Affichage des articles triés par pertinence pour la requête smog. Trier par date Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête smog. Trier par date Afficher tous les articles

lundi 11 mai 2020

[Track of The Day] Desmond Korma - Shades of Black

On l'avait quitté en 2018 avec Maps of Jupiter, un projet solo dans une veine Blonde Readhead/The Notwist. On le retrouve en mai 2020 avec Desmond Korma, un nouveau projet, là aussi solo, avec toujours l'ombre de la bande à Kazu jamais bien loin. Avant qu'à la rentrée de septembre sorte un nouveau single de Maps of Jupiter et, avant la fin de l'année, la sortie - enfin ! - du premier Ep de son groupe Cabale.

Lui, c'est donc Michel Malégeant, l'homme derrière Moonman et Greed Recordings. Et Desmond Korma, un projet qu'il ambitionne au long cours : un premier 45-tours digital (dont il est question aujourd'hui) pour commencer. Puis deux Ep de 4 titres en juillet et novembre prochain, avant l'album en avril 2021... accompagné d'un disque compilant ces 10 premiers titres.

Shades of Black est la « face-A » de ce single. Une chanson aux très belles guitares, presque dream-pop, et au mix parfait emmenant la chanson assez haut. Pour autant, pas dit que le reste de Desmond Korma sonne de cette façon, tant, Michel Malégeant le dit lui même, « c'est une direction folk (Smog, Villagers, Syd Matters) qui devrait se dégager sur les prochaines sorties ». Réponse en juillet.

Album : Shades of Black / Don't Forget
Année : 2020
Label : Greed Recordings


En plus des playlists Spotify, Deezer, YouTube et Qobuz, Shades of Black est également en écoute ci-dessous :


La face-B de ce premier 45-tours numérique, Don't Forget, de Desmond Korma est quant à elle en écoute là :


Le clip de Shades of Black de Desmond Korma :




jeudi 23 avril 2009

Various Artists - Score! 20 Years of Merge Records: The Covers! [Merge]

Il y a plusieurs façons d’aborder une compilation de reprises: soit on se focalise sur les reprises en elle-même et on compare le tout aux versions originales (voir ici). Soit on prend ça comme un album lambda, rempli de nouvelles compositions, en ne s’attardant que sur les versions qui frappe nos tympans, sans jamais se préoccuper du passé.

Pour parler de ‘Score! 20 Years of Merge Records: The Covers!’, j’ai choisi la seconde solution. Pour deux raisons: la première est que je ne connais pas tous les morceaux repris ici et issus du catalogue de Merge.
La seconde est que certaines versions sont tellement belles qu’il serait de mauvais goût de vouloir les comparer aux versions originales.

Merge a donc vingt ans. Et pour célébrer ça, le label de Caroline du Nord – créé en 1989 par Laura Ballance et Mac McCaughan pour sortir les albums de leur groupe, Superchunk – met les petits plats dans les grands en conviant vingt-deux artistes (tous non-signés chez Merge) à reprendre vingt compositions plus ou moins mythiques du label.

Au programme des réjouissances donc, Bright Eyes qui chante un sublime Papa Was a Rodeo (écrit à la base par The Magnetic Fields) dans un mélange de folk, de country et d'airs hawaïens, The Apples In Stereo se permet le luxe de chiper le temps d’à peine 2 mns un titre des Neutral Milk Hotel, Bill Callahan (Smog) - dont on évoquera plus que très prochainement le nouvel album dans ces pages - se prend pour Vic Chesnutt sur Santa Maria, The New Pornographers évoquent presque les Jam sur Don’t Destroy This Night tandis qu’Okkervil River surprend son monde avec All Your Little Suckers et sa boite à rythme. Ajoutez à cela les présences de Death Cab For Cutie, The Mountain Goats ou encore de Broken Social Scene et vous pouvez vous faire une idée du plateau très intéressant réuni autour de ce ‘Score! 20 Years of Merge Records: The Covers!’.

Cependant, un titre attire en particulier l’attention. Une chanson que Cécile avait déjà évoquée ici. Sauf que contrairement à elle, je trouve ce morceau renversant : The National est encore dans le bon wagon : tout y est, des arrangements à la voix, tout transpire la classe. Mieux, St Vincent, artiste qui ne m’a jamais franchement transcendé, y livre une prestation splendide de tenue, de délicatesse et de discrétion.

