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mardi 26 janvier 2010

Four Tet - There Is Love In You [Domino]

Il fait partie de ces artistes touchés par la grâce. Ceux qui ont pris une plus grosse part du gâteau que les autres. Et qui en ont même privé certains. Ceux sur le berceau de qui de gentilles marraines se sont penchées, l’une lui donnant une oreille parfaite, l’autre un don pour la mélodie, une troisième lui conférant une ouverture d’esprit rare. Bref, un petit génie, totalement insaisissable, exaspérant pour bon nombre de ses coreligionnaires, passionnant pour les autres.

Lui, c'est Kieran Hebden, aka Four Tet. Un artiste digne des Nick Drake, John Coltrane, Bob Dylan, Paul Mc Cartney, Miles Davis, Beethoven, Brian Wilson et autres Mozart. Cette accumulation de noms et de superlatifs va en faire sourire ou hurler plus d’un. Mais je pense sincèrement que Four Tet est de l’acabit de ces gens là. Un homme à l’intelligence et l’éclectisme fou, qui a une idée très large de la musique et de son art, et qui s’échine à toujours à ressortir la quintessence de ses expérimentations.

L’œuvre de Four Tet est une œuvre en mouvement constant, en perpétuelle mutation. De ses premiers essais en trio avec Fridge (groupe sur lequel un jour on se recueillera pieusement) à son nouvel album sorti hier ‘There Is Love In You’, Four Tet n’a pas choisi de chemin tout tracé mais a creusé son sillon. Toujours en suivant son instinct, sans s’appesantir sur ses premiers efforts, en se remettant sans cesse en question et sans jamais se limiter à la seule sphère électronique.

Il est mélodique et aérien sur ‘Rounds’ – album de folktronica somptueux sur lequel plus d’uns auraient fait carrière ? Il enchaine par un ‘Everything’s Ecstatic’, exigeant et brut de décoffrage.
Il s’acoquine le temps de quatre albums (en 3 ans !) avec le batteur de jazz Steve Reid pour des disques déstructurés, expérimentaux et habités ? C’est pour mieux produire ‘Just Beyond The River’ de James Yorkston & The Athletes, avant d’aller remixer Nathan Fake, Sia, Born Ruffians ou encore Madvillain et de collaborer avec le roi du dup-step Burial, mon enfant.

Nouvel effort discographique, ‘There Is Love In You’ est un nouveau pas en avant dans l’œuvre de Four Tet. Un disque optimiste (le titre n’est pas une façade) et une remise au cœur de son œuvre des mélodies. Si elles n’avaient pas disparues sur ses derniers albums, depuis ‘Rounds’ il n’avait pas été aussi soigné à ce niveau là.

Qu’il use de boucles ou de samples, qu’ils fassent de la synth-pop (Circling) ou se replonge dans un folktronica qu’il maitrise à merveille (She Just Likes To Flight), qu’il augmente les beats et rende les corps lascifs (Love Cry, Sing), la parole est toujours donnée à la mélodie, que Four Tet érige en grand commandeur de ce ‘There Is Love In You’.

Cet album est d’une finesse et d’une délicatesse totale, où chaque morceau est travaillé à l’extrême et composé de couches qui s’emboitent avec un naturel désarmant ; où chaque chanson semble prendre vie et corps (This Unfolds est à ce propos un bijou organique) ; où Four Tet fait dans le feutré et dans le ouaté.

En composant ‘There Is Love in You’, premier véritable album en cinq ans, Four Tet a monté un nouveau pan de mur de la cathédrale sonore qu’il construit depuis le début de sa carrière. Un édifice qui commence à être sacrément imposant, qui semble encore bien loin d’être terminé mais qui a déjà gagné l’intemporalité. (sortie : 25 janvier 2010)

Nb: Très belle chronique de ce 'There Is Love In You' par Berlin2Barcelona chez Chroniques Électroniques, à lire ici.

Son :
Myspace (Une chanson de ‘There Is Love In You’ en écoute)
Site officiel


Deux chansons en écoute. L’une (Angel Echoes) ouvre l’album, avec cette boucle féminine qui répète « There is love in you », l’autre le ferme avec She Just Likes to Flight, sublime morceau sur lequel les plus popeux craqueront forcément (malheureusement plus en écoute).

jeudi 3 décembre 2009

[Track of The Day] Anti-Pop Consortium - Volcano (Four Tet Remix)

Un Four Tet sort de la playlist Track of The Day (Love Cry), un autre y rentre. Je ne le fais pas exprès. Je suis tellement subjugué par le touché de ce mec que je veux le faire partager au plus grand nombre (si celui-ci n'a pas encore atteint vos oreilles). Donc Four Tet, again!

Depuis sa participation aux remixes de 'Madvillain', j'aimerais vraiment que l'ami Four Tet se mette à bosser avec MF Doom, ou un emcee digne de ce nom. Vu que ça ne semble pas encore dans ses priorités, il faut se contenter des quelques remixes qu'il peut réaliser pour quelques groupes hip-hop.

Enfin, se contenter… tout est relatif. A écouter son remix de Volcano, tiré du dernier Anti-Pop Consortium 'Fluorescent Black' (une des têtes de proue hip-hop de l'année 2009, joli pour une reformation!), c'est déjà bien bien mieux que rien du tout.

