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mardi 31 mai 2011

Francis – Lekomberg, We Were Kin [Strangers Candy]

Je n’ai rien contre le prénom Francis. Je connaissais même un Francis quand j’étais en primaire et dans mon souvenir il était très sympa. True story.
Disons que c’est un prénom qui n’a jamais bouleversé les foules. Et au contraire d’autres prénoms anciens qui font aujourd’hui recette (entrez ici Victor, Gabriel, Louis et autres Jules), Francis ne connaît pas cet honneur.

Il faut dire aussi que quand on prononce Francis, les premiers noms célèbres qui viennent en tête sont rarement Francis Ford-Coppola, Sage Francis ou Black Francis. Non, ça tire instantanément plus vers de l’acteur de série Z à la française (Francis Perrin) ou qui en fait des caisses rien que pour demander du sel (Francis Huster), du chanteur à moustache (Francis Cabrel) ou à catogan (Francis Lalane), du bandit de grands chemins (Francis le Belge) ou de l'entrepreneur qui aime la culture, la belle la vraie (Francis Bouygues). Mais à part ça…

Bref, une liste plus ou moins ringarde et un prénom qui ne fait pas trop rêver (alors qu’il suffit d’ajouter un simple –co à la fin pour que l’ensemble prenne un sens plus exotique et sentant bon le sable chaud, oui les clichés c’est mon dada. Parents du baby-boom qu'avez vous fait?).

Vous imaginez donc bien qu’elle n’a pas été ma surprise de voir dimanche soir à L'Épicerie Moderne à Feyzin à côté de Lyon, qu’en première partie de The Tallest Man On Earth déboulait un groupe ou un artiste nommé Francis; et qu’elle ne fut pas ma seconde surprise que ce Francis là n’avait pas les cheveux noirs crépus et ne portait pas la moustache.

Francis est donc un quatuor, suédois, mené par une chanteuse blonde et à la voix tonitruante (d’aucuns trouveront agaçante). Rien de révolutionnaire dans leur pop rockailleuse qui rappelle aussi bien Anna Calvi (passages rock) que Dear Reader (pour les moments les plus calmes). Mais des compositions aguicheuses.
Je fais partie de ceux qui peuvent très rapidement s’ennuyer face à une première partie quelconque et inconnue. Mais j’ai été très vite pris par leurs jolies mélodies et leurs chansons emballantes. A tel point que je me suis procuré ‘Lekomberg, We Were Kin’, leur premier album, à la sortie du concert, et qu’après plusieurs écoutes je ne le regrette pas.

Trente-trois minutes et huit chansons au compteur, avec de grands moments (le mélancolique Here Is The Key, le nerveux et single en puissance Ten Thousand Times) alternant et/ou mélangeant guitares et piano. Bref, une belle découverte qui ne bénéficiera pas du battage médiatique qu’a connu Anna Calvi il y a quelques mois mais qui pourtant le mériterait tout autant.

Après une petite demi-heure, on reverra le groupe réapparaitre pendant l'heure et demie de The Tallest Man on Earth, apportant tantôt un peu d’électricité, tantôt un zeste de féminité dans un set genre « grande classe » du finalement pas si grand que ça Jens Kristian Mattsson, tenant une salle entière – et bien remplie – avec quelques accords de guitare, et finissant son show, moulé dans son slim et son marcel, sur un Kids on the Run au banjo déroutant mais sublime.

Mais si hier soir, The Tallest Man on Earth a confirmé tout le bien que je pouvais penser de lui, la découverte était du côté des Francis, groupe dont on reparlera sûrement. Et qui est une raison nouvelle pour tous les Francis du monde de se lever et de crier haut et fort que oui ils sont fiers de porter ce prénom. (Sortie: printemps 2011)


Son :
Myspace (Deux chansons de ‘Lekomberg, We Were Kin’ en écoute)
Site officiel

Deux chansons en écoute. Eternal Souls vraiment habité et Here is the Key, le climax très sombre de ‘Lekomberg, We Were Kin’ . (malheureusement plus en ligne)

Et pour finir le clip de Here Is The Key :



mercredi 7 février 2024

[Track of The Day] OldBoy Rhymes, Sage Francis, Rituals of Mine, Alxndrbrwn - Master Cleanse

« The Flag Shop is Out of Stock, I hang myself. Don't waive your rights with your flags »
. Voilà comment se terminait Makeshift Patriot, chanson coup de poing de Sage Francis après les attentats du 11 septembre 2001 sur l'attitude de son pays et de ses concitoyens, à contre-courant de l'ambiance de l'époque. Depuis ce titre, sur tous ses albums, Sage Francis s'est imposé comme un des (si ce n'est le) rappeurs les plus engagés de sa génération - et des suivantes d'ailleurs. Et si les années ont passé, l'américain n'a rien perdu de sa verve. Et l'actualité funeste au Proche-Orient ces derniers mois vient nous le rappeler.