Tirée à 7500 exemplaires et aux fonds récoltés reversés à une association caritative, aussi bien rock que pop, folk que country, ‘Score! 20 Years of Merge Records: The Covers!’ est un projet qui tient la route, peut-être pas du niveau de ‘Dark of The Night’ certes, mais qui a quand même sacrément de la gueule sur certains passages. Moi qui avouais ne pas aimer les compilations il y a peu, j’en suis pour mon argent. (sortie: 7 avril 2009)


Tracklisting:
01. Quasi - Beautiful Things [3Ds cover]
02. Les Savy Fav - Precision Auto [Superchunk cover]
03. The Shins - Plenty Is Never Enough [Tenement Halls cover]
04. St. Vincent and the National - Sleep All Summer [Crooked Fingers cover]
05. Broken Social Scene - Complications [The Clean cover]
06. Ryan Adams - Like a Fool [Superchunk cover]
07. Bright Eyes - Papa Was a Rodeo [The Magnetic Fields cover]
08. Lavender Diamond - New Ways of Living [Destroyer cover]
09. The Apples in Stereo - King of Carrot Flowers Pt. 3 [Neutral Milk Hotel cover]
10. Laura Cantrell - Cowboy on the Moon [Lambchop cover]
11. Bill Callahan - Santa Maria [Versus cover]
12. Barbara Manning - Through With People [Portastatic cover]
13. The Mountain Goats - Drug Life [East River Pipe cover]
14. The New Pornographers - Don’t Destroy This Night [The Rock*A*Teens cover]
15. Tracey Thorn and Jens Lekman - Yeah! Oh, Yeah! [The Magnetic Fields cover]
16. The Hive Dwellers - My Noise [Superchunk cover]
17. Ted Leo & the Pharmacists - The Numbered Head [Robert Pollard cover]
18. Okkervil River - All You Little Suckers [East River Pipe cover]
19. Death Cab for Cutie - Kicked In [Superchunk cover]
20. Times New Viking - Neighborhood #1 [Arcade Fire cover]

Nb: Pour commander le disque, c’est ici (site officiel de Merge) ou (entre autres).

Son:
Page officielle (ce ‘Score! 20 Years of Merge Records: The Covers’ y est en écoute intégrale)


Vingt titres au total. Et quatre titres en écoute : le sublime titre de St. Vincent & The National, Sleep All Summer, enchainé avec celui de Broken Social Scene Complications. Puis retour à Conor Oberst et ses Bright Eyes pour Papa Was a Rodéo avant de conclure par la voix majestueuse de Bill Calllahan sur Santa Maria. Enjoy. (malheureusement plus en écoute).

jeudi 24 mars 2011

[Track of The Day] Bill Callahan - Baby's Breath

Avoir construit sa notoriété sur le nom de scène Smog et sortir aujourd'hui un album sous le nom d''Apocalypse' quand on voit comment tout part gentiment en sucette en ce moment dans tous les coins du monde, il faut oser.

Chassant de la playlist de ce blog J. Mascis, Bill Callahan est de retour et il ne semble pas avoir l'intention de se transformer en jo le rigolo. Le titre de son nouvel album annonce donc la couleur. Et la tonalité du premier extrait, Baby's Breath, reste dans la veine. Aussi acoustique qu'électrique, cette chanson est sinusoïdale, déchirante. Belle à pleurer.

Et si Bill Callahan enfilait (notamment après le magnifique 'Sometimes I Wish We Were An Eagle') une nouvelle perle à son collier de carrière déjà bien rempli? 

Album: Apocalypse 
Année: 2011 
Label: Drag City

lundi 5 décembre 2022

[Track of The Day] Bill Callahan - Naked Souls

De toutes les très belles chansons qui constituent 'YTI​⅃​A​Ǝ​Я' le nouvel album de Bill Callahan, j'aurais pu évoquer le superbe Coyotes, la beauté de sa mélodie, de sa poésie. J'aurais pu aussi parler de Natural Information et son côté country. Ou encore de Bowevil, si habité. Mais à choisir, évoquons plutôt Naked Souls, le morceau le plus fameux de ce nouveau disque de l'ex-Smog.

Une chanson qui démarre par quelques notes de guitare, quelques cymbales caressées, un piano délicat et enfin la voix de Bill Callahan. La mélodie déroule sa beauté, le chant - parfois proche du parlé - est léger, délicieux. Petit à petit, la présence mélodique se fait plus prégnante, les notes sont plus appuyées, l'ambiance se tend. Et puis quasiment au milieu du morceau, des cuivres majestueux déclenchent les hostilités, la voix de Callahan n'est plus seule, et tout part dans une maelstrom indomptable, comme un bateau ivre, avec une trompette qui semble jouer sa vie, une guitare électrique qui n'en finit plus de riffer, un piano qui ne cesse d'être martelé. Une sorte de bœuf géant absolument irrésistible. Immense chanson.

Album : YTI​⅃​A​Ǝ​Я
Année : 2022
Label : Drag City

Acheter

En écoute dans les playlists Spotify, Deezer, YouTube et dans la colonne de gauche du blog

En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Naked Souls de Bill Callahan est également en écoute ci-dessous :
 

Autre très belle chanson extraite de 'YTI⅃AƎЯ' de Bill Callahan, voilà Coyotes :

mercredi 16 novembre 2022

[Track of The Day] Whitney K - Song For A Friend

De Whitney K, je ne sais rien. Juste qu'il est canadien, qu'il est en tournée européenne actuellement (il arpentera ce samedi la scène du Sonic à Lyon après une longue traversée de l'Italie et un passage par Paris) et que son dernier Ep en date 'Hard To Be A God Ep' est une sacrée découverte folk, où l'on entend autant du Dylan, du Lou Reed que du Smog (notons d'ailleurs les trois têtes coupées à l'envers que l'on voit sur la pochette sont celles de deux d'entre eux, la troisième étant celle de Kris Kristofferson).

