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mardi 10 février 2009

Deezer est mort (ou presque)

Après une semaine de bugs divers et variés, deezer semble être en train de rendre l’âme. Et rentre dans le rang. Malgré des contrats signés avec de nombreuses maisons de disque, il semble que la pression a été trop forte pour le site communautaire qui vient de changer de politique. Ainsi, désormais, lorsque vous viendrez sur le site de deezer, il vous faudra vous connecter à votre compte avant de pouvoir écouter de la musique. D'ailleurs, l'offre musicale sera de plus en plus restreinte puisque l’écoute de certains titres sera conditionnée par votre zone géographique. Ajoutez à cela l’arrêt de la possibilité d’uploader des titres introuvables sur deezer et vous avez un beau tableau, celui d’un site qui vient de se tirer une balle dans le pied - à moins qu’on lui en ait mis une directement dans la tête.

Pour ce blog, ce changement de politique est assez problématique vu que 75% des titres mis à disposition ici sont introuvables sur deezer. J’ai donc passé ma soirée à chercher un remplaçant à ce lecteur qui me suit depuis l’ouverture il y a 18 mois de ce blog. Je pense avoir trouvé.

Je pense seulement. Pour le moment, tout semble plus ou moins rouler - même si normalement, la selection du jour n'était pas celle que j'avais prévue. Mais il y a quelques bugs que je ne comprends pas encore. Donc je vais continuer comme ça et nous verrons dans les jours à venir. N’hésitez donc pas à me donner votre avis, et à tous les niveaux (même esthétique. Là, j’avoue humblement ne pas avoir passé trop de temps sur ce critère là. Mais le lecteur est customisable totalement). Ils sont clairement attendus. Ça me sera utile.

N’hésitez pas non plus à proposer un autre lecteur qui proposait les mêmes fonctionnalités que deezer. Je suis plus que preneur.

D’ici là, je vous souhaite la meilleure des journées, qu'elle soit venteuse, pluvieuse ou ensolleillée.

jeudi 1 décembre 2016

King Creosote - Astronaut Meets Appleman [Domino]

Alors qu'on est désormais capable de poser un petit robot de 100 kgs sur un comète lancée à 75 000 km/h, le tout à des millions de kilomètres de là, alors que la découverte de Mars continue et s'intensifie et qu'on projette d'y aller d'ici quelques années, rien de plus normal que d'évoquer dans ces pages un disque qui fait la part belle aux voyages stellaires et autres randonnées dans l'espace, fussent-ils métaphoriques.

Voilà donc 'Astronaut Meets Appleman', dernier album en date de King Creosote, émérite artiste écossais dont les nouvelles productions semblent à chaque fois supplanter les précédentes. Et ce disque là ne fait pas exception. Car après avoir chanté son amour pour son pays et le déchirement qu'il a dû être de le quitter sur 'From Scotland, With Love', Kenny Anderson (aka King Creosote donc) parle ici de voyages, d'espace (il n'y a qu'à avoir le clip de Love Life, avec des images tirées, j'imagine, de la Station ISS tournoyant au-dessus de nos têtes), d'étoiles, de Bételgeuse, d'amours déçus, quittés ; et même de Scarlett Johansson.

Un vrai voyage où se mêlent mélodies mélancoliques (superbe Melin Wynt, mais aussi Faux Call, Betelgeuse ou Rules of Engagement), tubes pop (Love Life, Wake Up to This) ou preque electro (énergique Surface) sous couvert des usuelles guitares, basses et batteries auxquelles viennent se joindre cornemuse, harpe, violons ou encore violoncelles.
'Astronaut Meets Appleman' s'ouvre et se termine par deux morceaux fameux. You Just Want tout d'abord (en écoute dans les lecteurs Spotify et Deezer), longue mélopée de 7mns où tous les instruments cités se succèdent pour former un tout irrésistible - et limite prog - aux chœurs à fredonner plus que de raison.
Et si je réécris l'histoire en disant que The Long Fade clôt ce 'Astronaut Meets Appleman' (ce titre n'est que la face-A du bonus 10" disponible sur l'édition collector de l'album), il n'en reste pas moins une très belle chanson folk-pop, dans une veine plus classique où King Creosote déroule pendant presque 10 mns une belle mélodie et des « what have I done ? » répétés à l'envie.

Une réussite du début à la fin, 'Astronaut Meets Appleman' est sans doute le meilleur album à ce jour de King Creosote (c'est dire pour l'écossais !). Il serait ballot de passer à côté d'un si beau voyage et d'un disque de cet acabit avant de refermer 2016. (Sortie : 2 septembre 2016)


Son :
'Astronaut Meets Appleman' de King Creosote est disponible au format physique ou digital
Le site officiel de King Creosote aux couleurs de 'Astronaut Meets Appleman' 
'Astronaut Meets Appleman' de King Creosote est en écoute sur Spotify et Deezer


Trois chansons en écoute de 'Astronaut Meets Appleman' de King Creosote. You Just Want, la chanson qui ouvre l'album de façon parfaite (en écoute dans les lecteurs Spotify et Deezer). Puis, les tubes pop de l'album, Wake Up to This et Love Life :




mercredi 3 décembre 2008

Web Sheriff, Fais Moi Peur!

Il fallait bien que cela arrive. Dans la nuit de mardi à lundi, je mets en ligne ma chronique des 3 Eps des Decemberists (que vous pouvez retrouver ici), avec deux titres en écoute. Comme d'habitude. Quelques heures plus tard, la chronique disparaît, sans autre forme de procès, sans avertissement aucun, faute d'une major ou d'un label indépendant complètement demeuré qui aura préféré appeler à la rescousse un web-sheriff plutôt que me demander directement par mail d'enlever les titres mis en écoute.

