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lundi 16 septembre 2019

[Track of The Day] Swans - It's Coming It's Real

Séparés, reformés, puis en hiatus puis de retour : l'histoire des Swans est une immense suite de montagnes russes toutes plus vertigineuses les unes que les autres (il faudra penser à mettre à jour 'Swans et le dépassement de soi' de Benjamin Fogel).

Ainsi donc, Swans est toujours. Et Michael Gira est toujours. Après avoir mis un terme à la dernière mouture de son groupe, il vient lancer le prochain cycle, avec l'annonce de 'Leaving Meaning.', le quinzième album du combo. Une sorte de Marvel Cinematic Universe de la musique, mais en moins rébarbatif et abrutissant, certifié sans fond vert. Le disque sortira à la fin octobre et comptera l'essentiel des Swans post-reformation (Norman Westberg, Thor Harris, etc) et inclura de nouveaux membres.

Une première chanson a été dévoilée : It's Coming It's Real. A son écoute, on devrait être dans la veine de 'To Be Kind' ou des Angels of Light de Michael Gira ; voire de 'The Glowin Man' (avec qui elle fait d'ailleurs le lien : « Reach up for the hand of the glowing half-man ») et 'The Great Annihilator'. Toute en montée, Anna et Maria von  Hausswolff s'occupant de la mélodie avec leurs « ouh ouh » répétés à l'infini, qui donnent une grande ampleur à l'ensemble en mettant encore plus la voix de Michael Gira (avec un léger halo autour) en valeur, le titre est d'une noire - et en même temps lumineuse - beauté, très mélodieuse. Splendide chanson.

Album : Leaving Meaning.
Année : 2019
Label : Young Gods Records


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), It's Coming It's Real de Swans est également en écoute ci-dessous :



mercredi 10 novembre 2021

[Track of The Day] Rosey Blue - The Moon (feat. Panos Birbas)

Jusque-là, j'avais catalogué le label grec Inner Ear Records dans la catégorie label punk/rock, la faute aux formidables (et aimés dans ces pages) Bazooka et à leurs albums de furieux, dont le dernier était sorti sur le label de Patras. Et puis j'ai découvert Rosey Blue, jeune grecque qui, elle, n'a pas le punk chevillé au corps et l'envie de martyriser des guitares électriques. Rosey Blue préfère plutôt les belles mélodies joliment orchestrées.
 
'Swans' est son premier disque. Un album assez court (neuf titres, 35 minutes), avec un instrumental à chaque extrémité (le malignement nommé Interlude et sa musique de chambre en ouverture, le fantasque The World en clôture). Entre ces deux morceaux, sept chansons qui naviguent entre pop-rock à l'américaine, quelques brins d'americana, un rien d'acoustique, un titre seventies à souhait (sublime Swans, le seul chanté en grec), quelques cordes pour soutenir la belle voix de Rosey Blue, des passages plus ouvragés ; et deux duos, dont The Moon avec Panos Birbas, membre du groupe hellène Dustbowl. Une chanson comme les deux faces d'une pièce, Rosey Blue chantant en pleine lumière, Panos Birbas restant dans l'ombre à marmonner comme un crooner, pour un résultat charmant et charmeur, où les deux voix se marient de façon évidente et où orgue et trompettes ne font pas que de la figuration. Une très belle chanson d'amour, aux paroles bien trouvées (« And swear with a lie before you go ») et sommet de ce réussi premier album, très bien produit et qui ne manque pas d'ambition. 

Album : Swans
Année : 2021
Label : Inner Ear Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, The Moon de Rosey Blue et Panos Birbas est également en écoute ci-dessous:

Autre belle réussite de cet album de Rosey Blue, voilà le très beau Swans :

lundi 24 juin 2024

[Track of The Day] Sufjan Stevens - I Went Dancing With My Sister

Les rééditions ne sont pas l'apanage des gros labels. Beaucoup d'ailleurs en ont pris leur parti depuis quelques années. Notamment Asthmatic Kitty Records. Et difficile de leur en vouloir quand on a comme figure de proue un artiste majeur (et accessoirement son co-fondateur) comme Sufjan Stevens et quelque-uns de ses albums (tout aussi majeurs) dans son back catalogue.