Depuis les attentats abjects perpétrés le 7 octobre dernier où plus de 1200 israéliens de tous âges ont péri sous les balles du Hamas, Gaza vit sous un déluge de bombes de représailles et fait face à un massacre sans nom. Quatre mois où la haine du gouvernement Netanyahou semble n'avoir aucune limite et frappe de façon irrésolue et indifférenciée dans une violence tout à fait indicible, où les morts s'accumulent (près de 30 000 officiellement, beaucoup plus pour certains observateurs) et où les mutilés sont encore plus nombreux (peut-être le double ou le triple). Pas un jour sans des images ou des récits tous plus ignobles les uns que les autres, touchant toutes les strates de la population gazaouie, massée et nassée dans le sud de la bande de Gaza et qui doit faire face à l'horreur des bombes, de la famine, des maladies.

Devant ce génocide qui ne veut pas dire son nom, Sage Francis a répondu à l'invitation de OldBoy Rhymes (rappeur américain qu'il allait signer sur son label Strange Famous avec l'intention de sortir son premier album) venu lui présenter une démo d'une de ses compositions intitulée Master Cleanse (« grand nettoyage ») et qui traitait de ces évènements. Sage Francis y a mis sa patte le temps d'un long couplet très engagé, très vite rejoint par la rappeuse Rituals of Mine, OldBoy Rhymes ouvrant et fermant le bal avec deux couplets particulièrement brillants, tandis qu'Alxndrbrwn prenait en charge la production.

Quant au morceau ? Pesé et soupesé (Sage Francis l'avoue lui-même dans un long thread sur Twitter), Master Cleanse reste un morceau qui ne mâche pas ses mots contre la violence aveugle et sans limite du gouvernement israélien mais aussi contre les États-Unis (leur alignement derrière un de leurs alliés historiques sans que jamais soit remis en question une seconde le comportement innommable de celui-ci) et sa sphère médiatique (qu'on peut sans doute étendre à l'Occident) qui garde le doigt sur la couture, ne moufte pas, préférant relayer un seul et unique récit, par peur de représailles ou par simple lâcheté.

Master Cleanse est sans doute le titre le plus féroce (on n'écoutera pas de chanson plus politique cette année) auquel Sage Francis a participé depuis l'incroyable Slow Down Ghandi en 2005 (auquel on peut d'ailleurs le rapprocher). Un morceau puissant, à la production qui monte en intensité au fur et à mesure et peut-être un des premiers depuis quatre mois à voir des artistes se lever et dénoncer l'infamie de la situation actuelle qui se déroule sous nos yeux sans qu'on, et nos gouvernants avec, y fassent grand chose. Alors certes, il y a peu de chance que Master Cleanse fasse bouger les choses. Mais comme le chante Rituals of Mine : « Give me something to believe in ».

NB : Master Cleanse de OldBoy Rhymes, Sage Francis, Rituals of Mine et Alxndrbrwn est en téléchargement en « pay what you want » sur la page Bandcamp de Sage Francis. Page sur laquelle on retrouve l'intégralité des paroles de la chanson.

Album : -
Année : 2024
Label : Strange Famous Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Master Cleanse de Sage Francis OldBoy Rhymes, Rituals of Mine et Alxndrbrwn est en écoute ci-dessous :
 
 
Le clip de Master Cleanse de Sage Francis OldBoy Rhymes, Rituals of Mine et Alxndrbrwn (soumis à une limite d'âge et à avoir un compte en bonne et due forme) :
 

lundi 28 avril 2014

[Track of The Day] Sage Francis - Vonnegut Busy

Quatre années sans nouvelle et le voilà qui débarque à nouveau pour embellir l'été qui s'annonce. "Le", c'est Sage Francis, rappeur barbu au débit dingue, aux paroles prouvant un engagement politique sans faille et aux productions lorgnant allégrement vers le rock et la pop plutôt que vers un hip-hop classique (notre homme ne vient pas de chez Anticon pour rien) : pas pour rien que le meilleur hommage musical rendu à feu Johnny Cash vient de sa plume (en écoute ici).

Son dernier disque en date 'Li(f)e' voyait Sage Francis s'acoquiner avec bons nombre de belles plumes pop, de Califone à Calexico en passant par Yann Tiersen (sublime The Best of Times) et encore Jason Lytle. Emballant sur le papier, le résultat n'était finalement pas à la hauteur, loin de ses précédents albums, dont son chef d’œuvre 'Healthy Distrust' (dont la classe ne se dément pas, même dix ans plus tard).

