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mardi 17 octobre 2023

[Track of The Day] The Beths & Pickle Darling - Brand New Colony (The Postal Service Cover)

Disque dont je connais tous les recoins, tous les bips, toutes les inflexions de voix, dont je sais quand et où je l'ai découvert, 'Give Up' de The Postal Service, unique album du duo Ben Gibbard / Dntel est à mes yeux - et mes oreilles - un immense chef d'oeuvre et un des albums de ma vie. Et je n'ai jamais douté une seule seconde que toutes (je dis bien toutes) ses chansons étaient d'immenses chansons. Et sans avoir rien demandé, je viens d'en avoir une nouvelle confirmation.

Sans crier gare, cet album de Postal Service vient de fêter ses 20 ans. Ca semble fou, mais oui, vingt piges, rien que ça. Comme le veut désormais l'industrie musicale, chaque anniversaire est bon pour les affaires et propice à une réédition augmentée de quelques inédits. Sauf que Sub Pop avait déjà fait le boulot en 2013. Alors, plutôt que rééditer une réédition, le label vient de publier un 45-tours de reprises pour célébrer ces deux décennies d'existence.

Au programme, deux reprises : en face-B, une reprise par Car Seat Headrest de We Looked Like Giants, une des chansons de Transatlanticism' de Death Cab For Cutie, LE groupe de Ben Gibbard, qui fête lui aussi cette année ses vingt ans. Et en face-A, Brand New Colony, l'avant-dernière chanson de l'album de Postal Service, repris par les chouchous de The Beths. Ici, les néo-zélandais, avec l'aide de leur compatriote Pickle Darling, ont remisé leur power-rock et leurs guitares électriques au placard pour mieux la jouer pop/twee-pop lumineuse, loin de l'indietronica etl'anxiété qu'on pouvait ressentir à l'écoute de l'originale. Une très belle réinterprétation, qui prouve une nouvelle fois que les Beths de Liz Stokes ont du talent, et à quel point Brand New Colony est une immense chanson.

Album : Brand New Colony / We Looked Like Giants 7"
Année : 2023
Label : Sub Pop Records

Acheter

En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, la reprise de Brand New Colony de The Postal Service par The Beths et Pickle Darling est également en écoute ci-dessous :

Comme il n'y a pas de mal à se faire du bien, voilà Brand New Colony, dans sa version originale, par The Postal Service :

jeudi 14 février 2013

[Track of The Day] The Postal Service - A Tattered Line of String

Une simple mise à jour de leur site internet aura mis le feu aux poudres. Tout au moins aux miennes : "The Postal Service", sous-titré de 2013. Dix ans que j'attendais le retour du duo Ben Gibbard/Dntel, vous imaginez l'émotion.

Il faut dire que le 'Give Up'  des Postal Service reste un des monuments de ma discothèque personnelle. Sorte d'électro-pop un peu cheap, aux mélodies irrésistibles et au tracklisting rempli de tubes.

Pendant longtemps, des rumeurs ont circulé sur l'arrivée d'un nouvel album. Stuart Meyer, de chez Sub Pop, lors d'un long et intéressant papier à l'époque chez Spin (Days of the Leak) avait même annoncé au détour d'une phrase que le nouveau Postal Service était prévu pour décembre 2007. Et au final rien.

Et il en va de même ici : la mise à jour du site est là pour annoncer les 10 ans de 'Give Up' et la reformation du duo pour quelques concerts (entrez ici Primavera Sound, Coachella et autres Trianon). Rien de plus.

Tout juste trouve-t-on quelques titres inédits à se mettre sous la dent, comme A Tattered Line of String en écoute aujourd'hui et à l'efficacité épatante
C'est donc peu. Mais c'est déjà bien. On ne leur en veut pas. Dans tous les cas, rien que les voir refaire la une de l'actualité musicale est déjà une victoire en soi.


Album : Give Up (10th Anniversary Deluxe Reissue of Give Up)
Année : 2013
Label : Sub Pop


Achat



A Tattered Line of String est également en écoute via le clip (qui n'en est pas vraiment un) aux vinyles qui changent de couleurs ci-dessous :


vendredi 5 octobre 2007

Dntel – Dumb Luck [Sub Pop]

On ne va pas se voiler la face : avant un second album solo de Dntel, j’espérais vraiment la sortie du deuxième opus de The Postal Service, dont il est une des deux têtes de proue et qui m’avait retourné le cerveau en 2003 (grande année musicale s’il en est par ailleurs).

Et puis j’ai écouté ce disque. Et puis je me suis rappelé que 'Life Is Full of Possibilities', son premier album, m’avait vraiment emballé à l’époque. Et puis j’ai appris au détour d’une interview sur l’industrie musicale et via la voix d’un des dirigeants de Sub Pop que The Postal Service allait sortir son nouvel opus la veille de noël.

Donc finalement, tout ne va pas si mal. Surtout que ce 'Dumb Luck' est bon. Certes pas d’une cohérence folle. Mais bon (voire très par moment) L’ami Jimmy Tamborello (aka Dntel) a rameuté une bande de joyeux drilles pour chanter sur ses productions lap-topiennes qui sont toujours très mélodiques, mais plus torturées que dans The Postal Service et moins éthérées que sur 'Life Is Full of Possibilites'.
Jugez plutôt : Jenny Lewis, sorte d’égérie du monde de l’indie-rock (dont l’album de 2006 comprenait de très bons moments), les Grizzly Bear de chez Warp, le meilleur ami de Why? Fog, Conor Oberst (ou Bright Eyes, on y reviendra), les allemands de Lali Puna (dont le monde musical n’est définitivement pas si éloigné de celui de Dntel) ou les très sous-estimés Mystic Chords of Memory. Entre autres.

Certes, cette liste longue comme le bras a un côté « m’as-tu vu » et qui rappelle certains albums très moyens qui compilaient les featurings pour mieux tenter de cacher la médiocrité du projet. Sauf que là ce n’est pas le cas.

Premièrement, parce que les choix sont judicieux et uniquement dus à des affinités musicales (ou affectives) et non pas dictés ou guidés par je ne sais quel coup marketing. Deuxièmement parce qu’on est chez Sub Pop qui a depuis longtemps prouvé son intégrité artistique. Et troisièmement parce que Jimmy Tamborello est un producteur, un faiseur de lap-pop assez génial mais pas un chanteur (même s’il ouvre superbement ce Dumb Luck en chantant le titre éponyme d’une voix diaphane et touchante). Et parce qu’il préfère laisser ce talent aux autres.

Et puis aussi parce qu’il sait ce qu’il fait. Parce que son mélange d’électronica et de folk, de pop et de boucles est une réussite une nouvelle fois. Parce que les contributions de ses invités sont splendides (le titre de Conor Oberst, Breakfast in Bed, est un bonheur sans fin et d’une finesse dans l’écriture assez incroyable : l’histoire d’un dérapage alcoolisé entre deux amis, du moins suppose t-on, le lendemain au réveil, plein de fatalisme en guise de gueule de bois). Parce qu’il est du niveau (ou presque) de 'Life Is Full of Possibilities'. Parce que.

Comme le chante Bright Eyes, « You said you loved me after fourty five minutes ». Parions qu’il faudra encore moins de temps que cela à n’importe quel lecteur sensé pour (re)tomber dans le piège de la douceur ouatée des productions de Dntel et du mariage avec les voix de ses amis. (Sortie : 24 avril 2007)

Son :
Myspace (4 titres en écoute dont ceux avec
Lali Puna, Jenny Lewis et Grizzly Bear)
Site Officiel (dont quelques titres en téléchargement gratuit. Dont un bien joli D
on't Get Your Hopes Up)

Et deux titres. Donc celui avec
Conor Oberst donc, forcément, et Dumb Luck avec Dntel au chant (malheureusement plus en ligne).


Et pour finir, le clip de Breakfast in Bed (je sais, je bloque vraiment sur ce morceau) (malheureusement plus en écoute).

mardi 1 juillet 2008

Styrofoam – A Thousand Words [Nettwerk]

En 2002, Dntel sort son premier album, 'Life is Full of Possibilities'. Au neuvième morceau, (This Is) The Dream of Evan and Chan, il invite Ben Gibbard, de Death Cab for Cutie, à venir chanter sur une de ses compositions. Les deux ne le savent pas encore mais The Postal Service est né.
Un an plus tard, leur premier album voit le jour. Grand disque de 2003 (dont on ne dira jamais assez à quel point il est essentiel dans cette première décennie de siècle), 'Give Up' aligne les titres electro-pop cheap aux contours de tubes.

Depuis cette date, et mis à part un Ep censé nous faire patienter ('We Will Become Silhouettes Ep' en 2005), rien. Les deux gus ont repris chacun leurs propres chemins. Et la suite se fait attendre.

Vu qu'il semble désormais acquis qu'un second album ne verra jamais le jour, il faut bien se résoudre à trouver un remplaçant. Au moins un palliatif, histoire de se remettre doucement de cette attente qui semble éternelle. Et, sans crier gare, au détour d'un blog, Styrofoam m'a sauté aux yeux. Aux oreilles. Au cou. Au cerveau.

Styrofoam est en fait le projet solo de Arne Van Petegem, Belge de son état, qui a une discographie longue comme le bras et des amis qui parlent à mes esgourdes: entre autres, et rien que cela, Valerie Trebeljahr (Lali Puna), Andrew Kenny (The American Analog Set), Bent Van Looy (Das Pop), Markus Acher (The Notwist, Lali Puna) ou Alias. Remixeur à ses heures (Giardini di Mirò, Tristeza ou Mùm, entre autres), Styrofoam a tout pour remplir le rôle de remplaçant de Postal Service dans mon petit cœur.
Dès les premières notes de After Sunset, tout est dit : cette voix, cette ambiance électro-cheap aux relents très pop (de la guitare, de la basse); tout sonne comme le duo de Sub Pop. Et à l'écoute de Microscope (voir plus bas), plus de doute possible : la filiation est évidente.