Un an après la réédition de 'Michigan' et un an avant celle d''Illinoise' (que je vais évidemment commander, comme à chaque fois), Asthmatic Kitty Records vient de publier une Deluxe Edition de 'Seven Swans'. Un très bel objet semble-t-il mais musicalement sans grande nouveauté par rapport aux rééditions précédentes (oui, vous imaginez bien qu'il y en a eu d'autres). Notons juste que deux des chansons bonus Waste of What Your Kids Won't Have et I Went Dancing With My Sister (sauf erreur, toujours pas de Borderline, face-B de The Dress Looks Nice On You, sorti à l'époque) sont désormais disponibles pour la première fois en digital et également sur flexi disc (après avoir été un gravées en 45-tours lors d'éditions précédentes, ce qui avait tout de même plus de gueule vous en conviendrez). Pas de nouveauté à proprement parler donc, mais nous sommes lundi, il y a du banjo, il s'agit de Sufjan Stevens et en ces temps troublés, ça ne peut pas faire de mal.

Alors, comme en septembre 2007, j'avais déjà mis à l'honneur Waste of What Your Kids Won't Have dans ces pages, faisons place aujourd'hui à I Went Dancing With My Sister, autre chanson bonus et face-B tout à fait délicieuse.

Album : Seven Swans (Deluxe Edition)
Année : 2024
Label : Asthmatic Kitty Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, I Went Dancing With My Sister de Sufjan Stevens est en écoute ci-dessous :

Autre « bonus » de cette Deluxe Edition de 'Seven Swans', voilà Waste of What Your Kids Won't Have de Sufjan Stevens :

mardi 12 novembre 2019

[Track of The Day] Swans - What is This?

J'essaie au maximum de ne pas parler d'un même album deux fois dans ces pages. Il y a assez de bons disques ou de bonnes chansons qui sortent chaque semaine pour ne pas se répéter. Une fois n'est pas coutume, faisons fi de cette convention qui est mienne et mettons en une ce jour What Is It?, un des morceaux du dernier album en date de Swans, 'leaving meaning.' dont il a été question ici il y a quelques semaines lors de la sortie du premier extrait, It's Coming It's Real.

Et si ce titre est l'apogée du disque (très réussi d'ailleurs, entre lumière et langueur), What is This? et ses atours pop (presque étonnant pour Swans mais qui n'aurait pas dépareillé sur 'We Are Him' d'Angels of Light), sa mélancolie et sa progression musicale est un excellent challenger. « Nothing can stop us from becoming nothing now, nothing can stop us from becoming nothing now... ». Diable, quelle beauté !

Album : leaving meaning.
Année : 2019
Label : Young Gods Records


En plus des playlists Spotify, Deezer et SoundsGood (Apple Music, Qobuz, etc), What is This? de Swans est également en écoute ci-dessous :



lundi 19 décembre 2016

[Track of The Day] Unkle Bob - I Watched Your Heart

Dernièrement, je retombe beaucoup sur des groupes croisés il y a bien longtemps. Il y a eu Joe Purdy. Et aujourd'hui, c'est au tour de Unkle Bob, un groupe écossais, dont le plus grand succès avait été de figurer dans la dernière scène d'un épisode d'une série à succès, Grey's Anatomy pour ne pas la nommer (l'extrait est à voir plus).

Et pourtant, le groupe valait mieux que cela. Car Swans, la fameuse chanson, très belle au demeurant, faisait partie d'un album de grande qualité, 'Sugar & Spite', le genre d'album pop qui aurait pu tomber du mauvais côté mais qui savait pas user des ficelles plus grosses qu'un scénario d'un livre de Guillaume Musso, que beaucoup de groupes (et souvent américains) de ce genre ne se font pas prier pour appliquer.

Perdu de vue depuis un joli 'Shockwaves', voilà t-y pas que les Unkle Bob reviennent dire bonjour avec un mini-album 'The Deepest Sea', après un Ep et un album entre temps. Un disque court (forcément), remplies de bluettes mélancoliques, tristes et de cœurs brisés, dont le principal défaut est de ne pas trop savoir comment terminer ses chansons.

Joliment chanté et réalisé, avec de belles mélodies, 'The Deepest Sea' de Unkle Bob n'est pas un disque mémorable. Mais pour peu que vous aimiez, comme moi, ce genre musical là, vous devriez y trouver votre compte. Et I Watched Your Heart est une sacrée belle chanson.

Album : The Deepest Sea
Année : 2016
Label : Just Me / In Black Records

Acheter



En plus des lecteurs Spotify et Deezer, la très belle I Watched Your Heart d'Unkle Bob est en écoute ci-dessous :


Autre extrait de 'The Deepest Sea', Breaking Up in Berlin, chanson la plus énergique de cet Ep : 



Enfin, la fin de l'épisode 17 de la saison 3 de Grey's Anatomy, où est donc utilisé la chanson Swans (et en entier) d'Unkle Bob : 


vendredi 7 janvier 2011

Top 50 'Albums 2010': 10-01


Ultime étape de mon bilan de l'année 2010, mais retour avant cela sur les dernières publications parues ces derniers jours. Kris présente son top 50 singles de l'année (plein de bon goût et en ajoutant un petit texte à chaque chanson sélectionnée), Louie donne un top 10 albums très éclectique, Derrière La Fenêtre offre le top des blogueurs... bretons!, Erwan propose son top 30, Daniel de Next-Music termine son année dans la joie, la division et avec un seul très vieux groupe, la rédaction de Benzine qui présente les siens, tout comme celle de Rock it to the Moon. Quant à Random Songs, il fait le bilan en s'remémorant chaque instant

Mickael Choisi, lui, a concocté une sélection de 30 titres qui l'auront botté en 2010, La Musique à Papa comporte 20 chansons, De La Lune pond son top 14 albums. Et pendant ce temps là, No Music aura fait son calendrier de l'avent. Enfin, il y a Dragibus qui se projette déjà à plein dans 2011.

Pour ceux dont je n'ai pas croisé les bilans de fin d'année, n'hésitez pas à mettre un lien en commentaires, venir carrément les poster ici ou balancer vos liens par Twitter.

Quant à moi, top 10 pour finir une belle année. Dix albums qu'il aura été dur de départager tant ils sont formidables à pleins de niveaux différents. Bref, une belle année, surtout niveau album, moins en ce qui concerne les singles. Gageons que comme le veut la tradition, l'année prochaine sera totalement différente.

Et en fin de classement, un petit lecteur pour écouter une chanson de chacun des albums présentés:

Pour rappel:
Top 'Albums 2010': 30-11
Top 50 'Albums 2010': 50-31
Top 50 'Chansons/Singles 2010'
Top 20 'Ep, 7", 12", Compilations et Rééditions' 2010



