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mardi 14 février 2017

Top 6 "Break-Up" (Vol. 3)

Le dernier papier dans cette rubrique datait du 14 février 2012. Cinq ans plus tard, l'occasion était trop belle pour ne pas donner une suite aux deux premiers volumes des « Break-Up Songs » (voir ici pour le Volume 1 et là le Volume 2) le jour de la Saint-Valentin 2017.

Cette année encore, alors qu'on célèbre à nouveau l'annuelle fête des amoureux, des roses par bouquets de 10 et des nuits endiablées, célébrons donc les chansons tristes qui parlent d'amours déçus, déchus, de cœurs brisés, de colère, de souvenirs émus et de nostalgie. Parce qu'il faut bien qu'il y ait un équilibre.

A tout seigneur tout honneur, ouvrons le bal avec Sophia ou l'artiste qui  semble être né dans une marmite de potion dépressive. La preuve avec I Left You où il conte une rupture à contre-cœur mais qui semblait inéluctable : « And yeah I left you because it seemed to hurt us less than if I'd stayed ; and yeah I left you but how long will it take for you to forget this hate ».

C'est à Azure Ray de prendre la suite avec November, sublime chanson qui ouvre l'Ep du même nom, dont les paroles « I was afraid to be alone, but now I'm scared that's how I'd liked to be » m'ont longtemps travaillé à une époque.

Jackson C. Frank, sur son essentiel et unique album 'Blues Run The Game' fait le constat que son ex vient de le quitter, qu'elle ne l'avait jamais aimé. Et a cette sentence : « Someday, someone will leave you ; And I know you'll feel the same ».

La Blanche, lui, essaie d'expliquer ses actions qui ont mené à la rupture, le tout dans une vibrante déclaration d'amour entre justifications ratées et amour sincère. Sans doute une de mes chansons françaises préférées : « Comment trouver les mots pour te dire que je t'aimais l'air de rien, que j'en crevais à m'étourdir avec de l'alcool et des putains. J'aurais aimé pouvoir te dire que je crache sur ton chagrin, je n'pensais pas que ça pourrait détruire tout ce que nous avions de bien. Alors je te dis pour finir même si jamais tu ne reviens : tes baisers auraient pu suffire, la douleur ça ne sert à rien ».

Quant à ce très beau groupe qu'était Amandine, il raconte l'histoire d'un homme qui d'un couplet à l'autre voit l'amour de sa vie s'échapper : « And who said distance brings us closer ? Who said hardship makes us strong ? ».

C'est à Jude que revient le soin de conclure ce Top 6, avec I Do, déchirante chanson où un homme reçoit une invitation de mariage de son ex dont il est toujours amoureux, avant de lui souhaiter tout le bonheur du monde : « Ole friendships fade away, love falls apart. And you've not spent a single day outside my heart. But, there's just one more dream that I have left for you : I hope you're smiling when he turns around and says I do... ».

Bref, six chansons sur lesquelles on ne dansera pas la gigue pour sûr. Mais comme souvent, les chansons les plus tristes sont les plus belles. Alors, belle Saint-Valentin !





Tracklisting :
Sophia - I Left You (People Are Like Seasons - 2004)
Azure Ray - November (November Ep - 2002)
Jackson C. Frank - You Never Wanted Me (Blues Run The Game - 1965)
La Blanche - Te Dire (Michel Rocard - 2002)
Amandine - Silver Bells (Solace In Sore Hands - 2007)
Jude - I Do (No One Is Really Beautiful - 1998)




Nb: Tous les Top 6 de ce blog ont été mis à jour. Six chansons à chaque fois, sélectionnées pour leur appartenance aux thèmes suivants:
Top 6 "Eastern Europe"
Top 6 "Emilie"
Top 6 "Weather"
Top 6 "Break-up"
Top 6 "Madeleine"
Top 6 "R.I.P"
Top 6 "Drug"
Top 6 "London Baby, London"
Top 6 "Hot Songs"
Top 6 "Let The Sun Shine In"

Top 6 "Break-Up" (Vol. 2)

mardi 14 février 2012

Top 6 "Break-Up" (Vol.2)

Aujourd'hui c'est la Saint Valentin. Ca sent bon les dessous délicats, les roses rouges, le plat spécial "14 février" à 30% plus cher qu'hier et que demain (foutue TVA!), des mains dans d'autres mains, les « vient poser ta tête sur mon épaule », les nuits d'amour enfiévrées, les sourires aux lèvres le lendemain et le debrief avec les copines. Bref, ça sent l'amour. Parce qu'on nous a dit que le 14 février, il fallait aimer. Alors aimons.

