'The Stand-Ins' annonçait la fin de la collaboration Will Sheff/Jonathan Meiburg, le second préférant se concentrer sur Shearwater, son projet (trop) plein d'emphase. Quid de l'avenir d'Okkervil River ? On pouvait douter de la suite des
affaires, tant le duo fonctionnait bien. Pis : en écoutant 'I Am Very Far', on se disait qu'on avait eu raison de douter.jeudi 7 novembre 2013
Okkervil River - The Silver Gymnasium [ATO Records]
'The Stand-Ins' annonçait la fin de la collaboration Will Sheff/Jonathan Meiburg, le second préférant se concentrer sur Shearwater, son projet (trop) plein d'emphase. Quid de l'avenir d'Okkervil River ? On pouvait douter de la suite des
affaires, tant le duo fonctionnait bien. Pis : en écoutant 'I Am Very Far', on se disait qu'on avait eu raison de douter.mardi 11 mai 2010
Roky Erickson with Okkervil River - True Love Cast Out All Evil [ANTI-]
Roky Erickson est de ceux-là. Ancien chanteur et guitariste des 13th Floor Elevators, auteur de leur plus grand tube You're Gonna Miss Me, Roky Erickson aura traversé plusieurs décennies en feintant comme un roi pour s'en sortir et être encore là en 2010.
Car oui, 42 ans après la dissolution des 13th Floor Elevators, Roky Erickson est toujours vivant. Si vivant qu'il a enregistré un nouvel album ('True Love Cast Out all Evil', le premier en 15 ans) et qu'il s'est adjoint pour l'occasion les services d'Okkervil River pour former son backing-band.
Cet album de Roky Erickson est une jolie surprise. Peut-être pas énormément plus, mais certainement pas moins. Car si l'on retrouve, certes, quelques titres dispensables ici et là, au final ses compositions se tiennent et le tout, alternant chansons folk/country-folk et morceaux folk-rock ou carrément rock, emporte assez largement l'adhésion
Alors effectivement, pour aimer ce 'True Love Cast Out all Evil', il faut aimer Okkervil River. Que l'album soit signé sous le nom de Roky Erickson with Okkervil River n'est évidemment pas innocent.
Ainsi si l'on est réfractaire aux mélodies chaloupées, aux cuivres impromptus, ou à l'americana enlevée des américains, il vaudra mieux passer son tour tant la patte d'Okkervil River est omniprésente tout au long de l'album. Sinon, nul doute que l'on tombera sous le charme de 'True Love Cast Out all Evil'.
La voix est belle, même si elle a énormément perdu de sa vigueur, la mélancolie accrochée à chacune de ses cordes vocales et de ses compositions, compositions solides par ailleurs et plus que jamais bien mises en valeur par une production efficace mais jamais clinquante.
A l'écoute de ce 'True Love Cast Out all Evil' et à la vue de la pochette, je ne peux m'empêcher de penser à la collaboration Johnny Cash/Rick Rubin. Et je vois cet album comme une sorte de main tendue de Will Sheff et de ses Okkervil River vers une des icônes américaines du rock des années 60, persuadés qu'ils sont qu'il y a encore de chouettes mélodies et compositions à sortir du cerveau longtemps malade de Roky Erickson.
Il est évident que Roky Erickson n'aura jamais l'aura que possédait - et possède encore - Johnny Cash. Mais au final, la démarche des Okkervil River découle de la même idée, quelle soit consciente ou inconsciente. (sortie: 19 avril 2010)
Son:
Myspace (Aucune chanson de ce 'True Love Cast Out all Evil' en écoute)
Site officiel
On peut télécharger gratuitement (mais toujours contre une adresse e-mail) Goodbye Sweet Dreams, une des chansons de 'True Love Cast Out all Evil', en allant directement sur le site de l'album, ici.
Deux chansons en écoute. Goodbye Sweet Dreams, premier single et tube potentiel, et Be And Bring Me Home, balade bluesy-folk de haute volée (malheureusement plus en écoute) :
Et pour finir, un entretien sympa entre Roky Erickson et Will Sheff, tête de proue d'Okkervil River :
mardi 16 septembre 2008
Okkervil River – The Stand-Ins [Jagjaguwar]
Il y a en gros une année, les Okkervil River, groupe américain donnant largement dans le folk-rock de qualité, sortaient ‘The Stage Names’, un album une nouvelle fois réussi bien que tournant un peu en rond, comme depuis leur ‘Sleep and Wake-Up Songs Ep’ de 2004. Enfantant alors leur quatrième opus, les Okkervil River ont un but avoué : écrire un double album. L’idée tombant rapidement à l’eau, ils enregistrent lors de ces mêmes sessions onze morceaux qui donnent aujourd’hui ‘The Stand-Ins’. Un disque qui est tout sauf une compilation de faces-b ou de chutes de studios. Bien au contraire.Car quels onze titres ! A peine six minutes, Will Sheff et ses amis retrouvent la foi qu’ils semblaient avoir perdu au profit d’une musique de qualité mais manquant singulièrement de folie. Est-ce le départ définitif du groupe de Jonathan Meiburg, ce dernier préférant se concentrer sur l'aventure Shearwater, qui a remobilisé les troupes ?
