jeudi 30 octobre 2014

[Track of The Day] M. Ward - Here Comes The Sun Again (4-track demo)

Il va falloir nous y faire : la mode est à la réédition à tout crin. Le moindre disque qui a 10 ans se voit offert un lifting général, l'occasion - officiellement - de célébrer un disque marquant et surtout - officieusement, quoique - de faire repasser à la caisse quelques fans en leur promettant monts et merveilles à travers un cd bonus de versions alternatives et autres démos pas toujours passionnantes.

Espérons que ce ne sera pas le cas de cette fois ci. Car c'est désormais M. Ward qui a droit à son tour à cette fâcheuse tendance. Bon, Merge fête les « presque dix ans » vu que l'album original est sorti en février 2005 et que cette réédition sortira le 2 décembre prochain. Mais comme ils n'ont pas décidé de ressortir son plus vilain album, peut-être même son meilleur, 'Transistor Radio' (même s'il y a duel avec 'Transfiguration of Vincent'), on laisse passer.

Cette réédition contiendra l'album original ainsi qu'un cd bonus rempli de, notamment, quatre morceaux inédits, ainsi que diverses démos. Un premier extrait des dites démos vient de voir le jour, celle de Here Comes The Sun Again.

Cette chanson dans sa version originale est déjà bien belle, lente et mélancolique. Mais cette démo en montre un autre visage : plus rapide, dépouillée, sans piano et avec une simple guitare, elle voit M. Ward qui murmure presque sur certains passages dérouler sa composition avec une joli souffle.

Mais je vous vois venir. Vous allez me dire : « mais pourquoi s'obstine t-il donc à parler d'une réédition qui fait la part belle à un système qu'il trouve ridicule ? ». Parce que déjà je n'ai pas beaucoup de logique. Ensuite parce cette démo est belle. Et puis parce que je n'avais pas mis mes oreilles sur ce disque depuis bien trop longtemps, que je suis en train de le faire en ce moment même et que Fuel For Fire est toujours une aussi grande chanson... Et enfin parce qu'on ne sait jamais, il y a bien ici ou là quelques personnes qui n'ont pas écouté 'Transistor Radio', un des grands albums des années 2000.

Et à ceux-ci je conseillerais une chose : courez chez votre disquaire, achetez la version d'origine de cet album de 2005, elle se suffit bien à elle-même.

Album : Transistor Radio
Année : 2014
Label : Merge Records

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En écoute dans le lecteur Grooveshark bleu à droite.

La version de Here Comes The Sun Again est également en écoute sur le soundcloud de Merge Records :



La version originale de Here Comes The Sun Again est quant à elle ci-dessous :


mercredi 29 octobre 2014

[Track of The Day] Gulcher - Cocktails

A quelques jours du concert de Gulcher au Chinois à Montreuil, et après The Upper Hand, Velvet Trees, Up Against The Wall, The Wittiest Game ou encore Alarm-Clock Lovers, plongeons nous aujourd'hui dans Cocktails, dixième et dernière chanson de l'album du même nom de Gulcher.

Un titre qui aime prendre son temps. Un début lent, limite lancinant, mais qui prend au fil des mesures une belle ampleur, notamment dans sa partie finale « à tiroir », qui prouve que Gulcher a décidément beaucoup de cordes à son arc.

Une chanson à (re)découvrir dans le lecteur grooveshark et que vous pourrez découvrir sur scène ce samedi 1er novembre donc, au Chinois (Métro Croix de Chavaux (Ligne 9), Montreuil), avec MiNORS (qui eux devraient débouler avec quelques nouveaux morceaux qui, pour ceux qui ont eu la chance de les écouter, promettent beaucoup) et Basile Farkas. Un concert dont l'entrée est toujours gratuite. Dites, on se voit là-bas ?


https://www.facebook.com/events/1500602283521086/


Album : Cocktails
Année : 2014
Label : Without My Hat Records

Écouter / Acheter


En écoute dans le lecteur Grooveshark bleu à droite.


Cocktails, la chanson qui donne son nom à ce second album de Gulcher est également en écoute sur le bandcamp du groupe :



Quant à l'album, il est toujours en écoute sur ce lien.    
Il est également à l'achat sur le même lien (13€, frais de port inclus, ou 8€ en digital), mais également chez tous les bons disquaires, de Gibert à la Fnac, de Starter à votre disquaire de quartier. 


Profitez en également pour réviser avant samedi. Tiens, au hasard, avec Julia :



https://www.facebook.com/events/1500602283521086/

mardi 28 octobre 2014

Foxygen - ... And Star Power [Jagjaguwar]

L'an dernier, le troisième album de Foxygen 'We Are the 21st Century Ambassadors of Peace and Magic' (rien que ça) avait été une belle surprise, malgré ses défauts éparpillés ici et là qui m'avaient empêché de tomber totalement sous le charme de ce duo de Los Angeles.

Une année plus tard, revoilà les Foxygen, toujours chez Jagjaguwar. Sauf que cette fois, leur nouvel album dure deux fois plus longtemps que le précédent : 82 mns et 24 morceaux, excusez du peu !

