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mardi 9 janvier 2024

[Track of The Day] David Fakenahm - Movin' On

Qui dit début d'année dit « sortie de nouveaux albums au compte-gouttes ». Alors plutôt que d'attendre le premier coup de coeur de 2024, profitons de ces premiers jours de janvier pour évoquer les chansons ou les albums à côté desquels je ne me suis pas arrêté l'an passé, celles et ceux que j'ai trop vite écoutés pour leur trouver un intérêt quelconque ou tout simplement les disques à qui il manquait un rien pour finir dans mes Bilans 2023.

A tout seigneur tout honneur, mettons en lumière un album qui a fini au pied de mon top albums d'il y a quelques jours : 'Family Tree' de David Fakenahm. Ou le retour de l'orléanais après dix ans de silence. Un disque (autoproduit une nouvelle fois) qui navigue entre folk et rock, aux racines qui vont piocher dans un indie-rock eighties, et qui est assez divers et varié (un peu de Air sur Plestin Les Grèves, un peu d'Arab Strap sur Lies and Guilt) pour être tout à fait recommandable.

Sur 'Family Tree', on trouve Movin' On. Elle, fait partie de toutes ces chansons renversantes qui vous bousculent sans que vous n'ayez rien demandé. Movin' On démarre sur des guitares toutes cordes dehors. Puis le pont arrive, amenant avec lui un peu de calme, qu'on pressent temporaire sans vraiment savoir pourquoi. Un clavier laisse planer le doute, la batterie se fait métronome et David Fakenahm répète « I'm movin' on and on... and on ». Et d'un coup, alors que vous n'avez rien vu venir, la guitare revient, acérée comme jamais pour vous prendre par le colbac, vous plaquer au mur et placer un riff absolument imparable. Une chanson puissante et climax impeccable d'un album qui prend du coffre à chaque nouvelle écoute.

Album : Family Tree
Année : 2023
Label : -

Acheter

En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Movin' On de David Fakenahm est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson très réussie de 'Family Tree' de David Fakenahm, voilà Just a Boy :

jeudi 18 octobre 2012

David Fakenahm - One Thing Remains [-]

Dernièrement, dans une de ses célèbres tirades, l'ami Pascal Nègre défendait l'idée que, en gros, sans maison de disques, la musique n'est rien (ou pas grand chose). Et il n'a pas tort dans l'absolu.
Mais ses contradictions sont tellement multiples (on dit souvent qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis; ce qui fait de Pascal Nègre un homme sacrément intelligent !) et ses déclarations ridicules depuis 10 ans si nombreuses que quand il sort quelque-chose qui tient la route et a du sens, elle est forcément retoquée fortement.

Car oui, Pascal Nègre a raison, sans maisons de disque, rapidement, la musique n'est pas grand-chose. Elle n'en existe pas moins, certes, mais l'artiste se transforme en VRP Multicartes, ce qui n'est, dans l'absolu, pas du tout son rôle.

Cependant, vu l'état de l'industrie musicale aujourd'hui, les disques auto-produits il en existe à tous les coins de rue: souvent très décevants, parfois intéressants, rarement passionnants et posant la question : « pourquoi ce type là n'est pas signé sur un label digne de ce nom? ».

David Fakenahm fait partie de cette troisième catégorie. Artiste plus qu'apprécié dans ces pages (tous ses efforts ont été chroniqués sur ce blog: 'Here and Now', son projet Warehouse, sa berceuse Lulie ou son premier disque 'Back From Wherever'), l'orléanais revient avec un nouvel album, 'One Thing Remains'.

Avec douze compositions originales (à une près, Winter is Warm) enregistrées en famille (Nina Fakenahm est aux chœurs) et entre amis (Laudanum est présent au clavier sur une grande partie de l'album), 'One Thing Remains' tranche avec ses productions passées.

Ici, on oublie le côté auto-produit que possédait ses albums précédents et on plonge dans un disque enregistré et mixé comme il se doit (par Patrick Chevalot, pour ne pas le nommer), qui sonne bien.

Oscillant entre folk, country et blues, 'One Thing Remains' enchaine les chansons pleines de paysage américains (Circus, chroniqué il y a quelques semaines dans ces pages), les morceaux de bravoure (splendide You're My Woman au solo de guitare lancinant et irresistible), les tubes imparables (Winter is Warm, originellement sorti en 2007 sur 'Back From Whenever', et réenregistré pour l'occasion ou One Thing Remains, nerveuse à souhait) et autres balades délicates (Nina).

