lundi 8 février 2016

[Track of The Day] Jherek Bischoff and Amanda Palmer - Space Oddity (feat. Neil Gaiman) [David Bowie cover]

Après 10 mois de mise en sommeil, ce blog renait - une nouvelle fois - de ses cendres. Et pourtant, sur ces huit derniers mois, ce n'est pas l'envie qui a manqué de relancer l'affaire. Mais deux problèmes ont retardé ce retour.

Le premier est la fermeture de grooveshark. Depuis le premier jour (et c'est que ça commence à remonter !), j'ai toujours souhaité qu'il y ait ici une playlist de 15 titres, présentant les dernières chansons chroniquées dans ces pages. Histoire que bien qu'on vienne lire ici un papier sur tel ou tel artiste, on puisse potentiellement en ressortir avec un autre coup de cœur.

Avec la mort de grooveshark (devenue aussi inéluctable que logique), ceci était devenu impossible. Spotify, Deezer ou toutes les plateformes payantes ne faisant pas l'affaire (tout le monde n'est pas abonné à ces sites), il a donc fallu trouver un remplaçant.

Enfin, j'aurais aimé redémarrer au début de l'année 2016, mais la mort de David Bowie, que je croyais pourtant immortel, est venue modifier mes plans. Et ce dit mois de janvier s'est donc transformé en une célébration du grand David, que ce soit par le biais de ses œuvres (entre réécoute et vraies découvertes) ou celles qu'il a enfanté pour d'autres.

Il était donc tout naturel de redémarrer ce blog par une chanson en hommage à David Bowie. Et c'est Amanda Palmer qui s'y colle.
Amanda Palmer donc, chanteuse des Dresden Dolls (groupe dont je ne crois rien à avoir jamais écouté) et Jherek Bischoff (Parenthetical Girls, Xiu Xiu) viennent donc de sortir un Ep de reprises de quelques fameuses chansons de David Bowie.
Ainsi, au programme : Ashes to Ashes, Life on Mars (instrumental uniquement), Space Oddity (en écoute aujourd'hui), Heroes (en version originale et en version allemande) ainsi que Blackstar tiré de l'ultime album du même nom de Bowie (album que je n'ai pas encore osé écouter malgré les excellents retours). Six titres au total, et tous arrangés façon "string quartet". Il y a donc beaucoup de cordes (violons, alto, violoncelle), un peu de basse, de la guitare (Anna Calvi vient mettre la main à la patte sur Blackstar).

Et même si toutes ces cordes jouées dans une tonalité très haute peuvent fatiguer sur la longueur, l'ensemble est tout de même très réussi (mention spéciale pour Life on Mars, Space Oddity et Ashes to Ashes). On a vu pire hommage.

L'Ep (uniquement digital) coute 1$, et tous les bénéfices sont reversés entièrement (une fois les droits d'auteurs reversés à leurs nouveaux propriétaires) à la recherche contre le cancer.


Album : Strung Out In Heaven: A Bowie String Quartet Tribute
Sortie : 2016
Label : -

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 En écoute dans le lecteur 8Tracks à gauche.

 Space Oddity est également en écoute sur le lien bandcamp ci-dessous :



'Strung Out In Heaven: A Bowie String Quartet Tribute' est également à écouter dans son intégralité ci-dessous et à télécharger pour 1$ (au minimum) en cliquant là.




Enfin, pour finir sur David Bowie, je ne résiste pas au plaisir de partager cette vidéo totalement folle, réalisée par les Soulwax il y a 3 ans. Une vidéo d'une heure qui met en scène différents David Bowie qui passent à travers plusieurs tableaux évoquant la carrière du Thin White Duke, de ses débuts aux années 80. Et si le résultat visuel est épatant, le mix des meilleures (ou pas) chansons de Bowie est incroyable. C'est à voir et à écouter absolument (ci-dessous ou en cliquant là).



lundi 6 avril 2015

[Track of The Day] Jen Cloher - Needle In The Hay

Dans la lignée d'une Courtney Barnett dont le premier album vient de sortir (et sur lequel on reviendra sûrement vu qu'il semble réussi si l'on en croit les premiers retours), voilà Jen Cloher qui comme sa compatriote (elles sont toutes les deux australiennes) aiment les guitares.

Pourtant, contrairement à Courtney, la carrière de Jen Cloher a débuté il y a bien longtemps, en 2005, lorsqu'elle officiait dans un groupe qui portait son nom, Jen Cloher and the Endless Sea ; groupe avec lequel elle sortira trois albums.

