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mardi 15 novembre 2022

Myriam Gendron - Ma délire - Songs of Love, Lost & Found [Feeding Tube Records]

Découvert avec quelques mois de retard en début d’année, 'Ma délire - Songs of Love, Lost & Found' fait partie de ces disques dont la première écoute vous happe. Il y a dans le folk de la québécoise une simplicité et une beauté assez irrésistible, qui vous prennent et vous touchent. Un très grand album entre compositions originales et traditionnels « ravivés » (selon ses propres mots) ; de la folk à la nervosité affleurante, sublime à bien des égards et qui transpire de sincérité.

Il y a huit jours, sa tournée européenne et son petit périple de onze de dates, de l’Angleterre au Pays-Bas en passant par le Portugal, la Belgique et la France (pas moins de quatre soirées) s’arrêtait entre Rhône et Saône à l’Opéra Underground, salle de musiques actuelles situées dans les sous-sols de l’immense opéra lyonnais qui toise l’Hôtel de Ville et les environs de toute sa grandeur. Une salle en arc de cercle, avec tables, chaises et ambiance feutrée.
Arrivé juste à temps pour prendre une bière (bouteille) et me procurer ‘Ma délire - Songs of Love, Lost & Found’ en vinyle, voilà que les murs coulissants de la salle se ferment, coupant toute lumière non nécessaire pour mieux plonger l’espace dans une quasi obscurité. Seule la scène est légèrement éclairée et voit apparaitre Myriam Gendron qui vient rejoindre ses guitares sous des applaudissements nourris mais polis, comme pour ne pas la déranger.

Elle s’installe, s’attelle à sa guitare, lance ses mélodies, y fait glisser et crisser ses doigts, s’arrête entre chaque morceau pour évoquer sa vie personnelle, la naissance de son dernier disque, raconter l’histoire de telle chanson ou expliquer d’où vient la mélodie de telle autre. Pendant une grosse heure, Myriam Gendron va dérouler certaines des plus beaux titres de 'Ma délire - Songs of Love, Lost & Found', en piocher un dans son premier album 'Not so Deep as a Well', rappeler Leonard Cohen (dont nous « fêtions » ce soir là les six ans de la disparition) le tout devant une salle subjuguée et à l’écoute, comme en lévitation, portée par les accords soyeux, la mélancolie des compositions et la voix de la québécoise.

Le concert se termine, et c’est un tonnerre d’applaudissements qui accompagne la sortie de scène de Myriam Gendron. Des applaudissements qui ne s’arrêtent pas, la poussant à revenir nous expliquer qu’elle aurait bien continué mais que l’heure étant ce qu’elle est, elle doit malheureusement s’arrêter là. Un au-revoir et des remerciements pour l’avoir si bien écouté plus tard, nous revoilà dans l’escalier qui mène à la sortie de l’Opéra Underground, écrin parfait pour cette soirée comme suspendue, tout en lévitation et qui restera comme un des grands moments de cette année 2022. Le genre de soirée qui vous fait prendre conscience à quel point 'Ma délire - Songs of Love, Lost & Found' est un des chefs d'oeuvre de son temps (Sortie : 1er octobre 2021)

Plus :
'Ma délire - Songs of Love, Lost & Found'
de Myriam Gendron est à l'écoute sur sa page bandcamp.
'Ma délire - Songs of Love, Lost & Found' de Myriam Gendron est à l'achat sur sa page bandcamp.
'Ma délire - Songs of Love, Lost & Found' de Myriam Gendron est également en écoute sur Spotify et Deezer


Trois chansons de 'Ma délire - Songs of Love, Lost & Found' de Myriam Gendron en écoute aujourd'hui. Waly Waly, un traditionnel « ravivé » par la québécoise. Farewell, une des chansons (sublimes) composées par Myriam Gendron. Et enfin Poor Girl Blues

 

lundi 16 janvier 2017

[Track of The Day] Terry Malts - Seen Everything

Terry Malts est un trio de San Francisco qui a sorti à l'automne 2016 son troisième album 'Lost at the Party'. N'ayant écouté que très sporadiquement les deux premiers suite à la découverte de celui-ci, je vous épargnerais donc les comparaisons sans queue ni tête.

'Lost at the Party' donc. Un disque qui sonnera sans doute très bien aux oreilles des personnes qui comme moi ont vécu leur adolescence dans les années 90. Car si l'on retrouve bien quelques incursions vers une certaine idée de la pop des années 80 (When The Nightime Comes, And Suddenly), cet album des Terry Malts aurait pu être enregistré dans les années 90. Tout ici a le goût et le charme de cette période là, des riffs de guitares (Used to Be, Playtime) au chant (Seen Everything) en passant par le son lourd (Come Back) et plus généralement la production (rien que Your Turn !).

Sans rien révolutionner une seconde, Terry Malts accouche ici d'un album solide, entre pop-punk et power-pop, incisif, bien écrit, dansant et référencé mais sans que cela rende l'ensemble lourd à porter. Mais surtout, 'Lost at the Party' prouve une nouvelle fois qu'après la passion de ces dernières années pour un revival 80s usé jusqu'à la moelle, la mode s'empare plus que jamais de la décennie suivante. Et pourquoi pas ?