Sachez, sages massacreurs d'industrie que vous êtes, que ce genre de blog, le mien, celui du voisin ou de ma cousine, ont un seul but: faire connaître des artistes ou des œuvres confidentielles d'artistes connus (et souvent vénérés), ou pas. Rien d’autre.

Le temps béni (pour vous s’entend) où le lecteur lambda pouvait se satisfaire d’une chronique dithyrambique pour acheter un album les yeux fermés est bel est bien derrière nous. Non, aujourd’hui, le lecteur a besoin d’écouter. De mettre un son sur quelques lignes, une voix sur une pochette avant d’envisager l’achat. D’où l’intérêt de mettre des titres en ligne, le temps de quelques semaines, histoire que les lecteurs potentiels, puissent se faire une idée de ce que le groupe a à leur proposer.

J’imagine très bien que vous vous dites que je ne suis qu’un petit peigne cul qui se plaint d’avoir vu une sanction lui tomber dessus alors qu’il était en infraction. Et rien d’autre. Ce n’est pas totalement faux. A ceci près que je pense que justement, vous faites fausse route.

Si je vous suis totalement sur le fait de fermer les blogs qui balancent des disques entiers, heures après heures, sans but réel, je ne vois pas en quoi, poster un mp3 ou deux, qui plus est en streaming, va changer et mettre au fond du trou le monde de la musique.

Vous allez me répondre : pourquoi ne pas mettre un titre dans un lecteur deezer, comme pour Track of The Day ? Tout simplement parce qu’un son encodé dans deezer n’aura jamais la même force qu’un son en streaming, directement tiré du mp3. C'est très pratique, bien foutu, mais malheureusement pas de si bonne qualité qu'un son mp3.
Je sais que nous vivons dans une société qui se soucie de peu de la qualité d'écoute et pour qui un album écouté dans une chaine hi-fi, ou directement via les enceintes d’un ordinateur, c’est du pareil au même. Triste constat certes, mais que nous sommes nombreux à ne pas vouloir accepter.

Alors non, quand je pense qu'un disque mérite une chronique de plusieurs dizaines de ligne, je trouve normal que le son qui lui est associé soit de qualité, autrement que dans un lecteur deezer ou sur myspace.

Quand vous aurez enfin compris que c'est par une recherche artistique de qualité, par un travail sur les artworks et par une attitude à mille lieux de celle hautaine que vous adoptez depuis des années, que la solution se trouve. Redonnez goût aux gens d'acheter un disque, d'en déflorer la pochette, d'en humer le parfum, dans écouter le craquement. Faites leur comprendre qu'il y a autre chose que Jenifer, Christophe Maé, la Star Academy ou La Nouvelle Star ; qu'il existe des artistes qui restent encore dans l'ombre, qui savent écrire de grandes chansons mais qui n’ont pas les moyens pour les faire arriver jusqu’à leurs oreilles. Et qu'il ne tient qu'à vous de défendre et de faire connaitre. Faites leur comprendre qu’un album en 128 kbps n’aura jamais la même saveur, le même cachet que le même album en version cd ou en version vinyle.

Malheureusement pour vous, pour cela, vous avez besoin de nous. C'est bête et méchant, sûrement. Mais c'est la vérité: la promo d'un album se fait aujourd'hui énormément par le net. Les succès dans ce genre là sont légions: sans le web, Arcade Fire ou les Clap Your Hands Say Yeah n'aura jamais connu de succès planétaire.

Donc au lieu de pourfendre ceux qui font tout pour promouvoir, de façon malhabile sûrement mais avec beaucoup de cœur (et de façon totalement désintéressée : ce blog ne contient pas une once de pub et la majorité de mes blogs amis et qui font vivre cette blogosphère non plus), vos artistes, vos albums, ceux qui dépensent des fortunes chaque année pour acheter des disques et dans tous les formats qui soit, encouragez les. Et surtout, ne les traitez pas comme des moins que rien.

Tout ce que vous gagnerez, c'est qu'un jour on ne parle plus de vos artistes, de vos sorties ou tout simplement de vous, là où le fric est roi et où l'artistique passe en dernier, loin derrière le business plan et tous ses copains.
D’ailleurs, pourquoi s’entêter ? Pourquoi continuer à évoquer dans nos pages des groupes signés sur de grosses structures et qui malgré tout nous font vibrer, puisque l’on sait que de toutes façons, un web-sheriff, un bouton erase au bout du doigt, est prêt à sévir?

Bref, zappons tous les labels indés qui se prennent pour des majors. Zappons tous les artistes qui n’ont rien compris au système et qui donnent leur aval à ce genre de procédure. Et enfin, continuons à zapper les majors et leurs irrépressibles - et à vomir - stratégies marketing. Un jour, ces gens là seront morts, écrasés par leur suffisance et leur incompétence crasse. Ce jour là, on boira du champagne. Et le monde ira bien mieux.

mardi 13 décembre 2016

The Wedding Present - Going, Going... [Scopitones]

Je parlais il y a quelques semaines de l'ouverture assez « couillu » du deuxième album de Mickael Kiwanuka avec un Cold Little Heart de 10mns, dont 5 premières minutes totalement instrumentales.

'Going, Going...', neuvième album de The Wedding Present, fait encore mieux. Pour un groupe qui a souvent démarré ses albums pied au plancher, la bande de David Gedge ouvre les 20 chansons du disque par quatre morceaux uniquement instrumentaux, alternant guitares très lourdes (Kittery) et atmosphères plus intimistes, minimales et lumineuses (point d'orgue avec Sprague, voir plus bas). Quatre premier titres donc qui peuvent induire en erreur l'auditeur qui pourra (comme l'auteur de ses lignes) se croire perdu dans une bande-originale de film, bien loin des standards habituels de The Wedding Present.

Ce n'est que sur la cinquième chanson Two Bridges que l'on retrouve le groupe tel qu'on le connaît. Et ce n'est qu'à partir de là que le groupe retrouve ses guitares, ses mélodies et la voix de David Gedge. Et pour quel résultat ? De haute tenue. Force est de constater que 'Going, Going...' aurait mieux fait de s'appeler « Boing, Boing » tant The Wedding Present rebondit d'influences musicales en étalage de leurs sonorités.

Sans doute trop long certes (63 minutes pour les 15 derniers titres), 'Going, Going...' voit les Wedding Present passer par tous les états, d'un son lourd - presque stoner - à un plus proche de leurs élans originaux, de chansons mélancoliques (presque Arab Strapienne par moment, voir Little Silvertout) en passant par des mélodies et des sonorités qui rappellent leur fameux 'Take Fountain' et plus globalement leurs productions depuis leur reformation en 2004 (Rachel, en écoute dans les lecteurs Spotify et Deezer à gauche) et même des ambiances presque post-rock (fameuses 10 mns de Santa Monica qui closent l'album). Et malgré ce mélange, 'Going, Going...' s'avère très appréciable et suffisamment divers pour que la durée ne soit pas un obstacle. David Gedge chante toujours aussi bien et les idées mélodiques sont trop réussies pour ne pas emporter une adhésion franche.

Avec un disque comme 'Going, Going...', avec un début aussi instrumental, avec un album aussi long (80 mns au total !), pas dit que The Wedding Present (re)trouve le chemin du succès. Mais David Gedge semble s'être fait une raison. Comme il le dit lui même ironiquement sur Broken Bow, «The pain of failure is so much greater than the pleasure of success ». Dont acte. (sortie : 2 septembre 2016)

Son :
'Going, Going...' de The Wedding Present est à l'achat ici
Le site officiel de The Wedding Present, au couleurs de 'Going, Going...'
'Going, Going...' de The Wedding Present est à l'écoute chez Spotify ou Deezer (entre autres)



Trois chansons pour découvrir ce 'Going, Going...' de The Wedding Present. Rachel (en écoute dans les lecteurs Spotify et Deezer), ses paroles presque niaises (David Gedge est amoureux sur cette chanson, forcément) et qui n'aurait pas dépareillé sur 'Take Fountain', pour ouvrir le bal. Puis Birdsnest. Et enfin le très lourd Bear :





Enfin, pour finir, deux clips tiré de ce 'Going, Going...' de The Wedding Present : celui de Sprague, la chanson qui clôture la partie instrumentale du début, entre cordes et piano. Et enfin le clip de Rachel. Deux clips très contemplatif :



mardi 1 octobre 2024

Dr. Dog - Dr. Dog [We Buy Gold Records]

Tel un ami dont on n'a pas eu de nouvelles depuis des années et qu'on retrouve comme si on s'était quitté la veille, Dr Dog est le genre de groupe qui peut se permettre de longs silences mais qui à chaque fois qu'il revient c'est pour mieux vous emporter avec lui à nouveau.

Groupe fondé en 1999, le quintet de Philadelphie avait mis fait fin à sa longue aventure en 2021 après dix albums (dont certains très aimés dans ces pages) et une tournée d'adieu. Pourtant, le 19 juillet dernier, le groupe a publié non sans surprise son onzième album, le premier en six ans, le bien nommé... 'Dr. Dog'.

Et j'aime mieux vous dire qu'ils ne sont pas revenus pour rien. Car s'ils ne se réinventent pas (un disque de Dr. Dog ressemblera toujours à un disque de Dr. Dog), il y a comme un souffle nouveau. Comme si la pause leur avait permis de se ressourcer, de retrouver une flamme qu'ils avaient légèrement perdu sur la fin.

Forcément, on retrouve leur marque de fabrique, ces compositions teintées de rock, de folk et de psyché, évidemment sublimées (comme souvent chez eux) par de belles harmonies vocales (Handyman, White Dove). Nos gars n'ont pas changé (et personne ne leur demande de le faire d'ailleurs) et restent imprenables dès que le tempo ralenti et qu'ils se font mélancoliques et langoureux (Still Can't Believe, What a Night’ll Do). Pourtant, difficile de ne pas remarquer que leurs chansons n'ont sans doute jamais sonnées aussi... pop qu'ici. J'en veux pour preuve Lost Ones, le délicieux Fat Dog, un Fine White Lies dont le chant rappelle le David Bowie de Five Years et surtout Talk Is Cheap, un des très grands morceaux de 'Dr. Dog', à la rythmique et aux chœurs invitant à se lover dans des « wouhouhou » à n'en plus finir.

