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lundi 11 décembre 2023

Buck 65, doseone, Jel - North American Adonis [A Purple 100 / Handsmade Records]

Cette année 2023 aime faire ressurgir le passé dans nos vies un peu trop établies. Après avoir vu ressortir des cartons l'album oublié de Danger Mouse & Jemini au cours de l'été dernier, voilà qu'un autre disque, mythique pour certains, refait surface. Ou plutôt fait surface. Et son histoire est folle. Je vous la résume ici.

Nous sommes en 1998, à Cincinnati. Buck 65 retrouve doseone dans l'appartement qu'il partage avec Why?. Les deux ont l'ambition, en plus de participer à "Scribble Jam" (un évènement annuel hip-hop où se retrouvaient les meilleurs rappeurs, dj et autres graffeurs américains du moment), d'enregistrer un disque ensemble, avec Jel à la production. Deux jours plus tard, le tout est en boite, l'album a un nom ('North American Adonis') et une pochette (confiée à Nic Klein, illustrateur qui débute et ami de Buck 65). Ne reste plus qu'à Jel à mixer et éditer l'ensemble avant de balancer tout ça dans les bacs.

Et puis... rien. La machine sur laquelle tout a été enregistré rend l'âme, sans que personne n'ait pu sauvegarder quoique ce soit. Ou si peu : les premiers enregistrements ont été faits sur un 4-tracks appartenant à Odd Nosdam (toute la clique Anticon de l'époque est décidément impliquée dans ce disque) mais le trio est très vite passé sur une autre machine, qui a donc crashé.

Rapidement, ces quelques bribes finissent par arriver sur Internet. Une qualité très moyenne, un son étouffé mais quelques fulgurances qui laissent entrevoir ce que cela aurait pu donner. Et c'est tout. Buck 65, doseone et Jel continuent leur petit bonhomme de chemin et lancent véritablement leurs carrières respectives, pendant que le temps s'occupe de créer la légende - underground - autour de ce disque mort-né.

Il y a un an, sur son blog, Buck 65 publie un billet où il raconte l'histoire de ce 'North American Adonis' (d'où est tiré ce résumé). Il revient longuement sur les différentes étapes de sa création, explique que c'est le seul album de toute sa carrière qu'il a perdu et finit par ces mots : « I honestly think it would have been an underground classic ».

Est-ce ce papier qui a déclenché la suite ? Ou était-elle déjà dans les tuyaux ? On ne le saura jamais mais il y a un mois, Buck 65 a publié un second billet à propos de 'North American Adonis'. Cette fois, pour dire qu'il allait enfin voir le jour. Il raconte ainsi que doseone, Jel et lui-même se sont réunis pour reprendre ce qu'il restait des brouillons de l'époque pour finaliser l'album comme ils l'avaient envisagé. Que Nic Klein, pourtant devenu un célèbre dessinateur pour Marvel Comics, a accepté que le trio utilise sa pochette d'origine tout en insistant pour lui donner un coup de frais. Et que le magasin/label d'Oakland Handsmade Records en a fait presser 300 exemplaires en vinyle (la version digitale étant laissée à A Purple 100 le propre label de doseone). Dix jours plus tard, le disque est disponible de partout et la version physique devient sold-out en moins de temps qu'il ne faut pour le dire (espérons d'ailleurs que nos trois acolytes décideront de sortir une version CD pour combler tout ceux qui sont passés à côté).

A l'écoute, il s'avère très vite que 'North American Adonis' n'est pas un remaster des premiers enregistrements, mais un tout nouvel album, aux fondations et à la structure vieille de vingt-cinq ans. D'époque ne restent que quelques bribes de production et surtout la majorité des beats de Jel, que ce dernier avait eu la prescience de sauvegarder. Le reste ? Rien qui n'avait été entendu jusque là. Le trio a fait appel à ses vieux souvenirs pour reconstituer ce qu'ils avaient créé en deux jours, début juin 1998.

'North American Adonis' est un disque à l'ancienne, construit autour d'un tuner de radio qui parcourt la bande FM et qui s'arrête de temps en temps dès qu'il capte une station. Toute la production est l’œuvre de Jel (sauf deux skits, laissés à Mr. Dibbs, un des fondateurs de "Scribble Jam", évènement à qui l'on doit en partie l'existence de cet album) qui balance ses sons et ses scratchs avec toujours les mêmes fluidité et dextérité, aussi old-school qu'actuels. Les raps sont évidemment l'affaire de doseone et Buck 65 qui se renvoient la balle comme à leurs meilleures années, sur des textes totalement réécrits pour l'occasion, aussi bien pour être plus en phase avec notre époque que parce que les originaux sont, eux aussi, introuvables.

Et tout cela fait de 'North American Adonis' un disque saisissant. Et s'il n'est pas passéiste pour un sou, il est comme une capsule temporelle qui nous ramène au tournant des années 2000, au meilleur d'Anticon, quand ce label était une référence et que ses membres étaient les meilleurs agents hip-hop de l'époque et dominaient, si ce n'est le monde, au moins leur monde. « I honestly think it would have been an underground classic » disait Buck 65. Il avait foutrement raison. (Sortie : 24 novembre 2023)

Plus :
'North American Adonis' de Buck 65, doseone et Jel est en écoute sur bandcamp
'North American Adonis' de Buck 65, doseone et Jel est à l'achat sur bandcamp
'North American Adonis' de Buck 65, doseone et Jel est en écoute, notamment, sur Spotify et Deezer
L'histoire de 'North American Adonis' de Buck 65, doseone et Jel est racontée en deux épisodes sur le blog de Buck 65 (et son résumé dans cette chronique vient évidemment de là) :
"North American Adonis" (partie 1)
"25 Years In The Making : The North American Adonis rises!" (partie 2)

Trois morceaux de 'North American Adonis' de Buck 65, doseone et Jel en écoute aujourd'hui. Ouvrons le bal avec le dark Not Weird (en écoute également dans les playlists Spotify, Deezer, YouTube et dans la colonne de gauche du blog). