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mardi 24 mars 2015

Public Service Broadcasting - The Race for Space [Test Card Records]

Wrigglesworth et J. Willgoose, Esq. sont deux anglais tirés à quatre épingles, dont le look semble tout droit venir des années 50. Un duo qui forme le groupe Public Service Broadcasting, un groupe qui aime le passé, les synthés, le krautrock, la pop et avant tout écrire des histoires à base de samples tirés du British Film Institute.

Après un premier effort salué en 2013 ('Inform - Educate - Entertain'), revoilà le duo, cette fois avec un concept album (dans le sens où il n'est centré que sur un seul et unique sujet), consacré à la conquête spatiale qui a occupé de 1957 à 1969 (essentiellement en tout cas) les deux grandes puissances et meilleurs ennemis de l'époque, les États-Unis et l'URSS.

Composé de neuf titres, le bien nommé 'The Race for Space' revisite donc, à base d'extraits de films ou de documentaires, cette fameuse course aux étoiles. Public Service Broadcasting y évoque ainsi Spoutnik, le premier satellite placé en orbite autour de la Terre (sur le très analogique Sputnik), Youri Gagarine, premier homme à partir dans l'espace (le funky Gagarin), les missions Apollo 11 (Go!, le tube de l'album et sa basse profonde) ou Apollo 17 (Tomorrow), dernière mission à emmener l'homme autour ou sur la Lune. Un album où l'on entend John Fitzgerald Kennedy au Rice Stadium en 1962 expliquer pourquoi aller sur la Lune est un objectif pour les Etats-Unis (The Race for Space, la chanson qui ouvre le disque du même nom donc).

Et puis il y a The Other Side, long morceau de 6'20" et pièce centrale de 'The Race for Space', où les Public Service Broadcasting racontent l'aventure d'Apollo 8, mission lancée en 1968 et qui est le premier vol humain à s'approcher de la Lune ; un vol qui devait préparer le terrain pour l'alunissage Apollo 11 et les premiers pas de Neil Armstrong, six mois plus tard.

The Other Side nous refait revivre un moment précis de cette mission ; celui où Apollo 8 passe derrière la Lune et où toutes les communications avec la Terre sont coupées. Composé de message entre le centre spatial de la Nasa et la navette elle-même, The Other Side est un titre sidérant, très cinématographique et plein de tension. On se croirait dans un film catastrophe où l'espoir ne tient plus qu'à un fil.
Je n'ai pas le souvenir d'avoir écouté une chanson où une telle pression règne. Ici, on reste l'oreille pendue aux messages sans réponse envoyés par la NASA, qui multiplie les appels afin d'obtenir enfin des nouvelles de la navette, muette depuis plusieurs minutes.

Au final, 'The Race for Space' est une vraie réussite et un concept album bien mené. Moins évident que 'Inform - Educate - Entertain', manquant certainement de tubes à la Spitfire ou Signal 30 (le seul Go!), il n'en reste pas moins supérieur à son prédécesseur, notamment de part sa cohérence.

Histoire de peaufiner leur affaire, les Public Service Broadcasting proposent deux pochettes pour ce 'The Race for Space'. Une américaine, l'autre soviétique. Et il n'y a pas à dire, l'une et l'autre ont de la gueule. Bref, un sans-faute pour les anglais.


Son :
'The Race for Space' de Public Service Broadcasting est en écoute chez Spotify et Deezer.
Le site officiel de Public Service Broadcasting
Acheter 'The Race for Space' de Public Service Broadcasting


Dans le lecteur grooveshark à droite, vous pouvez écouter The Other Side, la chanson la plus marquante de 'The Race of Space'. Cette chanson des Public Service Broadcasting est également en écoute ci-dessous :



Go! est le tube de 'The Race for Space' des Public Service Broadcasting. Sa version single est en écoute ci-dessous :



Mieux, ce même Go! a également droit à son clip :



Enfin, comment ne pas finir par Gagarin, le premier single extrait de 'The Race for Space'. Un clip totalement délirant où les Public Service Broadcasting (même si j'ai du mal à croire que J. Willgoose, Esq. et Wrigglesworth soient les cosmonautes de la vidéo) la joue breakdance. A voir absolument :


lundi 27 septembre 2021

[Track of The Day] Public Service Broadcasting - Blue Heaven (feat. Andreya Casablanca)

Perdu de vue depuis leur excellent 'The Race for Space' en 2015, concept album composé autour de la conquête spatiale, le duo de nerds Public Service Broadcasting ne s'est pas montré très prolixe depuis : quelques singles, un troisième album en 2017 ('Every Valley'), l'embauche d'un troisième membre à la batterie. Et c'est à peu près tout.

Tombé sur leur quatrième totalement par hasard, ces retrouvailles sans rendez-vous sont plutôt satisfaisantes. Car 'Bright Magic' s'avère être un disque électronique aussi mélancolique que krautrock, évanescent que bruyant, où le trio délaisse le sampling des débuts. Conceptuel lui aussi (la ville de Berlin est au centre du projet), cet album aux quelques invités talentueux (Blixa Bargeld de Einstürzende Neubauten notamment, dont le Der Rhythmus der Maschinen est un des meilleurs morceaux de l'album) est une réussite d'où ressort une chanson, Blue Heaven (en écoute aujourd'hui), dont le chant est assuré par Andreya Casablanca. Le titre sans doute le moins représentatif de ce disque des Public Service Broadcasting, mais dont l'efficacité, le chant anglais dans lequel se noient quelques lignes allemandes et les belles guitares, en font le Spitfire ou le Go! de 'Bright Magic'.

Album : Bright Magic
Année : 2021
Label : Play It Again Sam

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Blue Heaven de Public Service Broadcasting, avec Andreya Casablanca au chant, est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson réussie de 'Bright Magic' de Public Service Broadcasting, voilà Der Rhythmus der Maschinen avec la participation de Blixa Bargeld :

Le clip de Blue Heaven de Public Service Broadcasting : 

lundi 9 septembre 2013

[Track of The Day] Public Service Broadcasting - Signal 30

Au sortir d'un été intensif (la légende du « en été, ceux qui restent au boulot n'en foutent pas une rame et passent leur journée à faire le tourd de l'Internet » est toujours aussi drôle), voilà que l'heure des vacances a sonné pour votre serviteur. Et celle du redémarrage de ce blog avec.

Au programme et pour ouvrir ces quelques jours de congés, Public Service Broadcasting. Quoi que l'écoute de leur premier album 'Inform - Educate - Entertain' puisse faire penser, Public Service Broadcasting est un duo (anglais). Et leur premier effort (suite logique à un Ep 'The War Room' remarqué, mais pas dans ces pages) est aussi fourre-tout qu'euphorique.

Instrumental, ce disque est basé sur des samples vocaux et une base analogique, pleine de synthés ; il voit le groupe faire flirter sa pop un peu partout : du math par-ci, du post-punk par là, du krautrock au milieu, des guitares aussi lourdes que délicate (du banjo) tout autour. Et mêmes quelques accords qui rappellent tantôt le Kiss de Prince (The Now Generation) ou le Lovers in Japan de Coldplay (ROYGBIV).

'Inform - Educate - Entertain' est de ces disques dont les premières écoutes sont intensives. Parce qu'il est difficile de s'échapper de l'atmosphère qui s'en dégage. Parce que bien que influencé par différents courants, il n'en reste pas moins d'une grande cohérence. Parce que ces voix qui le traversent tout du long ont le charme désuet d'une autre époque (tirés des archives du British Film Institute). Et parce que les mélodies sont présentes de partout.

Bref, Public Service Broadcasting, 'Inform - Educate - Entertain'. Ou un groupe et un album brillants.

