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dimanche 27 décembre 2009

Top 50 'Albums 2009': 30-11



Cela a beau être totalement futile (voyez l'avis d'Heebooh à ce propos ici), les tops continuent d'affluer (Playlist Society, le top 50 de Mr Meuble. No Music propose pendant ce temps là son top singles ET son top des oubliés de 2009; Toto débute le sien tandis que Rock It to the Moon présente sa sélection d'albums et d'Eps de l'année).
Et la suite ici de mon top albums 2009 donc, après la première partie (31 à 50). Avec à chaque fois (c'est le petit "+" bleu) un renvoi vers une chronique (la mienne ou d'un autre blog) et le lecteur grooveshark qui va bien en fin de papier.




30. Mélanie Pain – My Name [Cinq7]
Son premier album solo ‘My Name’ est une grande confirmation du talent de Mélanie Pain, découverte sur le 'First Date' de Villeneuve. Grain voix charmant, musicalement impeccable, Mélanie Pain compose des chansons pop classieuses (l’aide de Villeneuve ou 1973 y est pour beaucoup aussi), flirtant de ci de là avec la soul ou le cabaret. Et histoire de faire les choses bien, elle convie ici Thomas Dybdahl et surtout Julien Doré pour une chanson magnifique, Helsinki.
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29. Julie Doiron - I Can Wonder What You Did With Your Day [Jagjaguwar]
Avec Julie Doiron, c’est un coup sur deux. Après un ‘Woke Myself Up’ sympathique à défaut d’être renversant, la canadienne reprend les choses en main et sort un album dans la lignée qualitative de son indispensable ‘Goodnight Nobody’ avec ce ‘I Can Wonder What You Did With Your Day’. Tout en n’oubliant pas d’aller se lover le temps de quelques ritournelles dans le sable autour d’un beau feu de camp, Julie Doiron sort les griffes et les guitares. Un album joliment corsé.
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28. The Twilight Sad - Forget The Night Ahead [Fat Cat]
Ils ont l’accent qui va bien (ces ‘rrrr’). Ils jouent fort permettant ainsi à leurs compositions de prendre une ampleur incroyable. Ils aiment raconter des histoires où ne semble jamais percer le soleil. C’est un peu tout ça à la fois The Twilight Sad. Un combo écossais rock où basse classieuse (et vraie métronome), effets de pédales et productions aux oignons se disputent la plus grosse part du gâteau. Play It Loud !
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27. Sophia – There Are No Goodbyes [The Flower Shop]
Ami(e)s de la déprime bonsoir ! Robin Proper-Sheppard est de retour avec son groupe Sophia pour un nouvel album déprimant et mélancolique à souhait. Après un ‘Technology Won’t Save Us’, Sophia reprend de la bête avec ce ‘There Are No Goodbyes’ de haute tenue, fait de mélodies à déchirer les cœurs et de paroles à faire couler les larmes.
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26. Why ? – Eskimo Snow [Anticon]
Bien que mises en boite durant l’enregistrement de ‘Alopecia’, les chansons d’‘Eskimo Snow’ sont tout sauf des face-b ou des chutes de studios. Tout le contraire. Un changement de direction même, cet album étant clairement le plus «pop» de la discographie de Why?. Surtout, ‘Eskimo Snow’ semble être le côté clair d’‘Alopecia’, et la preuve (une fois de plus) que l’on tient là un des plus grands plus grands compositeurs de cette décennie (cette faculté – et facilité – à animer ses chansons de petits riens pour en faire de grandes mélodies). Ce type est fantastique.
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25. We Were Promised Jetpacks – These Four Walls [Fat Cat]
Attention : on tient peut-être le groupe de rock qui animera les charts de la décennie qui vient. We Were Promised Jetpacks : écossais d’origine, pratiquants dans l’église réformée du rock-post-punk-pop, rappelant aussi bien The Apparitions que The Wedding Present avec un soupçon de The Twilight Sad (et pas que pour l’accent). Et surtout capables sur ce premier album ‘These Four Walls’ de pondre des compositions d’une efficacité folle sans jamais tomber dans une facilité dans laquelle tombent beaucoup trop de groupes. Ces We Were Promised Jetpacks ont vraiment tout pour être énorme. On vous aura prévenu.
