Affichage des articles dont le libellé est Track of the day 2018. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Track of the day 2018. Afficher tous les articles

lundi 4 mars 2019

[Track of The Day] Screaming Females - Black Moon

Une fois n'est pas coutume, revenons sur nos pas pour évoquer un album sorti il y a presque tout pile un an : 'All At Once', le septième de Screaming Females, trio originaire du New Brunswick (ce nom m'a toujours fait rire).

Un groupe que j'ai souvent passé sur les différentes timelines que je peux suivre depuis des années, mais sur lequel je ne m'étais jamais arrêté. Pourquoi maintenant ? Parce que les Screaming Females sont en concert ce lundi soir au Sonic de Lyon. Et que je me suis dit qu'y aller serait tout de même plus productif que de céder à la facilité du larvage canapéesque du lundi.

Et il semble que cette envie est bienvenue tant ce 'All At Once' est terriblement efficace. Je ne connais donc pas leurs efforts précédents, mais il y a tout ici : des hymnes rock (Black Moon en écoute aujourd'hui), un poil de blues (Bird in Space), des guitares qui n'en finissent plus de descendre et de remonter (tu m'étonnes que Dinosaur Jr. figurent parmi leurs plus grands fans), un rythme soutenu tout du long, un chant puissant (impeccable Marissa Paternoster) et, pour ne rien gâcher, quelques balades qui ne manquent pas de chien (superbe Deeply). Le tout avec une production soignée (la voix est très bien mise en valeur par les guitares qui l'entoure) et qui leur donne un vernis pop très efficace. Va être bien ce lundi soir.

Album : All At Once
Année : 2018
Label : Don Giovanni


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Black Moon des Screaming Females est également en écoute ci-dessous :


Autre chanson tirée de ce 'All At Once' des Screaming Females, voilà la belle « balade » Deeply :



lundi 21 janvier 2019

[Track of The Day] Juan d'Oultremont - Avant l’Incident

De mon enfance, je me souviens de ces réveillons du nouvel an avec mes parents, leurs amis et les enfants de leurs amis. Une soirée festive, gentiment alcoolisée (j'ai toujours du mal à imaginer mes parents se mettant des races mémorable) où le maître de cérémonie passait quelques tubes internationaux (c'est lors d'une de ces soirées que je suis tombé amoureux de Kylie Minogue et de son Locomotion) mais surtout de la variété française, de Sardou à Julien Clerc en passant évidemment par tous les « tubes des années 80 », comme on les appelle désormais.

Cœur de Loup de Philippe Lafontaine faisait partie du lot, forcément. Chanson sortie en 1978 dans l'indifférence générale, c'est 11 ans plus tard qu'elle fera un carton, avant que son chanteur replonge dans l'oubli.

Pourquoi parler de ce titre pour ouvrir la saison 2019 de ce blog, deux longues semaines après avoir mis un point final à 2018 via les traditionnels classements de fin d'année ? Parce que Juan d'Oultremont est le co-auteur de Cœur de Loup. Et c'est sans doute ce succès qui aura permis au belge une grande liberté artistique et de pouvoir multiplier les expériences au point d'être difficile à cataloguer - qui plus est quand on l'a découvert il y a quelques semaines de cela seulement -: plasticien, photographe, écrivain, dessinateur, metteur en scène de théâtre et même réalisateur de pochettes de disques, notamment pour Blue Note Records. Et donc chanteur, avec quelques albums personnels et autres participations ici et là.

Son dernier single s'appelle Avant l’Incident, a été co-écrit par Benjamin Schoos (et signé sur son label, Freaksville) et est sorti en juin dernier, autant vous dire que je suis à la bourre. On n'en fera sans doute pas un tube, mais cachée derrière un côté presque kitsch, la mélodie est aguicheuse. Et il y a un peu du Katerine de 'Robots Après Tout' sur ce titre de Juan d'Oultremont. Efficace.

Album : -
Année : 2018
Label : Freaksville Records

Acheter

En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Avant l’Incident de Juan d'Oultremont est également en écoute ci-dessous :


Autre chanson très bien foutue de Juan d'Oultremont, voilà le très alcoolisé et drôle Ma Fiancée, en duo avec Sophie Galet, sortie elle aussi en 2018 :



mercredi 12 décembre 2018

[Track of The Day] Okkervil River - The Dream and The Light

On va faire court (oui, c'est possible) aujourd'hui. Déjà parce que ce disque est sans doute passé dans pas mal d'oreilles vu qu'il date d'avril dernier. Et puis on ne va pas refaire tout le pédigrée d'Okkervil River, tant il a été fait de nombreuses fois dans ces pages (ici, , c'est comme vous voulez). Ni redire tout l'amour que je porte au groupe de Will Sheff et de Jonathan Meiburg, parti depuis.

