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vendredi 2 août 2013

[Track of The Day] DIANA - Perpetual Surrender (Four Tet Remix)

S'il y a bien une artiste que je n'ai jamais pu supporter quand j'étais gosse puis ado (en plus de Lenny Kravitz et Texas, évidemment), c'est bien Sade. Sa musique d'ascenseur, cette voix insupportable, cette production lisse comme une limande. Brrr...

20 ans plus tard, j'écoute DIANA, quatuor canadien qui fait dans la chillwave. Un groupe composé de membres, entre autres, de Destroyer et Hidden Cameras, et qui sort son premier album en plein mois d'août, et chez Jagjaguwar (enfin aux États-Unis), excusez du peu.

Enfin « j'écoute » est un bien grand mot. Je découvre plutôt, via le remix que Four Tet vient de réaliser pour le groupe. Un remix de Perpetual Surrender, deuxième extrait de l'album de DIANA (et du même nom) à venir, avec un beat estival et très chillout, mettant bien en valeur la voix de Carmen Elle (une constante chez le monsieur), et bouclant la basse du morceau original. Pas ébouriffant pour un sou, finalement assez simple, mais très beau, tout bêtement.

Et la version originale de Perpetual Surrender me direz-vous ? Pas dit que cela suffise à me convaincre à écouter le futur album à venir (le premier single, Born Again, n'a vraiment pas mes faveurs, voir plus bas), mais cette chanson est suffisamment jolie pour y revenir de temps en temps.

Album :  DIANA
Année : 2013
Label : Paper Bag Records

Acheter



Le remix de Perpetual Surrender est en écoute sur le soundcloud de Four Tet (ci-dessous) et en téléchargement gratuit (contre l'adresse mail traditionnelle) en cliquant là :



La version originale de Perpetual Surrender est disponible ci-dessous, au format youtube :



Et pour ceux qui voudraient pousser plus loin la découverte de DIANA, voilà Born Again, leur premier single :

mardi 8 avril 2008

Top 6 "Madeleine"

Pour ceux de ma génération, celle de la fin des années 70 au début des années 80, les années 90 ont été celles de notre adolescence. Celles de l'arrivée du grunge, celles où on entendait Nirvana, Rage Against The Machine, Green Day, Offspring ou Soundgarden à longueur de journée sur la bande FM, celles de Fun Radio et Skyrock qui se tiraient la bourre à coup d'émissions rock toutes plus passionnantes les unes que les autres (en tout cas, c'est ce qui reste dans mon souvenir).

Ces années là ont surtout été la découverte de la musique, les premiers coups de coeur et pleins de chansons qui sont liées à des évènements heureux ou malheureux qui rythmaient ma vie d'adolescents.

Il y a pleins de titres que j'écoutais à l'époque qu'aujourd'hui je réécoute en me disant "mon dieu mais qu'à tu fais mon bon -Twist-?". Mais comme on dit, il faut de tout pour se créer une culture et surtout ses goûts musicaux. Alors oui, dans un coin de ma chambre traînent ici et là quelques vieux cédés deux titres de dance music (bon allez, plus que un ou deux, j'avoue), quelques daubes incroyables dont je tairais volontairement le nom (non non, je ne dévoilerai rien).

Et puis il y a ces chansons, pas forcément formidable, limite blâmable en ces temps de recherche constante du bon goût mais qui me font toujours un petit effet et qui me rappelle énormément de souvenirs précis.

Alors oui, c'est un peu con, surtout à à peine 29 ans, de regarder dans le rétro une époque pas forcément si lointaine que cela. Mais quand même, j'ai voulu faire un top 6 "Madeleine", comme disait Proust. Et replonger le temps de six morceaux dans une époque pas forcément bénie mais loin d'être anodine.

Certes, certains des six titres qui suivent feront pousser des cris d'horreur à quelques uns, je n'en doute pas. Mais peut-être sur un ou deux morceaux, vous arriverez à trouver votre compte.
En tout cas, chacun dans leurs genres, ces chansons me rappellent des grands souvenirs de mon adolescence, de Mr Jones des Counting Crows et de la belle Cécilia dont j'étais secrètement amoureux au Cryin' d'Aerosmith qui aura rythmé mon été 1993 de la plus belle des manières.
Du live de Dire Straits au double effet kiss-cool: déception de ne pas avoir le droit d'y aller alors que "mince maman, j'ai quand même 13 ans et puis c'est pas grave si on est lundi" puis envie de meurtre le lendemain matin quand j'ai vu débarquer les trois quart de mes camarades - qui avaient eu le droit, eux - avec le pull de cette tournée 'On The Night'.
Du I Got 5 On It des Luniz et de ces après-midi débiles passées chez mon voisin fan de rap ricain et du Wu-Tang, où je me disais que "ouais -Twist-, t'es vraiment un dur" au Shy Guy de Diana King, titre dont j'étais fan et qui me rappelle tant de "soirées" de quand on commençait à boire de la bière. Et puis bien sûr, Alanis Morissette et son album 'Jagged Little Pill', le disque que j'ai le plus écouté de toute ma vie, ce dernier ne quittant pas pendant une année entière (largement) mon poste cédé (véridique). Et qui pourtant berce pas mal de souvenirs précis et encore vivaces.

J'aurais pu citer Urban Species (feat. Mc Solaar), les Crash Test Dummies, Offspring, Nirvana bien sûr, les Presidents of The United States of America (qui me semblaient passer 18 fois par jour sur Skyrock) ou le Waterfalls de TLC. Mais bon, il faut bien faire un choix. Donc voilà six de mes madeleines. Et vous, quelles sont elles?




Tracklisting:
 
Dire Straits - Romeo & Juliet (On The Night, 1993) 
Alanis Morissette - You Oughta Know (Jagged Little Pill, 1995) 
Counting Crows - Mr Jones (August and Everything After, 1993) 
Aerosmith - Crying (Get a Grip, 1993) 
Diana King - Shy Guy (Tougher Than Love, 1995) 
Luniz - I Got 5 on It (Operation Stackola, 1995)








dimanche 23 septembre 2007

[Oldies] Millie Jackson - Caught Up (1974)

Et Dieu créa Millie. Son sourire enjôleur (au moins à l’époque), ses petits yeux coquins. Et puis cette voix. Aussi sensuelle qu’affirmée. Qui vous transporte, qui vous mets des légions entières de poils au garde à vous sur tout le corps.

Quand en 1974 'Caught Up' voit le jour, le monde de la soul music change de visage. Les chefs-d’œuvre du passé ne sont plus que de très bons disques. Exit Aretha. Exit Diana. Exit Dusty. Exit tout le monde. De très grandes artistes oui. Mais derrière l’immense Millie Jackson.

Car oui, pour moi, 'Caught Up' change tout. Elle atteint le paroxysme, l'apogée de la soul, à tous les niveaux : musical, vocal, textuel, production. Le concept de l’album est absolument dément et, surtout, il tient la route. Millie Jackson y explore les méandres par lesquelles une femme-maîtresse passe : plaisir, confiance, peur, dégoût, colère, honte. Les titres sont entrelacés et ne forment qu’un tout. Qu’elle s’excuse, qu’elle vocifère, qu’elle se complaise dans cette vie à moitié, elle est toujours très convaincante.

Mais au final, même avec le meilleur concept du monde, la plus belle voix du monde, si ça ne suit pas derrière, ça ne sert à rien. A rien du tout. Comble du bonheur, ici, tout est juste parfait. La production de Shapiro est aux petits oignons, enveloppant la belle voix de Millie Jackson dans un océan de cuivre et de cordes. Une perle dans un écrin de cristal.

Il est très difficile de se détacher de l’écoute des neuf titres de ce disque. Comme il est impossible d’en choisir un plutôt qu’un autre. Non, l’album forme un tout. Comme pour 'L'Histoire de Melody Nelson' de Gainsbourg. On commence l’écoute du disque au début. Et on la finit à la dernière note. Il n’y a pas d’autres alternatives. Ou alors on n’a rien compris.

En trente-six minutes, Millie Jackson met tout le monde d’accord. Ce disque est, pour moi, ma plus belle découverte des années 2000, tous styles confondus. Un album d’une qualité folle, beau à en pleurer, qui frappe fort musicalement, lyric-ement et vocalement.

Après ce chef d’œuvre, la belle Millie continuera sa (longue) carrière bon an mal an, en donnant une suite délicieuse (on en reparlera) à ce disque, sous le titre de 'Still Caught Up', un an plus tard. Avant de faire un tout droit dans le virage des années 80, entre pochettes immondes et choix musicaux douteux. Mais quoiqu’il se passe, elle restera à jamais la plus grande chanteuse soul du plus grand album soul (bis) qu’il m’a jamais été donné d’écouter.

Première sortie: 1974 (Southbound)
Réédition: 2006
(Southbound)


Son :
Myspace de fan
Site Officiel

Bien qu'ayant dit précédemment que ce disque ne pouvait que s'écouter d'une traite, trois petites pépites. Le titre d'ouverture (If You Loving You Is Wrong) I Don't Want To Be Right enchainé avec The Rap, qui lui succède dans le tracklisting. Et celui qui ferme l'album, Summer (The First Time). Splendide.

samedi 8 novembre 2008

[Oldies] Rodriguez – Cold Fact (1970)

Quand un ami m’a présenté ce ‘Cold Fact’, j’ai d’abord cru à une blague en voyant la pochette : en quoi pourrais-je être intéressé par un album de rap hispanique à l’allure kitch sorti au début des années 90 ? En rien. Pour la simple et bonne raison que ce disque n’a pas 20 ans mais 40 et qu’il ne s’agit pas de rap, loin de là.