C'est donc de pied ferme que j'attendais son retour. Et comment vous dire à quel point celui-ci est percutant et me parle énormément. Déjà parce que Sage Francis ouvre Vonnegut Busy, le premier single de 'Copper Gone' (le nouvel album donc qui comprendra notamment des productions d'Alias, de Buck 65 ou Reanimator)  par les mots suivants : « Of all the words of Mice and Men, the saddest are "It might have been" ». Vu que John Steinbeck est mon écrivain préféré et 'Des Souris et des Hommes' un de mes livres de chevet, je ne peux qu'adhérer.

Ensuite parce qu'une fois de plus, son texte est très engagé et parle beaucoup en ces temps de crises infinies où l'on recommence décennie après décennie les mêmes erreurs du passé.

Enfin parce que comme souvent avec Sage Francis, on n'écoute pas une chanson pour rien. Et j'aurais donc appris des choses après quelques recherches (d'avance mes excuses pour le paragraphe suivant à ceux qui connaissent la référence).
Prenons donc le titre, Vonnegut, Busy. Kurt Vonnegut est un écrivain américain contemporain (1922-2007) et pacifiste convaincu. Dans son roman 'Cat's Cradle' (1963), en plus d'écrire la phrase d’ouverture de ce nouveau single de Sage Francis, Kurt Vonnegut crée une religion fictive, le Bokonisme dont le principal précepte est de (je vous le mets en anglais, je n'arrive pas à traduire ça de façon adéquate) « Live by the foma that make you brave and kind and healthy and happy ».
Et « Busy, busy busy » sont des mots que murmurent les bokonistes quand ceux-ci réfléchissent à la complexité et au côté imprévisible de nos vies.

Tout cela pour dire que d'ici juin, il me reste donc à lire 'Cat's Cradle' de Kurt Vonegut, me replonger une nouvelle fois 'Des Souris et des Hommes' de Steinbeck. Pour finalement écouter ce 'Copper Gone' qui promet, mais alors beaucoup.

Album : Copper Gone
Année : 2014
Label : Strange Famous Records

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Vonnegut Busy de Sage Francis est en écoute également sur le soundcloud de Strange Famous Records :



Ce même Vonnegut Busy, mais cette fois avec les paroles. Et vu que Sage Francis a un débit très difficile à suivre et des références dans tous les sens, c'est plutôt pratique :



Pour finir, un deuxième extrait de 'Copper Gone'. Une version live enregistrée chez Daytrotter. Ce disque est définitivement sur de bons rails :


jeudi 9 septembre 2021

[Track of The Day] Francis Lung - Bad Hair Day

Sensation, ne fut-elle qu'indie, du début des années 2010, l'aventure WU LYF (pour « World Unite! Lucifer Youth Foundation ») n'aura été que de courte durée (un 12" qui avait excité son monde et un album qui n'a rien perdu de sa beauté en dix ans) tant les quatre jeunes anglais avaient eu du mal à se remettre de leur succès plutôt fulgurant.

Retombés depuis dans l'anonymat, tous les membres du groupes ont pour autant continué à monter des groupes. Et notamment Tom McLung, le bassiste, qui s'est lancé en solo en 2019 sous le nom de Francis Lung, et dont le second album 'Miracle' est sorti au début de l'été. Un disque qui s'ancre loin de WU LYF et qui préfère épouse les contours d'une pop toute Elliott Smith-ienne - et donc Beatles-ienne - et aux quelques élans Beach Boys.

Tout en rondeur, 'Miracle', s'il se perd un peu dans sa seconde partie, ravira tous les amoureux de la belle pop lettrée, aux chansons bien arrangées, orchestrées et qui aiment les guitares qui en font beaucoup mais qui savent s'arrêter à temps avant d'en faire trop. Un album où les mélodies brillantes, qui cachent des paroles pas toujours réjouissantes, apparaissent comme un gros cocon dans lequel il est incroyablement douillet d'aller se lover. Et qui débute par un Bad Hair Day (en écoute aujourd'hui) à la guitare qui jangle parfaitement.

NB : A lire, la chouette interview que Francis Lung a donné à SoundofViolence
 
Album : Miracle
Année : 2021
Label : Memphis Industries

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Bad Hair Day (et son intro sur Spotify et Deezer, tant les deux parties sont indissociables) de Francis Lung est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson réussie de 'Miracle' de Francis Lung, voilà Blondes Have More Fun :

Le clip de Bad Hair Day de Francis Lung :

vendredi 9 avril 2010

[Track of The Day] Sage Francis - Slow Man

Sage Francis, le rappeur le plus engagé qui soit et au flow incroyable est de retour!

