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mardi 15 novembre 2011

Coldplay - Mylo Xyloto [Parlophone]

Disque en concurrence avec le nouveau Justice et la collaboration calamiteuse entre Metallica et Lou Reed pour être le pire album de la rentrée (si l'on en croit les critiques tombant ici et là), 'Mylo Xyloto' est, au-delà de son aspect esthétique, un disque qui me fait me poser plusieurs questions.

A la base, je l'ai déjà dit, je suis plutôt un fan de Coldplay (même si fan est un terme exagéré). De 'Parachutes' à 'Viva la Vida or Death and All His Friends'. Mais j'ai beau écouter 'Mylo Xyloto', j'ai du mal à m'y faire.
D'ailleurs, la question est là: comment un groupe comme Coldplay, qui truste les top ventes dans une industrie qui se casse plus que jamais la gueule, qui peut remplir des Stade de France en moins de temps qu'il ne faut pour mettre les places en ventes, et qui peut presque tout se permettre tant son catalogue de tubes et à faire chanter les foules est énorme, comment donc Coldplay peut-il se vendre et se fourvoyer autant?

Car mince, à la base, ces gens là, Chris Martin en tête, ont un sens aigu de la mélodie. On aime ou on n'aime pas certes, mais ils savent trousser des mélodies marquantes et emballantes.
Je ne nie pas que sur 'Mylo Xyloto' on peut en déceler ici et là mais elles sont tellement massacrées par une production réalisée à coup de pelleteuses qu'il est difficile de les faire ressortir.

Et quelle idée de s'associer avec Rihanna pour une chanson dégueulasse et à peine audible (mais tellement représentative de cet album) alors que leurs univers n'ont rien à voir? Quelle mouche les a donc piqués?
Ils ont le monde dans les mains, peuvent faire ce qu'ils veulent, même dicter leur loi à Parlophone… et tombent dans la vulgarité la plus insupportable, comme n'importe quel groupe en manque de ventes allant se prostituer pour connaître enfin ou à nouveau le succès.

Beaucoup de détracteurs de longue date de Coldplay diront que le changement de cap est sensible et réel depuis 'X&Y' et que le groupe de Chris Martin fait dans la mièvrerie et le sentimentalisme à deux balles depuis des lustres. Oui, mais cette mièvrerie et ce sentimentalisme, ils avaient un côté charmant, accolés à des mélodies accrocheuses et quelques hymnes de stades pas vulgaires. Surtout, Coldplay prouvait par quelques élans - cachés - qu'il était encore capable du tout meilleur (splendide Till Kingdom Come à la toute fin de 'X&Y', une de leurs toutes meilleures compositions).

'Mylo Xyloto' est la première vautre de Coldplay. Un disque construit pour les stades (tous ces "Ohohohohohoh" qui parcourent chacune des chansons), à la production affreuse mais aussi au son désagréable et qui rend le tout quasi-inécoutable sur la longueur.
Un album qui massacre chaque début d'un commencement de mélodie sous un océan de putasserie que même le U2 des 10 dernières années n'aurait pas accepté. Ce disque est une erreur de la nature.

Dans dix ans, Chris Martin parlera de 'Mylo Xyloto' et expliquera les raisons qui ont poussé son groupe à sortir une telle horreur.
Il nous dira peut-être qu'à cette époque, Gwyneth Paltrow était à nouveau enceinte et qu'il lui fallait beaucoup, beaucoup, mais alors beaucoup de sucre. Oui Chris, sauf que là, c'est trop. Et la mère Gwyneth, comme nous, elle a passé le stade du plaisir, elle a même passé celui de l'indigestion. Elle est juste dans les toilettes en train de vomir cette bouse. (Sortie: 24 octobre 2011)


Son:
Myspace (Deux chansons de 'Mylo Xyloto' en écoute)
Site officiel

Deux chansons en écoute seulement. Les deux plus écoutables de l'album. La première, Us Against the World, est du Coldplay simple et efficace, où Chris Martin n'en fait pas des caisses et où le groupe pond une charmante mélodie.
La seconde,
Up With the Birds, clôt l'album est un bonheur à écouter une fois qu'on vient de se taper les huit chansons succédant à Us Against The World. Grandiloquent mais pas trop. Sympa mais pas top. (malheureusement plus en écoute)