Il y a de cela quatre ans, j'avais fait un top 6 spéciale St Valentin déjà. Un top 6 qui parlait de désarroi, de cœurs brisés, d'amours perdus. Avec au programme The Cure, Bob Dylan, Miossec, Garbage, Lush et Spearmint (en écoute complète ici). En gros, des chansons plus belles les unes que les autres et déchirantes à souhait (Cup of Coffee et Dégueulasse me foutent à chaque fois des frissons).

Quatre années plus tard, remettons ça. Mais cette fois en s'ancrant dans la culture pop-fm. Vous savez le rendez-vous de ces bluettes qui font le sel des fins d'épisodes séries à l'eau de rose; ces chansons aux mélodies à siffloter, tire-larmes implacables, et aux paroles souvent faciles mais désespérées. Et ces groupes aux goût toujours douteux en ce qui concerne leur look et le choix de leurs artworks (voir plus bas).

Ces chansons là font partie de mes péchés mignons. Dans les six titres d'aujourd'hui, il y a de tout: des morceaux grandiloquents, des bluettes mélancoliques, des balades poignantes, de la power-pop efficace. Mais à chaque fois des histoires d'amours impossibles, de coucheries qui brisent un couple, des regrets éternels, des souffrances. Et toujours, oui toujours, de la pop, dans le sens le plus strict du terme.

Il serait finalement assez vain de nommer ici (mais vous les retrouverez plus bas) les six groupes et artistes qui composent ce top 6. Découverts pour la plupart dans les dernières minutes d'une série quelconque (ou non), il n'est pas dit que je plonge plus profondément dans leurs discographies respectives.
Mais ces six chansons sont réussies. Faciles oui. Écrites pour faire pleurer les filles (mais pas que), oui encore. Mais réussies.

Et c'est à l'écoute de ce genre de chansons qu'on se souvient de la tirade de Nick Hornby dans 'High Fidelity' (responsable de cette rubrique) :

« Les gens s’inquiètent de voir les gosses jouer avec des pistolets, les ados regarder des films violents ; on a peur qu’une espèce de culture du sang ne les domine. Personne ne s’inquiète d’entendre les gosses écouter des milliers – vraiment des milliers – de chansons qui parlent de cœurs brisés, de trahison, de douleur, de malheur et de perte. Les gens les plus malheureux que je connaisse, sentimentalement, sont ceux qui aiment la pop music par-dessus tout ; je ne sais pas si la pop music est la cause de leur malheur, mais je sais qu’ils ont passé plus de temps à écouter des chansons tristes qu’à vivre une vie triste. A vous de conclure. » Nick Hornby





Tracklisting:
Matthew Perryman Jones - Save You (Swallow the Sea - 2008)
Lifehouse - Broken (Who We Are - 2007)
Angels And Airwaves - Lifeline (I-Empire - 2007)
Vega4 - Life is beautiful (You and Others - 2006)
A Fine Frenzy - Ashes and Wine (One Cell in the Sea - 2007)
James Carrington - Ache (Ache single - 2005)
 















Nb: Tous les Top 6 de ce blog ont été mis à jour. Six chansons à chaque fois, sélectionnées pour leur appartenance aux thèmes suivants:
Top 6 "Eastern Europe"
Top 6 "Emilie"
Top 6 "Weather"
Top 6 "Break-up"
Top 6 "Madeleine"
Top 6 "R.I.P"
Top 6 "Drug"
Top 6 "London Baby, London"
Top 6 "Hot Songs"
Top 6 "Let The Sun Shine In"

En espérant agrandir cette liste plus régulièrement que ces derniers mois...


jeudi 7 mai 2009

Top 6 "Let The Sun Shine In"

Elles remettent ça! On dira ce qu'on voudra mais ces deux jeunes femmes en veulent comme jamais! A ma droite donc, La Turtle qui vit dans une kitchen faite de souvenirs de Bretagne, de petite caille et de plats tous plus inventifs les uns que les autres. A ma gauche, Guillemette, la maitresse-ès chocolat (mais pas que) et des points de suspension.