‘Cold Fact’ est un album de 1970, composé par Sixto Diaz Rodriguez, sorti sous le nom de Rodriguez, trésor oublié de la fin des années 60 – rien de moins – et réédité cette année par Light In The Attic. Un songwriter américain qui avait tout pour, au moins le temps d’un album, mettre le monde à ses pieds avec ses balades et son folk psychédélique. Mais il n’en fut rien. Une fois de plus dans cette rubrique.

Il y aurait beaucoup à dire sur notre homme. Mais on sait finalement peu de choses sur lui, à part qu’il est né en 1942, et qu’il est le sixième enfant (d’où son surnom de Sixto) d’une fratrie d’immigrés Mexicains.

L’histoire (connue) de Rodriguez démarre vraiment en 1967 avec la sortie de son premier single, I’ll Slip Away qui ne connait rien d'autre que l’anonymat. Trois ans d’inactivité plus tard, il signe chez Sussex Records, pour qui il enregistre deux albums, dont ce ‘Cold Fact’.

Un disque court comme le veut l’époque (32 minutes) et qui présente un Rodriguez qui se balade dans toutes les discographies des grands artistes de l’époque, allant faire un coucou à Dylan (superbe texte que celui de This Is Not A Song, It's an Outburst: Or, The Establishment Blues), revenant serrer la pince à Donovan, jammant avec Love (on jurerait que feu Arthur Lee est derrière les manettes), demandant conseil aux Beatles ou prennant un verre avec les producteurs de Motown.
‘Cold Fact’ est un peu tout cela à la fois. Un album de folk psyché, éclaboussé de pop et de blues (Gommorah (A Nursery Rhyme)), le tout aussi bien ancré sur son époque, les années 60 (sur la majorité du disque) que sur les années 70 (Only Good For Conversation) et entouré d’une production soulful, très Motown, au son très chaud (son I Wonder aurait pu sortir en single sur le label de Diana Ross et de Marvin Gaye).

Malgré la qualité d’écriture (il y dépeint une Amérique complètement désabusée) et de composition, ce disque sera un flop total. Comme le suivant, ‘Coming From Reality’, sorti en 1971. Enfin, aux Etats-Unis.

Car si son pays d’origine le snobe, d’autres vont au contraire lui vouer un véritable culte. A commencer par les Australiens, via Goose Recordings pour qui il sortira ‘Alive’ en 1979, un album live de sa tournée au pays des kangourous cette année là. Mais c’est surtout en Afrique du Sud qu’il connaîtra un succès fou, ses disques devenant platines, les salles de 5000 places débordants lors d’une tournée en 1998 qu’il fera dès qu’il y apprendra son incroyable célébrité (et ce même alors qu’il a arrêté toute production près de deux décennies plus tôt). L’apogée de cette arrivée sur le devant de la scène (on ne peut pas vraiment parler de retour), Rodriguez la doit à David Holmes qui l’inclut à sa compilation ‘Come Get It, I Got It’ de 2002 et à Large Professor, producteur de hip hop, qui sample son Sugar Man pour Nas et son You’re Da Man.

Depuis, Light in The Attic s’est emparé des droits et a ressorti de fort belle manière ‘Cold Fact’. Bien leur en a pris. Depuis quelques semaines, un buzz tout droit venu du net monte concernant cet album oublié. Et il est mérité. Espérons juste que le succès sera au rendez-vous. Histoire d’avoir une réédition digne de ce nom de ‘Coming From Reality’, le second (et dernier) album de Rodriguez, lui aussi totalement tombé dans l'oubli. Ce mec le mérite. Nos oreilles aussi.

Première sortie : 1970 [Sussex]
Réédition : 2008 [Light In The Attic]

Son :
Myspace (six titres dont quatre de ‘Cold Fact’)
Sugar Man en téléchargement gratuit (et légal) ici (click droit et enregistre sous l'ami).

Retrouvons également les bonnes habitudes avec trois titres en écoute dans le lecteur deezer ci-dessous. Un langoureux Crucify Your Mind, un roots Hate Street Dialogue et un Jane S Piddy et ses cordes délicieuses :


samedi 31 janvier 2009

[Oldies] Syreeta - st (1972)

L’histoire de Rita Wright, plus connue sous le nom de Syreeta, est intimement liée à celle de Stevie Wonder, le génie multi-instrumentiste qui sortira chef-d’œuvres sur chef-d’œuvres durant les années 70. Et l’histoire de cet album ‘Syreeta’ l’est encore plus.

