lundi 30 décembre 2019

Bilan 2019 : Top 15 « 7", Ep, Compilations & Rééditions »



Parce qu'on est le 30 décembre. Parce que le futur est à portée de main (oui, 2020, c'est vraiment le futur. En tout cas pour le moi de 1990 qui n'allait pas tarder à découvrir le collège). Et parce que j'aime ces traditions de « tops annuel » où les classements se bousculent un peu de partout (et dans tous les domaines) et où, quoique peuvent bien en dire les grincheux, on y découvre beaucoup de choses (la preuve ici), il est temps de passer au bilan 2019 de cette année musicale, et une nouvelle fois, en quatre étapes : une première (aujourd'hui) consacrés aux formats courts et aux compilations/rééditions. Une seconde, mercredi au petit matin, avec les 50 chansons de l'année, pile pour se remettre de sa gueule de bois. Et enfin, vendredi et dimanche, avec le classement des 40 meilleurs albums sortis ces 365 derniers jours. Le tout en toute subjectivité, évidemment.

Mais comme le veut la coutume, partageons quelques tops de blogs/sites amis (ou non) qui ont de belles choses à partager ou à découvrir :
Le top albums de la rédaction de Benzine
Le top album de La Musique à Papa
Le top 50 de Benoit, le créateur de Benzine, chez Hop-Blog

Cette année 2019 aura été une grande année pour les Ep, ces extended-play, trop courts pour être des albums, trop longs pour être des singles. J'ai l'impression qu'on revient un peu à ce format, assez parfait à mon sens (mon morceau musical préféré se trouve sur un Ep), et c'est tant mieux. D'ailleurs, comme je l'explique plus bas, si je m'entêtais moins à différencier les formats, nul doute qu'un des disques de la sélection ci-dessous se serait retrouvé quasiment tout en haut de mon top général. Quinze disques se trouvent ci-dessous, quelques beaux singles, des Ep renversants et une triplette de compilations/rééditions à écouter sans jamais s'en lasser. 
Au bas de ce papier se trouve, comme toujours, un lecteur pour écouter une chanson de chacun des disques chroniqués, histoire de se faire une idée de ce dont il est question. Bonne lecture et bonne(s) écoute(s) !

Bilan 2019 :
Top 50 « Chansons »
Top 40 « Albums » (20-01)
Top 40 « Albums » (40-21)


7"

Olivier Rocabois - Ship of Women / Somewhere in a Nightmare [-]
Un des 45-tours les plus romantiques de l’année qui soit. Olivier Rocabois, leader de All If, se lance en solo sous son propre nom et balance deux très belles chansons, pleines de cordes et de mélodies pop ouvragées, et Bowie en diable. Ouaté tout plein.


Sufjan Stevens - Love Yourself / With My Whole Heart [Asthmatic Kitty]
Parce qu’on ne se refait pas. Parce qu'un top sans Sufjan Stevens serait surprenant dans ces pages. Parce que les mélodies sont là. Parce que Sufjan Stevens ne sort que rarement des 45-tours. Parce que la bonne cause (les profits a été reversé à la cause LGBTQ+). Parce que Love Yourself (chanson écrite en 1996) est sans doute une des chansons de l’année.


Extended Play (Ep)


Accident - Dernier Voyage Ep [Little John]
Duo composé des cousins de Romain Guerret d’Aline, Accident est un charmant voyage synthétiques, hypnotique et d’une certaine idée de la pop à la française, avec de belles guitares qui viennent embellir le tout.


