Et ça continue, encore et encore, mais 2016 est bientôt terminé, d'accord d'accord... Bonne route donc chère madame à l'énergie contagieuse et à la voix si prenante. Vous allez nous manquer. Vraiment.
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lundi 21 novembre 2016
lundi 24 janvier 2011
[Track of The Day] Anika - I Go to Sleep (The Kinks cover)
Passé totalement à côté de cette sortie l'an passé, c'est par I Go to Sleep, perdu dans la dernière newsletter de Stones Throw (distributeur de l'album aux États-Unis) que je découvre Anika. De son vrai nom Annika Henderson, Anika est une journaliste politique aussi allemande qu'anglaise qui vient s'acoquiner et poser sa voix sur les productions de Geoff Barrow (tête de proue de Portishead) et de son nouveau groupe Beak.Je n'ai jusque là écouté que la reprise des Kinks (et non pas des Pretenders comme indiqué par erreur), I Go to Sleep. Mais cette version très sombre, étouffante et marqué du sceau de la no-wave, du morceau du groupe de Ray Davies, lui enlevant tout lyrisme, est très aguicheuse. Pas sur que le tout tienne sur la longueur d'un album (surtout que la belle blonde reprend le sublime Masters of War de Bob Dylan et j'avoue de prime abord être sceptique) mais cette chanson vaut le détour.
Album: Anika
Année: 2010
Label: Invada
mardi 21 décembre 2010
[Track of The Day] Sufjan Stevens - Barcarola (You Must Be a Christmas Tree)
C'était une vraie tradition dans les années 60. Et de plus en plus c'en est une dans les années 2000. Car oui, la chanson de noël, la christmas song revient en force depuis quelques années. Et cette année, de Nathan Fake à Florent Marchet et ses 'Noel Songs' en passant par Coldplay ou Malcolm Middleton, beaucoup auront été les artistes à se lancer dans cet exercice.Un exercice que maîtrise à merveille Sufjan Stevens, depuis une dizaine d'années qu'il compose ou reprend pour sa famille et ses amis quelques balades de noël. Et après un coffret (regroupant les 5 premiers volumes) dignement édité par Asthmatic Kitty puis le leak du volume 8 en 2008, c'est au volume… 6 de voir le jour. Enfin, en petite partie puisque hier, presque par hasard, seulement deux nouvelles chansons ont émergées.
De là à imaginer la sortie d'un second coffret, compilant les volumes 6 à 10, le soir de noël, genre cadeau qu'on attendait plus, il n'y a qu'un pas. Pas qu'il vaut sans doute mieux éviter de faire, pour mieux se contenter de Barcarola (You Must Be a Christmas Tree), chanson de noël classique, langoureuse, avec guitare folk, banjo et chœurs, loin de ses dernières expérimentations et à écouter, lové dans la neige.
EDIT: Et hop, voilà t-y pas que ce fameux volume 6 sort des ténèbres sous le nom 'Gloria! Songs for Christmas, Vol. 6'. Et est en écoute complète en cliquant ici. On dit merci à super Erwan pour toutes les infos !
Album: Gloria! Songs for Christmas, Vol. 6
Année: première diffusion en décembre 2010
Label: -
Album: Gloria! Songs for Christmas, Vol. 6
Année: première diffusion en décembre 2010
Label: -
mercredi 15 décembre 2010
[Track of The Day] Mumford and Sons - Hold On To What You Believe
Fort d'un succès - mérité - aussi bien critique que commercial avec leur premier album 'Sigh No More', les Mumford and Sons connaissent aujourd'hui la rançon de la gloire avec la sortie d'une Deluxe Edition du dit album un an après sa sortie. Le ridicule ne tuant pas (Universal serait déjà mort et enterré depuis longtemps auquel cas) et se foutre de la gueule des gens qui achètent - encore! - des disques étant devenu un sport national pour les majors, tout cela aide bien l'affaire.Vous allez me dire «mais pourquoi donc s'évertuer à parler d'une réédition que tu trouves ridicule» ? Un parce que je suis schizo. Deux parce qu'il y a sur la dite réédition (composée d'un cd live que comme tout cd live ou dvd bonus on écoutera deux fois avant de le laisser prendre la poussière) une bonus-track, non présente à l'origine sur 'Sigh No More', Hold On To What You Believe.