Avec 48 minutes au compteur, 'One Thing Remains' réalise un sans-faute. Et un album qui propose une belle escapade vers de grands espaces tantôt rockailleux, tantôt terriens
C'est à ce jour l'album le plus réussi de David Fakenahm. Le mieux enregistré, le mieux produit, le mieux écrit. Espérons qu'il puisse lui ouvrir les portes d'un label qu'il mérite tellement. (sortie: 17 septembre 2012)


Info :


Je ne saurais trop vous conseiller :
1) d'écouter ce 'One Thing Remains', que ce soit sur Spotify ou Deezer.
2) de l'acheter et soutenir David Fakenahm.
Sachez ainsi que 'One Thing Remains' est disponible uniquement (pour le moment en tout cas) en téléchargement, pour 7.99€ sur la plupart des plateformes de téléchargement comme Amazon, Itunes, Emusic ou Fnac.



Trois chansons en écoute, exceptionnellement. (malheureusement plus en écoute)

jeudi 29 janvier 2009

David Fakenahm – Here and Now [Autoproduction]

La dernière fois qu’un album de folk français m’avait chatouillé les oreilles avec une douce envie de reviens-y, à quelques Herman Düne près, c’était en 2003. The Electric Fresco venait de sortir son ‘Au Revoir’ et composait, sans que je m’en rende encore compte alors, une de ces chansons qui vous chamboulent une existence, Dealing With The Ghosts.

Depuis, plus rien. Ou presque. Jusqu’à il y a quelques jours et l’écoute de ‘Here and Now’, le dernier album en date de David Fakenahm, auteur-compositeur orléanais à la carrière musicale déjà fournie – il a été membre de groupes de rock ou de power-pop avant de se lancer en solo.

Un homme dont le talent n’est toujours pas reconnu à sa juste valeur, ce disque là étant une nouvelle fois autoproduit. Et une situation assez incompréhensible.
Déjà en 2006, lorsque, son premier album était sorti, je m’étais interrogé sur le pourquoi du comment. Disque pop avec de l’électricité juste comme il faut, ‘Back From Wherever’ n’était peut-être pas l’album de l’année certes, mais cette collection de dix chansons tenait sacrément la route, cachant même un possible tube radiophonique (Winter Is Warm à la mélodie et au refrain entêtant).

A l’écoute de ce ‘Here and Now’ d’aujourd’hui, je m’interroge encore plus. Car le bougre a du talent. En mettant de côté une pop qu’il avait su bien apprivoiser, David Fakenahm revient à ses premières amours et ses ‘Short Stories Vol. 1 et 2’ avec un folk racé, lumineux et très bien produit.

En quarante minutes (pile!), il aligne douze titres d’une qualité qui ne baisse jamais. Il annonçait – et espérait – un album «terrien, qui sent la paille, le bois et la boue»? Il le compose sur un plateau. Comment ne pas succomber aux chœurs introduisant Can You See Love et à son clin d’œil discret aux Beach Boys? Comment résister à l’harmonica presque Sprinsteen-ien de Nine Fakenahm sur No Talk To Love? Au morceau de bravoure qu’est The Man Who Told Stories et à sa guitare-slide ? Ou à la bluette pleine de noirceur Cardboard qui conclut ce ‘Here and Now’? Assez difficile en effet.

Si l’on met de côté Untitled 1, titre folk-blues de haute volée au riff de guitare assez imparable et qui rappelle par moments le The Songwriter de Julie Doiron, tout ici respire le folk, de la guitare au violon en passant par l’harmonica ou le xylophone. Des instruments qui arrivent à chaque fois à point nommé, donnant toujours un second souffle au morceau auquel ils sont appliqués.

Je n’attendais rien de précis de la suite des aventures discographiques de David Fakenahm. Ce disque est donc une belle surprise. Mieux produit, inspiré (on encense des groupes anglophones incapables de composer la moitié des mélodies qui se trouvent sur cet album) et qui sonne vrai (notre homme est tout sauf un poseur), ‘Here and Now’ est le genre de douceur qu’on aimera reposer sur la platine plus souvent qu’à notre tour. Ami(e)s du folk et de la pop, David Fakenahm vous propose par l’intermédiaire de ce disque un beau voyage. Ici. Et maintenant. (sortie : janvier 2009)

Son :
Myspace (Trois titres de ‘Here and Now’ en écoute)
Site officiel


Vous pouvez vous procurer ce ‘Here and Now’ ici, au prix de 8€, frais de port inclus. Elle est pas belle la vie?

Trois titres en écoute, exceptionnellement, en écoute. Can You See Love et ses airs Wilsonnien, Untitled1 et son riff délicieux et Cardboard au début aride et à la fin habitée (malheureusement plus en écoute).

jeudi 10 décembre 2009

Warehouse – st [Autoproduction]

Délaissant un temps sa guitare folk et les ambiances d’un 'Here and Now' joli comme tout, David Fakenahm change de direction et reprend, en partie, celle de son premier album ‘Back From Wherever’, sous un nouveau nom, Warehouse.