Album : Lost at the Party
Année : 2016
Label : Slumberland

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En plus des lecteurs Spotify et Deezer à gauche, Seen Everything de Terry Malts est également en écoute ci-dessous :


Autre belle chanson de ce 'Lost at the Party' de Terry Malts, Used to Be :


Enfin, voilà le clip du premier single de 'Lost at the Party' de Terry Malts, Gentle Eyes :


mardi 16 septembre 2014

[Track of The Day] Sufjan Stevens - A Little Lost (Arthur Russell Cover)

On dira ce qu'on veut, mais rien ne détrônera la radio. Comme à mon habitude, hier soir j'étais branché sur les ondes de France Musique pour écouter l'émission hebdomadaire de Vincent Théval Label Pop. Et à un moment donné, sans crier gare, après Kraftwerk, bim, un nouveau Sufjan Stevens.

Bon, calmons nous, ce n'est pas une nouvelle composition. Mais quand même ! Il s'agit là d'une reprise d'Arthur Russell pour une compilation à l'artiste new-yorkais qui sort le 20 octobre prochain. Arthur Russell, américain mort du sida en 1992 à l'âge de 41 ans, était un artiste a plusieurs vies, entre minimalisme, expérimental, arty-pop et productions disco. Le tout sans se départir (la plupart du temps) de son violoncelle.

Personnellement, j'ai découvert Arthur Russell via la réédition de 'World of Echo' en 2005 par Rough Trade (magnifique album s'il en est); un artiste pas toujours facile d'accès cependant (j'ai mis un peu de temps à l’apprivoiser), mais dont on sent toute l'importance et l'influence aujourd'hui, quand bien même il n'est pas cité à longueur d'interview.

Sufjan Stevens reprend A Little Lost, une chanson en forme de belle déclaration d'amour tirée de 'Another Thought', un disque posthume de 1994 compilant beaucoup de ses chansons restées inédites à l'époque ; chanson que l'on retrouve sur 'The World of Arthur Russell', compilation de Soul Jazz en 2003 qui aura remis notre homme sous la lumière (encore et toujours faiblarde) des projecteurs.

Je ne pensais pas que la version de Sufjan Stevens était déjà en écoute, mais si, et depuis fin juillet dernier. Ça m'apprendra à travailler les mois d'été tiens.
Et, ô surprise, Sufjan Stevens s'en sort divinement bien. Et pourtant, ce n'était pas gagné. Sa version tranche franchement avec l'originale (en écoute plus bas) ; et alors que le A Little Lost d'Arthur Russell ressort comme une belle chanson pop, entre guitare acoustique et son inusable violoncelle, Sufjan Stevens prend le pari des beats qui lui colle à la peau depuis quelques années déjà. Et en s'appuyant sur des parties différentes de la mélodie qu'Arthur Russell, il fait de sa version une belle chanson pop, très ample, où un clavier lumineux tranche avec une production plus pesante.

Mais à le lire, ce n'est pas une surprise, tant il semble apprécier, aussi bien A Little Lost que le travail d'Arthur Russell (merci à Pitchfork) :

« I like “A Little Lost” because it’s all about kissing. I love kissing. If I could kiss all day, I would. I can’t stop thinking about kissing. I like kissing more than sex because there’s no end to it. You can kiss forever. You can kiss yourself into oblivion. You can kiss all over the body. You can kiss yourself to sleep. And when you wake up, you can’t stop thinking about kissing. Dammit, I can’t get anything done because I’m so busy thinking about kissing. Kissing is madness! But it’s absolute paradise, if you can find a good kisser.

Arthur’s music is all over the place, but most of it seems to be about embracing darkness (loneliness) and ambiguity (confusion) with the biggest bear hug in the world. Catharsis! He didn’t give a shit about fads or fashion even as he was influenced by popular music, club music, and all that shitty art music at the Kitchen. He kind of cobbled it all together to create his own diverse musical language, He was funny as shit (a wordsmith, a master of the innuendo), but also dead serious (and blunt) about the deepness of his feelings, unafraid to express affection in his songs, without pandering or cliche. Arthur was real as shit. You can’t fake realness. »

Tout est dit. Reste donc plus qu'à écouter, réécouter et encore écouter cette version de Sufjan Stevens. Se (re)plonger dans l’œuvre (peu pléthorique de son vivant, plus importante depuis) d'Arthur Russell. Et de découvrir cette compilation qui convie du beau monde à l'hommage, d'Hot Chip à Arcade Fire, de Robyn à Phosphorescent en passant par les Scissor Sisters, Cults et Devendra Banhart. Le tout sous le haut patronage de Red Hot Organization, déjà responsable d'une compilation encensée en ces pages, 'Dark Was The Night'. Où apparaissait déjà un Sufjan Stevens (chanson en écoute ici). Tiens donc...