Notre gros barbu quitte Epitath pour se retrouver chez ANTI-. Et pour son nouvel album, 'Li(f)e', monte autour de lui un roster qui fait saliver. Jugez plutôt: Califone, Jason Lytle (feu Grandaddy), Chris Walla (Death Cab for Cutie), Tim Fite, des membres de Calexico, de DeVotchKa, ainsi que Buck 65 et même Yann Tiersen (!). Ses productions passées étaient plus hip-pop qu'hip-hop mais là, Sage Francis fait fort!

Cerise sur le gâteau de ce nouvel album produit par Brian Deck (l'homme derrière des albums comme 'The Moon and Antarctica' de Modest Mouse ou de 'Our Endless Numbered Days' d'Iron & Wine) , on pourra y retrouver une (la dernière?) contribution musicale de Mark Linkous. Au chant ou à l'écriture d'une chanson, cela sera à confirmer.

Histoire d'emballer le tout proprement, Sage Francis convie Shepard Fairey, et le graphiste derrière le "HOPE" d'Obama fait du rappeur une icône christique.

Pour l'instant, un seul morceau est en écoute: Slow Man. Ce titre a été composé par Calexico et enregistré par Califone. Et c'est un pur bonheur. Un Sage Francis calme, tout apaisé qu'il est par le rythme langoureux et l'ambiance chaude du sud qui se dégage de Slow Man.

En tout cas, voilà une sacrée entrée en matière pour un album qui s'annonce alléchant. Réponse le 11 mai prochain. 

Album: Li(f)e 
Année: 2010 
Label: ANTI- 

Slow Man, premier extrait de 'Li(f)e' est en téléchargement légal et gratuit sur le site officiel de Sage Francis ici même.

Et comme il sait faire les choses bien le père Francis, il donne même les paroles de ce Slow Man (cliquez ici).

vendredi 29 juillet 2022

[Track of The Day] Francis Lung - 2p Machine

Après un 'Miracle' remarqué (et pas que dans ces pages) l'an passé, l'ex-WU LYF Francis Lung est déjà de retour avec un nouvel Ep prévu pour le début de l'automne prochain. Un disque pensé lors de ses nombreux réveils nocturnes suite à la naissance de sa fille et qui l'ont fait réfléchir, rêver, divaguer.

Sobrement intitulé 'Short Stories', ce disque devrait faire la part belle au spoken word. Et il suffit d'écouter 2p Machine, le premier extrait disponible, pour s'en assurer. Long de plus de six minutes, loin de l'univers ouaté et rond des mélodies de 'Miracle', Francis Lung y parle sur des mélodies vacillantes, qui semblent sur le point de trébucher, avant de se mettre à chanter et hurler « Friends for everyone ! », comme si sa vie en dépendait.

Album : Short Stories Ep
Année : 2022
Label : Memphis Industries

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En plus des playlists Spotify, Deezer, YouTube et Bandcamp, 2p Machine de Francis Lung est également en écoute ci-dessous :
 
 
Le clip de 2p Machine de Francis Lung :
 

jeudi 4 septembre 2008

Top 6 "R.I.P"

Y a des fois, vous fêtez votre anniversaire. Vous êtes heureux. Vraiment. Et puis, bam, au moment où vous vous y attendez le moins, la vie, cette vieille salope, vous rappelle à l’ordre et vous fait bien comprendre que «non mon p’tit pote, c’est pas pour tout de suite», en vous envoyant en travers de la gueule une nouvelle qui vous mouille les yeux et vous envahie d’une immense tristesse.

Et pourtant, je ne peux pas dire que le Djezon je le connaissais plus que cela. Un mec rencontré sur un forum (de football en plus!) et que je croisais plus souvent qu’à mon tour à la sortie d’une page html ou, plus épisodiquement, à la terrasse d’un café ou sur le ghorre pourri d’un terrain de foot de banlieue.
Et alors que je devrais m’en foutre limite si l’on en croit tous ces spécialistes qui nous expliquent qu’aujourd’hui, la société est devenue totalement individualiste (égoïste même qu’ils disent) et que l’on vit trop dans l’irréalité (Internet, forums, msn) pour créer du lien du social, ben je suis triste. Triste de voir partir un mec aussi doué avec les mots (voir ici) que maladroit avec les pieds, chambreur comme pas deux et à l’humour corrosif (bien trop pour beaucoup). Triste de perdre un compagnon de route, un camarade de vannes. Triste. Tout bêtement.

Donc nous y voilà. Un Top 6 'RIP'. Et dans tous les styles, avec Miss Kittin & The Hacker et leur Frank Sinatra, The Roots et leur hommage vibrant et terrible à J. Dilla (Can’t Stop This) et The Herbaliser, avec Katerine à la voix, qui y vont de leur obole pour Gainsbourg avec un Serge aux faux airs de Melody Nelson.