Les deux se sont mises dans l'idée il y six mois d'organiser régulièrement un repas dans un vrai restaurant, pour les amis mais pas que. Rien que ça.
Cette fois c'est 'L'Antre De' (soit dit en passant, un restaurant où on mange extrêmement bien) rue Royale à Lyon, qui a eu les faveurs de ces deux toquées de la cuisine inventive, après 'Délices & Sens' (et un repas Lumières!) et 'Le Bistrot St Jean' (pour un repas Hot Hot Hot), respectivement en novembre et février dernier.

Et qui dit nouveau restaurant dit nouveau thème. Cette fois et en cette période printanière, les filles ont eu envie d'hurler 'Tapas Comme Une Envie de Soleil?"! Bonne idée mesdemoiselles. 'Let The Sun Shine In' donc!



A moi maintenant de créer une playlist en rapport avec le thème de la soirée. Une sélection de titres qui parlent d'été et de soleil qui brille! Pour l'instant, tout est en cours de création. Pour ce billet, j'ai (et grâce à l'aide de quelques SOViens. A ce propos, toutes vos propositions dans les commentaires sont les bienvenues) sélectionné six titres.

Six chansons dans des styles divers. Un peu de pop avec The Polyphonic Spree - et leur Light & Day qui donne le sourire - et le Don't Steal Our Sun des Thrills; un peu de soul avec Billy Stewart qui reprenait en 1966 le Summertime de George Gershwin de manière sublime (merci à Hybu); du français avec encore une reprise - dans la langue de Molière - du célébrissime Sunny de Bobby Hebb par... Eddy Mitchell, à l'orchestration renversante (re-merci à Hybu) ainsi que le Plein Eté de Michel Houellebecq, Gainsbourien et langoureux comme jamais; et du rock made in Brooklyn avec le Staring At The Sun des Tv On The Radio.

Une sélection de titres qui parlent donc de soleil mais qui ne sont pas pour autant des morceaux joyeux. Six chansons qui passeront donc le lundi 11 mai, à 'L'Antre De', 16 rue Royale, dans le 1er à Lyon, dès 20h. Avec deux djettes des fourneaux!

Toutes les infos sont à retrouver ici ou .



Tracklisting:
The Polyphonic Spree - Light & Day/Reach for the Sun (The Beggining Stages of, 2003)
The Thrills - Don't Steal Our Sun (So Much For The City, 2003)
Billy Stewart - Summertime (George Gershwin cover) (Unbelievable, 1966)
Eddy Mitchell - Sunny (Bobby Hebb cover) (7 Colts Pour Schmoll, 1968)
Michel Houellebecq - Plein Eté (Présence Humaine - 2000)
TV on the Radio - Staring at the Sun (Young Liars Ep - 2003)










jeudi 12 février 2009

Top 6 "Hot Songs"

A l’orée de la Saint-Valentin et afin de me renouveler par rapport à l’an passé, revenons plus terre à terre et concoctons donc un Top 6 ‘Hot Songs’. Histoire de ne pas tomber dans le cliché et la chanson d’amûûûûûr sirupeuse estampillée Cherie FM.

Mais avant d’en arriver là, et vu que rien n’est jamais anodin dans la vie, je voulais vous parler de deux de mes bloggeuses préférées : Alhya et Guillemette. Ces demoiselles, dont j’ai déjà évoqué les talents culinaires ici, ont décidé de recommencer. «Oui, mais recommencer quoi?» me direz-vous. Hé bien d’organiser un repas, dans un restaurant (un vrai!), avec un menu à tomber. Bref, de mettre leur prédispositions à la cuisine aux services de nos papilles.

Ayant tenté l’expérience à la fin de l’année dernière, les deux gourgandines remettent le couvert. Pour un repas 100% «Hot Hot Hot». Et connaissant leur goût certain, leur touché irrésistible et la réussite de leur première tentative, nul doute que cela sera un succès. Et un délice.

Tout ceci aura donc lieu au Bistrot St Jean (place du Petit Collège, dans le 5è arrondissement de Lyon) le dimanche 22 février au soir. Ouvert à tous, mais uniquement sur réservation. Et un menu unique qui s’annonce savoureux, pour même pas 20€ (très sincèrement une bouchée de pain pour ce qui se trouvera dans vos assiettes). Pour toutes réservations (avant le 19 février au soir), il faut soit aller ici ou alors .