En creusant le sujet, je me suis aperçu qu'en fait, j'avais déjà entendu un morceau de lui : sur 'We Will Become Silhouettes Ep' des Postal Service où il remixait leur Nothing Better. Et que la parenté avec le duo Gibbard/Dntel était plus importante que prévu, les deux «groupes» s'étant souvent retrouvé discographiquement parlant depuis six ans (Styrofoam a sorti un Split Ep avec Dntel en 2002 et a convié Ben Gibbard sur un de ses disques).

Il serait évidemment réducteur de ne présenter Styrofoam que comme une pâle copie du duo américain. Car lui aussi à son univers. Histoire d'enfoncer le clou, Styrofoam se plait même à inviter quelques voix pour embellir ses morceaux. Un Josh Rouse sur Lil' White Boy, Erica Driscoll sur No Happy Endings (où sa voix lancinante fait des merveilles) ou Lili de la Mora sur No Deliveries List (le titre le plus electro de l'album).

Bref, en quelques écoutes, je suis tombé sous le charme de cette musique un brin cheap mais bigrement efficace. Je n'ai rien écouté de ses essais passés et de ses premiers albums. Mais ce 'A Thousand Words' m'a vraiment emballé et il me tarde d'aller poser quelques oreilles sur ses oeuvres passées. D'ici là, je sens que je vais me délecter encore longtemps de ce délice d'electro-pop. Miam miam. (Sortie: 21 avril 2008)

Son :
Myspace
Site Officiel (enfin, kinda)

Et en écoute, deux titres, A Thousand Words et Microscope (un des tous meilleurs titres de l'album), malheureusement plus en écoute.

dimanche 5 janvier 2014

Bilan 2013 : Top 50 'Chansons'


Deuxième partie du traditionnel bilan de fin d'année. Et quand bien même nous sommes déjà en 2014. Après la partie « Ep, 45-tours et tout le toutim» (à lire et écouter ici), place au « Chansons 2013 ».

Mais avant de passer à ce classement, petit retour sur certains des tops sortis depuis fin décembre avec une petite sélection :

Ceci fait, retournons à nos moutons et donc, nos chansons. Car oui, il s'agit bien de chansons et non pas de singles. Tous les titres ici ne sont pas sortis en singles et j'ai toujours préféré trouver mon morceau préféré d'un album plutôt que me le fait imposer par quelques directeurs artistiques, aussi bons soient-ils.

Cinquante chansons donc ; qui m'ont particulièrement touché, fait danser et/ou chanter, émerveillé, renversé. Cinquante morceaux qui vont d'un tube de l'année au titre béni oui-oui mais à l'efficacité incroyable à un trio norvégien qui aime la synth-pop, en passant par un petit groupe lyonnais qui deviendra grand bientôt, un Saint-Augustine reconverti, une sœur délaissée par son frère et à qui cela va plutôt bien, une talentueuse compositrice aux petites lunettes rondes, un Mojave 3 qui se remet au shoegazing, j'en passe et des meilleurs.

Tout est évidemment en écoute plus bas, dans un lecteur grooveshark compilant ces 50 chansons.

Dernière partie à venir, la partie album. Très prochainement donc.

Pour rappel :


50. Pendentif – Embrasse moi [Discograph]
49. Arthur Beatrice - Grand Union [Open Assembly]
48. Motorama - Eyes [Talitres]
47. Lee Ranaldo – Ambulance [Matador]
46. Kurt Vile - Wakin on a Pretty Day [Matador]

45. Noah and the Whale - There Will Come a Time [Mercury]
44. MiNORS - In Daylight [Without My Hat]
43. Chinese Robots - Just Watch Your Way [Mind Riot Music]
42. The Men - Half Angel Half Light [Sacred Bones]
41. Cloud Cult – The Show Starts Now [Earthology]

40. Miley Cyrus –Wrecking Ball [RCA]
39. Nine o’Nine – The Voiceless Confession [Without My Hat]
38. Minks - Doomed & Cool [Captured Tracks]
37. Black Hearted Brother - Got Your Love [Slumberland]
36. Joseph Arthur – Famous Friends along the Coast [Lonely Astronaut]

35. The Electric Soft Parade - Summertime in My Heart [Helium]
34. Fox Eagle – Unicorn [-]
33. Deafheaven - The Pecan Tree [Deathwish Inc.]
32. The Limiñanas - Liverpool ('Liverpool 2013' version) [Trouble in Mind]
31. Poni Hoax - Blood & Soda [Pan European Recording]

30. PALM – El Sereno [-]
29. Swim Deep – She Changes The Weather [RCA]
28. The Postal Service - A Tattered Line of String [Sub Pop]
27. The Pigeon Detectives - Animal [Cooking Vinyl]
26. Jeremy Messersmith - Tourniquet [Glassenote]

25. David Ford - Everytime [The Magnolia Label]
24. Ed Harcourt - The Man That Time Forgot [CCCLX]
23. Eleanor Friedberger - She's a Mirror [Merge]
22. Smith Westerns – Varsity [Mom+Pop]
21. Villagers - Nothing Arrived [Domino]