10. Current 93 – Baalstorm, Sing Omega [Coptic Cat]
David Tibet semble plus que jamais en forme. Non content d’avoir sorti un des albums les plus terrifiants qui soit avec ‘Aleph at Hallucinatory Mountain’ l’an passé, voilà qu’il nous revient avec un nouveau disque magistral : ‘Baalstorm, Sing Omega’ ou l’exact opposé de son prédécesseur.
Un disque lumineux, résolument optimiste (bien qu’en équilibre instable) naviguant dans un monde de psyché-folk et de psyché-pop, monde au centre duquel on retrouve un piano (même pas désaccordé !) et la voix inimitable et toujours hallucinée de David Tibet.
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09. Sufjan Stevens – The Age of Adz [Asthmatic Kitty]
Revenu d’entre les morts avec un Ep, un nouvel album et une compilation de noël furtivement aperçue courant novembre, Sufjan Stevens aura fait l’actualité de la rentrée 2010. ‘The Age of Adz’ marque la rupture avec ses précédentes œuvres en mettant en avant une électro lourde, d’aucuns trouveront cheap. On retrouve malgré tout son talent de mélodiste avec ces ritournelles pleines de cordes et de cuivres, cachées au départ mais que des écoutes successives font apparaître chaque fois un peu plus.
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08. Swans – My Father Will Guide Me Up a Rope to the Sky [Young God]
Noise Rock, Post-Punk, Experimental Rock, No Wave, Post-Rock, Industrial, Industrial Rock, Gothic Rock, Folk Rock, Experimental. Voilà en gros à quels genres musicaux on peut rattacher Swans, de retour après 12 années d’absence. Un retour en grande pompe de la part de Michael Gira (épatant en 2007 avec l’album d’Angels of Light) et de ses hommes, avec cet album sombre et ténébreux, à la pochette sublime. Reformation de l’année, évidemment.
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07. Arandel – In D [Infiné]
Un de mes chocs électro de l’année, c’est sans nul doute le premier album d’Arandel ‘In D’. Un artiste français qui sonne électro mais qui ne fabrique sa musique qu’à partir d’instruments classiques. Contrainte exigeante certes mais le résultat est au-delà des attentes tant l’électro d’Arandel est aussi minimale, organique que vibrante. Et bien plus électro que certains albums du genre.
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06. Nina Nastasia – Outlaster [Fat Cat]
Peu le savent mais Nina Nastasia, en plus d’être une des plus grandes songwriters de son temps, a peut-être sorti son plus bel album en 2010. Un disque aussi folk que théâtral, baroque que délicat où s’alignent textes superbes, mélodies accrocheuses et arrangements fins. Tout le monde s’en fout. Et pourtant, il y a plus ici que dans bons nombres de disques encensés chaque semaine ici et là (et moi le premier). Il fallait que ce fut dit.
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05. Fursaxa – Mycorrhizae Realm [ATP]
Nouvel album pour Fursaxa. Et comme à chaque fois avec elle, c'est réussi. Sauf que cette fois, c’est encore mieux que les fois précédentes. ‘Mycorrhizae Realm’ est un disque aérien, vaporeux, harpien, léger, sombre et évocateur. Un véritable bijou dans lequel il est très facile de se perdre.
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04. Aidan Baker – Liminoid ⁄ Lifeforms [Alien8]
123è sortie pour Aidan Baker. Une partie post-rock, une autre plus évanescente, plus ambiante, plus drone comme sait le faire l'ami Aidan. 'Liminoid/Lifeforms' est un album superbe, d'une beauté et d'une délicatesse terrifiante. Un 'The Sea Swells a Bit' de 2006, mais avec le violon en guise de maitre d'œuvre. Un chef d’œuvre.
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03. The Magic Theatre – London Town [Rotodisc]
Sorti en 2010, ‘London Town’ aura pu naître en 1965 qu’il n’aurait pas choqué. Très inspiré par les albums pop de l’époque, cet album de The Magic Theatre est un formidable hommage à cette époque bénie de la musique. Contant l’histoire d’amour impossible à un siècle d’intervalle entre deux jeunes londoniens, ‘London Town’ vit au rythme des pérégrinations de ses personnages, sait évoquer leurs sentiments par des montées de cordes ou des chœurs bien sentis. Et au final, plus qu’un bel album, ‘London Town’ est un véritable chef d’œuvre.
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02. Four Tet – There is Love In You [Domino]
Cet album là fut un des tous premiers que j’ai écouté en 2010. Douze mois plus tard, le plaisir reste intact et la sensation d’écouter un artiste exceptionnel également. Sorte de mix entre ses diverses influences mais revenant à une folktronica dont il est le pape incontestable depuis ‘Rounds’, ‘There is Love In You’ est un album gigantesque, d’une grande intelligence, à la saveur délicieusement organique. Et comme à chaque fois avec Four Tet, un disque rempli de mélodies tuantes.
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01. The Tallest Man on Earth – The Wild Hunt [Dead Oceans]
LE bijou de l'année. Encore supérieur à la merveille qu'était 'Shallow Grave', 'The Wild Hunt' est un disque qui confirme l'immense talent de ce plus grand homme de la terre. Une guitare, des textes, une voix puissante et un souffle incroyable à l'écoute de chacune des 11 compositions qui font cet album merveilleux. Et si son premier effort, on entendait une copie (marquante) de Dylan, à l’écoute de ‘The Wild Hunt’, on entend plus que The Tallest Man On Earth, petit bonhomme au talent incroyable.
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Comme convenu, un lecteur pour écouter une chanson de chacun des dix albums présentés ci-dessus:


mercredi 15 octobre 2008

[Track of The Day] Unkle Bob - Swans

Perdu à la fin d'une série à succès, ce Swans d'Unkle Bob est une friandise à consommer sans modération. De la belle pop, d'aucuns traiteront de facile. Sauf que, même en savant ça, je trouve ça beau. Donc je fais partager à ceux qui ne connaitraient pas. Et vous savez quoi? L'album sur lequel elle se trouve est une franche réussite.


Album: Sugar & Spite
Année: 2006
Label: Mother City

lundi 4 février 2008

Track of The Day (29 janvier-4 février 2008)

Une semaine sans nouveautés (merci deezer!), mais avec quelques classiques que mes poils au garde à vous sont assez heureux de pouvoir écouter (et toujours dans le lecteur deezer, à droite).


Lundi 4 février 2008:
* Damien Rice - The Professor & La Fille qui Danse [Vector]
Dans la flopée de merveilles que Damien Rice a composé, il y a The Professor & La Fille qui Danse, uniquement disponible (en version studio) sur cet Ep. Une chanson qui se termine par quelques couplets en français. Un titre d'une force prodigieuse. De toutes façons, avec lui...
(disponible sur Woman Like a Man Ep, 2003)

Dimanche 3 février 2008:
* Love - A House is Not a Motel [Elektra]
En 1967, Arthur Lee pondait un des plus beaux disques pop de l'histoire. Depuis, le même Arthur Lee a bien merdé, a fait de la prison et est même mort. Un peu tout le contraire de ce disque, immortel et qui n'a pas pris une ride en 40 ans.
(disponible sur Forever Changes, 1967)

Samedi 2 février 2008:
* Adam Green - What a Waster (The Libertines cover) [Rough Trade]
Adam Green, crooner New-Yorkais déjanté, reprend le tube de ses amis les Libertines Pete Doherty et Carl Barat, en sort une jolie version et va finir sa bouteille de vodka. Classe.
(disponible sur Jessica Ep, 2003)


Vendredi 1 février 2008:
* Madvillain - Rhinestone Cowboy [Stones Throw]
Pas de hip-hop en ce moment. Donc on replonge dans le meilleur des années 2000, la rencontre Madlib/Mf Doom, bijou de prod et de folie. On aimerait bien que les deux gugusses arrêtent de fumer de la weed et se remettent un peu au boulot... histoire qu'on ait droit à un Madvillain II avant 2017.
(disponible sur Madvillain, 2004)

Jeudi 31 janvier 2008:
* My Brightest Diamond - Dragonfly [Asthmatic Kitty]
Nouvelle égérie du label de Sufjan Stevens, Asthmatic Kitty, Shara Worden (ancienne meneuse de revue Illinoisemakers) mene sa petite troupe de My Brightest Diamond avec grand talent comme le prouve son 'Bring Me the Workhorse' où l'on retrouvait notamment ce très beau Dragonfly.
(disponible sur Bring Me the Workhorse, 2006)

Mercredi 30 janvier 2008:
* Islands - Swans (Life After Death) [Rough Trade]
Alors que leur second album, 'Arm's Way', sortira le 21 avril prochain chez Rough Trade, retour sur cette splendeur qu'est Swans (Life After Death) qui ouvrait 'Return to the Sea' leur premier opus. Un bonheur, quasiment inégalé en 2006 de tuerie pop. Me remets toujours pas des 3 dernieres minutes moi.
(disponible sur Return to the Sea, 2006)

Mardi 29 janvier 2008:
* Neil Young - Cowgirl In The Sand [Reprise]
Histoire de bien commencer la semaine, un classique de chez classique est la chose la plus adéquate qui soit. Et donc, prenons le plus grand titre que Neil Young ait jamais écrit? Allez, boum. Cowgirl in The Sand. Parce qu'une vague de riff gigantesque. Et parce que 10 mns valent mieux qu'une.
(disponible sur Everybody Knows This Is Nowhere, 1969)

vendredi 23 janvier 2015

Bilan 2014 : « Albums » (30-11)



Deuxième partie de ce bilan 2014, partie Albums s'entend. Après les disques classés de la 50è à la 31è place, voilà donc les 20 disques suivant, avant que dimanche, je ne vienne mettre un terme définitif à mon année 2014 avec le top dix.