Devant l'annonce, j'ai freiné rapidement des quatre fers,  pensant que les défauts de 'We Are the 21st Century Ambassadors of Peace and Magic' allaient se multiplier à l'envie sur une aussi longue durée. Et les premières critiques plutôt sévères ne m'ont pas poussé à chercher plus loin.

Un jour, chez mon disquaire favori, '... And Star Power' faisait office de fond sonore. Et j'ai été assez surpris d'être justement agréablement surpris. Et depuis, cet album tourne très régulièrement chez moi.

Cette nouvelle sortie de Foxygen c'est un concept album, genre fourre-tout nawakesque entre folk brinquebalant, rock 60s lo-fi, chansons acoustiques sublimes, glam-rock séduisant, psychédélisme à tous les étages, le tout emballé dans une production dégueulasse mais qui va bien à l'ensemble.

Un disque à la linéarité quasi-inexistante (la première partie se tient globalement), qui souffle le chaud et le froid, capable d'une première partie impeccable (jusqu'à la 12è chanson c'est impeccable, avec en point d'orgue la partie « Star Power » et ses 4 chansons enchainées), de quelques chansons largement dispensables (Cold Winter/Freedom et ses 6mns insupportables, pour ne citer qu'elle) et d'une fin parfaite (Everybody Needs Love notamment).

'...And Star Power' est un disque sans doute trop long (quelques jams psychédéliques dispensables), n'est pas à comparer à 'Wowee Zowee' et 'The Beatles' (pour ne citer que deux des albums sans grande unité musicale mais à la classe absolue), et est rempli de références ; difficile de ne pas penser à Thurston Moore sur 'Tree Outside The Academy' avec cette voix d'enfant sur Cold Winter / Freedom, aux Ramones sur 666, notamment dans la façon de chanter, ou à beaucoup de groupes pop des 10 derniers années (Star Power III: What Are We Good For).

Mais '... And Star Power' des Foxygen a un charme indéniable. Ce côté foutraque, ces nombreuses chansons qu'on dirait enregistrées en 1972, tout ceci fait de '... And Star Power' est un sacré disque. Un album qui a plein de défauts, mais qui sont au final peut-être sa principale force. (sortie : 14 octobre 2014)

Son : 
'... And Star Power' de Foxygen est en écoute chez Spotify et Deezer
Le site officiel de Foxygen

Acheter '... And Star Power' de Foxygen



Dans le lecteur grooveshark, vous pouvez écouter Everybody Needs Love, une des très grandes chansons de '... And Star Power', en mode montagne russe et délirante à souhait.
En plus, trois autres morceaux de ce nouvel album de Foxygen :

How Can You Really, certifié tube de '... And Star Power' :




Cosmic Vibrations, certifié second single de '... And Star Power' :



Et enfin, finissons par le clip de Coulda Been My Love :


lundi 27 octobre 2014

[Track of The Day] Kid Koala and Emiliana Torrini - Nightfall (Pale Blue)

Du réalisateur canadien Jason Reitman, on se souvient surtout de 'Juno', joli film indépendant, bien aidé par une BO de haute volée où se côtoyaient Kimya Dawson, Belle and Sebastian, The Velvet Underground ou encore Sonic Youth. Mais pour moi, il y a surtout 'In The Air', chef d’œuvre poignant qui m'avait totalement bouleversé à l'époque aussi bien par son histoire que la justesse du jeu d'acteur que de la réalisation.

Cinq ans et deux films (que je n'ai pas vu) plus tard, Jason Reitman revient avec un nouveau long métrage, 'Men, Women and Children', nouvelle comédie dramatique, qui ne semble pas avoir les faveurs des critiques - ni du public - jusque là, mais qu'on pourra découvrir en France le 10 décembre prochain.

Sur la bande originale de 'Men, Women and Children' (film qui traite des rapports humains dans une société hyper-méga connectée comme la notre - la bande-annonce plus bas vous donnera une idée), on pourra retrouver un ancien ambianceur de nos oreilles dans les années 2000, Kid Koala, artiste perdu de vue depuis belle lurette, même si sa présence sur 'Deltron 3030 - Event II' l'avait rappelé à mon bon souvenir.

Cette fois, il s'allie avec la toujours sublime Emiliana Torrini pour un Nightfall (Pale Blue) très éthéré, vaporeux, atmosphérique et triste, que l'on aurait également pu imaginer dans les cordes vocales d'un crooner. Une chanson loin des scratchs et des productions qui ont surtout fait le succès de Kid Koala dans le passé.

Une chanson qui fermera la bande-originale du film, dans laquelle on pourra retrouver des morceaux de Four Tet (Unicorn) ou Bob Dylan (Wigwam) ainsi que des compositions originales de Bibio, qui semble être l'ordonnateur de l'emsemble. Et à lire le tracklisting, on a la confirmation de ce que l'on pouvait pressentir : on ne devrait pas rigoler des masses à regarder 'Men, Women and Children'.

