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jeudi 22 avril 2010

Aidan Baker - Liminoid ⁄ Lifeforms [Alien8]

Depuis ma dernière chronique sur Aidan Baker ('Fantasma Parastasie' enregistré avec Tim Hecker), celui-ci a enregistré pas moins de… 10 albums. Dix disques en 18 mois! Ce qui porte le total sur l'ensemble de sa carrière à 123 disques!

Ce 'Liminoid/Lifeforms', premier effort solo chez Alien8 (qui avait hébergé trois autres de ses albums collaboratifs), est donc la 124è sortie d'Aidan Baker (en attendant la 125è avec un nouvel album de Nadja).
Un album enregistré à 10 (des membres d'Arc, de Picastro, de Forest City Lovers et Whisper Room sont venus donner un coup de main), qui respire la classe et le touché, et ce tout au long des 67mns qui le compose.

'Liminoid/Lifeforms' est un album à deux facettes. La première correspond à la partie Liminoid, composé de 4 morceaux (Liminoid I à IV) pour un total de 38 mns. Ici, Aidan Baker semble se plonger (même si c'est bien évidemment réducteur) dans une veine post-rock, qui totalement séduisante.
Il y a là des montées délicates et des cordes lointaines qui tentent par tous les moyens de se rapprocher pour donner corps à l'ensemble (Liminoid (Part I)); un travail sur les rythmes (Liminoid (part II)) et une synthèse de tout ca, avec un Liminoid (part IV) qui passe par tous les états (noise, drone, post-rock) tandis qu'une des guests féminines (Laura Bates? Clara Engel?) vient déclamer ici et là ses textes de sa voix, écorchée vive.

La seconde, composé d'un seul et unique morceau de près de 30 mns (Lifeforms), où la musique d'Aidan Baker se fait plus évanescente et ambiante, bercée qu'elle est de drone tout du long. D'ailleurs, on touche là carrément au sublime sur les 10 dernières minutes avec ce violon plaintif qui n'en fait jamais trop et qui au final semblerait pouvoir briser des âmes.

'Liminoid/Lifeforms' est un album superbe, d'une beauté et d'une délicatesse terrifiante. Un 'The Sea Swells a Bit' de 2006, mais avec le violon en guise de maitre d'œuvre.
La musique d'Aidan Baker me rappelle ici - et à plusieurs moments - l'univers du label Constellation, Godspeed You ! Black Emperor en tête. Cette capacité à émouvoir les sens grâce à un sens de la retenue et une facilité en emballer les cœurs, on la retrouve totalement ici.

Et à l'heure où un des plus grands groupes qui soit (Godspeed You ! Black Emperor) annonce son retour sur scène, ce 'Liminoid/Lifeforms' est juste un bonheur total. Et sans fin. (sortie: 9 février 2010)


Son:
Myspace (Un morceau de 'Liminoid/Lifeforms' en écoute)
Site officiel

Vous pouvez vous procurer ce 'Liminoid/Lifeforms' directement sur la page officielle d'Aidan Baker chez Alien8, soit en format digital ($7.99/5.99€), soit en version physique ($12/8.89€), en cliquant ici.

Difficile de mettre deux titres en écoute aujourd'hui tant les compositions d'Aidan Baker sont souvent longues. Et puis 'Liminoid/Lifeforms' n'est composé que de cinq morceaux. Donc un seul et unique titre aujourd'hui en écoute: Liminoid (Part IV). Le tout dure 15 mns, est une composition d'une très grande qualité, d'une cohérence totale, d'une bien grande beauté, aux changements de rythmes réussis (malheureusement plus en écoute).

jeudi 13 novembre 2008

Aidan Baker & Tim Hecker – Fantasma Parastasie [Alien 8]

Si j’osais une comparaison foireuse, une collaboration Aidan Baker/Tim Hecker aurait pour équivalence indie-rock Arab Strap/Tindestricks ou Arcade Fire/Sufjan Stevens. Rien que ça. Car ces deux là, s’ils ne disent peut-être pas grand-chose au grand public, sont deux artistes qui règnent plus ou moins sur leurs catégories.

A ma droite, Aidan Baker, artiste prolifique et multi-instrumentiste qui, en 8 ans de productions (si l’on en croit la page wikipédia qui lui est consacré), a à son actif la bagatelle de 113 sorties discographiques! Vingt-et-un avec Nadja (duo d’expérimental ambiant très noisy qu’il forme avec Leah Buckareff), 9 avec ARC, 2 avec Mnemosyne et 81 (!!) en solo. Ce qui nous fait une belle moyenne de plus de 14 disques par an depuis 2000. Rien que ça!
Je suis très loin de tout connaître de l’œuvre d’Aidan Baker comme vous pouvez vous l’imaginer, mais le seul disque du monsieur qui ait jamais traversé mes oreilles est un de 2006, ‘The Sea Swells a Bit’, grand album composé de trois longues plages instrumentales basé essentiellement sur la guitare, où l’auditeur évolue dans un univers ouaté et ambiant, où tout flotte, et que j’avais inséré à juste titre dans mon top 2006.