Un disque qui se termine par Song For A Friend, le genre de chansons qui vous tombent dessus sans que vous ayez rien demandé. Un titre qui parle du départ pour d'autres contrées d'un être cher, que Whitney K aborde simplement, en parlant comme un vieux chanteur folk, sur une mélodie simple entre guitare et piano. Le ton est presque froid, triste et la mélancolie est de partout. L'univers est comme corseté, resserré autour de lui et son ami, entre peine de le perdre mais aussi envie d'être comme lui, prêt à tout lâcher pour partir à l'aventure.
 
Petit à petit, la chaleur revient. Whitney K se met à chanter, sa voix est assurée, sûre de son fait. Et puis au milieu du morceau, c’est comme si ce huis clos explosait. La chanson devient ample, ouverte sur le monde. Les grands espaces s'ouvrent, sont à portée de main. Song For A Friend s'habille de cordes et invoque un Lou Reed qui n'aurait jamais quitté les années 70. On croirait y voir des plaines à perte de vue, irradiées par le soleil et par un champs des possible infini. Et alors que Whitney K s'est tu, les instruments se calment à leur tour, rapetissent et se dirigent comme vers un soleil couchant, qu'un fade-out très réussi vient définitivement éteindre. En un mot comme en cent : sublime.
 
Album : Hard To Be A God Ep
Année : 2022
Label : Maple Death Records

Acheter

En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Song For A Friend de Whitney K est en écoute ci-dessous :

lundi 19 novembre 2007

Track of The Day (13-19novembre 2007)

Des vallées grenobloises aux déserts africains, de l'electro mélodique à un rock serein, un brin d'éclectisme au programme cette semaine. (et toujours dans le lecteur deezer, colonne de droite)


Lundi 19 novembre 2007:
* Rien - Partie de Chasse a Deauville [Amicale Underground]
Deuxième album pour les Grenoblois de Rien. Et un vrai petit chef d’œuvre. 'Il ne peut y avoir de prédictions sans avenir' est un grand disque, inventif et inspiré, qui sent bon le post-rock pas chiant. Le groupe propose l'album en téléchargement libre sur son site (clique ici jeune foufou). Et le disque vaut l'achat, le packaging en forme de pyramide étant superbe. Quant à cette Partie de Chasse à Deauville, c'est juste très bon.
(disponible sur Il ne peut y avoir de prédictions sans avenir # 2007)

Dimanche 18 novembre 2007:
* Arctic Monkeys - Do Me a Favour [Domino]
Second album des Arctic Monkeys, 'Favourite Worst Nightmare' est un disque réussi, très homogène, moins blindé de tubes comme pouvait l'être 'Whatever People Say I Am, That's What I'm Not', leur premier opus. On ressortira quand même cet excellent Do me a favour, serein comme jamais.
(disponible sur Favourite Worst Nightmare # 2007)

Samedi 17 novembre 2007:
* Tinariwen - Cler Achel [Independiente]
Touaregs, Tinariwen ne jouent pas dans la cour de la world music. Mais plutôt dans celle du blues avec des guitares dans tous les sens. Une production qui donne un sentiment d'espace et quelques titres fameux, dont ce Cler Achel, riffeur à souhait.
(disponible sur Aman Iman # 2007)

Vendredi 16 novembre 2007:
* Bill Callahan - Sycamore [Drag City]
Smog reprend son nom de jeune homme, oublie ses joyaux passés, pond un disque vaguement chiant (et produit à la machette) dont on ressortira quand même ce Sycamore, plutôt réussi.
(disponible sur Woke On A Whaleheart # 2007)


Jeudi 15 novembre 2007:
* Four Tet - Unspoken [Domino]
Si l'on ne devait retenir qu'un album de Four Tet, ça serait 'Rounds'. Si l'on ne devait retenir qu'un titre de lui, ça serait dur. Certes. Mais au moment du choix, on se jetterait forcément sur ce Unspoken absolument... comment dire... pfu, je manque de mots.
(disponible sur Rounds # 2003)

Mercredi 14 novembre 2007:
* Page France - Chariot [Fall]
Un des petits bijoux de 2005. Un disque pas sorti chez nous mais d'une beauté à tomber. Sufjanien dans l'âme, folk chrétien assumé, ce disque est illuminé (entre autres) par ce Chariot de feu. Alléluia.
(disponible sur Hello, Dear Wind # 2005)