20. We Are Scientists - Dumb Luck [Dine Alone]
19. Goldfrapp - Drew [Mute]
18. The Strokes - One Way Trigger [Rough Trade]
17. Daft Punk - Get Lucky (feat. Pharrell Williams & Nile Rodgers) [Columbia]
16. Okkervil River – Down Down the river [ATO]

15. Tv On The Radio - Mercy [Federal Prism]
14. Nick Cave and The Bad Seeds - Jubilee Street [Bad Seed Ltd]
13. Laura Veirs - That Alice [Bella Union]
12. Mélanie Pain - Black Widow (feat. Ed Harcourt) [Yotanka]
11. The Lonely Island - YOLO (feat. Adam Levine & Kendrick Lamar) [Universal Republic]

10. Aline – Teen Whistle [Accelera Son]
09. The Creases - I Won't Wait [Rough Trade]
08. Sufjan Stevens – The 50 States [-]
07. The Polyphonic Spree - Section 42 (What Would You Do?) [Good]
06. Stromae - Formidable [Mercury]

05. Aloe Blacc - Wake Me Up [XIX]
04. Pain Noir – La Retenue [-]
03. Lanterns on the Lake - Green and Gold [Bella Union]
02. Arcade Fire – Reflektor [Merge]
01. Pharrell Williams - Happy [Back Lot Music]


 

 



Comme promis, vous trouverez ci-dessous un lecteur grooveshark compilant les 50 chansons présentées ci-dessus. Mais cette fois, du numéro 1 au numéro 50. Bonne(s) écoute(s) !

lundi 22 septembre 2008

Track of The Day (16-22 septembre 2008)

De beaux titres, de faibles albums. Mais pas que. (et toujours en écoute dans le lecteur deezer à droite)


Lundi 22 septembre 2008:
* Etienne Daho - Le Premier Jour (du reste de ta vie) [Virgin]
Samedi soir, j'ai eu l'occasion de voir 'Le premier jour du reste de ta vie', avec Zabou Breitman et Jacques Gamblin (entre autres). Le genre de film qui sur le papier ne paye pas de mine. Mais qui est en fait un vrai trésor. J'ai tout simplement adoré. J'ai été touché, perturbé par ce beau film choral sur une famille de 3 enfants et son évolution sur 15 ans. Un grand moment. Et quand le tube de Daho, qui sert de titre au film, est partie, j'ai failli me mettre à chialer.
(disponible sur Best-of Singles, 1998)

Dimanche 21 septembre 2008:
* Alicia KeysWhen You Really Love Someone [J]
Peut-être pas le meilleur album de la belle Alicia Keys. Trop long, oui, surement. Et pas forcément extraordinairement inspiré sur toutes les plages du disque, tout comme Timbaland d'ailleurs. Mais ce 'The Diary of' contient quand même quelques jolis passages, comme cette balade 'à la sauce Alicia', perdue à la toute fin du disque, When You Really Love Someone.
(disponible sur The Diary of, 2003)

Samedi 20 septembre:
* Autistic Daughters - Hotel Exeter Dining Room [Kranky]
Très bel album que celui-là. Une sorte d'histoire racontée avec en fond musical une musique expérimentale qui ne l'est pas tant que ça, guidée qu'elle est par une idée directrice et quelques belles mélodies. Un album court (36' pour 7 titres), une ambiance sombre et pesante mais un résultat des plus touchant et enivrant et qui rappelle beaucoup Tanakh par moments. Ce Hotel Exeter Dining Room devrait vous inciter à aller plus loin.
(disponible sur Uneasy Flowers, 2008)

Vendredi 19 septembre 2008:
* Parenthetical Girls - Windmills of Your Mind [Tomlab]
Windmills of Your Mind est un splendide morceau tout en opérette. Un grand titre du dernier album Parenthetical Girls qui, hormis ce titre là, tourne vraiment à vide. Musicalement intéressant (beaux arrangements), il manque le principal à ce disque: des chansons. N'est pas David Ackles qui veut.
(disponible sur Entanglements, 2008)

Jeudi 18 septembre 2008:
* The Automatic - Steve McQueen [B-Unique]
Ce nouvel album est un échec sur presque toute la ligne. Pas de mélodies, des morceaux qui tournent en rond malgré des guitares en plus, et une production à faire fuir les plus conciliant. Deux titres sauvent en partie ce 'This is a Fix', dont Steve McQueen, single peut-être pas du niveau d'un Raoul ou d'un Monster, mais qui a sacrément du chien.
(disponible sur This is a Fix, 2008)

Mercredi 17 septembre 2008:
* Late of the Pier - Focker [Parlophone]
Les Late of The Pier commencent à faire parler d'eux, surtout en UK, mais un peu ici aussi. Et pourtant, il n'y a pas de quoi se relever la nuit: un son brouillon et asséné à coups de pelles, comme pour mieux cacher l'indigence des compositions. Deux seuls morceaux s'en tirent bien. Dont l'efficace Focker, en écoute aujourd'hui.
(disponible sur Fantasy Black Channel, 2008)