Mais avant ça, comme toujours, voici quelques liens pour aller découvrir la sélection d'autres blogs ou site :


Quant à moi, ces 20 nouveaux disques présentés ci-dessous présentent des artistes perdus de vue depuis longtemps, des américains qui ne sont jamais aussi bons que quand ils ne sont pas sérieux, l'incarnation de la beauté musicale, des vieux toujours bruyants, des rescapés, des australiens sans raisin ni colère et deux bandes originales épatantes. Notamment.
Bref, c'est à découvrir et surtout à écouter (une chanson de chaque album présenté est en écoute en bas de l'article) ici.

Pour rappel :



30. God Help The Girl - Original Motion Picture Soundtrack [Milan]
Bande originale d'un film à la diffusion quasi-inexistante en France (9 salles à sa sortie, dont l'immense majorité à Paris), 'God Help The Girl' est le reboot de l'album de Stuart Murdoch de 2009, avec des passages du film entre chaque titre. Bien que l'original est très réussi, celui-ci, plus punchy et simplement plus pop, l'est tout autant. Et Emily Browning est impeccable dans un rôle de chanteuse.



29. James Yorkston - The Cellardyke Recording and Wassailing Society [Domino]
Dans un silence assourdissant, James Yorkston aura sorti un nouvel album. Et il est une nouvelle fois très beau. Folk délicat produit par Alexis Taylor d'Hot Chip, il se dégage de cet album une ambiance que James Yorkston sait rendre lumineuse que ce soit en quelques notes ou avec sa douce voix. Tout le monde ou presque s'en fout, comme à chaque fois, mais il faudra quand même un jour qu'on prenne le temps de s'arrêter sur les nouvelles sorties de James Yorkston, artiste dont le temps n'a - et n'aura sans doute jamais - de prise.



28. Alvvays - st [Polyvinl]
Alvvays ou sûrement ma révélation de l'année. Si comparaison n'est pas raison, celui qui m'a présenté le groupe comme la rencontre entre The Pains of Being Pure at Heart et Camera Obscura avait vu juste. Shoegaze et pop (presque twee) à la fois, ce premier album des canadiens (sorti l'an passé sur cassette, réédité à plus grande échelle cette année) a tout ce qu'il faut de mélodies, de guitares coquines et de mélodies impeccables.



27. Cheveu - Bum [Born Bad Records]
Découvert via '1000', il aura fallu 3 ans pour voir les français de Cheveu rajouter un troisième album à leur discographie. Et si l'ensemble est toujours aussi noisy, rock, il y a ce côté branleur (et qui leur va bien) qui a un peu disparu. Ici, on sent un 'Bum' carré, percutant, composé et produit à la perfection. Une histoire de maturité ? A dire vrai, on s'en fout un peu. Les chansons (et même les tubes !) sont là. Le reste...



26. Barzin - To Live Alone In That Long Summer [Monotreme]
Discrètement mais sûrement, le canadien Barzin continue son petit bonhomme de chemin dans l'indifférence la plus complète. Cinq ans après 'Notes to an Absent Lover' et toujours chez Monotreme, Barzin revient distiller son folk lumineux rempli de pop en composant des chansons belles à pleurer, le tout avec une production toujours très délicate.



25. Linda Perhacs - The Soul of All Natural Things [Asthmatic Kitty]
Il aura fallu donc 44 ans pour que Linda Perhacs sorte son 2è album, après son fabuleux 'Parallelograms', dont l'arrivée d'Internet lui aura permis de sauter aux oreilles du plus grand nombre, dont votre serviteur. 'The Soul of All Natural Things' reprend globalement les choses là où elle les avait laissées, continuant à chanter de cette si belle voix des chansons folk totalement habitées de fantômes du passé. Retour magnifique autant qu'inattendu.