Pour en revenir à nos moutons, ces demoiselles ont demandé à votre serviteur de leur concocter une playlist en rapport avec le thème de la soirée. Je m’y suis donc attelé avec force et vigueur. Et, si elle n’est pas encore terminée, j’en profite aujourd’hui pour vous donner un petit avant-goût de ce qui devrait débouler dans vos oreilles ce soir là.

Un top 6 'Hot Songs' donc. Un top lascif, qui sent la sensualité et les corps chauds. Une sélection qui commence par une sieste crapuleuse et I Want'a Do Something Freaky To You de Leon Haywood conseillé par le toujours très avisé MisterBlog. Forcément, on enchaîne par quelques quelques baisers langoureux et un titre du Lovage de Nathaniel Merriweather (aka Dan The Automator), le bien nommé Sex (I Am), avec la délicieuse Jennifer Charles (Elysian Fields) et le rugueux Mike Patton.
Alors que les souffles deviennent rauques, que le sang s’affole, que les gestes se font plus précis, c’est Nothing Compares to U de Prince, l’artiste le plus sensuel des 30 dernières années – au moins –, qui démarre. Les vêtements volent, les caresses se multiplient sur la rythmique lourde de Suède avant qu'enfin les corps s’enchaînent, Led Zeppelin et Babe I’m Gonna Leave You réglant le tempo d’un acte charnel et forcément unique. Épuisés mais heureux, c’est sur le doux et jazzy Lover Man de Blossom Dearie (qui vient d’ailleurs de nous quitter) que les deux corps reprennent leur souffle.

Six premiers titres que devrait venir compléter une centaine d'autres. Tout est en gestation et j'attends avec impatience toutes vos propositions qui sont plus que jamais les bienvenues (d'ailleurs, j'en profite pour remercier tous les SoViens et Jamrekiens pour leurs belles et nombreuses propositions). D'ici là, que vous soyez lyonnais, de passage à Lyon ou simple amoureux de la régalade de papilles, n'hésitez pas à venir déguster des mets comme vous n'en avez sûrement pas mangé depuis longtemps. Conseil d'ami.




Tracklisting: 
Leon Haywood - I Want'a Do Something Freaky To You (Come and Get Yourself Some, 1975) 
LovageSex (I'm A) (Music to Make Love to Your Old Lady By, 2001) 
PrinceNothing Compares to U (One Nite Alone… Live!, 2002)
SuedeAttitude (Singles, 2003) 
Led ZeppelinBabe I’m Gonna Leave You (Led Zeppelin I, 1969) 
Blossom Dearie - Lover Man (Blossom Dearie, 1956)








jeudi 15 janvier 2009

Top 6 "London Baby, London"

Si je devais donner les villes dans lesquelles je souhaiterais vivre, je dirais sans hésiter Barcelone, New-York (allez savoir pourquoi, cette ville m’attire énormément alors que je n’y ai jamais mis les pieds) et Londres.

London. Peut-être ma ville préférée. Une ville gigantesque, d’une diversité folle et où j’aime retourner de temps à autres . J’y ai fait mon voyage annuel en décembre dernier, accompagné d’une Turtle qui n’avait jamais mis les pieds dans la capitale britannique.

Bien m’en a pris. Pour une fois, j’ai pu découvrir un Londres que je ne connaissais pas. Car pour moi, Londres se résumait jusque là surtout à quelques salles de concerts, beaucoup de pubs et à sa vie nocturne.

Cette fois, j'ai connu un Londres sans métro, fait de journée à braver le froid et la pluie, à arpenter chaque rue, chaque quartier, à redécouvrir Soho, à embrasser Notting Hill, à être déçu – chaque fois un peu plus – par Camden, à fuir Piccadilly et à tomber amoureux de Mayfair.

