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lundi 16 octobre 2017

[Track of The Day] Mélanie Pain - Le Mot

J’ai un an de retard sur la sortie de cet album de Mélanie Pain, mais une question me taraude : la caennaise a fait quelque-chose de précis pour être boudée par les médias ?

C’est dingue d’être à ce point ignorée. Quand même, ‘My Name’ et ‘Bye Bye Manchester’ n'étaient-ils deux disques d’une finesse exquise, aux mélodies élégantes et où elle savait, plus qu’aucune autre de ses congénères françaises, marier sa voix à d'autres (la magie qui s'opérait entre elle et Ed Harcourt sur Black Widow, c'était quelque-chose) ? Oui, ils l'étaient. Et pourtant, rien ou pas grand chose.

Et je n'ai pas l'impression que son dernier album 'Parachute', sorti l’an passé, ait changé quoi que ce soit à l'affaire. On y retrouve une Mélanie Pain qui continue de changer de direction : exit les guitares afin de mieux se concentrer sur le piano et une production plus synthétique.
Mais sa voix, à moitié enfantine, ses histoires, ses mélodies, tout y est une nouvelle fois. Sans doute moins immédiat que ses prédécesseurs, plus épuré, mais pas moins réussi ‘Parachute’ prouve une nouvelle fois qu’il serait temps qu’on s’intéresse vraiment à Mélanie Pain. Et un an après, il n'est jamais trop tard pour (re)découvrir cet album : des artistes comme elle en France, on n’en a pas cinquante.

Album : Parachute
Année : 2016
Label : Kwaidan Records

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Le Mot de Mélanie Pain, en plus des lecteurs Spotify et Deezer, est également en écoute ci-dessous :


Autre très belle chanson tirée de ce ‘Parachute’ de Mélanie Pain, Dans Une Boîte :


Pour finir, le clip de Comme Une Balle :



mardi 23 septembre 2025

[Track of The Day] Mélanie Pain - Bluer than Blue

Pourquoi la tartine retombe toujours sur la face pleine de confiture ? Pourquoi dès que je change de file dans un bouchon, celle-ci n'avance plus ? Pourquoi quand je vais pisser, l'équipe de foot de mon aorte marque un but ? Pourquoi les histoires d'amour finissent mal en général ? Des questions idiotes de ce genre, la vie quotidienne en recèle plus que de raison. Car la vie est pleine de mystère.

Permettez moi donc d'en ajouter une nouvelle à la liste : pourquoi Mélanie Pain n'est pas devenue la chanteuse reconnue qu'elle aurait du être ? Je veux dire, quand on est capable de composer des albums comme 'My Name''Bye Bye Manchester' ou 'Parachute' (épuré et peut-être moins immédiat mais pour autant de qualité) quand on a une voix aussi belle, douce et un rien kinky, quand l'immense majorité de nos mélodies sont aussi touchantes qu'emballantes, que nos textes recèlent de petits bijoux et que chacun de nos duos sont impeccables (l'évident Helsinki avec Julien Doré, L'espace d'un instant avec Thomas Dybdahl forcément, mais surtout le méconnu mais incroyable Black Widow avec Ed Harcourt), normalement on a le monde à ses pieds. Mais pas là, non. Allez savoir pourquoi.

Malgré donc cet absence de succès et/ou de reconnaissance médiatique, Mélanie Pain poursuit son petit bonhomme de chemin, discret et épisodique, à l'abri des regards. Toujours avec ses Nouvelle Vague qu'elle continue d'accompagner sur scène, et également en solo - après deux disques de collaboration, un en duo avec Phoebe Killdeer, sous le nom de Kill The Pain, et un second, 'All That Matters', en hommage à Olivier Libaux, grand manitou de Nouvelle Vague, décédé subitement pendant l'écriture et l'enregistrement du disque.

Ce nouvel album s'intitulera 'How and Why', sera son quatrième (le premier depuis 2016) et verra le jour le 21 novembre prochain. Il s'annonce par Bluer than Blue, chanson qui confirme en quelques notes et en quelques paroles que la française n'a rien perdu ni de son talent de composition, ni de sa mélancolie, et encore moins de son chant si enchanteur. C'est beau, c'est touchant, c'est lumineux. C'est Mélanie Pain.

Album : How and Why
Année : 2025
Label : Capitane Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Bluer than Blue de Mélanie Pain est également en écoute ci-dessous :
 

Le clip de Bluer than Blue de Mélanie Pain, premier extrait de son nouvel album à venir 'How and Why' :

mardi 22 septembre 2009

Mélanie Pain – My Name [Cinq7]

Si vous aviez été charmés par la voix féminine qui venait embellir les morceaux de Villeneuve sur le premier album - 'First Date' - de ce dernier, si vous aimez les voix un brin enfantine mais pas maniérée à la Olivia Ruiz, alors le premier album de Mélanie Pain est fait pour vous.

Découverte via Nouvelle Vague - une aventure discographique qui me laisse de marbre tant l'intérêt de reprendre des grands standards façon puzzle épuré dans un objectif vaguement branchouille me semble proche du néant, la jeune femme sort donc son premier album 'My Name' chez le nouveau label incisif de Wagram Cinq7, dont le catalogue semble chaque mois un peu plus riche.

Et ce disque de Mélanie Pain est une bien belle surprise; et à plusieurs niveaux. Musicalement d’abord. Ses chansons pop classieuse, aux moments presque soul (Bruises) et cabarets (If you knew), évitent tous les écueils du genre, pourtant inhérents à ce genre d’albums.
Surtout, la belle s’entoure bien en donnant les clés de la composition à Villeneuve sur une majorité de titres et aux 1973 sur deux chansons. Mieux, elle reprend avec délicatesse le Little cowboy d’Harry Nilsson – en le transformant en berceuse rêveuse – et convie Thomas Dybdahl sur L’espace d’un instant.

Textuellement aussi, Mélanie Pain fait fort en s’entourant notamment de Jacques Duvall – auteur de titres à succès pour Alain Chamfort, Etienne Daho ou Jane Birkin – et en composant des chansons délicates, où rien n’est jamais forcé et où tout découle avec une déconcertante légèreté.

Bien sur, comme tout grand album, ce ‘My Name’ est porté par un titre fort: Helsinki. Une chanson qu’elle chante avec Julien Doré, pour qui j'ai d’habitude une indifférence polie, mais qui apporte un souffle intéressant à cette histoire d’amour ratée et/ou passée entre deux amants à la flamme toujours bien vibrante.
Le mélange de leurs deux voix est une franche réussite : Mélanie Pain chante avec une vraie douleur, pendant que Doré porte un désespoir insondable sur chacune de ses cordes vocales. Un tube en or massif que le duo, c’est à noter, prend le temps de développer pendant plus de cinq minutes.

Alternant le français et l’anglais (avec un accent qui nous fait comprendre pourquoi nos amis anglais aiment tant nous entendre parler la langue de Shakespeare), Mélanie Pain sort là un album de très bon goût, à la finesse ravageuse.
A la sortie de dizaines d’écoutes, on se prend à rêver d’une rencontre musicale entre elle et Arnaud Fleurent-Didier. Une telle collaboration serait à n’en point douter tout bonnement miraculeuse. (sortie: 14 septembre 2009)

Nb: Une deuxième version de l'album (antérieure à celle-ci) circule, a priori sortie chez Love: pochette différente, tracklisting différent ainsi qu'une chanson de moins. Je n'ai pas réussi à en savoir plus pour le moment (à part chez Amazon).



Son :
Myspace (Cinq chansons de ‘My Name’ en écoute)
Site officiel

Deux chansons à vous mettre entre les oreilles, comme d'habitude. Forcément, Helsinki avec Julien Doré, que certains connaissent sûrement, mais dont il est décidément difficile de se passer. Et, même si le choix fut délicat (L’espace d’un instant avec Dybdahl est tellement belle) Celle de mes 20 ans, composée entres autres par 1973 (les malheureusement plus en écoute).

Et pour finir, un vidéo-clip non-officiel, basé sur la chanson La Cigarette et sur des images de Brigitte Bardot et Michel Piccoli dans 'Le Mépris' de Jean-Luc Godard en 1963:



dimanche 27 décembre 2009

Top 50 'Albums 2009': 30-11



Cela a beau être totalement futile (voyez l'avis d'Heebooh à ce propos ici), les tops continuent d'affluer (Playlist Society, le top 50 de Mr Meuble. No Music propose pendant ce temps là son top singles ET son top des oubliés de 2009; Toto débute le sien tandis que Rock It to the Moon présente sa sélection d'albums et d'Eps de l'année).
Et la suite ici de mon top albums 2009 donc, après la première partie (31 à 50). Avec à chaque fois (c'est le petit "+" bleu) un renvoi vers une chronique (la mienne ou d'un autre blog) et le lecteur grooveshark qui va bien en fin de papier.




