Affichage des articles triés par pertinence pour la requête madlib. Trier par date Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête madlib. Trier par date Afficher tous les articles

jeudi 25 septembre 2008

Madvillain - Madvillainy 2: The Madlib Remix [Stones Throw]

Madlib et MF Doom sont dans un studio. Madlib et MF Doom fument trop de beuh. Qu'est ce qu'il reste? Un album de remix de 'Madvillain', pour patienter jusqu'au vrai 'Madvillainy 2'. Et vous savez quoi? Ça poutre. Et méchamment!

Mais reprenons les choses dans l’ordre. En 2004, Madlib, producteur émérite et poulain d’or de Stones Throw, s’enferme en studio avec le meilleur emcee de cette décennie, MF Doom, l’homme masqué et à l’histoire ambiguë aussi bien que tenue secrète, ainsi qu'avec une bonne dose de weed. Le résultat sera frappé du nom de Madvillain et ‘Madvillainy’ rentre dans l’histoire de la musique du XXIè siècle en «racontant» l’histoire de Madvillain, personnage de comic books (l’ambiance est vraiment basé là-dessus) entre hip-hop, jazz, sons rétro et samples à gogos. Un grand album, alliage réussit entre le flow de Doom et les prods sur mesure de Madlib, magnifié par une pochette qui en impose.

Encensé par tous (ou presque), le combo Madvillain promet de s’atteler rapidement à une suite des aventures de son «héros». Mais MF Doom se disperse, s’atèle à divers projets (le Danger Doom, des collaborations de tous les côtés) et le projet est remis aux calendes grecques.
Histoire de patienter, Stones Throw sort deux 12’’ de remixes, un concocté par Koushik (terriblement funky) et un second par Four Tet, absolument hallucinant de maîtrise (il faut écouter le remix de Great Day pour le croire) - et qui nous fait, soit dit en passant, plus qu’espérer et souhaiter une collaboration dans le futur entre Kieran Hebden et MF Doom.

Mais à part ça, rien. Madvillain semble s’être évanoui dans un nuage de weed. Et puis, au début de l’été, une newsletter de Stones Throw nous apprend, sans crier gare, que finalement Madlib a décidé, comme pour attendre, de sortir un remix de ‘Madvillainy’. Et qu'il appelle simplement 'Madvillainy 2: The Madlib Remix'.

Remixer son propre disque ? Un choix audacieux mais très risqué. Mais qui s’avère vite être une franche réussite. ‘Madvillainy 2: The Madlib Remix’ est un album de remix mais qui passe surtout pour … un nouvel album. Rien que ça. Madlib a récupéré les parties vocales de Doom et a changé toute la prod. Et part dans un délire complètement différent, plus soul, moins sombre, moins «comic», mais avec toujours ce côté jazzy, ces samples à tout va, ce crépitement continu du début à la fin du disque et ces ambiances qui rappellent certains passages de la série de ses 'Beat Kondukta'.

Bref, une totale réussite. Plus que redécouvrir le premier opus, on tombe vite sous le charme de sa suite. Une suite qui n'en est pas une tout en en étant une. Vous me suivez? Non? De toutes façons, tout deviendra plus clair dans quelques mois: Madlib et MF Doom serait actuellement en studio pour donner naissance au petit frère (officiel cette fois) de ‘Madvillainy’. Croisons les doigts certes. Mais il était temps. (sortie: 23 juillet 2008)

Son :
Myspace (deux titres de
‘Madvillainy 2: The Madlib Remix’ en écoute)
Site officiel

Et deux titres en écoute, plutôt court (même pas 5 minutes en cumulés) mais qui prouve toute l'étendue du talent de
Madlib, Can't Reform Em et Running Around with Another (malheureusement plus en écoute).

mardi 20 mars 2012

[Track of The Day] Madlib - Doom vs Jadakiss (remix)

Après de nombreuses Track of The Day pop, folk, rock ou les trois à la fois, il était temps de revenir à quelques beats plus marqués.

Écriture blanche, pochette noire, petite notice pour les plus jeunes : le 13è Medecine Show de Madlib, intitulé 'Black Tape' est le point final d'une aventure discographique de plus de deux ans, débutée à noël 2009.

Projet très ambitieux, pharaonique et bien mené, Medecine Show (dont il avait été question ici) présente un Madlib fidèle à lui-même, passionné de musique, plongeant avec délectations dans toutes les cultures hip-hop, américaine comme brésilienne, prenant la soul des 70s pour la confronter au rap des années 90, à coups de samples, de trouvailles, de mixes, de remixes, pour au final obtenir un joyeux bordel euphorique et pertinent.

'Madlib Medicine Show #13: Black Tape' est donc la conclusion de ce projet un peu fou. Un épisode qui promet là aussi de nombreux invités. Il viendra d'ailleurs compléter 'The Brick', boxset qui coffre ces 13 compilations et que mon étagère à disque attend avec la plus grande impatience (sortie fin mars 2012).

Et justement, pour patienter pour s'offrir ce petit bijou (99$ chez Stones Throw, pas de prix encore pour la France), patientons donc avec une des tracks de 'Madlib Medicine Show #13: Black Tape' qui voit Doom s'encanailler avec Jadakiss (à moins que ce soit l'inverse).

