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mardi 5 décembre 2017

The Sapphics - Camel Toes [-]

Il était temps qu’il arrive ! Trois ans après avoir lancé le groupe et deux ans après un ‘Blood Cells Ep’ pas piqués des vers, The Sapphics sortent enfin leur premier album ‘Camel Toes’.

Formé de moitié par Guillaume et Clément de Nine o’Nine (sortie WHM005 pour ceux qui s’en souviennent), The Sapphics est un quintette limougeaud qui ne fait pas vraiment dans la porcelaine.

Au programme de ‘Camel Toes’, 11 titres et 30 mns de rock/punk pied au plancher, avec trois premiers titres qui savent parfaitement installer le décor : des guitares Nirvana-esque pour lancer les hostilités avant d’enchaîner avec deux des titres fort de l’album, Stay High, Get Loaded et surtout Split My Blood Cells et son excellent clip (voir plus bas).
Stoner-psyché sur Lay Down..., capable de disséminer une respiration au bon moment (la très jolie bluette pop Stay Up All Night) ou de punkiser les Franz Ferdinand (Little Blondie), ’Camel Toes’ est un disque très bien produit (le travail sur les voix est vraiment réussi, que ce soit le chant principal ou les chœurs, puissants et imposants), qui a un vrai caractère, une belle unité et une sincérité qui transpire par tous ses sillons.

Orné d’une pochette sorte de pendant féminin de ‘Sticky Fingers’ des Rolling Stones, The Sapphics continuent également de cultiver un vrai imaginaire visuel (les clips de Boredom Queen et Split My Blood Cells sont vraiment à voir !) et un univers en décalage avec ce que peut représenter un groupe de rock de 5 mecs dans l'esprit collectif (Sapphic signifie lesbienne en argot et, comme le dit Guillaume, « tout notre projet repose sur mythe de l’androgynie »).

Mais surtout, The Sapphics, qui définissent leur musique comme de la « sauvagerie pop », viennent de sortir un premier album des plus solides. Car oui, concis, inspiré et rempli de vraies bonnes chansons, 'Camel Toes' tape juste et bien. A confirmer sur scène, notamment lors de leur Release Party le 6 janvier prochain à l'Olympic Café (Paris) ou le 26 janvier au Trokson à Lyon. (Sortie : 1er décembre 2017)


Plus :
‘Camel Toes’ de The Sapphics est en écoute sur leur bandcamp
‘Camel Toes’ de The Sapphics est à l’achat sur leur bandcamp
‘Camel Toes’ de The Sapphics est également en écoute (notamment) sur Spotify et Deezer

Trois titres de ‘Camel Toes’ de The Sapphics en écoute aujourd’hui. Boredom Queen (en écoute dans les lecteurs Spotify et Deezer dans la colonne gauche de ce blog), Little Blondie et son côté Franz Ferdinand punk et Stay Up All Night, la balade pop légère du disque :







Pour finir, deux clips de The Sapphics, à voir vraiment : celui de Boredom Queen (premier single de 'Camel Toes') et celui de Split My Blood Cells et toutes ses références à la pop culture (mais pas que) :



mercredi 4 mars 2015

[Track of The Day] The Sapphics - Sapphic Desire

Après les deux têtes pensantes de Mondrian via SNGPR, c'est au tour de deux membres de Nine o'Nine d'ouvrir leurs horizons après leur 'Back to Basics Ep' (écoute et achat ici) ; et de monter un projet parallèle, The Sapphics, quintette dans lequel on retrouve Guillaume (à la basse mais aussi aux chœurs) et Clément (au chant). Pour un groupe une nouvelle fois 100% limougeaud !

Ici, pas de pop alambiquée et bien ouvragée chère à ses pages, mais du rock à mi-chemin entre le garage et le punk, aux morceaux courts (moins de 3 mns chacun) et au déferlement de guitares.

J'm'en foutiste et particulièrement DIY, les deux premières chansons de The Sapphics (sorties à la toute fin de 2014) font du bien par où elles passent. Notamment Sapphic Desire et ses chœurs foutraques, qui a le bon goût de rester dans la tête.

Et vu que ces jeunes gens font bien tout comme il faut, ces deux premières chansons de The Sapphics sont à télécharger gratuitement et légalement sur le bandcamp du groupe.

Quant à la suite du programme pour les Sapphics, elle passe par la sortie prochaine de deux Ep : 'Camel Toes Ep' et 'Late Comes Ep'. Mais on y reviendra. Riot !