Le travail de Four Tet est une fois de plus effarant. Volcano est à l'origine une chanson assez lourde, pesante, menée par une voix trainante. Four Tet la rend légère comme une plume en y attachant une mélodie charmante et aérienne.

Ce type est exaspérant à transformer tout ce qu'il touche en or. Définitivement le meilleur remixeur qui existe. Un jour j'écrirai une ode à Four Tet. 

Album: Volcano 12" 
Année: 2009 
Label: Big Dada

En ce qui concerne le 'Fluorescent Black' des Anti-Pop Consortium, GT (ici) et Systool (là) en parle très bien.

mercredi 16 mai 2012

[Track of The Day] Neneh Cherry & The Thing - Dream Baby Dream (Suicide cover) [Four Tet remix]

La plus longue semaine lyonnaise de l'année débute ce soir : Nuits Sonores fête ses 10 ans. Au programme, du lourd (Caribou, Four Tet, James Murphy, !!!, cette liste est tout sauf exhaustive), des Sonores Days qui prendront place dans quelques uns des plus beaux endroits de Lyon (entre ici L'Hôtel Dieu), des siestes sonores, une journée gratos comme à chaque fois (le jeudi donc, avec du Berlin par ci, de l'Ibiza par là), de l'électro dans toutes les rues de Lyon, une Nuit 4 dont on ne sait rien mais dans laquelle on devrait retrouver 4 dj internationaux dont sûrement Laurent Garnier et Agoria) et un concert de New Order pour en guise de dessert exquis.
Bref, tout cela pour dire que ca va être un brin la teuf dans la capitale des Gaules.

Alors, pour se mettre en jambe, rien de mieux qu'un petit remix de Four Tet. Son dernier en date (mis en ligne il y a quelques jours). Celui de Dream Baby Dream, la chanson de Suicide. Pas l'originale cependant mais la version de Neneh Cherry & The Thing, qui se trouvera sur l'album de ce super groupe, 'The Cherry Thing'.

Vu que ma connaissance de Neneh Cherry se limite à 7 Seconds (le tube avec Youssou N'Dour) et que je découvre The Thing (groupe de free jazz au sein duquel officie, excusez du peu, Mats Gustafsson), je n'en parlerai pas plus. Sauf pour vous dire trois choses:
- leur relecture de Dream Baby Dream est très sincèrement à tomber par terre (et en écoute plus bas).
- l'album comportera notamment des morceaux de Martina Topley-Bird, The Stooges, Ornette Coleman ou MF Doom.
- Four Tet, en annonçant la sortie de son remix, s'est fendu à propos de 'The Cherry Thing' d'un rapide : «one of the most magical new records I've heard in a while». Rien que ça.

Mais nous aurons le temps d'y revenir. Pour le moment donc, délectons nous du remix de Four Tet. Car oui, il est délicieux - mais qui en doutait? 

Album: - 
Année: 2012 
Label: -

Comme il est toujours bon d'écouter sur quoi se base le remix, voilà la version de Dream Baby Dream de Neneh Cherry & The Thing, qui est je le répète, une somptueuse relecture.  (malheureusement plus en écoute)

Comme il est également toujours d'écouter les versions originales, voilà donc celle de Suicide. (malheureusement plus en écoute)
 

Et histoire de bien faire les choses, voilà donc le remix de Four Tet de Dream Baby Dream, au format soundcloud cette fois. (malheureusement plus en écoute)

mercredi 26 juin 2019

[Track of The Day] Four Tet - Teenage Birdsong

Un enregistreur qui se déclenche, quelques secondes qui passent, puis une mélodie répétitive et entêtante qui se lance. Au loin, un son sourd et bourdonnant. Et puis au milieu du morceau, cette mélodie lumineuse qui sort de nulle part et qui envoie la chanson très haut.

En une minute et quarante secondes, Four Tet et son Teenage Birdsong me rattrape par le col et me ramène dans son giron, moi qui l'avais délaissé depuis quelques temps, perdu par des sorties qui m'avaient assez peu touché.

Teenage Birdsong est une chanson qui allie le meilleur de Four Tet et qui lui fait retrouver une des deux choses dans laquelle il excelle : ce folktronica, genre qui lui doit tant. La seconde étant son travail sur les voix féminines (il y a des exemples ici, , dans ce coin-ci ou même dans celui-là), on attendra un peu qu'il s'y remette.

Album : -
Année : 2019
Label : Text Records


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Teenage Birdsong de Four Tet est également en écoute ci-dessous :


EDIT : Four Tet vient de mettre en ligne la vidéo officielle de Teenage Birdsong, filmée à l'Alexandra Palace à Londres en mai dernier. Elle est à découvrir ci-dessous :




mercredi 4 novembre 2009

[Track of The Day] Four Tet - Love Cry

Si ça continue, ce blog va bientôt ressembler à un épisode de Candy, où comme dans tous les pays, on s'amuse, on pleure, on rit. Parce qu'entre Yeasayer lundi et ce 'Love Cry 12"' aujourd'hui, je donne dans les pochettes arc-en-ciel et les couleurs chatoyantes.

Ceci dit, et à dire vrai, on s'en fiche un peu car Four Tet est de retour! après un 12" avec Burial assez terrible. Et c'est ça qui compte.
Si vous suivez ce blog plus ou moins régulièrement, vous n'êtes pas sans savoir que Kieran Hebden, plus connu sous le nom de Four Tet, fait partie chez moi de ces artistes absolument géniaux, à la discographie aussi complexe et déroutante que passionnante.