Album : Master Mix: Red Hot + Arthur Russell
Année : 2014
Label : Yep Roc.

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La reprise d'A Little Lost par Sufjan Stevens est également en écoute sur le soundcloud ci-dessous.  (malheureusement plus en écoute)

La version d'A Little Lost par Arthur Russell est quant à elle en écoute ici :


mardi 4 septembre 2018

[Track of The Day] En Attendant Ana - The Violence Inside

Trouble in Mind a décidément quelque-chose avec la France. Fondé en 2009, après une flopée de singles, c'est en effet The Limiñanas qui avait eu l'honneur d'être le premier album publié sur le label chicagoan

Neuf ans plus tard, voilà un autre groupe français qui vient enrichir le catalogue américain. Sorti en France chez Buddy Records et Montagne Sacrée en avril dernier, le premier album d'En Attendant Ana vient en effet de débarquer en distribution US chez Trouble In Mind.

Pas étonnant ceci dit, tant il correspond assez bien à leur terreau : pop presque garage (ce n'est pas moi qui le dit mais En Attendant Ana directement), production presque agressive, guitares dans tous les sens, formidablement relevées par une trompette qui confirme les idées mélodiques du quatuor parisien, ce 'Lost and Found' mérite totalement la carrière internationale qu'il voit s'ouvrir devant lui (En Attendant Ana lance une tournée marathon de 15 dates en 15 jours mi-septembre prochain).

NB : Bien que disponible sur le bandcamp d'En Attendant Ana (voir plus bas), 'Lost and Found' est également à l'achat chez Buddy Records et Montagne Sacrée. Soutenons les labels indépendants !

Album : Lost and Found
Année : 2018
Label : Montagne Sacrée / Buddy Records

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), The Violence Inside d’En Attendant Ana est également en écoute ci-dessous :



Autre extrait de ce 'Lost and Found' d’En Attendant Ana, voilà :


Et pour finir, le clip de The Violence Inside d'En Attendant Ana :


vendredi 25 octobre 2019

[Track of The Day] Mount Eerie with Julie Doiron - Love Without Possession

Dans la longue liste des artistes que « j'aurais du écouter depuis des années tant cela semble fait pour moi mais que je ne connais pas - ou à peine », je voudrais Mount Eerie, aka Phil Elverum. Un artiste dont on me dit le plus grand de bien depuis longtemps, mais sur lequel je ne me suis jamais attardé ; et qui pourtant m'avait beaucoup plu à une époque, vu qu'il se trouve être l'homme derrière The Microphones, auteur en 2001 d'un des meilleurs disques de la décennie qui s'ouvrait alors, 'The Glow Pt. 2' (ou « l'album à l'éléphant »).

En 2008, Mount Eerie avait publié un premier album avec Julie Doiron (femme aimée dans ces pages) 'Lost Wisdom'. Onze ans plus tard, des malheurs expliquant a priori cela (le décès prématuré de son épouse, un mariage qui se termine mal), voilà la suite, sobrement intitulée 'Lost Wisdom Pt. 2'. Love Without Possession en est le premier extrait et est une belle balade folk sur l'amour et ce qu'il est vraiment (« "Love", a small word unable to hold while we stretch at its meaning ») dans laquelle arrive sans crier gare un accordéon, vite complété par la guitare électrique de Julie Doiron. Ceci promet d'être très beau.

Album : Lost Wisdom pt. 2
Année : 2019
Label : P.W. Elverum & Sun

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Love Without Possession de Mount Eerie et Julie Doiron est également en écoute ci-dessous :


Le duo Mount Eerie / Julie Doiron a dévoilé il y a quelques jours un second extrait de 'Lost Wisdom pt. 2' : Belief pt. 2. Et ca parle autant d'amour que c'est beau :




mardi 16 septembre 2008

Okkervil River – The Stand-Ins [Jagjaguwar]

Il y a en gros une année, les Okkervil River, groupe américain donnant largement dans le folk-rock de qualité, sortaient ‘The Stage Names’, un album une nouvelle fois réussi bien que tournant un peu en rond, comme depuis leur ‘Sleep and Wake-Up Songs Ep’ de 2004. Enfantant alors leur quatrième opus, les Okkervil River ont un but avoué : écrire un double album. L’idée tombant rapidement à l’eau, ils enregistrent lors de ces mêmes sessions onze morceaux qui donnent aujourd’hui ‘The Stand-Ins’. Un disque qui est tout sauf une compilation de faces-b ou de chutes de studios. Bien au contraire.

Car quels onze titres ! A peine six minutes, Will Sheff et ses amis retrouvent la foi qu’ils semblaient avoir perdu au profit d’une musique de qualité mais manquant singulièrement de folie. Est-ce le départ définitif du groupe de Jonathan Meiburg, ce dernier préférant se concentrer sur l'aventure Shearwater, qui a remobilisé les troupes ?