Album: Madlib Medicine Show #13: Black Tape 
Année: 2012
Label: Madlib Invazion


Ce morceau de Madlib, pas vraiment nommé et qu'on appellera simplement Doom vs Jadakiss, est également disponible sur le soundcloud ci-dessous.  (malheureusement plus en écoute)

vendredi 28 mai 2010

[Track of The Day] Madvillain - Papermill

Ils ont du être en rade de beuh. Ou alors ils sont tombés sur de mauvais plants. C'est pas possible autrement. Car non, vous ne rêvez pas, Madlib et Doom se sont remis au boulot! Et Madvillain est à nouveau sur les rails! Incroyable!

Certes, Madlib avait su faire patienter son monde de fort belle façon en 2008 en remixant son propre album (un vrai must-have, voir ici). Mais rien ne vaut de nouvelles tracks de la part du duo Madlib/Doom, auteur de 'Madvillainy' en 2004, concept album au melting pot, à la production et au flow renversants, et meilleur album hip-hop de la décennie qui vient de se terminer.

Premier morceau à voir le jour, Papermill. Une chanson qui s'éloigne du Madvillain d'origine pour mieux se rapprocher de ce que Madlib avait pu retravailler il y a deux ans. Un Papermill court sur pattes (moins de 2mns) mais fortement prometteur, à base de soul-funk, comme Madlib les aime.

Alors oui, rien n'est fait et Stones Throw fait tout pour modérer l'enthousiasme des amoureux du premier album: «Papermill is the first release from the new Madvillain album which Doom & Madlib began recording in 2009. The album is currently a work-in-progress and will be released on Stones Throw Records». Mais même si cet album ne verra peut-être le jour qu'au printemps 2011, je ne peux m'empêcher de me dire: enfin! 

Album: unknown 
Année: 2010 
Label: Stones Throw 

Papermill est disponible gratuitement et légalement grâce à Adult Swim qui offre ce nouveau titre de Madvillain sur une page spéciale. Cliquez ici!

lundi 3 janvier 2011

Top 50 'Albums 2010': 50-31



Après une semaine de noël et de réveillon à bourlinguer d'Ardèche en Bretagne, suite et fin des traditionnels top de fin d'année. Des tops qui ont continué d'affluer pendant la semaine, notamment celui de Dans Le Mur du Son (auquel je n'aurais pas participé, perdu que j'étais au fin fond des Côtes d'Armor), de Feu à Volonté (singles cette fois), de Francky de Muzik&Cultures ou de La tête à Toto. Et pendant ce temps là, Des Chibres et des Lettres nous aura pondu pour sa part un Flop 2010.

Quant à ce blog, après le top Ep et autres 7", après un top 50 singles, place maintenant au top 50 albums, comme chaque année, divisé en trois parties.
Il est à noter qu'au bas de chaque article, vous retrouverez un lecteur grooveshark proposant une chanson de chacun des albums évoqués au-dessus. Et au bas de chaque chronique, un petit plus vous emménera vers une chronique, d'ici ou d'ailleurs, si vous voulez en savoir plus.

La première partie débute maintenant, en tout cas, juste après vous avoir souhaité mes meilleurs vœux pour l'année qui s'ouvre.

Pour rappel:
Top 'Albums 2010': 10-01
Top 'Albums 2010': 30-11
Top 50 'Chansons/Singles 2010'
Top 20 'Ep, 7", 12", Compilations et Rééditions' 2010


50. Clogs – The Creatures in the Garden of Lady Walton [Brassland]
'The Creatures in the Garden of Lady Walton' est un disque aussi réussi que les précédents de la part de Clogs mais qui voit le groupe évoluer sans se fourvoyer en invitant un instrument très rare jusque là chez eux : la voix. Résultat très convaincant où les guests n'accaparent pas l'attention mais mettent encore plus en lumière la musique, la chose primordiale chez Clogs.
+


49. Canasta – The Fakeout, the Tease and the Breather [-]
Découvert grâce à feu Bopper, Canasta est un groupe de Chicago qui aura sorti en 2010 son deuxième album... toujours à sa façon vu que le groupe n’est incroyablement pas signé. Pourtant leur pop qui sait être aussi épique qu’intimiste a de quoi ravir plus d’une oreille. Car il y a ici plus d’une belle chanson et de refrains à fredonner que sur beaucoup d'albums encensés ici et là.
+


48. The Bamboos – 4 [Tru-Throughs]
Originaire de Melbourne, The Bamboos aligne, dans un déluge de cuivres, des titres aussi bien uniquement instrumentaux que chantés par la belle voix de Kylie Auldist. Naviguant entre soul et funk, tirant son inspiration de décennies cultes pour le genre (Like Tears In Rain n’aurait pas fait tâche sur les compilations 'Motown Dance Party', tant son rythme est une euphorique invitation à la danse) est une belle découverte qui ne s'estompe pas malgré les écoutes.
+


47. Cabins – Bright Victory [Ivy League]
Quatuor australien, les Cabins auront fait pour leur premier sortie discographique, dans le court mais l’incisif. Un album à la basse bien présente et qui n'hésite pas à aller autant dans le rock que dans le blues pour mieux imposer une ambiance lourde dans ses morceaux. Avec toujours un vrai souci.
+