Aimé puis oublié, Dr. Dog fait donc un retour fracassant autant qu'inattendu avec ce disque inspiré, généreux et qui dès la première écoute m'a rappelé pourquoi j'aimais ce groupe ; et à quel point je l'aimais. Un album qui est peut-être (le temps nous le confirmera) leur meilleur à ce jour. Pas mal quand on vient de fêter ses vingt-cinq ans d'existence. (Sortie : 19 juillet 2024)


Plus :

'Dr. Dog' de Dr. Dog est à l'achat un peu de partout ici
'Dr. Dog' de Dr. Dog est notamment en écoute sur Spotify et Deezer


Trois chansons extraites de 'Dr. Dog' de Dr. Dog. Talk Is Cheap, la meilleure chanson de l'album
(en écoute également dans les playlists Spotify, Deezer, Tidal, YouTube et dans la colonne de gauche du blog). Puis Fine White Lies dont le chant rappelle le David Bowie de Five Years. Et enfin le poppy Lost Ones :

 
 


Deux clips de deux singles extraits de 'Dr. Dog' de Dr. Dog : ceux de Talk Is Cheap et Love Struck, avec la participation de M. Ward :

lundi 11 août 2025

[Track of The Day] Cornelia Murr - Meantime

Petite douceur en lévitation au programme du jour avec Meantime, extrait de 'Run to the Center', le nouvel album de l'anglaise (mais très américaine) Cornelia Murr, son deuxième seulement, sept ans après le premier. Un disque - produit par Luke Temple - calme, apaisé, souvent en lévitation, dont les influences (ou les accointances c'est selon) sont à chercher du côté de Weyes Blood et de Cassandra Jenkins tant elle semble mêler leurs deux univers.

Meantime est sans doute la meilleure chanson de 'Run to the Center', souvent en apesanteur, avec son piano qui gère le tempo et la mélodie, ces orchestrations qui vont, qui viennent, qui se remplacent ou se complètent, tantôt légères, tantôt amples, et ses sifflements sur le refrain qui rendent le tout encore plus charmant, comme s'il en était besoin.

Album : Run to the Center
Année : 2025
Label : 22TWENTY

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En écoute dans les playlists Spotify, Deezer, Tidal, YouTube et dans la colonne de gauche du blog

En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Meantime de Cornelia Murr est également en écoute ci-dessous :

Le clip de Meantime, un des singles extraits de 'Run to the Center' de Cornelia Murr :

mardi 19 août 2025

[Track of The Day] Dumb Things - Instant Coffee

Pays-continent immense et quelque part effrayant, l'Australie n'est pas avare de petites douceurs indie-pop/jangle-pop qui ne payent pas de mine de prime abord mais qui rapidement s'installent dans votre quotidien, une chanson par-ci, un morceau par là. Dernier exemple en date, Dumb Things, un quintet originaire de Brisbane dont le troisième album 'Self Help' est sorti au printemps dernier, et qu'on pourrait classer dans le même panier que les Stroppies ou les Sprouts, coups de cœur dans ces pages des années précédentes.

Dumb Things se présente comme un groupe faisant de la hangover pop. Et c'est vrai qu'il y a un peu de gueule de bois ici. Non pas la partie « effluves de bières frelatées », « bouche pâteuse » et « pourquoi cette balle n'arrête pas de rebondir à l'intérieur de mon cerveau ». Plutôt les côtés lancinant, étourdi et fatigué propres aux lendemains de cuite. De la jangle qui ne manque pas forcément d'énergie mais qui souvent s'alanguit sans jamais être ennuyeuse. Un disque aux compositions travaillées mais qui ne font jamais dans l'esbroufe. Bref, beaucoup de jolies choses, et notamment la chanson du jour, Instant Coffee, chantée par Madeleine Keinonen (elle partage le micro avec James Southey tout au long de 'Self Help') qui lui instille un côté rêveur et charmeur pas loin d'être irrésistible. 

Album : Self Help
Année : 2025
Label : -

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En écoute dans les playlists Spotify, Deezer, Tidal, YouTube et dans la colonne de gauche du blog

En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Instant Coffee de Dumb Things est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson très réussie de 'Self Help' de Dumb Things, voilà Windows and Doors :

lundi 11 février 2008

Track of The Day (5-11 février 2008)

Une semaine chargée, personnellement parlant. Peu de temps pour passer de deezer à un autre lecteur. Ce qui explique peu de titres très récents. Il n'empêche, ces morceaux là ont de la gueule. En tout cas pour moi. (et toujours en écoute dans le lecteur deezer à droite).

Lundi 11 février 2008:
* Mates of State - Think Long [Moshi Moshi]
Un album complètement (ou presque) passé en 2006 alors que pourtant. Duo à la scène comme à la ville, les Mates of State propose une pop assez cheap, pleins de claviers sortis de nulle part, avec deux voix qui s'entremêlent parfaitement pour donner un résultat bien saisissant comme il faut. De la pop comme on l'aime. Et qui mériterait une bien meilleure exposition médiatique.
(disponible sur Bring It Back, 2006)

Dimanche 10 février 2008:
* Matt Elliott - Broken Bones [Ici D'ailleurs]
Et si c'était lui l'artiste qui conjuguerait l'incroyable talent d'être un des plus doués du moment mais également le fait d'être le moins connu? Peut-être. En tout cas, l'ancien de The Third Eye Fondation, confirmait en 2006 sur son 'Failing Songs', sa propension à émouvoir avec un rien. Ses ritournelles qui sentent bon l'Est de l'Europe (voire même plus loin) font mouche à chaque fois.
(disponible sur Failing Songs, 2006)

Samedi 9 février 2008:
* The Black Angels - The First Vietnamese War [Light In The Attic]
Alors que leur nouvel album devrait sortir dans les semaines qui viennent, retour sur le surprenant et bien bon 'Passover', premier album des Black Angels, de 2006, rock psyché aux gros riffs qui sent bon les seventies.
(disponible sur Passover, 2006)