Pourtant, rien ne prédestinait Rita Wright à une telle rencontre. Née en 1946, elle voit le jour à Pittsburgh, en Pennsylvanie, à plus de 5h de route de Detroit, la ville qui verra la naissance de Tamla Records, ancêtre de Motown, label qui régnera presque sans partage sur la musique noire américaine durant près de deux décennies.

Sauf que le destin va la rapprocher de Motor City. Alors qu’elle n’a que 11 ans, ses parents déménagent et embarquent toute la famille direction le Michigan ! Une chance qu’elle ne laissera pas passer.

Ainsi, à 19 ans, elle rentre chez Motown Records… comme secrétaire. Un an à peine plus tard, Brian Holland (célèbre compositeur à qui l’on doit, en partie, le «son Motown»), impressionné par sa voix, la repère et Berry Gordy, fondateur du label, la signe. A 20 ans et sans expérience réelle, voilà donc Rita Wright qui passe du poste de secrétaire à celui d’artiste maison chez Motown!

A la même époque, elle fait la connaissance de Stevie Wonder, de quatre ans son cadet, qui va être pour elle un vrai pygmalion. Membre du célèbre label depuis 1962 et ses 12 ans, Wonder est un artiste phare. Tombant sous le charme de Rita Wright, il la prend sous son aile, lui conseille de changer son nom en Syreeta et décide même de l’épouser en septembre 1970.

I Can’t Give Back the Love I Feel for You, un morceau composé par le triptyque Holland-Ashford-Simpson et originellement destiné à Diana Ross, est son premier succès. Un succès très relatif aux États-Unis mais qui connaît un joli succès d’estime en Europe.

Alors qu’il faut s’atteler à son premier album, et après 18 mois de vie conjugale, le couple Wonder-Wright décide d’en rester là et divorce. Heureusement, cette rupture n’est qu’amoureuse. Les deux restent en bons termes et vont continuer pendant de longues années à travailler ensemble.

Leur première collaboration débouche sur ‘Syreeta’, un album considéré par beaucoup comme un des plus beaux des années 70 du label. Rien de moins. Sorti sur MoWest, une subdivision de Motown, le disque est produit par Wonder. Et le tout sonne comme du Wonder.
‘Syreeta’ dure quarante minutes. Quarante minutes de grande classe. La production est aux oignons, la voix de Syreeta, qui rappelle celle de Minnie Riperton, est un régal de justesse et de douceur, et les morceaux, pleins de soul lorgnant vers le funk avec pour choriste VIP l’auteur de ‘Songs In The Key of Life’, d’une beauté terrifiante.

Si le premier single exploité est forcément le plus beau (un duo avec Stevie Wonder, To Know You Is To Love You), il faut également mentionner la reprise de Smokey Robinson, What Love Has Joined Together (où la voix sensuelle de Syreeta fait des merveilles), un I Love Every Little Thing About You (titre qui ouvre l’album où le maître du r’n’b y applique, comme sur nulle autre chanson de l’album, ses recettes presque expérimentales pour l’époque, avant de le reprendre quelques semaines plus tard sur son album ‘Music of My Mind’) où la très douce How Many Days, aux cordes délicates.

‘Syreeta’ sort en juin 1972. Et sans faire de vague, il termine dans les 40 premiers des charts black – mais cinq fois plus loin dans les charts pop. Deux ans plus tard, les ex mari et femme remettent le couvert pour ‘Stevie Wonder presents Syreeta’, un disque que beaucoup considèrent comme aussi bon que le premier.

Puis, les années passent. Syreeta, plus pour son histoire avec Motown que pour ses succès, continue de sortir quelques nouveaux albums. En 1980, pour la bande originale de ‘Fast Break’, elle enregistre un duo avec Billy Preston et le titre fait un carton. Un disque et quelques collaborations – certaines classes comme Smokey Robinson ou George Harrison, d’autres beaucoup moins, dont une avec Michael Bolton – plus tard, la belle se range des voitures.

Si elle n’a jamais connue de vrai et grand succès discographique, Syreeta reste l’égérie de la période faste de Stevie Wonder, et une voix d’une très grande beauté. Elle demeure surtout une des artistes de l’époque dorée de Motown, dont le nom figurera à jamais sur la pochette d’un des plus beaux disques du catalogue de la célèbre maison de disque noire américaine.
C’est en 2004 qu’elle décède, des suites d’un double cancer des os et du sein, à l’âge de 59 ans. Sûrement prête à reprendre sa balade sur la plage, toute de blanc vêtue.

Première sortie : Juin 1972 [MoWest]
Dernière réédition : 1995 [Gut Bounce]

Et en écoute, trois titres. Les trois derniers de l’album. La douceur How Many Days, un Baby Don't You Let Me Lose ThisSyreeta montre l’étendue de son talent vocal, et To Know You Is to Love You, son duo avec Stevie Wonder, délice de plus de six minutes :