Vu qu’il fallait bien un peu de mauvais goût dans tout ça (et histoire de lui donner l’occasion de me traiter une fois de plus, de là-haut, d’ «imbécile heureux, mais imbécile quand même»), enchaînons avec No One But You de Brian May, Roger Taylor et John Deacon pour (officiellement en tout cas) réveiller la mémoire de Freddie Mercury (mais plus objectivement pour remplir les caisses).

Pour finir sur une note plus artistique, deux bijoux. Deux merveilles. La première, déjà diffusée dans ces pages à l’occasion d’une chronique de son ‘On Leaving’, Bird of Cuzco de Nina Nastasia en mémoire de John Peel, décédé brutalement il y a bientôt 4 ans, dans la ville de (justement) Cuzco, au Pérou. La seconde est, quant à elle, à pleurer. Ou comment le hip-hop se met à nu pour allumer une lumière acoustique au génie de ce géant que fut Johnny Cash, via la voix de Sage Francis et de ses acolytes, avec un Jah Didn’t Kill Johnny déchirant.

Bref, six titres pour rendre hommage à un pote. Lui dire qu’on pense à lui, à sa famille. Lui dire aussi que sa prose précise, ses vannes pourries, ses posts délicieux sur le forum des cahiers du foots et ses dribbles ratés vont nous manquer. Même qu'ils nous manquent déjà tiens. Et comme dit Sage Francis : «but before I die, please don’t take anymore of my friends». Rest In Peace mecton. Et so long. Bises.
 





Tracklisting:
Miss Kittin and The HackerFrank Sinatra (First Album, 2001) 
The Roots - Can't Stop This (Game Theory, 2006) 
The Herbaliser - Serge (feat. Katerine) (Take London, 2005) 
Queen - No One But You (Queen Rocks, 1997) 
Nina Nastasia - Bird of Cuzco (On Leaving, 2006) 
Sage Francis - Jah Didn't Kill Johnny (A Healthy Distrust, 2005)


 






lundi 11 février 2008

Track of The Day (5-11 février 2008)

Une semaine chargée, personnellement parlant. Peu de temps pour passer de deezer à un autre lecteur. Ce qui explique peu de titres très récents. Il n'empêche, ces morceaux là ont de la gueule. En tout cas pour moi. (et toujours en écoute dans le lecteur deezer à droite).

Lundi 11 février 2008:
* Mates of State - Think Long [Moshi Moshi]
Un album complètement (ou presque) passé en 2006 alors que pourtant. Duo à la scène comme à la ville, les Mates of State propose une pop assez cheap, pleins de claviers sortis de nulle part, avec deux voix qui s'entremêlent parfaitement pour donner un résultat bien saisissant comme il faut. De la pop comme on l'aime. Et qui mériterait une bien meilleure exposition médiatique.
(disponible sur Bring It Back, 2006)

Dimanche 10 février 2008:
* Matt Elliott - Broken Bones [Ici D'ailleurs]
Et si c'était lui l'artiste qui conjuguerait l'incroyable talent d'être un des plus doués du moment mais également le fait d'être le moins connu? Peut-être. En tout cas, l'ancien de The Third Eye Fondation, confirmait en 2006 sur son 'Failing Songs', sa propension à émouvoir avec un rien. Ses ritournelles qui sentent bon l'Est de l'Europe (voire même plus loin) font mouche à chaque fois.
(disponible sur Failing Songs, 2006)

Samedi 9 février 2008:
* The Black Angels - The First Vietnamese War [Light In The Attic]
Alors que leur nouvel album devrait sortir dans les semaines qui viennent, retour sur le surprenant et bien bon 'Passover', premier album des Black Angels, de 2006, rock psyché aux gros riffs qui sent bon les seventies.
(disponible sur Passover, 2006)


Vendredi 8 février 2008:
* Kubb - Wicked Soul [Mercury]
Quand je travaillais en Belgique, cette chanson passait - au bas mot - sept fois par jour à la radio (oui, je devais écouter la FM Belge, qui, si elle reste plus supportable que la FM française, est épuisante au bout d'une heure). Et près de deux ans plus tard, ce Wicked Soul de Kubb est toujours d'une bien grande efficacité, perdue dans un album somme toute moyen.
(disponible sur Mother, 2005)

Jeudi 7 février 2008:
* Miossec - Salut Les Amoureux [Pias]
En 1997, sur son second album, le grand (que dis-je) l'immense Christophe Miossec reprenait Joe Dassin, un des artistes les plus sous-estimés de l'histoire de la chanson française sur son premier album. Sa version de Salut Les Amoureux est un délice, porté par cette voix rocailleuse que l'on aime tant.
(disponible sur Baiser, 1997)