Vendredi 8 février 2008:
* Kubb - Wicked Soul [Mercury]
Quand je travaillais en Belgique, cette chanson passait - au bas mot - sept fois par jour à la radio (oui, je devais écouter la FM Belge, qui, si elle reste plus supportable que la FM française, est épuisante au bout d'une heure). Et près de deux ans plus tard, ce Wicked Soul de Kubb est toujours d'une bien grande efficacité, perdue dans un album somme toute moyen.
(disponible sur Mother, 2005)

Jeudi 7 février 2008:
* Miossec - Salut Les Amoureux [Pias]
En 1997, sur son second album, le grand (que dis-je) l'immense Christophe Miossec reprenait Joe Dassin, un des artistes les plus sous-estimés de l'histoire de la chanson française sur son premier album. Sa version de Salut Les Amoureux est un délice, porté par cette voix rocailleuse que l'on aime tant.
(disponible sur Baiser, 1997)

Mercredi 6 février 2008:
* Sage Francis - Slow Down Gandhi [Epitath]
Mon titre de l'année 2005. Sage Francis n'a jamais aussi bon, aussi fort, aussi percutant. Politiquement engagé jusqu'au bout des harpions, Slow Down Gandhi a en plus un rythme et une prod des plus efficaces. Un chef d'œuvre, ni plus ni moins.
(disponible sur A Healthy Distrust, 2005)

Mardi 5 février 2008:
* The New Pornographers - Adventures in Solitude [Matador]
Tous les discours du monde seront vains à l'écoute de ce titre des New Pornographers, un des groupes parallèle de Destroyer, mené par Dan Bejar. On pourrait déblatérer des mois sur la qualité (relative) de leur 'Challengers' de l'an passé. Et puis on pourrait écouter ce Adventures in Solitude, délicieux du début à la fin et juste profiter. Uhm... Ouais, on va faire ça en fait.
(disponible sur Challengers, 2006)

vendredi 12 avril 2024

Sam Forrest - Caught Under a Spell [Desert Mine Music]

S
am Forrest est le secret le mieux gardé d'Angleterre. Point. Oui, ne cherchez pas plus loin, l'artiste dont personne ne parle et qui pourtant mériterait qu'on en fasse des gorges chaudes, c'est bien lui. Connu pour avoir été le leader de Nine Black Alps, groupe qui avait eu son petit succès dans les années 2000, l'anglais n'évolue plus qu'en solo depuis une dizaine d'années - dans une veine beaucoup plus pop. Et vu la qualité de ses compositions, cela serait dommage de bouder son plaisir.

Découvert via le magnifique 'Aeroplane Days' (publié en 2021 par Hidden Bay Records), disque savoureux plein de pop/folk joliment ciselée, Sam Forrest vient de remettre le couvert, toujours dans une indifférence assez générale, avec 'Caught Under a Spell', un album qui mérite qu'on y pose plus qu'une oreille distraite.

S'il est sans doute moins immédiat que son prédécesseur (il n'y a pas de chansons qui vous renversent instantanément comme The Best Is Yet To Come), 'Caught Under a Spell' est tout aussi remarquable. Dans cet album où l'anglais joue de tous les instruments, rien n'est à jeter (douze morceaux, pas un à mettre de côté) avec un Sam Forrest qui fait montre à nouveau d'un grand talent de composition, avec toujours cette vibe Elliott Smith très prégnante et qui infuse tout du long, autant au niveau des mélodies, des constructions des morceaux, des intros, de cette façon de faire sonner sa guitare, sa batterie, que de cette voix et ce chant qui rappelle plus que jamais l'auteur de 'Either/Or'.

Finalement, à l'instar de The Maureens il y quelques jours, la seule chose qu'on peut reprocher à Sam Forrest, c'est que ses derniers albums ne soient disponibles qu'en (ou presque) version digitale ; et rien d'autre. Pourtant, des disques comme 'Aeroplane Days' (devenu un classique chez moi depuis sa sortie) ou 'Caught Under a Spell' (qui devrait suivre le même chemin très vite) mériteraient d'exister physiquement. Pour qu'ils ne se perdent pas dans les limbes de catalogues streaming toujours plus fournis. Pour qu'on en garde une trace. Pour qu'ils ne deviennent pas « un disque de plus » qu'on oublie à force de ne jamais le croiser sur une étagère. Ces albums le méritent. 'Caught Uunder a Spell' le mérite. Un disque qui semble ressusciter Elliott Smith à chaque nouvelle chanson ne peut pas rester sur le bas côté. Ni laisser insensible. (Sortie : 26 janvier 2024)


Plus :
'Caught Under a Spell' de Sam Forrest est en écoute sur bandcamp
'Caught Under a Spell' de Sam Forrest est à l'achat sur bandcamp
'Caught Under a Spell' de Sam Forrest est également en écoute, notamment, chez Deezer et Spotify


Trois chansons de 'Caught Under a Spell' de Sam Forrest en écoute. Far Away, peut-être la chanson la plus immédiate et nerveuse de l'album
(en écoute également dans les playlists Spotify, Deezer, YouTube et dans la colonne de gauche du blog). Puis She Was a Friend of Mine. Et enfin The Man in the House at the End of the Street. Toutes trois nimbées de l'aura d'Elliott Smith :

dimanche 30 mars 2008

Track of The Day (25-31 mars 2008)