30. Mélanie Pain – My Name [Cinq7]
Son premier album solo ‘My Name’ est une grande confirmation du talent de Mélanie Pain, découverte sur le 'First Date' de Villeneuve. Grain voix charmant, musicalement impeccable, Mélanie Pain compose des chansons pop classieuses (l’aide de Villeneuve ou 1973 y est pour beaucoup aussi), flirtant de ci de là avec la soul ou le cabaret. Et histoire de faire les choses bien, elle convie ici Thomas Dybdahl et surtout Julien Doré pour une chanson magnifique, Helsinki.
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29. Julie Doiron - I Can Wonder What You Did With Your Day [Jagjaguwar]
Avec Julie Doiron, c’est un coup sur deux. Après un ‘Woke Myself Up’ sympathique à défaut d’être renversant, la canadienne reprend les choses en main et sort un album dans la lignée qualitative de son indispensable ‘Goodnight Nobody’ avec ce ‘I Can Wonder What You Did With Your Day’. Tout en n’oubliant pas d’aller se lover le temps de quelques ritournelles dans le sable autour d’un beau feu de camp, Julie Doiron sort les griffes et les guitares. Un album joliment corsé.
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28. The Twilight Sad - Forget The Night Ahead [Fat Cat]
Ils ont l’accent qui va bien (ces ‘rrrr’). Ils jouent fort permettant ainsi à leurs compositions de prendre une ampleur incroyable. Ils aiment raconter des histoires où ne semble jamais percer le soleil. C’est un peu tout ça à la fois The Twilight Sad. Un combo écossais rock où basse classieuse (et vraie métronome), effets de pédales et productions aux oignons se disputent la plus grosse part du gâteau. Play It Loud !
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27. Sophia – There Are No Goodbyes [The Flower Shop]
Ami(e)s de la déprime bonsoir ! Robin Proper-Sheppard est de retour avec son groupe Sophia pour un nouvel album déprimant et mélancolique à souhait. Après un ‘Technology Won’t Save Us’, Sophia reprend de la bête avec ce ‘There Are No Goodbyes’ de haute tenue, fait de mélodies à déchirer les cœurs et de paroles à faire couler les larmes.
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26. Why ? – Eskimo Snow [Anticon]
Bien que mises en boite durant l’enregistrement de ‘Alopecia’, les chansons d’‘Eskimo Snow’ sont tout sauf des face-b ou des chutes de studios. Tout le contraire. Un changement de direction même, cet album étant clairement le plus «pop» de la discographie de Why?. Surtout, ‘Eskimo Snow’ semble être le côté clair d’‘Alopecia’, et la preuve (une fois de plus) que l’on tient là un des plus grands plus grands compositeurs de cette décennie (cette faculté – et facilité – à animer ses chansons de petits riens pour en faire de grandes mélodies). Ce type est fantastique.
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25. We Were Promised Jetpacks – These Four Walls [Fat Cat]
Attention : on tient peut-être le groupe de rock qui animera les charts de la décennie qui vient. We Were Promised Jetpacks : écossais d’origine, pratiquants dans l’église réformée du rock-post-punk-pop, rappelant aussi bien The Apparitions que The Wedding Present avec un soupçon de The Twilight Sad (et pas que pour l’accent). Et surtout capables sur ce premier album ‘These Four Walls’ de pondre des compositions d’une efficacité folle sans jamais tomber dans une facilité dans laquelle tombent beaucoup trop de groupes. Ces We Were Promised Jetpacks ont vraiment tout pour être énorme. On vous aura prévenu.
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24. Grand Duchy – Petits Fours [Cooking Vinyl]
Frank Black prend se femme Violet Clark par la main et l’emmène manger des ‘Petits Fours’. Un énième album passable et ennuyeux ? Non, un album 3 étoiles ! Mieux que ça même, une résurrection ! ‘Petits Fours’ m’a vraiment réconcilié avec le gros Francis et son indie-rock de la fin des années 80. Une ambiance terrible, une production qui met toutes les parties de guitares vraiment en valeur. Un retour passé assez inaperçu mais très réussi !
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23. Malcolm Middleton – Waxing Gibbous [Full Time Hobby]
Ce gars là est une vraie marotte. Pour l’instant je n’avais jamais été déçu par Malcolm Middleton depuis le lancement de sa carrière solo. Ce ‘Waxing Gibbous’ ne déroge pas à la règle. Alignant bluettes pop et tubes rock (Red Travellin’ Socks et Kiss at The Station notamment), l’ancien compère d’Aidan Moffat continue sur la lancée d’une discographie pour l’instant sans faille, toujours menée par cet accent si délicieux
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22. Japandroids – Post-Nothing [Unfamiliar]
Prenez un peu de rock. Saupoudrez de punk. Et faites cuire à noise doux pendant 35 mns. Voilà la recette du ‘Post-Nothing’, premier album de Japandroids, groupe de Vancouver, qui cache son jeu derrière une pochette d’un classicisme désuet. Un album qui frappe fort et juste. Ah tiens, un tympan…
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21. A Place To Bury Strangers - Exploding Head [Mute]
Passé chez Mute et une major après un premier essai détonnant, A Place to Bury Strangers convainc une nouvelle fois avec leur nouvel album 'Exploding Head’. A nouveau lové dans les bras d'une décennie plus que jamais à la mode, les américains tapent plus fort, joue plus juste. Rock-noise-pop lorgnant vers un mélange post-punk/shoegaze, avec guitares pleines d'effets et bruyantes, 'Exploding Head' porte vraiment bien son nom.
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20. Crocodiles – Summer of Hate [In The Red]