Daphni - Sizzling Ep [Jiaolong]
Alors que Caribou devrait revenir avec un nouvel album en 2020, il ne fallait pas passer à côté de 'Sizzlin', nouvel Ep de Daphni, son « moi électro », remix à l’efficacité folle de Paradise, obscur groupe des Bermudes de 1981. Daphni augmente le rythme et transforme le groove, le funk voire le disco de Paradise en un ensemble dancefloor, presque house, auquel il est difficile de résister

Dry Cleaning - Boundary Road Snacks and Drinks Ep [It’s Ok]
Post-punk un peu arty, qui ne fait pas dans l'épate et qui ne recherche pas le tube à tout prix, porté par une voix qui chante moins qu’elle ne parle, presque détachée, Dry Cleaning est une des révélations anglaises de l’année. Deux Ep à ce jour, l’album ne devrait plus tarder.
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Hold Your Horses - Datsusara Ep [-]
Découvrir Hold Your Horses par leur dernier Ep avant fermeture, c’est tout de même ballot. Parce ce 'Datsusara Ep' est en tous points charmant, ambitieux, orchestré, presque orchestral par moments, aux petits détails ravissants, aux mélodies, chœurs et voix attachantes, lorgnant autant vers Silver Mt Zion que Modest Mouse ou le Arcade Fire des débuts. RIP.


Jaune - La Promesse Ep [-]
Il m’aura fallu un état comateux pour rentrer dans ce disque du batteur de Frànçois And The Atlas Mountains. Anodin au premier abord, il s’avère d’une classe folle avec son électronica mélancolique, ses trouvailles mélodiques et ce chant en français rappelant celui d’Albin de la Simone. Un des disques les plus écoutés de l'année par ici.


Papercuts - Kathleen Says Ep [Slumberland Records]
Parce que Kathleen Says était une des chansons les plus réussies de 'Parallel Universe Blues', leur album de 2018. Parce Comb In Your Hair est une nouvelle composition à la classe folle. Parce que la reprise de Blues Run The Game de Jackson C. Frank est un joli tour de force, mettant à jour la version qu'aurait pu sortir le Velvet Underground s'il s'était attelé à la tâche à l'époque.  Tous ces « parce que » vous donne un des plus beaux Ep de l’année.


Satellite Jockey - Modern Life Vol. 3 Ep [Another Record / AB Records / Montagne Sacrée Records]
Les lyonnais de Satellite Jockey finissent leur triptyque 'Modern Life' (voir ici et ) avec un dernier Ep de haute volée, qui plonge la tête la première dans les années 70, rend hommage à Olivia Tremor Control, amène un soupçon de musique du monde, tout en ne perdant rien de sa musicalité. Une des aventures discographiques les plus parfaites de ces dernières années.


Richard Youngs & Raül Refree - All Hands Around the Moment Ep [Soft Abuse]
Si Richard Youngs a sorti un album solo cette année, c’est vers cet Ep réalisé avec Raül Refree qu’est allé tout mon intérêt. Sans doute parce que plus voluptueux et arrangé, 'All Hands Around The Moment' est un très beau voyage folk très habillé, où les cordent de chaque instrument vivent comme jamais.


Wych Elm - Rat Blanket Ep [Post Mortem Records]
Si je ne m’entêtais pas à différencier les « formats courts » des « formats longs » dans ces billets de bilan annuel, nul doute que ce premier Ep des anglais de Wych Elm aurait figuré sur mon podium 2019, tant son Pixies meets Breeders meets l’indie/alt rock fin 80s/début 90s est formidable. Alors, à défaut de mieux, on parlera de la plus grande révélation de l’année. Mais quel disque !