Album : Inform - Educate - Entertain
Année : 2013
Label : Public Service Broadcasting

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En plus de Signal 30, la très nerveuse chanson en écoute aujourd'hui, voilà Theme From PSB, leur nouveau single, lui aussi très réussi :



Pour finir, le clip de Spitfire, autre grande chanson de 'Inform - Educate - Entertain'. Avec les images du British Film Institute :


jeudi 11 juillet 2024

[Track of The Day] Public Service Broadcasting - Electra

Après un premier album 'Inform - Educate - Entertain' qui faisait étalage ce qui allait devenir la marque de fabrique du groupe, après 'The Race For Space' centré sur la course aux étoiles entre les deux grandes puissances d'alors, après 'Every Valley' consacré à l'essor puis le déclin de l'industrie minière au Pays de Galles, et après un 'Bright Magic' qui prenait pour thème la ville de Berlin, les anglais de Public Service Broadcasting continuent dans le concept album avec 'The Last Flight'. Sur ce cinquième album qui sortira le 4 octobre prochain, c'est l'histoire d'Amelia Earhart qui sera au centre de leurs compositions. Aviatrice américaine, elle fut notamment la première femme à traverser l'Atlantique en solitaire (1932) avant de disparaitre quelques années plus tard dans le Pacifique, sans que l'on retrouve jamais son corps ni que l'on sache ce qu'il s'était passé.

Bref, une femme de légende que le désormais trio anglais va faire revivre le temps d'un album, au gré de guitares, de samples (évidemment) et d'électronique. Le premier single Electra (du nom de l'avion d'Amelia Earhart) donne le ton entre nappes et rythmique marquée, dans un style pur et tout à fait Public Service Broadcasting.
 
Album : The Last Flight
Année : 2024
Label : So Recordings / Silva Screen Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Electra de Public Service Broadcasting est également en écoute ci-dessous via son clip :
 

mercredi 15 janvier 2014

Bilan 2013 : Top 50 'Albums': 30-11


Deuxième et avant dernière partie de ce bilan de l'année 2013. Après les « Compilations, 45 tours et autres Ep » (à découvrir et écouter là), après le Top 50 « Chansons » (à découvrir et écouter là) et les albums classés de 50 à 31 (à découvrir et écouter là), voilà donc la suite : les albums classés de la 30è à la 1ère place.

Mais comme le veut la tradition, quelques autres liens pour aller fureter ici et là quelques belles découvertes :
Le Rewind 2013 chez Starsky

Et maintenant, plongeons nous donc dans cette 2è partie des « Albums qui ont fait mon année 2013, 2è partie ». Avec du joli monde à mes yeux, de ces anglais fans de vieux films à cette française qui devrait faire la une des magazines en passant par de vieux routiers qui font toujours le même album mais avec quelle classe, un échappé des CunninLynguists, un groupe mythique et des français psychédélique. Tout est donc ci-dessous et tout en bas du papier, comme à chaque fois, un player grooveshark pour écouter une chanson de chacun des 20 albums présentés.

Pour rappel :
Top 50 « Chansons »
Top 50 « Albums» : 10-01 
Top 50 « Albums» : 50-11
Top 15 'Ep, 12", 7" & Compilations'



30. Public Service Broadcasting - Inform - Educate - Entertain [Public Service Broadcasting] 
Album fourre-tout (la pop y cotoie le math-rock, le krautrock le post punk, le bango ou les synthés les guitares les plus précises) mais d'une très grande unité, plein de samples aux charmes aussi immédiats que désuets (tirés des archives du British Film Institute) et bourrés de mélodies, 'Inform - Educate - Entertain' de Public Service Broadcasting est sans conteste la très belle découverte de 2013.

29. Deafheaven - Sunbather [Deathwish Inc.]
Entre post-rock, guitares shoegaze et black metal, 'Sunbather' de Deafheaven (tout un programme !) aura été le groupe le plus bruyant de mon année 2013. Solide et très bien pensé, n'oubliant jamais les mélodies dans ses morceaux (The Pecan Tree), 'Sunbather' est un disque à l'énergie implacable.

28. Mondrian - Isn't It Fun [Without My Hat]
Forcément, il fallait que celui-ci y soit. Parce que c'est le premier LP de la jeune histoire de Without My Hat Records. Parce l'objet est splendide (4 faces imprimées, avec un volet). Mais surtout parce que Mondrian pond là une collection de chansons pop intemporelles, dont il est difficile de faire sortir un titre en particulier (They Don't Dance Much in Idaho quand même). 

27. Action Dead Mouse - ä [Greed Recordings]
A quoi bon changer une formule quand celle-ci est efficace ? Les italiens d'Action Dead Mouse, déjà encensés en fin d'année dans ces pages, continuent leur math-rock de chemin avec un 'ä' avec plein de guitares, de ruptures de rythmes et de changements de directions impromptus. Brillant.



26. Natti - Still Motion [APOS Music]
Dernier des trois CunninLynguists à se lancer en solo, Natti en impose avec ce premier album, 'Still Motion'. Alternant morceaux lascifs et titres percutants aux punchlines bien senties, aussi bien influencé par la black music que le jazz ou la pop, Natti n'oublie jamais de mettre au centre de tout les mélodies. 


25. Grant Hart - The Argument [Domino]
Copieux album (20 chansons pour 1h15 de musique), 'The Argument' est le 4è album de Grant Hart en 25 ans ! Découvert pour ma part cette année, cet ancien Hüsker Dü (je n'en savais rien) a composé là un disque de rock et de pop totalement habité. Un disque qui s'écoute d'une traite avec un plaisir non-feint. Et cette voix qui rappelle le David Bowie des 70s n'y est pas étrangère.

24. The Men - New Moon [Sacred Bones]
S'éloignant du rock bruitiste et noisy de ses premiers essais, The Men sur 'New Moon' partent dans un mode entre blues et psychédélique, même s'ils retrouvent l'urgence et la nervosité des chansons qui ont fait leur reconnaissance sur la deuxième partie de l'album. Prêt à mettre quelques billets sur une trajectoire à la Black Keys qui leur irait bien au teint. 


23. Boards of Canada - Tomorrow's Harvest [Warp]
Un des évènements musicaux de l'année a sans conteste été le retour des patrons de la musique électronique, Boards of Canada. 'Tomorrow's Harvest' (leur premier album depuis 2006) est d'une beauté incroyable, plein de couches, de textures et de lumières dont les écoutes successives s'avèrent plus riches à chaque fois.


22. Adam Green and Binki Shapiro - st [Rounder]
Disque court mais coquin en forme de rédemption pour Adam Green qui s'auto-parodiait depuis de trop nombreux albums. Le duo entre le new-yorkais et l'anglaise Binki Shapiro marche totalement, dans une sorte de version revisitée des célèbres Lee Hazlewood et Nancy Sinatra. Version qui a de l'avenir.


21. Califone - Stitches [Dead Ocean]
Depuis leur magnifique 'Quicksand/Cradlesnakes' en 2003, j'ai bizarrement suivi de très loin les aventures discographiques des américains de Califone. Retomber nez à nez avec eux m'aura fait comprendre : 1) mon erreur 2) que les mélodies tuantes, ils connaissent toujours 3) que l'americana (mais pas que) qui traverse tout 'Stitches' est à tomber. 


20. The Limiñanas - Costa Blanca [Trouble in Mind]
Moins sous le feu des projecteurs de leurs compatriotes Aline, Granville et autres La Femme, The Limiñanas est pourtant un groupe plus qu'à suivre. Originaire de Perpignan, chantant en français, The Limiñanas est signé chez Trouble In Mind, rien que ça ! Leur nouvel album 'Costa Blanc' est la rencontre du psychédélisme et une inspiration toute gainsbourienne. Petit bijou.

19. Moonface - Julia With Blue Jeans On [Jagjaguwar]
Spencer Krug doit être l'artiste le plus prolifique sur les 10 dernières années. Dernier album en date, 'Julia With Blue Jeans On', deuxième sortie sous le nom Moonface. Piano/voix tout du long, chant sublime, piano très en avant et mélodie à tomber.