46. Avi Buffalo – st [Sub Pop]
Premier album pour Avi Buffalo, groupe originaire de Long Beach. Un disque alternant entre chansons pop-folk plutôt classique et pop capable d'élans inattendus, presque à tiroirs (notamment sur les deux derniers morceaux). Un groupe qui fait penser, notamment à cause de la voix qui survole l’album, à une version pop-folk de MGMT. Belle découverte.
+


45. Allo Darlin’ – st [Fortuna Pop!]
Cette découverte, je la dois à Discobloguons qui aura su se montrer suffisamment persévérant. Et il aura bien eu raison. Pas ébouriffante aux premières écoutes mais rapidement rafraichissante comme tout, leur twee-pop (c’est l’année) est quand même du meilleur effet, portée qu’elle est par une bien jolie voix.
+


44. Laura Veirs – July Flame [Bella Union]
C’est qu’on aurait presque oublié que Laura Veirs a publié un album en 2010. Et pourtant, il mérite le détour. Un album simple, globalement acoustique bien que largement arrangé. Alors certes, un album de miss Veirs, c’est peu ou prou la même chose que les précédents. Mais ‘July Flame’ est, justement, un beau retour de flamme de la part de l’américaine. Et puis pouvons nous décemment nous plaindre d’avoir à disposition autant de belles compositions ? Non. Donc on prend. Et plutôt deux fois qu’une.
+


43. Erik Arnaud – L'Armure [Matrice]
Copain de cordée de Florent Marchet, Erik Arnaud reprend sa carrière discographique personnelle. Tout au long des 10 chansons de l'album, très sombres, Erik Arnaud rappelle à nos oreilles autant l’univers d’une certaine idée de la chanson/du rock français (Dominique A, Miossec) que la voix de Bertrand Cantat (certaines intonations de Nous Sommes sont saisissantes), tout en gardant une proximité artistique avec Florent Marchet (une mélodie par-ci, un texte par là).
+


42. Eluvium – Similes [Temporary Residence]
Après un coffret aussi hors de prix que magnifique, Eluvium, un des maitres des chansons éthérées et ambiantes, revient avec un nouvel album qui marque une rupture avec ses précédentes livraisons. Matthew Cooper se met effectivement à chanter, et il le fait plutôt bien d’ailleurs. Mais loin de s’enorgueillir de cette nouvelle orientation, Eluvium laisse ici la musique au centre de tout, sa voix n’étant qu’un ajout et un atout de plus à apporter aux chansons de ce décidément talentueux bonhomme.
+


41. Tom McRae – The Alphabet of Hurricanes [Cooking Vinyl]
Pendant longtemps, le seul album vraiment valable de Tom McRae a été son premier. Depuis, le britannique allait de déception en déception, édulcorant chaque fois un peu plus ce qui faisait le sel de ses compositions. ‘The Alphabet of Hurricanes’ casse la spirale infernale dans laquelle Tom McRae s’était installé et prouve que notre homme a du talent. Sombre et mélancolique, cet album montre un Tom McRae inspiré, triste comme la pluie et qui semble avoir retrouvé son stylo magique.
+


40. Black Mountain – Wilderness Heart [Jagjaguwar]
Produit, entre autres, par Randall Dunn (producteur notamment de Sunn o))), Boris ou Earth), 'Wilderness Heart', troisième album des Black Mountain, aura été une bonne surprise tant leur second disque m’avait déçu. Jouant moins la carte de l’exercice de style comme avant, le combo de Vancouver séduit immédiatement avec son rock stoner et psychédélique. Une sorte de rencontre entre les Queens of The Stone Age et les Stooges, les claviers vintage en plus.
+


39. Math and Physics Club – I Shouldn't Look As Good As I Do [Matinée]
Coincés et à l’étroit dans leur coccinelle bleue, Math and Physics Club est le type de groupe pour lequel il est très facile de tomber sous le charme : bluettes genre Belle and Sebastian, folk-pop innocente et légère, compositions optimiste et lumineuses. Mais ne croyez pas qu’il s’agit ici d’un disque facile et interchangeable : on ne tombe pas aussi fou d’un album de ce genre là comme ca.
+


38. Johnny Cash – American VI: Ain't No Grave [American]
Sixième et dernière sortie des collaborations entre Johnny Cash et Rick Rubin, ‘American VI: Ain't No Grave’ est tout sauf le raclage de fonds de tiroir de trop. Car, bien que très proche de ses dernières heures, Johnny Cash dans son style inimitable, arrive par le biais de nouvelles compositions ou de reprises opportunes, à faire vibrer les cœurs. La mort n’est pas loin et rôde autour de cet album. Et pourtant il semble qu’elle n’arrivera jamais à son but tant la force des interprétations de Cash est inaltérable.
+