Je n’en ai absolument aucune idée. Tout ce que je sais par contre, c’est qu’aux premiers accords de banjo de Lost Coastlines (voir plus bas) – un de leurs meilleurs titres, tous albums confondus –, j’ai retrouvé le groupe qui m’avait fait vibrer comme jamais en 2003 avec un ‘Down The River of Golden Dreams’ renversant. Un groupe enjoué, sûr de ses mélodies, adepte d’un folk-rock qui ne cesse de courir dans tous les sens et d’une pop-folk qui a le bon goût de vous déchirer le cœur.

Okkervil River revient donc par la grande porte avec ce ‘The Stand-Ins’, qui aurait pu (du ?) être le disque 2 de ‘The Stage Names’. La pression du double album en moins, Will Sheff, semble avoir regagné en sérénité et affiche ce calme du génie retrouvé tout au long de cet album, peut-être le meilleur album du groupe. Un disque qui mélange folk, rock, pop et americana et qui en sort le meilleur. La basse sur Lost Coastlines, les cuivres sur Starry Stairs (voir plus bas), le clavier de Pop Lie, rien n’est à jeter ici, tout est à garder. Jonathan Meiburg peut désormais partir l’esprit libre : ses Okkervil River sont de nouveau sur de bons rails. Et leur autre papa, Will Sheff, tient de nouveau bien fermement le volant. (sortie : 9 septembre 2008)

Son :
Myspace ('The Stand-Ins' y est en écoute totale, pour le moment)
Site officiel


Et deux titres en écoute, le futur classique Lost Coastlines et le très cuivré Starry Stairs (malheureusement plus en écoute).


Et voici le clip de ce formidable morceau qu'est Lost Coastlines. Assurément un des plus grands titres de cette année 2008. Voire même plus :



lundi 19 septembre 2022

[Track of The Day] Surf Curse - Lost Honor

La chanson démarre comme n'importe quelle autre chanson, mille fois entendue. Et puis, très vite, on se rend compte que le groupe en a sous la pédale et arrive à faire prendre une grande ampleur à leur compositions.

Eux, ce sont les Surf Curse, duo américain qui, après trois albums à quatre mains (dont le dernier en date, 'Heaven Surrounds You', fut apprécié dans ces pages, aussi bien sur disque que sur scène) a décidé de changer de gabarit en s'adjoignant les services de deux nouveaux membres (Noah Kohll et Henry Dillon) et en signant chez les pas vraiment indie Atlantic Records.
 
La chanson en question, c'est Lost Honor, troisième extrait de leur quatrième album à venir, 'Magic Hour'. Un superbe single plein de guitares, à l'apparence gentillette mais qui dévoile rapidement une facette plus rugueuse, riffeuse et très enthousiasmante. A tel point qu'on leur pardonne même le fade out final.

Album : Magic Hour
Année : 2022
Label : Atlantic Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer, YouTube et Bandcamp, Lost Honor de Surf Curse est également en écoute ci-dessous :
 

mercredi 11 octobre 2023

[Track of The Day] Cleo Sol - Lost Angel

Histoire de mettre un peu de quiétude dans notre monde de brutes épaisses, faisons une pause. Et prenons le temps d'écouter Lost Angel de Cleo Sol. Cette chanson est extraite de 'Gold', le nouvel album (le second en deux semaines !) de la chanteuse de l'intriguant groupe/collectif anglais SAULT, dont est issu Inflo, l'hyperactif producteur, aux manettes de ce disque comme il le fut pour les deux derniers Little Simz.

Contrairement à sa compatriote, Cleo Sol fait plus dans la neo-soul distinguée et un gospel minimaliste où tout est centré autour de sa voix. Joliment troussé mais redondant sur la longueur, le disque a pour pièce maîtresse le Lost Angel dont il est question aujourd'hui. Cleo Sol y chante d'une voix douce mais sereine, tandis qu'un piano sur un nuage déroule sa mélodie et que des choeurs murmurent à l'arrière, comme pour mieux apaiser les âme, avant de prendre de l'épaisseur au fur et à mesure. Six minutes de beauté aérienne, qui font du bien en ces temps toujours incertains, et dont les paroles ont une résonne particulière depuis samedi dernier.

Album : Gold
Année : 2023
Label : Forever Living Originals

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Lost Angel de Cleo Sol est également en écoute ci-dessous :
 

mardi 20 février 2018

[Track of The Day] Public Access T.V. - Lost In The Game

A quoi tient l'intérêt pour un groupe ? A pas grand chose finalement. Prenons le quatuor américain de Public Access T.V. : emballés par leurs premières sorties et quelques singles détonants (In The Mirror, On Location ou 'Rebounder Ep', ce genre de petits bonheurs simples), j'étais prêt à aimer d'amour leur premier album.

Et puis en fait... pas plus que ça. Oh, ce groupe n'allait pas révolutionner le monde, lui qui avait 20 ans de retard. Mais il avait une certaine plume, une fraîcheur indéniable et de mélodies addictives. Pourtant leur 'Never Enough' ne m'avait pas plus marqué que cela, la faute essentiellement à un mastering ou un mix pas mal dégueulasse. Déçu, j'avais lâché les petits gars de Brooklyn.