The Jesus and Mary Chain a du être le groupe le plus cité cette année sur le net tant de nombreux albums sont allés puiser chez les écossais une partie de l'inspiration. 'Summer of Hate' des Crocodiles ne déroge pas à la règle. Incisif, court, il mélange habilement du shoegaze et de la noisy-pop, en ajoutant des synthés bien vintage.
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19. The Mountain Goats - The Life Of The World To Come [4AD]
‘The Life Of The World To Come’, nouvel album de The Mountain Goats, est une surprise folk/folk-rock totalement inattendue. Entendons-nous bien : j’avais vraiment beaucoup aimé ‘Heretic Pride’, son dernier en date, mais celui-là est plus fort. Il n’a pas semblé aussi en forme que depuis ‘The Sunset Tree’. Un peu plus et il nous ferait retourner à la messe le père Darnielle.
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18. Fever Ray – st [Rabid Records]
Membre de The Knife, Karin Dreijer Andersson prend son envol et sort son premier album sous le nom de Fever Ray. Dark-pop pleine de synthé, finalement proche sans l’être de son groupe d’origine, elle compose là un disque de toute beauté, hypnotique, à l’ambiance lourde et lugubre. Une fièvre étouffante, dont même les clips sont en tous points formidables (l’achat de la version avec le dvd compilant les dits clips est une nécessité).
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17. Action Dead Mouse – Revenge of Doormats and Coasters [Greed Recordings]
Deuxième album de ces italiens de Bologne, et première franche réussite. Un grand coup de pied dans les noix et un ambitieux album de math-rock teinté de post-rock. Ici, il y a du Shellac, du Silver Mount Zion, le tout sous le patronage de Do Make Say Think. Presque essentiellement instrumental, ce ‘Revenge of Doormats and Coasters’ est un disque de haute-voltige, qui ne laisse jamais une seconde de répit à l’auditeur, mais qui n’oublie pas de se reposer sur des mélodies recherchées et exigeantes.
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16. Sufjan Stevens – The BQE [Asthmatic Kitty]
Depuis la sortie de ‘Come On Feel The Illinoise’, Sufjan Stevens nous mène en bateau : une participation à une compilation par-ci, un album de chutes de studio par là. Mais rien de bien concret en nouveauté. Dernière sortie discographique pour le petit génie, ‘The BQE’. Ou la concrétisation sur support physique de son hommage musical et visuel à la Brooklyn-Queens Expressway, une autoroute de New-York. Agrémenté d’un dvd présentant le film, cet album est somptueux. Uniquement instrumental, Sufjan Stevens compose là une musique de film passant de la comédie musicale à l’electro ou l’acid-jazz avec une finesse incroyable. Et que l’on peut appréhender comme la 3è pierre de son projet (qu’il rejette aujourd’hui) des 50 States’.
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15. Loney Dear – Dear John [Polyvinyl]
Si l’on en croit Emil Svanängen, ce ‘Dear John’ est son dernier album sous le nom de Loney Dear (il en a même perdu sa virgule). Et quel album ! Un disque qui s’échappe du folk pour aller vers des sonorités plus organiques et électroniques (80s powa !). Perclu de mélodies travaillées et de quelques titres endiablés, ce ‘Dear John’ est en tout cas un bien formidable point final d’un premier début de carrière.
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14. The Pains of Being Pure at Heart – st [Slumberland]
Le meilleur groupe anglais de l’année est… américain ! Shoegaze de Jesus and Mary Chain, noisy pop de My Bloody Valentine, pop de The Smiths, The Pains of Being Pure at Heart vient fouiller avec bonheur dans les années 80 pour en ressortir la quintessence. Ce premier album est une bien belle surprise, qui «sonne beaucoup comme» certes, mais dont la qualité des compositions ne se dément pas.
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13. Bill Callahan – Sometimes I Wish We Were An Eagle [Domino]
Penser qu’en 2009 un des albums de l’année serait composé par celui qu’on appelait Smog relevait de la gageure. Ce ‘Sometimes I Wish We Were An Eagle’ est étourdissant de beauté, de finesse et de douceur. Si dans 40 ans, un de vos petits-enfants vous pose la question «dis papy, c’est quoi qui était beau dans le monde en 2009», vous pourrez répondre «Sometimes I Wish We Were An Eagle de Tonton Bill Callahan».
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12. Crystal Antlers – Tentacles [Touch & Go]
‘Tentacles’ est un album où tout va très vite, où tout tape très fort. Mais jamais trop. Un disque d’artillerie lourde mais pas dans le sens pataud. Non. Les Crystals Antlers pour leur premier album conjugue le noise avec le grunge, le tout au passé composé de psychédélisme. Dernier album sorti par Touch & Go (même dans la mort, ce label au combien précieux aura su avoir bon gout), ‘Tentacles’ est un monument, d’une homogénéité rare dans ce genre musical.
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11. Barzin – Notes to an Absent Lover [Monotreme]
Plus proche d’un Tanakh ou d’un Lambchop, le nouveau Barzin est une bénédiction. ‘Notes to an Absent Lover’ est LE disque folk lumineux de l’année. Ajoutant quelques soupçons de pop dans ses compositions, enrobant le tout de jolies cordes et d’une production tout en retenue, Barzin séduit encore. Le pendant 2009 de l’album de The Sleeping Years.
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Et donc comme à chaque fois, un lecteur grooveshark compilant une chanson de chacun des 20 albums présentés ci-dessus, en commençant par le 30è pour finir au 11è:



mercredi 15 janvier 2014

Bilan 2013 : Top 50 'Albums': 30-11


Deuxième et avant dernière partie de ce bilan de l'année 2013. Après les « Compilations, 45 tours et autres Ep » (à découvrir et écouter là), après le Top 50 « Chansons » (à découvrir et écouter là) et les albums classés de 50 à 31 (à découvrir et écouter là), voilà donc la suite : les albums classés de la 30è à la 1ère place.

Mais comme le veut la tradition, quelques autres liens pour aller fureter ici et là quelques belles découvertes :
Le Rewind 2013 chez Starsky

Et maintenant, plongeons nous donc dans cette 2è partie des « Albums qui ont fait mon année 2013, 2è partie ». Avec du joli monde à mes yeux, de ces anglais fans de vieux films à cette française qui devrait faire la une des magazines en passant par de vieux routiers qui font toujours le même album mais avec quelle classe, un échappé des CunninLynguists, un groupe mythique et des français psychédélique. Tout est donc ci-dessous et tout en bas du papier, comme à chaque fois, un player grooveshark pour écouter une chanson de chacun des 20 albums présentés.

Pour rappel :
Top 50 « Chansons »
Top 50 « Albums» : 10-01 
Top 50 « Albums» : 50-11
Top 15 'Ep, 12", 7" & Compilations'



30. Public Service Broadcasting - Inform - Educate - Entertain [Public Service Broadcasting] 
Album fourre-tout (la pop y cotoie le math-rock, le krautrock le post punk, le bango ou les synthés les guitares les plus précises) mais d'une très grande unité, plein de samples aux charmes aussi immédiats que désuets (tirés des archives du British Film Institute) et bourrés de mélodies, 'Inform - Educate - Entertain' de Public Service Broadcasting est sans conteste la très belle découverte de 2013.