On ne s'attardera pas non plus sur 'In The Rainbow Rain', leur dernier album en date, sans doute un des plus faibles de leur discographie. Pour autant, on est quand même chez Okkervil River et tout n'est pas à oublier. Parce qu'il y a un retour de flamme assez dingue sur The Dream and The Light, longue et ambitieuse chanson de près de 7 mns, dont la fin rappelle à quel point ce groupe est génial quand il se lâche complètement et qu'il semble moins en contrôle.

Album : In The Rainbow Rain
Année : 2018
Label : ATO


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), The Dream and The Light d'Okkervil River est en écoute ci-dessous :




lundi 10 décembre 2018

[Track of The Day] Cold Cave - Glory

Je n'aurais pas parié sur une telle trajectoire pour Cold Cave. Le groupe de Wesley Eisold (dont il est le seul maître à bord) avait quand même tout pour lui : deux premiers albums plutôt acclamés, tous deux sortis sur un label indépendant qui n'est pas le premier venu (Matador) et quelques chansons de haute volée (Villains of the Moon).

Oui mais voilà, alors qu'un nouvel album était sur les rails pour donner suite au très bon 'Cherish The Light Years' et sa synth-pop maquillée de cold-wave jusqu'au boutiste, rien. Enfin si, des singles, réguliers, souvent de qualité. Une compilation aussi. Mais rien de plus.

'You & Me & Infinity Ep' est la première sortie (hors single) de Cold Cave depuis 2015. Ce n'est donc pas rien. Accompagné d'une tournée (leur passage lyonnais il y a quelques semaines fut plutôt brillant, tenons le nous pour dit), cet Ep rend encore plus frustrant de voir le « groupe » se faire si discret. Car les quatre titres (dont deux avaient déjà été divulgués en 2016) sont de sacrées chansons, dark au possible, dont on ressortira le parfait de bout en bout Glory, et ses nappes de synthés imparables.

Album : You & Me & Infinity Ep
Année : 2018
Label : Heartworm


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Glory de Cold Cave est également en écoute ci-dessous :



Autre extrait de ce 'You & Me & Infinity Ep' de Cold Cave, Nothing is True but You, avec la voix d'Amy Lee qui répond à celle de Wesley Eisold :




Pour finir, le clip de Glory de Cold Cave :



vendredi 7 décembre 2018

[Track of The Day] Luje - The Log Lady

Dire que je l'attendais ce premier vrai « Ep » de Luje est un joli euphémisme. Pour tout dire, ma découverte avec le groupe un soir de première partie qu'ils assuraient pour les belges de Mountain Bike l'an passé sur la péniche lyonnaise du Sonic, avait été du genre à me faire considérer la relance de mon label Without My Hat Records, histoire de. Mais non.
Heureusement, le quintet lyonnais s'est très bien débrouillé tout seul. Depuis un Ep compilant quelques premiers singles composés ici et là, Luje est revenu avec un disque en bonne et due forme, 'Pablo 406 Ep', un label (Gauche Bas Records) et même une distribution.

Un deuxième Ep, moins rentre dedans que certains des premiers morceaux (génial Cover Me), avec des chansons aux élans de guitares et aux grandes mélopées de The Maccabees de 'Given to the Wild', langoureuses (tout ça pour ne pas dire lounge) comme Hang On (premier single de ce 'Pablo 406 Ep') ou rappelant carrément Air. Un premier (véritable) effort de grande tenue, très bien produit (quatre des membres sont ou étaient étudiants en musicologie, ça aide) et avec de forts beaux morceaux, au premier rang desquels The Log Lady, en écoute ce jour.

Album : Pablo 406 Ep
Année : 2018
Label : Gauche Bas Records

Acheter

En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), The Log Lady de Luje est en écoute ci-dessous :


Autre chanson tiré de ce 'Pablo 406 Ep' de Luje, voilà I Will Follow Your Soul :


Pour finir, voilà le clip de Hang On, le premier single de ce 'Pablo 406 Ep' de Luje :



mercredi 5 décembre 2018

[Track of The Day] FACS - Exit Like You

Voilà un disque de saison, pourtant sorti à la toute fin de l’hiver dernier. FACS ou la moitié de Disappears (Noah Leger et Brian Case) à laquelle on ajoute Alianna Kalaba. FACS ou un disque sec et froid comme un arbre mort perdu dans une plaine battue par le vent lors d’un hiver rigoureux.