Une semaine musicale avec des géants et quelques nouveaux groupes charmants. Ainsi que la suppression des pages persos où j'entreposais de la musique pour la mettre en écoute ici, et ce uniquement en streaming. Ce qui explique donc le fort ralentissement dans l'écriture et la publication de nouvelles chroniques (et c'est pas l'envie qui manque). Merci Free! Mais heureusement, il reste deezer! (et toujours en écoute dans le lecteur deezer à droite)


Lundi 31 mars 2008:

* Leonard Cohen - Boogie Street [Sony]
Le grand Leonard Cohen sera de passage en France cet été. Auteur-compositeur-interprète mythique, il distille ses albums au compte-gouttes (le dernier, 'Book of Longing' composé avec Philip Glass, est sorti en 2007. Et je viens de l'apprendre). Ses dernières productions ont un son particulièrement froid: une boite à rythme, sa voix burinée au whisky et ses textes, toujours aussi bons. Il faut aimer. Et j'avais bizarrement beaucoup apprécié son 'Ten New Songs' de 2001, malgré cette production chaude comme du marbre en hiver. La présence de deux voix féminines sur cet album aidant surement à l'affaire. Comme sur ce Boogie Street, renversant...
(disponible sur Ten New Songs, 2001)

Dimanche 30 mars 2008:
* Young Republic - Girl From The Northern States [End Of The Road]
Entre Belle and Sebastian, Adam Green voire Herman Düne, ce disque pop est un vrai bonheur. On ressortira quand même ce Girl From The Northern States, qui évoque un des plus grands titres de Bob Dylan et qui semble avoir pris la bande de Stuart Murdoch en backing band.
(disponible sur 12 Tales From Winter City, 2008)

Samedi 29 mars 2008:
* Lee Hazlewood - It's Nothing to Me [Four Music]
Dans quelques semaines, quand j'aurais plus de temps, quand mon hébergeur ne me fera pas de coups dans le dos, je reprendrai les chroniques de disques Oldies. J'en consacrerai une chronique au grand Lee Hazlewood qui nous a quitté l'an passé et à un de ses albums majeurs. Avant cela, retournons en 2006 et écoutons un It's Nothing to Me qui me donne à chaque fois les larmes aux yeux. Putain de vie.
(disponible sur Cake or Death, 2006)

Vendredi 28 mars 2008:
* Bon Iver - For Emma, Forever Ago [Jagjaguwar]
Je reparlerais de ce disque splendide dans quelques temps (comprendre: quand j'aurais trouvé un nouvel hébergeur de son). Mais avant, voilà For Emma, Forever Ago, titre qui clôt l'album du même nom de Bon Iver. De la pop matinée de folk, avec des cuivres et des voix douces et hauts perchées. Merci Jagjaguwar!
(disponible sur For Emma, Forever Ago, 2008)

Jeudi 27 mars 2008:
* Scenario Rock - Histrionics [Jive]
Deuxième et nouvel album pour ces français, plus célèbres par les remix de Justice de leurs tubes (Skitzo Dancer pour ne pas le nommer) qu'autre chose. Un second opus plutôt frais et réussi d'où on ressortira le titre éponyme, Histrionics, long titre baroque de plus de dix minutes et vrai grand morceau de bravoure pop.
(disponible sur Histrionics, 2008)

Mercredi 26 mars 2008:
* The Hold Steady - Chips Ahoy! [Vagrant]
Du rock pompier? Du hard-rock Fm? Bof, à dire vrai, je ne sais pas trop. Un album pas forcément parfait mais quelques passages réjouissants, comme ce Chips Ahoy!, aux riffs gros comme une maison. Ou quand Springsteen rencontre Blue Öyster Cult. En gros.
(disponible sur Boys and Girls in America, 2006)

Mardi 25 mars 2008:
* Alain Bashung - La Nuit Je Mens [Barclay]
Son nouvel album, 'Bleu Pétrole' vient de sortir et il est encensé de partout. Avant de revenir dessus dès que j'aurais pu y mettre une oreille dessus, retour sur 'Fantaisie Militaire', peut-être le plus bel album d'Alain Bashung, géant parmi les géants. Un disque porté par ce poppy La Nuit Je Mens, sublimé par le talent des Valentins.
(disponible sur Fantaisie Militaire, 1998)

lundi 26 octobre 2020

The Luxembourg Signal - The Long Now [Shelflife Records/Spinout Nuggets]

Immense découverte de 2017 via le single tonitruant Laura Palmer (accessoirement chanson de l'année dans ces pages), les américains de The Luxembourg Signal continuent leurs aventures discographiques avec un troisième album sorti vendredi dernier, 'The Long Now'. Et ne tortillons pas, il est quelques coudées au-dessus de 'Blue Field', pourtant pas le plus mauvais des disques, loin de là.

Ici, pas de single au-dessus de la mêlée et qu'on pourrait extraire pour la bonne bouche. Plutôt un ensemble ultra-cohérent mêlant dream-pop, indie-rock et shoegaze. Les guitares sur 'The Long Now' sont formidables et surtout le fil d'Ariane du disque. Elles apparaissent discrètement sur la fin de la chanson d'ouverture I Never Want To Leave, pour prendre au fur et à mesure une importance toujours plus grande avant de devenir maitresses des horloges sur la fin, soutenant et déchirant les mélodies de riffs puissants, salvateurs et irrésistibles. Des mélodies d'ailleurs toutes plus belles et mémorables que les autres, chaque chanson faisant mouche à chaque fois et sur lesquelles The Luxembourg Signal apportent de temps à autre un je ne sais quoi d'emo, histoire de leur donner une touche mélancolique.