COMPILATIONS / REEDITIONS


Bob Dylan - The Rolling Thunder Revue: The 1975 Live Recordings [Columbia/Legacy]
Bob Dylan - Travelin’ Thru, 1967 – 1969: The Bootleg Series Vol. 15 [Sony/Legacy]
Cette année, deux coffrets ont permis de plonger à nouveau dans le passé glorieux de l'américain. Tout d'abord celui consacré à la tournée de 1975. De cette période, Sony avait déjà sorti en 2002 un Bootleg Series, le numéro 5, absolument génial, retranscrivant à merveille cette période où Dylan embarqua avec lui qui voulait bien se joindre à lui toute une ribambelle de musiciens, de chanteurs et d'amis (Joan Baez, Allen Ginsberg, Joni Mitchell, Mick Ronson, entre beaucoup d'autres) pour écumer les scènes des Etats-Unis avec un spectacle moins concert traditionnel que véritable music-hall. Dix-sept plus tard, et à l'occasion de la sortie du film de Martin Scorsese sur cette tournée de 1975 ('Rolling Thunder Revue: A Bob Dylan Story'), Sony publie l'ensemble des concerts enregistrés à l'époque, soit 14 disques. C'est faramineux oui, vertigineux aussi, et sans doute réservé aux fans, mais le résultat est très ennivrant.
Le second coffret est plus folk/country et moins exhubérant, mais tout aussi intéressant car il s'agit des enregistrements de Dylan à Nashville, entre 1967 et 1969. Et sur trois disques s'étalent des sessions pour 'John Wesley Harding', 'Nashville Skyline' et beaucoup de morceaux en duo avec Johnny Cash. Des moments d'histoire, forcément brillants. Ah, qu'il est doux d'être fan de Bob Dylan.



The Springfields - Singles 1986-1991 [Slumberland Records]
Totalement inconnu à mes oreilles, voilà The Springfields, groupe américain dont la courte carrière (de 1986 à 1991 donc) se voit compilée dans son entièreté par Slumberland Records. De l’indie-pop de la fin des années, tantôt jangle, tantôt power, toujours mélodique et dont on ne s’étonnera pas qu’elle fut le temps d’un single publiée par Sarah Records. Ca fait un trésor caché de moins et ce n’est pas le plus médiocre, loin de là.



Various Artists - Come On Up to the House: Women Sing Waits [Dualtone]
Evidemment, je ne suis pas le mieux placé pour considérer si cette compilation a du sens ou pas : je ne connais pas l'oeuvre de Tom Waits. Pour autant, porté par la version incroyable de justesse de Georgia Lee par Phoebe Bridgers, ce disque de 12 reprises - exclusivement féminines donc - aura commencé à m'entrouvrir les portes de l'univers de l'américain. Les puristes trouveront peut-être à redire, mais l'ensemble a une sacrée gueule.


Comme promis, voilà quelques players vous permettant d'écouter une chanson issue des quinze disques présentés ci-dessus : Spotify, Deezer et donc Soundsgood, ci-dessous et qui regroupe les plateformes Apple Music, Qobuz, Napster, Soundcloud, Youtube, (en plus de Spotify et Deezer). Bonne(s) écoute(s) !




Bilan 2019 :
Top 50 « Chansons »
Top 40 « Albums » (20-01)
Top 40 « Albums » (40-21)


vendredi 27 décembre 2019

[Track of The Day] Dan Oxenberg, Bear Galvin + Friends (Pillow Mt. Conspiracy) - Troubled Waters (Brûler Les Ponts)

Alors que  2019 est sur le point de tirer sa révérence et avant d'en tirer un bilan des plus subjectifs (à partir de lundi dans ces pages), terminons l'année par un dernier billet, consacré au dernier disque découvert en date (qui a dit que les tops de l'année ne servaient à rien ?), celui de Dan Oxenberg, Bear Galvin + Friends (Pillow Mt. Conspiracy), 'Early Abstractions, Vol. 1'. Une sorte de compilation qui regroupe des enregistrements des années 90, des années 2000 et d'autres plus récents, mais qui a surtout tous les beaux atours d'un album tant la cohésion de l'ensemble est épatante.

Un disque à la belle simplicité mélodique, à la production lui donnant un cachet comme venu d'un passé lointain, où chansons folk cabossées, lumineuses, susurrées, aux accents parfois blues, croisent et se mêlent avec des morceaux plus expérimentaux, mais tout autant mélancoliques. Et qui donnent, comme le dit si bien three:four records dans la présentation de ce 'Early Abstractions, Vol. 1', « une raison supplémentaire de croire que les fantômes sont parmi nous et qu'ils n'en finissent plus de mourir d'amour ». 'Early Abstractions, Vol. 1' ou un très beau disque que n'aurait sans doute pas renié publier feu Alien8 Recordings.