Album : Men, Women and Children Original Soundtrack
Année : 2014
Label : Warner Bros

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Nightfall (Pale Blue) est également en écoute sur le soundcloud d'Emiliana Torrini :



La bande-annonce de 'Men, Women and Children' est disponible quant à elle ici :



mercredi 22 octobre 2014

[Track of The Day] Les Gordon - Isolé

Il semble intarissable. Non content d'être une des deux têtes de proue de Mondrian, non content d'avoir lancé avec Roman Oswald le projet Singapour (toujours en écoute ici), Les Gordon s'est également lancé en solo, et depuis de nombreux mois déjà, que ce soit via des compositions originales ou des remixes en pagaille.

Dernière sortie en date, 'Saisons Ep', un disque qui combine d'une façon très habile ses passions de la musique électronique et des mélodies lumineuses. Il y a d'ailleurs un peu de Mondrian dans ces trois morceaux, la faute à la guitare qui accompagne chacun d’entre eux. Les boucles, les clappings et les samples font le reste du travail, notamment sur l'imparable Isolé (en écoute aujourd'hui).

Sur soundcloud, où est en écoute ce 'Saisons Ep', Les Gordon a classifié sa musique en "chillout". Soit. Hé bien, chilloutons donc.

Album : Saison Ep
Année : 2014
Label : -


En écoute dans le lecteur Grooveshark bleu à droite.

Isolé est également en écoute sur le soundcloud de Les Gordon ci-dessous :


Mieux, c'est tout le 'Saisons Ep' que l'on peut découvrir sur soundcloud, mais aussi ci-dessous :



mardi 21 octobre 2014

[Track of The Day] Gulcher - Velvet Trees

Après Up Against The Wall, The Wittiest Game, The Upper Hand et Alarm-Clock Lovers, plongeons nous dans Velvet Trees, nouvel extrait de 'Cocktails' de Gulcher.

Une chanson placée en 2è position sur l'album, dont l'intro très Oasis laisse rapidement la place à une basse imparable. Très bien produite, avec son très rond, elle est faite de rupture avec ce refrain presque sautillant qui conclue des couplets presque langoureux.
En quelques sortes, Velvet Trees est la chanson qui donne le ton de 'Cocktails'. A (re)découvrir sur le lecteur grooveshark bleu ci-contre.

J'en profite également pour vous rappeler que la date du 1er novembre arrive à grand pas ! Comme déjà évoqué dans ces pages, le 1er novembre prochain Gulcher et MiNORS se produiront le même soir, sur la scène du Chinois, à Paris. Oui, deux groupes de Without My Hat Records !

L'entrée est gratuite et on compte sur votre présence, car l'affiche est belle. Et venez dire bonjour et partager une bière (ou plus).

https://www.facebook.com/events/1500602283521086/

Album : Cocktails
Année : 2014
Label : Without My Hat Records

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Velvet Trees est également en écoute sur le bandcamp ci-dessous :




Pour finir, un extrait du 45-tours de MiNORS, 'Night Birds Lurking'. Et la chanson du même nom :



https://withoutmyhatrecords.bandcamp.com/music

lundi 20 octobre 2014

[Track of The Day] Allo Darlin' - Bright Eyes

Troisième album pour la bande d'Elizabeth Morris, et troisième belle réussite. Et qui voit Allo Darlin' changer de braquet. Du twee-pop de ses débuts, Allo Darlin' a décidé de rendre sa musique plus indie-pop que tout, en donnant une tonalité nerveuse, notamment sur la face-B.

'We Come From The Same Place' est un disque surprenant et à deux visages. D'un côté, il y a toutes ces belles chansons pop, que l'on pourrait qualifier de bluette, dans un style très Belle and Sebastian, et qui happent l'auditeur dès les premières secondes (au premier rang desquelles Heartbeat, History Lessons et surtout Crickets in the Rain).

De l'autre, il y a ces morceaux plus enlevés, voire nerveux pour le coup. Difficile de ne pas ressortir les tubes évidents que sont Bright Eyes (qu'Elizabeth Morris partage avec le guitariste du groupe Paul Rains), Half Heart Necklace ou encore Romance and Adventure qu'on dirait avoir été écrites par Laura Veirs.
Au dessus de ces compositions, il reste la voix d'Elizabeth Morris, les histoires qu'elle raconte (globalement positives et heureuses : elle est amoureuse et cela s'entend), sa façon de prononcer les « I Know »,...
Et tout en haut de tout cela, il y a les mélodies qu'Allo Darlin' égrène à merveille sur ce disque dont il m'est difficile depuis quelques jours de me passer...


Album : We Come From The Same Place
Année : 2014
Label : Fortuna Pop/Slumberland

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Bright Eyes est également sur le bandcamp d'Allo Darlin' et ci-dessous :



Autre chanson forte de 'We Come From The Same Place', Half Heart Necklace est à déguster ci-dessous :




Enfin pour finir, ce petit bijou qu'est Crickets in the Rain :


vendredi 17 octobre 2014

[Track of The Day] Rivulets - Ride On, Molina

N'y allons pas par quatre chemins : 'I Remember Everything' est une des plus belles choses que j'ai eu entre les oreilles cette année. Nouvel album de Rivulets, 'I Remember Everything' peut se targuer d'avoir reçu les éloges d'Alan Sparhawk. Rien que ça.

