vendredi 30 mars 2018

[Track of The Day] The Gallant Club - Dear Lost Kingdom

Échappé de Gulcher, Alexander Faem a repris depuis sa route en solo, qu'il arpente depuis des années déjà.
Lors de la sortie de son 'O'Cangaceiro' (2015) chez Without My Hat Records, il avait découvert une bande de jeunes talentueuse, dont il avait fait son groupe de scène. Des jeunes qui convenaient parfaitement à « l’ancien » qu'il est et avec qui il pouvait donner plus que jamais corps à ses compositions.

C'est de cette association qu'est né ce nouveau projet, The Gallant Club, où Alexander Faem s'associe à Clément Juttel pour présenter '10 Great Shower Songs' ; un album qui fait cohabiter amoureusement guitare, basse et synthés.

Naviguant entre New Order, Pet Shop Boys (Dear Lost Kingdom), Bloc Party (Let's Play) voire les Magnetic Fields de Stephin Merrit, entièrement chanté en anglais (le fameux french-accent restant discret), '10 Great Shower Songs' est en tout cas un album résolument efficace (on peut dénombrer quatre tubes potentiels). Et qui ne devrait être que la première pierre, The Gallant Club ayant déjà de la suite dans les idées.

Album : Ten Great Shower Songs
Année : 2018
Label : Chantage


En écoute dans les playlists Spotify et Deezer à gauche

En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Dear Lost Kingdom de The Gallant Club est également en écoute ci-dessous :



Autres chanson tirées de ce 'Ten Great Shower Songs' de The Gallant Club, voilà Let's Play et What You See :





Pour finir, le bien joli clip de Dear Lost Kingdom de The Gallant Club :



jeudi 29 mars 2018

[Track of The Day] Donald Pierre - (Elle est partie) Ma Panthère

Alors qu’on est sans nouvelle d’Aline depuis 'La Vie Electrique' (2015), Romain Guerret reprend son envol en solo, cette fois sous le nom de Donald Pierre. « Reprend son envol » oui, car il avait sorti en 2007 sous le nom Dondolo un épatant premier album nommé 'Dondolisme' (réédité en 2015 par Gonzaï Records) avant de créer Young Michelin, vite devenu Aline à la suite d'un différend avec la marque au Bibendum.

Avant des choses sans doute plus conséquentes, c’est un premier single qu’il délivre, au format face-A/face-B dont (Elle est partie) Ma Panthère est la face lumineuse et tubesque.

Moins « bip, boum, clic, bloum, bloum » et Houellebecq-ien que lors de ses aventures Dondolonienne, (Elle est partie) Ma Panthère est marquée par la variété des années 80. Donald Pierre alterne entre chant (le refrain) et talk-over (les couplets, où il arrive à placer le mot « épicanthus », sans doute une première dans l'histoire de la chanson française). Et bien que plus synthétique, on retrouve ici le charme des productions d'Aline, ses mélodies et ses belles guitares.

Album : (Elle est partie) Ma Panthère
Année : 2018
Label : Absolute Management

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), (Elle est partie) Ma Panthère de Donald Pierre est en écoute via son clip ci-dessous :



mercredi 28 mars 2018

[Track of The Day] Tunng - Flatland

Disparu des radars depuis 2013 après un 'Turbines' sans intérêt et loin de la magie des deux premiers albums, les auteurs de Bullets ont décidé de relancer la machine Tunng ; et au complet s'il vous plaît.

Le premier extrait de ces retrouvailles s'appelle Flatland et est prometteur, retrouvant cette folktronica qu'ils affectionnaient tant. Remplie de petits détails, de sonorités organiques qui leur semblent propres, et de jolis mélanges de voix, il s'avère même une belle surprise.
Le souci, c'est que depuis 'Comments of the Inner Chorus', Tunng ne tient pas la longueur d'un album (oui, Bullets écrasait trop 'Good Arrows' pour le rendre passionnant). Ne reste donc plus qu'à espérer que Flatland ne soit pas un coup d'épée dans l'eau. Et qu'ils aient vraiment su, à l'image de la pochette de ce single, recoller les morceaux de leur inspiration.

Album : -
Année : 2018
Label : Full Time Hobby

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Flatland de Tunng est également en écoute ci-dessous :


Le même Flatland de Tunng, mais dans sa version youtube :



mardi 27 mars 2018

[Track of The Day] Insecure Men - Burried in the Bleak

Encensé un peu de partout (et notamment chez nos amis anglais et d'outre atlantique), le premier album d'Insecure Men, nouveau groupe formé de Saul Ademczewski et Ben Romans-Hopcraft (respectivement ex-membres de Fat White Family et Childhood, deux groupes dont je n'ai jamais écouté la moindre production), ne me semble pas être le sauveur de la pop annoncé.