Hold On To What You Believe est une chanson que l'on pouvait retrouver sur 'Love Your Ground Ep', un disque sorti en 2008 à l'époque où Mumford and Sons n'était qu'un groupe en devenir. Une chanson aux allures de face-b, réussie, que le groupe remet à la sauce 2010 (la hargne prenant le pas sur l'acoustique).
Aujourd'hui, à choisir, il vaut mieux éviter cette réédition qui n'a pas lieu d'être (malgré tout le bien que je pense de l'album) pour mieux acheter la première version de l'album qui se suffit à elle même. Quant à Hold On To What You Believe, on retrouvera cette chanson sur une compilation de raretés dans moins de cinq ans, assurément.
Ps: Petite aparté pour saluer Valery qui a décidé de couper le son du très bon, instructif et presque unique (et vu que je le dis depuis le début, je vais pas me gêner pour en rajouter une louche) BCommeBoxSons, avec des arguments qui sont malheureusement éminemment respectables. Bref, une nouvelle pas glop du tout mais qui est cependant compréhensible. En tout cas, n'hésitez pas à aller fouiller dans son site qui mettra du temps avant d'être dépassé.
Quant à Valery, il reste encore bien présent sur Twitter (ici) mais surtout sur Net Emergence, une chouette utopie musicale. Et vous me direz, c'est déjà beaucoup!
Album: Sigh No More (Deluxe Edition)
Année: 2010
Label: Island
Quant à Valery, il reste encore bien présent sur Twitter (ici) mais surtout sur Net Emergence, une chouette utopie musicale. Et vous me direz, c'est déjà beaucoup!
Album: Sigh No More (Deluxe Edition)
Année: 2010
Label: Island
lundi 6 décembre 2010
[Track of The Day] Jim O'Rourke - Always Something There to Remind Me (feat. Thurston Moore) (Sandie Shaw cover)
Américain vivant au Japon depuis quelques années, Jim O'Rourke a du sa notoriété à sa participation à Sonic Youth le temps de quelques albums au début de ce siècle.Pourtant, il reste avant tout un esthète pop. Car on ne sort pas une trilogie 'Bad Timing', 'Eureka', 'Insignifiance' par hasard, sur un coup de chance.
Dernière lubie de l'américain aux yeux bleus profonds: rendre hommage à un maître de la pop music, Burt Bacharach. 'All Kinds of People Love Burt Bacharach' est une compilation de reprises de l'auteur de Say a Little Prayer for Me et autres Raindrops Keep Fallin' on My Head.
A la production et à la musique, Jim O'Rourke. A la voix, Jim O'Rourke également, mais uniquement sur Planes, Boats and Trains, originellement chanté par Dionne Warwick. Car sur les 10 autres titres, il fait appel à des amis, pour la plupart japonais (il y a ici de vraies découvertes) ainsi que Thurston Moore qui revisite Always Something There to Remind Me, en y ajoutant se légère touche noisy qui lui et prore..
Au final, 'All Kinds of People Love Burt Bacharach', qui rend hommage plus qu'il ne revisite, est un vrai bonheur d'album. Un parce que le tout est bien fait avec ses touchés délicats de piano sur lit de cordes. Deux parce qu'on sent que Jim O'Rourke est fan de l'œuvre de Burt Bacharach et qu'il de lui rendre hommage sans la défigurer. Et trois car on a l'occasion de découvrir ici quelques voix japonaises qu'il faudrait assurément plus écouter tant elles titillent très agréablement l'oreille.
Album: All Kinds of People Love Burt Bacharach
Année: 2010
Label: AWDR
jeudi 2 décembre 2010
[Track of The Day] 1973 - Queens
Cette semaine est définitivement ancrée dans le monde de la pop et du folk (comme souvent me direz vous). Après Iron & Wine et les Radar Brothers, faites place à Queens, nouvelle chanson des 1973, trio parisien qui a confirmé cette année tout le bien qu'on pensait d'eux avec leur premier disque 'Bye Bye Cellphone'.Queens est à l'image de leur album: une belle composition avec une chouette mélodie pour jolis chœurs. Plus qu'une face-b, cette chanson est aussi une bonne occasion de reparler des 1973, groupe charmant, aussi bien sur disque que sur scène.