Il faut dire qu'un des leaders de Low connait son affaire en matière de slowcore. Et celui de Rivulets, notamment sur ce disque, est parfait. Ténébreux, mélodique, dépressif, lancinant, tout y est. 
Alternant parties électriques et moments plus acoustiques, n'hésitant pas à faire dans le bref mais intense (Carry You et ses 71 secondes), ou dans le long et poignant (Ride On, Molina ou la chanson hommage à Jason Molina disparu l'an dernier : une belle montée électrique de plus de 7mns, qui aurait sans nul doute plus au Songs: Ohia qu'il fut), 'I Remember Everything' est un disque d'une sombre et fatale beauté. Très bien construit (on n'imagine pas une chanson à une autre place dans le tracklisting tant tout s'enchaîne avec une grande facilité), il prend aux tripes et transporte, malgré tout le désespoir qu'il peut charrier... 

Une grande réussite, une de plus même tant la discographie de Rivulets est déjà remplie de disques de grande qualité (voir ici et ). Ah, dire que j'ai eu l'opportunité de possiblement/peut-être (notez le conditionnel) sortir la version cd de cet album...

Album : I Remember Everything
Année : 2014
Label : Jellyfant Records

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Ride On, Molina est également en écoute sur le bandcamp de Rivulets et ci-dessous :


En plus de Ride On, Molina, une autre chanson à écouter : I Was Once a Handsome Man:
 

jeudi 16 octobre 2014

[Track of The Day] Baden Baden - J'ai Plongé Dans Le Bruit

Il y a 18 mois, une Ninie de bon goût me faisait découvrir Baden Baden, groupe parisien comme son nom ne l'indique pas, via son premier album 'Coline'. Un disque de pop, aux belles mélodies, lumineuses et travaillées, aux tubes nombreux (réécoutez 78 ou Evidemment pour vous en convaincre), avec un chant alternant - et plutôt très bien d'ailleurs - français et anglais.

Baden Baden reviendra officiellement début 2015. Quand précisément ? On n'en sait trop rien. Mais l'album devrait être une nouvelle fois distribué par Naïve ce qui pourrait promettre une belle exposition.

En fait, tout ce que l'on sait de ce nouveau disque de Baden Baden, c'est qu'il contiendra J'ai Plongé Dans Le Bruit, un premier morceau qui voit le groupe opter pour un chant en français. Quant à la mélodie, c'est une petite sœur légitime de celles que l'on pouvait trouver sur 'Coline', tout autant lumineuse et mélancolique.

Baden Baden ne devrait pas changer de cap. Et c'est tant mieux. Ces jeunes gens de Baden Baden ont un joli talent d'écriture et semblent avoir encore pas mal de choses à raconter sur ces sonorités là. Grand bien leur fasse.

Album : -
Année : 2015
Label : Starlite Rec.

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J'ai Plongé Dans Le Bruit est également en écoute sur le soundcloud de Baden Baden et ci-dessous :


mercredi 15 octobre 2014

[Track of The Day] Vinc2 - Into Oblivion (Lisa Germano cover)

Vinc2 est un artiste français dont je dois parler depuis... pfu, je ne sais même plus. A chaque fois, je me suis promis de dire un mot de ses différentes sorties et puis j'ai remis ça à plus tard, foutu ses chansons sur la pile des disques à chroniquer. Comme un idiot en somme.

Parce que Vinc2 mérite que l'on parle de lui. Avec une discographie déjà fournie (trois albums), il revient avec un Ep et deux reprises, très atmosphériques, dans un esprit Sigur Ros, groupe qu'il vénère.

Pas étonnant d'ailleurs qu'il reprenne, en ouverture, Indian Summer, une chanson de Jónsi and Alex, un des projets parallèles du chanteur de Sigur Ros.
Mais le vrai bonheur est la reprise de la grande Lisa Germano, artiste dont on ne dira jamais assez de bien.

Vinc2 reprend Into Oblivion, chanson que l'on pouvait trouver sur 'In the Maybe World' de 2006, et lui donne un aspect très aérien. Et si la voix de Jaana Palonen n'est pas celle de Lisa Germano, elle n'en reste pas moins très belle et la magie opère pourtant de façon saisissante.

Un bien bel Ep de la part d'un artiste discret, qui n'a sans doute pas la reconnaissance qu'il mérite. Espérons qu'il l'obtienne finalement via ce très réussi 'Indian Summer / Into Oblivion Ep' qui est en téléchargement libre sur son bandcamp, en mode « pay what you want ».

Album : Indian Summer / Into Oblivion Ep
Année : 2014
Label : -

Acheter (en pay-what-you-want)


En écoute dans le lecteur Grooveshark bleu à droite.