Je n’en ai absolument aucune idée. Tout ce que je sais par contre, c’est qu’aux premiers accords de banjo de Lost Coastlines (voir plus bas) – un de leurs meilleurs titres, tous albums confondus –, j’ai retrouvé le groupe qui m’avait fait vibrer comme jamais en 2003 avec un ‘Down The River of Golden Dreams’ renversant. Un groupe enjoué, sûr de ses mélodies, adepte d’un folk-rock qui ne cesse de courir dans tous les sens et d’une pop-folk qui a le bon goût de vous déchirer le cœur.
Okkervil River revient donc par la grande porte avec ce ‘The Stand-Ins’, qui aurait pu (du ?) être le disque 2 de ‘The Stage Names’. La pression du double album en moins, Will Sheff, semble avoir regagné en sérénité et affiche ce calme du génie retrouvé tout au long de cet album, peut-être le meilleur album du groupe. Un disque qui mélange folk, rock, pop et americana et qui en sort le meilleur. La basse sur Lost Coastlines, les cuivres sur Starry Stairs (voir plus bas), le clavier de Pop Lie, rien n’est à jeter ici, tout est à garder. Jonathan Meiburg peut désormais partir l’esprit libre : ses Okkervil River sont de nouveau sur de bons rails. Et leur autre papa, Will Sheff, tient de nouveau bien fermement le volant. (sortie : 9 septembre 2008)
Son :
Myspace ('The Stand-Ins' y est en écoute totale, pour le moment)
Site officiel
Et deux titres en écoute, le futur classique Lost Coastlines et le très cuivré Starry Stairs (malheureusement plus en écoute).
Et voici le clip de ce formidable morceau qu'est Lost Coastlines. Assurément un des plus grands titres de cette année 2008. Voire même plus :
mercredi 12 décembre 2018
[Track of The Day] Okkervil River - The Dream and The Light
mardi 15 février 2011
[Track of The Day] Okkervil River - Mermaid
Après avoir perdu Jonathan Meiburg parti se concentrer uniquement sur Shearwater; après avoir donné la musique qu'il fallait à la voix de Roky Erickson, revoilà les Okkervil River à quelques semaines de sortir leur nouvel album, 'I Am Very Far', point de départ d'une nouvelle aventure pour les texans.Un disque (le sixième) qui s'annonce ambitieux, avec la présence de pas moins de deux batteurs, deux pianistes et sept guitaristes sur certaines chansons si l'on en croit Will Sheff tête de proue du combo.
'I Am Very Far' est annoncé pour mai prochain mais est amené tranquillement mais sûrement par une première sortie, 'Mermaid 12"' à l'artwork bien propret pour les Okkervil River et sur laquelle on trouve deux chansons.
Si Walked Out on a Line a un intérêt relatif, ce 'Mermaid 12"' vaut largement le coup pour la chanson titre Mermaid, bien belle balade mélancolique, très orchestrée et toute en progression qui voit Will Sheff se lâcher au fur et à mesure de l'avancement du morceau (à tel point qu'on le croirait revenu, le temps d'un instant, à l'époque bénie de 'Down The River of Golden Dreams').
Originellement enregistrée en 2007 pour la bande originale du film 'In Search of a Midnight Kiss', la version 2011 de Mermaid n'a plus rien à voir avec sa devancière. Et quand on entend cette chanson et que Will Sheff déclare que ca ne sera qu'une face-b de 'I Am Very Far', on peut être confiant pour la suite des évènements. Très.