Leur premier album s’appelle 'Negative Houses' et n’est pas à mettre dans les oreilles du premier dépressif venu, tant rien ne vient éclairer ce post-punk aux atours très cold. Minimal sans l'être, langoureux, noisy, porté par une basse profonde et une guitare aiguisée comme jamais, ce premier album de FACS est en tout cas brillant. Pas mal pour un disque aussi sombre.


Album : Negative Houses
Année : 2018
Label : Trouble in Mind Records

Acheter

En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Exit Like You de FACS est également en écoute ci-dessous :


Autre chanson tirée de ce 'Negative Houses' de FACS, voilà Skylarking, qui ouvre l'album : 



lundi 3 décembre 2018

[Track of The Day] The Breeders - Nervous Mary

La première fois que j’ai écouté le cinquième et nouvel album des Breeders, je n’ai pas été convaincu. Je ne me souviens pas quand c’était. Mais je me rappelle que j’avais trouvé ça plat, sans saveur, sans titres forts. Sans doute venais-je de me lever. Sans doute n'avais-je pas pris mon café. Sans doute n'étais-je pas d'humeur.

Je raconte ça parce qu'il y a 105 jours, alors que j’arrivais en retard, un de mes collègues m’annonça que le concert des Breeders, la veille au soir au Transbordeur, avait été formidable. La Buze n'a fait que confirmer ce premier avis. Je savais qu’ils y passaient, mais je n’y étais pas allé. Trop cher (35€) et pas convaincu par leurs derniers albums, dont 'All Nerve'.

Alors, pour me rassurer et me convaincre que j’avais bien fait, moi, l'enfant des nineties, quoiqu’en dise la rumeur, j’ai réécouté l’album, profitant de la longue et interminable réunion commerciale du lundi matin à laquelle participaient mes coreligionnaires.

Et je me suis auto-traité de con. Parce que ce nouvel album de Breeders est vraiment bon. Parce que dans son genre, indie-rock échappé d’une décennie révolue mais qu’on remet au gout du jour, il est même dans le haut du panier. Parce que MetaGoth de The Breeders et ses faux-airs de Love Vigilantes de New Order est formidable (je l'aurais bien mis en écoute mais elle n'est pas dispo). Parce que la bande à Kim Deal ne m’avait pas autant épaté depuis 'Last Splash'. Et parce que les revoir à quelques encablures de chez moi, ce n’est sans doute pas pour demain.

Album : All Nerve
Année : 2018
Label : 4AD

En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Nervous Mary des Breeders est également en écoute ci-dessous :


Autre très bon titre de ce 'All Nerve' des Breeders, voilà Spacewoman :


vendredi 30 novembre 2018

[Track of The Day] Maps of Jupiter - Architects

Pendant longtemps, Greed Recordings fut un de mes labels préférés. Et je ne me suis pas fait prier pour le faire savoir. Entre le choc que fut l'écoute de 'Necessary Alibis' de Moonman, les découvertes de Cornflakes Heroes (voir ici et ), de Delphine Dora, des belges de Guernica, des italiens d'Action Dead Mouse (voir et ici)  ou encore des français de General Bye Bye, Greed Recordings fut un de mes labels préférés, celui dont je guettais impatients les futures sorties.

Sauf que depuis 2012 et la parution de 'ä', troisième dernier album des fameux italiens d'Action Dead Mouse, Michel Malégeant, aux manettes de l'aventure, s'était fait très discret. Il y avait bien son projet personnel CABALE, mais rien jusque là de consistant à se mettre sous la dent.

C'est donc tout à ma joie que je fus il y a quelques semaines de cela quand Michel Malégeant (et Greed Recordings par la même occasion) rompit le silence en présentant son nouveau projet, Maps of Jupiter, avec un 'Firewalker Ep' de cinq titres, aux belles guitares où les ombres et influences de Blonde Redhead et The Notwist planent sur l'ensemble. Un bien joli retour (Architects, en écoute ce jour, en est la meilleure preuve). Et qui, à en croire l'intéressé, n'est que le début de nouvelles aventures.