Deux ans plus tard, Public Access T.V. revient avec un deuxième album ('Street Safari') et change son fusil d'épaule. Fini la power-pop remplie de guitares et bonjour une certaine idée de la pop 80s. En tout cas, c'est ce que laisse présager Lost In The Game, premier single qui ne cache pas son inspiration (pour info, à chaque fois que j’écoute les quelques secondes de la rythmique de l’intro, j’ai l’impression que c’est King Kong Five de la Mano Negra qui va se lancer), à l'image de sa pochette. Il ne reste plus qu'à voir si l'album tiendra la route comme ce premier single. Réponse ce vendredi.

Album : Street Safari
Année : 2018
Label : Cinematic Music Group


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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Lost In The Game de Public Access T.V. est également en écoute sur le lecteur soundcloud ci-dessous :



Lost In The Game de Public Access T.V. est également en écoute, en version youtube donc :



mercredi 6 novembre 2013

[Track of The Day] Trentemøller - Deceive (feat. Sune Rose Wagner)

Anders Trentemøller, dit Trentemøller, est danois. Fait dans l'électro. Et son dernier album en date fait la part belle aux invités de prestige : Low, Kazu de Blonde Redhead, Jonny Pierce de The Drums, Sune Rose Wagner de The Raveonettes, Jana Hunter de Lower Dens. Notamment.
 
Ces invités sont la principale force de ce nouvel album de Trentemøller. Si The Dream avec Low est bien trop convenue et plus Low que Trentemøller, on notera tout de Gravity (avec Jana Hunter), River of Life (avec Ghost Society) et surtout Deceive (avec Sune Rose Wagner), aussi sombre que dansant, et Come Undone, avec la formidable Kazu, chanson organique qui rappelle quelques beaux souvenirs de Blonde Redhead.

Le reste est à l'avenant, et souvent moins intéressant. Trop disparate pour tenir la longueur, 'Lost' reste un album où il est bon de picorer par ci par là. Vous me direz, avec Trentemøller, rien de plus logique et facile. (Oui j'ai osé. Et j'ai même pas honte).

Album : Lost
Année : 2013
Label : In My Room

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En plus du très bon Deceive avec Sune Rose Wagner de The Raveonettes, Come Undone avec Kazu, autre bijou de ce 'Lost' :




En plus, Never Stop Running, avec Jonny Pierce de The Drums et premier single de ce 'Lost' de Trentemøller :


Le même Never Stop Running, mais en clip cette fois :


vendredi 30 mars 2018

[Track of The Day] The Gallant Club - Dear Lost Kingdom

Échappé de Gulcher, Alexander Faem a repris depuis sa route en solo, qu'il arpente depuis des années déjà.
Lors de la sortie de son 'O'Cangaceiro' (2015) chez Without My Hat Records, il avait découvert une bande de jeunes talentueuse, dont il avait fait son groupe de scène. Des jeunes qui convenaient parfaitement à « l’ancien » qu'il est et avec qui il pouvait donner plus que jamais corps à ses compositions.

C'est de cette association qu'est né ce nouveau projet, The Gallant Club, où Alexander Faem s'associe à Clément Juttel pour présenter '10 Great Shower Songs' ; un album qui fait cohabiter amoureusement guitare, basse et synthés.

Naviguant entre New Order, Pet Shop Boys (Dear Lost Kingdom), Bloc Party (Let's Play) voire les Magnetic Fields de Stephin Merrit, entièrement chanté en anglais (le fameux french-accent restant discret), '10 Great Shower Songs' est en tout cas un album résolument efficace (on peut dénombrer quatre tubes potentiels). Et qui ne devrait être que la première pierre, The Gallant Club ayant déjà de la suite dans les idées.

Album : Ten Great Shower Songs
Année : 2018
Label : Chantage



En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Dear Lost Kingdom de The Gallant Club est également en écoute ci-dessous :



Autres chanson tirées de ce 'Ten Great Shower Songs' de The Gallant Club, voilà Let's Play et What You See :





Pour finir, le bien joli clip de Dear Lost Kingdom de The Gallant Club :



mardi 1 octobre 2024

Dr. Dog - Dr. Dog [We Buy Gold Records]

Tel un ami dont on n'a pas eu de nouvelles depuis des années et qu'on retrouve comme si on s'était quitté la veille, Dr Dog est le genre de groupe qui peut se permettre de longs silences mais qui à chaque fois qu'il revient c'est pour mieux vous emporter avec lui à nouveau.

Groupe fondé en 1999, le quintet de Philadelphie avait mis fait fin à sa longue aventure en 2021 après dix albums (dont certains très aimés dans ces pages) et une tournée d'adieu. Pourtant, le 19 juillet dernier, le groupe a publié non sans surprise son onzième album, le premier en six ans, le bien nommé... 'Dr. Dog'.

Et j'aime mieux vous dire qu'ils ne sont pas revenus pour rien. Car s'ils ne se réinventent pas (un disque de Dr. Dog ressemblera toujours à un disque de Dr. Dog), il y a comme un souffle nouveau. Comme si la pause leur avait permis de se ressourcer, de retrouver une flamme qu'ils avaient légèrement perdu sur la fin.