Mardi 16 septembre 2008:
* The Shins - Such Great Heights (The Postal Service cover) [Sub Pop]
Tiré d'un bel Ep de 4 titres, sorti quelques semaines avant 'Give Up', la reprise des Shins du tube (enfin d'un DES tubes) des Postal Service We Will Become Silhouettes est toujours un vrai délice. Une belle cover qui s'éloigne bien de l'originale et rend une copie parfaite. Ah, la belle époque où les Shins ne tournaient pas en rond...
(disponible sur Such Great Heights Ep, 2003)

lundi 15 juillet 2013

[Track of The Day] Deltron 3030 - City Rising From The Ashes

Deux mois d'absence dans ces pages ne pouvaient être effacés que par un retour presque inattendu, tout au moins qu'on n'espérait plus.
Car 13 ans après le père de Gorillaz est sur le point de revenir. Deltron 3030, ou l'album hip-hop qui ouvrait à la perfection les années 2000 qui allaient voir exploser un hip-hop protéïforme.

Car rendez-vous compte : le trio Dan The Automator, Del the Funky Homosapien, Kid Koala parle d'une suite depuis... 2004 !

L'album sortira le 1er octobre prochain, comprendra son lot de featuring (Damon Albarn, Zach De La Rocha des Rage Against The Machine, Jamie Cullum, Mike Patton et même The Lonely Island, c'est dire !) et sera précédé d'un Ep à venir à la fin de cette semaine.

A l'heure actuelle, une chanson est en écoute : City Rising From the Ashes. A son écoute, on comprend donc que l'histoire reprend 80 ans après le premier album, en 4010.
Mais mieux, ce City Rising From the Ashes est diablement bien produit, a un sens aigu de la mélodie et est porté par un refrain très efficace et le flow de Del toujours aussi précis. Un titre de mise sur orbite parfaite pour ce 'Event II'.

Deltron 3030, alors qu'on n'y croyait plus trop, revient aux affaires. Reste donc deux autres serpents de mer : Madvillain et The Avalanches (The Postal Service ayant déclaré dernièrement qu'il n'y aurait pas de nouvel album). Et bizarrement, vu que désormais tout est possible, j'ai envie d'y croire.

Album : Event II
Année : 2013
Label : Bulk Recordings


En plus du lecteur Grooveshark, City Rising From the Ashes est également en écoute sur le soundcloud de Deltron 3030 :



Et histoire de bien faire les choses, c'est Joseph Gordon-Levitt qui vient annoncer la nouvelle :


vendredi 20 septembre 2019

[Track of The Day] The Royal Landscaping Society - Goodbye

Heureux parisiens. Oui, heureux vous qui allez pouvoir passer votre week-end à siroter de l'indiepop au Paris Popfest, troisième édition du nom, qui lance ses hostilités ce vendredi soir, au Hasard Ludique, dans le XVIIIè arrondissement de la capitale, et les continuera le lendemain au même endroit.

Heureux vous d'être conviés à cette « fête de l'indiepop DIY » (comme le disent les organisateurs) et voir sur scène, parmi d'autres, les anglais de Bis, les français d'Hidrogenesse ou d'EggS, les délicieux The Last Detail, les mythiques BMX Bandits ou The Royal Landscaping Society, dont leurs derniers singles en date valent joliment le détour, notamment Goodbye, en écoute aujourd'hui.

Oui heureux vous d'être à Paris, d'avoir un festival à taille humaine, avec une programmation aussi juste et à des prix normaux (de 16 à 21€), qui plus est à l'heure où on vient d'annoncer qu'il faudra dépenser au minimum 73€ pour aller voir Green Day / Weezer / Fall Out Boy à Paris en juin prochain.

Heureux lyonnais. Oui, heureux vous qui allez pouvoir passer votre week-end à déguster des guitares qui n'en peuvent plus de balancer des accords et des riffs bien sentis. Dans une configuration un peu plus importante (3 jours de concert) que le Paris Popfest, voilà 'La Messe de Minuit', nouveau festival indie-rock lyonnais avec en tête d'affiche, excusez du peu, Fat White Family, Lysistrata ou encore The Psychotic Monks ; auxquels on peut rajouter Decibelles, Yak ou Last Train. Trois soirs de concerts à L’Épicerie Moderne, au Périscope et au Transbordeur, avec là aussi, des prix tout à fait respectables.

Bref, c'est le week-end, et les « petits festivals » (à soutenir plus que jamais tant ces initiatives sont bienvenues) font de la résistance. On va donc doublement se réjouir qu'on soit vendredi.

NB : Toute la programmation du Paris Popfest se trouve ici. Et les réservations se passent là.
Toute la programmation de La Messe de Minuit est à retrouver ici. Et c'est là pour les réservations.