Porté par une production très réussie, ample comme il faut pour permettre aux chansons de prendre la place dont elles ont besoin, 'The Long Now' est un disque où tout est là où il devrait être. Où les voix de Beth Arzy (revenue, un temps, de son escapade avec Jetstream Pony avec qui elle a sorti le premier album en mai dernier) et Betsy Moyer sont d'une beauté planante. Où les guitares de Johnny Joyner et Kelly Davis se superposent pour mieux enflammer les cœurs. Où la batterie de Brian Espinosa gère le tempo avec perfection, tout en sachant se montrer incisive. Où les nappes de claviers de Ginny Pitchford donnent une ambiance encore plus rêveuse. Et où la basse de Daniel Kumiega soutient l'ensemble.

'The Long Now' est un disque lumineux de la part de The Luxembourg Signal, à l'instar de sa pochette et de son halo de néon - dans la continuité de ses devancières. Un album immédiat et qui tient la distance, aux grands espaces, gorgé de mélodies d'où s'échappent souvent une douce mélancolie, pleine de guitare. (Sortie : 23 octobre 2020)

Plus :
'The Long Now' de The Luxembourg Signal est en écoute sur leur page bandcamp
'The Long Now' de The Luxembourg Signal est à l'achat sur leur page bandcamp
'The Long Now' de The Luxembourg Signal est également en écoute sur Deezer et Spotify (notamment)

Trois morceaux de 'The Long Now' de The Luxembourg Signal en écoute aujourd'hui. The Morning After (également en écoute dans les playlists Spotify, Deezer, Youtube et Qobuz), une chanson qui résume assez bien ce qu'est la musique de The Luxembourg Signal. Puis le pétaradant Ramblin' Rodriguez. Et enfin When All That We Hold Decays, nappée et mélancolique à souhait :





Deux clips de 'The Long Now' de The Luxembourg Signal : Mourning Mourn et 2:22 :

  

 

jeudi 1 septembre 2022

Cheekface - Too Much To Ask [-]

Dix-huit mois après We Need a Bigger Dumpster, single épatant - alors sans album - plein d'indie-rock et d'ironie mordante, bien dans le ton de son époque ; dix-huit mois après avoir égrainé au fil des semaines quelques nouveaux titres, Cheekface vient de décider de passer à la vitesse supérieure en publiant son troisième album, 'Too Much To Ask'.

Si vous ne connaissez pas Cheekface, mais que vous aimez l'indie-rock, un rien slacker, mais aussi l'humour un peu grinçant, nul doute que vous allez être servi. Surtout que ce nouvel album ne voit pas le trio de Los Angeles changer de direction : dans cet album un brin caustique, où le groupe continue de ne pas se prendre au sérieux (sans pour autant jamais se moquer de son auditoire), on y entend beaucoup de guitares, de l'indie-rock de qualité, des compositions de haute volée, du Jeffrey Lewis par ci, du Parquet Courts par là - et plus globalement toute cette clique là - et presque du Lewsberg (si si).
 
Si l'album se tient sacrément, autant par ses compos que par Greg Katz qui chante autant qu'il « joue » ses chansons, on retiendra tout de même quatre titres : We Need a Bigger Dumpster donc, mais aussi When Life Hands You Problems, garage-pop joué à cent à l'heure (et en 1'25" chrono), Next To Me (Yo Guy Version) et sa descente de manche sur le refrain qu'on aimerait revenir plus souvent, et surtout You Always Want to Bomb the Middle East, genre d'indie-pop ensoleillée, aussi politique que drôle (« You always want to bomb the Middle East on the weekend, when we could be cutting grass or eating cheese with your girlfriend, we could learn to read and write in Portuguese or Korean, but you always want to bomb the Middle East ») que se surprendra très vite à chanter à tue-tête - comme souvent chez eux. Décidément, Cheekface est vraiment un groupe à part sur la scène actuelle. On aurait tort de passer à côté. (Sortie : 2 août 2022)
 
Plus :
'Too Much To Ask' est également en écoute, notamment, sur Deezer et Spotify
 
Trois chansons de 'Too Much To Ask' de Cheekface en écoute. Le très pop You Always Want to Bomb the Middle East (en écoute également dans les playlists Spotify, Deezer et Youtube). Puis l'urgent When Life Hands You Problems. Et enfin Next To Me (Yo Guy Version) :
 


 
Pour finir, le clip de We Need a Bigger Dumpster de Cheekface, single découvert l'an passé, mais qui n'a rien perdu de sa classe :
 
 

vendredi 10 avril 2020

Kiwi Jr. - Football Money [Mint Records / Persona Non Grata]

Demain nous serons le samedi 11 avril 2020. Nous fêterons alors les 25 ans de 'Wowee Zowee', troisième chef d’œuvre consécutif de Pavement, chose loin d'être anodine, surtout lorsque l'on vient de publier 'Slanted & Enchanted' et 'Crooked Rain, Crooked Rain'.

Autre évènement : aujourd'hui sort 'The New Abnormal', le sixième album de The Strokes, groupe qui m'a perdu depuis très longtemps mais dont il faut reconnaitre l'aura, toujours aussi intacte 20 ans après.