Forcément, on retrouve leur marque de fabrique, ces compositions teintées de rock, de folk et de psyché, évidemment sublimées (comme souvent chez eux) par de belles harmonies vocales (Handyman, White Dove). Nos gars n'ont pas changé (et personne ne leur demande de le faire d'ailleurs) et restent imprenables dès que le tempo ralenti et qu'ils se font mélancoliques et langoureux (Still Can't Believe, What a Night’ll Do). Pourtant, difficile de ne pas remarquer que leurs chansons n'ont sans doute jamais sonnées aussi... pop qu'ici. J'en veux pour preuve Lost Ones, le délicieux Fat Dog, un Fine White Lies dont le chant rappelle le David Bowie de Five Years et surtout Talk Is Cheap, un des très grands morceaux de 'Dr. Dog', à la rythmique et aux chœurs invitant à se lover dans des « wouhouhou » à n'en plus finir.

Aimé puis oublié, Dr. Dog fait donc un retour fracassant autant qu'inattendu avec ce disque inspiré, généreux et qui dès la première écoute m'a rappelé pourquoi j'aimais ce groupe ; et à quel point je l'aimais. Un album qui est peut-être (le temps nous le confirmera) leur meilleur à ce jour. Pas mal quand on vient de fêter ses vingt-cinq ans d'existence. (Sortie : 19 juillet 2024)


Plus :

'Dr. Dog' de Dr. Dog est à l'achat un peu de partout ici
'Dr. Dog' de Dr. Dog est notamment en écoute sur Spotify et Deezer


Trois chansons extraites de 'Dr. Dog' de Dr. Dog. Talk Is Cheap, la meilleure chanson de l'album
(en écoute également dans les playlists Spotify, Deezer, Tidal, YouTube et dans la colonne de gauche du blog). Puis Fine White Lies dont le chant rappelle le David Bowie de Five Years. Et enfin le poppy Lost Ones :

 
 


Deux clips de deux singles extraits de 'Dr. Dog' de Dr. Dog : ceux de Talk Is Cheap et Love Struck, avec la participation de M. Ward :

mercredi 5 avril 2017

Grandaddy - Last Place [30th Century]

Autant le dire tout de suite, Grandaddy et moi ça n'a jamais été une histoire d'amour. Ce qui ne veut pas dire que je ne suis pas touché par leurs albums, bien au contraire, 'The Software Slump' est un bel album, 'Under The Western Freeway' est un magnifique disque - et leur sommet pour moi. Mais 'Sumday' m'avait assez ennuyé, 'Just Like the Fambly Cat' ne m'avait en rien touché (mais pour être honnête je ne lui ai jamais vraiment donné sa chance).
Et depuis la pause du groupe, je n'avais accordé qu'assez peu d'intérêt à la carrière solo de Jason Lytle, véritable maître à bord du navire Grandaddy. 

Disons que je ne suis pas un fan hardcore. Leur retour avec un nouvel album ne m'a donc pas plus excité que cela. Je n'attendais rien de précis de ce 'Last Place' et c'est peut-être aussi pour cela que je suis tombé sous le charme. On est ici évidemment en terrain connu, on sait bien qu'on a à faire avec Grandaddy, la voix de Jason Lytle est toujours aussi belle et particulièrement juste, et ses mélodies comme faites de collages sont toujours une réussite.

Cela ne signifie pas pour autant qu'il manque de défauts : un manque de finesse sur quelques titres (Evermore, Brush with the Wild, quelques guitares sur la toute fin de A Lost Machine) alors que j'ai toujours trouvé que c'était là une des forces du groupe ; quelques titres de remplissages (The Boat is in the Barn, Chek Injin). Mais l'ensemble est globalement enivrant, notamment sur toute la partie finale, où Grandaddy en profite pour confirmer qu'ils ne sont jamais aussi bons que lorsqu'ils font dans la balade mélancolique, pleine de collage et de multiplications de strates sonores (This is the Part, le dépouillé et acoustique Songbird Son, Jed the 4th, A Lost Machine).

'Last Place' est finalement à l'image de la discographie de Grandaddy : un album assez inégal, mais dont les défauts sont tout sauf rédhibitoires, et qui a tout pour être un grower comme on dit. Il faut dire qu'avoir un compositeur comme Jason Lytle à sa tête, ça aide. (Sortie : 3 mars 2017)

NB : Je vous conseille la lecture de cette très longue et intéressante de Jason Lytle réalisée par Greg Bog pour Benzine Mag. Une interview où le grand manitou de Grandaddy prend le temps de s'expliquer sur l'histoire du groupe et de cet album. A lire ici.