Enfin en partie : si les guitares électriques sont de sortie, notre homme ajoute de la distorsion, des ambiances presque glaciales, de la noirceur un peu partout, des boites à rythmes et relance d’un coup de shoegaze.

Pour l’occasion, Pumuckl (autre artiste très apprécié dans ces pages) et Nine Fakenahm viennent lui donner un coup de main sur quelques morceaux (elle au chant, lui aux beats sur Everysingletime).

Il y a de tout sur ce ‘Warehouse’. Des balades (Supernatural People), des morceaux intriguant et presque organiques (Reverse, qui ouvre l’album), des chansons pop entêtantes (Everyone Knows It’s Time to Tell a Lie), du rock pur et dur mené de doigt de maitre par une basse métronome (Everysingletime) et une chanson vaporeuse comme on les aime (splendide Butterfly, tout en apnée).
David Fakenahm parachève même ce premier album de Warehouse par un Medicine de plus de neuf minutes, sombre et triste mais tenu tout du long et vraiment passionnant. Pas donné à tout le monde.

Un seul reproche peut-être : A Droplet In The Neck, belle composition dont la mélodie évoque A Wolf at The Door de Radiohead, quelque peu gâchée par un break mal maitrisé et une fin un peu trop rapide.

A part ca, c’est du tout bon. David Fakenahm change donc de registre une nouvelle fois, se fait plaisir (cette idée lui trottait déjà dans la tête à l’époque de ‘Here and Now’) et nous fait plaisir. Oui, ce genre de phrase, c’est un peu bateau, je l’admets. Mais c’est vraiment le cas. Parce que des chansons comme Butterfly, j’en veux tous les matins au petit déjeuner ! (sortie : 9 novembre 2009)


Nb : Le premier album de Warehouse est disponible au format physique pour 8€ et également en format digital, et ce sur toutes les plateformes (d’Itunes à fnacmusic en passant par Amazon). Pour plus d'informations, cliquez ici.


Son :
Myspace (Quatre chansons de ce ‘Warehouse’ en écoute)
Site officiel

Deux chansons en écoute. Everyone Knows It’s Time to Tell a Lie, car c’est la chanson la plus pop et la plus efficace de ‘Warehouse’ et Butterfly car c’est la plus belle composition de l’album, tourmentée comme il faut. (malheureusement plus en écoute)

vendredi 27 mars 2009

[Track of The Day] David Fakenahm - Lulie

Et si, en guise de titre de fin de semaine, je vous proposais une berceuse? Histoire de rentrer sereinement dans un week-end que l'on espère ensoleillé? C'est David Fakenahm qui s'y colle. L'auteur du récent - et très réussi - 'Here and Now', a participé dernièrement au volume 4 de la série de compilation de berceuses 'Have a Good Night', organisée et gérée par le site Blog Up.
Une compilation, disponible gratuitement ici ou physiquement chez Les Petites Emplettes (tous les fonds récoltés serviront à l'association Junior Solidarité (qui tend à rompre l'isolement des enfants atteints de cancer).
Une fois encore, le projet a fédéré et ce sont pas moins de 24 artistes au total qui ont répondu présents et ont participé à cette compilation, de Julien Ribot à François Virot en passant par Benjamin Fincher. Et David Fakenahm donc, qui a composé spécialement pour l'occasion Lulie, une belle bluette en anglais, tout au piano. Une jolie berceuse de deux minutes, à se passer en boucle avant de s'endormir donc. Et pas que. 

Album: Have a Good Night 4 
Année: 2009 
Label: BlogUp

mardi 17 juillet 2012

[Track of The Day] David Fakenahm - Circus

Et un autre retour, un! Celui de David Fakenahm, artiste déjà évoqué dans ces pages et dont Pumuckl est grand fan (et avec lequel il a déjà collaboré). Le tout avec deux nouvelles chansons.

Deux titres réunis sous le sobre '2 Songs', sont une vraie et belle surprise. Circus, balade folk-o-country lorgnant vers les grands espaces, est d'ailleurs - et sans doute - la meilleure composition de David Fakenahm jusque là. Très bien mixée, aux voix additionnelles apportant un vrai plus et une emphase à l'ensemble, cette chanson est un petit régal (et en écoute aujourd'hui).

Plus « classique », You Take That Train ne manque pas de charme non plus, mais c'est vraiment vers Circus, son orgue et son côté americana que mon cœur penche.

Ce qui est sur en tout cas c'est ce '2 Songs' (exclusivement disponible au format digital pour le moment) a quelque chose de plus que ses élans précédents. Et au moins un tube.

Album: 2 Songs 
Année: 2012 
Label: -


Ce '2 Songs' est disponible à l'achat, et pour presque rien, chez Emusic, Itunes ou la Fnac. Soutenez!