Into Oblivion est également en écoute sur le bandcamp de Vinc2, ainsi qu'Indian Summer, la première chanson de cet 'Indian Summer / Into Oblivion Ep' :



Into Oblivion, par Lisa Germano cette fois-ci, est en écoute ci-dessous :



Enfin, la version originale de Indian Summer, par Jónsi and Alex, est en écoute ci-dessous :

mardi 14 octobre 2014

[Track of The Day] Paradis - Garde le Pour Toi

Attention : grosse claque. Et tout ça grâce à Pierre une nouvelle fois. N'écoutant pas de radios musicales, je ne sais pas si cette chanson de Paradis passe sur les ondes, mais le titre a l'air d'avoir déjà beaucoup tourné (près de 500 000 écoutes sur soundcloud). Il n'empêche, je découvre et j'en prend plein la tête.

Paradis donc, duo français composé de Simon Mény et Pierre Rousseau qui devrait sortir dans quelques mois son premier album, après deux maxis en 2011 et 2012 (et que je n'ai pas encore écouté). Mais le passé n'est pas vraiment le propos ici. Non, ici il est question de Garde Le Pour Toi, single sorti cet été et qui fait mon début d'automne...

Beat-électro pour un titre carrément pop-house et chanté en français, Garde Le Pour Toi est une chanson imparable ; mais surtout, elle est classe jusqu'au bout des ongles, imagée avec une pochette des plus jolies. Hâte de découvrir les sorties passées de Paradis, et encore plus impatient d'écouter leur premier album : ce titre langoureux et mélancolique est une sacrée claque. Ah, la musique française en ce moment...

Album : Garde le Pour Toi (Single)
Année : 2014
Label : Barclay

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En écoute dans le lecteur Grooveshark bleu à droite.

Garde Le Pour Toi est également en écoute sur le soundcloud de Paradis :



Garde Le Pour Toi a aussi droit à son clip, très réussi aussi :


lundi 13 octobre 2014

[Track of The Day] Arandel - Section 11

En 2010, Arandel débarquait de nulle part, chez InFiné Records et sortait 'In D.', premier album remarquable, électronique sans l'être, dont chacun des morceaux n'étaient composés qu'avec des instruments classiques. Et le résultat était grandiose.

Quatre ans plus tard, Arandel revient avec un deuxième album, toujours chez InFiné Music. Il s’appellera 'Solarispellis' et verra le jour le 24 novembre prochain. Et il y a quelques jours, Arandel et InFiné ont mis en écoute un premier morceau.

Il s'appelle Section 11 (un titre à la Polyphonic Spree) et autant le dire tout de suite, ce premier titre ne semble pas suivre l'ambition du premier album tant il semble avoir été composé avec des instruments plus électroniques (mais ma connaissance étant limitée, je ne m'avancerais pas à l'assurer, sait-on jamais).

Section 11 a un côté beats 8-bits, presque cheap, mais dont le résultat sonne bien. Déroutant, pour sur quand on a aimé le premier album, mais aussi intriguant. A suivre...

Album : Solarispellis
Année : 2014
Label : InFiné Music

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En écoute dans le lecteur Grooveshark bleu à droite.


Section 11 est également en écoute sur le soundcloud d'Arandel :


Quant à 'Solarispellis', il a droit à un - court - teaser, visible ci-dessous :

vendredi 10 octobre 2014

[Track of The Day] Gulcher - Alarm-Clock Lovers

Si 'Cocktails' était sorti en vinyle, on aurait dit d'Alarm-Clock Lovers qu'elle ouvrait la face-B de l'album. On dira ici simplement qu'elle est le cœur même de l'album de Gulcher.

Avec son intro très « Oasis », Alarm-Clock Lovers est une chanson aux deux visages. Très rock, pesante, les deux mains bien ancrées dans la guitare d'un côté ; sautillante, légère et pop de l'autre. Et la fin de Alarm-Clock Lovers est peut-être la fin de chanson que je préfère sur 'Cocktails'. A (re)découvrir dans le lecteur grooveshark à droite, ou plus bas.


Je profite de l'occasion pour vous dire qu'un joli concert se profile à l'horizon très prochain. Et qu'il a le bon gout de proposer non pas un mais deux groupes de chez Without My Hat Records !




Ainsi, le 1er novembre prochain, au Chinois, Basile Farkas ouvrira les hostilités pour MiNORS et Gulcher. Tout est gratuit et la soirée devrait être belle. Je compte sur vous ami(e)s parisien(ne)s (ou simplement de passage sur Paris) pour venir faire un coucou, avaler une bière et profitez de cette soirée qui promet beaucoup !

Gulcher + MiNORS + Basile Farkas - 1er novembre 2014
LE CHINOIS
6, Place du Marché
93100 Montreuil 
Métro Croix de Chavaux (Ligne 9) / Sortie Place du Marché


Album : Cocktails
Année : 2014
Label : Without My Hat Records

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En plus du lecteur Grooveshark, Alarm-Clock Lovers est également en écoute sur le bandcamp de Without My Hat Records :




Il est également à l'achat sur le même lien (13€, frais de port inclus, ou 8€ en digital), mais également chez tous les bons disquaires, de Gibert à la Fnac, de Starter à votre disquaire de quartier. 