37. Le Futur Pompiste – st [Shelflife]
Derrière ce nom un peu idiot se cache un groupe finlandais que j’avais découvert un soir de discussion dans un salon plein d’oiseaux bleus en 2003. Depuis cette époque et malgré la qualité de leur premier album, rien. Sept ans plus tard, je retombe sur ce groupe au hasard d’une news quelconque. Le Futur Pompiste n’a rien perdu de sa qualité de compositions, sorte de Stereolab a-like. Bien au contraire.
+


36. Florent Marchet – Courchevel [Nodiva]
Allongé sur une peau de bête, affublé d’une fine moustache que n’auraient pas reniés certains footballeurs allemands des années 80, Florent Marchet serait-il tombé du côté obscur de la force, à n’être qu’une caricature de ce qu’il souhaite se moquer ?
Que neni ! Disque court, ‘Courchevel’ est empreint à nouveau de belles chansons aussi touchantes que grinçantes, au-dessus desquelles plane toujours cette vision désabusée (ou presque) de la vie. Et prouve s’il en était besoin que Florent Marchet reste un artiste majeur français.
+


35. Ólafur Arnalds – ... And They Have Escaped The Weight Of Darkness [Erased Tapes]
Ólafur Arnalds aura été en 2010 une découverte. Un soir de journée ratée, je suis tombé chez Kris sur une chanson de cet album et j’ai été subjugué : compositions mélancoliques et déchirantes sur lit de cordes, le tout menées par un piano aussi omniprésent que discret. ‘... And They Have Escaped The Weight Of Darkness’ est un album sublime mais triste. Et Ólafur Arnalds le pendant pop de Max Richter.
+


34. Laura Marling - I Speak Because I Can [Virgin]
Faisant tourner les têtes de pas mal de groupes (Noah and The Whale il y a quelques années, Mumford and Sons aujourd'hui), Laura Marling n’est en rien une arriviste. Mais une artiste accomplie dont les diverses sorties discographiques de cette année m’auront stupéfié un peu plus. ‘I Speak Because I Can’ a été la première de celles ci. Un album fade de prime abord mais qui se dévoile rapidement, porté par la voix forte de Laura Marling. Et puis quelqu’un qui ose reprendre avec tant de justesse Jackson C. Frank ne peu être que quelqu'un de bien.
+


33. Baths - Cerulean [anticon]
Si l’on met de côté Why ?, ca faisait presque un moment que je n’avais pas été touché par un disque de chez anticon. Nouvelle signature d’anticon, Baths est en tout cas le genre de disque qui donne envie de se lover dans une piscine de coton. Et, accessoirement, la rencontre de Daedelus et de The Avalanches, avec un brin d'Animal Collective au-dessus de tout ca.
+


32. Villagers - Becoming a Jackal [Domino]
A l'époque, première écoute, je n’avais pas du tout été emballé. Et puis devant des avis dithyrambiques, j’ai ressayé. Et je suis tombé plus que sous le charme. Le premier album de Villagers (Conor O'Brien à la ville, irlandais de son état, aperçu chez The Immediate) est vraiment superbe. Des compositions et des mélodies touchantes qui ne tombent jamais dans le pathos, le tout entouré d’une production bien ronde comme il faut. Sacrés débuts !
+


31. Madlib – Madlib Medecine Show [Madlib Invazion]
Producteur émérite et défricheur musical professionnel, Madlib s’est lancé à la fin 2009 dans un projet un peu fou : sortir douze compilations/mix-tapes à sa sauce, traitant à chaque fois d’un thème musical défini : musique brésilienne, africaine, reggae, disco, etc… le tout, à la sauce Madlib, forcément.
S’il ne réussit pas son pari d’en sortir douze (neuf compilations ont «seulement» vu le jour pour le moment), artistiquement c’est de haut niveau. Pas tout le temps certes, mais globalement ces compilations ‘Madlib Medecine Show’ sont ambitieuses, détonantes, rarement ennuyeuses et proposent là un véritable voyage musical. Et dans le genre GO de luxe, on ne pouvait rêver mieux que Madlib.
+



Et pour finir donc, un lecteur permettant d'écouter un morceau de chacun des 20 albums présentés ci-dessus :




mercredi 8 octobre 2014

[Track of The Day] NehruvianDoom - Great Things

Depuis combien de temps n'avais-je pas écouté un album sorti des usines de Lex Records ? Je ne me souviens même plus. Pourtant, Lex était un des labels de hip-hop les plus enthousiasmants qui soit à sa création, tout accroché qu'il était (au départ) à Warp Records.
Des albums remarquables (le 'Hope' des Non Prophets, le 'Sleep No More' de Dj Signify), essentiels (le 'Ghetto Pop Life' de Danger Mouse and Gemini, le Hymie's Basement) en passant par quelques singles épatant (ne serait ce que le New New York de Tes). Et puis... plus rien. Pour ainsi dire que je ne sais même plus pourquoi j'ai arrêté de les suivre (peut-être pour la même raison que j'ai considérablement réduit mes découvertes hip-hop) alors que j'ai gardé mon amour pour Stones Throw.