Album: Mermaid 12"
Année: 2011
Label: Jagjaguwar
Profitons en aussi pour signaler la très belle nouvelle mouture de Playlist Society, blog de Benjamin, devenu site/webzine collaboratif depuis hier 10h. Du beau boulot. A voir ici.
vendredi 7 août 2026
[Track of The Day] Will Sheff - Always Everything
Si l'on reviendra prochainement sur le nouveau Shearwater, disque très Talk Talk / Mark Hollis qui prend une belle épaisseur à chaque écoute, évoquons tout d'abord 'Extra Mile', le second album solo de Will Sheff (au look de plus en plus Lennon-ien) à travers Always Everything (en écoute aujourd'hui). Un morceau qui démarre comme une balade acoustique déprimée mais lumineuse et qui n'a de cesse de déployer ses ailes pour terminer sous la forme d'un blues héroïque et euphorique. Une chanson superbe qui, avec celle d'ouverture Extra Mile, tient le très haut du pavé de ce joli album, qui rappelle à ceux qui l'auraient oublié à quel point Will Sheff est un compositeur talentueux et soigné.
Album : Extra Mile
Année : 2026
Label : Solid Ghosts Records
Acheter
Autre morceau de haute tenue de ce nouvel album de Will Sheff, voilà la chanson titre et d'ouverture Extra Mile :
jeudi 23 avril 2009
Various Artists - Score! 20 Years of Merge Records: The Covers! [Merge]
Il y a plusieurs façons d’aborder une compilation de reprises: soit on se focalise sur les reprises en elle-même et on compare le tout aux versions originales (voir ici). Soit on prend ça comme un album lambda, rempli de nouvelles compositions, en ne s’attardant que sur les versions qui frappe nos tympans, sans jamais se préoccuper du passé.Pour parler de ‘Score! 20 Years of Merge Records: The Covers!’, j’ai choisi la seconde solution. Pour deux raisons: la première est que je ne connais pas tous les morceaux repris ici et issus du catalogue de Merge.
La seconde est que certaines versions sont tellement belles qu’il serait de mauvais goût de vouloir les comparer aux versions originales.
Merge a donc vingt ans. Et pour célébrer ça, le label de Caroline du Nord – créé en 1989 par Laura Ballance et Mac McCaughan pour sortir les albums de leur groupe, Superchunk – met les petits plats dans les grands en conviant vingt-deux artistes (tous non-signés chez Merge) à reprendre vingt compositions plus ou moins mythiques du label.
Au programme des réjouissances donc, Bright Eyes qui chante un sublime Papa Was a Rodeo (écrit à la base par The Magnetic Fields) dans un mélange de folk, de country et d'airs hawaïens, The Apples In Stereo se permet le luxe de chiper le temps d’à peine 2 mns un titre des Neutral Milk Hotel, Bill Callahan (Smog) - dont on évoquera plus que très prochainement le nouvel album dans ces pages - se prend pour Vic Chesnutt sur Santa Maria, The New Pornographers évoquent presque les Jam sur Don’t Destroy This Night tandis qu’Okkervil River surprend son monde avec All Your Little Suckers et sa boite à rythme. Ajoutez à cela les présences de Death Cab For Cutie, The Mountain Goats ou encore de Broken Social Scene et vous pouvez vous faire une idée du plateau très intéressant réuni autour de ce ‘Score! 20 Years of Merge Records: The Covers!’.
Cependant, un titre attire en particulier l’attention. Une chanson que Cécile avait déjà évoquée ici. Sauf que contrairement à elle, je trouve ce morceau renversant : The National est encore dans le bon wagon : tout y est, des arrangements à la voix, tout transpire la classe. Mieux, St Vincent, artiste qui ne m’a jamais franchement transcendé, y livre une prestation splendide de tenue, de délicatesse et de discrétion.
Tirée à 7500 exemplaires et aux fonds récoltés reversés à une association caritative, aussi bien rock que pop, folk que country, ‘Score! 20 Years of Merge Records: The Covers!’ est un projet qui tient la route, peut-être pas du niveau de ‘Dark of The Night’ certes, mais qui a quand même sacrément de la gueule sur certains passages. Moi qui avouais ne pas aimer les compilations il y a peu, j’en suis pour mon argent. (sortie: 7 avril 2009)
Tracklisting:
01. Quasi - Beautiful Things [3Ds cover]
02. Les Savy Fav - Precision Auto [Superchunk cover]
03. The Shins - Plenty Is Never Enough [Tenement Halls cover]
04. St. Vincent and the National - Sleep All Summer [Crooked Fingers cover]
05. Broken Social Scene - Complications [The Clean cover]
06. Ryan Adams - Like a Fool [Superchunk cover]
07. Bright Eyes - Papa Was a Rodeo [The Magnetic Fields cover]
08. Lavender Diamond - New Ways of Living [Destroyer cover]
09. The Apples in Stereo - King of Carrot Flowers Pt. 3 [Neutral Milk Hotel cover]
10. Laura Cantrell - Cowboy on the Moon [Lambchop cover]
11. Bill Callahan - Santa Maria [Versus cover]
12. Barbara Manning - Through With People [Portastatic cover]
13. The Mountain Goats - Drug Life [East River Pipe cover]
14. The New Pornographers - Don’t Destroy This Night [The Rock*A*Teens cover]
15. Tracey Thorn and Jens Lekman - Yeah! Oh, Yeah! [The Magnetic Fields cover]
16. The Hive Dwellers - My Noise [Superchunk cover]
17. Ted Leo & the Pharmacists - The Numbered Head [Robert Pollard cover]
18. Okkervil River - All You Little Suckers [East River Pipe cover]
19. Death Cab for Cutie - Kicked In [Superchunk cover]
20. Times New Viking - Neighborhood #1 [Arcade Fire cover]
Nb: Pour commander le disque, c’est ici (site officiel de Merge) ou là (entre autres).