Et toujours en écoute, Up Against The Wall dans sa version single :


jeudi 9 octobre 2014

[Track of The Day] Fear of Men - Descent

Quatuor de Brighton, Fear of Men son deuxième album 'Loom'. Groupe à côté duquel j'étais passé l'année dernière. Et que j'aurais aimé découvrir sur scène lors de la première soirée de 'Heart of Glass, Heart of Glass' il y a quelques semaines de cela si un périphérique lyonnais embouteillé comme rarement m'en avait laissé la possibilité.

Fear of Men fait dans l'indie-pop pleine de guitare, mais qui a une chose que les autres n'ont pas : Jessica Weiss ; et surtout sa voix. Sa particularité ? Elle rappelle étrangement celle de Trish Keenan, chanteuse de Broadcast, disparue il y a bientôt quatre ans. D'ailleurs, Fear of Men, et cette similarité dans la voix aidant, me fait penser à un Broadcast pop, avec ce souci évident pour la mélodie, avec une rythmique d'une grande force, une production aux oignons et des guitares ne tombant jamais dans la surenchère. Sur certains passages, on jurerait presque entendre un croisement entre The Magnetic Fields et Broadcast (America).

Mieux, sur Atla, la toute dernière chanson de 'Loom', tout en acoustique, il y a ce côté anti-folk, comme si une version féminine de Jeffrey Lewis avait fricoté avec Kimya Dawson. Décidément, ces jeunes anglais ont tout pour plaire.

Album : Loom
Année : 2014
Label : Kanine

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Descent est également en écoute sur le soundcloud des Fear of Men et ci-dessous :




America, la chanson qui me fait penser à une rencontre entre les Magnetic Fields et Broadcast :



Luna, une des chansons de 'Loom', a également sa version française. Objectivement, on ne comprend pas grand chose à ce qu'elle peut raconter, mais c'est très mignon :


Enfin, Fear of Men s'est osé à une reprise de Ty Segall sur la face-b de leur single Tephra :



mercredi 8 octobre 2014

[Track of The Day] NehruvianDoom - Great Things

Depuis combien de temps n'avais-je pas écouté un album sorti des usines de Lex Records ? Je ne me souviens même plus. Pourtant, Lex était un des labels de hip-hop les plus enthousiasmants qui soit à sa création, tout accroché qu'il était (au départ) à Warp Records.
Des albums remarquables (le 'Hope' des Non Prophets, le 'Sleep No More' de Dj Signify), essentiels (le 'Ghetto Pop Life' de Danger Mouse and Gemini, le Hymie's Basement) en passant par quelques singles épatant (ne serait ce que le New New York de Tes). Et puis... plus rien. Pour ainsi dire que je ne sais même plus pourquoi j'ai arrêté de les suivre (peut-être pour la même raison que j'ai considérablement réduit mes découvertes hip-hop) alors que j'ai gardé mon amour pour Stones Throw.

Bref, tout cela pour dire qu'en plus d'avoir lâché Lex Records, j'ai également un peu délaissé MF Doom, devenu avec le temps peu emballant dans des collaborations pas forcément dingues. Mais je continue à avoir toujours de l'affection pour ce gars, parce qu'il a du talent, parce que ses premiers albums sont toujours aussi formidables. Et parce que je ne désespère pas un jour de voir enfin paraitre un Madvillain II (à ce propos, il faut lire absolument l'excellent reportage de pitchfork sur l'album qui vient de fêter ses 10 ans "Searching for Tomorrow: The Story of Madlib and DOOM's Madvillainy").

D'ailleurs, celui-ci pourrait (notez le conditionnel) ne plus être très loin. La preuve avec son nouveau projet qu'il vient de sortir avec un jeune rappeur pas encore majeur, Bishop Nehru, sous le nom de NehruvianDoom (un grand classique chez lui : DOOMStarks, DangerDOOM, JJ DOOM, MaDOOM, et j'en oublie sûrement).

Pourquoi donc un peu d'espoir ? Parce que Madlib est impliqué sur au moins un morceau de cet album, même si l'ensemble est produit par MF Doom lui-même. Mieux, on parle d'une production de Madvillain. C'est peu mais déjà ça.

Quant à l'album 'NehruvianDoom' (à la pochette plus gentillette que ce à quoi nous a habitué MF Doom), il est très court (31 mns, 9 morceaux dont 1 intro), où Doom enchaîne les productions comme à la belle époque des 'Special Herbs' (d'aucuns parleront de sonorités resucées), avec des sons soignés (très jazzy et soul) et des samples de voix d'un autre âge qu'il a toujours affectionnés. C'est Bishop Nehru qui tient le micro quasiment tout du long et il est d'ailleurs plutôt convaincant avec une voix loin de celle d'un adolescent et un flow sûr de lui. Mais les meilleurs passages restent tout de même quand les deux rappent ensemble.

