubes de l'été qui vient de s'achever. En tout cas, si l'on en croit les 85 millions de vues de son clip sur youtube (on a les références que l'on peut en 2013).

Ce Wake Me Up est sur le nouvel Ep d'Aloe Blacc, mais cette fois sans le bourrinage technoïde du suédois Avicii. Et cela met encore plus en valeur cette chanson, très efficace, qui dans cette version est un tube évidemment.

En plus de Wake Me Up, trois autres inédits, qui annonce un nouvel album à venir  en 2014  Love is the Answer avec en featuring Pharrell « Je suis de partout cette année » Williams, Can You Do This (Aloe Blacc Meets The Black Keys new generation) et Ticking Bomb, black-blues sombre, parfaitement rythmé et aux chœurs profonds.

En résumé ? Un Ep de 4 titres, qui contient 3 tubes et une chanson parfaite. Grande classe.

Album : Wake Me Up
Année : 2013
Label : XIX Recordings

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Love is the Answer est également en écoute sur le soundcloud ci-dessous :


La version « pop » de Wake Me Up :



La version acoustique de Wake Me Up (différente de celle sur 'Wake Me Up Ep' donc ) :


En bonus, le clip du morceau d'Avicii, où vous pourrez apprendre que les gens de la campagne sont des ploucs, que le tatouage débile c'est génial, qu'on peut être fraîche après avoir fait la teuf toute la nuit, que le téléphone à acheter de toute urgence c'est celui là et pas celui des concurrents (c'est bien les placements produits, ils ne font même plus semblants de les cacher). Rien que ça ouais.


mardi 1 octobre 2013

Natti - Still Motion [APOS Music]

Cela fait bien trop longtemps que je n'ai évoqué dans ces pages des sorties hip-hop. J'ai l'impression de répéter cette phrase tous les six mois, mais quand même.  Ainsi donc, une envie dernièrement m'a poussé à chercher des informations sur l'actualité récente des CunninLynguists, groupe chéri de ces pages. Et là, j'apprends que Natti, un des emcee du groupe vient de se lancer en solo, trois ans après ces deux acolytes (Deacon the Villain avec Sheisty Khrist pour 'Niggaz With Lattitude', Kno seul sur 'Death is Silent').

Son premier album est sorti il y a une semaine, s'appelle 'Still Motion' et vaut le coup d'oreille. Dans une veine très CunninLynguiststique, à l'ambiance que j'ai trouvé particulièrement nineties, Natti réussi un petit tour de force avec un disque à la qualité remarquable.

Alternant morceaux lascifs et titres percutants et aux punchlines bien senties, 'Still Motion' est une grande réussite aussi bien par le flow de Natti, ses influences (black, jazz, pop), ses samples, que par l'intelligence de ses featurings qui ne viennent jamais vampiriser des chansons mais plutôt se mettre vraiment au service de leur hôte (notons les titres avec Freddie Gibbs et de Mino Slick), qui gère parfaitement son affaire.

Évidemment, et comme tout album hip-hop qui se respecte, Natti convoque du monde pour lui donner du répondant. Et naturellement, Deacon The Villain et Kno, ses deux acolytes des CunninLynguists sont de la partie. Et si les deux se relaient derrière la console, Deacon The Villain est le plus impliqué des deux, présent sur trois morceaux (et parmi les plus fameux) et produisant 80% de 'Still Motion'.

Tout du long, et à l'instar des albums des CunninLynguists, Natti insiste sur les mélodies, racées, ne tombant jamais dans une facilité qui ne lui irait de toutes façons pas au teint. On ressort en tout cas convaincu très rapidement par ce 'Still Motion', très CunninLynguists dans l'esprit, mais qui a sa vraie touche. Un disque qui est plus qu'une mise en bouche pour le prochain album des CunninLynguists, prévu pour 2014. (Sortie : 24 septembre 2013)


Son :
Acheter 'Still Motion' de Natti sur le bandcamp des CunninLynguists
(Pour info, l'album est au prix de 14.79€, frais de port en France compris)


 
Trois chansons de 'Still Motion' de Natti en écoute aujourd'hui : le tube du disque Bright Lights Big City, le très CunninLynguists Architecture (feat. Sha Stimuli & Substantial) et le sublime Gospel-hop Underground Railroad (feat. Mino Slick) :