Album : Firewalker Ep
Année : 2018
Label : Greed Recordings


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Architects de Maps of Jupiter, qui ouvre ce 'Firewalker Ep', est en écoute ci-dessous :  



Autre chanson de ce 'Firewalker Ep' de Maps of Jupiter, voilà Noone will ever know what it was all about :


Pour finir, le clip de Architects de Maps of Jupiter :



mardi 27 novembre 2018

[Track of The Day] Aidan Moffat & RM Hubbert - Only You (Yazoo cover)

Dans quelques semaines (mais vous me direz, ça déjà commencé depuis fin octobre, va comprendre Charles), quand on tirera le bilan de l'année musicale 2018, il ne faudra pas oublier de mentionner 'Here Lies The Bodies', le très bel album d'Aidan Moffat et de RM Hubbert, dont je m'étais fait l'écho il y a quelques mois de cela.

Quelques mois plus tard, les deux compères écossais remettent le couvert pour un album de noël. Mais vu qu'on est en présence d'Aidan Moffat, c'est une certaine idée de ces célébrations. Le disque s'appelle 'Ghost Stories for Christmas' et il est défini comme ceci : « These are the ghosts of love, haunting happy homes and fairy-lit bars; these are the ghosts of memory, of haunted mirrors, pagan festivities, and unforgettable friends ».  

Deux morceaux ont jusque là vu le jour, A Ghost Story for Christmas (et ses grelots de noël) et une très belle reprise d'Only You de Yazoo. Un joli programme donc. Et puis de mieux qu'une voix écossaise pour bercer ses soirées hivernales ?

Album : Ghost Stories for Christmas
Année : 2018
Label : Rock Action


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Only You de Aidan Moffat & RM Hubbert est également en écoute ci-dessous :



A Ghost Story for Christmas d'Aidan Moffat & RM Hubbert est également à découvrir :



lundi 26 novembre 2018

[Track of The Day] The Innocence Mission - Star of Land and Sea

Mis en lumière par Sufjan Stevens en 2007 à l’occasion d’un « Concert à Emporter » de la Blogothèque où il reprenait leur Lakes of Canada perché sur un toit (voir plus bas), The Innocence Mission ne semble pas usé, fatigué et à court de mélodies.

Fondé en 1989, le trio (le couple Peris, Karen et Don, et Mike Bitts) malgré ses 30 années d'activité continue de sortir des albums. Et contrairement à pas mal de leurs contemporains, on dirait que leurs nouveaux disques sont encore plus beaux que les précédents.

Dernier exemple en date, 'Sun on the Square', album sorti chez Bella Union et en tous points splendide. Bien sûr, il y a la voix de Karen Peris, presque enfantine, qui fait toujours le charme de leurs compositions. Bien sûr, il y a les textes de la même Karen Peris, aussi tristes que plein d'espoirs. Bien sûr, il y a ces arrangements soignés et soyeux, rendant leur folk pleine d'ampleur. 

Mais surtout il y a une chanson : Star of Land and Sea (en écoute ce jour). A la première écoute, j'ai cru que Jonathan Donahue de Mercury Rev avait été invité au micro par The Innocence Mission. Et puis non. En fait, cette voix, c'est celle de Don Peris. Et cette chanson, assourdissante de beauté, c'est le plus bel hommage qui soit au 'Deserter's Songs' de Mercury Rev ; vingt ans après.

Album : Sun on the Square
Année : 2018
Label : Bella Union


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Star of Land and Sea de The Innocence Mission est également en écoute ci-dessous :



Autre chanson de ce 'Sun on the Square' de The Innocence Mission, voilà le très beau Shadow of the Pines, dont les quelques notes de piano d'introduction ne sont pas sans rappeler le prélude de Bach :



La reprise de Lakes of Canada de The Innocence Mission par Sufjan Stevens en 2007, lors d'un Concert à Emporter :




mardi 20 novembre 2018

[Track of The Day] Grandaddy - Bison on the Plains

Pour ainsi dire, j’allais aller me coucher. Et tôt pour une fois. La semaine qui vient de s'ouvrir promet beaucoup. Et puis, sur un dernier passage par twitter, je vois que Grandaddy vient tout juste de faire paraître une nouvelle chanson, la première depuis 'Last Place' leur album de retrouvailles. Et surtout la première depuis le décès de Kevin Garcia, leur bassiste de toujours, mort à 41 ans en pleine tournée en mai 2017. Et la chanson est tellement belle que j'ai reporté de quelques heures mes bonnes résolutions hebdomadaires, une nouvelle fois.