A ma gauche, Tim Hecker, canadien comme Aidan Baker dont j’ai déjà parlé dans ces pages à l’occasion de la sortie de son ‘Harmony In Ultraviolet’ en 2006. Beaucoup moins prolifique que son partenaire («seulement» onze albums à son palmarès), Tim Hecker est celui qui, à mes yeux, représente ce qui se fait de mieux dans la musique ambiante aujourd’hui. Un artiste au talent incroyable dont la sincérité et la qualité de ses disques ne fait aucun doute. Découvert via ‘Radio Amor’ en 2003, j’ai depuis toujours suivi son évolution et je n’ai jamais été déçu.

Alors quand j’ai appris, au détour d’un blog, que les deux canadiens sortaient un disque ensemble, qui plus est chez Alien 8, mon sang n’a fait qu’un tour. Car deux artistes de cette qualité, réuni sous la même bannière, avait de quoi faire frétiller mon subconscient. Résultat ? ‘Fantasma Parastasie’ est au-delà de mes espérances. Un disque où les deux influences se mélangent avec une pureté insolente. D’un côté, les guitares noisy d’Aidan Baker, son côté doom, de l’autre les plages planantes et ouateuses de Tim Hecker.
La production est vraiment à la hauteur car rien n’est laissé au hasard. Chacun des deux comparses apporte sa pierre à l’édifice, ses propres sons à la cathédrale sonique qu’ils sont en train de construire. Tout est une question d’équilibre où pas un son ne prend le pas sur l’autre. Tout est en apesanteur, dans un déluge de riffs, de drones contemplatifs et d’électro ambiante.

Inspiré, évocateur (chaque plage emmène l’auditeur dans un monde imaginaire), ‘Fantasma Parastasie’ est une réussite totale et à tous les niveaux (la pochette est somptueuse). En sept titres et 35 mns, les deux canadiens apposent leur sceau et imposent leur aura. Chef d'œuvre du genre de 2008. Vivement la suite. (sortie: 14 octobre 2008)


Son :
Myspace Aidan Baker (un titre de 'Fantasma Parastasie' en écoute)
Site officiel Alien 8 (l'album en écoute)


Deux titres pour vos esgourdes: le docile Auditory Spirits et le noisy Skeleton Dane, qui s'enchaîne sur l'album, malheureusement plus en écoute.

vendredi 24 novembre 2017

[Track of The Day] Aidan Baker / Simon Goff / Thor Harris - Tin Chapel

En 2008, pour la chronique de 'Fantasma Parastasie', l'album qu'il avait sorti avec Tim Hecker, j'avais compté le nombre de sorties discographiques qu'Aidan Baker avait à son actif, collaborations comprises. A l'époque donc, nous en étions à 113 albums.

Réapparu dans mon radar grâce à Mathieu de Random Songs, profitons donc pour faire un point. Ainsi, le canadien basé à Berlin en est, neuf ans plus tard, à 136 albums (dont 24 live), 20 Ep… et tout ça cette fois sans compter tous les autres groupes dans lesquels il a officié ou officie encore.

Bref, les années passent mais Aidan Baker ne change pas ses habitudes. Enregistrer, toujours plus enregistrer. Chacun jugera d'une telle productivité.

D'ailleurs, 'Noplace', le disque dont il est question aujourd'hui est son cinquième de l'année. Sorti il y a 15 jours, il ne sera même pas le dernier de 2017 vu qu' 'Aberration' est prévu pour début décembre !
Mais revenons à 'Noplace'. Composé avec Simon Goff (violoniste anglais) et Thor Harris, (batteur de Swans qui faisait déjà des merveilles sur 'The Past is not a Flood' de Hospital Ships), deux artistes avec lesquels Aidan Baker a déjà collaboré, 'Noplace' est un disque langoureux, uniquement instrumental, rempli de longues mélopées lancinantes, extatiques ; ticket pour un voyage en apesanteur. De l'ambient avec pour seules armes guitare, violon et batterie.

Album : Noplace
Année : 2017
Label : Gizeh Records


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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Tin Chapel du trio Aidan Baker / Simon Goff / Thor Harris est également en écoute ci-dessous :
 


Autre morceau de 'Noplace', voilà Red Robin :



mercredi 10 janvier 2018

Bilan 2017 : « Albums » (20-01)



Avant de mettre un point final à mon année musicale 2017, finissons notre petit tour d'horizon (partiel, j'en ai bien conscience) des « bilans de l'année » des blogs amis et voisins :

Voilà donc les 20 albums qui m'auront le plus marqué en 2017. De superbes révélations françaises (et lyonnaises), des disques beaux, souvent à en pleurer, une découverte essentielle pour mes oreilles, du melting-pot absolument brillant et un album aussi court que fabuleux, produit par un duo d'américains que rien ne semble arrêter. 
Et comme d'habitude, une chanson de chaque disque présenté ci-dessous est en écoute dans un lecteur Spotify et un lecteur Deezer plus bas. Bonne(s) écoute(s) !