Un top 6 Londres s’imposait donc. J’aurais bien évidemment pu reprendre les classiques, du Waterloo Sunset des Kinks au London Calling des Clash. J’ai préféré sélectionner quelques morceaux moins célèbres (quoique) et plus obscurs.
Ainsi, je vous invite à un rapide voyage musical dans une des plus belles villes du monde. The Smiths sont à l’arrivée à l’aéroport mais laisse rapidement la place aux Magnetic Fields qui viennent nous conter une histoire déchirante que tous les parapluies de Londres ne pourraient soulager. C’est ensuite Nick Drake qui vient nous chanter son Mayfair à lui (pas la meilleure de ses compositions, j’en conviens aisément, mais ça reste Nick Drake, donc de haute volée tout de même) avant qu'un autre Nick, Cave cette fois, accompagné de ses Bad Seeds, se prenne l’envie de reprendre les Pogues pour nous parler de la pluie qui tombe sur Soho.
The Jam nous prennent par l'encolure direction Carnaby Street, pleins de colère dans le riff avant que Piano Magic, dans son style si reconnaissable nous rappelle qu’il est l’heure de partir et de quitter Londres.

Certes, il manque énormément de titres, mais il fallait faire un choix. Mais au final, voilà donc une petit balade musicale rapide dans les rues de Londres, à pied. A écouter en lisant ceci et cela.




Tracklisting:
The Smiths London (Louder Than Bombs, 1987)
The Magnetic Fields - All the Umbrellas in London (Get Lost, 1995) 
Nick DrakeMayfair (Time of No Reply, 1987) 
Nick Cave and The Bad Seeds - A Rainy Night in Soho [The Pogues cover] (B-Side and Rarities, 2005) 
The Jam - Carnaby Street (All Around The World 7”, 1977) 
Piano Magic - I Must Leave London (Disaffected, 2005)








jeudi 11 décembre 2008

Top 6 "Drug"

Comme je l’expliquais dans un billet du 14 février dernier, à l’occasion de la Saint Valentin, «l’artiste musical écrit principalement sur trois thèmes : l’amour (le plus largement répandu, le léger aussi), la drogue (on y reviendra un jour dans ces pages) et la peine, la douleur ou la déception amoureuse». Après avoir traité de la déception amoureuse (voir ici), il est temps de passer à un sujet tout sauf tabou dans la musique, la drogue. En plus, j'avais promis.

Car oui, le sujet est vaste et regorge de chansons traitant de toutes sortes de stupéfiants. Bien sûr, il y a tous les classiques des artistes des années 60/70, traitant aussi bien de la cocaïne (J.J. Cale, Clapton, Johnny Cash), que de l’héroïne (The Velvet Underground, Brown Sugar des Rolling Stones), sans oublier le LSD (Lucy in the Sky with Diamond des Beatles évidemment, Purple Haze de Jimi Hendrix) ou les champignons et toute la clique de drogue hallucinogènes (White Rabbit des Jefferson Airplane). Il aurait été facile de reprendre ces titres là, d’en choisir les six meilleurs et d’en faire un top. Car ce sont toutes des grandes chansons.

Mais il existe bien d’autres morceaux traitant du sujet (et pas que des drogues douces), et dans tous les styles, du hip-hop au folk, de l’electro au rock. Et comme j'ai plutôt envie de vous proposer des titres moins connus mais d'aussi bonne qualité.
Prenons par exemple Jack The Ripper et son I Was Born a Cancer qui nous raconte son «divine holocauste» en parlant de la fumée de sa camel qui vient chatouiller quelques notes de guitare et de violons. Ou Baxter Dury qui «wear friendly smiles» sur Cocaine Man et sa guitare lancinante ; The Who et leur histoire triste à pleurer de cet homme dépendant au whisky qu’ils racontent avec leur touché si reconnaissable.

Et puis il y a les autres : Madlib et MF Doom qui évoquent, pleins d’images dans la bouche, un de leurs sujets préférés, la weed ; les !!! qui reprennent une bien belle chanson des Magnetic Fields, au titre très explicite (Take Ecstasy With Me) et la font durer deux fois plus longtemps par rapport à l’originale, comme une seconde invitation à gober avec eux ; et enfin Vitalic et un de ses premiers titres, You Prefer Cocaine, exubérant et efficace, comme toujours.

Bref, un tour rapide du monde de la drogue, entre fumée de cigarettes, alcool à gogo, roulage de joints, ligne de coke et gobage d’ecstasy. A quelques heures de noël, ce n’est pas forcément trop dans l’esprit. But who cares vu qu’on plane à 10 000 ?