Son:
Vingt titres au total. Et quatre titres en écoute : le sublime titre de St. Vincent & The National, Sleep All Summer, enchainé avec celui de Broken Social Scene Complications. Puis retour à Conor Oberst et ses Bright Eyes pour Papa Was a Rodéo avant de conclure par la voix majestueuse de Bill Calllahan sur Santa Maria. Enjoy. (malheureusement plus en écoute).
dimanche 11 janvier 2009
[Track of The Day] Will Sheff - Ex-Girl Collection (The Wrens cover)
Tête pensante des Okkervil River, et même unique depuis le départ de Jonathan Meiburg, Will Sheff, le temps d'un split 7" avec Charles Bissel de The Wrens, reprend un titre de ces derniers, Ex-Girl Collection. Le grand Will Sheff en sort une version moins électrique mais autrement plus folk et très proche des élans passés des Okkervil River (et notamment de leur splendide 'Down The River of Golden Dreams' de 2003). D'ailleurs, Bissel reprend un titre de cet album, It Ends With a Fall. L'un reprend l'autre, l'autre reprend l'un. Et les guitares sont bien gardées.Album: Will Sheff Covers Charles Bissell, Charles Bissell Covers Will Sheff 7"
Année: 2008
Label: Jagjaguwar
Un 7" que l'on peut acheter ici même.
jeudi 25 décembre 2008
Top 50 'Albums 2008': 30-11

30. Why? – Alopecia [Anticon]J’ai du mettre huit mois à comprendre ce disque. Tout du moins à l’aimer. Restant sur l’exceptionnel ‘Elephant Eyelash’ (pour moi un des plus grands disques pop des années 2000), je ne m’attendais surement pas à autant de lenteur et de noirceur. C’est sûrement cela. Car mis à part un ou deux singles, le tout m’ennuyait. Et puis là, ces derniers temps, j’ai retenté ma chance. Et force est de constater que j’avais totalement tort. Non, Yoni Wolf n'est pas mort et continue de sortir de grandes compositions. Ce disque n’a peut-être pas à mes yeux la grandeur de son prédécesseur, mais il n’en est pas loin. Très habité, torturé, Why? gagne en profondeur et sort une sorte de synthèse entre le côté volontairement bancal d’’Oaklandazulasylum’ et le côté pop d’’Elephant Eyelash’. Grand album.
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29. Pumice – Quo [Soft Abuse]Voilà à quoi cela sert de ne pas aller trop vite en besogne en fin d'année. Découverte de fin d’année, le nouvel album Pumice, artiste néo-zélandais, dont j’avais adoré le précédent ‘Peebles’, est une nouvelle fois une réussite. Pop déglingo, rock 60s noisy, le tout lo-fi à mort, avec un côté mélodieux plus prononcé que sur le disque précédent. Un régal.
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28. Tobacco – Fucked Up Friends [Anticon]Un peu de lo-fi, beaucoup de synthés, du sample, des sons analogiques comme s'il en pleuvait, un background hip-hop mais une ambition pop, un délire psyché, un Aesop Rock qui vient poser - alors que ce 'Fucked Up Friends' est essentiellement instrumental, un album sacrément euphorisant, des clips qui démoulent. Bref, dans la galaxie hip-hop, Anticon reprend du poil de la bête avec ce Tobacco. Et sacrément même.
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27. Styrofoam – A Thousand Words [Nettwerk]Depuis le premier et unique album des Postal Service, il me manquait mon apport annuel d’electro-pop-cheap. 2008 m’aura apporté mon palliatif avec Styrofoam, belge de son état, ami de Ben Gibbard et Dntel (avec qui il a déjà collaboré). Un disque qui a de nombreuses accointances avec ‘Give Up’ et qui fait plaisir à entendre. Du tubes à tous les étages et une cohérence tout du long.