Album : Early Abstractions, Vol. 1
Année : 2019
Label : three:four Records


En écoute dans les playlists Spotify, Deezer et SoundsGood (Apple Music, Qobuz, etc) dans la colonne de gauche du blog

En plus des playlists Spotify, Deezer et SoundsGood (Apple Music, Qobuz, etc), Troubled Waters (Brûler Les Ponts) de Dan Oxenberg, Bear Galvin + Friends (Pillow Mt. Conspiracy) est également en écoute ci-dessous :



Autre chanson de Dan Oxenberg, Bear Galvin + Friends (Pillow Mt. Conspiracy) tirée de 'Early Abstractions, Vol. 1', voilà Under Dark Poplars qui rappelle par moment le formidable Tanakh :



mercredi 25 décembre 2019

Purple Mountains - Purple Mountains [Drag City]

J'ai parfois vu passer le nom de David Berman. J'ai plus souvent vu celui de son groupe, Silver Jews, revenir. Mais je ne m'y suis jamais arrêté, quand bien Stephen Malkmus, quand bien même Bob Nastanovich. Alors en août dernier, quand la mort de David Berman a été annoncée, je n'ai pas été spécialement touché. Mais les tombereaux d'hommages, de gens tristes à en pleurer, les témoignages bouleversés disant à quel point cet homme avait marqué leur vie, tout ceci m'a interpellé.

Quelques semaines plus tôt, j'avais écouté le premier album de Purple Mountains, nouvelle formation de David Berman qui revenait après un silence de près de 10 ans (et la séparation des Silver Jews). Une écoute rapide, parmi d'autres, vite expédiée, pas spécialement marquante, qui plus est dans un été qui commençait mal. Et puis est arrivé le 7 août, la tristesse des uns, les pleurs et l'incompréhension des autres. Et Purple Moutains s'est ré-imposé dans mes oreilles ; pour savoir qui était cet artiste qui avait touché et ému tant de personnes. Pour comprendre à côté de quoi j'étais passé passé ces 30 dernières années. En quelques écoutes, la réponse s'est présentée d'elle-même. On appelle ça un choc à retardement.

Car ce disque est d'une beauté transcendante. Par sa musique, indie-pop aux accents country, ses morceaux que David Berman construit et sait embellir au moment du refrain (superbe Nights That Won’t Happen), les fantômes qu'il convie (celui du Range Life de Pavement sur That’s Just the Way That I Feel et Maybe I’m the Only One for Me, deux chansons qui ont la même ligne mélodique,  ceux des Rolling Stones sur She’s Making Friends, I’m Turning Stranger), la chaleur qui se dégage de ses mélodies - avec invariablement une douce mélancolie en arrière-plan -, et la voix de David Berman, des tournures joliment troussées plein la bouche (« Ghosts are just old houses dreaming people in the night »), parfaite pour conter ces histoires empreintes de désespoir et de fatalisme.

Car s'il rend un hommage touchant à sa maman décédée (I Loved Being My Mother’s Son), 'Purple Mountains' est un album où il est question de peine, d'amertume et de tristesse (un sens encore plus aigu depuis le 7 août dernier) : que David Berman parle de sa rupture d'avec sa femme Cassie après 20 ans de mariage (She’s Making Friends, I’m Turning Stranger), de son incapacité désormais à être heureux (Maybe I’m the Only One for Me) ou de la fatalité qui semble l'habiter (« My every day begins with reminders I've been stranded on this planet where I've landed beneath this gray as granite sky. A place I wake up blushing like I'm ashamed to be alive » sur Margaritas at the Mall, tube indie en or massif du disque ; « I spent a decade playing chicken with oblivion, day to day, I'm neck and neck with giving in, I’m the same old wreck I've always been » sur le tristement prémonitoire That’s Just the Way That I Feel). 