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24. Grand Duchy – Petits Fours [Cooking Vinyl]
Frank Black prend se femme Violet Clark par la main et l’emmène manger des ‘Petits Fours’. Un énième album passable et ennuyeux ? Non, un album 3 étoiles ! Mieux que ça même, une résurrection ! ‘Petits Fours’ m’a vraiment réconcilié avec le gros Francis et son indie-rock de la fin des années 80. Une ambiance terrible, une production qui met toutes les parties de guitares vraiment en valeur. Un retour passé assez inaperçu mais très réussi !
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23. Malcolm Middleton – Waxing Gibbous [Full Time Hobby]
Ce gars là est une vraie marotte. Pour l’instant je n’avais jamais été déçu par Malcolm Middleton depuis le lancement de sa carrière solo. Ce ‘Waxing Gibbous’ ne déroge pas à la règle. Alignant bluettes pop et tubes rock (Red Travellin’ Socks et Kiss at The Station notamment), l’ancien compère d’Aidan Moffat continue sur la lancée d’une discographie pour l’instant sans faille, toujours menée par cet accent si délicieux
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22. Japandroids – Post-Nothing [Unfamiliar]
Prenez un peu de rock. Saupoudrez de punk. Et faites cuire à noise doux pendant 35 mns. Voilà la recette du ‘Post-Nothing’, premier album de Japandroids, groupe de Vancouver, qui cache son jeu derrière une pochette d’un classicisme désuet. Un album qui frappe fort et juste. Ah tiens, un tympan…
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21. A Place To Bury Strangers - Exploding Head [Mute]
Passé chez Mute et une major après un premier essai détonnant, A Place to Bury Strangers convainc une nouvelle fois avec leur nouvel album 'Exploding Head’. A nouveau lové dans les bras d'une décennie plus que jamais à la mode, les américains tapent plus fort, joue plus juste. Rock-noise-pop lorgnant vers un mélange post-punk/shoegaze, avec guitares pleines d'effets et bruyantes, 'Exploding Head' porte vraiment bien son nom.
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20. Crocodiles – Summer of Hate [In The Red]
The Jesus and Mary Chain a du être le groupe le plus cité cette année sur le net tant de nombreux albums sont allés puiser chez les écossais une partie de l'inspiration. 'Summer of Hate' des Crocodiles ne déroge pas à la règle. Incisif, court, il mélange habilement du shoegaze et de la noisy-pop, en ajoutant des synthés bien vintage.
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19. The Mountain Goats - The Life Of The World To Come [4AD]
‘The Life Of The World To Come’, nouvel album de The Mountain Goats, est une surprise folk/folk-rock totalement inattendue. Entendons-nous bien : j’avais vraiment beaucoup aimé ‘Heretic Pride’, son dernier en date, mais celui-là est plus fort. Il n’a pas semblé aussi en forme que depuis ‘The Sunset Tree’. Un peu plus et il nous ferait retourner à la messe le père Darnielle.
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18. Fever Ray – st [Rabid Records]
Membre de The Knife, Karin Dreijer Andersson prend son envol et sort son premier album sous le nom de Fever Ray. Dark-pop pleine de synthé, finalement proche sans l’être de son groupe d’origine, elle compose là un disque de toute beauté, hypnotique, à l’ambiance lourde et lugubre. Une fièvre étouffante, dont même les clips sont en tous points formidables (l’achat de la version avec le dvd compilant les dits clips est une nécessité).
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17. Action Dead Mouse – Revenge of Doormats and Coasters [Greed Recordings]