29. Deafheaven - Sunbather [Deathwish Inc.]
Entre post-rock, guitares shoegaze et black metal, 'Sunbather' de Deafheaven (tout un programme !) aura été le groupe le plus bruyant de mon année 2013. Solide et très bien pensé, n'oubliant jamais les mélodies dans ses morceaux (The Pecan Tree), 'Sunbather' est un disque à l'énergie implacable.

28. Mondrian - Isn't It Fun [Without My Hat]
Forcément, il fallait que celui-ci y soit. Parce que c'est le premier LP de la jeune histoire de Without My Hat Records. Parce l'objet est splendide (4 faces imprimées, avec un volet). Mais surtout parce que Mondrian pond là une collection de chansons pop intemporelles, dont il est difficile de faire sortir un titre en particulier (They Don't Dance Much in Idaho quand même). 

27. Action Dead Mouse - ä [Greed Recordings]
A quoi bon changer une formule quand celle-ci est efficace ? Les italiens d'Action Dead Mouse, déjà encensés en fin d'année dans ces pages, continuent leur math-rock de chemin avec un 'ä' avec plein de guitares, de ruptures de rythmes et de changements de directions impromptus. Brillant.



26. Natti - Still Motion [APOS Music]
Dernier des trois CunninLynguists à se lancer en solo, Natti en impose avec ce premier album, 'Still Motion'. Alternant morceaux lascifs et titres percutants aux punchlines bien senties, aussi bien influencé par la black music que le jazz ou la pop, Natti n'oublie jamais de mettre au centre de tout les mélodies. 


25. Grant Hart - The Argument [Domino]
Copieux album (20 chansons pour 1h15 de musique), 'The Argument' est le 4è album de Grant Hart en 25 ans ! Découvert pour ma part cette année, cet ancien Hüsker Dü (je n'en savais rien) a composé là un disque de rock et de pop totalement habité. Un disque qui s'écoute d'une traite avec un plaisir non-feint. Et cette voix qui rappelle le David Bowie des 70s n'y est pas étrangère.

24. The Men - New Moon [Sacred Bones]
S'éloignant du rock bruitiste et noisy de ses premiers essais, The Men sur 'New Moon' partent dans un mode entre blues et psychédélique, même s'ils retrouvent l'urgence et la nervosité des chansons qui ont fait leur reconnaissance sur la deuxième partie de l'album. Prêt à mettre quelques billets sur une trajectoire à la Black Keys qui leur irait bien au teint. 


23. Boards of Canada - Tomorrow's Harvest [Warp]
Un des évènements musicaux de l'année a sans conteste été le retour des patrons de la musique électronique, Boards of Canada. 'Tomorrow's Harvest' (leur premier album depuis 2006) est d'une beauté incroyable, plein de couches, de textures et de lumières dont les écoutes successives s'avèrent plus riches à chaque fois.


22. Adam Green and Binki Shapiro - st [Rounder]
Disque court mais coquin en forme de rédemption pour Adam Green qui s'auto-parodiait depuis de trop nombreux albums. Le duo entre le new-yorkais et l'anglaise Binki Shapiro marche totalement, dans une sorte de version revisitée des célèbres Lee Hazlewood et Nancy Sinatra. Version qui a de l'avenir.


21. Califone - Stitches [Dead Ocean]
Depuis leur magnifique 'Quicksand/Cradlesnakes' en 2003, j'ai bizarrement suivi de très loin les aventures discographiques des américains de Califone. Retomber nez à nez avec eux m'aura fait comprendre : 1) mon erreur 2) que les mélodies tuantes, ils connaissent toujours 3) que l'americana (mais pas que) qui traverse tout 'Stitches' est à tomber. 


20. The Limiñanas - Costa Blanca [Trouble in Mind]
Moins sous le feu des projecteurs de leurs compatriotes Aline, Granville et autres La Femme, The Limiñanas est pourtant un groupe plus qu'à suivre. Originaire de Perpignan, chantant en français, The Limiñanas est signé chez Trouble In Mind, rien que ça ! Leur nouvel album 'Costa Blanc' est la rencontre du psychédélisme et une inspiration toute gainsbourienne. Petit bijou.

19. Moonface - Julia With Blue Jeans On [Jagjaguwar]
Spencer Krug doit être l'artiste le plus prolifique sur les 10 dernières années. Dernier album en date, 'Julia With Blue Jeans On', deuxième sortie sous le nom Moonface. Piano/voix tout du long, chant sublime, piano très en avant et mélodie à tomber.