Alors apprendre son retour, même avec un simple 12" (deux titres), suffit à mon bonheur. Surtout que ce qui se trouve dans ces 16 mns est de très haute facture. Love Cry est une chanson incroyable où Four Tet fait véritablement swinguer sa mélodie tout du long de 9 mns d'electro minimale (et organique, comme souvent) assez groovy finalement, pour mieux insérer une voix féminine toute de loop vêtue.
Our Bells quant à lui est un morceau où résonne à n'en plus pouvoir des… cloches. Mais là aussi, des cloches à la Four Tet. Délicate et qui scintille sous le drone ambiant.

Bref, un 12" (en édition limitée) de haute tenue, qui annonce peut-être le retour d'un Four Tet à un format plus long pour les prochains mois. Son dernier album datant (déjà!) de 2005. Croisons les doigts. 

Album: Love Cry 12" 
Année: 2009 
Label: Domino

vendredi 2 avril 2010

[Track of The Day] Pantha du Prince - Stick to My Side (Four Tet Remix)

Un jour peut-être - et pas dans une lointaine galaxie-, Four Tet prendra à part Pantha du Prince, donnera un coup de mentholine, respirera un bon coup, se tournera vers l'auteur se tournera vers l'auteur de 'Black Noise' et lui dira «Pantha, ssshhhhh, je suis ton père, ssshhhhh».

Il faut dire qu'il y a une filiation certaine entre l'auteur de l'album de l'année avec 'There Is Love In You' et Pantha du Prince. Cette façon avec un rien de faire changer le coup d'un morceau, cette vision très lumineuse de faire évoluer ses morceaux, ce côté très organique aussi.

Rien de plus normal donc que Four Tet soit chargé de remixer un des morceaux tirés de 'Black Noise', le dernier album en date de Pantha du Prince. Qui plus est quand ce morceau accueille à l'origine Panda Bear.

Ce titre s'appelle Stick to My Side. Dans sa version originale, si elle garde un certain rythme, elle reste dans un univers vaporeux et léger. Four Tet transforme le tout, lui fait perdre plus d'une minute et en fait, de par une mélodie répétitive et implacable, un titre presque dansant.

Nouvelle grande réussite qui prouve que 2010 sera Four Tet-ienne ou ne sera pas. Et qu'une rencontre Four Tet/Panda Bear en studio vaudrait surement le détour. 

Album: Stick to My Side 12" 
Année: 2010 
Label: Rough Trade

jeudi 30 novembre 2017

[Track of The Day] Kaitlyn Aurelia Smith - I Will Make Room For You (Four Tet Remix)

Les remix et Four Tet, c'est comme Max Richter et les bande-originales de films ou de séries : c'est une seconde peau.

Alors que le dernier album en date de l'anglais est sorti il y a quelques semaines et que, je m'en rends compte, je n'ai toujours pas posé la moindre oreille dessus (hormis Two Thousand and Seventeen dont il était question dans ces pages), Four Tet continue donc de remixer à tout va.

Un des derniers exemples en date est celui de I Will Make Room For You, une chanson de Kaitlyn Aurelia Smith. Et comme à chaque fois, il excelle dès qu'il s'agit de la gente féminine.

Et si la pochette représente tout ce que je déteste, ce remix a plus de consistance que ces affreux cocktail-bars qu'on nous installe à tous les coins de rue. Bien plus.

Album : -
Année : 2017
Label : Western Vinyl

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), le remix de Four Tet de I Will Make Room For You par Kaitlyn Aurelia Smith est également à écouter ci-dessous :


I Will Make Room For You par Kaitlyn Aurelia Smith, mais cette fois l’original, est quant à lui en écoute là :


vendredi 12 janvier 2024

[Track of The Day] Four Tet - Loved

L'an dernier, Kieran Hebden a sorti un 12" fort recommandable sur lequel on pouvait trouver Darkness, Darkness, une relecture de la chanson du même nom de Gloria Loring en 1969 (elle même une reprise de The Youngbloods, sortie la même année). Mais en ce début 2024, ce bon Kieran a remisé son nom civil au placard pour mieux retrouver son alias de toujours, Four Tet. Et de publier un nouveau single, le très simplement nommé Loved.

Sorte de réponse smooth à You Are Loved (un titre de son album de 2017 'New Energy'), Loved est un morceau très atmosphérique, à l'allure folktronica sans l'être (il y a une vibe 'Rounds' ici), mené par un clavier à la mélodie lumineuse et mélancolique, où la beauté l'emporte sur la tempête qui gronde au loin. Un titre totalement instrumental et qui annonce le premier album - sous le moniker de Four Tet - depuis quatre ans, à venir dans quelques semaines.

Album : tba
Année : 2023
Label : Text Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Loved de Four Tet est également en écoute ci-dessous : 
 

vendredi 7 juillet 2017

[Track of The Day] Four Tet - Two Thousand and Seventeen

Discret depuis 2 ans et la sortie de son dernier album 'Morning/Evening' (quand bien même toujours des remixes à foison), Four Tet vient de publier un nouveau titre, annonçant sans doute un nouvel album à venir pour dans les moins qui viennent.