24. Sun Kil Moon - Benji [Caldo Verde Records]
Dernièrement, je parlais avec un fan de Mark Kozelek et donc de Sun Kil Moon. Et il me disait que « Pour moi ce n'est pas le meilleur Sun Kil Moon et encore moins le meilleur Kozelek. Mais le gars est très inspiré en ce moment ». Pas assez fan de l'américain pour débattre à ce sujet, mais plutôt confiant quant à l'avis de mon ami, il n'en reste pas moins que 'Benji' est un album qui m'aura fait frissonner cette année. Longues mélopées folk, très introspectives, le disque est un bijou sombre. A écouter d'urgence.



23. Hauschka - Abandoned City [City Slang]
'Abandoned City' a des airs de disque d'un autre temps. Composé autour - évidemment - d'un piano que l'allemand Hauschka maitrise par dessus tout, ce disque fait l'étalage de sonorités répétitives, aux cordes de piano souvent heurtées mais jamais salies. Mélancolique autant que mélodieux, ce disque raconte musicalement les histoires de ces villes abandonnées. Quelle beauté.



22. Allo Darlin' - We Come From The Same Place [Fortuna Pop]
Le groupe d'Elizabeth Morris change de braquet. Et passe du twee-pop de ses débuts à une tonalité plus indie-pop. Alternant les chansons « à la Belle and Sebastian » et les titres plus enlevés (l'évident Bright Eyes), 'We Come From The Same Place' est une nouvelle belle réussite de la part des anglais d'Allo Darlin'. A priori, c'est sympa d'être amoureux.



21. The Notwist - Close to the Glass [City Slang]
Disons le tout de go : 'Close to the Glass' est peut-être le meilleur album à ce jour de The Notwist. Oui, même devant 'Neon Golden'. Rien de bien neuf sous le soleil, The Notwist continue à faire du Notwist. Mais le fait très bien : mélodies synthétiques, electro-pop joliment emballée, portée par la voix toujours éthérée de Markus Acher. Cerise sur le gâteau, ils en profitent pour composer un tube indie en puissance, le formidable Kong. Du tout bon.



20. Ty Segall - Manipulator [Drag City]
Si l'on ne prend en compte que sa discographie personnelle, Ty Segall a sorti (à l'âge de 27 ans) sept albums « officiels », auxquels il faut ajouter une pelletée de cassettes et d'autres projets parallèles. 2014 aura pourtant été assez calme vu que 'Manipulator' est le seul album de Ty Segall de l'année. Plus concis que ses prédécesseurs, ne laissant rien au hasard sur chacune des 17 plages, mélangeant aussi bien moments nerveux que plus pop, avec toujours comme comme métronome un psychédélisme que Ty Segall maitrise à merveille, 'Manipulator' est sans doute le meilleur album de l'américain. 



19. The Steinbecks - Kick to Kick [Matinée Recordings]
Grand fan de John Steinbeck devant l'éternel, je ne pouvais qu'aimer un groupe qui s'appelle The Steinbecks. Originaire d'Australie, le groupe sort avec 'Kick to Kick' son 4è album... en 20 ans, le premier qui atteint mes oreilles. Rock brinquebalant et pleins de ruptures, pop aux accents anglais, 'Kick to Kick' est le genre d'album qui semble avoir été écrit en 1992. Délicieux en tous points.



18. Will Stratton - Gray Lodge Wisdom [Talitres]
Découvert via le beau 'Post-Empire', Will Stratton confirme sur 'Gray Lodge Wisdom' tout le bien que je pouvais penser de lui. Cet album de folk travaillé, qui rappelle aussi bien The Tallest Man on Earth que David Ackles, s'ouvre d'ailleurs par une de mes chansons de l'année, sublime mise en bouche avant que notre homme déroule ses chansons avec doigté et d'une voix touchante. Peut-être le fait que Will Stratton a vaincu l'an passé un cancer confère encore plus de beauté à cet album. Et encore, ces 8 chansons n'ont pas besoin de cela pour toucher au plus profond.



17. Swans - To Be Kind [Young Gods]
Passé à côté de 'The Seer', album monstrueux que je n'ai jamais réellement su apprivoiser, 'To Be Kind' est une belle occasion de renouer avec les Swans de ce furieux de Michael Gira. Un album une nouvelle fois très long (plus de 2h) et qui lorgne plus du côté d'Angels of Light (un des projets parallèles de Michael Gira, qui n'a pas été réanimé depuis le superbe 'We Are Him') que précédemment. Plus « pop » (on est chez Swans), mais pas forcément moins sombre ou bruyant, l'ensemble est totalement enivrant.