Bilan 2017 :
Top 15 « Ep, 7", Compilation & Réédition »
Top 50 « Morceaux »
Top 40 Albums : 40-21



20. H-Burns - Kid We Own The Summer [Vietnam]
Rock lumineux et ambiances mélancoliques (la chanson titre qui ouvre l’album en est la meilleure preuve) au programme de ce nouvel album du romanais. Montant encore d’un cran dans la qualité, H-Burns s’impose (s’il était besoin) comme un des mètres étalon du genre américain, en vo certes, mais à la française.


19. Julien Baker - Turn Out The Lighs [Matador]
Acheté sans écoute préalable sur les bons conseils de Walleum, ce premier album de Julien Baker (rien à voir avec « Les Frères Scott ») est en tout cas d’une beauté sidérante, où l’urgence perce derrière son chant et ses mélodies. Une douceur punk très personnelle et aux accents émo.


18. Raoul Vignal - The Silver Veil [Talitres]
Premier album folk élégant et lumineux de la part du lyonnais Raoul Vignal, et c'est Talitres, toujours à l'affût, qui sort le tout. Entre Kings of Convenience, Stranded Horse, sous le haut patronage de Nick Drake, voilà un bien beau disque, à l'ambiance impeccable.


17. Beach Fossils - Somersault [Bayonet]
Rarement emballé par le trio de Brooklyn, 'Somersault' est une révélation. Leur ambition, leur son plus pop, plus rond et leurs belles orchestrations m’auront beaucoup séduit. Dépourvu de fautes de goûts, ce quatrième album des Beach Fossils a même de faux-airs de réponse new-yorkaise au 'Hang' des californiens de Foxygen.
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16. ENTRANCE - Book of Changes [Thrill Jockey]
Hors du temps, anachronique, 'Book of Changes' est le premier album en 13 ans de Guy Blakeskee qui officie sous le nom d’ENTRANCE. Folk, pop, subtilement arrangé, avec de beaux chœurs, des violons aussi efficaces que discrets, portés par une belle guitare, voilà un des disques les plus beaux écoutés cette année.


15. Percolator - Sestra [Penske]
Kraut-rock, shoegaze, noise-pop, noise-rock, drones, guitares fuzz, reverb', rythmiques martiales, mélodies lumineuses : voilà tout ce qui est au programme de ce premier album de Percolator, trio irlandais auteur d’un disque tonitruant.

14. State Broadcasters - A Different Past [Olive Grove Records]
Sur leur troisième album en 8 ans, les State Broadcasters alternent entre chansons lentes et mélancoliques, pop-songs à la I'm From Barcelona, rappellent tantôt leurs cousins de Dancing Mice, le Spinto Band ou le grand ordonnateur qu'est Sufjan Stevens. Mieux, ils convient à leur festin pop, en plus des traditionnels piano, guitares et basses, de la harpe, de l'accordéon, du trombone et du violoncelle. Parfait.


13. Valparaiso - Broken Homeland [Zamora Label] 
Mené par d’anciens Jack The Ripper, ce premier album de Valparaiso aura invité sur son album sans doute le plus beau casting de 2017 : Howe Gelb, Shannon Wright, Marc Huyghens (Venus), Josh Haden (Spain), Dominique A et autres John Parish (par ailleurs producteur du disque). Très beau voyage musical qui dévoile peu à peu son americana tantôt langoureuse, tantôt électrique.


12. Aidan Baker / Simon Goff / Thor Harris - Noplace [Gizeh Records] 
Composé avec Thor Harris (batteur de Swans) et Simon Goff (violoniste anglais), ce nouvel album d’Aidan Baker (le cinquième de l’année !) est un disque langoureux, uniquement instrumental, rempli de longues mélopées lancinantes, extatiques. Un ticket pour un voyage ambient en apesanteur, avec pour seules armes guitare, violon et batterie.

 

11. St. Vincent - MASSEDUCTION [Loma Vista]
L'ex de Polyphonic Spree et du groupe de Sufjan Stevens ne m'a jamais vraiment touché avec ses albums solo. Pourtant, son dernier en date 'MASSEDUCTION' m'aura happé avec sa pop-électronique aux accents mainstream, où les tubes sont nombreux (Los Ageless, New York) et derrière lesquels se cachent des textes personnels et sombres.


10. The Luxembourg Signal - Blue Field [Shelflife]
J'ai beau tourner ça dans tous les sens, The Luxembourg Signal est sans conteste MA révélation de 2017. Renversé par leur superbe 'Laura Palmer' (un de mes 7" de l'année, mais surtout mon single 2017), 'Blue Field', leur second album, ne saurait pas être résumé à cette chanson imparable. Septet, le groupe sait produire une pop aussi rêveuse que nerveuse et endiablée, pleine de guitares. Brillant.
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09. AVIONS - Loner [Bad Health Records / Les Briques du Néant / Ligature / Napalm Trees / Teenage Hate Records]
Dans une année lyonnaise plus que réjouissante, AVIONS est sans doute le disque le plus rentre dedans de l’année (avec celui des Decibelles évidemment). Punk à roulettes mâtiné de grunge et lorgnant vers une power-pop racée (à moins que ce ne soit l’inverse), chanté dans un anglais très convaincant, et puisant leur inspirations dans les années 90, ce 'Loner' a un sacré chien (oui, elle est facile).