Aucune chance que ce disque vienne titiller la Sainte Trinité - solo - de MF Doom ('Operation: Doomsday', 'Vaudeville Villain' et 'Take Me to Your Leader') mais si l'ensemble est un peu trop bavard (les samples évoqués sont presque le troisième emcee de l'album) pour un disque de cette durée là, le tout tient la route, est plus que plaisant et s'avère finalement de meilleure facture à chaque nouvelle écoute grâce notamment à une très belle partie finale (dont ce Great Things en écoute aujourd'hui).

Album : NehruvianDOOM
Année : 2014
Label : Lex Records

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En plus de Great Things, trois autres morceaux en écoute. Attention, ces trois morceaux sont amputés des parties samples de la fin, d'où une durée bien moindre que sur l'album 'NehruvianDOOM'.

Commençons par Caskets où MF Doom contrôle la situation avant que Bishop Nehru finisse le travail sur une production dans une grande tradition Doom-ienne :




Puis Disastrous, produit par Madlib et fignolé par MF Doom :



Pour finir, OM où les voix se répondent plus qu'ailleurs sur l'album :


mardi 7 octobre 2014

[Track of The Day] MONO - Recoil, Ignite

Quand les japonais de Mono reviennent aux affaires, ils ne font vraiment pas dans la demi-mesure. Deux albums, rien que ca sortiront le même jour : 'The Last Dawn' et 'Rays of Darkness'.
Deux pochettes proches mais à en croire les deux premiers extraits (un pour chaque disque) pas d'opposition Yin/Yang. Pas de calme/tempête. Non. Que ce soit Where We Begin ou Recoil, Ignite, les guitares et les fûts martelés sont de sortie.

La seule différence notable se jouerait sur l'utilisation ou non de sonorités plus orchestrales. A priori, 'Rays of Darkness' en sera dépourvu, une première depuis 15 ans. D'ailleurs, des deux albums, c'est celui-ci qui titille le plus ma curiosité.

Le premier extrait Recoil, Ignite est en effet monstrueux et le groupe annonce même « 'Rays of Darkness' it's MONO's blackest album ever », ce qui veut promet vu que le groupe n'est pas spécialement connu pour son « Jo' le rigolo ». Si l'on ajoute à cela la présence de Tetsuya Fukagawa, leader d'Envy, vous imaginez bien qu'on devrait être en présence d'un album très sombre. Tant mieux, c'est comme cela qu'on a toujours aimé MONO.

Album : The Last Dawn / Rays of Darkness
Année : 2014
Label : Pelagic (UE) / Temporary Residence (US) / Magniph (Japon)

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Recoil, Ignite, premier extrait de 'Rays of Darkness' est également en écoute sur le soundcloud de MONO :



En écoute également Where We Begin, premier extrait du premier album 'The Last Dawn' :

lundi 6 octobre 2014

[Track of The Day] Sophia - It's Easy to be Lonely

Le week-end fut bon ? Le sourire que vous affichez ce matin en partant recommencer une énième semaine de travail n'est pas feint ? Vous êtes heureux ? Tout va bien dans votre vie ?  Alors un conseil : quittez ce blog immédiatement et n'écoutez pas la chanson du jour.

Car aujourd'hui dans ces pages, il est question de Sophia. Sophia ou le groupe le plus dépressif du monde, avec ses chansons pleines de mélancolie et de paroles tristes.

Vendredi, de passage chez mes parents, je suis retombé sur un stock de vinyles que je croyais avoir perdu à jamais dans un de mes nombreux déménagements récents. Le genre de surprise agréable.

Dans le lot, il y avait le LP de 'There Are No Goodbyes' de Sophia, sorti en 2009 et dernier album en date du groupe de Robin Proper-Sheppard (cinq ans déjà !). Un disque dans la lignée de ce qu'a toujours sorti le groupe. A la réécoute, le temps n'a pas altéré la beauté de cet album. Ni la tristesse insondable qui s'en dégage, faite de cœurs brisés, de ruptures et d'amours perdus.

Histoire de continuer dans la même lignée, j'ai voulu en savoir plus sur l'actualité de Sophia. Il s'avère que le groupe a sorti un nouveau single en février dernier. Une chanson dont rien que le titre vous fait comprendre que Sophia n'a pas changé : It's Easy to be Lonely. Tout un programme.

Musicalement, It's Easy to be Lonely est une chanson d'une longue montée, où les chœurs et les guitares finales envoient l'ensemble de bien belles sphères. Mais mieux qu'un long discours, lisons plutôt Robin Proper-Sheppard, car c'est lui qui en parle mieux que quiconque : « It's Easy to be Lonely has sad lyrics (but somehow strangely positive and uplifting), lots of guitars, strings, french horn, group "choir" vocals... basically it's pure Sophia...» Voilà tout est dit : du Sophia comme on l'aime.

Alors ce n'est pas joyeux certes. Mais n'oubliez jamais : les plus belles chansons sont toujours les plus tristes. Toujours.