18. Nick Cave and the Bad Seeds - Push The Sky Away [Bad Seed]
Les années passent et elles ne semblent pas avoir d'emprise ni sur Nick Cave, ni sur ses Bad Seeds. 'Push The Sky Away', dernier album (studio) en date va titiller les meilleurs disques de sa discographie. La faute à des chansons sublimes, une cohérence tout du long et deux titres majestueux : Mermaids et Jubilee Street.


17. Okkervil River - The Silver Gymnasium [ATO Records]
Au contraire de groupes dans la même veine (The Decemberists, Iron & Wine), Okkervil River continue sans coup férir d'entretenir une discographie quasi sans faille. Fort d'un début d'album parfait, 'The Silver Gymnasium'  déroule un folk-rock aussi épique que délicat, comme à leurs plus grandes heures.


16. Eleanor Friedberger - Personal Record [Merge]
Sortie du giron de son frangin plus enclin aux expérimentations en tout genre, Eleanor Friedberger aura donné en 2013 au petit frère du déjà très réussi 'Last Summer' en 2011. Un disque qui prouve une fois de plus qu'elle a la pop dans le sens, des mélodies incroyables dans tous les doigts, et qu'elle est capable des tubes qu'il serait bon de fredonner à tue tête plus souvent qu'à notre tour. 

15. Poni Hoax - A State of War [Pan European Recording]
En continuant de puiser ses principales influences dans les années 80, les Poni Hoax auront sorti en 2013 leur troisième album, celui où les guitares sont les plus dansantes, les claviers les plus mélodiques, assez loin finalement des sonorités froides (mais pas désagréables pour autant) de leur précédents livraison. Jouissif.


14. Shannon Wright - In Film Sound [Vicious Circle]
Shannon Wright continue sa belle discographie avec 'In Film Sound', très bel album nerveux où les guitares sont plus que présentes et la furia sombre de l'américaine font merveille. Un jour, on se rendra compte de son talent incroyable. Un jour...



13. San Fermin - st [Downtown]
Groupe new-yorkais dont le leader est un grand fan du 'Come On Feel The Illinoise' de Sufjan Stevens, San Fermin fait dans la pop à la ... Sufjan Stevens. Cet album n'a évidemment pas la consistance du chef d’œuvre des années 2000, mais est d'une grande beauté, avec arrangements aux petits oignons, plages de respirations et voix profonde, mix entre celle de Matt Berninger (The National) et Dan Michaelson (Absentee). Ces jeunes gens iront loin.

12. Mélanie Pain - Bye Bye Manchester [Yotanka]
De façon très surprenante, Mélanie Pain ne connait pas les unes des magazines. Et pourtant, le talent de cet ex-Nouvelle Vague. Son premier album était 'My Name' en 2009 était déjà une très belle réussite. Et son 'Bye Bye Manchester' est du même acabit, pop aux atours rétro, alternant français et anglais, avec sa voix coquine et conviant pour l'occasion des artistes aimés de ces pages (Florent Marchet, Ed Harcourt). Belle confirmation. 

11. Radar Brothers - Eight [Merge]
Guitares langoureuses, pop, slowcore, alternative rock : ce n'est pas avec leur 7è album (quoiqu'en dise son titre) que les Radar Brothers vont changer leur fusil d'épaule. La seule différence est peut-être un piano plus présent et une ampleur plus grande de l'ensemble. Sinon ? Leur meilleur album depuis 'And The Surrounding Mountains', autre chef d'oeuvre.