08. The Magnetic Fields - 50 Song Memoir [Nonesuch]
Pour ses 50 ans, Stephin Merritt, pas avare de compositions, s'est dit qu'il allait sortir un album retraçant les 50 années de sa vie. Ce qui nous donne donc un coffret de 5 disques de 10 chansons et 2h30 de musique. On passe ici par tous les états. Et le résultat est magnifique, comme souvent. Textes profonds ou anecdotiques, sérieux ou plein de dérisions, chansons travaillées ou presque ivres, le meneur des Magnetic Fields accompagne l'ensemble de belles mélodies et de sa voix reconnaissable entre mille. Un disque qui, à l'instar de '69 Love Songs' devrait être une source de découverte intarissable. Happy Birthday Stephin.


07. Phoebe Bridgers - Stranger in the Alps [Dead Oceans]
S'il fallait élire le disque le plus touchant de l'année, sans nul doute que ce serait le 1er album de Phoebe Bridgers. Un disque mélancolique à souhait, où elle dévoile des compositions simples mais toujours belles, sur fond de guitares et piano grave. Et quand elle prend ses aises, elle n'en est que plus convaincante.


06. Max Richter - Three Worlds: Music From Woolf Works [Deutsche Grammophon] 
Disque construit autour de trois livres de l’écrivaine Virginia Woolf, il est à la base la bande-originale d'une création théâtrale. Album magnifique qui voit Max Richter revenir à ses premières amours et mélanger musique néo-classique et littérature ('The Blue Notebooks' et  Franz Kafka, 'Songs from Before' et Haruki Murakami), 'Three Worlds: Music From Woolf Works' se termine par une chanson de plus de 20 mns absolument superbe et qui sait prendre son temps.


05. Richard Dawson - Peasant [Domino]
Se posant en véritable conteur, l'anglais Richard Dawson plonge sa folk (avant, progressive ou orchestrale, c'est selon) dans le moyen-âge et une contrée du nord de l'Angleterre actuelle, désormais disparue. Chaotique, pleine de clappings, de chœurs, de guitares sur le fil de la justesse, parfois effleurées, souvent maltraitées, la musique de Richard Dawson et de ses compagnons est ensorcelante à souhait. Sans aucun doute, le plus beau disque de l'écurie Domino sorti en 2017


04. Wolf Parade - Cry Cry Cry [Sub Pop]
Là où le côté calculé du retour des LCD Soundsystem m'a empêché d'apprécier le 'American Dream' de la bande à Murphy, le retour des Wolf Parade respire la sincérité ; et est particulièrement imparable. S'ouvrant sur une chanson divine et synthétisant à merveille les appétences musicales de Spencer Krug et de Dan Boeckner, 'Cry Cry Cry' réussit à marier avec une grande subtilité des textes désabusés à des mélodies dansantes et enivrantes.


03. Satellite Jockey - Modern Life vol.1 [Another Record / AB Records / Montagne Sacrée Records / Pop Club]
Joliment produit, très bien mis en musique, ce nouvel album des Satellite Jockey est l'album pop de mon année 2017. Disséminant clin d’œils sixties ici et là, chantant dans un anglais ne sonnant pas français pour un sou et s'entêtant à faire progresser leurs chansons sans jamais s’appesantir sur une simple mélodie, aussi efficace soit-elle, les Satellite Jockey auront sorti un disque de pop classieuse, de grande qualité, et qui aurait sans doute fait plus de bruit s'il avait eu l'étiquette « Canada » ou « Brooklyn » accolée à sa bio.


02. James Holden & The Animal Spirits - st [Border Community]
Véritable découverte, cet album de James Holden & The Animal Spirits est un disque totalement instrumental mais flamboyant en de nombreux points. Melting-pot de sonorités et d'influences (musique orientale, (free) jazz, expérimental, électro, folk sous-acide, des saxophones ivres, etc), enregistré en une prise live pour chaque morceau, il est surtout d'une consistance et à la fois d'une facilité d'écoute autant sidérante que déconcertante.


01. Foxygen - Hang [Jagjaguwar]


Sans hésitation, le disque le plus brillant de 2017 est le nouvel album des Foxygen, duo américain habitué de ces pages. 'Hang' est un album prodigieux, qui contraste totalement avec leur gargantuesque '... And Star Power', leur précédent disque. Ici, 8 chansons en 32 mns. Mais quelles chansons !
Parlant aussi bien de cinéma, de lieux mythiques que d'accomplissement personnel, les Foxygen auront su soigner l'habillage de leurs chansons : un orchestre complet les entoure, auquel viennent se joindre les Lemon Twigs, Matthew E. White et autres Steven Gregory Drozd des Flaming Lips.
Surtout, en plongeant la tête la première dans une pop racée, qui tient autant de l'americana, du glam que des comédies musicales à l'ancienne, le duo aura sorti en 2017 un disque aussi ambitieux que réussi, aux mélodies impeccables et à la mise en musique parfaite.