Tracklisting:
Jack The Ripper - I Was Born a Cancer (Ladies First, 2005)
Baxter Dury - The cocaine man (FloorShow, 2004)
The Who - Whiskey Man (A Quick One, 1966)
Madvillain - America's Most Blunted (Madvillainy, 2004)
!!! - Take Ecstasy With Me [Magnectic Fields cover] (Take Ecstasy With Me 12")
Vitalic - You Prefer Cocaine (Poney Ep, 2004)
















Et pour finir, exceptionnellement dans un Top 6, un clip qui résume bien le sujet: celui de E-Talking des Soulwax (le côté rock des 2 Many Dj's). Une de mes vidéos préférées. Un clip fascinant, très drôle et bien évidemment interdit de diffusion télé :


jeudi 4 septembre 2008

Top 6 "R.I.P"

Y a des fois, vous fêtez votre anniversaire. Vous êtes heureux. Vraiment. Et puis, bam, au moment où vous vous y attendez le moins, la vie, cette vieille salope, vous rappelle à l’ordre et vous fait bien comprendre que «non mon p’tit pote, c’est pas pour tout de suite», en vous envoyant en travers de la gueule une nouvelle qui vous mouille les yeux et vous envahie d’une immense tristesse.

Et pourtant, je ne peux pas dire que le Djezon je le connaissais plus que cela. Un mec rencontré sur un forum (de football en plus!) et que je croisais plus souvent qu’à mon tour à la sortie d’une page html ou, plus épisodiquement, à la terrasse d’un café ou sur le ghorre pourri d’un terrain de foot de banlieue.
Et alors que je devrais m’en foutre limite si l’on en croit tous ces spécialistes qui nous expliquent qu’aujourd’hui, la société est devenue totalement individualiste (égoïste même qu’ils disent) et que l’on vit trop dans l’irréalité (Internet, forums, msn) pour créer du lien du social, ben je suis triste. Triste de voir partir un mec aussi doué avec les mots (voir ici) que maladroit avec les pieds, chambreur comme pas deux et à l’humour corrosif (bien trop pour beaucoup). Triste de perdre un compagnon de route, un camarade de vannes. Triste. Tout bêtement.

Donc nous y voilà. Un Top 6 'RIP'. Et dans tous les styles, avec Miss Kittin & The Hacker et leur Frank Sinatra, The Roots et leur hommage vibrant et terrible à J. Dilla (Can’t Stop This) et The Herbaliser, avec Katerine à la voix, qui y vont de leur obole pour Gainsbourg avec un Serge aux faux airs de Melody Nelson.

Vu qu’il fallait bien un peu de mauvais goût dans tout ça (et histoire de lui donner l’occasion de me traiter une fois de plus, de là-haut, d’ «imbécile heureux, mais imbécile quand même»), enchaînons avec No One But You de Brian May, Roger Taylor et John Deacon pour (officiellement en tout cas) réveiller la mémoire de Freddie Mercury (mais plus objectivement pour remplir les caisses).

Pour finir sur une note plus artistique, deux bijoux. Deux merveilles. La première, déjà diffusée dans ces pages à l’occasion d’une chronique de son ‘On Leaving’, Bird of Cuzco de Nina Nastasia en mémoire de John Peel, décédé brutalement il y a bientôt 4 ans, dans la ville de (justement) Cuzco, au Pérou. La seconde est, quant à elle, à pleurer. Ou comment le hip-hop se met à nu pour allumer une lumière acoustique au génie de ce géant que fut Johnny Cash, via la voix de Sage Francis et de ses acolytes, avec un Jah Didn’t Kill Johnny déchirant.

Bref, six titres pour rendre hommage à un pote. Lui dire qu’on pense à lui, à sa famille. Lui dire aussi que sa prose précise, ses vannes pourries, ses posts délicieux sur le forum des cahiers du foots et ses dribbles ratés vont nous manquer. Même qu'ils nous manquent déjà tiens. Et comme dit Sage Francis : «but before I die, please don’t take anymore of my friends». Rest In Peace mecton. Et so long. Bises.
 





Tracklisting:
Miss Kittin and The HackerFrank Sinatra (First Album, 2001) 
The Roots - Can't Stop This (Game Theory, 2006) 
The Herbaliser - Serge (feat. Katerine) (Take London, 2005) 
Queen - No One But You (Queen Rocks, 1997) 
Nina Nastasia - Bird of Cuzco (On Leaving, 2006) 
Sage Francis - Jah Didn't Kill Johnny (A Healthy Distrust, 2005)