Pour rappel :
Top 50 « Chansons »
Top 50 « Albums» : 10-01
Top 50 « Albums» : 50-11
Top 15 'Ep, 12", 7" & Compilations'


Comme promis, voilà donc un player grooveshark pour écouter une chanson de chacun des 20 albums présentés ci-dessus. Du numéro 30 au numéro 11. Bonne(s) écoute(s) !



samedi 1 janvier 2022

Bilan 2021 : Top 50 « Chansons »


Ayé, nous sommes en 2022. Pas dit que l'année prochaine soit formidable, loin de là. Elle a même tout pour être de même nature que sa devancière. Pour autant, on ne pleurera pas la disparition dans les limbes de 2021, année affreuse s'il en est et qui aura réussi à faire pire que 2020, ce qui n'est pas rien.
Musicalement en revanche, quelle année ! Comme déclinée sur les trois premières parties de ce bilan annuel, 2021 fut un grand cru à mes oreilles. Des disques absolument merveilleux. Des claques prises plus souvent qu'à mon tour. Et des chansons, mes aïeux, je ne vous en parle même pas.

Mais avant d'aller plus loin et de détailler ce Top 50 des meilleurs morceaux de l'année, regardons une nouvelle fois ce que les copines, copains et autres voisins ont tiré de cette année 2021 :
- Le bilan de 2021 de Mathieu chez Random Songs, avec le petit mix qui va bien 
- Le traditionnel "Best of Songs" de l'année par l'indispensable Said The Gramophone
- Autre traditionnel, celui de Starsky, avec un mix en deux parties (ici et )
- Les 80 titres essentiels de 2021 selon Stars Are Underground
- La playlist 2021 de la rédaction d'Addict Culture
 
Nous disions donc 50 chansons. Cinquante morceaux qui auront passé leur temps dans mes oreilles, certains en partant pour mieux y revenir encore plus puissant. Le numéro 1 a été évident du moment où j'ai posé mes oreilles dessus (je vous conseille d'ailleurs de regarder le clip, d'une classe et d'une beauté folle). Le numéro 2 est un titre fou, du post-punk qui finit comme en électro. Quant à la troisième marche du podium, c'est la plus belle chanson française de l'année, sans conteste possible (et qui ouvre un album qui a raté le cut d'un rien de mon top album). Le reste ? Des chansons presque du même acabit, avec beaucoup de guitares, de la pop dans tous les sens, des vieux sur le retour qui font dans le cliché mais qui le font bien, quelques petites douceurs dont je n'arrive pas à me lasser et quelques tubes sur lesquels on dansera encore dans vingt ans. Bref, cinquante titres. Cinquante chansons. A découvrir ci-dessous.
Et évidemment, au bas de ce classement, des lecteurs Spotify, Deezer et Youtube pour écouter - et voir - ces 50 chansons. Bonne lecture et surtout, bonne écoute !
 


 
50. Randolph's Leap - Moment Passed
49. Thee More Shallows - Ancient Baby
48. Wallice - 23
47. Flyying Colours - Big Mess
46. Fightmilk - Overbite
 
45. Public Service Broadcasting - Blue Heaven (feat. Andreya Casablanca)
44. Aaron Frazer - Over You
43. Agave Tongue - Yellow Moon
42. The Staves - Best Friend
41. Torres - Thirstier
 
40. Danny George Wilson - Lost Future
39. Rat Columns - I Can't Live On Love
38. Massage - In Gray & Blue
37. Pale Blue Eyes - Motionless
36. Bestfriend - Hannah In The City
 
35. Johanna Samuels - All Is Fine
34. The Felice Brothers - We Shall Live Again
33. Francis Lung - Bad Hair Day
32. Chevalrex - Tant De Fois
31. Pearl Charles - Only For Tonight
 
30. Julien Ribot - Hey You Know Wonderland!
29. Mush - B2BCDA
28. Wet Leg - Chaise Longue
27. Islands - (We Like To) Do It with the Lights On
26. Black Country, New Road - Instrumental
 
25. Afrique Victime - Mdou Moctar
24. The Liminanas & Laurent Garnier - Que Calor!
23. Parquet Courts - Walking at a Downtown Pace
22. Mannequin Pussy - To Lose You
21. Sam Fender - Get You Down
 
20. A Place To Bury Strangers - Playing The Part
19. Maximo Park - Versions of You
18. Elton John and Stevie Wonder - Finish Line
17. Kìzis - Kiss For The Valley
16. Team Me - Song for a Drummer
 