Comme de coutume, une chanson de chaque disque présenté ci-dessus est en écoute dans un lecteur Spotify et un lecteur Deezer. Sauf pour AVIONS, indisponible sur ces deux plateformes. Bonne(s) écoute(s) ! 






Bilan 2017 :
Top 15 « Ep, 7", Compilation & Réédition »
Top 50 « Morceaux »
Top 40 Albums : 40-21

vendredi 7 janvier 2011

Top 50 'Albums 2010': 10-01


Ultime étape de mon bilan de l'année 2010, mais retour avant cela sur les dernières publications parues ces derniers jours. Kris présente son top 50 singles de l'année (plein de bon goût et en ajoutant un petit texte à chaque chanson sélectionnée), Louie donne un top 10 albums très éclectique, Derrière La Fenêtre offre le top des blogueurs... bretons!, Erwan propose son top 30, Daniel de Next-Music termine son année dans la joie, la division et avec un seul très vieux groupe, la rédaction de Benzine qui présente les siens, tout comme celle de Rock it to the Moon. Quant à Random Songs, il fait le bilan en s'remémorant chaque instant

Mickael Choisi, lui, a concocté une sélection de 30 titres qui l'auront botté en 2010, La Musique à Papa comporte 20 chansons, De La Lune pond son top 14 albums. Et pendant ce temps là, No Music aura fait son calendrier de l'avent. Enfin, il y a Dragibus qui se projette déjà à plein dans 2011.

Pour ceux dont je n'ai pas croisé les bilans de fin d'année, n'hésitez pas à mettre un lien en commentaires, venir carrément les poster ici ou balancer vos liens par Twitter.

Quant à moi, top 10 pour finir une belle année. Dix albums qu'il aura été dur de départager tant ils sont formidables à pleins de niveaux différents. Bref, une belle année, surtout niveau album, moins en ce qui concerne les singles. Gageons que comme le veut la tradition, l'année prochaine sera totalement différente.

Et en fin de classement, un petit lecteur pour écouter une chanson de chacun des albums présentés:

Pour rappel:
Top 'Albums 2010': 30-11
Top 50 'Albums 2010': 50-31
Top 50 'Chansons/Singles 2010'
Top 20 'Ep, 7", 12", Compilations et Rééditions' 2010