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26. Titus Andronicus – The Airing of Grievances [Troubleman Unlimited]Alors qu'XL s'apprête à rééditer l'album et lui faire connaître une sortie mondiale, il faut que je dise tout le bien que je pense de cet album: ce 'The Airing of Grievances' a de faux-airs des premiers albums de Bright Eyes - quand Conor Oberst composait des titres à fleur de peau surlesquels il appréciait éructer - voire même de Kimya Dawson sur une chanson. De l'indie rock-punk-folk en gros. Et de bon aloi.
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25. ¡Forward, Russia! - Life Processes [Cooking Vinyl]Deuxième (et dernier, le groupe a splitté depuis) album des ¡Forward, Russia!, moins brutal que le premier. Un disque qui prend son temps pour amener l'auditeur à point avant de le prendre à la gorge à coups de déferlantes de riffs et de ne plus le lâcher. Un album qui s'autorise quelques dérapages réussis vers le post-rock. Un 'Life Processes' qui, sans une production aussi "lisse" sur Welcome to the Moment (the rest of your life), le titre qui ouvre l'album, aurait fini tout en haut des charts de fin d'année. Il n'en est finalement pas très loin.
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24. Foals – Antidotes [Transgressive]Sorte de mix entre The Rapture, Battles et les !!!, les Foals sortent un premier album absolument irrésistible, qui fait lever la tête et donne envie de bouger beaucoup plus. Les titres s'enchaînent, la basse sautille, la rythmique est implacable: Ça sonne ça sonne ça sonne. Et ça envoie sévère. Ces anglais sont des dj à gratte.
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23. Fleet Foxes - st [Sub Pop]J'ai mis du temps à rentrer dedans. Je ne trouvais pas ce que, justement, tout le monde leur trouvait. Et j'estimais que la hype était démesurée. Et puis un soir, les yeux embrumés, la voix rocailleuse, un mouchoir à la main, j'ai retenté ma chance, une dernière fois. Juste pour voir. Et j'ai vu la lumière. Cet album est somptueux, ce groupe est divin. En fait, c'est juste magistral, produit à la perfection. Rien d'extraordinaire de prime abord. Mais en fait, si c'est à tomber par terre et à la renverse... Du folk pastoral à vous rendre fou de dieu.
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22. Dan Le Sac Vs Scroobius Pip – Angles [Sunday Best]L’un ressemble à un geek à rouflaquettes. L’autre a de faux-airs de Will Oldham et de Sage Francis avec sa longue barbe. Ils viennent tous deux d’Angleterre et forment Dan Le Sac Vs Scroobius Pip, duo un peu taré, très ironique, aux idées barjots et aux textes saisissants, où, entre pop, electro et hip-hop, leurs cœurs balancent.
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21. Noah and The Whale - Peaceful, The World Lays Me Down [Cherrytree]Un album de pop folk, entre Beirut, Micah P. Hinson, Jens Lekman et Adam Green (pour la voix). Beau disque, mélodieux dans tous les coins, de ces londoniens de Twickenham, pleins de clapping, chœurs et cordes qui pleurent. Clairement une de mes découvertes de l'année.
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20. Son Lux - At War With Walls And Mazes [Anticon]La musique de Son Lux (Ryan Lott pour les intimes) est pesante, oppressante, doit autant à la pop qu'au hip-hop, mais est surtout d'une beauté froide. Très mélodique, masquée par un brouillard de basses, la musique de Son Lux se révèle au fur et à mesure des écoutes. Et prouve qu'elle a tout d'une grande.
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19. Autistic Daughters - Uneasy Flowers [Kranky]Très bel album que celui-là. Une sorte d'histoire racontée avec en fond musical une musique expérimentale qui ne l'est pas tant que ça, guidée qu'elle est par une idée directrice et quelques belles mélodies. Un album court (36' pour 7 titres), une ambiance sombre et pesante mais un résultat des plus touchant et enivrant et qui rappelle beaucoup Tanakh par moments.
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18. Get Well Soon – Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon [City Slang]Premier album d'un multi-instrumentiste de talent, Konstantin Gropper, 'Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon' est un disque d'une richesse folle, aussi bien au niveau des influences (il y en a beaucoup, mais elles ne sont pas un obstacle à la qualité de ce disque), des arrangements (divins!) que des mélodies troussées à merveille. Pop, rock, post-rock, mâtiné de musiques de l'Est: c'est un vrai régal. Un des grands disques, inspirés, de 2008.