Histoire de se convaincre (à ces deux chansons près) de la nullité crasse de 'Mylo Xyloto' (et que Coldplay ne manque pas de moyens), le clip de Paradise :



mercredi 19 août 2009

[Track of The Day] Volcano Choir - Island, IS

Malgré le succès (tout au moins critique) du premier album de Bon Iver, 'For Emma, Forever Ago', Justin Vernon décide de s'affranchir de son groupe pour se lancer dans un projet parallèle, Volcano Choir.
Signé chez Jagjaguwar (à quoi bon changer de crémerie quand celle ci s'avère être une des meilleures du coin?), cette nouvelle entité est formé du frontman de Bon Iver et des Collection of Colonies of Bees, un groupe totalement inconnu par chez mon couvre chef.
Leur album 'Unmap' est prévu pour le 21 septembre prochain (qui, soit dit en passant, s'annonce comme le mois le plus excitant de l'année en cours) et, à en croire le premier extrait Island, IS, s'éloigne du folk magnifié de Bon Iver pour se rapprocher d'une pop délicate où plane l'ombre d'un certain Sufjan Stevens (le passage à 2'40 est assez édifiant je trouve) et où plane toujours cette voix aux contours éthérés de Justin Vernon, qui a cependant des accents à la Chris Martin sur certains passages.
Tant mieux me direz-vous: ça n'aurait servi à rien de se lancer dans un nouveau projet pour refaire la même chose. 

Album: Unmap
Année: 2009
Label: Jagjaguwar 

Island, IS est disponible gratuitement et légalement en cliquant ici. Merci Volcano Choir.

lundi 31 mai 2010

[Track of The Day] Kanye West - Power (feat. Dwele)

Après être tombé dans un blingbling musical piteux en s'acoquinant avec Daft Punk ou Chris Martin pour un 'Graduation' désastreux, après avoir fait de l'autotune sa ligne de conduite sur '808s & Heartbreak' (un disque qui aura divisé. Pour ma part je lui trouve un certain charme), après s'être couvert de ridicule aux MTV Music Awards en défendant un clip de Beyonce, voilà donc Kanye West de retour. Qu'on espère apaisé depuis ses dernières déboires.

Au menu de ce 'Good Ass Job', cinquième album de l'égocentrique Kanye West, essentiellement des rumeurs. On parle de la présence de DJ Premier, Pete Rock, Q-Tip ou RZA. Bref, du beau monde sur le papier. A voir si tout ceci va se concrétiser.

Ce qui est sûr néanmoins, c'est que Kanye West semble avoir retrouvé la forme. La preuve avec ce premier extrait, Power (où vient featurer la voix du soul-boy Dwele), qui sample un passage de 21st Century Schizoid Man de King Crimson, la chanson qui ouvre le premier album du groupe, 'In The Court of Crimson King'.

Power est une grande réussite, aux clappings et au rythme entêtant. Une chanson qui annonce le meilleur pour la suite. Un retour vers 'The College Dropout' ou 'Late Registration'? Tout le mal qu'on peut souhaiter à Kanye West tant ces 2 disques sont indispensables - ou presque. 

Album: Good Ass Job 
Année: 2010 
Label: Def Jam

jeudi 26 mars 2009

Vandaveer – Divide & Conquer [Alter K]

Quatuor éparpillé aux États-Unis, The Apparitions avait été ma révélation indie-rock de 2006 (et mon 8è album de l'année). Un disque complètement et honteusement passé inaperçu. Et pourtant, enlevé, tubesque, avec de vraies chansons, aux voix et guitares attachantes, aux balades bien torchées et mémorables (She Burned Out Their Eyes dans son genre était mémorable), As This Is Futuristic était – et reste – un disque d'une très grande qualité. Je pensais que s’il arrivait en France, il écraserait tout sur son passage. Cela n’a malheureusement pas été le cas - mais je me défendrai en disant qu’il n’a pas trouvé de distributeur hexagonal, ni même européen si j’ai bien suivi; Non mais.

Mais, me diras-tu coquin de lecteur, «pourquoi nous parle t-il de The Apparitions alors qu'il a nommé son article "Vandaveer"?». Bonne et perspicace question l’ami. Tout simplement parce qu’une des deux voix de ce groupe s’est lancée depuis 2007 dans une carrière solo (même si elle reste bien entourée), sous le nom de Vandaveer. Loin du rock et de la pop échevelée de son ancienne formation, Mark Charles Heidinger (son vrai nom) se plonge dans une musique folk et plus acoustique. En résulte un premier album assez sublime, dont la blogosphère se fait l'écho, ‘Grace & Speed’.

Deux ans plus tard, et pour le moment uniquement en Europe, le voilà de retour avec ‘Divide & Conquer’. Un album qui démarre par une pièce de monnaie qui roule sur elle-même avant de finir à plat. Une rythmique lourde et une note de piano répétitive prennent la suite. Et la voix de Vandaveer apparaît, vite rejoint par celle de Rose Guerin. Et l’affaire semble entendue.