16. Sage Francis - Copper Gone [Stange Famous]
Après quelques albums moyens portés par des singles ravageurs, Sage Francis retrouve de la consistance avec 'Copper Gone', cinquième album du barbu américain. Un disque percutant et lettré, porté par le flow le plus incisif du rap actuel, des mélodies piochant beaucoup dans la pop - tout en rendant tout de même hommage au hip-hop des années 90 (Thank You) - et un discours politique fort, comme souvent (le formidable Vonnegut Busy). 'Copper Gone' retourne aux bases de ce que Sage Francis a fait de mieux jusque là ('A Healthy Distrust'). Tant mieux.



15. Marissa Nadler - July [Sacred Bones]
Sorti chez Sacred Bones, orné d'une pochette magnifique, 'July' est un album qui voit l'américaine Marissa Nadler continuer à chanter et déployer ses chansons tristes. Folk aux contours psychédéliques, intelligemment produit (pas mal de reverb) qui confère à l'ensemble une atmosphère cotonneuse, 'July' est peut-être son meilleur album. Qui confirme une chose : Marissa Nadler est l'incarnation musicale de la beauté.



14. Jóhann Jóhannsson - McCanick OST [Milan Records]
Grosse année pour l'islandais avec la sortie de trois bandes originales : 'I Am Here', 'The Theory of Everything' (encensée aux derniers Golden Globes, ) et 'McCanick'. C'est cette dernière qui m'aura le plus séduit, même si les autres sont réussies également. Entre musique de chambre, partie plus ambiante, et montées échevelées, ce disque a même des airs d'album à part entière, tant il est cohérent. Mieux, Jóhann Jóhannsson rappelle sur cette BO de 'McCanick' qu'il est un compositeur formidable, le pendant islandais de Max Richter. On ne l'avait pas oublié certes mais une piqûre de rappel ne fait jamais de mal.



13. Parkay Quarts - Content Nausea [What’s Your Rupture?]
Non content de s'être révélé il y a un an avec 'Light Up Gold', les new-yorkais et leur rock lo-fi ont sorti un nouvel album, 'Sunbathing Animal' à la toute fin du printemps. Un disque de qualité, dans la lignée de 'Light Up Gold', mais presque trop sérieux pour eux. Mieux, sous le nom de Parkay Quarts, le groupe (réduit à 2 membres pour l'occasion) a sorti début décembre 'Content Nausea', un disque beaucoup plus barré que son prédécesseur, punk animé d'une douce folie. Et plus séduisant à mes oreilles. Ces gens là semblent insatiables. Profitons en, la jeunesse n'est pas éternelle.



12. Jeremy Messersmith - Heart Murmurs [Glassnote]
Entre tubes pop évident (It's Only Dancing, Tourniquet), chansons qui parlent d'amour, de déceptions et de ruptures (You'll Only Break His Heart), avec les fantômes des Beatles, d'Elliott Smith et d'Adam Green qui volent autour, Jeremy Messersmith aura composé 2014 son meilleur album. Sorti enfin sur une structure digne de ce nom, le meilleur semble à venir pour l'américain. Ce n'est que justice.



11. Damien Rice - My Favourite Faded Fantasy [Wea]
Damien Rice ou le retour que l'on n'espérait plus. Malgré un succès qui ne se démentait pas vraiment, il aura fallu huit ans à l'irlandais pour sortir son troisième album. Et l'attente valait le coup. Sublime de bout en bout, paré de soyeux arrangements, 'My Favourite Faded Fantasy' est une réussite totale. Beau à en pleurer, très touchant (It Takes a Lot to Know a Man), cet album est aussi et surtout rassurant : non, Damien Rice n'a pas perdu son mojo.


Pour rappel :
Bilan 2014 : « Albums » (10-01)


Comme promis, un lecteur streaming avec une chanson de chacun des albums présentés ci-dessus. Bonne(s) écoute(s) !