Deuxième album de ces italiens de Bologne, et première franche réussite. Un grand coup de pied dans les noix et un ambitieux album de math-rock teinté de post-rock. Ici, il y a du Shellac, du Silver Mount Zion, le tout sous le patronage de Do Make Say Think. Presque essentiellement instrumental, ce ‘Revenge of Doormats and Coasters’ est un disque de haute-voltige, qui ne laisse jamais une seconde de répit à l’auditeur, mais qui n’oublie pas de se reposer sur des mélodies recherchées et exigeantes.
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16. Sufjan Stevens – The BQE [Asthmatic Kitty]
Depuis la sortie de ‘Come On Feel The Illinoise’, Sufjan Stevens nous mène en bateau : une participation à une compilation par-ci, un album de chutes de studio par là. Mais rien de bien concret en nouveauté. Dernière sortie discographique pour le petit génie, ‘The BQE’. Ou la concrétisation sur support physique de son hommage musical et visuel à la Brooklyn-Queens Expressway, une autoroute de New-York. Agrémenté d’un dvd présentant le film, cet album est somptueux. Uniquement instrumental, Sufjan Stevens compose là une musique de film passant de la comédie musicale à l’electro ou l’acid-jazz avec une finesse incroyable. Et que l’on peut appréhender comme la 3è pierre de son projet (qu’il rejette aujourd’hui) des 50 States’.
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15. Loney Dear – Dear John [Polyvinyl]
Si l’on en croit Emil Svanängen, ce ‘Dear John’ est son dernier album sous le nom de Loney Dear (il en a même perdu sa virgule). Et quel album ! Un disque qui s’échappe du folk pour aller vers des sonorités plus organiques et électroniques (80s powa !). Perclu de mélodies travaillées et de quelques titres endiablés, ce ‘Dear John’ est en tout cas un bien formidable point final d’un premier début de carrière.
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14. The Pains of Being Pure at Heart – st [Slumberland]
Le meilleur groupe anglais de l’année est… américain ! Shoegaze de Jesus and Mary Chain, noisy pop de My Bloody Valentine, pop de The Smiths, The Pains of Being Pure at Heart vient fouiller avec bonheur dans les années 80 pour en ressortir la quintessence. Ce premier album est une bien belle surprise, qui «sonne beaucoup comme» certes, mais dont la qualité des compositions ne se dément pas.
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13. Bill Callahan – Sometimes I Wish We Were An Eagle [Domino]
Penser qu’en 2009 un des albums de l’année serait composé par celui qu’on appelait Smog relevait de la gageure. Ce ‘Sometimes I Wish We Were An Eagle’ est étourdissant de beauté, de finesse et de douceur. Si dans 40 ans, un de vos petits-enfants vous pose la question «dis papy, c’est quoi qui était beau dans le monde en 2009», vous pourrez répondre «Sometimes I Wish We Were An Eagle de Tonton Bill Callahan».
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12. Crystal Antlers – Tentacles [Touch & Go]
‘Tentacles’ est un album où tout va très vite, où tout tape très fort. Mais jamais trop. Un disque d’artillerie lourde mais pas dans le sens pataud. Non. Les Crystals Antlers pour leur premier album conjugue le noise avec le grunge, le tout au passé composé de psychédélisme. Dernier album sorti par Touch & Go (même dans la mort, ce label au combien précieux aura su avoir bon gout), ‘Tentacles’ est un monument, d’une homogénéité rare dans ce genre musical.
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11. Barzin – Notes to an Absent Lover [Monotreme]
Plus proche d’un Tanakh ou d’un Lambchop, le nouveau Barzin est une bénédiction. ‘Notes to an Absent Lover’ est LE disque folk lumineux de l’année. Ajoutant quelques soupçons de pop dans ses compositions, enrobant le tout de jolies cordes et d’une production tout en retenue, Barzin séduit encore. Le pendant 2009 de l’album de The Sleeping Years.
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Et donc comme à chaque fois, un lecteur grooveshark compilant une chanson de chacun des 20 albums présentés ci-dessus, en commençant par le 30è pour finir au 11è:



mardi 22 septembre 2009

Mélanie Pain – My Name [Cinq7]

Si vous aviez été charmés par la voix féminine qui venait embellir les morceaux de Villeneuve sur le premier album - 'First Date' - de ce dernier, si vous aimez les voix un brin enfantine mais pas maniérée à la Olivia Ruiz, alors le premier album de Mélanie Pain est fait pour vous.

Découverte via Nouvelle Vague - une aventure discographique qui me laisse de marbre tant l'intérêt de reprendre des grands standards façon puzzle épuré dans un objectif vaguement branchouille me semble proche du néant, la jeune femme sort donc son premier album 'My Name' chez le nouveau label incisif de Wagram Cinq7, dont le catalogue semble chaque mois un peu plus riche.

Et ce disque de Mélanie Pain est une bien belle surprise; et à plusieurs niveaux. Musicalement d’abord. Ses chansons pop classieuse, aux moments presque soul (Bruises) et cabarets (If you knew), évitent tous les écueils du genre, pourtant inhérents à ce genre d’albums.
Surtout, la belle s’entoure bien en donnant les clés de la composition à Villeneuve sur une majorité de titres et aux 1973 sur deux chansons. Mieux, elle reprend avec délicatesse le Little cowboy d’Harry Nilsson – en le transformant en berceuse rêveuse – et convie Thomas Dybdahl sur L’espace d’un instant.

Textuellement aussi, Mélanie Pain fait fort en s’entourant notamment de Jacques Duvall – auteur de titres à succès pour Alain Chamfort, Etienne Daho ou Jane Birkin – et en composant des chansons délicates, où rien n’est jamais forcé et où tout découle avec une déconcertante légèreté.

Bien sur, comme tout grand album, ce ‘My Name’ est porté par un titre fort: Helsinki. Une chanson qu’elle chante avec Julien Doré, pour qui j'ai d’habitude une indifférence polie, mais qui apporte un souffle intéressant à cette histoire d’amour ratée et/ou passée entre deux amants à la flamme toujours bien vibrante.
Le mélange de leurs deux voix est une franche réussite : Mélanie Pain chante avec une vraie douleur, pendant que Doré porte un désespoir insondable sur chacune de ses cordes vocales. Un tube en or massif que le duo, c’est à noter, prend le temps de développer pendant plus de cinq minutes.

Alternant le français et l’anglais (avec un accent qui nous fait comprendre pourquoi nos amis anglais aiment tant nous entendre parler la langue de Shakespeare), Mélanie Pain sort là un album de très bon goût, à la finesse ravageuse.
A la sortie de dizaines d’écoutes, on se prend à rêver d’une rencontre musicale entre elle et Arnaud Fleurent-Didier. Une telle collaboration serait à n’en point douter tout bonnement miraculeuse. (sortie: 14 septembre 2009)

Nb: Une deuxième version de l'album (antérieure à celle-ci) circule, a priori sortie chez Love: pochette différente, tracklisting différent ainsi qu'une chanson de moins. Je n'ai pas réussi à en savoir plus pour le moment (à part chez Amazon).



Son :
Myspace (Cinq chansons de ‘My Name’ en écoute)
Site officiel

Deux chansons à vous mettre entre les oreilles, comme d'habitude. Forcément, Helsinki avec Julien Doré, que certains connaissent sûrement, mais dont il est décidément difficile de se passer. Et, même si le choix fut délicat (L’espace d’un instant avec Dybdahl est tellement belle) Celle de mes 20 ans, composée entres autres par 1973 (les malheureusement plus en écoute).

Et pour finir, un vidéo-clip non-officiel, basé sur la chanson La Cigarette et sur des images de Brigitte Bardot et Michel Piccoli dans 'Le Mépris' de Jean-Luc Godard en 1963:



lundi 28 avril 2008

Track of The Day (22-28 avril 2008)

Un blog en activité plus que ralentie (foutues semaines interminables!). Et une sélection hebdomadaire qui devrait une fois de plus en faire hurler certains. Mais, rien de rien, non, je ne regrette rien. Slurp. (et toujours en écoute dans le lecteur deezer à droite).