10. Current 93 – Baalstorm, Sing Omega [Coptic Cat]
David Tibet semble plus que jamais en forme. Non content d’avoir sorti un des albums les plus terrifiants qui soit avec ‘Aleph at Hallucinatory Mountain’ l’an passé, voilà qu’il nous revient avec un nouveau disque magistral : ‘Baalstorm, Sing Omega’ ou l’exact opposé de son prédécesseur.
Un disque lumineux, résolument optimiste (bien qu’en équilibre instable) naviguant dans un monde de psyché-folk et de psyché-pop, monde au centre duquel on retrouve un piano (même pas désaccordé !) et la voix inimitable et toujours hallucinée de David Tibet.
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09. Sufjan Stevens – The Age of Adz [Asthmatic Kitty]
Revenu d’entre les morts avec un Ep, un nouvel album et une compilation de noël furtivement aperçue courant novembre, Sufjan Stevens aura fait l’actualité de la rentrée 2010. ‘The Age of Adz’ marque la rupture avec ses précédentes œuvres en mettant en avant une électro lourde, d’aucuns trouveront cheap. On retrouve malgré tout son talent de mélodiste avec ces ritournelles pleines de cordes et de cuivres, cachées au départ mais que des écoutes successives font apparaître chaque fois un peu plus.
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08. Swans – My Father Will Guide Me Up a Rope to the Sky [Young God]
Noise Rock, Post-Punk, Experimental Rock, No Wave, Post-Rock, Industrial, Industrial Rock, Gothic Rock, Folk Rock, Experimental. Voilà en gros à quels genres musicaux on peut rattacher Swans, de retour après 12 années d’absence. Un retour en grande pompe de la part de Michael Gira (épatant en 2007 avec l’album d’Angels of Light) et de ses hommes, avec cet album sombre et ténébreux, à la pochette sublime. Reformation de l’année, évidemment.
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07. Arandel – In D [Infiné]
Un de mes chocs électro de l’année, c’est sans nul doute le premier album d’Arandel ‘In D’. Un artiste français qui sonne électro mais qui ne fabrique sa musique qu’à partir d’instruments classiques. Contrainte exigeante certes mais le résultat est au-delà des attentes tant l’électro d’Arandel est aussi minimale, organique que vibrante. Et bien plus électro que certains albums du genre.
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06. Nina Nastasia – Outlaster [Fat Cat]
Peu le savent mais Nina Nastasia, en plus d’être une des plus grandes songwriters de son temps, a peut-être sorti son plus bel album en 2010. Un disque aussi folk que théâtral, baroque que délicat où s’alignent textes superbes, mélodies accrocheuses et arrangements fins. Tout le monde s’en fout. Et pourtant, il y a plus ici que dans bons nombres de disques encensés chaque semaine ici et là (et moi le premier). Il fallait que ce fut dit.
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05. Fursaxa – Mycorrhizae Realm [ATP]
Nouvel album pour Fursaxa. Et comme à chaque fois avec elle, c'est réussi. Sauf que cette fois, c’est encore mieux que les fois précédentes. ‘Mycorrhizae Realm’ est un disque aérien, vaporeux, harpien, léger, sombre et évocateur. Un véritable bijou dans lequel il est très facile de se perdre.
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04. Aidan Baker – Liminoid ⁄ Lifeforms [Alien8]
123è sortie pour Aidan Baker. Une partie post-rock, une autre plus évanescente, plus ambiante, plus drone comme sait le faire l'ami Aidan. 'Liminoid/Lifeforms' est un album superbe, d'une beauté et d'une délicatesse terrifiante. Un 'The Sea Swells a Bit' de 2006, mais avec le violon en guise de maitre d'œuvre. Un chef d’œuvre.
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03. The Magic Theatre – London Town [Rotodisc]
Sorti en 2010, ‘London Town’ aura pu naître en 1965 qu’il n’aurait pas choqué. Très inspiré par les albums pop de l’époque, cet album de The Magic Theatre est un formidable hommage à cette époque bénie de la musique. Contant l’histoire d’amour impossible à un siècle d’intervalle entre deux jeunes londoniens, ‘London Town’ vit au rythme des pérégrinations de ses personnages, sait évoquer leurs sentiments par des montées de cordes ou des chœurs bien sentis. Et au final, plus qu’un bel album, ‘London Town’ est un véritable chef d’œuvre.
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02. Four Tet – There is Love In You [Domino]
Cet album là fut un des tous premiers que j’ai écouté en 2010. Douze mois plus tard, le plaisir reste intact et la sensation d’écouter un artiste exceptionnel également. Sorte de mix entre ses diverses influences mais revenant à une folktronica dont il est le pape incontestable depuis ‘Rounds’, ‘There is Love In You’ est un album gigantesque, d’une grande intelligence, à la saveur délicieusement organique. Et comme à chaque fois avec Four Tet, un disque rempli de mélodies tuantes.
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01. The Tallest Man on Earth – The Wild Hunt [Dead Oceans]
LE bijou de l'année. Encore supérieur à la merveille qu'était 'Shallow Grave', 'The Wild Hunt' est un disque qui confirme l'immense talent de ce plus grand homme de la terre. Une guitare, des textes, une voix puissante et un souffle incroyable à l'écoute de chacune des 11 compositions qui font cet album merveilleux. Et si son premier effort, on entendait une copie (marquante) de Dylan, à l’écoute de ‘The Wild Hunt’, on entend plus que The Tallest Man On Earth, petit bonhomme au talent incroyable.
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Comme convenu, un lecteur pour écouter une chanson de chacun des dix albums présentés ci-dessus:


jeudi 25 décembre 2008

Top 50 'Albums 2008': 30-11


Afin de rendre le tout plus lisible et moins lourd, voilà la partie 2, les albums classés de la place 11 à la place 30.
Et toujours, en bas, un lecteur qui reprend un titre de chaque album présenté ci-dessous.