Le morceau s’appelle Two Thousand and Seventeen (en toutes lettres oui) et autant ne pas y aller par quatre chemins : c’est épatant. Sur ce morceau de folktronica à la harpe envoûtante, Four Tet fait revenir par la grande porte mélodie lumineuse et beauté implacable. Nul doute qu'il faudra classer ce prochain album auprès des 'Pause', 'Rounds' et autres 'There is Love in You'. Joie !

Album : -
Année : 2017
Label : Text Records

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En plus des lecteurs Spotify et Deezer,  Two Thousand and Seventeen de Four Tet est également disponible à l’écoute ci-dessous :


vendredi 14 septembre 2012

[Track of The Day] Ultraísta - Smalltalk (Four Tet Remix)

'Ok Computer'. Il aura suffit d'un album pour que Nigel Godrich devienne un producteur émérite et reconnu comme tel. En produisant le disque le plus célèbre de Radiohead, Godrich s'ouvrait les portes de la gloire.

Sauf que depuis, je trouve qu'il n'y pas de producteurs plus surestimés. Toujours les mêmes tics, toujours les mêmes recettes, les mêmes ambiances (le plus célèbre étant le 'Regeneration' de The Divine Comedy) et rapidement un - fade - ennui.

Perdu de vue depuis longtemps (j'essaie autant que faire se peut d'éviter ses productions), Godrich a monté un groupe avec Joey Waronker (batteur et/ou producteur de, au choix, Beck, R.E.M, Eels, Lisa Germano et quelques autres) et Laura Bettison, du nom d'Ultraísta ; et sortira début octobre son premier album - du même nom.

Avant même la sortie du disque, Four Tet s'occupe déjà de son cas en remixant Smalltalk, premier single de Ultraísta. Smalltalk, dans sa version première, est une chanson honnête mais qui manque un peu de coffre. Four Tet embellit la chose en se concentrant sur la voix de Laura Bettison.

En la plaçant au-dessus de tout, il la met bien plus en avant (quand il ne la duplique pas) que sur l'originale, augmente la reverb. De là, il garde la ligne mélodique générale mais lui donne un côté plus lumineux, y ajoute du mordant et un beat rapide et plus marqué.

En 6 minutes, l'affaire est conclue de façon lumineuse. Et Four Tet prouve que lorsqu'il s'agit de remixer des titres portés par des voix féminines, il n'a pas son pareil (le remix de Breathe Me de Sia, pour ne pas le nommer). Godrich peut se remettre au travail.

Album: Ultraísta
Année: 2012
Label: Temporary Residence



Ce Smalltalk (Four Tet Remix) est également en écoute sur le soundcloud de Ultraísta. Et ci-dessous. (malheureusement plus en écoute)

Et Smalltalk, dans sa version originale, est à écouter ou découvrir ici, toujours chez Ultraísta. (malheureusement plus en écoute)

mardi 12 juin 2012

[Track of The Day] Four Tet - 128 Harps

Kieran Hebden est en forme. Les mois passent et les nouveaux morceaux s'enchainent. Dernière au programme et sortie n°16 de son label Text Records, 128 Harps.

Où l'on retrouve un Four Tet hésitant entre le calme et la tempête avec un rythme soutenu, une voix répétitive et qui ne démarre jamais et une mélodie de corde genre 'Rounds' ravissante.

Four Tet mène encore une fois bien sa barque. Le tout en 5 mns. Boum. Notre homme ne sort jamais rien au hasard.

Album: 128 Harps 12"
Label: Text
Année: 2012



128 Harps est en écoute également sur le soundcloud de Four Tet et ci-dessous. (malheureusement plus en écoute)

mercredi 23 décembre 2009

Top 20 'Ep, 7", 12", Compilations & Rééditions' 2009


Devenus une véritable institution avec l’explosion d’Internet, les tops de fin d’année ont toujours été chez moi et depuis 2002 un exercice auquel je me prête très volontiers, ayant un côté Rob Gordon exacerbé. Pourquoi ? Je ne sais pas à vrai dire. Peut-être pour faire un bilan concret d’une année écoulée. Plus sûrement (et c’est encore plus vrai depuis la création de ce blog) pour mettre en avant des disques qui m’ont touché toute une année durant et qui n’ont pas forcément toujours voix au chapitre des médias.

Première étape aujourd’hui, avec, comme l’an passé, une sélection – non-classée – des meilleurs formats courts (Ep, 7’’, 10’’, 12’’), des rééditions et des compilations de l’année 2009.

EP/MINI-ALBUM

Une sélection qui débute par les Extended Play ou Ep. Car ils ont été nombreux à rythmer mon année. Comme le premier des 1973, groupe français faisant de la pop ouvragée un véritable sacerdoce, qui est un petit bonheur sans fin et annonce un premier album pour le printemps prochain que l’on espère de haute tenue. A suivre l’enregistrement sur leur blog, on peut espérer sereinement (1973 ‘Ep’ Blonde Music +).

Sereins, ce n’est pas forcément le mot qui viendrait à l’esprit pour parler de l’énième petite merveille de ces tarés d’Animal Collective, ‘Fall Be Kind Ep’. Certains trouvent que l’on en fait trop sur eux ? Je préfère passer plutôt que m’entêter à expliquer pourquoi ce groupe est le plus important des années 2000, de par sa discographie album et sa discographie Ep. Et je préfère souligner qu’une fois de plus, ils font évoluer leur musique après un ‘Merriweather Post Pavilion’ détonnant, tendant vers une comédie musicale hallucinée plutôt que vers une pop-electroïsée et psychédélique (Animal Collective ‘Fall Be Kind Ep’ Domino +).