Mardi 13 novembre 2007:
* Garbage - Cup of Coffee [Interscope]
Un titre empreint d'une vérité qui fait peur et d'une beauté glaçante, sorti sur un 'Beautiful Garbage' sympatoche à défaut d'être génial et aussi bon que les précédents disque du groupe. Tout donne envie de pleurer: le texte, les arrangements. Une Shirley vraiment inspirée ce jour là. Retombé sur ce Cup of Coffee par hasard aujourd'hui. Un bien bon résumé tiens quand j'y pense. Brrr.
(disponible sur Beautiful Garbage # 2001)

lundi 13 janvier 2014

Bilan 2013 : Top 50 'Albums': 50-31


Suite et fin du bilan de l'année 2013. Un début d'année particulièrement chargé qui explique le retard pris dans la publication de ces traditionnels tops (car le saviez vous, si tout ceci est bien futile, cela prend du temps).
Ainsi donc, après le Top 15 des Ep, 12", 7" et autres Compilations sur lesquelles il était bon, selon moi, de s'attarder en 2013 ; après le Top 50 des chansons que j'ai le plus appréciées, voilà donc le top album. Et comme à chaque fois, 50 disques selon moi marquant et qui auront fait cette année.

Mais avant de se plonger dans les 20 premiers (de la place 50 à la place 31), voilà une nouvelle fois quelques liens à visiter (c'est fortement conseillé) pour aller voir chez les voisins et autres copains ce qui a animé leur année :



Ceci fait, lançons nous donc dans la 1ère partie (sur 3) des albums selon moi les plus réussis (en tout cas de ce que j'ai pu écouter) de 2013. Avec au programme le Japon, un faux groupe mexicain, des filles rageuses, quelques retours inattendus et réussis et des confirmations toujours incroyables. Entre autres.
Comme à chaque fois, un « + » qui renvoie vers une chronique d'ici ou d'ailleurs pour en savoir plus. Et un « acheter » qui vous permettra de vous procurer l'album en question (petits prix garantis).
Et bien évidemment, au bas de ces 20 premiers disques, tout en bas du papier, un lecteur grooveshark avec une chanson tirée de chacun des albums présentés. Bonne lecture et surtout, bonne(s) écoute(s) !

Pour rappel :
Top 50 « Chansons »
Top 50 « Albums» : 10-01 
Top 50 « Albums» : 30-11
Top 15 'Ep, 12", 7" & Compilations'




50. Taffy - Lixiviate [Club AC30]
Je suis très peu au fait des groupes japonais. Le seul marquant que je connaisse est Nagisa Ni Te, duo psyché-folk dont les quelques albums avaient bien tourné chez moi. Il n'y a rien de folk ou de psyché chez Taffy. Eux sont dans un esprit rock/shoegaze. 'Lixiviate' est leur second album. Un disque solide, qui les voit notamment reprendre de belle façon le tube des Cure Boys Don't Cry (en prenant tout le contraire de la bande à Robert Smith). Pas révolutionnaire, mais là n'est pas le propos. 


49. Étienne Daho - Les Chansons de l'Innocence Retrouvée [Polydor]
Parrain de toute la scène pop qui se développe à vitesse grand «V» dans notre beau pays, Étienne Daho aura sorti cette année un album beau et surprenant, surtout pour quelqu'un comme moi qui n'a jamais été fan que cela. Arrangements tuant avec de belles cordes, voix en symbiose avec les compositions, et mélodies tout autour du ventre, ce Daho là respire la classe. 



48. Rose Windows - The Sun Dogs [Sub Pop]
Les deux pieds enfoncés dans la terre fertile des années 70, les américains de Rose Windows distillent tout au long de leur premier album 'The Sun Dogs' une musique psychédélique, aux guitares aiguisées. Un disque sur lequel quelques glorieux anciens semblent s'être penchés (Black Sabbath, Pink Floyd). Et un album sorti chez Sub Pop mais qu'on aurait plus vu chez Jagjaguwar. 


47. Jackson and His Computerband - Glow [Warp]
Auteur d'un album fameux il y a de cela 8 ans ('Smash'), Jackson and His Computerband (on ne dira jamais assez comme ce nom est bien trouvé) sait prendre son temps. Il a bien fait. 'Glow' est un disque d'une efficacité folle, au son très rond et en mode montagne russe, alternant titres enlevés et morceaux plus smooth et cotonneux. Les puristes crieront sûrement à l'imposture. Je trouve ça pour ma part brillant.


46. Bill Callahan - Dream [Drag City]
Dans quelques semaines de cela, je vais enfin voir Bill Callahan sur scène. Et c'est peu dire que je l'attends. Bien sur pour Smog, bien sur pour ses albums précédents. Mais aussi pour ce petit bijou de 'Dream River', folk aussi nu que très arrangé, flirtant avec parfois une improvisation musicale qui lui sied bien. Et au-dessus de cela, cette voix, bien plus touchante et vibrante que n'importe quel crooner. 