Bref, tout cela pour dire qu'en plus d'avoir lâché Lex Records, j'ai également un peu délaissé MF Doom, devenu avec le temps peu emballant dans des collaborations pas forcément dingues. Mais je continue à avoir toujours de l'affection pour ce gars, parce qu'il a du talent, parce que ses premiers albums sont toujours aussi formidables. Et parce que je ne désespère pas un jour de voir enfin paraitre un Madvillain II (à ce propos, il faut lire absolument l'excellent reportage de pitchfork sur l'album qui vient de fêter ses 10 ans "Searching for Tomorrow: The Story of Madlib and DOOM's Madvillainy").

D'ailleurs, celui-ci pourrait (notez le conditionnel) ne plus être très loin. La preuve avec son nouveau projet qu'il vient de sortir avec un jeune rappeur pas encore majeur, Bishop Nehru, sous le nom de NehruvianDoom (un grand classique chez lui : DOOMStarks, DangerDOOM, JJ DOOM, MaDOOM, et j'en oublie sûrement).

Pourquoi donc un peu d'espoir ? Parce que Madlib est impliqué sur au moins un morceau de cet album, même si l'ensemble est produit par MF Doom lui-même. Mieux, on parle d'une production de Madvillain. C'est peu mais déjà ça.

Quant à l'album 'NehruvianDoom' (à la pochette plus gentillette que ce à quoi nous a habitué MF Doom), il est très court (31 mns, 9 morceaux dont 1 intro), où Doom enchaîne les productions comme à la belle époque des 'Special Herbs' (d'aucuns parleront de sonorités resucées), avec des sons soignés (très jazzy et soul) et des samples de voix d'un autre âge qu'il a toujours affectionnés. C'est Bishop Nehru qui tient le micro quasiment tout du long et il est d'ailleurs plutôt convaincant avec une voix loin de celle d'un adolescent et un flow sûr de lui. Mais les meilleurs passages restent tout de même quand les deux rappent ensemble.

Aucune chance que ce disque vienne titiller la Sainte Trinité - solo - de MF Doom ('Operation: Doomsday', 'Vaudeville Villain' et 'Take Me to Your Leader') mais si l'ensemble est un peu trop bavard (les samples évoqués sont presque le troisième emcee de l'album) pour un disque de cette durée là, le tout tient la route, est plus que plaisant et s'avère finalement de meilleure facture à chaque nouvelle écoute grâce notamment à une très belle partie finale (dont ce Great Things en écoute aujourd'hui).

Album : NehruvianDOOM
Année : 2014
Label : Lex Records

Acheter



En plus de Great Things, trois autres morceaux en écoute. Attention, ces trois morceaux sont amputés des parties samples de la fin, d'où une durée bien moindre que sur l'album 'NehruvianDOOM'.

Commençons par Caskets où MF Doom contrôle la situation avant que Bishop Nehru finisse le travail sur une production dans une grande tradition Doom-ienne :




Puis Disastrous, produit par Madlib et fignolé par MF Doom :



Pour finir, OM où les voix se répondent plus qu'ailleurs sur l'album :


jeudi 25 décembre 2008

Top 50 'Albums 2008': 10-01


Et les 10 premiers. Un top 10 qui m'aura accompagné tout au long de mon année, et trois premiers absolument immenses, dans des genres bien différents.
A vous de balancer vos tops 10/20/50/100 dans les commentaires. Ne vous gênez pas!

D'ici là, passez de joyeuses fêtes, mangez bien, buvez bien, faites la fête plus de raisons et ne soyez pas sages.
Rendez vous début janvier!

Au bas de ce papier, comme à chaque fois, vous trouverez un lecteur qui reprend un titre de chaque album présenté ci-dessous.



10. The Tallest Man On Earth - Shallow Grave [Gravitation]
Entre cette voix nasillarde, des textes un brin surréalistes et ces chansons folk, livrées brutes, enregistrées en une prise, dénudées de productions, The Tallest Man On Earth fait plus que rappeler l'esprit du Dylan du début des années 60: il l'incarne.
Son 'Shallow Grave' est même un hommage à cette période là: quand les sillons craquaient, quand les disques ne dépassaient pas 30/35 minutes (celui ci en fait trente) et que de jeunes hippies, une guitare en bandoulière, voulaient dominer le monde.
+

09. Fuck Buttons – Street Horrrsing [ATP]
Deux anglais de Bristol sortent un disque de noise, drapé dans des nappes de drone, de psychédélisme, de cris tribaux, avec à chaque morceau une subtilité mélodique stupéfiante. Grand cru du genre. Thank Buttons!
+





08. The Duke Spirit – Neptune [You Are Here]
Un peu garage, très rock, bluesy mais soul aussi, rappelant les Pixies et tout le rock indé des années 90, ‘Neptune’, dernier né des Duke Spirit, est un coup de pied bien senti dans les noix de la fourmilière rock qui a tendance depuis quelques années à se regarder jouer plutôt qu’à être inspirée. Énergique, énergisant, euphorisant, cohérent et vivifiant, c’est même un vrai petit régal.
+


07. Alain Bashung - Bleu Pétrole [Barclay]
Nouvel album du grand Alain Bashung. Après les détours de l'ovni 'L'Imprudence', le voilà revenu à une chanson française des plus accessibles et des plus belles, avec Gaëtan Roussel, Joseph d’Anvers, Armand Méliès et Gérard Manset comme compagnons de route. Ce 'Bleu Pétrole' est peut-être son plus grand disque. Il n'a peut-être jamais aussi bien chanté alors qu'il est sur le point de passer de l'autre côté, la faute à un fichu crabe qui ne veut pas lâcher l'affaire. Écouter Comme Un Lego ou Tant de Nuits et mourir...
+