Album : Sapphic Desire Single
Année : 2014
Label : -


Télécharger gratuitement



Sapphic Desire de The Sapphics est également en écoute sur le lien ci-dessous :


Stay High, Get Loaded est quant à elle à écouter ci-dessous :

mardi 4 mars 2025

[Track of The Day] GIVERZZ - White Slush

C'est un peu la fête des anciens de Without My Hat Records ces derniers jours dans ces pages. Après le nouvel album de The Gallant Club la semaine dernière (projet où l'on retrouve Alexander Faem qui avait publié 'O'Cangaceiro' en 2015 sous ce label sans chapeau), voilà GIVERZZ, nouveau quintet nantais dans lequel officie Clément Herraiz, ancien de The Sapphics (groupe à la trajectoire météoritique au mitan de la décennie passée, coupable d'un unique mais remarquable album 'Camel Toes' en 2017) et surtout de Nine O'Nine, dont l'abrasif Ep 'Back to Basics' (avec son compère de toujours Guillaume de Verneix) avait fait l'objet de la cinquième publication de Without My Hat Records.

GIVERZZ n'est pas né que sur les cendres de Nine O'Nine et de The Sapphics, mais également sur celles de L'An2000, Penny Was Right et Still Charon. Quatre groupes qui aujourd'hui n'existent plus ou sont en pause, la faute aux années qui passent, aux vies qui se rangent et se transforment. Mais tous ne sont donc pas décidés à écouter la voix de la raison et à complètement changer de vie. D'où GIVERZZ, projet né dans l'esprit de certains il y a une quinzaine d'années et qui prend enfin corps.

Pour l'instant, les nantais n'ont publié qu'un seul single : White Slush (en écoute aujourd'hui). Une chanson autant pop que garage et indie-rock, aux belles guitares et à la superbe basse, où les couplets calmes et posés tranchent avec la fougue du refrain, pour un résultat plutôt irrésistible. Petit indie tube si vous voulez mon avis. Et démarrage en fanfare pour les GIVERZZ. La suite devrait arriver assez vite.

Bonus : une longue interview de Clément et Wandy qui en dit plus sur la formation de GIVERZZ, leurs influences et leur ambition.

Album : -
Année : 2025
Label : -

Acheter


En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, White Slush de GIVERZZ est également en écoute ci-dessous :

Le clip de White Slush de GIVERZZ :

dimanche 7 janvier 2018

Bilan 2017 : « Albums » (40-21)


Il est temps de tourner la page de 2017 et de rentrer de plain pied dans 2018. Histoire de bien faire les choses, finissons-en avec 40 disques qui auront marqué mon année.
Avant ça, comme le veut la coutume dans ces pages, voilà quelques liens vers d'autres tops et autres bilans de cette fin d'année :

Quarante albums donc. Oui, d'habitude c'est 50, mais en mettre dix de plus aurait été superflu. Quarante disques, présentés en deux parties. Voilà la première, les albums classés de 40 à 21. Et en bas de ce papier, des lecteurs Spotify et Deezer pour écouter une chanson de chacun des disques cités. Bonne(s) écoute(s) !

Bilan 2017 :

40. Sóley, Sin Fang & Örvar Smárason - Teens Dreams [Morr Music]
Le super groupe islandais que voilà aura marqué mon année. 'Teens Dreams' est un album compilant les 12 singles qu'ils auront sorti, mois après mois, tout au long de 2017. Vaporeuse, rêveuse, n'hésitant pas à tendre vers un côté mainstream mais aux effets de manches imparables, la musique du trio prend le meilleur de chaque protagoniste. Mais plus que tout, ce projet est beau, tout simplement.


39. Decibelles - Tight [Kidnap Music]
Je débarque avec retard avec ma découverte des Decibelles, trio de lyonnaises qui aura sorti en 2017 son 3è album. Dix titres, 30 mns, emballé c'est pesé, avec des chansons punk hurlées, du rock par ci, de la pop par là, une fin d'album qui dépote et un chant souvent à trois qui leur va bien. Bref, de la balle.


38. Les Marquises - A Night Full of Collapses [Ici D'ailleurs]
Entre pop habitée, lascive, sonorités jazz et musique ambiante et/ou cinématographique, alternant chant anglais et français, tout en conviant quelques invités prestigieux (Matt Elliott, Olivier Mellano), le troisième album de Les Marquises se révèle vite être une douceur noire particulièrement bien produite.