Mercredi 6 février 2008:
* Sage Francis - Slow Down Gandhi [Epitath]
Mon titre de l'année 2005. Sage Francis n'a jamais aussi bon, aussi fort, aussi percutant. Politiquement engagé jusqu'au bout des harpions, Slow Down Gandhi a en plus un rythme et une prod des plus efficaces. Un chef d'œuvre, ni plus ni moins.
(disponible sur A Healthy Distrust, 2005)

Mardi 5 février 2008:
* The New Pornographers - Adventures in Solitude [Matador]
Tous les discours du monde seront vains à l'écoute de ce titre des New Pornographers, un des groupes parallèle de Destroyer, mené par Dan Bejar. On pourrait déblatérer des mois sur la qualité (relative) de leur 'Challengers' de l'an passé. Et puis on pourrait écouter ce Adventures in Solitude, délicieux du début à la fin et juste profiter. Uhm... Ouais, on va faire ça en fait.
(disponible sur Challengers, 2006)

jeudi 5 janvier 2012

Bilan 2011 - Top 50 Albums: 50-31


Il était temps. On est déjà en 2012 (bonne année les copains et les copines) et je n'ai toujours pas posté le tout. Mais après des soirées à faire ci, à faire ça, j'ai enfin finalisé le tout. Présenté comme chaque année en trois parties: de la place 50 à 31, de la place 30 à 11. Et enfin le top 10.

Avant de passer aux affaires concernant ce blog, continuons notre plongée dans la blogosphère avec quelques tops présentés ici et là:
La Blogothèque (Chryde)
This is All About Audio Dynamite
Funk You Dear (20 à 11)
Tasca Potosina
I Know You've Come to Take My Music Away (30-21)


Cette année 2011, comme ses devancières, aura été musicalement une belle année à mes oreilles. Mais j'y reviendrai un peu plus longuement et globalement au moment du top 10.
Pour l'instant, il est temps de passer à 20 premiers disques, classés de la 31è à la 50è place, qui auront animés mon année 2011 de fort belle manière.

A chaque fois, une rapide présentation de l'album, en quelques lignes, ainsi qu'un lien (le " + ") renvoyant vers une chronique - d'ici ou d'ailleurs - et un autre renvoyant vers le shop de l'artiste ou du label (dans la majeure partie des cas).

Bonne lecture et bonne(s) écoute(s)
(car comme à chaque fois, au bas de ce billet se trouve un lecteur grooveshark présentant une chanson de chacun des albums présentés ci-dessous).


Pour rappel :
Top 50 'Albums 2011' - 10-01
Top 50 'Albums 2011' - 30-11
Top 50 'Chansons 2011'
Top 15 'Mixtape, Ep, 12", (Ré)Édition et 7"' 2011



50. Sin Fang - Summer Echoes [Morr Music]
'Summer Echoes' est une affaire islandaise. L'islandais Sindri Már Sigfússon, leader des charmants islandais de Seabear, s'est entouré de certains membres des islandais de Mùm et des islandaises d'Amiina pour enregistrer son nouvel album dans le studio des islandais de Sigur Ros. Et le résultat n'est pas forcément islandais.
Plus proche d'un Radical Face ou des rythmiques - les plus pop - d'Animal Collective que des artistes précités, Sin Fang déroule sa pop mélodique et alambiquée de manière ingénieuse, sans jamais mégoter sur les mélodies.
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49. Wye Oak – Civilian [Merge]
Au risque d’en faire hurler certains, Wye Oak aura été à mes oreilles le Anna Calvi ricain de 2011 (ou Anna Calvi aura été le Wye Oak anglais de 2011, choisi ton camp camarade !). Le cœur du duo balançant entre indie-pop et indie-rock, Wye Oak aura été surtout une des belles découvertes de 2011 avec ce troisième album, vraiment bien produit, qui contient de chouettes chansons punchy mais pas putes.