Qu’attendre donc de ce Bison on the Plains ? Une chanson à la douce mélancolie, particulièrement belle, touchante, envoûtante et on ne peut plus Grandaddy. Écrite avant l'enregistrement de 'Last Place', elle n'y avait pas trouvé sa place si l'on en croit Jason Lytle. Et puis, il l'a ressortie des cartons, l'a retravaillée pour mieux la présenter.

Est-ce que Bison on the Plains est dédiée à Kevin Garcia ? Difficile à dire. Lytle ne l'exprime pas dans le court message qui accompagne la sortie de ce titre. Mais si les paroles moins évocatrices que pleines de nostalgie n'y font pas directement référence, il est difficile de ne pas noter l'importance donnée à la basse sur la fin du morceau. Comme un symbole diront certains.

Album : -
Label : 30th Century Records
Année : 2018


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Bison on the Plains de Grandaddy est également en écoute ci-dessous :



lundi 19 novembre 2018

[Track of The Day] We Were Promised Jetpacks - The More I Sleep, The Less I Dream

Né en 2009, We Were Promised Jetpacks est un résumé d'une tripotée de groupes de cette époque là : auteurs d'un premier album aussi épatant qu'éclatant ('These Four Walls', adoré dans ces pages) et de suites un peu moins intéressantes à chaque fois.

'The More I Sleep, The Less I Dream' est le quatrième disque des écossais. Et il est à l'image des précédents : pas infamant loin de là, mais franchement pas mémorable. Comme si les We Were Promised Jetpacks avaient tout donné sur leur premier album.

Pour autant, on y trouve sans conteste une de leurs meilleures compositions : The More I Sleep, The Less I Dream (celle-là même qui donne son nom à l'album donc). Un morceau à triple-détente : une première avec la tristesse à fleur de riffs, évacuée par une partie très bruitiste (presque math par instants), où les We Were Promised Jetpacks martyrisent leurs instruments. Et enfin une troisième qui voit le groupe finir la chanson avec une belle ambiance mélancolique (à l'image de ses paroles : « Oh my word I'm nothing but a curse ») menée par quelques notes de guitares et une batterie métronomique.

Album : The More I Sleep, The Less I Dream
Année : 2018
Label : Big Scary Monsters


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), The More I Sleep, The Less I Dream de We Were Promised Jetpacks est également en écoute ci-dessous :


Autre chanson tirée de ce 'The More I Sleep, The Less I Dream' de We Were Promised Jetpacks, voilà Repeating Patterns :



mercredi 14 novembre 2018

[Track of The Day] IDLES - Samaritans

Joy as an Act of Resistance.
Tatoos de DFA sur le bras, concerts démentiels (en tout cas, c’est ce qui se dit un peu de partout. Réponse dans quelques jours à Lyon), la confirmation de l’année 2018 est sans conteste celle d’IDLES, quintet de Bristol en Angleterre dont le premier remarqué album 'Brutalism' laissait augurer de bien belles choses. 

'Joy as an Act of Resistance.' (oui, avec un point) est sorti à la toute fin du mois d’août dernier et a appuyé là où ça faisait déjà beaucoup de bien. Que ce soit dans la justesse de la production, dans la puissance sonore qu’IDLES engage dans toutes ses chansons, dans la perfection de son tracklisting (quelle introduction que ce Colossus !), dans les paroles de Joe Talbot, rares pour un tel groupe (critique ouverte de la masculinité sur Samaritans où  le chanteur assène ses quatre vérités à l'éducation de nos pères, le détournement du tube de Katy Perry en « I kissed a boy and I liked it » sur le même titre, et plus globalement une conscience sociale qui infuse les paroles) et qui ouvre son cœur comme jamais (June, qui évoque la fausse couche de sa femme) ou plus simplement dans ses mélodies implacables, tout est bon dans ce post-punk (mais doit-on vraiment les limiter à cela ?) plus anglais que jamais.

'Joy as an Act of Resistance.' en tout cas s’ajoute à la longue liste des albums « rock » (dans son assertion la plus large évidemment) de très haute volée sortis cette année, de Car Seat Headrest à Deafheaven en passant par Iceage (pour ne citer qu’eux). Le rock est décidément une bien vilaine bête qui n’a vraiment pas envie de mourir.