06. MGMT – Oracular Spectacular [Columbia]
Alors oui, ils ont été l’année musicale à eux deux. Et dès le début de l’année les salopiauds. Deuxième chronique de l’année sur ce blog, en janvier dernier, avec la mauvaise pochette. Depuis, la hype a pris ce ‘Oracular Spectacular’ et a fait du groupe ce qui se fait de mieux dans le monde de la musique en 2008. Les classements de fin d’année de nombreux magazines ou webzines le prouvent. Et donc ? Ben rien. Ils ont bien raison.
Un disque pop j'm'enfoutiste, qui aligne les tubes et les références, entre groove, funk et electro, sur fond de kitsch absolu. Et puis surtout, ils pondent Time To Pretend, qui, quinze ans plus tôt, serait devenu un tube ultime pour toute une génération, à la manière de Smells Like Teen Spirit. Rien de moins.
+

05. The Sleeping Years - We're Becoming Islands One By One [Talitres]
L'ancien leader de The Catchers a décidé de faire pleurer votre cœur et votre âme. Et c'est Talitres qui s'y atèle. Disque splendide, en tous points, avec pourtant une formation des plus banale: guitare + batterie + piano + violoncelle. Un album de folk-pop lumineux, acoustique, qui sonne merveilleusement et qui fait vibrer les cordes les plus sensibles de notre être, souvent enfouies au plus profond de nous. Bordel, c'est beau.
+

04. Madvillain - Madvillainy 2: The Madlib Remix [Stones Throw]
Madlib et MF Doom sont dans un studio. Madlib et MF Doom fument trop de beuh. Qu'est ce qu'il reste? Un album de remix de 'Madvillainy', pour patienter jusqu'au vrai 'Madvillainy 2'. Et vous savez quoi? C'est excellent. Plus qu’un album de remix, voilà une nouvelle version de ‘Madvillain’, presque aussi parfaite que l’originale.
+


03. Arnaud Cathrine et Florent Marchet – Frère Animal [Editions Verticales]
Florent Marchet ou les concept-albums. Avec son compère Arnaud Cathrine, ils remettent le couvert. Cette fois, bienvenue chez SINOC, Société Industrielle Nautique d’Objets Culbuto. Une mère pour toute la ville, qui pourvoie emploi, salaire et raison de vivre. Le roman-musical (puisque c'est de cela qu'il s'agit) égrène en 19 titres, une vision d'un cynisme absolu en racontant l'histoire Thibaut, de son frère Renaud, de sa petite-amie Julie, de son père ou de son pote du lycée Benjamin. Un grand moment de chanson française, piquante, noire, étalant à la face du lecteur ou aux oreilles de l'auditeur la violence et l'aliénation dont est responsable l'économie industrielle aujourd'hui. Chef d'œuvre? Oui. Chef d'œuvre.
+

02. Wolf Parade – At Mount Zoomer [Sub Pop]
Sub Pop parle de «this generation’s ‘Marquee Moon’» quand il parle de 'At Mount Zoomer'. Je n'irais peut-être pas jusqu'à mettre cet album au niveau du chef d’œuvre de Tom Verlaine (en tout cas pas maintenant). Mais quand même. Ce disque est une des merveilles de 2008. Un disque essentiel, assez court, incisif, frappant fort, gommant les imperfections du premier album, et balançant, à coups de claviers, un rock qui ne se regarde pas le nombril. Toujours en constante évolution, les morceaux de Spencer Krug (Frog Eyes, Swan Lake) et Dan Boeckner d’Handsome Furs se fraient un chemin mais ne se perdent jamais. Grand disque. Et numéro 1 bis de mon année 2008.
+

01. The Magnetic Fields – Distortion [Nonesuch]
The Magnetic Fields, toujours mené par ce Stephin Merritt de génie, changent de registre pour ce nouvel album, rappelle à notre bon souvenir les Jesus & Mary Chain (référence indéniable tout au long du disque), font sortir Phil Spector de taule, et pondent un 'Distortion'… distordu. Une production étouffante, un son saturé, des larsens à droite mais aussi à gauche; tout ça mêlée à une structure et des mélodies affolantes. Bref mariage habile de noisy-pop, de grandes mélodies et de textes inspirés. Et forcément l'album de l'année de la part d'un groupe qui tout au long de sa carrière n'aura jamais déçu.
+

Et voilà une chanson de chacun des albums présentés ci-dessus. Classées là aussi de 10 à 01. Bonne(s) écoute(s)!


vendredi 3 janvier 2020

Bilan 2019 : « Albums » (40-21)


On est déjà le 3 janvier, et il est temps de finir ces bilans de fin d'année. Alors, faisons vite et bien avec la première partie du traditionnel top albums, avec les disques classés de 21 à 40. Les 20 premiers arriveront bien assez tôt (dimanche si tout va bien).

Mais avant cela, plongeons nous une nouvelle fois dans d'autres classements :
Le bilan des rééditions de l'année chez POPnews
Les 10 albums de l'année de Mind Riot Music
La playlist 2019 des rédacteurs de Playlist Society
La cuvée 2019 des chroniqueurs de Pinkushion
Le bilan 2019 (et son mix) chez Random Songs

Vingt disques donc. Pas mal de découvertes (et le plus souvent d'artistes déjà confirmés, certains depuis 25 ans), quelques révélations (dont une norvégienne dont on devrait entendre parler pendant un moment), quelques habitués et surtout beaucoup d'albums torturés. Et bien sûr, au bas de ce papier, des liens vers des « players » pour écouter une chanson de chacun des albums chroniqués ci-dessous. Bonne lecture et bonne(s) écoute(s) !

Bilan 2019 :
Top 50 « Chansons »
Top 40 « Albums » (20-01)
Top 15 « 7", Ep, Compilations & Rééditions »


40. The Horsebites - Shadows [Dangerhouse Skylab / Future Folklore Records]
Garage autant que power-rock, psyché autant que pop, n'oubliant jamais les mélodies, ce premier album des lyonnais de The Horsebites ne fait pas dans la fioriture, resserre son propos autour de 8 chansons, d'une petite trentaine de minutes énergiques et de guitares fuzz à n’en plus finir.
39. Ilgen Nur - Power Nap [Euphorie Records]
« Sad songs about growing up » dit Ilgen-Nur Borali sur le premier album du quatuor d'Hambourg qui porte son nom, Ilgen-Nur. Et il n’y a pas tromperie sur la marchandise, elle qui est pleine d’indie-rock et de power pop, aux guitares à la belle nervosité. Et derrière tout ça, une jolie mélancolie.
En savoir plus
38. Fun Fun Funeral - Everything Is Ok [October Tone Records / Araki Records]
Premier album de freak folk/weird/pop assez impressionnant pour ce duo anglo-lyonnais, qui convie au festin aussi bien Animal Collective qu’Arcade Fire (des débuts), MGMT et autres The Dodos. Le tout porté par une production aux mille et un détails - organiques -, au canevas mouvant et aux mélodies qui fourmillent d'idées.

37. Panda Bear - Buoys [Domino]
Sans doute son disque le plus abouti depuis le merveilleux 'Person Pitch' en 2007, 'Buoys' est un album simple, peu joyeux mais pas torturé, où Panda Bear, sa guitare folk sous le bras, invite reverb, boucles, mélodies qui divaguent, samples incongrus et produit un gros travail sur sa voix, qui a rarement été aussi belle, rappelant plus que jamais Brian Wilson.


36. Clipping. - There Existed an Addiction to Blood [Sub Pop] 
Découverte de ce trio de Los Angeles qui pour cet album plonge la tête la première dans le monde de l'horreur, que celle-ci vienne de faits divers ou du cinéma. Hip-hop trituré, presque expérimental parfois, 'There Existed an Addiction to Blood' distille tout du long une ambiance macabre et pesante, heurtée et abstracte.
35. Richard Dawson - 2020 [Domino]
Si Richard Dawson propsait un voyage folk dans l’Angleterre du Moyen-Âge sur 'Peasant' en 2017, l’anglais embarque son monde pour la même Angleterre, mais en 2020 cette fois, comme pour mieux mettre en parallèle les deux époques. Ce qui nous donne un disque faramineux de folk, souvent bruitiste voire noise, aussi engagé par les thèmes qu’il aborde que juste dans les situations qu’il décrit.
34. The Cinematic Orchestra - To Believe [Ninja Tune]
D'aucuns diront qu'ils ont le truc et qu'ils en usent et en abusent. Mais tout de même, ce premier album en 12 ans est d'une beauté folle, d'une force émotionnelle et évocatrice assez incroyable. Il y a à chaque piste de 'To Believe' des plans cinématographiques qui se créent comme si The Cinematic Orchestra était le metteur en scène de nos pensées. Le groupe n'a peut-être jamais aussi bien porté son nom.


33. Lispector - Small Town Graffiti [Teenage Menopause]
Active depuis bientôt un quart de siècle, Julie Margat (son nom dans le civil), sa bedroom-pop un peu chancelante, sa basse gérant le tempo, ses claviers puissants et sa voix légère ont un côté plus qu'attachant. Une des découvertes de l'année, avec beaucoup, beaucoup trop de retard.