Broadcast, quant à eux, sont revenus sur le devant de la scène, via un album avec The Focus Group (Julian House), 'Investigate Witch Cults Of The Radio Age'. Un mini-album (selon leurs propres termes) de plus de 50 mns, qui tranche avec l'univers Broadcast. Peu de chants et au contraire beaucoup de collages expérimentaux. Un voyage assez initiatique, comme celui d'Alice au Pays des Merveilles: tout est surprenant et incongru ici. Et à chaque fois on a envie d'aller plus loin. Suite de leurs aventures durant le premier semestre 2010 (Broadcast and The Focus Group 'Investigate Witch Cults Of The Radio Age' Warp).

L’ami Clark, quant à lui, continue de suivre son chemin, plein d’électro. Non content d’avoir sorti un très beau ‘Totem Flares’, il avait eu la bonne idée de mettre dans nos oreilles quelques mois auparavant un ‘Growls Garden Ep’ de très haut niveau, annonçant la couleur, forcément organique et analogique (Clark ‘Growls Garden’ Warp +).



Les barcelonais de Delorean la joue moins sérieuse. Leur ‘Ayrton Senna Ep’, hormis le fait d’avoir le titre le plus classe de l’année, est un recueil d’electro-pop totalement dans l’air d’un temps qui aime et veut de la synth-pop (Kris en parle très bien chez lui ici: cherchez les papiers du 2 au 8 novembre). Un Ep qui ne paye pas de mine de prime abord mais qui vaut rapidement son pesant de rayons de soleil ! (Delorean ‘Ayrton Senna Ep’ BCore +).


Et puis il y a la révélation de l’année, LE groupe de 2010. Ne cherchez pas plus loin, c’est lui. Un quatuor de new-yorkais qui aime les clappings et qui lorgne tantôt (c’est à la mode) du côté 80s et d’un son très anglais – new-wave et cold-punk, il y a du Joy Division et plus généralement de Factory chez ces garçons là – et tantôt vers une sunshine pop plus américaine. Leur ‘Summertime! Ep’ est un grand mini-album. Confirmation de leur potentiel que l’on peut imaginer très grand dans les mois qui viennent (The Drums ‘Summertime! Ep’ Moshi Moshi +).


Dans une veine bien plus noisy-pop, mais allant chercher son inspiration aux mêmes endroits que The Drums, voilà Dum Dum Girls, groupe dont on ne sait pas grand chose (Dee Dee, la leader, est-elle vraiment tout seule ?) mais qui aime le lo-fi et les distorsions. Quand on sait que les Crocodiles ou Blank Dogs font partie de ses amis, on comprend mieux. Une jeune femme à suivre de près (Dum Dum Girls ‘Yours Alone Ep’ Captured Tracks).


Hauschka ne connaitra surement pas une consécration comme celle qui attend The Drums. Pourtant, le compositeur allemand, continue d’écrire de bien beaux morceaux, tout au piano, en y insérant ici et là des petites touches électro. Son ‘Snowflakes and Carwrecks Ep’ (40 mns quand même !) est une grande œuvre une fois de plus, auprès de laquelle peu de gens, malheureusement, se seront arrêtés (Hauschka ‘Snowflakes and Carwrecks Ep’ Fat Cat +).


Enfin, finissons cette catégorie EP par The Pains of Being Pure at Heart, qui non content d’avoir surfé tout en haut de la vague d’un shoegaze en plein retour avec un premier album très réussi (on y reviendra), sortent un ‘Higher Than The Stars Ep’ du même acabit, le côté plus «joyeux ». Sarah Records semble plus que jamais vivant! (The Pains of Being Pure at Heart 'Higher Than The Stars Ep' Slumberland +).



7"











Du côté des 7’’ impossible de tout citer. J’en ai sélectionné dont quatre : le 7" de ce rasta-boy de Gonjasufi, grande découverte de soul organique et électronique (Gonjasufi Holidays-Candylane 7’’’ Warp +); le 'Split 7’’' de Grouper et le Pumice qui aura eu la bonne idée de me faire découvrir Grouper et de confirmer tout le talent de ce diable de Pumice (Grouper/Pumice ‘Split 7’’’ Soft Abuse); le 7" de Jason Molina et de ses Magnolia Electric Co avec sa mélodie pleine de sang de cowboy (Magnolia Electric Co Rider. Shadow. Wolf 7’’’ Secretly Canadian +) ; Et enfin le ‘Mirando 7’’’ de Ratatat où les Animal Collective (encore eux !) s’offrent un délire vaporeux de 10 mns (Ratatat ‘Mirando 7’’’ XL +).











12"


C’est Four Tet qui aura fait l’actualité marquante du format 12’’, tantôt avec Burial pour un travail collaboratif remarquable et que l’on espère se renouveler dans le futur entre le petit génie de l’électro et le pape du dub-step (Burial & Four Tet ‘Moth/Wolf Cub 12"’ Text +), tantôt seul avec un ‘Love Cry 12’’’ plein de swing et qui annonce de bien belles choses pour les mois qui viennent (Four Tet ‘Love Cry 12’’’ Domino +).