Son : 
'Last Place' de Grandaddy est à l'écoute sur Spotify et Deezer
Le site officiel de Grandaddy, évidemment en grande partie dédié à 'Last Place'
'Last Place' de Grandaddy est à l'achat ici


Quatre titres en écoute de ce 'Last Place' de Grandaddy. Tout d'abord, This is the Part (également en écoute dans les lecteurs Spotify et Deezer à gauche). Puis le magnifique A Lost Machine. Ensuite Way We Won't, le single de l'album. Enfin, Evermore (bien que too much à mes oreilles) :








lundi 23 septembre 2024

[Track of The Day] The Mystery Lights - Together Lost

Savez-vous quel est le point commun entre John Steinbeck, l'écrivain auteur de beaucoup de chefs-d'œuvre (de beaucoup de mes livres favoris également) et The Mystery Lights, groupe créé et mené par Michael Brandon et Luis Alfonso Solano ? Tous deux viennent de la vallée de Salinas en Californie, si chère à l'écrivain, et théâtre de beaucoup de ses romans.

Toutefois, au contraire des héros de Steinbeck, The Mystery Lights n'ont pas connu la grande dépression et ont du partir de Californie pour enfin percer et être signés. Et, excusez du peu, par Wick Records, le sous-label rock de Daptone, maison mère soul de Sharon Jones, Charles Bradley ou plus récemment Jalen NGonda.

Découvert sur le tard (concrètement il y a une semaine par l'entremise de la toujours très sûre Marion FaceB), The Mystery Lights viennent de sortir leur quatrième album, 'Purgatory'. Un album entre garage et psyché à la sauce sixties, avec une aura soul qui parcourt toutes les chansons. Sans doute pas de quoi crier au génie, mais l'ensemble est assez sûr de lui et carré pour enivrer l'auditeur. Des douze morceaux, on retiendra surtout les plus courts comme Don't Want No Need No, In The Streets ou Together Lost (en écoute aujourd'hui).

Album : Purgatory
Année : 2024
Label : Wick Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Together Lost de The Mystery Lights est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson à retenir de ce 'Purgatory' de The Mystery Lights, voilà Don't Want No, Don't Need No :

mercredi 5 septembre 2018

[Track of The Day] Smokescreens - The Lost Song

Slumberland a une ligne de conduite musicale et s’y tient. Prenez Smokescreens, quatuor de Los Angeles, composé notamment de Corey Cunningham de Terry Malts, groupe dont il avait été question il y a quelques mois ici. Il est exactement un groupe que sans le savoir on peut estampillé Slumberland.

Est-ce une critique ? Bien au contraire, qui plus est quand on est capable de sortir un second album aussi solide que ce 'Used to Yesterday'. Un disque de pop à guitares qui s'échappe de la masse du genre par la qualité de son écriture, de ses guitares, sa basse et de ses mélodies sur lesquelles il serait insultant de ne pas se déhancher.

Court (27 mns), ne cédant jamais à la facilité, merveilleusement produit (laissée aux bons soins de Kyle Mullarky des Allah-lahs), la production est franchement remarquable), 'Used to Yesterday' (orné d'une pochette en forme de négatif du 'The Queen is Dead' des Smiths) est de très haute tenue et fera sans nul doute parti du haut de mon panier de cette cuvée 2018. Le genre de disque, en cette époque où les albums disparaissent des mémoires aussi vite qu'ils y sont arrivés avec une production toujours plus grande (et j'ai bien conscience de participer à cela dans ces pages en multipliant les posts), qu'on ressortira de notre discothèque tout en se demandant à chaque fois pourquoi on ne l'écoute pas plus souvent.

Album : Used To Yesterday
Année : 2018
Label : Slumberland

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), The Lost Song de Smokescreens est également en écoute ci-dessous :



La preuve que les Smokescreens savent aussi composer des balades, avec Falling Down, chanson qui conclut ce 'Used to Yesterday' :



Pour finir, voilà le clip de Waiting For The Summer de Smokescreens :




mardi 5 novembre 2024

[Track of The Day] Mount Eerie - I Saw Another Bird

Vendredi 1er novembre, le monde entier n'avait d'yeux et d'oreilles que pour le dernier album de The Cure, 'Song Of A Lost World', leur premier en seize ans. N'étant pas ni un immense fan, ni même un grand connaisseur de The Cure, et mes deux seules écoutes m'ayant laissé sur ma faim, je laisserais les spécialistes évoquer bien mieux que moi ce disque que beaucoup considèrent comme un des meilleurs de la bande à Robert Smith, pour mieux embrayer sur un autre album sorti vendredi dernier : 'Night Palace' de Mount Eerie, le successeur du divin 'Lost Wisdom pt. 2' réalisé en compagnie de Julie Doiron en 2019.

'Night Palace' est un disque fleuve (quatre-vingt une minutes pour vingt-six chansons), dense, à la structure exigeante à passer par tant d'états à la fois (Mount Eerie sait se faire autant discret dans une balade folk que noisy et bruitiste dans l'instant suivant) et dont il est difficile de faire le tour en seulement quelques écoutes (même si les avis à son égard sont plutôt dithyrambiques). Alors plutôt que donner un avis tranché que je n'ai toujours pas, écoutons I Saw Another Bird, la chanson qui ouvre la seconde partie de 'Night Palace'. Un morceau qui dès la première écoute m'a titillé l'oreille, aiguisé ma curiosité et rassasié, malgré sa courte durée, mon désir de guitares lourdes et nerveuses. C'est un - très - bon début.