Album : Goodbye / A To Fade In single
Année : 2019
Label : Matinée Recordings


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Goodbye de The Royal Landscaping Society est également en écoute ci-dessous :


Dernier single en date de The Royal Landscaping Societ, voilà Clean qui rappelle The Postal Service :



jeudi 23 octobre 2008

Jeremy Messersmith – The Silver City [Princess]

Des fois, on tombe sur une pochette d'un disque. Et, sans avoir entendu le moindre son, la moindre note, on veut jeter une oreille sur l’album en question. Et dans son entier. Rien de bien rationnel me direz-vous mais c’est comme ça.

L’artwork de ‘The Silver City’, le second album de Jeremy Messersmith, n’a rien d’extraordinaire. Un dessin, avec quelques personnages qui gambadent le long d’une rivière et d’arbres ronds, en direction d’un château-fort lointain et imposant. Les couleurs sont très sobres, limite effacées. Et pourtant, cette pochette a attiré mon œil et mon attention. Et je me suis dit, bêtement, que ce disque devait être beau. Je ne sais pas d’où j’ai pu sortir ça. Mais c’est ce qui s’est passé.

Et mon intuition première était la bonne. Car ce ‘The Silver City’ est un bien joli disque. Même plus que ça. Jeremy Messersmith, qui a pris des cours de songwriting (!) à la North Central University de Minnesota, y convoque les fantômes de Brian Wilson et des Beach Boys (superbes chœurs de Welcome to Suburbia, voir plus bas), des Beatles, de Jude, d’Elliott Smith (incroyable ressemblance sur Franklin Avenue, tant au niveau des mélodies que de la voix !) ou même de The Postal Service (Miracles) et sort un album court (à peine 35 mns) où il raconte et évoque, à la manière d’un Sufjan Stevens, sa ville, celle de Minnesota et de Saint-Paul, The Twin Cities.

Un disque qui n’a aucune prétention. Juste celle d’être cohérent, d’égrener des histoires touchantes sur fond de guitare et de pop mélancolique que Jeremy Messersmith habille de cordes et de quelques cuivres pour l'hiver. ‘The Silver City’ est un album beau, bien enregistré et joliment produit, dans lequel il est facile de rentrer, dont on tombe rapidement amoureux et que, contrairement aux apparences, on n'oubliera pas rapidement.

Il n'est pas dit que Jeremy Messersmith connaisse un succès énorme dans son pays d'origine. Les faiseurs de pop délicate comme celle-ci n’ont que peu droit de cité. Mais dans tous les cas, il sait qu'en France, la patrie d'accueil d'artistes anglo-saxons honnis (ou ignorés), de Jeff Buckley à Jude, il sera toujours bien accueilli. Ou alors, c'est à n'y rien comprendre. (sortie : 9 septembre 2008)


Son :
Myspace (Trois titres de ‘The Silver City’ en écoute)
Site officiel

Ci-dessous, deux titres en écoute. Welcome to Suburbia, le premier vrai titre de ‘The Silver City’, avec ses chœurs magnifiques, et Breaking Down où l’on sent clairement planer l’influence de Sufjan Stevens, malheureusement plus en écoute.

vendredi 15 octobre 2021

[Track of The Day] Bestfriend - Hannah in the City

Belle découverte que le duo canadien Bestfriend. Un groupe composé de Stacy Kim et Kaelan Geoffrey qui, après quelques singles enregistrés à distance (chacun sur sa côte, chacun son océan) et disséminés ici et là depuis l'an passé, a décidé d'en compiler une bonne partie sur un premier Ep 'Places I've Lived'.

Un disque particulièrement réussi de bedroom pop synthétique, touchante et nostalgique. Du genre qui fait penser à la rencontre entre les méconnus - et pourtant si délicieux - A Weather et The Postal Service (tiens, deux duos là aussi). Si on se félicitera de la grande qualité de l'ensemble et de chansons comme You Want Everyone To Love You ou Does It Matter?, on retiendra avant tout Good To See You, sublime point final qui voit dans sa deuxième partie, et sans crier gare, débarquer des choeurs vibrants de nombre de leurs amis ; et Hannah In The City (en écoute aujourd'hui), chanson joliment énergique autant que désabusée sur un amour voué à ne jamais être vécu.

Un duo à suivre donc. En espérant que leur futur Ep, qui pourrait s'intituler 'Places I've Left' et sortir prochainement, soit du niveau de ce 'Places I've Lived', parfaitement troussé.

Album : Places I've Lived Ep
Année : 2021
Label : -

Acheter

En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Hannah in the City de Bestfriend est également en écoute ci-dessous :
 
 
Autre chanson très réussie de Bestfriend, voilà Good To See You, chanson qui clôt magnifiquement 'Places I've Lived Ep' :

 

Le clip/paroles de Hannah in the City de Bestfriend :

mardi 26 décembre 2023

Bilan 2023 : Top « 7", 12", Ep, Réédition & Compilation »

 
Mardi 26 décembre. Je crois qu'il est plus que l'heure de mettre un terme à cette année 2023 qui, si je ne l'effacerai pas totalement de mon esprit comme 2022 et 2021, ne restera pas dans mes annales. Musicalement par contre, il y a des choses à dire. Beaucoup même. Alors tirons-en le bilan, en quatre temps comme le veut la tradition dans ses pages. Tout d'abord en listant les 45-tours, 12", Ep et autres rééditions ou compilations qui auront rythmé mes oreillles. Puis en classant les quarante albums qui auront animé mon année (en deux papiers, histoire que ce ne soit pas trop indigeste). Avant de finir, le jour de l'an, par les cinquante chansons 2023, toujours selon mes oreilles.