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48. Ensemble – Excerpts [Fat Cat]
Malgré l’échec – commercial – de son deuxième album, le toulousain Olivier Alary est revenu en 2011 avec un troisième disque, ‘Excerpts’, au très bel artwork – une fois de plus. Ensemble s’éloigne du minimalisme et de l’ambiance electronica-planante qui faisait merveille sur le premier disque pour se rapprocher un peu plus d’une pop teintée d’électro, souvent atmosphérique mais très virevoltante. Théâtral par moment, presque shoegaziens sur d’autre, cet ‘Excerpts’ est un bien bel album.
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47. Francis – Lekomberg, We Were Kin [Strangers Candy]
Découvert en première partie de The Tallest Man on Earth au printemps dernier, la pop des suédois de Francis m’aura charmé régulièrement tout au long de cette année. Sachant être mélancolique tout en n’hésitant pas à lâcher les chiens de temps à autres, ‘Lekomberg, We Were Kin’ est un disque recommandable de la part d’un groupe qui rappelle aussi bien Wye Oak, Anna Calvi que Dear Reader.
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46. Rivulets - We're Fucked [Important]
Avec son titre qui résume parfaitement la merde dans laquelle se trouvent nos sociétés occidentales actuelles, 'We're Fucked', le dernier album de Rivulets, n'est pas un disque rempli d'espoir (vous me direz, c'eût été une première pour l'américain). Il faut dire que le slow-core/folk dépressif, les ambiances à couper au couteau et langues de belles-mères n'ont jamais fait bon ménage.
Mais bien que très sombre, il se dégage une beauté froide très attachante de cet album.
Les yeux braqués sur un horizon plein de bruine, l’homme sur la pochette de 'We're Fucked' de Rivulets a les yeux dans le vague. Il semble perdu. Il a bien raison.
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45. Youngteam –Daydreamer [Northern Star]
Tout droit venu de Suède, Youngteam aime Ride. Et son ‘Daydreamer’ s’en ressent. Un premier album qui offre guitares, voix presque cachée, shoegaze et dream-pop. Un album solide, en douze titres. Groupe à suivre assurément.
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44. Acid House Kings – Music Sounds Better With You [Labrador]
Vu que leurs débuts datent de 1992, il serait un peu sévère de ne voir en Acid House Kings qu’un énième ersatz de Belle & Sebastian – des débuts. Alors certes, à l’écoute de ‘Music Sounds Better With You’, difficile de ne pas penser à Belle & Sebastian ou Camera Obscura. Mais cette idée s’en va assez rapidement, les Acid House Kings ayant leur propre touche. Qui envoie leurs compositions dans les hautes sphères d’une pop sautillante, légère et diablement estivale.
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43. Cornflakes Heroes – Hum [Greed Recordings]
Cornflakes Heroes (le genre de groupe français qui devrait dans un monde normal être devenu une référence) aura sorti en 2011 une troisième réussite : ‘Hum’. Des guitares qui sonnent, un discous plus pop, des chansons qui dépotent, des mélodies entêtantes, un ensemble aguicheur et nerveux. Les Cornflakes Heroes ont tout bon une nouvelle fois. Greed Recordings aussi.
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42. Laura Marling – A Creature I Don’t Know [Ribbon]
La première écoute n’avait pas été des plus concluante. Mais bon, cette année a été compliquée, donc je lui ai redonné une chance. Et puis juger la talentueuse Laura Marling sur une écoute, cela était un peu dur.
J’ai bien fait car ‘A Creature I Don’t Know’ n’a pas l’immédiateté de ses prédécesseurs. Mais il n’en reste pas moins réussi, avec une mention spéciale à l'enchainement The Beast/Night After Night. Ah, Laura…
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41. Paul White - Rapping With Paul White [One-Handed Music]
Bien ancré dans son époque, 'Rapping With Paul White' est un album de hip-hop assez old-school finalement, invitant ici quelques emcee au pédigrée reconnu. Évitant (en grande partie) les travers inhérents à toutes productions hip-hop (des skits tous les 2 morceaux, au hasard), Paul White s'amuse à sortir là une bande son pêchue et inspirée, qui s'en réinventer un genre lui donne un chouette coup de boost.
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40. The Vaccines – What Did You Expect From The Vaccines ? [Columbia]
Aimés. Puis détestés. C’est un peu le lot de chaque groupe qui commence à cartonner. Personnellement, je les ai beaucoup aimé au départ. Et je les aime toujours autant. Oh, ça ne réinvente pas l’eau chaude ni le couscous d’Oran, mais il y a dans ce premier album de la fougue, de l’innocence, un plaisir fou. Et des guitares. De partout des guitares. Et des tubes potentiels à presque chaque plage. Avec, en point d’orgue, un Post Break-Up Sex, single anglais imparable.
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39. Botibol – Born From a Shore [HipHipHip]