45. Six. By Seven - Love and Peace and Sympathy [Borrowed Tune Motion Pictures]
Très produit,  le nouvel album de Six. By Seven (reformé avec Steve Hewitt, ex batteur de Placebo) rappelle plus souvent qu'à son tour les Doves ou Calla, notamment dans une première moitié absolument parfaite, aux élans rock imparables. 




44. David Ford - Charge [The Magnolia Label]
Ancien d'Easyworld, David Ford aura sorti son 4è album solo en 2013, 'Charge'. Pop américaine sertie de folk et de country, flirtant avec un côté FM qui n'est pas désagréable, ce disque est une belle découverte, portée par un Every Time des plus introspectifs. 



43. Savages - Silence Yourself [Matador]
Groupe de filles aussi énervées que charmantes, Savages est un voyage de furieux. 'Silence Yourself' est un album puissant, post-punk, avec mur de guitares, énergie de chaque instant et qui se termine sur une merveille de chanson, Marshall Dear, histoire que chacun se remette de ses émotions. Ce quatuor ira loin. 



42. Goldfrapp - Tales of Us [Mute]
Le retour que l'on attendait plus. Celui de Goldfrapp et de la voix diaphane d'Alison. Sans revenir au premier album (mais en restant dans une veine similaire) et en s'éloignant de ses choix artistiques précédents qui ne m'avaient jamais vraiment parlé, 'Tales of Us' met le beau est au centre de tout. Traversé par des morceaux sublimes (au premier rang desquels Drew), ce disque est une divine surprise.  


41. Weekend - Jinx [Slumberland]
A chaque année son album Slumberland Records. Ayant raté leur premier album 'Sports' en 2010, je me rattrape avec leur second, 'Jinx', auprès duquel je ne suis heureusement pas passé à côté. Un album de post-punk, aux guitares évidemment de sortie, à la rythmique froide pour un ensemble enrobé dans une production du même acabit.  Revival certes. Mais de haute tenue. 


40. Vision Fortune - Mas Fiestas con el Grupo Vision Fortune [Faux Discx]
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, Vision Fortune n'est pas un groupe mexicain aimant les castagnettes. Non. Avec une rythmique essentielle à l'ensemble, les anglais de Vision Fortune sortent là un disque rock barré, répétitif mais extrêmement envoûtant. En un mot comme en cent : l'album le plus Liars de l'année. En plus de celui avec la pochette la plus drôle et moche à la fois.


39. Turin Brakes - We Were Here [Cooking Vinyl]
Le retour (dans mon radar personnel disons) le plus épatant de 2013, on le doit au duo Turin Brakes, disparu des radars. Chansons fortes, tracklisting bien pensé, titres poignants, envolées pop et mélodies pleines de belles ritournelles, 'We Were Here' est un disque pop évident de l'année.



38. Fuck Buttons - Slow Focus [ATP]
Après 2 albums encensés (voir par ailleurs et là aussi), le relatif anonymat dans lequel est sorti le 3è disque de Fuck Buttons est surprenant. Car le duo anglais enfonce ici le clou avec toujours un son massif (clair et lumineux), entre synth-pop apocalyptique, noise viscéral et electro organique. Plus que jamais, Fuck Buttons for President !


37. Fuzz - st [In The Red]
Découvert via la compilation 'Liverpool 2013' de Trouble in Mind, Fuzz est l'énième émanation de l'intenable et insatiable Ty Segall. Un groupe qui porte bien son nom tant la guitare éponyme est présente de partout. Garage mais surtout psychédélique à mort (on ne sort pas une pochette comme celle-ci pour rien), ce nouveau projet de Ty Segall est peut-être son plus réussi.


36. Radical Face - The Family Tree: The Branches [Nettwerk]
Certains diront que je suis trop fan, mais il n'empêche, tout ce que peut sortir Ben Cooper me touche énormément. Mieux, en s'éloignant de certains tics qui auraient pu devenir agaçant à la longue, Radical Face sur le deuxième album de son triptyque « The Family Tree » (il faut écouter le premier), et sans se départir du sac inépuisable de mélodies qui l'accompagne, continue de tracer le sillon d'une pop-folk lumineuse. On ne dira jamais assez merci à Nikon d'avoir eu du goût et de lui permettre une plus grande exposition.


35. The Polyphonic Spree - Yes It's True [Good Records]
C'est grâce à la grande générosité de ses fans que ce 4è album des Polyphonic Spree a pu voir le jour. Et une nouvelle fois, Tim Delaughter continue de mener sa confrérie avec les mêmes ingrédients que depuis le début de leur carrière : de la pop-baroque, de l'opéra-rock, des chansons à chanter à tue-tête et du plaisir, rien du plaisir.


34. Minks - Tides End [Captured Tracks]
Le groupe le plus anglais de l'année est donc américain. Ici, Minks rend hommage aux années 80 et aussi bien à New Order qu'aux Smiths, avec de grandes chansons à toutes les plages. Vous avez dit grand disque ?