Album : Joy as an Act of Resistance.
Année : 2018
Label : Partisan Records

Acheter

En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Samaritans d'IDLES est également en écoute ci-dessous :


Autre chanson, voilà  Danny Nedelko, sans doute le tube de ce 'Joy as an Act of Resistance.' d'IDLES :


Et pour finir, le clip de Samaritans d'IDLES, chanson en écoute ce jour là :



jeudi 8 novembre 2018

[Track of The Day] Iceage - The Day The Music Dies

Je parle rarement deux fois d'un même album dans ces pages (évidemment, il y a des exceptions). Mais faisons une nouvelle exception pour Iceage, quatuor danois, auteur cette année de 'Beyondless', leur quatrième album. Lancé en éclaireur, Catch It annonçait tout le meilleur en février dernier. Mais à ce point ? Peut-être pas.

Parce que disons le, 'Beyondless' est un album de rock absolument terrible, d'une justesse et d'une efficacité quasi sans égal cette année ('Twin Fantasy (Face to Face)' de Car Seat Headrest). Proto-punk par moments (The Day The Music Dies, forcément Stooges), punk-soul à d'autres (Pain Killer avec Sky Ferreira), rempli de mélodies marquantes, fortes et évidentes (Hurrah ou Take It All, aux faux-airs du Lover's Day de TV On The Radio), porté par un chant toujours aussi impressionnant, Iceage rajoute, comme si ce n'était pas assez, violon, trompette, saxophone et même trombone. Impeccable de bout en bout - c'est vraiment peu de le dire - et toujours sans compromission.

Album : Beyondless
Année : 2018
Label : Matador


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), The Day The Music Dies de Iceage est également en écoute ci-dessous :



Autre excellente chanson de 'Beyondless' de Iceage, voilà Pain Killer, avec la belle participation de Sky Ferreira :



Finissons par Take It All, presque une balade :



mardi 30 octobre 2018

[Track of The Day] Rat Columns - Sometimes We’re Friends

L’an prochain, Slumberland fêtera ses 30 ans d’existence. Et comme ils aiment les choses bien faites, ils ont lancé il y a quelques semaines « SLR30 Singles Series », soit la sortie d’ici décembre 2019, date de leur anniversaire, la sortie de treize 45-tours de groupes, affiliés ou non au label. On peut évidemment souscrire à ce « SLR30 Singles Series » et recevoir donc, au format physique, les dits 45-tours (même si, évidemment, le convoi postal coûte un rein depuis les États-Unis).

« SLR30 Singles Series » a en tout cas débuté il y a une semaine, avec la sortie conjointe de 'Red Dust 7"' de The Suncharms et 'Sometimes We’re Friends 7"' de Rat Columns. Et c’est ce disque, et surtout cette chanson qui nous intéresse aujourd’hui. Sometimes We’re Friends et son entêtante mélodie, très cold où la guitare ne cesse de prendre une place de plus en plus grande, à tel point qu'on prierait pour qu'elle ne s'arrête jamais. On notera d'ailleurs que tout le 45-tours est d'une belle qualité, que ce soit le court Astral Lover et son violon plaintif et un Waiting to Die à la guitare triste à souhait.

Album : Sometimes We're Friends 7"
Année : 2018
Label : Slumberland Records

Acheter

En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Sometimes We’re Friends de Rat Columns est également en écoute ci-dessous :


Autre chanson de ce 'Sometimes We’re Friends 7"' de Rat Columns, voilà Waiting to Die :



mercredi 24 octobre 2018

[Track of The Day] Teleman - Family of Aliens

A une lointaine époque, avant que les disques ne se retrouvent à la disposition du premier clic et captcha venu, les grandes enseignes culturelles avaient mis en place des bornes d’écoute dans leurs rayons, histoire de permettre au mélomane de ne plus acheter un album uniquement sur la foi de quelques critiques dithyrambiques venus de journaux et journalistes influents, mais de se faire son propre avis, fut-il partiel.

Rapidement, les artistes et leurs maisons de disques ont pris le coup de ce changement : on mettrait avant tous les chansons les plus réussies au début de l'album, persuadé (à raison) que l’acheteur lambda n’allait pas rester accroché à une borne d’écoute Fnac pendant 45 mns.

Il est marrant comme le nouvel album de Teleman me renvoie à cette époque. Car ce 'Family of Aliens' ne fait pas dans le détail avec un démarrage très réussi où les titres catchy s’enchainent aux autres. Produit avec soin (je trouve la production parfaite, donnant un effet rond à l'ensemble et ne poussant jamais les boutons dans le rouge alors qu'il y aurait tout pour), les tubes s’enchaînent, rappelant aussi bien A-Ha qu’un Spoon pop tant Dave Fridmann semble être derrière la console de cet album là.