Pour autant, le mélange des deux n'en fait un disque dépressif. Non, l'alliage est subtil et penche vers un ensemble d'où s'échappe une touchante mélancolie et une troublante sincérité. Surtout, 'Purple Mountains' est un album somptueux et majeur. Le genre de révérence sublime, à la 'You Want It Darker' de Leonard Cohen. Un disque qui préfigure en quelques sortes les évènements futurs, sans que nous ne nous en rendions vraiment compte sur l'instant. Et qui fait de David Berman un artiste pour lequel on ressent rapidement un amour immodéré - quand bien même (et c'est très perturbant) ce papier n'aurait sans doute jamais vu le jour sans sa disparition. (Sortie : 12 juillet 2019)

Plus :
'Purple Mountains' de Purple Mountains est en écoute sur le bandcamp du groupe
'Purple Mountains' de Purple Mountains est à l'achat sur le bandcamp du groupe
'Purple Mountains' de Purple Mountains est également en écoute sur Spotify et Deezer (notamment)
Beaucoup de beaux papiers ont été écrits suite au décès de David Berman. Mais si vous ne deviez en lire que deux pour comprendre à quel point cet homme touchait les gens, il faut lire ceux de Pauline Le Gall : l'un sur l'album 'Purple Mountains', écrit quelques jours avant son décès. L'autre publié quelques jours plus tard.

Trois chansons de cet album de Purple Mountains. Margaritas at the Mall, tube imparable de l'album (également en écoute dans les playlists Spotify, Deezer et SoundsGood (Apple Music, Qobuz, etc) dans la colonne de gauche de ce blog). Puis Nights That Won’t Happen et son sublime refrain. Et enfin That’s Just the Way That I Feel et son côté prophétique :






Pour finir, les deux clips de cet album de 'Purple Mountains' : Darkness and Cold et All My Happiness Is Gone :





EDIT : On vient de me faire découvrir le très bel éloge de Jeffrey Lewis, quelques jours après la disparition de David Berman, lors d'un concert en appartement. Jeffrey Lewis y parle de Berman, de sa joie de travailler avec lui pour pour concevoir la pochette de 'Purple Mountains', de sa réaction à l'écoute du disque (« It was the saddest most depressed and suicidal record I have ever heard. (...) When you hear this record, this is the work of a guy about to kill himself. The most hopeless depressed record that anybody ever made »), de ses échanges à ce propos avec Berman. Et du dernier message qu'ils se sont envoyés. Cela dure 8mns, c'est touchant au départ, bouleversant au final :



mardi 24 décembre 2019

[Track of The Day] Sambassadeur - Orustfjord

A l'heure où le réveillon de Noël se pare de ses beaux atours, où les familles se regroupent et rapprochent, il était temps de remettre le travail sur l'ouvrage, histoire de vous souhaiter de belles fêtes de fin d'années, mais aussi de finir 2019 en quelques chansons (avant de tirer un bilan plus complet sur une belle année musicale dans les prochains jours). Et quoi de mieux que cette belle chanson, Orustfjord, tirée de 'Survival', quatrième album en date de Sambassadeur, quatuor de Goteborg en Suède.

Un groupe inconnu à mon bataillon jusque là - même si la pochette d''European', leur album de 2010, ne m'était pas inconnue. Et une découverte que je dois à Eric Cléach qui demandait qu'on n'oublie pas, à l'heure de faire le bilan de l'année, le retour en flamme du quatuor, de retour après neuf ans d'absence. 

Et sachez-le, cette demande est plus que justifiée tant 'Survival', ses 8 chansons, ses 30 petites minutes, son indie-pop légère, mélancolique, rêveuse et mélodieuse, est un divin ravissement. Dont, donc, Orustfjord, morceau que l'on aimerait qu'il ne s'arrête jamais.

Album : Survival
Année : 2019
Label : European Records


En écoute dans les playlists Spotify, Deezer et SoundsGood (Apple Music, Qobuz, etc) dans la colonne de gauche du blog

En plus des playlists Spotify, Deezer et SoundsGood (Apple Music, Qobuz, etc), Orustfjord de Sambassadeur est également en écoute ci-dessous :


Premier single de 'Survival', voilà Foot of Afrikka de Sambassadeur :



jeudi 12 décembre 2019

[Track of The Day] The Harmaleighs - Sorry, I'm Busy

Tout en rondeur, voilà The Harmaleighs, duo de Nashville composé de Kaylee Jasperson et Haley Grant, bien loin de l'image d’Épinal qu'on peut avoir de cette ville américaine, considérée comme le berceau de la musique country.

De la country absente dans 'She Won't Make Sense' deuxième album de The Harmaleighs. Un disque essentiellement basé sur les problèmes d'anxiété et de panique qui habitent l'esprit de Kaylee Jasperson (Sorry, I'm Busy, en écoute aujourd'hui, l'exprime bien. La présentation de l'album par la même l'est aussi : « This record is a journey through my mind during a time of instability. It’s the story of recognizing the importance of my mental health, my attempt at “fixing” myself, and ultimately realizing that this isn’t something that just gets “fixed” »). 

Tout ceci est raconté sur des mélodies pop, toutes en rondeur, que The Harmaleighs sait rendre parfois nerveuses, s'autorisant une plongée dans des sonorités sixties (Don't Panic), conviant au studio un soupçon de guitares Harrisonienne (Anthem For The Weak) ou un peu de la voix d'Alanis Morissette. Joli et torturé.

Album : She Won't Make Sense
Année : 2019
Label : Nettwerk


En écoute dans les playlists Spotify, Deezer et SoundsGood (Apple Music, Qobuz, etc) dans la colonne de gauche du blog

En plus des playlists Spotify, Deezer et SoundsGood (Apple Music, Qobuz, etc), Sorry, I'm Busy de The Harmaleighs est également en écoute ci-dessous :


Autre chanson extraite de 'She Won't Make Sense' de The Harmaleighs, voilà Anthem For The Weak et ses guitares à la George Harrison :


Le clip de Sorry, I'm Busy de The Harmaleighs :


vendredi 6 décembre 2019

[Track of The Day] Vintage Crop - Guarantees

Alors qu'on essaie de nous faire croire depuis des années que « le travail c'est la vie et l'épanouissement personnel » pour mieux nous inciter à travailler toujours plus et à nous satisfaire de nos conditions sans trop l'ouvrir, saluons donc le dernier Ep (qui a bientôt un an) des australiens de Vintage Crop, 'Company Man Ep', pour se foutre allégrement de ce soit disant absolu (surtout celui de se retrouver assis à un bureau) qu'on veut faire entrer dans nos têtes et prouver par a+b et pas mal d'humour à quel point on serait sans doute plus heureux sans travail. Le disque anti-LinkedIn en quelque-sorte. Que demander de plus ?

Une découverte que je dois à Guilhem Denis qui vient de se lancer dans un calendrier de l'avant spécial Australie :

 
Un listing quotidien dans lequel on peut d'ores et déjà trouver Vintage Crop donc, mais aussi les formidables The Stroppies. Ok, ça manque de chocolat. Mais pas de saveurs.

Album : Company Man Ep
Année : 2019
Label : ANTI FADE records / Drunken Sailor Records


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En plus des playlists Spotify, Deezer et SoundsGood (Apple Music, Qobuz, etc), Guarantees de Vintage Crop est également en écoute ci-dessous :


Autre chanson de 'Company Man Ep' de Vintage Crop, voilà Stock Options :


jeudi 5 décembre 2019

[Track of The Day] The Briefs - She's The Rat

En ce jour de grève, peut-être pas générale mais tout au moins conséquente (et en tout cas annoncée comme telle), mettons donc une nouvelle fois un peu de punk dans nos oreilles avec le nouvel album de The Briefs, le premier en 15 ans.

Un groupe de Seattle, dont le disque des retrouvailles s'appelle 'Platinum Rats', compte 12 chansons et seulement 29 minutes au compteur. Et autant vous dire que le quatuor ne fait pas dans le langoureux mais a plutôt le pied bien appuyé sur l'accélérateur, ne ralentit jamais le tempo (les chansons s'enchainent même avec un imperceptible temps mort) et balance du riff à qui mieux mieux, sans oublier les mélodies (She's The Rat, en écoute aujourd'hui, Kid Laugh at You).