COMPILATIONS
Au niveau des compilations, impossible de ne pas citer ‘Dark Was The Night’, un double album – pour la bonne cause – de 31 chansons (compositions originales ou reprises) et qui accueille pour l’occasion la fine fleur de l’indie-pop/rock/folk du moment, de Yeasayer à Iron & Wine, de Sufjan Stevens à The Books, de Blonde Redhead à The Decemberists. Un tout totalement hallucinant. Jamais entendu une compilation aussi éclectique et en même temps aussi réussie (A Red Hot Compilation ‘Dark Was The Night’ 4AD +).


RÉÉDITIONS
Finissons ce petit round-up par quatre rééditions qui me tiennent à cœur. A tout seigneur tout honneur, commençons par celle de la discographie des Beatles. Un énorme travail pour un résultat au-delà des attentes mais pour un prix totalement indécent. On pourrait en écrire dix pages, alors le mieux à faire, c’est d’aller voir le papier le plus abouti et le plus complet écrit sur le sujet, chez Kill Me Sarah, forcément (The Beatles ‘Remastered’ Apple).


Dans le genre imposant, le coffret – limité – concocté par Matthew Cooper (aka Eluvium) se pose là. ‘Life Through Bombardment’ regroupe 7 LPs, plus de 3h30 et 41 morceaux d’ambient, d’électronica et de minimalisme: en gros toute la discographie du bonhomme plus quelques raretés. Un coffret imposant dont l’enchainement d’une traite est un voyage de l’esprit fabuleux (Eluvium ‘Life Through Bombardment’ Temporary Residence).

A leur niveau, The Miracles ont sorti une sacrée réédition avec un ‘Depend on Me : The Early Albums’. Pas de boxset à 100€ ici. Non, juste un double album rempli à ras bord (53 chansons) compilant les cinq premiers albums du groupe. Moi qui ne connaissais que vaguement le groupe (comprendre «deux chansons à tout péter») et embrigadé par un français presque allemand jamrékien à l’éclectisme assez fou, j’en ai eu pour mon argent (même pas 15€). Savoureux, délicieux, chaleureux. Rajoutez tous les en «-eux» que vous voulez, cela n’y changera rien : cette réédition est un bonheur sans fin (The Miracles ‘Depend on Me : The Early Albums’ Hip-O Select).

‘Memoryhouse’ de Max Richter est un bonheur dans son genre aussi. Car le premier album du compositeur écossais était introuvable depuis des années ! Fat Cat, maison hôte de Max Richter depuis son deuxième album, a récupéré les droits et après quelques reports a ENFIN réédité (sur son sous-label 130701) la splendeur. Cet album est un véritable bijou : symphonique mais sans en faire trop, légèrement électronique, ‘Memoryhouse’ est la première pierre philosophale d’une carrière presque sans accroc (Max Richter ‘Memoryhouse’ 130701).



Vous trouverez ci-dessous un lecteur grooveshark présentant une chanson de chacun des disques évoqués ci-dessus:



Tracklist:
01. 1973 - We Are Nowhere
02. Animal Collective - What Would I Want? Sky
03. Broadcast - I See, So I See So
04. Clark - Growls Garden
05. Delorean - Moonson
06. The Drums - Don't Be a Jerk Johnny
07. Dum Dum Girls - Catholicked
08. Hauschka - Ginsterweg
09. The Pains of Being Pure at Heart - Falling Over
10. Gonjasufi - Candylane
11. Magnolia Electric Co. - Rider.Shadow.Wolf
12. Grouper - Rising Height
13. Ratatat - Mirando (Animal Collective remix)
14. Burial & Four Tet - Wolf Cub
15. Four Tet - Love Cry
16. The National - So Far Around The Bend
17. The Beatles - While My Guitar Gently Weeps (mono remastered)
18. Eluvium - Everything to Come
19. The Miracles - Broken Hearted
20. Max Richter - Sarajevo

mercredi 23 mars 2011

[Track of The Day] Burial, Four Tet & Thom Yorke - Mirror

En 2006, Thom Yorke avait pris quelques belles vacances solo pour s'offrir sur 'The Eraser' neuf titres d'une électro-pop assez minimale, pleine de boucles et de beats, tout en laissant opportunément ses beuglements habituels à Oxford.

Cinq ans plus tard et la sortie de deux nouveaux albums de Radiohead, Thom Yorke continue de cultiver ses envies d'indépendance. Ainsi, DOOM a annoncé que l'anglais et lui avaient entamé une collaboration qui pourrait voir le jour prochainement (enfin j'espère après 'Madvillain 2', il y a des priorités).
Dans le même temps, c'est avec Burial et Four Tet que Thom Yorke s'acoquine le temps de 13 mns, de deux titres et d'un 12". Le tout chez Text Records, le label de ce génie de Kieran Hebden.

La collaboration Burial/Four Tet du printemps 2009 était savoureuse. Celle-ci dans son genre a également beaucoup de cachet. Cette fois, le mélange très fin des sonorités des deux anglais est plus insidieux, plus pervers, moins direct, les beats se noient dans la mélodie - à moins que ce ne soit l'inverse; tandis que la voix de Thom Yorke, très juste, se marrie bien aux univers musicaux de ses deux compères. Pas extraordinaire de prime abord mais rapidement envoutant, cette collaboration à quatre mains et une voix est un bel attelage qui mériterait de se retrouver sur un plus long format.