32. Fennesz - Agora [P-Vine / Touch]
Réalisé au casque comme à l’époque de ses premiers disques, il se dégage de cet 'Agora' une beauté vaporeuse où Fennesz accumule les couches sonores et laisse chacune vivre sa vie, rendant sa musique plus organique et vivante que jamais. Un voyage brumeux et hypnotique.
En savoir plus
31. Sambassadeur - Survival [European Records]
Dix ans après leur dernier album, les suédois de Sambassadeur auront fait leur retour en 2019.  Au programme, huit chansons, 30 petites minutes et de l’indie-pop légère, mélancolique, rêveuse et mélodieuse, pour un tout d’un divin ravissement.
En savoir plus


30. Omni - Networker [Sub Pop] 
Derrière un côté art-punk qui prend son temps, 'Networker' n'est pas le genre d'album immédiat. Fait de rupture de mélodies, de renversements de tempo, de riffs répétitifs, de guitares à la Television, d'une drôle de langueur et d'une production toute cotonneuse, il ne révèle ses saveurs qu'au fur et à mesure. Mais une fois qu'elles sont libérées, il devient vite une drogue à l'accoutumance.
29. Jeffrey Lewis & The Voltage - Bad Wiring [Don Giovanni Records]
Derrière ses quelques balades folk et des titres plus enlevés lorgnant vers un certain (post) punk, sur lesquels il conte ses histoires avec un débit toujours échevelé, le nouvel album de Jeffrey Lewis n’est pour autant pas un disque très optimiste, tant le pape de l’anti-folk y étale ses doutes, ses questionnements, son ennui voire une dépression latente. Mais c’est sans doute un de ses meilleurs albums à ce jour. 
28. Freddie Gibbs & Madlib - Bandana [Keep Cool]
Cinq ans après 'Piñata', voilà donc le deuxième album de l’association Freddie Gibbs/Madlib (on se demande d’ailleurs pourquoi ils n’ont pas un nom de « groupe », comme ce fut le cas avec Jaylib ou Madvillain), et difficile de dire que celui-ci déçoit. Hip-hop, soul et samples venus de partout, sur lesquels le flow de Freddie Gibbs se conjugue parfaitement aux samples (donc) et au mix de Madlib, avec en bonus des interventions extérieures pertinentes (mention spéciale à Anderson .Paak).


27. Action Dead Mouse - Il Contrario Di Annegare [È Un Brutto Posto Dove Vivere / To Lose La Track / Floppy Dischi / Ideal Crash]
'Il Contrario Di Annegare' fait encore mieux que ses prédécesseurs. S’éloignant encore un peu plus du math-rock des débuts, ce nouvel album des Action Dead Mouse est peut-être le mieux construit, le plus mélodique mais pas le moins furieux. Post à bien des égards (punk, hardcore et même rock sur certaines montées), il est sans doute la symbiose la plus parfaite des différentes inspirations des italiens.


26. Moddi - Like in 1968 [Propeller Recordings]
Quoiqu'en dise son titre, 'Like in 1968' n'est pas un disque à la sauce des années 60. Le point de départ est plus une réflexion sur cette année charnière et des ponts que l'on peut trouver avec notre époque actuelle (« Sometimes it feels like we've forgotten how to dream » dit-il sur la chanson titre). Le tout sur une très belle pop, pleine de piano, de glockenspiel, de banjo, de guitare acoustique ou d'accordéon.
25. Hand Habits - Placeholder [Saddle-Creek]
Croisée il y a deux ans lors de son premier album, Meg Duffy sur ce second opus y est beaucoup plus consistante. Une pop déprimée, langoureuse, un chant presque désabusé, le tout mis en lumière par une guitare du même acabit et quelques solos électriques à la longueur calibrée.
24. Angelo De Augustine - Tomb [Asthmatic Kitty]
Premier coup de cœur de 2019 (le disque est sorti le 11 janvier), ce troisième album du californien ne respire pas la joie de vivre (comme beaucoup de disques de ce top finalement). La mélancolie est disséminée un peu de partout par sa voix si haut perchée, et est appuyée par de délicates mélodies, entre folk et pop, et des arrangements soyeux ne faisant jamais dans l’esbroufe..
23. Tyler, The Creator - Igor [Columbia]
C'est donc lui Tyler, The Creator. Je ne m'étais jusque là jamais penché sur son cas, m'étant (sans le vouloir) éloigné des sorties rap/hip-hop au fil des années. Et il était temps vu la qualité de cet album. Pour autant, peut-on résumer cet 'Igor' à du hip-hop tant il malaxe des genres, du r'n'b au funk en passant par la pop, le tout avec une production aux oignons (ce disque au casque est un régal) ?


22. Dan Oxenberg, Bear Galvin + Friends (Pillow Mt. Conspiracy) - Early Abstractions, Vol. 1 [three:four Records]
Ultime découverte de 2019, ce disque d’une belle simplicité mélodique est plein de chansons folk, cabossées, lumineuses, susurrées, aux accents parfois blues, qui croisent et se mêlent avec des morceaux plus expérimentaux, mais tout autant mélancoliques. Un très bel album que n'aurait sans doute pas renié publier feu Alien8 Recordings.
21. girl in red - beginnings [Awal]
Marie Ulven, aka girl in red, n’aime pas trop les majuscules. Pourtant, il faut écrire en gros et en gras que 'beginnings', son premier album (compilation de ses deux premiers Ep), est extrêmement prometteur, avec sa bedroom pop, sa collection de chansons pleines de tourments (bad idea!), d’idées noires et de mélancolie.


Comme promis, voilà quelques players vous permettant d'écouter une chanson issue de chacun des vingt disques présentés ci-dessus : Spotify et Deezer. Bonne(s) écoute(s) ! 






Bilan 2019 :
Top 40 « Albums » (20-01)
Top 50 « Chansons »
Top 15 « 7", Ep, Compilations & Rééditions »