Album : Platinum Rats
Année : 2019
Label : Burger Records


En écoute dans les playlists Spotify, Deezer et SoundsGood (Apple Music, Qobuz, etc) dans la colonne de gauche du blog

En plus des playlists Spotify, Deezer et SoundsGood (Apple Music, Qobuz, etc), She's The Rat de The Briefs est également en écoute ci-dessous :



Autre chanson de 'Platinum Rats' de The Briefs, Dumb City est également en écoute ci-dessous :


mercredi 4 décembre 2019

[Track of The Day] The Chats - Pub Feed

Alors évidemment, ils sont passés à Lyon il y a quelques dimanches de ça. Évidemment, je n'y suis pas allé. Par flemme sans doute. Par dimanche surtout. Et en plus c'était gratuit. Mais je n'y étais pas.

Et c'est tout de même dommage parce que le punk-rock de ce trio australien n'invente rien mais le fait bien. Et leur single de mai dernier, Pub Feed, est une belle ode sincère à la « bouffe » que l'on sert dans les pubs, entre frites, viande saignante, bâtonnets de poulet, gras et sel, le tout saupoudré de ketchup, de moutarde et de pintes de bières : « All I want and all I need, all I crave is a good pub feed ».

Album : Pub Feed 7"
Année : 2019
Label : Bargain Bin Records


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En plus des playlists Spotify, Deezer et SoundsGood (Apple Music, Qobuz, etc), Pub Feed de The Chats est également en écoute ci-dessous :



Le clip de Pub Feed de The Chats :


lundi 2 décembre 2019

[Track of The Day] Jeffrey Lewis & The Voltage - LPs

Jeffrey Lewis en solo. Puis Jeffrey Lewis avec son frère Jack et Anders Griffen, Jeffrey Lewis & The Junkyard, Jeffrey Lewis & Los Bolts, Jeffrey Lewis & The Deposit Returners, maintenant Jeffrey Lewis & The Voltage : l’américain a décidément le chic pour faire tourner son backing band. Mais toujours continuer à faire ce qu’il aime.

Nouvel album pour l’anti-folkeux, 'Bad Wiring' n’est pas un disque très optimiste, tant Jeffrey Lewis y étale ses doutes, ses questionnements, son ennui voire une dépression latente (pas pour rien qu’une des chansons s’appelle Depression! Despair!) ; le tout sur quelques balades folk certes, mais surtout beaucoup de titres enlevés folk-rock ou lorgnant vers un certain (post) punk, qu’il habille de son débit toujours si rapide.

Plus que jamais conteur, tant il raconte des moments de vie, il en profite également pour composer LPs, longue chanson drôle et presque naïve sur son amour des vinyles (« And that's how I caught the disease I caught the disease for LPs »), son besoin de farfouiller dans les bacs à soldes à l’époque où le vinyle ne valait plus rien, de se désespérer du retour en flamme de ce format à des prix délirants avant de se lancer dans une collection de cds qui eux, ne valent plus rien désormais. Une chanson réussie et qui, forcément, parlera à beaucoup (et notamment à l'auteur de ces lignes).

NB : Pour en savoir plus sur ce bon nouvel album de Jeffrey Lewis, la chronique de Louder Than War est à lire.

Album : Bad Wiring
Année : 2019
Label : Don Giovanni Records


En écoute dans les playlists Spotify, Deezer et SoundsGood (Apple Music, Qobuz, etc) dans la colonne de gauche du blog

En plus des playlists Spotify, Deezer et SoundsGood (Apple Music, Qobuz, etc), LPs de Jeffrey Lewis & The Voltage est également en écoute ci-dessous :



Autre chanson tirée de 'Bad Wiring' de Jeffrey Lewis & The Voltage, voilà Depression! Despair! :



Le clip de LPs de Jeffrey Lewis & The Voltage est disponible ci-dessous :