Toutefois, avant de s'épancher et de lancer la machine, allons jeter un oeil, là aussi comme le veut la tradition, chez les voisins pour voir ce qu'ils ont pensé eux de l'année musicale 2023 :
- Les meilleurs albums selon la rédaction d’Addict Culture
- Les Bilans individuels 2023 de Pop News
- Les 10 meilleurs albums de l’année selon Mind Riot Music
- La cuvée 2023 de Pinkushion
- La playlist de l’année de Sound of Violence
 

Première partie donc, consacrée aux formats hors-albums. Avec cette année de l'Ep, tu en veux tu en as, du 45-tours racés, des singles qui aurait mérité de connaître une version physique (mais qui sont tout de même comptabilisés dans la discographie des groupes concernés), des inédits de Sufjan Stevens, une réédition qui prouve à quel point Daniel Johnston était un sacré songwriter et enfin une compilation de chutes de studios d'un chef d'oeuvre.
Les treize disques dont il est question ici sont à découvrir ci-dessous. Mais comme lire de la musique c'est bien mais que l'écouter c'est encore mieux, au bas de ce billet se trouvent des lecteurs Spotify et Deezer compilant une chanson de chacun des disques présentés (ainsi qu'un lecteur pour une chanson de Sufjan Stevens, introuvable ailleurs). Bonne lecture et bonne écoute !

Bilan 2023 :
Top 50 « Chansons »
Top 40 « Albums » : 20-01
Top 40 « Albums » : 40-21


7" / Single numérique

The Beths / Pickle Darling / Car Seat Headrest - Brand New Colony / We Looked Like Giants 7" [Sub Pop]
En 2003, Ben Gibbard sortait avec ses Death Cab For Cutie 'Transatlanticism', formait avec Dntel l'éphémère The Postal Service et publiait 'Give Up', chef d’œuvre absolu (et accessoirement un des disques de ma vie). Vingt-ans plus tard, Sub Pop célèbre ces deux albums avec un 45-tours qui voit The Beths et Car Seat Headrest (accessoirement deux de mes groupes préférés actuels) reprendre une chanson de chacun de ces disques. Et c’est évidemment parfait.
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Nina Nastasia - This Is Love b/w You Were So Mad [Temporary Residence Limited]

N'ayant pas eu le succès qu’elle méritait avec l’album de son retour, Nina Nastasia continue de faire vivre 'Riderless Horse' et ses chansons. La preuve avec ce 45-tours numérique où elle reprend This Is Love et You Were So Mad avec Marissa Paternoster, guitariste et chanteuse des désormais feu Screaming Females. En s’éloignant de la version d'origine et en l'agrémentant d'une guitare électrique, de quelques légers larsen, d'un piano et donc de leur deux voix, le résultat est sincèrement sublime et pourrait toucher ceux que l'austérité de 'Riderless Horse' pouvait rebuter.
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The Telephone Numbers - Weird Sisters 7" [Meritorio Records / Prefect Records]
Deux chansons absolument parfaites, où la mélancolie se dispute avec une indie-pop et une jangle-pop d’excellente facture : ce 45-tours de The Telephone Numbers est impeccable de bout en bout. Il va falloir qu’on commence à parler beaucoup plus de ces jeunes gens.
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Weird Nightmare - She’s The One [Sub Pop]
Les mois passent et Alex Edkins (via son moniker de Weird Nightmare) continue son sans faute. Après un premier album très réussi, il enchaine les singles, dont cette reprise de She's The One de The Ramones à laquelle il donne un verni très sixties avec une prodcution comme d’époque et un piano clinquant. Une formidable reprise, qu’on dirait sortie du catalogue des Beatles. Son seul défaut ? N’exister qu’en digital.
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12"

Animal Collective - Defeat 12" [Domino Records]
En amont de la sortie de 'Isn’t It Fun?', Animal Collective a publié Defeat en single. Enfin, « single » plutôt. Vingt-deux minutes (beaucoup de groupes sortent des Ep moins longs) de folk psychédélique et expérimental, absolument prenant et qui résume toutes les facettes de ce groupe incroyable. Et comme si cela ne suffisait pas, en face-B, nos quatre amis déposent The Challenge, un morceau improvisé qui ouvrait les concerts de la tournée de 'Time Skiffs'. Dément lui aussi. Décidément, ces gens là ne feront jamais rien comme les autres.
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Sufjan Stevens - 5 Unreleased Songs 12" [Asthmatic Kitty Records]
En marge de 'Javelin' (on y reviendra), Sufjan Stevens et Asthmatic Kitty Records ont publié (en exclusivité pour « Rough Trade ») un disque de cinq chansons inédites en bonus, dont le magasin anglais vient de sortir la version vinyle (en édition limitée évidemment). Sans doute tirées des sessions de l’album, ces cinq morceaux, folk, acoustiques et moins travaillés sont d’une grande beauté, qui se termine par le sublime The Kiss of Niobe (en écoute exceptionnellement plus bas).
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EP
 