Album : Night Palace
Année : 2024
Label : P.W. Elverum & Sun

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, I Saw Another Bird de Mount Eerie est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson immédiatement marquante de 'Night Palace' de Mount Eerie, voilà la chanson de clôture I Need New Eyes :

lundi 18 août 2008

Track of The Day (12-18 août 2008)

Une semaine placée sous le signe de la nouveauté. Et du nouvel album de Mancuniens sur le retour. (et toujours en écoute dans le lecteur deezer à droite).


Lundi 18 août 2008:
* Oasis - Falling Down [Big Brother]
Cela fait combien de temps que je n'avais pas été touché et que je n'avais pas vibré à l'écoute d'un titre d'Oasis? Aussi loin que je me souvienne, depuis la sortie de 'Be Here Now' (car oui, votre serviteur aime beaucoup 'Be Here Now'). Depuis, rien. Et puis là, les deux frérots reviennent, avec un nouvel album. Et le premier titre qui filtre annonce un album prometteur. On confirmera ça lors de la sortie, mais force est de constater que ce Falling Down est particulièrement savoureux. Et entêtant.
(disponible sur Dig Out Your Soul, 2008)

Dimanche 17 août 2008:
* Ladytron - Ghosts [Nettwerk]
Fondé à Liverpool, mais originaire aussi bien de Sofia que de Glasgow, les Ladytron sortent là leur quatrième album studio. Un disque toujours dans la même veine: ecletro, pop, rock, limite new-wave. Toujours très efficace, toujours très sûr, les Ladytron confirment une fois de plus. De toutes façons, avec un titre comme Ghosts, qui va vouloir se plaindre?
(disponible sur Velocifero, 2008)

Samedi 16 août 2008:
* The Wedding Present - I Lost The Monkey [Talitres]
Nouvel album de la bande à David Gedge . après leur splendide 'Take Fountain' de 2005. Un nouveau disque plus rentre dedans, plus hargneux. En point d'orgue, un single d'une grande efficacité: I Lost The Monkey. The Wedding Present comme on les aime.
(disponible sur El Rey, 2008)

Vendredi 15 août 2008:
* Her Name Is Calla - "Motherfucker! It's Alive And It's Bleeding!" [Gizeh]
On en reparlera bientôt en plus long, mais voilà Her Name Is Calla, post-rock band de Leicester. Ils jouent une musique dans la veine de iLiKETRAiNS, avec un côté sombre très soutenu. Très prenant, hypnotisant, leur 'The Heritage' est une grande réussite, dont on ressortira ce "Motherfucker! It's Alive And It's Bleeding!", tout en montée, avec un piano discret mais effrayant, pour un titre frissonnant comme on aime.
(disponible sur The Heritage, 2008)

Jeudi 14 août 2008:
* Oasis - Falling Down (Chemical Brothers Remix) [Big Brother]
Alors que leur nouvel album 'Dig Out Your Soul' ne sortira qu'à la rentrée, les frères Gallagher se font remixer par leurs amis des Chemical Brothers. Un remix qui, aux premières écoutes, donnait envie d'en savoir plus sur le nouvel album des Mancuniens, et ce pour la première fois depuis une dizaine d'années. Envie confirmée à la suite de l'écoute de Falling Down, dans sa version originale (mais on en reparle en fin de semaine).
(disponible sur The Shock of the Lightning Ep, 2008)

Mercredi 13 août 2008:
* Lambchop - Slipped Dissolved and Loosed [Merge]
Les vieux de la vieille sont de retour. Après Calexico qui annonce un nouvel album, voilà le retour du grand Lambchop. Nouvel album à venir le 29 septembre prochain, chez Merge, et qui s'intitulera 'Oh Ohio'. Un premier extrait est disponible gratuitement (et le plus légalement du monde) ici (click droit/enregistre sous l'ami(e)). Et ça s'appelle Slipped Dissolved and Loosed. Du Lambchop pur jus. En clair? C'est beau.
(disponible sur Oh Ohio, 2008)

Mardi 12 août 2008:
* Jude - Indian Lover [Maverick]
Quand 'King of Yesterday' sort, Jude a connu un beau succès d'estime avec son premier album 'No One Is Really Beautiful'. Sauf que le succès commercial se fait attendre. Et chez Maverick, le label de Madonna, on n'aime pas attendre justement. Quand Jude présente la première version de son second album, il est rejeté en bloc par sa maison de disques: pas assez vendeur. Jude revient donc avec de nouveaux titres, beaucoup plus faciles d'accès. Le disque sera un flop total, Jude se fera virer de Maverick. Pourtant ce 'King of Yesterday' a de bons titres, même de sacrés, comme ce Indian Lover enregistré live et brillant.
(disponible sur King of Yesterday, 2001)