Album: -
Année: 2010
Label: Blonde Music
Vous pouvez télécharger Queens gratuitement et légalement en devenant fan de la page officielle des 1973. Cliquez ici!
mercredi 1 décembre 2010
[Track of The Day] Radar Brothers - And The Birds
Ils ont beau faire peu ou prou les mêmes albums à chaque fois, les Radar Brothers sont, dans leurs périodes les moins prolifiques en mélodies, au pire charmants. Du genre incapables de sortir un mauvais disque.Le sixième album du groupe californien, confirme cette thèse. Solide, 'The Illustrated Garden' compte assez de chansons pop et slowcore pour satisfaire n'importe quel mélomane exigeant.
'The Illustrated Garden' aligne de belles compositions, rapidement mémorisables et évidemment reconnaissables entre mille, qui touchent parfois au sublime sur quelques passages (Dear Headlights, And The Birds, Radio) et surtout confirme tout le bien que l'on pensait déjà des Radar Brothers, un des groupes les plus sous-estimés qui soit.
Album: The Illustrated Garden
Année: 2010
Label: Merge
mardi 30 novembre 2010
[Track of The Day] Iron & Wine - Walking Far From Home
Et si le folk était devenu un monde trop restreint, d'où il faille finalement s'extirper pour mieux s'émanciper? Sufjan Stevens a ouvert la voie avec son 'The Age of Adz', plein d'électro aussi cheap que lourde? Sam Beam lui emboite le pas.Prévu pour janvier 2011, 'Kiss Each Other Clean' est le quatrième album d'Iron & Wine. Et il est aujourd'hui mis en orbite par un premier essai, 'Walking Far From Home 7"', composé de trois chansons dont celle du même nom que l'on retrouvera sur l'album, et premier single officiel.
Ces trois morceaux tranchent vraiment, chacun à leur façon, avec le reste de la discographie d'Iron & Wine. De la distorsion savamment distillée et une emphase peu commune par ci (superbe Walking Far From Home), du rythmes world et un saxo pas du meilleur effet par là, (Summer In Savannah) et une électro « à la Sufjan » là-bas au fond (Biting Your Tail).
Dur au final de savoir à quoi s'attendre. Juste se rappeler que Sam Beam et ses Iron & Wine n'ont jamais déçu jusque là.
Album: Walking Far From Home 7"
Année: 2010
Label: Warner Bros
lundi 29 novembre 2010
[Track of The Day] Ef - 401 Lwa
Jolie découverte que ce Ef (simple, efficace, concis), trio suédois qui a sorti cette année son troisième album, à l'occasion de leur troisième album 'Mourning Golden Morning'.Un disque auquel on aurait un peu trop vite fait de lui coller une étiquette de post-rock. Alors oui, Ef garde les codes inhérents au genre: de longs morceaux instrumentaux (ou quasi), des montées progressives débouchant sur de pétaradantes explosions sonores.
Mais 'Mourning Golden Morning' lorgne régulièrement vers la pop et appuie singulièrement sur le côté mélodique de ses compositions, tablant aussi bien sur les traditionnelles batterie (véritable maitresse d'ouvrage ici) et guitare que sur les percées flamboyantes d'un piano charmeur.
'Mourning Golden Morning' est un bel album, Ef un chouette groupe (qui me rappelle par certains aspects les Jeniferever) et, cerise sur le gâteau, qui semble avoir mis en haut de ses priorités le fait de jouer une musique très lumineuse, prenante et belle. Et à laquelle il est difficile de résister.
Album: Morning Golden Morning
Année: 2010
Label: And The Sound
mardi 23 novembre 2010
[Track of The Day] The Pains of Being Pure at Heart - Heart In Your Heartbreak
Ce groupe est peut-être ma plus grande marotte depuis une bonne année. Il faut dire que les chansons de The Pains of Being Pure at Heart, sont à chaque fois une grande réussite.La preuve avec ce nouvel inédit, Heart In Your Heartbreak, premier extrait de leur prochain album, 'Belong', qui verra le jour au printemps 2011, toujours chez Slumberland. Une chanson plus rock que leurs derniers essais et qui donne envie de découvrir la suite.
Mais The Pains of Being Pure at Heart a surtout un respect incroyable envers la musique. La preuve en est ce besoin qu'ils semblent avoir à sortir beaucoup de seven-inch. A l'ancienne presque. Comme si Sarah Records existait encore.
Ce 'Heart In Your Heartbreak 7"' est leur septième seven-inch, et sûrement pas leur dernier. Une nouvelle fois, leur choix est judicieux, une nouvelle fois leur parti pris esthétique est une réussite. Bref, The Pains of Being Pure at Heart prouvent qu'ils ont du goût. Et également tout compris.
Album: Heart In Your Heartbreak 7"
Année: 2010
Label: Slumberland
mercredi 17 novembre 2010
[Track of The Day] (Please) Don't Blame Mexico - The Protocol
Dans la série «nos groupes ont du talent» (rien à voir avec EMI), voilà (Please) Don't Blame Mexico qui arrive les bras chargés de sa nouvelle sortie discographique 'The Protocol Ep'.
Signé chez les bordelais de Sauvage Records, le groupe formé de Maxime Chamoux (de Toy Fight) présente le troisième et dernier Ep de la formation, avant un premier album à venir, 'Concorde' - en 2011.
J'avoue ne pas m'être attardé plus que cela sur le groupe à l'époque des deux premiers Eps (malgré les recommandations nombreuses d'Erwan ou Cécile, qui en grande fan, vient de chroniquer ce 'The Protocol Ep') mais celui-ci a pleins d'atouts à faire valoir.
Court et incisif (2 morceaux pour 7 minutes au compteur), il propose deux chansons diamétralement opposées: The Protocol et sa folk-pop enivrée et enivrante, sorte de Toy Fight en plus foufous et un Big Eyes Repeating, balade déprimée, pianotée et habitée.
(Please) Don't Blame Mexico est un bon coup de fraicheur dans la pop made in France - qui se porte décidément très bien. J'aurais du m'en rendre compte plus tôt. J'oserais, je remettrais la faute sur le Mexique...
J'avoue ne pas m'être attardé plus que cela sur le groupe à l'époque des deux premiers Eps (malgré les recommandations nombreuses d'Erwan ou Cécile, qui en grande fan, vient de chroniquer ce 'The Protocol Ep') mais celui-ci a pleins d'atouts à faire valoir.
Court et incisif (2 morceaux pour 7 minutes au compteur), il propose deux chansons diamétralement opposées: The Protocol et sa folk-pop enivrée et enivrante, sorte de Toy Fight en plus foufous et un Big Eyes Repeating, balade déprimée, pianotée et habitée.
(Please) Don't Blame Mexico est un bon coup de fraicheur dans la pop made in France - qui se porte décidément très bien. J'aurais du m'en rendre compte plus tôt. J'oserais, je remettrais la faute sur le Mexique...
Album: The Protocol Ep
Année: 2010
Label: Sauvage Records
Ce 'The Protocol Ep' est à télécharger gratuitement et légalement sur le site de Sauvage Records, sur la page de (Please) Don't Blame Mexico, ici même.
Pour finir, un joli clip home-made de Protocol, la chanson en écoute aujourd'hui:
mardi 16 novembre 2010
[Track of The Day] Broken Records - A Darkness Rises Up
J'ai un cousin (qui s'appelle Martin, ça ne s'invente pas) qui a la chance, que dis-je le bonheur, d'être parti en septembre dernier découvrir les joies de la vie Erasmus en Écosse. Une vie qui se limite (mais qui demande plus?) à faire la fête, boire, faire la fête… et boire encore.Il a posé ses bagages à Glasgow. Je ne connais pas Glasgow mais à chaque fois qu'on m'en a parlé, on l'a fait en termes plus qu'élogieux. De l'Écosse je ne connais qu'Edinburgh, charmante bourgade, qui plus est sous un franc et impeccable soleil automnal.
C'est d'Edinburgh que viennent les Broken Records, groupe découvert au hasard de la vitrine d'une boutique et dont j'ai déjà parlé dans ces pages (là, là et là).
Un an et demi après un beau premier album pop, le sextet écossais revient aux affaires avec 'Let Me Come Home', un disque qui reprend les mêmes recettes (pop-folk-rock aux belles mélodies pleines de cordes, aussi baroques, romantiques qu'amples) avec la même réussite.
Moins rempli de tubes que 'Until The Earth Begins To Part', 'Let Me Come Home' a une cohérence que son prédécesseur n'avait pas (ce qui était d'ailleurs une de ses faiblesses). Et s'impose vraiment comme un chouette album. Pas comme le disque qu'on est en droit d'attendre d'un groupe comme Broken Records, capable de composer de grands moments pop, mais qui s'en rapproche, irrémédiablement.