Et puis il y a la suite qui gâche un peu ce départ un fanfare. Des chansons moyennes, moins inspirées, quand elles ne sont pas juste plus calmes, et tranchant complètement avec l’ambiance des débuts. Et ce n’est pas en piquant sans vergogne le piano de Come On! Feel the Illinoise! (Part I: The World's Columbian Exposition — Part II: Carl Sandburg Visits Me in a Dream (pour faire plus simple, la troisième de 'Illinoise') de Sufjan Stevens sur Sea of Wine que Teleman rattrape le tout.

Pas un mauvais disque au final, loin de là, de jolies choses, mais un ensemble un peu trop décousu pour vraiment marquer. Reste donc ce premier tiers…

Album : Family of Aliens
Année : 2018
Label : Moshi Moshi Records


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Family of Aliens de Teleman est également en écoute ci-dessous :


Autre chanson de ce 'Family of Aliens' de Teleman, voilà Cactus


Pour finir, Song for a Seagull, le troisième morceau de 'Family of Aliens' de Teleman, via son clip :



lundi 22 octobre 2018

[Track of The Day] Gruff Rhys - Frontier Man

Sur son dernier album en 2014, Gruff Rhys, ex-tête pensante des Super Furry Animals, contait l'histoire fantasmée de John Evans, parti à la recherche du Prince Madoc, prince gallois qui aurait découvert 300 ans avec Christophe Collomb l'Amérique. L'album s'appelait 'American Interior' et il était très réussi. Tout comme le fut sa tournée où le père Rhys proposait un spectacle proche d'un music-hall lo-fi.

Quatre ans plus tard, Gruff Rhys continue d'agrémenter sa discographie avec la sortie de 'Babelsberg', son cinquième album solo. Très mélodieux, ambitieux (toute l'orchestration est du fait du BBC National Orchestra of Wales), c'est sans doute son plus beau disque, le plus seventies de tous et où il sonne plus souvent qu'à son tour comme un Lee Hazlewood gallois (Frontier Man ou Selfies in the Sunset, en duo avec l'actrice Lily Cole). Il y a dans ce disque des tubes indie évident (si les Last Shadow Puppets l'ont fait sur leur premier album, cela devrait être le cas pour lui), de Frontier Man à The Club en passant par Oh Dear!, des paroles très imagées et poétiques qui décrivent nos sociétés occidentales actuelles, des mélodies belles à pleurer. Bref, tout pour faire de ce 'Babelsberg' un des grands indispensables de 2018.

Album : Babelsberg
Année : 2018
Label : Rough Trade

Acheter 


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Frontier Man de Gruff Rhys est également en écoute ci-dessous :



Autre chanson très réussie de ce 'Babelsberg' de Gruff Rhys, voilà Selfies in the Sunset en duo avec Lily Cole :



Et pour finir, le clip de Frontier Man de Gruff Rhys :



vendredi 19 octobre 2018

[Track of The Day] The Last Detail - Fun Fair

De A Girl Called Eddy (l'alias artistique de Erin Moran), je me souviens du premier album et de son bel artwork qui imitait ces vieilles pochettes usées où la marque du vinyle ressortait. Un joli disque par ailleurs, signé chez ANTI- mais qui n'avait, à ce dont je me souviens, pas eu le succès attendu.
De Mehdi Zannad, français et leader de Fugu, je ne sais rien (mais j'ai tout de même appris qu'il avait avec son groupe partagé quelques split-7" avec des gens hautement recommandables comme Stereolab ou Saint-Etienne et qu'il avait produit et/ou arrangé des disques de Barbara Carlotti, Tahiti 80 ou April March).

Ce que je sais cependant, c'est que A Girl Called Eddy et Mehdi Zannad, sortiront dans quelques jours un premier album ensemble sous le nom de The Last Detail (qui vient du film de 1973 du même nom avec Jack Nickolson). Les choses étant bien faites, ce disque au titre éponyme, verra le jour sous la bannière Elefant Records, pas avare de bijoux pop depuis des décennies (rien que cette année, on leur doit le somptueux 'Take Me All Over The World Ep' de The Yearning et l'excellent single pop Summer Days d'Alpaca Sports).