Elle l’est, le reste de l'album confirmant rapidement l’impression de ce Fistful of Swoon: ‘Divide & Conquer’ enchaîne les élans mélodiques susurrés, les douceurs simples, les balades plus travaillées et les harmonies touchantes. Un petit travail d’orfèvre où la voix de Vandaveer y est pour beaucoup, tant elle évoque la rencontre entre celle de Tom McRae et de Chris Martin, pleine de douceur et de force avec ce grain si particulier.

Mélangeant tour à tour guitare électrique, piano, clarinette, guitare folk, ukulélé et clappings éparses, ‘Divide & Conquer’ reste toutefois et avant tout un disque inspiré par le folk. D’ailleurs, Beverly Cleary's 115th Dream (voir plus bas), la chanson qui clôt ce petit bonheur d'album, semble rendre hommage au grand Bob et son Bob Dylan's 115th Dream . Musicalement, les deux morceaux n’ont rien à voir, certes. Mais entre le titre et les paroles qui évoquent une certaine Ramona (dont le Zim avait chanté les louanges en 1964), il est difficile de penser que ce n’est qu’une coïncidence.

De toutes façons, coïncidence ou pas, hommage discret ou non, ‘Divide & Conquer’ reste un très beau disque, à la durée parfait (42’), où mélodies lunaires se frottent à des harmonies célestes. Un second bijou à saluer, qui plus est venant d’un homme capable de passer d’un indie-rock des plus efficaces à un folk racé en un claquement de doigt. Plus qu’une apparition, plus qu’une révélation, 'Divide & Conquer' est une confirmation. (sortie: 6 avril 2009)


(Nb: Vandaveer est en tournée dans toute la France en avril: de Bordeaux à Tours, de Tulles à Orléans, de Nantes à Paris en passant par Le Havre.
Pour les lyonnais, il sera à l'Epicerie Moderne le 15 avril prochain.
Toute les dates de la tournée sont disponibles ici).

Son :
Myspace (Deux titres de ce ‘Divide & Conquer’ en écoute)
Site officiel

Deux titres en écoute. Divide & Conquer, à la mélodie imparable avec les voix de Rose Guerin et de Vandaveer entre murmure et apaisement, et Beverly cleary's 115th Dream, une balade déchirante menée par un piano beau mais bien triste (malheureusement, plus en écoute).

Le premier clip de cet album vient de voir le jour. La chanson s'appelle Fistful of Swoon, elle ouvre ce 'Divide & Conquer' et le tout est visible ici:




Le second clip de ce 'Divide & Conquer' de Vandaveer, Woolgathering :


mardi 8 octobre 2013

Joseph Arthur - The Ballad of Boogie Christ : Act 1 & 2 [Lonely Astronaut]

Mon cher Joseph Arthur,

Qu'es donc tu devenu ? Toi, découvert par Peter Gabriel, signé chez Real World, le label du même Peter Gabriel, toi qui a composé un album parfait ('Come to Where I'm From') sur lequel on pouvait trouver des chansons brillantes à quasi toutes les pistes, dont un tube certifié (In The Sun), toi qui a vu un certain Michael Stipe (REM) et Chris Martin (Coldplay) reprendre cette même chanson (et de quelle façon !) pour un Ep en faveur des victimes de l'ouragan Katerina en 2007. Toi, Joseph Arthur, comment en es-tu arrivé là ?

Par « là », je veux dire sans label, à part le tien (Lonely Astronaut Records), depuis ton départ de Real World : obligé de te débrouiller pour que ton nom émerge à nouveau entre toutes les nouveautés pas essentielles qui peuplent les blogs comme celui-ci, les tweets, les statuts facebook et les magazines (ça existe encore oui). Qu'est ce que tu as fait ? Que s'est il passé ?

Pourtant, tes albums restent toujours de qualité. Au hasard, 'Nuclear Daydream', en 2006. Le genre d'albums qu'ils ne sont pas nombreux à être capable d'écrire. Et tout ceux passés inaperçus, les 'Temporary People' et autres 'The Graduation Ceremony'. Même celui de l'an passé, 'Redemption City', bien qu'inégal, avait beaucoup de grands moments.

Pourtant, à l'écoute de 'The Ballad of Boogie Christ : Act 1 & 2', ton nouvel album (ton dixième), sache, mon cher Joseph Arthur, que j'ai confiance. Oui, j'ai foi. Je sens poindre une reconnaissance qui irait bien plus loin que ces accueils polis mais sans fougue que tu connais depuis le début de ta carrière.

Une nouvelle fois, tu n'y es pas allé avec le dos des sessions studios : double album, 24 chansons, 'The Ballad of Boogie Christ : Act 1 & 2' ne fait pas dans la demi-mesure.
Mais ce disque, bien plus que le précédent 'Redemption City' (dont tu reprends ici un des titres phares I Miss The Zoo) tient la longueur, ne s'éparpille pas entre chansons inutiles et peu inspirées. Non, tout sur 'The Ballad of Boogie Christ : Act 1 & 2' est beau, bien composé, bien écrit. Tu changes de style régulièrement sans que cela choque ou soit un frein à l'écoute. De la pop au rockabilly, de la balade pleine de mélancolie au titre soulful au possible, du rock au blues délicieux.

Et puis, tu retrouves Real World, certes en distribution vu que 'The Ballad of Boogie Christ : Act 1 & 2' sort sur ton propre label, mais quand même.

Voilà pourquoi cher Joseph Arthur, je crois à ta (re)naissance médiatique. Oui. Je sens que des chansons comme Still Life Honey Rose, Maybe Yes, Famous Friends Along The Coast ou All the Old Heroes ont de vrais potentiels pour plaire au plus grand nombre.

Oh, je ne dis pas que tu vas en vendre des millions. Je ne suis pas fou. Mais ta cote va remonter. On ne sort pas un double album de cette qualité là, plus qu'essentiel en cette année 2013, sans obtenir un minimum de reconnaissance. Je parie même que certains recroiseront ton chemin d'ailleurs avec plaisir, peut-être via cette chronique - bien trop longue. Dans cette époque boulimique de nouveautés et de zapping incessants, pouvoir s'appuyer des artistes que l'on a côtoyés - et appréciés - à une époque, ça n'a pas de prix.

En tout cas, c'est tout ce que je te souhaite. Qu'un jour ta bouille et ta voix (et pour les deux, le mélange toujours aussi surprenant de Liam Gallagher et Richard Ashcroft) truste les charts ne serait-ce qu'indie. Et qu'on mette enfin sur un piédestal un artiste comme toi, prolifique, à la carrière quasi-exemplaire et au dernier album merveilleux.

Cher Joseph Arthur, je vais te laisser. Non sans espérer pouvoir te croiser à la fin d'un de tes concerts, où tu viendras vendre des cds gravés de la prestation que tu viens de terminer..

Un de tes discrets fans,

-Twist-

(sortie : 9 septembre 2013)

Son :

Vu la quantité de chansons de qualité à disposition sur 'The Ballad of Boogie Christ : Act 1 & 2', pas moins de 5 titres (plus 2 clips) en écoute aujourd'hui.
Ainsi, dans le lecteur grooveshark ci-dessous, déjà trois : la balade tuante Famous Friends Along The Coast, histoire de se convaincre que Joseph Arthur a la mélancolie dans la peau, Blue Lights in the Rear View, qui ouvre le cd 2, et Maybe Yes, tube quasi rockabilly.  (malheureusement plus en écoute)


Dans les deux lecteurs soundcloud ci-dessous, deux autres chansons : Saint of Impossible Causes qui permettra à ceux qui ont perdu Joseph Arthur de vue depuis longtemps de le retrouver facilement ; et Junkies and Limousines qui démarre comme une folk song lumineuse et qui se termine en titre soul-rock (coincé au milieu du disque 2 de 'The Ballad of Boogie Christ : Act 1 & 2').
 




Et pour finir, deux clips : celui de All The Old Heroes, qui passe en revue une quantité de héros de Joseph Arthur (en tout cas, on l'imagine), de Andy Warhol à Michael Jordan, de Joey Ramone à Ghandi, de Captain Beefheart aux Drôles de Dames, de Nina Simone à Miles Davis, dans un patchwork formidable de très belles photos :


Le clip d'I Used To Know How To Walk On Water, très jolie balade sur laquelle Ben Harper vient donner de la guitare et de la voix, discrètement :



Beaucoup d'autres clips réalisés pour 'The Ballad of Boogie Christ : Act 1 & 2' sont à voir sur la page youtube de Joseph Arthur.

lundi 8 septembre 2008

Track of The Day (02-08 septembre 2008)

Après des semaines de vacance de ce blog, la rentrée est de rigueur. Et placée sous le signe de l'electro qui fait bouger les pieds et mal à la nuque. (et toujours en écoute dans le lecteur deezer à droite).


Lundi 8 septembre 2008:
* Iron & Wine - Arms of a Thief (Transgressive)
Lovesong of the Buzzard n'est pas la moins belle chanson du 'The Shepherds's Dog' des Iron & Wine, sorti en 2007. Elle est ici la tête de proue de cet Ep de trois titres, tiré à 1000 exemplaires chez Transgressive Records, dont est tiré ce Arms of a Thief, un titre de folk-pop hésitant à lorgner vers quelques ambiances plus "actuelles". Et qui prouve une fois de plus que le groupe de Sam Beam prend toujours un soin précieux à composer de beaux Eps avec de grandes chansons.
(disponible sur Lovesong Of The Buzzard Ep, 2008)

Dimanche 7 septembre 2008:
* Monosurround - We [Citizen]
Duo allemand, composé de Ramtin et Erik, fraîchement signé chez Citizen Record (le label de Vitalic), les Monosurround donne dans l'électro entre beat, scratchs, flow et grandiloquence, qui sonne vraiment fin 80s/début 90s. La preuve flagrante avec ce We de leur premier album à venir, fin septembre, 'Hello World'.
(disponible sur Hello World, 2008)

Samedi 6 septembre 2008:
* The Who - Baba O'Riley (SebastiAn Remix) [-]

SebastiAn s'est fait une spécialité depuis quelques temps: remixer de grands tubes de l'histoire de la musique. Cela avait débuté avec celui de Killing In The Name des Rage Against The Machine. Et ça se poursuit avec celui Baba O'Riley des Who sur 'Who's Next'. Un remix pas bouleversant (surtout pour un grand fan de la bande à Pete Townshend comme moi), mais qui fait son petit plaisir.
(indisponible pour le moment, 2008)

Vendredi 5 septembre 2008:
* Coldplay - Viva La Vida [Parlophone]
Annoncé comme une daube FM annoncée, le dernier 'Viva La Vida' de Coldplay est tout sauf cela. Chris Martin et ses potos ont toujours ce don inouï de pondre des mélodies entêtantes, comme celle qui domine ce Viva La Vida divin. Grand titre de 2008.
(disponible sur Viva La Vida, 2008)

Jeudi 4 septembre 2008:
* Robin Sparkles - Let's Go To The Mall [Dominant]
Pour ceux qui suivent cette série hilarante qu'est How I Met Your Mother comme moi depuis trois ans déjà, rappelez-vous de cet épisode déjà mythique du 'Slap Bet' avec en point d'orgue cette chanson de Robin Sparkles (alias Robin Scherbatsky), ex-pop stars canadienne qui chantait dans les centre commerciaux à la fin des années 80. Un bonheur de kitsch même pas moqueur. Savoureux. Et parfait pour attendre le retour des aventures de Ted et Barney le 22 septembre 2008, sur CBS. En espérant qu'ils aient les chaînes ricaines là haut...
(indisponible pour le moment)

Mercredi 3 septembre 2008:
* Vitalic - The 30 000 Feet Club [Citizen]
Disponible uniquement sur son 'V-Live' de l'an passé, The 30 000 Feet Club vient de voir le jour en version studio. Et c'est aussi énorme qu'en live. J'imagine qu'on devrait retrouver ce titre sur le futur album du grand Pascal Arbez, à venir prochainement. Sautez, vous êtes en transe!
(indisponible pour le moment, 2008)

Mardi 2 septembre 2008:
* Sia - Breathe Me (Four Tet Remix) [Domino]
Avec Bob Dylan et Sufjan Stevens, Four Tet est le troisième de mes dieux, de ces artistes qui me créent une petite boule dans le bide, pleine d'envie et d'admiration. Je suis retombé sur le remix du grand Kieran Hebden du Breathe Me de Sia. Une douceur toute ouatée, toute belle, toute doucereuse. Dont on a beaucoup de mal à se passer.
(disponible sur The Remixes, 2006)

mercredi 20 mai 2009

[Track of The Day] Coldplay - Viva La Vida (Live)

Disso m'a parlé d'un groupe que je voulais évoquer dans ces pages parce qu'il est assez immense. Mais je remets mon post. Car après Burial/Four Tet d'hier, je voulais un titre un peu plus léger, quelque chose qui célèbre en grande pompe l'arrivée d'un jour férié (et, accessoirement, des Nuits Sonores 7è édition. On y reviendra).
Donc Coldplay. Parce que j'ai toujours aimé le groupe, du 'Brothers & Sisters Ep' des débuts au dernier 'Viva La Vida' (pour faire court). Et parce que dans le genre trousseurs de mélodies, Chris Martin et ses potes se posent là.
Vu que ces coquins ont décidé de donner gratuitement un live - 'LeftRightLeftRightLeft' - de leur tournée actuelle, le titre du jour sera donc live, ou ne sera pas.
Enregistré à droite et à gauche, contenant neuf titres et près de 40 mns de musique, pouvant compter sur un public aux anges et très présent (c'est quand même le but d'un live, non?), avec notamment une version endiablée de Viva La Vida et une sublime de Fix You, avec le public au diapason, 'LeftRightLeftRightLeft' est un petit bonheur auditif (pour peu qu'on aime le quatuor anglais) et une sucrerie des plus agréables.
Alors oui, on ne refera pas le monde avec ce disque là. Ni avec Coldplay d'ailleurs. Mais on passera une belle journée de mercredi. 

Cet album 'LeftRightLeftRightLeft' est disponible gratuitement et légalement sur le site de Coldplay, en cliquant ici, là, maintenant, tout de suite. 

Album: LeftRightLeftRightLeft 
Année: 2009 
Label: Parlophone

lundi 1 octobre 2007

Track of The Day (25 septembre-1er octobre 2007)

Sept titres de la semaine. Entre pop, soul, électro et tube survitaminé. Et toujours en écoute dans le lecteur dans la colonne de droite.

Lundi 1er octobre 2007:
* Pinback - Off By 50 [Touch & Go]
Nouvel album pour les indie-rock de Pinback. Un disque plutôt de bonne tenue tout du long. Voire même de très grande comme sur ce titre enivrant, avec des chœurs efficaces comme jamais. Separate The Wall comme ils disent.
(disponible sur Autumn of the Seraphs # 2007)


Dimanche 30 septembre 2007:
* Rihanna - Don't Stop The Music [Def Jam]
Rihanna a basé le début de sa carrière sur le sample de tubes planétaires. Pas question de changer une formule qui gagne. Cette fois, la belle s'approprie un bout de Wanna Be Starting Something de Mickael Jackson. Et en fait une tuerie dancefloor. Dans un coin, Manu Dibango se frotte les mains.
(disponible sur Good Girl Gone Bad # 2007)

Samedi 29 septembre 2007:
* The Cat Empire - No Longer There [Virgin]
Des passages sur du cuivre pas forcément formidable. Une voix qui rappelle Chris Martin en moins bien. Mais le tout forme une alchimie pop très appréciable sur ce titre qu'on devrait écouter plus souvent qu'à son tour.
(disponible sur So Many Nights # 2007)


Vendredi 28 septembre 2007:
* Kelis - Lil Star (feat. Cee-Lo) [Jive]
Depuis le succès de Gnarls Barkley, Cee-Loo trouve enfin l'aura qu'il méritait depuis des années. Et est de partout. Comme ce titre de 2006 de Kelis, petite douceur soul qu'on ne se lasse pas d'écouter.
(disponible sur Kelis Was Here # 2006)


Jeudi 27 septembre 2007:
* I Am Kloot - Avenue of Hope [Echo]
En 2005, I Am Kloot sort son Gods & Monsters, album sympathique mais inégal. Perdu au milieu de l'album se cache un titre fabuleux, mélancolique et triste à souhait. Dans un top 20 de mes chansons préférées, Avenue of Hope trouverait sa place dans le haut du panier. Frissons garantis.
(disponible sur Gods & Monsters # 2005)

Mercredi 26 septembre 2007:
* Klaxons - Golden Skans (SebastiAn Remix) [Because]
Dans la famille Ed Banger, je voudrais un des tous meilleurs membres : SebastiAn. Un petit génie qui n'a pas encore la reconnaissance du public comme ses compères de Justice. Mais qui a pourtant de l'or dans les mains. Ici, SebastiAn qui s'approprie le tube des Klaxons Golden Skans et le transforme en pépite électro nappée à souhait.
(disponible sur Golden Skans Ep # 2007)

Mardi 25 septembre 2007:
* Apparat - Hailin From The Edge [Shitkatapult]
L'an passé, Ellen Allien avait eu le bon goût de s'amuser le temps d'un album avec son compatriote Apparat pour un des disques de l'année, l'excellent 'Orchestra of Bubbles'. Le revoilà lui, tout seul, avec son quatrième album, 'Walls' d'où est extrait ce titre avec Raz Ohara à la voix. Yummy-yummy comme on dit.
(disponible sur Walls # 2007)

mercredi 24 décembre 2008

Top 50 'Albums 2008': 50-31


Et pour finir cette série de posts sur les tops, voilà donc mon top album 2008. Une belle année que celle-ci, portée par moi par deux immenses disques qui resteront. Beaucoup d'écoutes, de découvertes, de déceptions (le Islands à la première place de celles-ci), d'emballements médiatiques incompréhensibles (Vampire Weekend, je n'ai toujours pas saisi) mais surtout de grands disques. Bref, une année musicale de haute tenue qui tire sa révérence.

Voilà donc ce top 50, en trois parties. La première aujourd'hui (les albums classés de 31 à 50) , la suite demain et vendredi.
Et toujours, au bas de chaque papier, un lecteur avec un titre de chaque disque nommé.