A7PHA - Many Headed Ep [Handsmade Records]
2023 aura signé le retour dans mes oreilles de toute la clique d’Anticon que j’avais délaissée depuis des années. Premier exemple, cet Ep de A7PHA, acronyme curieux derrière lequel on retrouve Mestizo et doseone. Pour bien faire, les deux ont invité sur les deux premiers titres d’anciens comparses Buck 65, Aesop Rock et WHY. Le résultat est aussi puissant que détonnant pour une sorte de grande messe abstract. Histoire de bien faire les choses, A7PHA finit ce 'Many Headed Ep' par un nouveau morceau, lui aussi parfait.
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FIDLAR - That's Life Ep [-]
A la sortie de 'Too' et surtout du formidable single 40oz on Repeat (dont le clip, s’il était sorti vingt ans plus tôt, serait resté dans toutes les mémoires), tous les feux étaient au vert pour FIDLAR. Le trio aurait du devenir énorme. Et puis non. Alors le groupe a continué, avec quelques Ep par ci, beaucoup de singles par là et quelques albums. Rien de bien transcendant à dire vrai, mais 'That's Life Ep' est un inattendu retour de flammes, punk (à roulettes aussi) et crétin à souhait, plein d’éclats de voix et de guitares.
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Le collage de France - Rue des Boulets Ep [Les Disques Pavillon]
Nouvelle itération de Rémi Nation, l’homme derrière Orouni : Le collage de France. Un groupe fourni, des chansons pop classieuses et léchées où cordes, claviers et autre flûte virevoltent sur quelques volutes synth-pop. Un ensemble jamais dans le clinquant, toujours beau et extrèmement prometteur (l’album est déjà dans les tuyaux).
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Dominique A - Reflets du monde lointain Ep [Cinq7 / Wagram]
Ecartées du tracklisting de 'Le Monde Réel', son album de l’an passé, les chansons de 'Reflets du monde lointain' ne sont pourtant pas de simples face-B. Des morceaux comme Les vagues et les regrets ou Chaque enfant dans son monde sont des chansons que n’importe quel auteur-compositeur rêverait d’écrire. Plus consistant que 'Le Monde Réel', cet Ep prouve comme s'il était besoin que Dominique A est un artiste incroyable, que nous prenons trop pour acquis.
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Legss - Fester Ep [The state51 Conspiracy]
Post-punk empreint de post-rock, pas exempt de balade mélancolique et de rage noise-rock/grunge, 'Fester' est un Ep (le troisième) plus que recommandable de la part Legss, encore un groupe londonnien qui est une énième preuve de la vivacité de la scène anglaise actuelle.
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REEDITION
 
Various Artists - I Killed the Monster: The Songs of Daniel Johnston [Shimmy]
Publiée en 2006 et rééditée cette année, cette compilation hommage à Daniel Johnston est bien plus qu’une très belle curiosité. Vingt-une chansons de l’américain sont au programme, de certaines de ses plus célèbres à d’autres plus obscures - comme une bonne partie du roster ici, même si on notera tout de même les présences d’un certain Sufjan Stevens ainsi que de Kimya Dawson, Jeffrey Lewis et Jad Fair d’Half Japanese). Dans une grande majorité, rien de lo-fi mais plutôt des versions amples, orchestrées et travaillées des chansons originales. Un disque de reprise tout à fait délicieux et qui prouve à quel point Daniel Johnston était un songwriter incroyable.
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COMPILATION


Bob Dylan - The Bootleg Series Vol. 17: Fragments – Time Out of Mind Sessions (1996–1997) [Columbia Records]
Bob Dylan a eu plusieurs vies. Et en a profité pour parsemer sa carrière d'innombrables chefs d'oeuvre. Le dernier en date est sans doute 'Time Out of Mind', disque noir sorti en 1997. Il était temps que les Bootleg Series que son label de toujours Columbia s'occupe de son cas. Le résultat est à la hauteur du disque en lui-même. Et à la hauteur des tous meilleurs Bootleg Series publiés jusque là (notamment 'The Bootleg Series Vol. 12: The Cutting Edge 1965-1966', 'The Bootleg Series Vol. 14: More Blood, More Tracks' ou 'The Bootleg Series Vol. 5: Live 1975 - The Rolling Thunder Revue'). Cinq disques, dont un premier qui propose un nouveau mix de l'album original. Et ensuite - et surtout !- quatre autres qui proposent des versions démos, des chutes de studio et d'autres versions alternatives. C'est absolument passionnant, ébouriffant la plupart du temps même, avec des versions délaissées que d'aucuns rêveraient avoir pu enregistrer. Décidément, cette collection "Bootleg Series" est un sans faute jusque là.
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