33. Daughter - If You Leave [4AD]
Après des Eps convaincant en 2011 et 2012, Daughter passe au format album avec une facilité déconcertante. Maîtrisant à merveille les silences, le groupe mené par la voix d'Elena Tonra est dans chacune de ses compositions très juste et ne surjoue jamais une mélancolie factice. Daughter vient de se lancer dans le grand bain. Pas dit qu'ils en ressortent de si tôt. 


32. Thee Oh Sees - Floating Coffin [Castle Face]
Plus prolifique que Spencer Krug, Thee Oh Sees est revenu avec un nouvel album en 2013. Normal pour un groupe qui publie là son 20è disque (tous genres confondus) en 7 ans ! Dans la droite lignée de leurs (nombreux donc) précédents LP et Ep, 'Floating Coffin' propose un rock psyché dans tous les sens, et une grande énergie à revendre. Ces gens sont certes prolifiques. Mais rarement décevant. 


31. Low - The Invisible Way [Sub Pop]
Les années passent, les albums aussi et rien ne semble avoir de prise sur  Alan Sparhawk et Mimi Parker. La preuve avec 'The Invisible Way', qui continue le déjà très long chemin tracé par Low depuis ses débuts. Ces gens là ont une connexion directe avec la mélancolie, ce n'est pas possible autrement.



Pour rappel :
Top 50 « Chansons »
Top 50 « Albums» : 10-01 
Top 50 « Albums» : 30-11
Top 15 'Ep, 12", 7" & Compilations'



Comme promis, voilà donc un lecteur grooveshark présentant une chanson extraite de chacun des albums présentés ci-dessus. Soit 20 au total, dans l'ordre de présentation (de 50 à 31). Bonne(s) écoute(s) !


mercredi 16 décembre 2009

Top des blogueurs 2009

Le Top Blogueurs 2009 : La sélection des meilleurs albums de l’année :


Le Top des Blogueurs regroupe 37 passionnés de musique réunis autour d'un classement des meilleurs albums de l'année avec pour objectif de défendre leurs coups de cœur et découvertes sans pour autant négliger les incontournables de 2009. Après de longs débats et plus de 580 disques cités, nous sommes heureux de vous présenter cet article collaboratif publié à l'identique sur tous nos blogs !



St Vincent - Actor St Vincent - Actor


Panda Panda : Dans le monde merveilleux d’Annie Clark, les instruments à vent et à cordes dansent ensemble d’une jolie manière, parfois balayés par l’horreur tapie dans un coin qui ressurgit sous la forme de déflagrations électriques et tordues, l’imaginaire de la belle étonne et ne ressemble à nul autre avec ses cent idées à l’heure. C’est donc tout naturellement et avec un plaisir immense qu’on retrouve ce drôle d’Actor à cette vingtième place. (A lire également la chronique d’Olivier)



Marie-Flore - More than thirty seconds if you pleaseMarie-Flore - More than thirty seconds if you please


Arbobo : Le parcours de trop de "grands" a fait oublier combien un premier disque pouvait être fort, déjà brillant, déjà puissant. Combien c'est rare de faire des débuts aussi bluffants. L'air de rien, Marie-Flore réussit à nous faire lever les poils du premier au dernier titre. Avec ses morceaux tout sauf standard, son sens de la mélodie et sa voix sortie d'un livre de sortilèges, on se demandait si elle saurait nous impressionner autant sur disque qu'elle le fait sur scène. Oui, évidemment, oui. (A lire également la chronique de Benjamin F)



The Tiny - Gravity & GraceThe Tiny - Gravity & Grace


Saab : Trop souvent, on voudrait intellectualiser la musique, qu'elle rentre dans un format cartésien nous permettant de différencier la bonne de la mauvaise. Mais la musique est essentiellement une question d'émotions et le groupe suédois The Tiny en témoigne avec leur troisième album Gravity and Grace, petit chef d'oeuvre inclassable entre folk boisé et pop de chambre. Le chant déchirant d'Ellekari Larsson y est inoubliable. (A lire également la chronique de Daniel)



The XX- S/TThe XX- S/T


Christophe : Le buzz est un fleuve intarissable qui prend sa source, selon les cas, à Londres ou Brooklyn. Concernant The XX, c’est de la capitale anglaise qu’est parti l’incendie cold-wave et il a tout ravagé sur son passage, jusqu’au line-up du groupe amputé depuis d’un de ses membres. Il y a comme toujours avec ce genre de phénomène, les « pour » et les « anti » mais une chose est sûre, The XX aura marqué d’une belle empreinte l’année 2009. (A lire également la chronique de Paul)



Fever Ray - Fever RayFever Ray - Fever Ray


Kris : Il se déroule toute une vie parallèle dans les univers perpétuels de The Knife, et aujourd’hui chez Karin Dreijer Andersson en solo sous le pseudo de Fever Ray. Chaque rythme, chaque production, chaque profondeur atteint dans cet album sonne comme des anathèmes foudroyants du monde qui est le nôtre. Cette rugosité empathique, cette urgence apocalyptique, font de Fever Ray une expérience incontournable et impitoyable. (A lire également la chronique de Rod)