Cousin Martin a intérêt à aller voir les Broken Records en concert, at home. Sinon il lui en cuira.
Album: Let Me Come Home
Année: 2010
Label: 4AD
lundi 15 novembre 2010
[Track of The Day] Sufjan Stevens - I Want to Be Well
Certains crient à l'imposture, d'autres au génie: le dernier album de Sufjan Stevens, 'The Age of Adz' est sans nul doute le disque qui fait le plus débat de cet automne 2010 - dans le monde indé, cela va sans dire. Ailleurs, c'est de savoir si Florent Pagny a fait encore pire que ses précédentes livraisons (indice: cette fois, il ne massacre pas Jacques Brel, ce qui est déjà pas mal).De mon côté, sans crier au génie (ce que j'ai pourtant déjà fait à propos de l'américain), je trouve que son dernier album en date est une très grande réussite. 'The Age of Adz' est un disque long en bouche, dont les premières écoutes sont assez déstabilisantes pour un fan de l'œuvre de Sufjan Stevens.
Ici, l'auteur de 'Come On Feel The Illinoise' fait intervenir dans ses compositions une sorte d'electro très cheap, assez lourdingue de prime abord et qui se pose en façade de beaucoup des compositions.
Mais tout cela, c'est avant que l'alchimie opère, que tout ce qui a fait son succès se révèle être bien présent: balade folk lumineuses, mélodies à tomber, souci du détail, cordes et cuivres en pagaille.
'The Age of Adz' est un disque magnifique à mes oreilles, qui se découvre un peu plus à chaque nouvelle écoute et qui contient certaines des meilleures compositions de Sufjan Stevens (I Want to Be Well, en écoute aujourd'hui, et l'incroyable Impossible Soul et ses 25 minutes pour 5 mouvements, notamment).
Un album sombre (il raconte beaucoup d'amours déçus) qui voit Sufjan Stevens prendre des risques, ne pas se résigner à surfer ni rester l'éternel auteur d'un album justement éternel. Il y a effectivement quelque chose de génial chez ce type.
Album: The Age of Adz
Année: 2010
Label: Astmatic Kitty
Dans Le Mur du Son s'est amusé à chroniquer ce 'The Age of Adz'. Quatre chroniques donc, aux avis bien tranchés. A lire en cliquant ici!
jeudi 11 novembre 2010
[Track of The Day] Styrofoam - Carolyn
Alors que la crève a décidé qu'elle n'allait pas me lâcher comme ca, Track of The Day rapide aujourd'hui (en attendant le prochain grog) avec le retour du meilleur palliatif à l'absence de Postal Service, Styrofoam.'Disco synthesizers & Daily Tranquilizers' est un disque qui commence bien par Carolyn qui sent bon le tube et l'electro-pop portée par les guitares, plutôt dans la veine de son 'A Thousand Words' précédent et très réussi. Bref, une chanson plus qu'agréable.
Et puis... non. Le reste de l'album ne suit pas. Styrofoam oublie toute finesse et opte une sorte d'électro branchouille, très boum-boum mais sans une once d'intérêt. Bref, 'Disco synthesizers & Daily Tranquilizers' s'avère très décevant.
Alors certes, Styrofoam retrouve quelques fois la flamme (notamment en fin d'album) mais cet album reste très frustrant. Heureusement il reste Carolyn et les albums précédents. C'est déjà ça.
Album: Disco synthesizers & Daily Tranquilizers
Année: 2010
Label: Nettwerk
mercredi 10 novembre 2010
[Track of The Day] Laura Marling - Blues Run The Game (Jackson C. Frank cover)
1965: Un jeune homme de 22 ans sort dans un anonymat incroyable un des cinq plus beaux albums des années 60. Cet homme, c'est Jackson C. Frank et cet album, c'est 'Blues Run The Game'. Un disque aussi somptueux qu'unique et indispensable (et auquel j'avais consacré une chronique 'Oldies' il y a 3 ans et sur la page de laquelle on trouve toujours 3 titres en écoute).2010: Laura Marling est une des nouvelles prêtresse folk. Ses deux premiers albums sont des réussites et ses participations diverses sont autant de beaux moments (le premier Noah and The Whale, son trip indien avec Mumford and Sons).