Deux chansons sont à ce jour déjà parues. Et la plus belle est sans doute Fun Fair (en écoute aujourd'hui), magnifique balade pop entre sixties et seventies, à la fin exquise, où la mélodie fait mouche instantanément. Et à lire les mots de Harvey Williams (ex-Another Sunny Day et autres Field Mice), on serait sur un disque de très haute volée. Je ne pensais pas attendre un jour le mois de novembre avec autant d'impatience.

Album : The Last Detail
Année : 2018
Label : Elefant Records

Acheter

En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Fun Fair de The Last Detail est également en écoute ci-dessous :



Le second extrait de ce premier album de The Last Detail est également en écoute ci-dessous. Il est réussi lui aussi, et s'intitule Trust Your Buddy :


Pour finir, le clip de Fun Fair, premier extrait de cet album de The Last Detail :



mardi 16 octobre 2018

[Track of The Day] 王若琳 (Joanna Wang) - 騎著電動滑行車的葉豆老師 (The Motorized Scooter Edo)

Au commencement existait les chats IRC. Puis les forums internet. Puis apparurent les blogs comme celui-ci. On écrivait des tartines sur un album qui nous avait marqué, on déterrait on ne sait comment un album oublié et pourtant fabuleux,  qu’on venait tout juste de choper sur soulseek, on s’enflammait pour un pont, un refrain ou un nouveau groupe en devenir. Bref, c'était la fête, c'était la vie ; mieux, cette gigantesque base de données permettait aussi et surtout de sortir du sacro-saint agenda des majors qui imposaient leurs sorties au plus grand nombre.

Et puis un jour, au mitan des années 2000, les blogs ont commencé à péricliter (des larmes coulent sur mes joues), la génération suivante préférant la facilité des échanges fournie par Facebook. 

Coolbeans à l’époque était un blogueur hyperactif dont les multiples adresses permettaient de découvrir un nombre incroyable de disques qu’il chroniquait rapidement et auxquels il donnait une note. Les années ont passé mais rien n’a changé pour coolbeans, à part le support.

On peut désormais le suivre sur Facebook sur le groupe (ouvert à tous) « J’écoute une K7 de la vedette » où il propose et note un nombre toujours plus incalculables de disques. Tellement d’ailleurs qu’il est difficile impossible d’écouter la moitié ou même le quart de ce qui y est proposé. Donc on picore, on suit une recommandation ou on est intrigué par une pochette, et on fait souvent de belles découvertes.

Il y a quelques semaines, c’est un album à la pochette affreuse au possible qui a rencontré du succès sur ce groupe. Un disque que je n’aurais pas une seconde pensé écouter, le dernier en date de Joanna Wang, une taïwano-américaine de 30 ans.

Intrigué par de nombreux commentaires élogieux, j’ai écouté. Et je suis tombé des nues. Totalement opposé à l’image que l’on pourrait se faire du disque à la pochette portant le kitsch au pinacle et présentant une Joanna Wang vêtue d’une robe de mariée, surplombée d'un chérubin pointant sa flèche sur elle, le tout accompagné d’une typographie rappelant les heures les plus sombres des sites personnels époque Lycos, 'Modern Tragedy' est un sacré album pop.

Une pop déguindée, entièrement chantée en anglais, qui part dans tous les sens, entre cabaret (The Etiquette of Handing Scissors and Knives), skits qui voient une Joanna Wang chanter une bluette en faisant la vaisselle (I Cannot Wait To Fall In Love (Dish Washer)), chansons pop-rock à tiroir (The Motorized Scooter Edo et ses ouh-ouh-ouh), douces mélodies mélancoliques et autres titres comme enregistrés avec du matériel des années 20. 

Très bien construite, découlant naturellement, la musique émanant de ce 'Modern Tragedy' est en tout cas une sacrée surprise. La rencontre de beaucoup de choses, notamment des Fiery Furnaces et des Starlight Mints, le tout contant l'amour, la déception, l'espoir, les cœurs-brisés, les ruptures souhaitées ou subies et les sempiternelles erreurs que nous répétons dès qu'il s'agit de sentiments. De la belle ouvrage assurément.

Album : Modern Tragedy (摩登悲劇)
Année : 2018
Label : Sony


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), 騎著電動滑行車的葉豆老師 (The Motorized Scooter Edo) de Joanna Wang est également en écoute ci-dessous, via son clip : 



Autre chanson tirée de ce 'Modern Tragedy' de Joanna Wang, voilà 莎賓娜,不要再結婚了! (ou Sabrina Don't Get Married Again! en occidental) et son formidable clip de 16 mns !