Benjamin Biolay - La SuperbeBenjamin Biolay - La Superbe


Romink : Conquis, comme tombé sous les charmes de La superbe. Un disque d’hiver, enivrant, enveloppant et compact à la fois malgré son format. Pudique et exhibitionniste, parfois dur, parfois tendre, il berce, stresse, repose et interroge. Comme une météorite qui pénètre l’atmosphère, le double album de Benjamin Biolay illumine l’automne et laissera, c’est certain, son empreinte dans la mémoire collective. (A lire également la chronique de JS)



Dominique A - La MusiqueDominique A - La Musique


Christophe : Depuis la mort de Bashung, ils ne sont plus très nombreux les artistes français capables de réconcilier les amoureux de chansons à texte,à la française, et les adeptes de mélodies pop-rock à l’anglo-saxonne. Dominique A est de ceux-là, sans doute même son plus beau représentant. Après presque 20 ans de carrière, il vient une nouvelle fois de prouver tout son talent sur un double album somptueux. (A lire également la chronique de Benoit)



Current 93 - Aleph at Hallucinatory MountainCurrent 93 - Aleph at Hallucinatory Mountain


Mr Meuble : Album à l'image du groupe, trouble, halluciné et vibrant. Les chants tibétains y côtoient les chants de Maldoror et milles expérimentations cathartiques. Un voyage fascinant qui sonne à la fois comme la bande son de l'apocalypse et celle de la rédemption. (A lire également la chronique de Twist)



Converge - Axe to fallConverge - Axe to fall


Systool : Inutile de le nier, Converge aura une fois de plus attaqué notre cortex de plein fouet via les constructions complexes et les guitares abrasives de Axe to Fall. Si on peut louer les collaborations de membres éminents de Neurosis, Cave In ou encore Genghis Tron, on sait pertinemment que tout le mérite revient à Jacob Bannon et à ses trois acolytes. Une écoute traumatisante, indispensable pour cette année 2009 résolument folky. (A lire également la chronique de Benjamin F)



Bill Callahan - Sometimes I Wish We Were An EagleBill Callahan - Sometimes I Wish We Were An Eagle


Dali : Il se cachait depuis longtemps derrière le pseudo Smog, Bill Callahan sortait cette année un deuxième album en son nom propre : Sometimes I Wish We Were An Eagle. Un disque folk mélancolique et doux, aux mélodies subtiles, en apparence un peu austère : à l'image de Callahan lui même, droit, un peu grave et d'une classe folle, qui se bonifie avec le temps, et les écoutes. (A lire également la chronique de Thibault)



DM Stith - Heavy GhostDM Stith - Heavy Ghost


Disso : Cet album est un chef d'œuvre empli de grâce et de douceur. Des fantômes sur la pointe des pieds dansent sur la mousse des sous-bois, les anges emplissent l'air de leurs chœurs et DM Stith, berger mystique d'une troupe céleste, nous envoute avec sa musique au charme gracile et glacial. (A lire également la chronique de Erwan)


The Limes - S/TThe Limes - S/T


Violette : Un « Groupe Super » où chacun apporte son énergie, sa douceur et sa poésie au petit édifice pour rendre ce premier disque, à première vue basique, unique une fois dans la platine. On ne peut s’empêcher d’être fier et rassuré de voir une jeune relève française sachant s’affranchir des frontières pour notre bien (essayez donc de lire cette phrase à haute voix !). (A lire également la chronique de Arbobo)



Vic Chesnutt - At the CutVic Chesnutt - At the Cut


Mmarsupilami : Vic Chesnutt, vingt ans de carrière, quinze albums et un couronnement de plus avec At The Cut. Les complices musiciens du label Constellation s’effacent pour créer une oppressante ambiance musicale faite de cordes, drones et menaces. La voix de Chesnutt zèbre et éclaire cet orage électrique de sa fulgurance. Prises au piège de l’humanité, les pierres en pleureraient... (A lire également la chronique de Thomas)



Cougar - PatriotCougar - Patriot


Anousonne : Cougar est une des surprises de l’année, mais amplement méritée tant Patriot a réussi à synthétiser le raffinement de Tortoise, l'intensité fleuve d'un Do Make Say Think tout en s'accordant des plongées mélodiques échappées du cerveau de Four Tet. Patriot est un album angulaire, instrumental, bruyant, puissant, jouissif, intense où Cougar redéfinit musicalement sa vision du post-rock. (A lire également la chronique de Martin)