50. Jeremy Messersmith - The Silver City [Princess Records]
Des fois, on tombe sur un disque, comme ça, parce qu'on aime la pochette. Jeremy Messersmith donc. Songwriter qui fait dans la pop bien habillée de cordes et de quelques cuivres pour l'hiver, nourrie de pas mal d'influences, de Jude à Elliott Smith en passant par les Beatles. Court mais bel album, porté par une jolie voix.
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49. The Last Shadow Puppets – The Age of Understatement [Domino]
La mode est au super groupe, notamment chez nos amis d'outre-atlantique. Les britanniques s'y sont donc mis. Alex Turner (Arctic Monkeys) et Miles Kane (The Rascals) s'apprécient et, pour le fun, sortent un disque sixties à la sauce Western, avec des cordes et des cuivres t'en veux t'en as. Un exercice de style certes, mais couplé à un vrai don de songwriting. Le tout est sacrément efficace.
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48. Choir of Young Believers – This Is For The White In Your Eyes [Tigerspring]
De la pop qui vient du Danemark, qui hésite entre pop symphonique et moments plus intimistes. C'est magnifique, c'est fou! Un disque long en bouche en plus, qui mérite plusieurs écoutes pour en déceler tous les contours. Plus les écoutes passent plus on découvre un riff, un arrangement passé inaperçu.
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47. Willard Grant Conspiracy – Pilgrim Road [Loose]
‘Pilgrim Road’ est un album qui vit et qui marque une rupture dans la discographie des Willard Grant Conspiracy . Avec ces compositions et ce travail d’écriture, le groupe crée une sorte d’opéra pop, où l'on imagine Robert Fischer et sa voix profonde raconter des histoires, au milieu d’une scène, un piano à queue dans un coin, son orchestre à ses pieds. Un très bel album donc (peut-être leur meilleur), ambitieux, et qui rappelle par moment l’œuvre de David Ackles. On a vu pire compliment.
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46. The Dodos – Visiter [French Kiss]
The Dodos. Son album 'Visiter'. Sa pochette dessinée par un des enfants d’une classe pour qui le groupe a joué quelques mois avant la sortie du disque. Son ambiance folk/psyché-folk/indie-rock-pop. Un beau voyage plein de rythmiques et de mélodies.
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45. Bon Iver – For Emma, Forever Ago [Jagjaguwar]
Un disque parfait pour rentrer dans l'hiver. Ou en sortir. Un disque de folk mélancolique et doux. Une voix prévenante (mais qui peut agacer), des ambiances travaillées, un album habité. Bref, de la belle ouvrage, grand cru, qui se termine, par une merveille de titre, For Emma, Forever Ago, comme un symbole de toutes leurs ambitions.
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44. Envelopes – Here Comes The Wind [Brille]
Envelopes est un quintet franco-suédois qui sorte là un vrai disque de rock bien construit, qui rappelle les fantômes des Talking Heads, des Pixies, avec un peu d'Alamo Race Track, sans pour autant négliger de rendre un hommage ironique à la plus grande égérie de la FM des années 80, Bonnie Tyler.
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43. Micah P. Hison – and the Red Empire Orchestra [Full-Time Hobby]
Troisième album pour le grand Micah P. Hinson. Et troisième fois que je le mets dans un de mes tops de fin d’année. Je ne peux pas faire autrement. L’américain, avec son songwriting à l’ancienne, arrive toujours à sortir des compositions d’une qualité incroyable, soit d’une simplicité folle (une guitare et sa voix singulière), soit pleines de cordes qui aiment venir tutoyer les sommets. Assez peu reconnu malgré son incroyable talent, son ‘And The Red Empire Orchestra’ est à savourer plus que de raisons.
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42. Jenny Lewis – Acid Tongue [Rough Trade]
On l’avait laissé sur une participation très réussie sur ‘Dumb Luck’, l’album de Dntel l’an passé. Quant à son premier album, il s’écoutait comme du petit lait : une farandole de douceurs pop, bien écrites sans être essentielles. De retour pour un deuxième album, la multicarte Jenny Lewis surprend son monde et pond un vrai second album. Entourée d’Elvis Costello et pourvue d'un talent certains pour les arrangements mêlant cordes et guitare sombre), ce 'Acid Tongue' est une réussite et un délice sans fin.
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41. James Yorkston and The Athletes – When The Haar Rolls In [Domino]
Enchaînant un troisième disque décevant et une compilation de raretés vraiment intéressante, revoilà James Yorkston and The Athletes avec un nouvel album qui renoue avec la splendeur de 'Just Beyond The River', magnifié par une production de Four Tet parfaite de bout en bout. Un disque lumineux de la part de l'écossais folkant et de ses acolytes, où les mélodies sont toutes plus à tomber les unes que les autres. Pour info, 'When The Haar Rolls In' est un disque qui ne libère vraiment tout ce qu'il a dans le ventre que sur des enceintes de qualité et pas du tout au casque.
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40. Born Ruffians - Red, Yellow and Blue [Warp]