Au delà du talent qu'on lui connait, on apprend aujourd'hui que Laura Marling a du goût. Beaucoup de goût. Annoncé depuis six mois déjà, la voilà qui sort enfin un 7" où elle reprend The Needle and The Damage Done de Neil Young mais surtout Blues Run The Game.
Sa relecture de la chanson qui donna le nom à l'album de Jackson C. Frank est extrêmement simple et dépouillée, comme l'originale. Ici, Laura Marling ne se permet pas de folie qui risquerait de briser ce bijou de mélodie et en fait une version belle, touchante voire enchanteresse.
Alors bien sûr, elle n'arrive pas au début de la cheville de l'originale, tant Jackson C. Frank semble y avoir mis sa vie. Mais si la version de Laura Marling permet de faire découvrir au plus grand nombre l'album 'Blues Run The Game', chef d'œuvre méconnu s'il en est, alors ca sera déjà ca de gagné.
Album: Blues Run The Game 7"
Année: 2010
Label: Third Man Records
On peut commander ce 'Blues Run The Game 7"' sur le site officiel de Third Man Records, le label de Jack White, ici même.
Et pour finir, la version de Laura Marling de The Needle and The Damage Done de Neil Young. (malheureusement plus en écoute)
jeudi 4 novembre 2010
[Track of The Day] The Decemberists - Down by the Water
Si on avait senti le vent commencer à tourner à la sortie de 'The Crane Wife' (où étaient disséminés quelques - rares - passages de mauvais goût), leur 'Hazards of Love' de 2009 avait fini de me convaincre que The Decemberists - auteur du sublime 'Picaresque' - avaient pris quelques distances avec le monde de la musique, laissant à leur place des sosies plus pompiers qu'autre chose. Car comment expliquer alors cet album boursoufflé et lorgnant vers une sorte d'opera-rock aussi fin qu'une blague des Grosses Têtes?
Deux ans plus tard, The Decemberists revient sur le devant de l'actualité avec l'annonce de la sortie tout début 2011 de 'The King is Dead', leur sixième album. Et le groupe d'enchainer avec la révélation d'une première chanson, Down By The Water, où se côtoient la chanteuse country Gillian Welch et le guitariste de REM, Peter Buck, où l'influence ici est immense!
Down By The Water est une belle composition, très entêtante, qui laisse augurer d'un nouvel album plus simple et moins ampoulé. Colin Meloy a annoncé que 'The King is Dead' a pour principale influence REM. Si sur le reste de l'album il continue de prendre pour modèle un disque comme 'Automatic For The People', ca devrait aller.
Album: The King is Dead
Année: 2011
Label: Capitol
Le premier extrait de 'The King is Dead', Down by the Water, est à télécharger gratuitement et légalement sur le site officiel des Decemberists, en cliquant ici.
jeudi 28 octobre 2010
[Track of The Day] Carl Barât - The Magus
Carl Barât, une des deux têtes pensantes des Libertines, aurait pu la jouer facile et sortir pour son premier album solo, un mélange habile de ce que proposaient les Libertines et les Dirty Pretty Things. Il aurait pu. Il aurait du en fait.Car si l'idée de départ est belle, si Carl Barât préfère s'affranchir de ses anciens groupes en proposant de la pop très orchestrée, à la limite du cabaret, tout cela se révèle excessivement poussif. Pas de quoi se relever la nuit donc, et même des envies de zapper une grande majorité de cet album tant il tombe avec une facilité désarmante dans le kitsch ridicule (le frenchy Je Regrette Je Regrette, un Run With The Boys de mauvais goût semblant pasticher Wham ou Culture Club).
Bref, à part quelques - rares - moments bien trouvés (on sauvera les charmants The Magus, Carve My Name et Irony of Love), ce 'Carl Barât', pleins de balades, s'avère rapidement très vain. Qu'il s'occupe à relancer Pete Doherty, John Hassall et Gary Powell histoire de donner une suite à la très belle histoire des Libertines, ca vaudra mieux.