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17. Okkervil River - The Stand-Ins [Jagjaguwar]Ce qui ressort à l'écoute de ce nouvel album des Okkervil River c'est qu'on a enfin retrouvé la bande à Will Sheff. Vraiment je veux dire. Non pas que les quelques précédents albums soient mauvais. Juste qu'ils manquaient un petit quelque chose pour que je sois totalement convaincu. Suite de 'The Stage Names', 'The Stand-Ins' est un concentré de folk-rock (géant Lost Coastlines) de folk, de pop et d'Americana. Peut-être rarement aussi inspirés les Okkervil River.
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16. Girl Talk – Feed The Animals [Illegal Art]Gregg Gillis est plus connu sous le nom de Girl Talk. Son style? Une utilisation sur-massive de samples de tous bords (pop, rock, electro, hip-hop, mainstream) et un mash-up de tout cela. Sur son quatrième album, ils utilisent plus de 300 (!!) samples très courts; et il y en a pour tous les gouts: du Sexy Boy de Air au Gimme More de Britney, du Purple Haze de Jimi Hendrix au Paranoid Android de Radiohead en passant par Ice Cube, Spank Rock, The Cure, Queen, Of Montreal, The Velvet Underground ou Prince. Le mix de l'année, une relecture originale et euphorique de l'histoire de la musique contemporaine; et l'album le plus bandant de l'année, largement.
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15. Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra & Tra-La-La Band – 13 Blues for Thirteen Moons [Constellation]Ce n’est pas avec leur tout nouveau ‘13 Blues for Thirteen Moons’ que je vais changer d’avis sur Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra & Tra-La-La Band et cracher sur leurs longues mélopées enflammées. Non, bien au contraire car ce disque, s’il suit la ligne directrice du groupe depuis (plus ou moins) ses débuts, se pare d’une couleur noire assez saisissante, d'un noise destructeur et d'une tension à couper au couteau. Plus que jamais un des groupes essentiels des années 2000.
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14. Aidan Baker & Tim Hecker – Fantasma Parastasie [Alien8]Aidan Baker et ses 113 sorties discographiques en 8 ans (!) s'acoquine avec Tim Hecker le temps d'un album à la texture sonore incroyable et qui a pour but de construire une cathédrale sonique absolue. 'Fantasma Parastasie' est un disque tout en apesanteur, fait de déluge de riffs, de drones contemplatifs et d’électro ambiante. Un chef d'œuvre du genre.
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13. Cloud Cult – Feel Good Ghosts (Tea-Partying Through Tornadoes) [Rebel]Un an presque jour pour jour après ‘The Meaning of 8’, le groupe mené par le couple Minowa revient avec un sixième album, ‘Feel Good Ghosts (Tea-Partying Through Tornadoes)’, qui tranche avec son (voire même ses) prédécesseur. Si Cloud Cult restent les mêmes (pop tourmentée, baroque, endiablée, déjantée aux passages lo-fi, aux pointes d’électro, et ces contre-pieds constants dans chaque morceau), ils la jouent cette fois plus simple. Semblant s’éloigner de la mort du fils Minowa qui pèse tant dans les paroles du groupe et sortant une pochette moins hideuse que ses devancières, Cloud Cult pond un disque d’une petite quarantaine de musique pour treize titres et ramène le piano sur le devant de la scène. En resserrant le tout, il devrait convaincre ceux qui avaient (les fous !) trouvé l’album trop long, trop plein. Cette fois, tout est clair, concis : chaque titre est un single possible. Et l’album est d’une qualité une nouvelle fois étonnante.
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12. Pivot – O Soundtrack My Heart [Warp]Mix entre une electro à la Autechre, Battles et les !!!. Le tout, uniquement instrumental. De la batterie, une basse bien funky (froide) et des nappes. Voilà en gros 'O Soundtrack My Heart', premier album sur Warp de Pivot. Un disque très cohérent et homogène. Totalement euphorisant, assurément addictif, il faut écouter Pivot.
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11. Malcolm Middleton – Sleight of Heart [Full Time Hobby]Loin de son électrique ‘A Brighter Beat’, Malcolm Middleton met les choses à plat et au calme, presque en acoustique, convie Paul Savage (feu Delgados) à la batterie, Barry Burns (Mogwai) au piano, rappelle Jenny Reeve pour les chœurs féminins, reprend joliment Jackson C. Frank et pond une des chansons d'amour déçu les plus déchirantes qu'il m'a été donné d'entendre (Love Comes In Waves). Somptueux de bout en bout.