37. The Drums - Abysmal Thoughts [ANTI-]
Porté par une pochette parmi les plus laides vues ces 10 dernières années, le nouvel album des Drums est une belle surprise. Indie-pop à la sauce eighties, le duo continue de prouver, en plus qu'il existe toujours, qu’ils n’auraient eu aucun mal à être signés par Factory Records il y a 35 ans de cela.
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36. The Duke Spirit - Sky Is Mine [Ex-Voto Records]
Resserré (9 titres), court (35 mns), ce nouvel album est différent de ce à quoi les Duke Spirit m’avaient habitué par le passé. Mais s’il y a ici moins des chansons fougueuses et pétaradantes, et plus de titres langoureux et mélancoliques, leurs guitares nerveuses sont toujours là. Pas forcément immédiat, 'Sky is Mine' est en tout cas un des vrais grower de 2017.
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35. Will Stratton - Rosewood Almanac [Bella Union] 
Remis et guéri d’un cancer, Will Stratton aura sorti en 2017 son album le plus anglais, lui l’américain, malgré quelques influences de Sufjan Stevens ou David Ackles. Très bien arrangé (alto, violon(celle) et autres clavecins sont de la partie), ce disque, en plus de dégager une beauté lumineuse, est un album folk des plus positif et plein d’espoir.


34. Piano Magic - Closure [Second Language]
Après 21 ans d'aventure, Piano Magic ferme le ban avec 'Closure', magnifique façon de tirer sa révérence. Mélancolique comme jamais, très bien orchestré et pouvant compter sur la présence notable de Peter Milton Walsh de The Apartments, l'album égrène 8 chansons pop tristes et remarquablement mises musique. On a vu des au-revoir bien moins réussis que ceux-ci.
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33. Poni Hoax - Tropical Suite [Pan European Recording]
Moins froide, plus fun, presque funk par moments, la musique des Poni Hoax continue de suivre la voie tracée par leur précédent 'State of War'. Véritable voyage passant par l’Asie, São Paulo, Pattaya ou l’Europe de l’Est du côte de laquelle ils vont chercher des trompettes merveilleuses, il est aussi le chant du cygne d’un groupe qui, il y a quelques semaines, a décidé de mettre la clé sous la porte.


32. METZ - Strange Peace [Sub Pop]
En confiant sa production à Steve Albini, METZ semble changer de braquet. Sans pour autant laisser reposer son noise-rock, ses guitares aiguisées et martyrisées, sa virulence et son chant punk, il y a comme quelque-chose qui a changé chez le trio. Peut-être plus accessible, ce 'Strange Peace' n’a pour autant rien de paisible. Tant mieux.


31. The Black Angels - Death Song [Partisan Records]
Retour des américains de Black Angels sur les bons rails. Psychédélisme dans lequel déboulent guitares et claviers, écho et voix mixée à la perfection, ce ‘Death Song’ et sa pochette agaçante sait alterner le calme et le furieux. Sacré album.


30. Godspeed You! Black Emperor - Luciferian Towers [Constellation]
La dernière fournée du plus grand groupe de Montréal voit la lumière revenir dans ses compositions, délaissant peu à peu la noirceur de leurs dernières livraisons, quoiqu'en dise son titre 'Luciferian Towers'. Et c'est tant mieux (leur 'Asunder, Sweet and Other Distress' n'étant pas franchement emballant sur la longueur). Car si leur musique reste évidemment toujours aussi dense, revoir des mélodies claires ne les rend que plus passionnant.


29. The Sapphics - Camel Toes [-] 
Constitué de deux membres de Nine o’Nine, les Sapphics est un quintette limougeaud dont le projet repose sur le mythe de l’androgynie. Invitant des guitares Nirvana-esque par-ci, balançant un stoner psyché par là ou punkisant les Franz Ferdinand, 'Camel Toes' est un disque épatant, attendu et qui ne déçoit pas. Et qui transpire la sincérité par tous les sillons.


28. Slowdive - st [Dead Oceans]
Il fallait bien que les Slowdive y passent à leur tour. Reformé pour quelques concerts, le groupe anglais est retourné en studio et a sorti en 2017 peut-être le meilleur album de sa carrière, tout au moins le plus cohérent, quand bien même il se termine par une chanson qui tranche formidablement avec le reste. Quel retour !


27. Grandaddy - Last Place [30th Century]
Retour aux affaires pour le groupe de Modesto après leur arrêt en 2006 avec 'Last Place', un disque à l'image de leur discographie : les défauts présents sont tous sauf rédhibitoires. Mieux : je ne sais pas si la mort soudaine de Kevin Garcia en mai dernier mais comme je le soupçonnais dans ma chronique de l'époque, ce 'Last Place' est définitivement un disque qui s'installe dans votre esprit sans en partir.