Album: Carl Barât
Année: 2010
Label: Arcady
mardi 26 octobre 2010
[Track of The Day] Cabins - The Moon
Ils ont beau avoir sorti Kylie Minogue, AC/DC ou Nick Cave, j'avoue que j'oublie très régulièrement d'aller voir ce qu'il se passe du côté de nos cousins australiens. Et pourtant.Dernier coup de cœur down-under, le quatuor Cabins qui a sorti au début de l'été dernier un premier album, 'Bright Victory', qui fait dans le court (35 minutes en poussant les murs) mais incisif.
Un disque à la basse bien présente et qui n'hésite pas à aller autant dans le rock que dans le blues, imposer une ambiance lourde dans ses morceaux, avoir toujours un vrai souci mélodique et agrémenter sa musique de saillies de cordes, comme ca, venues de nulle part, semblant par la même rendre à Calexico (la fin de The Moon est à ce propos un exemple et un bonheur).
Chouette voyage - et pas en classe éco - en tout cas.
Album: Bright Victory
Année: 2010
Label: Ivy League
Album: Bright Victory
Année: 2010
Label: Ivy League
Deux clips pour finir, des deux premiers singles extraits de 'Bright Victory'.
La vidéo de Catcher In The Rye pour commencer donc:
Et celle de Hounds pour finir. (malheureusement plus disponible)
lundi 25 octobre 2010
[Track of The Day] The Hundred In The Hands - Commotion
Après un week-end sans sommeil, fait d'un set putassier mais diablement efficace d'Erol Alkan, de bières bues dans un rade (le Berthom) à éviter absolument à Lyon (rarement été traité autant comme un con que là-bas, et pourtant je suis pas exigeant), et après avoir enfin vu une des plus magistrales bouses cinématographiques de l'histoire du cinéma français (l'histoire de gaulois qui vont aux jeux olympiques, avec de la potion magique, des dialogues ineptes, des blagues pas droles et des décors en carton pâte, ce genre de choses) avant d'aller visite la plus dure des dictatures actuelles, retour aux affaires.Et avec The Hundred In The Hands, nouvelle signature de chez Warp. Bien plus easy-listening que ce que Warp a toujours pu proposer, et notamment récemment, le duo - de Brooklyn - The Hundred In The Hands n'en reste pas moins un groupe rock-électro-pop intéressant, dans la veine de Ladyhawke, Annie et autres Robyn. Et leur imaginaire (qui rappelle Broadcast) colle bien à l'image du label anglais.
Leur premier album est au final assez moyen et perdant de la force sur la longueur, mais il contient assez de tubes (Lovesick (Once Again), Pigeons, Dressed in Dresden, Commotion que j'aurais bien vu chanté par Kim Wilde, ) pour raisonnablement penser qu'on devrait réentendre parler d'eux sous peu.
Album: The Hundred In The Hands
Année: 2010
Label: Warp
Et pour finir, deux clips. Ceux des deux premiers singles de 'The Hundred In The Hands'.
Celui de Pigeons, qui rappellera - j'imagine à beaucoup - ces moments qu'on a juste envie d'oublier:
Et celui de Commotion, chanson en écoute aujourd'hui:
vendredi 22 octobre 2010
[Track of The Day] British Sea Power - Bear
Vu que la mode est aux Eps long comme le bras, bienvenue à 'Zeus Ep', nouvel essai discographique des passionnants British Sea Power, auteur de deux albums très mémorables de post-punk aussi pop que rock en 2003 et 2005.Une sortie qui, disons le tout de go, est une immense déception à mes oreilles. J'ai énormément d'affection pour ce groupe, et leur retour - inattendu - n'est pas convaincant.
Oh, tout n'est pas à jeter: Bear, en écoute aujourd'hui, est une belle balade à la British Sea Power, Cleaning Out The Rooms se la joue post-rock et Retreat, malgré ses 9 mns est plutôt bien menée. Mais pour le reste, ce 'Zeus Ep' est extrêmement brouillon, comme s'il avait été enregistré parce qu'il fallait bien sortir quelque chose de nouveau.
Le single Zeus est bien trop long, sans aucune cohérence, Can We Do It? est assez ridicule. Quant à kW-h et son délire electro-rock c'est sans aucun doute (et de loin) le plus mauvais titre de toute leur discographie et il oblige à lui seul d'être sévère avec ce 'Zeus Ep' qui ressemble plus à un raclage de fonds de tiroirs qu'à une vraie démarche artistique.
Album: Zeus Ep
Année: 2010
Label: Rough Trade
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