18. Nick Cave and the Bad Seeds - Push The Sky Away [Bad Seed]
Les années passent et elles ne semblent pas avoir d'emprise ni sur Nick Cave, ni sur ses Bad Seeds. 'Push The Sky Away', dernier album (studio) en date va titiller les meilleurs disques de sa discographie. La faute à des chansons sublimes, une cohérence tout du long et deux titres majestueux : Mermaids et Jubilee Street.


17. Okkervil River - The Silver Gymnasium [ATO Records]
Au contraire de groupes dans la même veine (The Decemberists, Iron & Wine), Okkervil River continue sans coup férir d'entretenir une discographie quasi sans faille. Fort d'un début d'album parfait, 'The Silver Gymnasium'  déroule un folk-rock aussi épique que délicat, comme à leurs plus grandes heures.


16. Eleanor Friedberger - Personal Record [Merge]
Sortie du giron de son frangin plus enclin aux expérimentations en tout genre, Eleanor Friedberger aura donné en 2013 au petit frère du déjà très réussi 'Last Summer' en 2011. Un disque qui prouve une fois de plus qu'elle a la pop dans le sens, des mélodies incroyables dans tous les doigts, et qu'elle est capable des tubes qu'il serait bon de fredonner à tue tête plus souvent qu'à notre tour. 

15. Poni Hoax - A State of War [Pan European Recording]
En continuant de puiser ses principales influences dans les années 80, les Poni Hoax auront sorti en 2013 leur troisième album, celui où les guitares sont les plus dansantes, les claviers les plus mélodiques, assez loin finalement des sonorités froides (mais pas désagréables pour autant) de leur précédents livraison. Jouissif.


14. Shannon Wright - In Film Sound [Vicious Circle]
Shannon Wright continue sa belle discographie avec 'In Film Sound', très bel album nerveux où les guitares sont plus que présentes et la furia sombre de l'américaine font merveille. Un jour, on se rendra compte de son talent incroyable. Un jour...



13. San Fermin - st [Downtown]
Groupe new-yorkais dont le leader est un grand fan du 'Come On Feel The Illinoise' de Sufjan Stevens, San Fermin fait dans la pop à la ... Sufjan Stevens. Cet album n'a évidemment pas la consistance du chef d’œuvre des années 2000, mais est d'une grande beauté, avec arrangements aux petits oignons, plages de respirations et voix profonde, mix entre celle de Matt Berninger (The National) et Dan Michaelson (Absentee). Ces jeunes gens iront loin.

12. Mélanie Pain - Bye Bye Manchester [Yotanka]
De façon très surprenante, Mélanie Pain ne connait pas les unes des magazines. Et pourtant, le talent de cet ex-Nouvelle Vague. Son premier album était 'My Name' en 2009 était déjà une très belle réussite. Et son 'Bye Bye Manchester' est du même acabit, pop aux atours rétro, alternant français et anglais, avec sa voix coquine et conviant pour l'occasion des artistes aimés de ces pages (Florent Marchet, Ed Harcourt). Belle confirmation. 

11. Radar Brothers - Eight [Merge]
Guitares langoureuses, pop, slowcore, alternative rock : ce n'est pas avec leur 7è album (quoiqu'en dise son titre) que les Radar Brothers vont changer leur fusil d'épaule. La seule différence est peut-être un piano plus présent et une ampleur plus grande de l'ensemble. Sinon ? Leur meilleur album depuis 'And The Surrounding Mountains', autre chef d'oeuvre.


Pour rappel :
Top 50 « Chansons »
Top 50 « Albums» : 10-01
Top 50 « Albums» : 50-11
Top 15 'Ep, 12", 7" & Compilations'


Comme promis, voilà donc un player grooveshark pour écouter une chanson de chacun des 20 albums présentés ci-dessus. Du numéro 30 au numéro 11. Bonne(s) écoute(s) !



dimanche 5 janvier 2014

Bilan 2013 : Top 50 'Chansons'


Deuxième partie du traditionnel bilan de fin d'année. Et quand bien même nous sommes déjà en 2014. Après la partie « Ep, 45-tours et tout le toutim» (à lire et écouter ici), place au « Chansons 2013 ».

Mais avant de passer à ce classement, petit retour sur certains des tops sortis depuis fin décembre avec une petite sélection :

Ceci fait, retournons à nos moutons et donc, nos chansons. Car oui, il s'agit bien de chansons et non pas de singles. Tous les titres ici ne sont pas sortis en singles et j'ai toujours préféré trouver mon morceau préféré d'un album plutôt que me le fait imposer par quelques directeurs artistiques, aussi bons soient-ils.