26. Michael Chapman - 50 [Paradise of Bachelors] 
Pris en main par Steve Gunn, Michael Chapman, 76 ans au compteur, aura sorti '50', un disque pour (re)mettre en lumière sa carrière, celle d’un artiste méconnu et/ou oublié. Premier « american record » de sa carrière (selon ses propres dires), '50'  propose 1h de musique folk où ses compositions (de nouvelles ou des relectures) se baladent nues comme des vers ou extrêmement habillés d’électricité, de cordes et de chœurs. Quand cinquante années de folk vous contemplent…


25. Esmerine -  Mechanics of Dominion [Constellation]
Esmerine ou un des nombreux groupes issus du tentaculaire Godspeed You! Black Emperor. Surtout un duo qui continue album après album de régaler son monde. Lumineuse, bien orchestrée, pouvant compter sur la présence d’éminents guests (au premier rang desquels Sophie Trudeau de GY!BE), ce 'Mechanics of Dominion' est d’une beauté mélancolique parfaite.


24. Clap Your Hands Say Yeah - The Tourist [CYSHSY Inc]
Disparu des radars médiatiques depuis la fin d'une hype méritée, les Clap Your Hands Say Yeah ne se résument désormais plus qu'à Alec Ounsworth, seul rescapé de l'aventure. Pour autant, plus calme, presque acoustique par moments, cet album contient certaines des meilleures chansons de l'entité new-yorkaise.


23. Mari Samuelsen - Nordic Noir [Decca Classics]
Entre musique de chambre et néo-classique, aussi cinématographique (la première partie) qu’évanescent, chuchotant et quasi ambient (tout le milieu de l’album), ce 'Nordic Noir' de Mari Samuelsen est d'une mélancolie et d’une grande beauté. A se damner !


22. Chad VanGaalen - Light Information [Sub Pop]
Remisant mes idées pré-conçues sur Chad VanGaalen, je suis tombé sous le charme de ce nouvel album de l’américain. Brinquebalant, pleins de guitares, de mélodies accrocheuses et de tubes potentiels (évident Old Heads), ce 'Light Information' est un peu le disque qu’aurait pu écrire Elliott Smith s’il était encore parmi nous aujourd’hui.


21. The Mountain Goats - Goths [Merge]
Pour John Darnielle, leader de The Mountain Goats, les années passent mais le talent perdure. Preuve avec ce 16è album, enregistré sans guitare mais avec une basse ronde comme il faut et une belle utilisation des chœurs, dans lequel il égrène ses histoires (gothiques donc) de sa voix à nulle autre pareille.  


Parce qu'écouter est toujours mieux, voilà un lecteur Spotify et un lecteur Deezer proposant une chanson des 20 albums cités ci-dessus (du numéro 21 au numéro 40) :







Pour rappel :
Bilan 2017 : Top 15 « Ep, 7", Compilation & Réédition »
Bilan 2017 : Top 50 « Morceaux »
Top 40 Albums : 20-01  

mardi 12 mai 2020

[Track of The Day] Violent Soho - Slow Down Sonic

Originaire de Brisbane en Australie, voilà Violent Soho, un quatuor tout ce qu'il y a de plus intéressant (et porté à ma connaissance par le jamais avare en bons conseils Guillaume, ancien des furieux Nine o'Nine et The Sapphics). Un groupe un temps signé sur Ecstatic Peace! Records, le label de Thurston Moore ('Violent Soho' en 2009).

'Everything Is A-OK' est leur cinquième album. Un disque où flotte un air franchement nineties et délicieux, qui sent bon le grunge (les premières notes de Lyin On The Floor vous rappellerons sans doute quelque-chose) et ravive le souvenir des Radish de Ben Kweller. Un ensemble bien monté et bien construit, qui alterne calme et tempête, pas avare d'hymnes à hurler (Vacation Forever, Pick It Up Again, Lyin On The Floor), et au sein duquel on trouve la balade tuante Slow Down Sonic, qu'on jurerait chantée par Billy Corgan.

Album : Everything is A-OK
Année : 2020
Label : Pure Noise Records


En plus des playlists Spotify, Deezer, YouTube et Qobuz, Slow Down Sonic de Violent Soho est également en écoute ci-dessous :


Autre très bonne chanson de 'Everything is A-OK' de Violent Soho, voilà Lying on the Floor :


Quelques clips de Violent Soho à voir, notamment celui original et réussi Pick It Up Again, ainsi que celui de Vacation Forever :