De retour en 2013, et en solo, la voilà qui signe chez Milk! Records, le label de Courtney Barnett, pour un album remarqué de l'autre côté du globe ('In Blood Memory').

En 2015, Jen Clohen sort un split 7" avec Courtney Barnett, qu'elle ouvre même avec Needle in the Hay, chanson à guitares et Pavement jusqu'au bout des ongles (et pas que dans le chant).

Une belle occasion pour Jen Cloher de profiter de la nouvelle aura indie de sa boss de label, surtout que Needle in the Hay est une belle chanson.

Pas dit que beaucoup d'européens se procurent ce disque, tant le prix est élevé (et je ne compte pas les frais de port). Mais l'essentiel est ailleurs : l'Australie a lancé la relève. Elle est à guitare. Et féminine.

Album : Needle In The Hay / Swan Street Swagger Split 7"
Année : 2015
Label : Milk! Records

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En écoute dans le lecteur Grooveshark bleu à droite.


Needle in the Hay, face-A de ce single de Jen Cloher sorti avec Courtney Barnett, est également en écoute ci-dessous :



Le split 'Needle In The Hay / Swan Street Swagger Split 7"' est quant à lui en écoute complète (et à l'achat) ci-dessous :



jeudi 2 avril 2015

[Track of The Day] Alexander Faem - Samira n'y croit plus

https://withoutmyhatrecords.bandcamp.com/album/ocangaceiro

Après l'annonce et son court teaser, place à du concret. Voilà donc Samira n'y croit plus, le premier single du nouvel (et troisième) album d'Alexander Faem, 'O Cangaceiro'.

Le guitariste de Gulcher continue sa carrière solo après les remarqués 'L'Agent 238' (2009) et 'Bataille Royale' (2012). Ici, moins de violons, de cinémascope et de romanesque que sur ses deux albums précédents, mais plus de guitares et l'ombre de Jacno jamais très loin, comme le prouve ce premier extrait.

Samira n'y croit plus est à écouter dans le lecteur grooveshark ci-contre mais également ci-dessous :




'O Cangaceiro' est déjà disponible en précommande, aussi bien en vinyle, en cd qu'en digital.






https://withoutmyhatrecords.bandcamp.com/album/ocangaceiro

mardi 31 mars 2015

Judith Hill - Back in Time [NPG Records]

En plus d'être un des fans ultimes de  Mark Kozelek (que ce soit via Red House Painters ou Sun Kil Moon), Walleum est également un grand fan de Prince. Et être fan de Prince, cela se mérite tant l’œuvre du Nain Pourpre est vaste et foisonnante.

Et c'est grâce à walleum que j'ai découvert 'Back in Time', le disque dont il est question aujourd'hui. Ici, il n'est pas question d'un nouvel album de Prince, non. Mais évidemment, le génie de Minneapolis y est impliqué. Et pas qu'un peu.

Voilà donc 'Back In Time', premier album d'une jeune femme de 31 ans, ex-choriste de (notamment) Michael Jackson, et qui a vu dernièrement son nom revenir sur quelques lèvres suite à son passage dans la version américaine de The Voice en 2013. Mais avant tout, et désormais, Judith Hill est surtout la nouvelle égérie de Prince.

Et comme souvent avec Prince, une polémique vient de naitre autour de la sortie de ce 'Back in Time', toujours pas officiellement dans les bacs, mais déjà sur bon nombre d'ordinateurs de la planète. La raison ? Tout est parti d'un mail de Prince il y a une semaine pile de cela, et qui disait ceci :

"Sorry 2 bother U. Just wanted 2 send U this baby picture of Judith Hill with Her 1st piano. Loox like her parents, who r also musicians- had a plan. Well, that plan succeeded. This is Judith Hill’s debut album BACK IN TIME. Please spend some time with this music and then share it with someone U love."

Au bas du mail, un lien wetransfer pour télécharger l'album. Un lien valable 2 jours uniquement, mais qui aura suffit au courroux de Sony. Car Sony aurait (notez le conditionnel) dû sortir ce disque suite à la signature, il y a quelques temps de cela, de Judith Hill dans son roster. Pis, la major aurait (toujours ce foutu conditionnel) même dépensé pas mal de fric pour faire cet album.