Cinquante chansons donc ; qui m'ont particulièrement touché, fait danser et/ou chanter, émerveillé, renversé. Cinquante morceaux qui vont d'un tube de l'année au titre béni oui-oui mais à l'efficacité incroyable à un trio norvégien qui aime la synth-pop, en passant par un petit groupe lyonnais qui deviendra grand bientôt, un Saint-Augustine reconverti, une sœur délaissée par son frère et à qui cela va plutôt bien, une talentueuse compositrice aux petites lunettes rondes, un Mojave 3 qui se remet au shoegazing, j'en passe et des meilleurs.

Tout est évidemment en écoute plus bas, dans un lecteur grooveshark compilant ces 50 chansons.

Dernière partie à venir, la partie album. Très prochainement donc.

Pour rappel :


50. Pendentif – Embrasse moi [Discograph]
49. Arthur Beatrice - Grand Union [Open Assembly]
48. Motorama - Eyes [Talitres]
47. Lee Ranaldo – Ambulance [Matador]
46. Kurt Vile - Wakin on a Pretty Day [Matador]

45. Noah and the Whale - There Will Come a Time [Mercury]
44. MiNORS - In Daylight [Without My Hat]
43. Chinese Robots - Just Watch Your Way [Mind Riot Music]
42. The Men - Half Angel Half Light [Sacred Bones]
41. Cloud Cult – The Show Starts Now [Earthology]

40. Miley Cyrus –Wrecking Ball [RCA]
39. Nine o’Nine – The Voiceless Confession [Without My Hat]
38. Minks - Doomed & Cool [Captured Tracks]
37. Black Hearted Brother - Got Your Love [Slumberland]
36. Joseph Arthur – Famous Friends along the Coast [Lonely Astronaut]

35. The Electric Soft Parade - Summertime in My Heart [Helium]
34. Fox Eagle – Unicorn [-]
33. Deafheaven - The Pecan Tree [Deathwish Inc.]
32. The Limiñanas - Liverpool ('Liverpool 2013' version) [Trouble in Mind]
31. Poni Hoax - Blood & Soda [Pan European Recording]

30. PALM – El Sereno [-]
29. Swim Deep – She Changes The Weather [RCA]
28. The Postal Service - A Tattered Line of String [Sub Pop]
27. The Pigeon Detectives - Animal [Cooking Vinyl]
26. Jeremy Messersmith - Tourniquet [Glassenote]

25. David Ford - Everytime [The Magnolia Label]
24. Ed Harcourt - The Man That Time Forgot [CCCLX]
23. Eleanor Friedberger - She's a Mirror [Merge]
22. Smith Westerns – Varsity [Mom+Pop]
21. Villagers - Nothing Arrived [Domino]

20. We Are Scientists - Dumb Luck [Dine Alone]
19. Goldfrapp - Drew [Mute]
18. The Strokes - One Way Trigger [Rough Trade]
17. Daft Punk - Get Lucky (feat. Pharrell Williams & Nile Rodgers) [Columbia]
16. Okkervil River – Down Down the river [ATO]

15. Tv On The Radio - Mercy [Federal Prism]
14. Nick Cave and The Bad Seeds - Jubilee Street [Bad Seed Ltd]
13. Laura Veirs - That Alice [Bella Union]
12. Mélanie Pain - Black Widow (feat. Ed Harcourt) [Yotanka]
11. The Lonely Island - YOLO (feat. Adam Levine & Kendrick Lamar) [Universal Republic]

10. Aline – Teen Whistle [Accelera Son]
09. The Creases - I Won't Wait [Rough Trade]
08. Sufjan Stevens – The 50 States [-]
07. The Polyphonic Spree - Section 42 (What Would You Do?) [Good]
06. Stromae - Formidable [Mercury]

05. Aloe Blacc - Wake Me Up [XIX]
04. Pain Noir – La Retenue [-]
03. Lanterns on the Lake - Green and Gold [Bella Union]
02. Arcade Fire – Reflektor [Merge]
01. Pharrell Williams - Happy [Back Lot Music]


 

 



Comme promis, vous trouverez ci-dessous un lecteur grooveshark compilant les 50 chansons présentées ci-dessus. Mais cette fois, du numéro 1 au numéro 50. Bonne(s) écoute(s) !