30. Why? – Alopecia [Anticon]
J’ai du mettre huit mois à comprendre ce disque. Tout du moins à l’aimer. Restant sur l’exceptionnel ‘Elephant Eyelash’ (pour moi un des plus grands disques pop des années 2000), je ne m’attendais surement pas à autant de lenteur et de noirceur. C’est sûrement cela. Car mis à part un ou deux singles, le tout m’ennuyait. Et puis là, ces derniers temps, j’ai retenté ma chance. Et force est de constater que j’avais totalement tort. Non, Yoni Wolf n'est pas mort et continue de sortir de grandes compositions. Ce disque n’a peut-être pas à mes yeux la grandeur de son prédécesseur, mais il n’en est pas loin. Très habité, torturé, Why? gagne en profondeur et sort une sorte de synthèse entre le côté volontairement bancal d’’Oaklandazulasylum’ et le côté pop d’’Elephant Eyelash’. Grand album.
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29. Pumice – Quo [Soft Abuse]
Voilà à quoi cela sert de ne pas aller trop vite en besogne en fin d'année. Découverte de fin d’année, le nouvel album Pumice, artiste néo-zélandais, dont j’avais adoré le précédent ‘Peebles’, est une nouvelle fois une réussite. Pop déglingo, rock 60s noisy, le tout lo-fi à mort, avec un côté mélodieux plus prononcé que sur le disque précédent. Un régal.
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28. Tobacco – Fucked Up Friends [Anticon]
Un peu de lo-fi, beaucoup de synthés, du sample, des sons analogiques comme s'il en pleuvait, un background hip-hop mais une ambition pop, un délire psyché, un Aesop Rock qui vient poser - alors que ce 'Fucked Up Friends' est essentiellement instrumental, un album sacrément euphorisant, des clips qui démoulent. Bref, dans la galaxie hip-hop, Anticon reprend du poil de la bête avec ce Tobacco. Et sacrément même.
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27. Styrofoam – A Thousand Words [Nettwerk]
Depuis le premier et unique album des Postal Service, il me manquait mon apport annuel d’electro-pop-cheap. 2008 m’aura apporté mon palliatif avec Styrofoam, belge de son état, ami de Ben Gibbard et Dntel (avec qui il a déjà collaboré). Un disque qui a de nombreuses accointances avec ‘Give Up’ et qui fait plaisir à entendre. Du tubes à tous les étages et une cohérence tout du long.
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26. Titus Andronicus – The Airing of Grievances [Troubleman Unlimited]
Alors qu'XL s'apprête à rééditer l'album et lui faire connaître une sortie mondiale, il faut que je dise tout le bien que je pense de cet album: ce 'The Airing of Grievances' a de faux-airs des premiers albums de Bright Eyes - quand Conor Oberst composait des titres à fleur de peau surlesquels il appréciait éructer - voire même de Kimya Dawson sur une chanson. De l'indie rock-punk-folk en gros. Et de bon aloi.
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25. ¡Forward, Russia! - Life Processes [Cooking Vinyl]
Deuxième (et dernier, le groupe a splitté depuis) album des ¡Forward, Russia!, moins brutal que le premier. Un disque qui prend son temps pour amener l'auditeur à point avant de le prendre à la gorge à coups de déferlantes de riffs et de ne plus le lâcher. Un album qui s'autorise quelques dérapages réussis vers le post-rock. Un 'Life Processes' qui, sans une production aussi "lisse" sur Welcome to the Moment (the rest of your life), le titre qui ouvre l'album, aurait fini tout en haut des charts de fin d'année. Il n'en est finalement pas très loin.
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24. Foals – Antidotes [Transgressive]
Sorte de mix entre The Rapture, Battles et les !!!, les Foals sortent un premier album absolument irrésistible, qui fait lever la tête et donne envie de bouger beaucoup plus. Les titres s'enchaînent, la basse sautille, la rythmique est implacable: Ça sonne ça sonne ça sonne. Et ça envoie sévère. Ces anglais sont des dj à gratte.
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23. Fleet Foxes - st [Sub Pop]
J'ai mis du temps à rentrer dedans. Je ne trouvais pas ce que, justement, tout le monde leur trouvait. Et j'estimais que la hype était démesurée. Et puis un soir, les yeux embrumés, la voix rocailleuse, un mouchoir à la main, j'ai retenté ma chance, une dernière fois. Juste pour voir. Et j'ai vu la lumière. Cet album est somptueux, ce groupe est divin. En fait, c'est juste magistral, produit à la perfection. Rien d'extraordinaire de prime abord. Mais en fait, si c'est à tomber par terre et à la renverse... Du folk pastoral à vous rendre fou de dieu.
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22. Dan Le Sac Vs Scroobius Pip – Angles [Sunday Best]
L’un ressemble à un geek à rouflaquettes. L’autre a de faux-airs de Will Oldham et de Sage Francis avec sa longue barbe. Ils viennent tous deux d’Angleterre et forment Dan Le Sac Vs Scroobius Pip, duo un peu taré, très ironique, aux idées barjots et aux textes saisissants, où, entre pop, electro et hip-hop, leurs cœurs balancent.
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21. Noah and The Whale - Peaceful, The World Lays Me Down [Cherrytree]
Un album de pop folk, entre Beirut, Micah P. Hinson, Jens Lekman et Adam Green (pour la voix). Beau disque, mélodieux dans tous les coins, de ces londoniens de Twickenham, pleins de clapping, chœurs et cordes qui pleurent. Clairement une de mes découvertes de l'année.
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20. Son Lux - At War With Walls And Mazes [Anticon]
La musique de Son Lux (Ryan Lott pour les intimes) est pesante, oppressante, doit autant à la pop qu'au hip-hop, mais est surtout d'une beauté froide. Très mélodique, masquée par un brouillard de basses, la musique de Son Lux se révèle au fur et à mesure des écoutes. Et prouve qu'elle a tout d'une grande.