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Ci-dessous, un lecteur reprenant une chanson de chacun des albums cités ci-dessus. Classées de 30 à 11. Bonne(s) écoute(s)!
lundi 17 décembre 2007
Track of The Day (11-17 décembre 2007)
Lundi 17 décembre 2007:
Alors qu'on atteint la fin de l'année, je me retrouve embourbé avec peu de temps et tant de disques qui ont rythmé mon année à remettre sur le devant du blog. Ce '23' des Blonde Redhead, même s'il est sorti il y a une paye, aurait mérité une belle chronique. Car il est superbe. Le titre éponyme, et qui ouvre l'album, en est la preuve resplendissante.(disponible sur 23, 2007)
Dimanche 16 décembre 2007:
* Josh Ritter - Still Beating [V2]
C'est dingue comme ce mec en quelques mots, quelques accords de guitare, deux trois cris discrets de cuivre, quelques intonations, est capable de retourner le bide de votre serviteur. Ce Still Beating est d'une simplicité toute bête. Et d'une beauté à pleurer(disponible sur The Historical Conquests of Josh Ritter, 2007)
Samedi 15 décembre 2007:
* Okkervil River - John Allyn Smith Sails [Jagjaguwar]
Will Sheff délaisse Shearwater, reprend les renes de ses Okkervil River qui prennent de l'envergure et sorte un disque de folk endiablé, luxuriant et qui se termine par ce touchant John Allyn Smith Sails, dont la fin n'est pas sans rappeler un des tubes d' un des tubes plus grands réacs que la variétoche française ait jamais comptée.(disponible sur The Stage Names, 2007)
Vendredi 14 décembre 2007:
* Eluvium - Requiem on Frankfort Ave [Temporary Residence]
Planant, ambiant, atmosphérique, un disque d'une beauté céleste. A chaque année son album de nuit. En 2007 c'est Eluvium qui remporte la mise. Au nez et à la barbe des Stars of The Lid et consorts. Rien que ça!(disponible sur Copia, 2007)
Jeudi 13 décembre 2007:
* Rand and Holland - The Light [Spunk]
Un peu de Nick Drake, des touches de Jim O'Rourke, pas mal de Kings of Convenience. Voyage en caravane en plein cœur d'une americana et d'un folk lumineux, symbolisé par ce The Light parfait. Assurément un des très grands disques de l'année.(disponible sur Caravans, 2007)
Mercredi 12 décembre 2007:
* Glenn Mercer - Morning Lights [Pravda]
Ex-membre des Feelies, où sont passés tes années folles? Ben le post-punk est loin, la jeunesse aussi. Il n'en reste pas moins un beau disque assagi (bien qu'un peu produit à la pelleteuse). Et quelques fameux titres, à l'image de ce Morning Lights.(disponible sur Wheels in Motion, 2007)
Mardi 11 décembre 2007:
* Kaiser Chiefs - Love's Not a Competition (but I'm Winning) [B-Unique]
Les Kaiser Chiefs sur leur premier opus avait sorti quelques titres pas dégueu mais sur la durée, on s'emmerdait profond. Là, c'est pareil. A sauver, ce Love's Not a Competition (but I'm Winning), brit popien jusqu'au bout des accords(disponible sur Yours Truly, Angry Mob, 2007)
vendredi 3 octobre 2025
Richard Sallis - Felix [-]
'Felix', c'est un voyage musical dans la parentalité de Richard Sallis. Dans le fait de vieillir, de changer. Un disque entre tristesse, questionnement, joie, qui s'ouvre par le désespoir (la perte d'un fœtus et d'un enfant que notre homme n'aura jamais l'occasion de rencontrer, The Kid Has Gone Missing) et qui se termine par la naissance de ce fameux « rainbow baby » (The Kid Has Been Found). Un album qui, musicalement, passe donc par tous les états. The Kid Has Gone Missing ouvre le bal avec sa pop évanescente, ses chœurs comme gospel et sa bouleversante mélancolie ? A Song for the Broadcasters rebranche les guitares et balance des riffs accrocheurs. The Bill and Dean Orchestra présente sept minutes d’une pop sombre aux effluves jazz, aux cuivres ivres et au chant qui se transforme en tout fin en hurlements ? C’est pour mieux toucher au plus profond avec My Old Unexpected Friends, une des deux chansons pivot de 'Felix', qui début comme une balade à la John Lennon, au piano, mélancolique à souhait, avant que Richard Sallis ne lui fasse prendre une ampleur inattendue dans une seconde partie où la beauté éclate comme une bombe, à grands renforts de violons tendus, de guitares sublimes, d'un chant habité qui sonne comme désespéré, et des paroles magnifiques (« I don’t wish it could’ve been forever / Just wish it lasted a few more years / Sometimes you don’t get any warning / The rug is pulled from underneath Sometimes there’s nothing you can do / Except survive beyond the news / But at the time I wasn’t ready / To say goodbye »). Et à peine remis, des frissons plein les bras, voilà que débarque No Time Like the Present, la seconde chanson pivot, folk-rock à l'efficacité imparable, qu'on a envie d'hurler à tue-tête avec Richard Sallis. Un morceau qui met sur orbite Bouncing Masquerade Ball et ses onze minutes qui résument à elles seules 'Felix', avant qu'un aérien The Kid Has Been Found, aux chœurs féminins presque christiques, clôture notre affaire.