Orné d'une pochette singeant les photos des dirigeants nord-coréens, le disque est un mélange d'influences diverses et variées. Il y a de tout ici : du MGMT (Teenage Toy, I Don't Wanna Dance (With My Baby)) comme du Bill Ryder-Jones (All Women Love Me), du Mercury Rev (Burried in the Bleak), du Casiotone for the Painfully Alone voire du Empire of The Sun ; leur synth-pop va même chercher quelques influences vers Hawai sur Heathrow (où ils semblent revisiter Silent Night).
Le problème c'est que si cela tient la route, les Insecure Men n'arrivent pas vraiment à apposer leur patte, rendant l'ensemble sans véritable identité.

Versant autant dans le cheap que le travaillé, évoquant des sujets délicats, ce premier album des Insecure Men n'est sans doute pas le disque de l'année. Pour autant, il y a des choses à prendre ici. Notamment Burried in the Bleak, superbe chanson qui clôt l'affaire de fort belle manière.

NB : Ce premier album d'Insecure Men a toutefois convaincu énormément de critiques. Citons celle de Pop News et de The Quietus.

Album : Insecure Men
Année : 2018
Label : Fat Possum

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Autre chanson tirée de ce premier album d'Insecure Men, voilà Teenage Toy, leur premier single :

lundi 26 mars 2018

[Track of The Day] The BV's - `´`´`´`´`´

Découvert via Kleine Untergrund Schallplatten (à vos souhaits), le label qui aura sorti (en Europe) l'excellent 'Blue Field' de The Luxembourg Signal, faisons place à The BV's, groupe originaire autant de Augsbourg en Allemagne que de Falmouth en Angleterre, auteur l'an passé d'un premier album tout à fait recommandable, 'Speaking From a Distance', pour qui aime le shoegaze en tout cas.

Quelques mois plus tard, The BV's viennent de remettre le travail sur l'ouvrage en proposant 'Interpunktion Ep'. Un disque à la pochette qui pique les yeux et qui s'ouvre sur Enough, très pop, presque twee (qui fait plus ou moins le lien avec leur premier album) et Dazed Hair.
Ces deux chansons devaient finir en face-A et B d'un 45-tours. Et puis, à la suite de quelques sessions d'enregistrements, The BV's a changé son fusil d'épaule pour y ajouter trois morceaux aux noms bizarres (»»»»»»»»», `´`´`´`´`´ et B../), enregistrés en une prise.

Trois titres instrumentaux qui voient le groupe lorgner - notamment - vers un post-rock plutôt calme, sans explosion, à l'instar de Dazed Hair. Et comme les mélodies sont belles, le résultat est forcément de qualité. La preuve avec le nerveux `´`´`´`´`´ (prononciation au choix) en écoute aujourd'hui.

Album : Interpunktion Ep
Année : 2018
Label : Kleine Untergrund Schallplatten


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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), `´`´`´`´`´ de The BV's est également en écoute ci-dessous :


Autre morceau de ce 'Interpunktion Ep' de The BV's, voilà Dazed Hair : 


lundi 19 mars 2018

[Track of The Day] Ruler - Petrified

Continuons dans les découvertes avec Ruler, nom de scène solo de Matt Batey, qui se lance dans une aventure solo après avoir été (ou toujours être) membre de différents groupes. Âgé de 30 ans et originaire de Seattle, son premier album s'appelle 'Winning Star Champion' et sortira fin mai prochain chez Barsuk, le label de Nada Surf.

Mais nous sommes en 2018, et l'album commence déjà à dévoiler quelques titres, comme ce Petrified, qui ouvrira le tout. Une chanson très Barsuk pour le coup, années 90 en ligne d'horizon, et une voix qui n'est pas sans rappeler celle de Ben Gibbard de Death Cab For Cutie.
De façon surprenante également, ce 'Winning Star Champion' ne contiendra pas Not Your Friend, chanson pourtant mise en ligne tout début janvier (et en écoute plus bas). Et si cela signifie qu'elle a été écartée au dernier moment, vu sa qualité (et son tempo plus langoureux que Petrified), on peut se dire que le premier album de Ruler, homme qui a 20 ans ne comptait pas s'éterniser dans le monde de la musique, vaudra quelques écoutes.

Album : Winning Star Champion
Année : 2018
Label : Barsuk

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Petrified de Ruler est également en écoute ci-dessous :



Not Your Friends, chanson donc qui ne se trouvera pas sur 'Winning Star Champion' de Ruler, est cependant en écoute ci-dessous :



lundi 12 mars 2018

[Track of The Day] Shannon & The Clams - The Boy

Avec sa pochette divinement désuette (d'aucuns qualifieront de dégueulasse, et on ne pourra pas dire grand chose), Shannon & The Clams (groupe dont je découvre l'existence) n'est pas là pour changer la face de la musique.

Tout au plus elle veut renverser son cours, et la faire revenir à une époque depuis longtemps révolue. Car le quatuor d'Okland en Californie, sur 'Onion' (son cinquième album) retourne au début des années 60, entre rock'n'roll, doo-wop, surf pop voire soul.