15. David Gray - Dún Laoghaire
14. Sam Forrest - The Best Is Yet to Come
13. Sports Team - Happy (God's Own Country)
12. Amyl and The Sniffers - Hertz
11. The Notwist - Exit Strategy to Myself
 
10. Cub Scout Bowling Pins - Heaven Beats Iowa
09. Cheekface - We Need a Bigger Dumpster
08. Middle Kids - Questions
07. Gang of Youths - The Angel of 8th Ave.
06. Clap Your Hands Say Yeah - Thousand Oaks
 
05. Lucy Dacus - Hot & Heavy
04. Cassandra Jenkins - Hard Drive
03. Pharaon de Winter - L'Habitacle
02. Squid - Narrator (feat. Skye Murphy)
01. Little Simz - Introvert
 

 
Et vu que lire ce top sans écouter les chansons en question n'aurait pas d'intérêt, ci-dessous, non pas un, non pas deux mais trois lecteurs ! Un chez Spotify, un chez Deezer et un chez Youtube (qui permettra notamment de voir le clip aussi formidable que la chanson d'Introvert de Little Simz). Bonnes écoutes !

 

 

vendredi 4 mars 2016

[Track of The Day] Apolline d'Ash - Rose

Apolline d'Ash est un projet qui a désormais 4 ans. Monté autour de Adrien Larouzée et Fabien Dalzin, il a pour but de raconter l'histoire d'Apolline d'Ash (donc) au travers de morceaux electro(nica) - ou plutôt de permettre à tout le monde de s'imaginer les histoires de cette jeune fille

Depuis 4 ans, le duo (qui travaille à distance, l'un sur Paris, l'autre sur Lyon) ont composé une bonne tripotée de morceaux et en ont profité pour remixer un paquet de leurs contemporains (tout est disponible sur leur page soundcloud, voir plus bas).
Histoire de faire les choses bien, Apolline d'Ash a su également donner une vraie identité visuelle à ce projet, avec le travail de Madel Floyd (à découvrir ici notamment) qui donne corps et dimension à l'ensemble.

Au début de la semaine, Apolline d'Ash a sorti son nouvel Ep, 'Khövsgöl EP'. La bande-originale d'un road-movie en Mongolie intitulé 'To the one who taught us about nature' (un beau court-métrage de 10mns qui raconte l'histoire de deux frères qui se retrouvent donc en Mongolie pour célébrer une personne que je vous laisse découvrir plus bas), qui navigue entre un titre aux faux-airs de rêverie électronique (Rendez-vous), rythmique imparable et mélodie cristalline (On the road to Khövsgöl), ambiance presque club (Brothers) et épilogue langoureux (Tribute to Y.).

Si 'Khövsgöl EP' a des atours hivernaux, il ne faudrait pas non plus passer à côté de Rose (en écoute aujourd'hui), morceau au contraire très printanier, aux sonorités claires et lumineuses (mon adoration pour l’œuvre de Kieran Hebden me pousse à dire « à la Four Tet ») et qui voit son rythme s'accélérer petit à petit dans une subtile montée, tout en couches accumulées. C'est beau, c'est frais. Et surtout captivant.

Album : -
Année : 2016
Label : -
 


En plus du lecteur 8Tracks, Rose d'Apolline d'Ash est en écoute sur leur soundcloud, ci-dessous :



'Khövsgöl EP' est donc désormais en écoute sur le soundcloud des Apolline d'Ash. Et ci-dessous :



Le court-métrage de 10mns 'To the one who taught us about nature', réalisé par Remi Chapeaublanc et dont Apolline d'Ash a composé la musique est aussi à voir (et à écouter) ci-dessous :



Enfin, sachez que tous les morceaux d'Apolline d'Ash sont à écouter sur leur soundcloud. Je ne résiste cependant pas au plaisir de partager La Chevelure de Bérénice, grand morceau qui a deux ans et qui n'est pas sans rappeler Public Service Broadcasting :