Malheureusement publié sans structure derrière lui (et donc à ce jour uniquement en digital), il y a pourtant dans 'Felix' une sacrée ambition. Et tout du long, Richard Sallis se donne les moyens de cette ambition : de grandes et belles orchestrations, des chœurs divins (ceux de The Kid Has Gone Missing et The Kid Has Been Found sont renversants), une production d'une justesse folle, et une musicalité qui semble traverser toute les strates de la pop, mais aussi du rock (quelques élans post-rock savoureux). Il y a ici autant de Get Well Soon que de Okkervil River, de Black Heart Procession que de Team Me, de The National que du Arcade Fire des débuts ou de Fanfarlo, avec même un rien de Sufjan Stevens. Oui, 'Felix' de Richard Sallis, c'est un peu tout cela à la fois, une sorte de synthèse d'une certaine pop de ce nouveau siècle, qui emporte tout - et avec talent - sur son passage. Un album sublime, souvent bouleversant, habité même, et un des meilleurs (si ce n'est le meilleur) écoutés cette année. Un disque dont la notoriété ne cesse de monter, doucement mais sûrement. En espérant qu'un label digne de ce nom s'en empare et le présente au plus grand nombre. Il le mérite mille fois. (Sortie : 3 janvier 2025)
Plus :
'Felix' de Richard Sallis est à l'écoute sur sa page bandcamp
'Felix' de Richard Sallis est à l'écoute sur sa page bandcamp
'Felix' de Richard Sallis est également à l'écoute sur Spotify, Deezer ou Tidal
Pour en savoir plus sur la conception de 'Felix' de Richard Sallis, je vous conseille l'écoute du podcast "Five at the Door" consacré à l'album
Trois chansons de 'Felix' de Richard Sallis en écoute aujourd'hui. My Old Unexpected Friends pour débuter, sans doute la plus belle chanson de l'album avec sa seconde partie renversante (en écoute également dans les playlists Spotify, Deezer, Tidal, YouTube et dans la colonne de gauche du blog). Puis No Time Like the Present, très Okkervil River dans l'âme, imparable. Et enfin, Bouncing Masquerade Ball et ses onze minutes à tomber :
mercredi 15 janvier 2014
Bilan 2013 : Top 50 'Albums': 30-11
2013 : Ce qu'en retiennent les groupes chez Requiem Pour Un Twister
Les meilleurs disques de 2013, le top de Slate.fr
Et maintenant, plongeons nous donc dans cette 2è partie des « Albums qui ont fait mon année 2013, 2è partie ». Avec du joli monde à mes yeux, de ces anglais fans de vieux films à cette française qui devrait faire la une des magazines en passant par de vieux routiers qui font toujours le même album mais avec quelle classe, un échappé des CunninLynguists, un groupe mythique et des français psychédélique. Tout est donc ci-dessous et tout en bas du papier, comme à chaque fois, un player grooveshark pour écouter une chanson de chacun des 20 albums présentés.
Top 50 « Albums» : 10-01
Top 50 « Albums» : 50-11
Top 15 'Ep, 12", 7" & Compilations'
26. Natti - Still Motion [APOS Music]
22. Adam Green and Binki Shapiro - st [Rounder]
20. The Limiñanas - Costa Blanca [Trouble in Mind]
16. Eleanor Friedberger - Personal Record [Merge]Top 50 « Albums» : 10-01
Top 50 « Albums» : 50-11
Top 15 'Ep, 12", 7" & Compilations'


![Richard Sallis - Felix [-]](https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgr_SIwUWndhNfZjqdKdvk39TmIAkG2WpICuxcGqUwCgLD8a_QO2yHeYITyNl58lr3_r_G71BzmLwHgf-svPqF8gc8mWk-jmwVfJJuzHl2INyX12up5jtKaOWsQo68Pu2pJ99vyKKDBYIkYAHXYrtqjmREymvQLIGKonP4yLoioxRToa_2b4NvLLKjc/w400-h400/Richard_Sallis-Felix-pochette-artwork-cover-album-2025.jpeg)
