Ce soir, après avoir longuement écouté ce 'Ego/Mirror 12"', pour ne pas mourir idiot, j'ai écouté 'The King of Limbs', le dernier album en date de Radiohead. Une écoute aura suffi pour me confirmer à quel point ce groupe que j'ai beaucoup aimé m'indiffère au possible depuis bientôt dix ans. A quel point Thom Yorke m'insupporte quand il est avec Radiohead. Et à quel point il peut être intéressant quand il se retrouve tout seul, des projets pleins la tête.

Album: Ego/Mirror 12"
Année: 2011
Label: Text


En écoute dans le lecteur à droite.

C'est Mirror qui est aujourd'hui en écoute, la face B de 'Ego/Mirror 12"'. Histoire de faire les choses bien, voilà la face A, qui s'intitule donc Ego. (malheureusement plus en écoute).

mardi 6 mars 2012

[Track of The Day] Burial + Four Tet - Nova

Ce week-end, j'ai (avec d'autres évidemment) pris une partie de la vie d'un de mes meilleurs amis, je l'ai mis dans une petite boite et j'ai enterré le tout, jusqu'à ce que la mort le sépare de sa future compagne, dans des coins mal famés de Lyon (ou pas).

Un week-end passé sur des tubes ringards qui plaisent aux jeunes et font swinger les vieilles, à éviter des billes de peinture aussi impitoyables que salissantes, à boire à ne plus savoir qu'en faire.

Dimanche soir, en rentrant chez moi, éclaté de fatigue, voilà le morceau que j'aurais aimé écouté et qui résume assez bien l'état dans lequel je me trouvais: Nova, nouvelle collaboration entre Burial et Four Tet, aux ambiances vaporeuses, organiques, dont certains côtés (les voix de la fin) me rappellent le '( )' de Sigur Ros.

Une belle suite de leurs aventures passées (voir et ici) et un sacré morceau enivrant. Tiens, enivrant. Ouais, mais non, arrêtons de parler de vin. 

Album: - 
Année: 2012 
Label: Text 

Nova est en écoute également sur le soundcloud de Four Tet. Et ci-dessous.  (malheureusement plus en écoute)


lundi 3 octobre 2011

[Track of The Day] Four Tet - Pyramid

L'année 2011 aura été chargée pour Dieu… euh Four Tet pardon. Après un disque incroyablement beau ('There Is Love In You'), il aura mis sur orbite Juk Juk, sorti un sacré split 12" avec Daphni (aka Caribou) et réalisé une collaboration de haute volée avec Burial et Thom Yorke. Le tout via son label Text qui fête cette année ses 10 ans d'existence.
Petite cerise sur le gâteau, il sort ces jours-ci un mix pour Fabric, le 59, sur lequel je n'ai toujours pas posé les oreilles, honte à moi.

Histoire de faire les choses bien et de penser à ses propres productions, il vient d'annoncer la sortie d'un nouveau 12", le TEXT011. Il présente présente en face-A Locked (qu'il avait mis en écoute il y a quelques semaines de cela sur son soundcloud, voir plus bas) et en face-B le formidable Pyramid, un morceau de 8 mns très intriguant, aussi lancinant que dansant, et en écoute aujourd'hui. Pour ainsi dire, ce morceau est irrésistible. Quel talent. Et quel sens de la mélodie. Bordel.

Album: Locked/Pyramid 12"
Année: 2011
Label: Text



Pour faire les choses bien, voilà donc Locked, la face-A de ce nouveau 12" de Four Tet. Un bijou de légèreté portée par une bien belle mélodie. A écouter. Réécouter. Encore et encore. (malheureusement plus en écoute)

lundi 20 juillet 2026

[Track of The Day] ⣎⡇ꉺლ༽இ•̛)ྀ◞ ༎ຶ ༽ৣৢ؞ৢ؞ؖ ꉺლ - ༼༭ຶཬɷԾㅍㅍ)აِّّْٕٔٓٓ ˓˚✧₊⁎❝᷀ົཽ*ೃ:(꒡͡  ❝᷀ົཽ ꉺლ༽:̸͎̟̯̂̓̌:̶̢͙͙͕̠̩͆(̷̮͍͚̫͚͂̍)̵̳̗̊( ̟̞̝̜̙̘̗̖҉̵̴̨̧̢̡̼̻̺̹̳̲̱̰̯̮̭̬̫̪̩̦̥̤̣̠҈͈͇͉͍͎͓͔͕͖͙͚͜͢͢͢͢͢͢͢͢͢͢͢͢͢͢ͅ l̡̡̡ ̡͌ Ɵʅ͡͡͡͡͡͡͡͡͡͡͡(̸̢̛̼̞̭͋ͅ)̸͚̰͛̔̾̀̿͒͂v̴̢͚͚͎ȯ̶̞̮͖̑̈́)̸̳̥̰̜̥̺̐ͅ)̴͎̜͍̱̋̌͋̓̾̚ ̷̨ ☼⃝◞⊖◟ ∷፨◉☼⃝◞⊖◟☼⃝ꉂꆭ(☼⃝❁)ᕗ  ҉⃝ ʅ͡͡͡͡͡͡͡͡͡͡͡ ̟̞̝̜̙̘̗̖҉̵̴̨̧̢̡̼̻̺̹̳̲̱̰̯̮̭̬̫̪̩̦̥̤̣