Marqué par la tragédie du Ghost Ship Warehouse en décembre 2016 à Okland (qui fit 36 victimes), 'Onion' est un disque qui retourne aux sources de la pop musique actuelle, qui sonne très juste, bien aidé en cela par Dan Auerbach, un des deux Black Keys - dont le travail sur le Lasan de Michael Kiwanuka avait été remarqué dans ces pages.

Rappelant aussi bien les Beatles (évident sur The Boy) et assimilés que les girls group de l'époque, ce nouvel album de Shannon & The Clams, s'il se perd en route, n'en est pas moins une franche réussite, nostalgique mais pas rétrograde tant les titres qui s'y trouvent sont de qualité. Et nul doute que si elles avaient vu le jour il y a 55 ans, certaines des chansons présentes ici auraient terminé, en français, dans la bouche d'un Richard Anthony ou d'un Johnny Hallyday.

Album : Onion
Année : 2018
Label : Easy Eye 

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), The Boy de Shannon & The Clams est également en écoute via leur clip ci-dessous :



Autre chanson tirée de 'Onion' de Shannon & The Clams, voilà Backstreets, la chanson qui ouvre 'Onion' :

 

Enfin, voilà Did You Love Me, chanson presque soul de Shannon & The Clams :



mardi 6 mars 2018

[Track of The Day] Aidan Moffat & RM Hubbert - Cockcrow (feat. Siobhan Wilson)

La semaine dernière, nous fêtions les 17 ans de 'The Red Thread', somptueux album d'Arab Strap (s'il est besoin de le rappeler).

Quelques jours plus tôt, un des deux membres du feu-meilleur groupe de Glasgow se lançait dans une nouvelle aventure. Car si Arab Strap est mort de sa belle mort (quand bien même une tournée pour les 20 ans de leur formation est venu raviver leur souvenir), Malcolm Middleton et - donc - Aidan Moffat ne chôment pas depuis 2006.

Moins en vue que son compère rouquin (dont j'ai évoqué toutes les sorties je pense dans ces pages), Aidan Moffat et son accent écossais à couper au couteau continue de multiplier les collaborations, entrecoupées d'albums solos sortant dans un anonymat toujours sidérant. Cette fois, il s'associe avec RM Hubbert, autre pensionnaire du label Rock Action, pour un album à venir le 11 mai prochain qui s’appellera 'Here Lies The Body'.

Sur le premier extrait, Cockcrow (qui n'a aucun sens coquin vu que cela signifie « aube », mais on notera quand même que Aidan Moffat préfère ce mot à « dawn » ou « daybreak »), Aidan Moffat allie sa voix avec celle de Siobhan Wilson pour un duo aux paroles où la nostalgie est de mise. RM Hubbert quant à lui est s'occupe du reste, silencieusement et brillamment.

Parfaite mise en bouche pour un album très attendu par ici, Cockcrow est aussi la meilleure preuve qu'une chanson sympathique peut devenir somptueuse en quelques secondes.

Album : Here Lies The Body
Année : 2018
Label : Rock Action

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Cockcrow de Aidan Moffat & RM Hubbert, avec la voix de Siobhan Wilson, est en écoute via son clip ci-dessous. Un clip porté par Jack Webb, danseur de ballet de Dundee :



vendredi 2 mars 2018

[Track of The Day] Justin Timberlake - Say Something (feat. Chris Stapleton)

Voyez-vous, à l’heure que j’écris ces lignes, je suis - gentiment - saoul. Oh, rien de bien fou. Juste ce qu’il faut pour être joyeusement las et ne rêver que d’aller se coucher.
Et avant d’aller rejoindre ce coquin de Morphée, je me suis dit que j’allais écrire une bafouille et le Say Something de Justin Timberlake est apparu comme une évidence.

Aussi enthousiasmé par la mélodie que le formidable clip réalisé (en un plan séquence !) par Arturo Perez Jr. et la Blogothèque (voir absolument plus bas), j’avais mis de côté cette chanson. Quel intérêt d’en parler dans ces pages puisque beaucoup l’avait évoquée ? Quel intérêt d'évoquer un titre qui doit être multi-diffusé en radio (je n'écoute pas les radios musicales, je n'en ai aucune idée) ? Et puis, un coup dans le nez, je me suis dit que tout est tellement parfait ici qu’il aurait été dommage de ne pas mettre quelques mots dessus. Ah, les joies de l’alcool.

Say Something donc, un ensemble pop et presque folk, où Justin Timberlake invite Chris Stapleton (countryman originaire du Kentucky) pour un résultat simple mais diablement efficace autant qu’entêtant, portée par une production fine et absolument parfaite.

'Man of the Woods' qui contient Say Something, je ne l’écouterais sans doute jamais. Surtout quand je lis les critiques qui le descendent à grands coups de paragraphes. Mais Justin reste Timberlake : un artiste talentueux comme ce n’est pas permis et capable de fulgurances imparables. En ce jeudi soir fatigué, je ne demande pas mieux.

Album : Man of the Woods
Année : 2018
Label : RCA

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Say Something de Justin Timberlake est à écouter et surtout à voir via son clip ci-dessous :