Album : -
Année : 2014
Label : -

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It's Easy to be Lonely est également en écoute sur le bandcamp de Sophia et ci-dessous :

vendredi 3 octobre 2014

[Track of The Day] Ólafur Arnalds - Epilogue

Après quatre chansons résolument entrainantes, place à la douceur et au calme afin de rentrer tranquillement dans le week-end qui arrive.
Ólafur Arnalds vient de publier sur son soundcloud 'The Invisible Front Ep', trois chansons qui sont la bande originale d'un documentaire consacrée à la résistance armée (dans les pays de l'Est) contre l'Union Soviétique, de 1940 à la chute du bloc.

A en croire IMDb, ce documentaire est à voir (note de 8.5/10). Et j'ose croire que la musique d'Ólafur Arnalds n'y est pas pour rien. Car la musique de chambre qu'il égrène sur les 12 mns de ces trois morceaux est magnifique. Elle l'est à tel point qu'elle me rappelle énormément Max Richter et son chef d’œuvre (qui fête d'ailleurs ses 10 ans ces jours-ci) 'The Blue Notebooks'.
On sent bien que les cordes qui font vivre 'The Invisible Front Ep' n'habillent pas des images de joie et de grâce, mais la délicatesse avec laquelle elles sont jouées les font flotter et planer. Et que dire de ce piano caressé sur Epilogue, le titre en écoute aujourd'hui...

Alors oui, Ólafur Arnalds ne change pas son fusil d'épaule. Mais il continue à faire chavirer les âmes (en tout cas la mienne) et à mettre tous les poils de mes bras au garde à vous. Et rien que pour ça, j'ai envie de lui envoyer pleins de cœurs avec les doigts...

Album : The Invisible Front Ep
Année : 2014
Label : -


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Epilogue, le troisième et dernier morceau de 'The Invisible Front Ep' est également en écoute ci-dessous :




Mieux, tout 'The Invisible Front Ep' est en écoute sur le soundcloud d'Ólafur Arnalds (et ci-dessous) mais également en téléchargement gratuit (la petite flèche noire là, à droite) :


jeudi 2 octobre 2014

[Track of The Day] Singapour - Paris SA

Cette semaine dans ces pages est finalement très française. Après un inédit d'Aline, après The Upper Hand tirée du 'Cocktails' de Gulcher, place à Singapour, un groupe français et bien connu de ce site.

Car Singapour n'est ni plus ni moins qu'un projet parallèle des deux principaux leaders de Mondrian. Ils s'échappent le temps d'au moins une chanson des chansons pop-folk très mélodique qu'ils savent si bien composer (et ce n'est pas 'Isn't It Fun' qui dira le contraire) pour s'embarquer dans une aventure (en français !) electro-pop.

Et cette première chanson s'adresse à la ville lumière. S'ouvrant par le célèbre « Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré ! » du Général De Gaulle, Paris SA (pour Société Anonyme) est une déclaration d'amour désabusée à la ville lumière, jugez plutôt : « Paris Société Anonyme/Capitale de douleurs/Je te porte dans mon cœur/Traite-moi comme de la merde/Je t’aime comme une tumeur/Paris Société Anonyme/ ». Un « je t'aime moi non plus » bien senti.

Serti de beats, lo-fi sans l'être, et n'oubliant jamais la mélodie (ni le banjo !), l'ensemble est une première pierre savamment travaillée. Curieux de savoir où ce Singapour là va bien nous mener...

Album : -
Année : 2014
Label : -


Paris SA est également en écoute sur le soundcloud de Singapour :

mercredi 1 octobre 2014

[Track of The Day] Gulcher - The Upper Hand

La chanson la plus actuelle de 'Cocktails' de Gulcher est sans conteste The Upper Hand : commencer une chanson en 2014 par « I Lost My Job Again Today », vu la situation économique de la France ces derniers mois, il fallait oser.

Au-delà de la futilité de cette remarque, The Upper Hand a tout pour plaire. Et le fait en trois temps. D'abord par une intro avec une basse à tomber et une mélodie qui désarçonne. Ensuite, il y a ce synthé qui annonce un break très riffeur toujours soutenue par une basse voluptueuse. 
Enfin, il y a cette dernière minute, alors que l'on croit la chanson terminée, sorte de résumé des 180 secondes précédentes, et ces chœurs qui répètent « How does it feel ?» avant que le silence ne reprenne ses droits (une fin qui me fait penser aux Beatles, dans l'esprit plus que dans la musicalité).

C'est donc tout cela à la The Upper Hand. Préparez-vous à la fredonner plus que de raison. Au chômage ou non.

Album : Cocktails
Année : 2014
Label : Without My Hat

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En écoute dans le lecteur Grooveshark bleu à droite.

The Upper Hand est également en écoute ci-dessous :




Il est également à l'achat sur le même lien (13€, frais de port inclus, ou 8€ en digital), mais également chez tous les bons disquaires, de Gibert à la Fnac, de Starter à votre disquaire de quartier. 

Toujours en écoute, Julia, second single dont il est assez difficile de ne pas tomber amoureux :