Dans le monde merveilleux de la pop-folk débridée et tourmentée, voilà un groupe qui est bien plus qu'une curiosité et qui pourrait devenir (est devenu?) une des têtes de proue de ce mouvement. Signés sur Warp, largement influencé par les Animal Collective (essentiellement au niveau rythmique), les Born Ruffians sortent de leur schéma guitare/basse/batterie un disque nerveux, tendu, mélodiquement imparable.
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39. British Sea Power – Do You Like Rock Music? [Rough Trade]
Troisième album pour le combo originaire de Brighton. Ce 'Do You Like Rock Music?' est une sorte de synthèse entre leurs deux disques précédents. Du post-punk et de la pop. Des hymnes dans tous les coins, et toujours cette voix à deux doigts de défaillir. Un grand cru. Un très grand cru. Ce groupe semble plus inspiré que jamais.
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38. Enablers – Tundra [Lancashire and Somerset]
Si la musique des Enablers était une rêverie, celle-ci tournerait vite au cauchemar. Car elle est très sombre, comme habitée. Du rock, du blues, un brin de noise, mais qui semblent venir des ténèbres. Comme si la fin du monde allait venir. Pete Simonelli ne chante pas, il raconte. Et avec une voix de crooner. Tremblez, les démons ne sont pas bien loin.
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37. Adrian Crowley – Long Distance Swimmer [Tin Angel]
Disque d’une homogénéité pleine de diversité, ‘Long Distance Swimmer’ rappelle l'œuvre de James Yorkston and The Athletes, mais avec un côté plus sombre. Le genre d’album aux contours habités mais doux. Concis, précis, chaque titre fait mouche, emportés qu’ils sont par la voix, les arrangements et les mélodies d’Adrian Crowley. Irlande of folk.
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36. Cornflakes Heroes - Dear Mr Painkillers [Greed Recordings]
Deuxième album pour les Cornflakes Heroes. Passage difficile, surtout après un premier si réussi. Eh bien, quelle très belle surprise! Encore meilleur que le premier. Un putain de disque de rock indé anglo-saxon fait en France. Rock, punk, pop, moog, trompette, saturations, tout y passe, dans une cohérence et une homogénéité dingue. Grand disque. Et avec un très grand titre, Is Mother Right?.
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35. Madrugada – st [Malabar]
Sixième album – le cinquième studio – des Norvégiens de Madrugada qui fait suite au décès du guitariste Robert Burås, mort en juillet 2007 à 31 ans. Le résultat est jouissif. Un disque rock, assez bluesy, avec toujours cette voix à la Nick Cave-a-like. D'ailleurs cet album éponyme rappelle énormément 'Abattoir Blues/The Lyre of Orpheus' de l'Australien et son opposition rock/pop, noir/blanc, ying/yang. Le pied est grand à l'écoute de ce sixième disque.
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34. Pale Young Gentlemen – Black Forest (Tra La La) [Science Of Sound]
Avec une voix (celle Michael Reseinauer) qui aime être haut-perchée, les Pale Young Gentlemen sortent un second album où mélancolie (bien aidé par la présence de violons et violoncelles) se dispute la plus grosse part du gâteau avec un côté dansant surprenant. Tantôt folk mais toujours pop, les compositions du groupe originaire du Wisconsin ont un cachet vraiment délicieux. Et des passages qui rappellent Midlake.
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33. Coldplay - Viva la Vida or Death and All His Friends [Parlophone]
J'ai beau vouloir, je n'arrive pas à ne pas aimer les sorties discographiques de Coldplay. Celle-ci ne fait pas exception. Excellemment bien produit par Brian Eno, la bande à Chris Martin change de registre et s’éloigne un peu du classicisme pop dans lequel il puisait son inspiration depuis le début. Malgré cela, rien ne change, Coldplay enchaîne les tubes, de Viva La Vida à Violet Hill et son intro longue de 40 secondes en passant par 42. Et une nouvelle fois, Coldplay prouve qu'il est bien plus qu'un groupe FM et de midinettes.
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32. Eugene McGuiness – st [Domino]
Entre rock, pop, glam, rockabilly, balades touchantes et belles orchestrations, Eugene McGuiness sort un premier album d’une grande maturité. Il me fait penser à une sorte d’Elliott Smith version 2010 (toutes proportions et tous styles gardés bien sûr): un même don pour la composition, une même voix pas anodine et un touché mélodique assez imparable. Bref, une des grandes découvertes de l’année. Ce mec là ira très loin.
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31. Adem – Takes [Domino]
Adem, ancien de Fridge, pour son troisième album, s'entiche de titres composés et chantés par d'autres. Et les reprend. Exercice délicat comme chacun sait mais dont il se sort magistralement. Que ce soit les œuvres de PJ Harvey, Yo La Tengo, Aphex Twin, Lisa Germano ou Björk (période 'Homogenic'), notre homme sublime ces compositions à coups de folk contemporain et lumineux. Splendide.
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Et voilà le lecteur proposant une chanson de chacun des albums présentés ci-dessus. Classées de 50 à 31. Bonne(s) écoute(s)!