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19. Autistic Daughters - Uneasy Flowers [Kranky]
Très bel album que celui-là. Une sorte d'histoire racontée avec en fond musical une musique expérimentale qui ne l'est pas tant que ça, guidée qu'elle est par une idée directrice et quelques belles mélodies. Un album court (36' pour 7 titres), une ambiance sombre et pesante mais un résultat des plus touchant et enivrant et qui rappelle beaucoup Tanakh par moments.
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18. Get Well Soon – Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon [City Slang]
Premier album d'un multi-instrumentiste de talent, Konstantin Gropper, 'Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon' est un disque d'une richesse folle, aussi bien au niveau des influences (il y en a beaucoup, mais elles ne sont pas un obstacle à la qualité de ce disque), des arrangements (divins!) que des mélodies troussées à merveille. Pop, rock, post-rock, mâtiné de musiques de l'Est: c'est un vrai régal. Un des grands disques, inspirés, de 2008.
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17. Okkervil River - The Stand-Ins [Jagjaguwar]
Ce qui ressort à l'écoute de ce nouvel album des Okkervil River c'est qu'on a enfin retrouvé la bande à Will Sheff. Vraiment je veux dire. Non pas que les quelques précédents albums soient mauvais. Juste qu'ils manquaient un petit quelque chose pour que je sois totalement convaincu. Suite de 'The Stage Names', 'The Stand-Ins' est un concentré de folk-rock (géant Lost Coastlines) de folk, de pop et d'Americana. Peut-être rarement aussi inspirés les Okkervil River.
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16. Girl Talk – Feed The Animals [Illegal Art]
Gregg Gillis est plus connu sous le nom de Girl Talk. Son style? Une utilisation sur-massive de samples de tous bords (pop, rock, electro, hip-hop, mainstream) et un mash-up de tout cela. Sur son quatrième album, ils utilisent plus de 300 (!!) samples très courts; et il y en a pour tous les gouts: du Sexy Boy de Air au Gimme More de Britney, du Purple Haze de Jimi Hendrix au Paranoid Android de Radiohead en passant par Ice Cube, Spank Rock, The Cure, Queen, Of Montreal, The Velvet Underground ou Prince. Le mix de l'année, une relecture originale et euphorique de l'histoire de la musique contemporaine; et l'album le plus bandant de l'année, largement.
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15. Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra & Tra-La-La Band – 13 Blues for Thirteen Moons [Constellation]
Ce n’est pas avec leur tout nouveau ‘13 Blues for Thirteen Moons’ que je vais changer d’avis sur Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra & Tra-La-La Band et cracher sur leurs longues mélopées enflammées. Non, bien au contraire car ce disque, s’il suit la ligne directrice du groupe depuis (plus ou moins) ses débuts, se pare d’une couleur noire assez saisissante, d'un noise destructeur et d'une tension à couper au couteau. Plus que jamais un des groupes essentiels des années 2000.
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14. Aidan Baker & Tim Hecker – Fantasma Parastasie [Alien8]
Aidan Baker et ses 113 sorties discographiques en 8 ans (!) s'acoquine avec Tim Hecker le temps d'un album à la texture sonore incroyable et qui a pour but de construire une cathédrale sonique absolue. 'Fantasma Parastasie' est un disque tout en apesanteur, fait de déluge de riffs, de drones contemplatifs et d’électro ambiante. Un chef d'œuvre du genre.
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13. Cloud Cult – Feel Good Ghosts (Tea-Partying Through Tornadoes) [Rebel]
Un an presque jour pour jour après ‘The Meaning of 8’, le groupe mené par le couple Minowa revient avec un sixième album, ‘Feel Good Ghosts (Tea-Partying Through Tornadoes)’, qui tranche avec son (voire même ses) prédécesseur. Si Cloud Cult restent les mêmes (pop tourmentée, baroque, endiablée, déjantée aux passages lo-fi, aux pointes d’électro, et ces contre-pieds constants dans chaque morceau), ils la jouent cette fois plus simple. Semblant s’éloigner de la mort du fils Minowa qui pèse tant dans les paroles du groupe et sortant une pochette moins hideuse que ses devancières, Cloud Cult pond un disque d’une petite quarantaine de musique pour treize titres et ramène le piano sur le devant de la scène. En resserrant le tout, il devrait convaincre ceux qui avaient (les fous !) trouvé l’album trop long, trop plein. Cette fois, tout est clair, concis : chaque titre est un single possible. Et l’album est d’une qualité une nouvelle fois étonnante.
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12. Pivot – O Soundtrack My Heart [Warp]
Mix entre une electro à la Autechre, Battles et les !!!. Le tout, uniquement instrumental. De la batterie, une basse bien funky (froide) et des nappes. Voilà en gros 'O Soundtrack My Heart', premier album sur Warp de Pivot. Un disque très cohérent et homogène. Totalement euphorisant, assurément addictif, il faut écouter Pivot.
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11. Malcolm Middleton – Sleight of Heart [Full Time Hobby]
Loin de son électrique ‘A Brighter Beat’, Malcolm Middleton met les choses à plat et au calme, presque en acoustique, convie Paul Savage (feu Delgados) à la batterie, Barry Burns (Mogwai) au piano, rappelle Jenny Reeve pour les chœurs féminins, reprend joliment Jackson C. Frank et pond une des chansons d'amour déçu les plus déchirantes qu'il m'a été donné d'entendre (Love Comes In Waves). Somptueux de bout en bout.
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Ci-dessous, un lecteur reprenant une chanson de chacun des albums cités ci-dessus. Classées de 30 à 11. Bonne(s) écoute(s)!