Pourquoi parler de ces deux groupes en ouverture de ce papier ? Parce qu'autant Pavement que The Strokes (mais aussi Parquet Courts voire REM, entre autres) sont au cœur de 'Football Money', premier album de Kiwi Jr., groupe, comme son nom ne l'indique pas, canadien et au sein duquel figure Brian Murphy d'Alvvays. Un disque sorti l'an passé chez Mint Records et qui connaît un écho plus mondial avec sa ressortie début janvier chez Persona Non Grata. Une bonne chose qui d'une part m'aura permis de découvrir le disque, et qui surtout lui aura donné une nouvelle - et meilleure ? - exposition, qu'il mérite amplement.

Il y a sur 'Football Money', en dix titres et 27 mns, tout ce que l'indie-rock et l'indie-pop, qu'elle soit power ou jangle, ont de meilleur : des hymnes à fredonner, des mélodies qui accrochent l'oreille, de l'énergie à revendre, des couplets épatants, des refrains qui le sont doublement, des arrivées impromptues de gimmick qui font repartir chaque chanson encore plus haut. Et puis il y a ces paroles ubuesques, délirantes et brillantes, cyniques et sarcastiques, avec ses références à la pop culture (sans que cela soit forcé), avec un vers d'ouverture drôle, qui donne le ton de l'album (« When the SS crashed the party, my favorite band was setting up onstage») et qui n'est pas sans rappeler les premiers mots de We Dance sur 'Wowee Zowee' (« There is no castration fear »).

'Football Money' est en tout cas un disque plein de personnalité, aussi concis qu'efficace, échevelé et fun, réussi et marquant, autant par la qualité de ses chansons et de ses mélodies que par le côté branleur qui s'en dégage. Et à son écoute, je ne peux m'empêcher de penser qu'avec lui, Kiwi Jr. vient sortir le disque que rêvait d'écrire Stephen Malkmus à la séparation de Pavement. (Sortie : 29 mars 2019 / 17 janvier 2020)

Plus :
'Football Money' de Kiwi Jr est en écoute sur la page bandcamp du groupe
'Football Money' de Kiwi Jr est à l'achat sur la page bandcamp du groupe
'Football Money' de Kiwi Jr est également en écoute sur Spotify et Deezer (notamment)

Trois chansons en écoute de 'Football Money' de Kiwi Jr. Gimme More et son shot de pop culture pour débuter (en écoute dans les playlists Spotify, Deezer et Youtube). Puis Murder in the Cathedral (qui ouvre l'album). Et Swimming Pool où les Kiwi Jr. rendent un hommage à Brian Jones :





Trois clips ont été produits pour ce 'Football Money' de Kiwi Jr : Gimme More, Salary Man et Leslie :





mardi 5 décembre 2017

The Sapphics - Camel Toes [-]

Il était temps qu’il arrive ! Trois ans après avoir lancé le groupe et deux ans après un ‘Blood Cells Ep’ pas piqués des vers, The Sapphics sortent enfin leur premier album ‘Camel Toes’.

Formé de moitié par Guillaume et Clément de Nine o’Nine (sortie WHM005 pour ceux qui s’en souviennent), The Sapphics est un quintet limogeaud qui ne fait pas vraiment dans la porcelaine.

Au programme de ‘Camel Toes’, 11 titres et 30 mns de rock/punk pied au plancher, avec trois premiers titres qui savent parfaitement installer le décor : des guitares Nirvana-esque pour lancer les hostilités avant d’enchaîner avec deux des titres fort de l’album, Stay High, Get Loaded et surtout Split My Blood Cells et son excellent clip (voir plus bas).
Stoner-psyché sur Lay Down..., capable de disséminer une respiration au bon moment (la très jolie bluette pop Stay Up All Night) ou de punkiser les Franz Ferdinand (Little Blondie), ’Camel Toes’ est un disque très bien produit (le travail sur les voix est vraiment réussi, que ce soit le chant principal ou les chœurs, puissants et imposants), qui a un vrai caractère, une belle unité et une sincérité qui transpire par tous ses sillons.

Orné d’une pochette sorte de pendant féminin de ‘Sticky Fingers’ des Rolling Stones, The Sapphics continuent également de cultiver un vrai imaginaire visuel (les clips de Boredom Queen et Split My Blood Cells sont vraiment à voir !) et un univers en décalage avec ce que peut représenter un groupe de rock de 5 mecs dans l'esprit collectif (Sapphic signifie lesbienne en argot et, comme le dit Guillaume, « tout notre projet repose sur mythe de l’androgynie »).

Mais surtout, The Sapphics, qui définissent leur musique comme de la « sauvagerie pop », viennent de sortir un premier album des plus solides. Car oui, concis, inspiré et rempli de vraies bonnes chansons, 'Camel Toes' tape juste et bien. A confirmer sur scène, notamment lors de leur Release Party le 6 janvier prochain à l'Olympic Café (Paris) ou le 26 janvier au Trokson à Lyon. (Sortie : 1er décembre 2017)


Plus :
‘Camel Toes’ de The Sapphics est en écoute sur leur bandcamp
‘Camel Toes’ de The Sapphics est à l’achat sur leur bandcamp
‘Camel Toes’ de The Sapphics est également en écoute (notamment) sur Spotify et Deezer

Trois titres de ‘Camel Toes’ de The Sapphics en écoute aujourd’hui. Boredom Queen (en écoute dans les lecteurs Spotify et Deezer dans la colonne gauche de ce blog), Little Blondie et son côté Franz Ferdinand punk et Stay Up All Night, la balade pop légère du disque :







Pour finir, deux clips de The Sapphics, à voir vraiment : celui de Boredom Queen (premier single de 'Camel Toes') et celui de Split My Blood Cells et toutes ses références à la pop culture (mais pas que) :