Lundi 28 avril 2008:

* Bob Dylan - Things Have Changed [Sony]
Si je devais ressortir un titre du grand Bob, j'aurais du mal. Mais si je devais me limiter aux 20 dernières années, pour sûr que ce chef d'œuvre affolant écrit pour la BO de Wonder Boys, serait le titre que je choisirais. Un titre d'une puissance et d'une vérité rare; un bon bilan de quarante ans de carrière. Et un oscar à la clé.
(disponible sur Wonder Boys OST, 2000)

Dimanche 27 avril 2008:
* The Folk Implosion - Easy [Domino]
En 2003, j'avais fait de ce disque mon album de l'année 2003. Quelques années plus tard, je reverrais surement mon jugement, même si j'ai encore pour lui beaucoup d'affection. Et notamment pour ce Easy qui clôt, plutôt calmement, un disque assez nerveux.
(disponible sur The New Folk Implosion, 2003)

Samedi 26 avril 2008:
* Bénabar - Saturne [Zomba]
Oh mon dieu Bénabar. Au secours! Oui mais non en fait. Car le gus a du talent. Ou en tout cas en avait. Si aujourd'hui, celui que l'on qualifie de porte-drapeaux bobo de la chanson française (faudra vraiment m'expliquer pourquoi un jour) aligne les textes insipides aux mélodies énervantes, rappelons qu'à une époque, il était capable de sortir des titres engagés et très cyniques comme ce Saturne absolument parfait.
(disponible sur Bénabar, 2001)

Vendredi 25 avril 2008:
* Thomas Fersen - Pièce Montée des Grands Jours (feat. Marie Trintignant) [Tôt Ou Tard]
Quand le grand Thomas Fersen invite sur son album de 2003 (un bijou) Marie Trintignant, le tout donne un bijou de chanson délurée. Les deux s'entendent et s'amusent comme des petits fous. Et moi aussi.
(disponible sur Piece Montée des Grands Jours, 2003)


Jeudi 24 avril 2008:
* The Vines - Homesick [Capitol]
The Vines m'a toujours horripilé. Je n'ai jamais compris l'engouement pour ce groupe, au delà d'un premier single, Get Free, totalement ravageur. Mais vu que je ne suis pas chien, je ressors un second titre, ce sirupeux/mielleux/FM (rayez les mentions inutiles. Ou pas) Homesick. J'suis un gentil garçon quand même, hein?
(disponible sur Highly Evolved, 2002)

Mercredi 23 avril 2008:
* Villeneuve - Oh No [Pias]
Villeneuve, talentueux artiste français, s'acoquine avec la jolie Mélanie Pain et sort un album, certes un peu long mais diablement efficace entre ballades et petit bonheurs de titres dansants à souhait, comme ce Oh No, dancefloorant à mort.
(disponible sur First Date, 2005)


Mardi 22 avril 2008:
* Five For Fighting - Superman [Sony]
Encore un titre qui va en faire hurler certains. De la pop FM comme je l'aime, qui évoque les questionnements de l'ami Superman avec son colant bleu et son sourire ultra bright. Dans une prochaine vie, je serais réincarné en tuner de radio FM US. Yes!
(disponible sur America Town, 2000)

mardi 4 août 2009

[Track of The Day] 1973 - We Are Nowhere

La France, après avoir traversé sans trop de dommages les turbulences insupportables de la déferlante des baby-rockers, ne serait-elle pas en train de prendre une voie plus pop? Le premier album de Revolver, le prochain Arnaud Fleurent-Didier sont des signes assez fort dans ce sens.
Et 1973, groupe parisien chantant en anglais découvert via l'ami Arbobo, ne fait qu'enfoncer le clou. Quatre titres pondus avec la participation de Syd Matters, Mélanie Pain (Nouvelle Vague, mais aussi la voix du 'First Date' de Villeneuve) ou Dominique Dalcan. Orchestration soignée, banjo et cordes au rapport, voix à la Phoenix: du beau, du bon, de la belle pop, bien ouvragée.
On attendra un album pour confirmer que les espoirs que l'on peut mettre dans ce nouveau groupe sont mérités. Mais à l'écoute de cet - sobrement intitulé - 'Ep', il y a un plus qu'un simple et joli potentiel. 

Album: Ep 
Année: 2009 
Label: Blonde Music