Xylophone, guitare électrique légère, mélodies endiablées, chœurs : que les amoureux de Toy Fight (comparaison un brin obligatoire vu la nationalité des deux groupes) se jettent sur cet album du bordelais Vincent Bestaven. ‘Born From a Shore’ a le goût du sable et du soleil chaud. Mais il serait un brin idiot de s’en passer pendant les trois autres saisons.
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38. Her Space Holiday – st [No More Good Ideas]
Je crois que j’ai un de leurs albums dans un coin de ma discothèque ; un disque récupéré je ne sais où. Mais je ne pense pas avoir posé mes oreilles sur ce groupe là avant cette année. Il y a des erreurs qu’il faut réparer. Her Space Holiday donc, groupe américain mené par Marc Bianchi.
Sur cet album, Her Space Holiday balance de la pop, grandiloquente quand l'envie lui prend, pas loin finalement d'Islands, époque 'Return to the Sea' (et la voix s'en rapproche également). C'est court (35 mns tout pile), c'est bien foutu, il y a de la mélodie à la pelle. Difficile de ne pas être irrémédiablement sous le charme.
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37. Yellowcard – When You’re Trough Thinking, Say Yes [Hopeless]
Sucrerie assumée depuis des années déjà, Yellowcard ne m’aura une nouvelle fois pas déçu. Punk à roulettes au violon électrique, lorgnant vers l’émo, la musique de Yellowcard est un régal de mélodies immédiatement mémorisables, de chansons énergiques. Et de plaisir. Instantané. Je suis fan.
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36. Charles Bradley – No Time For Dreaming [Daptone]
Oui. Forcément. James Brown. Difficile de ne pas penser au monstre de la soul quand on écoute Charles Bradley et son premier album… à plus de 62 ans ! Découvert sur le tard par Daptone Records (qui sait de quoi il cause), Charles Bradley aura fait fort pour un premier effort. Car ‘No Time For Dreaming’ est un disque de soul/funk à l’ancienne et qui aurait sincèrement fait son petit effet à l’époque.
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35. The Caretaker – An Empty Bliss Beyond This World [History Always Favours The Winner]
Des sillons qui craquent, des sons assourdis, des mélodies tout droit venues des années 1920 ou 30, des morceaux qui s’arrêtent, comme ça, sans crier gare : c’est un peu tout cela ‘An Empty Bliss Beyond This World’ disque d'ambiant de The Caretaker, pseudonyme derrière lequel se cache Leyland Kirby. En gros, l’album le moins 2011 de 2011.
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34. CunninLynguists - Oneirology [A Piece of Strange Music]
Meilleur nom de groupe du monde, les CunninLynguists continuent leur petit bonhomme de chemin, dans une indifférence médiatique assez générale. Sans changer fondamentalement de style, sans se renier ou se fourvoyer, le trio sort avec 'Oneirology' un album dans la lignée de leurs albums précédents, solide, frappant juste tout en centrant son propos sur les rêves (le titre et la pochette en étant d'ailleurs deux belles illustrations).
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33. Boat Beam – Reincarnation [Origami]
Groupe féminin sur lequel il est bien difficile de se renseigner quand on ne parle pas la langue d’Iniesta, Boat Beam aura été en 2011 mon Dear Reader, mon Emmy The Great, ma Laura Veirs, ma Jenny Lewis, mon Azure Ray des années précédentes. En gros, le disque féminin qui sera passé, repassé et même plus dans mes oreilles. De la pop joliment ouvragée, portée par ce trio. Un groupe à écouter si certaines des artistes ou des groupes (notamment les deux premiers) cités plus haut vous ont touchés.
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32. Battles – Gloss Drop [Warp]
Tyondai Braxton parti, qu’allait-il advenir de Battles ? On aura retrouvé via ‘Gloss Drop’ un groupe qui se sera finalement assez bien accommodé de l’absence de son ex tête de proue. Ce qu’ils perdent en expérimental, ils le gagnent en mélodie. Et ‘Gloss Drop’, plus que sur son prédécesseur ‘Mirrored’, gagne en homogénéité. Comme quoi.
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31. Over The Rhine – The Long Surrender [Great Speckled Dog]
Le groupe qui aurait du connaître une reconnaissance bien plus grande si Sufjan Stevens n’avait pas eu la bonne idée de sortir ‘Come On Feel The Illinoise’ la même année que leur ‘Drunkard’s Prayer’, continue son petit bonhomme de chemin. ‘The Long Surrender’ reprend la trame de ‘The Trumpet Child’, diversifie un peu son approche mais n’en reste pas moins charmant, délicat, beau et sentant bon le piano-bar enfumé de belles mélodies.
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Comme à chaque fois, et parce qu'il est quand même plus simple de découvrir de la musique en l'écoutant, un lecteur grooveshark présent une chanson de chacun des albums chroniqués ci-dessus:



Pour rappel :
Top 50 'Albums 2011' - 10-01
Top 50 'Albums 2011' - 30-11
Top 50 'Chansons 2011'
Top 15 'Mixtape, Ep, 12", (Ré)Édition et 7"' 2011