La chanteuse, elle, dément tout lien avec Sony. De plus, le disque a été enregistré à Paisley Park, le sanctuaire d'enregistrement de Prince, adepte des sessions au débotté (ce qui n'aurait sans doute donc pas couté un rein et demi). Qui croire donc ?

Difficile à dire. La seule chose que l'on peut tenir pour sûre est que Prince a toujours aimé faire « chier » (je ne vois pas de terme plus adéquat) l'industrie musicale et les grosses majors compagnies. Et que s'il peut recommencer, il ne va pas se gêner. Mieux, et c'est là toute l'ironie, histoire d'enfoncer le clou, il a envoyé son mail via la mailing-list de Live Nation, grosse société (qui a dit pieuvre ?) d'organisation de concerts, et qui travaille main dans la main avec Universal, grand concurrent de... Sony.

Bref, un joyeux bordel, loin d'être terminé mais qui ne doit pas nous faire oublier l'essentiel : 'Back in Time' de Judith Hill. Et ce disque vaut vraiment, mais alors vraiment, le détour. Trente-huit minutes au compteur et une plongée dans un funk et une soul racée.

'Back in Time' est en effet épatant de consistance, d'élégance et de classe. On sent bien d'ailleurs la patte Prince tout au long du disque. Je suis même persuadé qu'il a bien plus fait que produire le disque tant on sent sa grinta aussi bien à la guitare (le premier tout premier riff de As Trains Go By qui ouvre le disque semble évident) que vocalement (le furieux qui débite des paroles sur Turn Up).

De toutes les chansons de 'Back in Time', Angel in the Dark se détache et a un potentiel tube énorme. Le genre de chanson à faire danser la planète entière, avec sa production très actuelle mais qui évite de tomber dans les clichés qui entourent ce genre de hit.

Mais au-delà de cette chanson, c'est l'ensemble qui convainc. Mélange astucieux entre une soul vintage et un funk plus organique, capable d'aller lorgner vers un rythm'n'blues des plus divins, avec l'ombre de Sly and The Family Stone qui volette autour de tout cela, 'Back in Time' de Judith Hill est un premier album incroyable de la part d'une jeune femme qui sait très bien utiliser sa voix et qui n'a pas besoin de mille artifices pour toucher son auditoire.

Cet album est également l'occasion de replonger dans le monde de Prince, que je ne connais presque pas. Il est définitivement temps de s'y perdre. Merci Judith Hill pour le rappel à l'ordre. (sortie : 23 mars 2015)


Son :
'Back in Time' de Judith Hill est en écoute complète sur soundcloud uniquement (voir plus bas)


En plus de Jammin' In The Basement, à écouter dans le lecteur grooveshark sur la droite du blog, 'Back in Time' de Judith Hill est à écouter dans son intégralité ci-dessous. Trente-huit minutes fortement conseillées : 


lundi 30 mars 2015

[Track of The Day] Roots Manuva - Facety 2:11

Énième artiste sorti des mes radars personnels après un disque fameux ('Awfully Deep' en 2005), Rodney Hylton Smith, aka Roots Manuva, rappeur anglais dont l’accointance avec le reggae, le ragga et le dub n'a jamais été cachée, revient dans mes oreilles.

C'est d'ailleurs sans doute pour cela que j'ai lâché ses aventures discographiques, tant ce style de musique ne me parle pas (mes anciens colocs qui n'écoutaient que cela à longueur de journée y sont sûrement pour quelque-chose).

A en croire son cv, Roots Manuva n'a rien sorti d'officiel depuis 2011. 'Facety 2:11 12"' est donc son retour sur la scène internationale. Et quoi de mieux que de faire produire son single par Four Tet, qui n'a de cesse d'explorer d'autres genres musicaux (même s'il se perd un peu voire beaucoup dans ses recherches) et dont les qualités touche à touche semble lui permettre de produire quoi et qui que ce soit ?

'Facety 2:11 12"' (4 titres, 2 morceaux + les 2 instrumentaux) est un titre court, très répétitif et heurté, où la voix du rappeur fait écho aux boucles et aux beats de Kieran Hebden. Anecdotique à la première écoute, finalement épatant rapidement cette petite affaire.

Album :  Facety 2:11 12"
Année :
2015
Label : Big Dada

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En écoute dans le lecteur Grooveshark bleu à droite.

Facety 2:11, chanson titre de ce 12" de Roots Manuva, est également en écoute ci-dessous :