Aufgang - S/TAufgang - S/T


Benjamin L : « 2 pianos, 1 batterie : ascenseur pour l’inouï », voila comment est vendu Aufgang par son label. En réalité, l’album est tout simplement un des projets les plus ambitieux de ce début de siècle. Un savant mélange entre musique électronique et musique classique, composé comme un mouvement symphonique, avec un début, une fin et surtout un contenu. Précis, incisif, puissant mais mélodieux, cet album pourrait, d’ici quelques années, servir de manifeste à une nouvelle génération de musique. (A lire également la chronique de Violette)



Danger Mouse & Sparklehorse - Dark Night of the SoulDanger Mouse & Sparklehorse - Dark Night of the Soul


Laurent : Un casting trop luxueux face à un producteur trop en vue, le tout magnifié par les images de David Lynch, Dark Night Of The Soul avait tout pour n’être qu’un feu de paille de plus. Mais c’était sans compter sur le songwriting de Mark Linkous qui insuffle ici une vraie cohérence via des instrumentations racées, écrin idéal pour les voix abîmées de Vic Chesnutt, Franck Black et Iggy Pop. Au final, une œuvre où les talents ne nuisent jamais à l’intimité. (A lire également la chronique de Ju)



Fuck Buttons - Tarot SportFuck Buttons - Tarot Sport


Ed Loxapac : Le duo Fuck Buttons transforme l'essai avec le magistral Tarot Sport. Bien aidés par la production d'Andrew Weatherall, ils réalisent un album épique, telle une déflagration sonique digne d'un moteur d'avion au décollage. Diffusant un air étrangement euphorisant, Tarot Sport franchit le mur du son en ne laissant derrière lui que cendres et poussières. (A lire également la chronique de Eddie)



Animal Collective - Merriweather Post PavilionAnimal Collective - Merriweather Post Pavilion


Sfar : 2008 déjà : un EP époustouflant, des versions live prometteuses d’un album à venir. Mi janvier 2009 : personne ne sort indemne de la sortie de Merriweather Post Pavilion. On évoque alors tout et son contraire : de l’œuvre géniale à l’imposture musicale. Une tournée, une année sont passées et l’album est toujours présent sur nos platines. CQFD. (A lire également la chronique de François)



Grizzly Bear - VeckatimestGrizzly Bear - Veckatimest


Mathieu G : Veckatimest possède une indéniable force mélodique, quelque chose qui redonne à la pop un peu de son sens originel, la bande son qui améliorerait les petits tracas de notre vie quotidienne. En étant à la fois acoustique et puissant dans ses constructions qui partent dans une multitude de directions ; Grizzly Bear vient de réaliser le grand moment pop de l’année. (A lire également la chronique de Julien)



Ramona FallsRamona Falls - Intuit


Lyle : Qui l'aurait cru en début d'année : un album du leader de Menomena classé ici ? Mais sous le nom de Ramona Falls, Brent Knopf, accompagné d'un tas d'amis, a mis de l'ordre dans la pop foutraque de son groupe pour en garder le meilleur : une musique aux influences variées, complexe dans ses arrangements mais extrêmement entrainante et accessible. Digne d'être plébiscitée par le plus grand nombre. (A lire également la chronique de Thibault)



Les participants au Top des Blogueurs 2009 :

Anousonne de Grandcrew ; Benjamin F de Playlist Society et du Ricard sa Live Music ; Benjamin L de Soul Kitchen, Benoit de Pop Revue Express, de Hop Blog et de Benzine ; une bonne partie de l’équipe de Dans le mur du son : avec Arbobo de Arbobo, Erwan de The man of Rennes steals our hearts, Lyle de J’écoute de la musique de merde, Thomas du Golb et de Culturofil, et Twist de I left without my hat ; Dali de This Is All About Audio Dynamite ; Daniel de Listen See Feel ; Disso de Derrière la fenêtre ; Ed Loxapac de Chroniques Electroniques ; trois Indie Pop Rockeurs avec Christophe de La Tête à Toto, Mathieu de Ramdom Songs et Paul de Pomme de Pin ; Eddie du Choix de Mlle Eddie ; François de Dans Mon Mange-Disque ; JS de Good Karma ; Ju de Des Oreilles Dans Babylones ; Julien de Des Chibres et Des Lettres et de Goûte mes Disques ; Kris d’Au bout du chemin et de Sound Of Violence ; Laure de Not For Tourists ; Laurent de Rocktrotteur ; Martin de Branche Ton Sonotone ; Mmarsupilami de Little Reviews ; Mr Meuble de Sous les pavés, la Plage ; Olivier de Feu à Volonté ; Panda Panda de Ears of Panda ; Pierre de Musik Please ; Rod du Hiboo ; Romink de My(Good)Zik ; Saab de With Music In My Mind ; Sfar de Toujours un coup d’avance ! ; Systool du Gueusif Online ; Thibault de La Quenelle Culturelle et Violette des Rigolotes chrOniques futiLes et insoLentes



Vous pouvez retrouvez l’intégralité des disques cités dans le classement ici


Chef de projet : Benjamin F / Conception et Logo : Laurent / Communication : Waaa