Non, ce n'est pas un bug d'affichage. Non, je n'ai pas décidé d'un coup d'un seul d'écrire dans une police ubuesque. Comme je n'ai pas décidé de désormais composer les billets de ce blog en sumérien ou tout autre langue morte. Rien de tout cela. Derrière ces caractères bizarres se cache un des nombreux avatars de Four Tet / Kieran Hebden, producteur et musicien anglais de génie. Pourquoi ? Comment ? Un délire sans doute - particulier mais un délire quand même - pour casser les codes ? Mettre derrière lui, le temps de quelques albums, son nom de scène le plus célèbre pour mieux se réinventer et voir la réaction des gens à sa musique, sans forcément savoir que c'est lui aux manettes ? Un pied de nez à l'industrie musicale dont il n'a jamais été le plus grand fan ? Sans doute un peu des trois en même temps.

Quoiqu'il en soit, son dernier album en date (je vous épargne son nom, il est plus bas et est encore plus absurde), sort donc sous le nom de ⣎⡇ꉺლ༽இ•̛)ྀ◞ ༎ຶ ༽ৣৢ؞ৢ؞ؖ ꉺლ, que les fans appellent « The Wingdings alias » (le nom étant composés de quelques caractères de la police en question). Et il tout à fait délicieux. De l'électro pleine de downtempo, de la house aux contours ambient, de la folktronica cornaquée à la techno, fait de différentes textures sonores qui s'emboitent merveilleusement bien les unes aux autres, le tout sublimé par le savoir et le touché mélodique à nulle autre pareille de notre homme. Un grand album donc, hypnotique et onirique, torturé mais tout à fait lumineux dont on ressortira notamment (je vous fais grâce du titre original) le morceau 2 (en écoute aujourd'hui), qui, en six minutes, résume à lui seul tout le talent et la carrière de Four Tet. 

Album : ʅ͡͡͡͡͡͡͡͡͡͡͡(̸̢̛̼̞̭͋ͅ)̸͚̰͛̔̾̀̿͒͂:̴͓̞̑̌̂̆̊͋̀:̸͎̟̯̂̓̌ ҉ ͡ ͞ ͞ ͞ ҉● ࿀ ● ࿀ ● ҉⃝ ⃝͢ ͞ ͘ ͞⃝̕ ͢ ̛ ⃝ ̸ ̡ ͢⃝̧ ͡ ͡ ̀ ̧ ̢⃝͜ ҉ ͞ ͞ ⃝͞ ͘ ͞ ͡⃝ ⃝҉҈҉҈҉҈҉҈҉҈҉ :̶̢͙͙͕̠̩͆(̷̮͍͚̫͚͂̍)̵̳̗̊( ̟̞̝̜̙̘̗̖҉̵̴̨̧̢̡̼̻̺̹̳̲̱̰̯̮̭̬̫̪̩̦̥̤̣̠҈͈͇͉͍͎͓͔͕͖͙͚͜͢͢͢͢͢͢͢͢͢͢͢͢͢͢ͅ l̡̡̡ ̡͌ Ɵʅ͡͡͡͡͡͡͡͡͡͡͡(̸ (by ⣎⡇ꉺლ༽இ•̛)ྀ◞ ༎ຶ ༽ৣৢ؞ৢ؞ؖ ꉺლ)
Année : 2026
Label : Text Records 

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En écoute dans les playlists Spotify, Deezer, Tidal, YouTube et dans la colonne de gauche du blog

En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, le morceau 2 du nouvel album de Four Tet sous son alias tarabiscoté ⣎⡇ꉺლ༽இ•̛)ྀ◞ ༎ຶ ༽ৣৢ؞ৢ؞ؖ ꉺლ est également en écoute ci-dessous :

Autre morceau à écouter, voilà le numéro 4, toujours avec cette touche mélodique imparable :

mardi 19 mai 2009

[Track of The Day] Burial & Four Tet - Wolf Cub

Des remixes de hip-hop ainsi qu'un titre avec MF Doom (voir les 'Madvillain Remixes'), un gros travail avec Steve Reid entre expérimental, free jazz et electro (4 albums en 3 ans!), des remixes aussi divers que variés (dernièrement, on citera Caribou, Thom Yorke, Born Ruffians ou même Explosions In The Sky!): Kieran Hebden (aka Four Tet) est un artiste éclectique, qui a tout sauf une idée préconçue et étriquée de la musique.
Preuve en est avec cette collaboration (la dernière en date) avec Burial, maître du dub-step (ce genre musical typiquement anglais qui mêle atmosphères urbaines et rythme à basses fréquences) et auteur de deux albums marquant et remarqués dans leur genre en 2006 et 2007.
Au programme de ce 12", deux titres bien différents, et qui sont le fruit d'une collaboration de chaque instant des deux artistes. Chez moi, c'est Wolf Cub qui remporte l'adhésion, tant le mariage des deux styles est réussi: à Four Tet le côté lumineux et mélodique, à Burial la face vaporeuse et torturée. Une grande réussite de 9 mns, sortie aujourd'hui sur Text, le label d'Hebden. 

Album: Moth/Wolf Cub 12" 
Année: 2009 
Label: Text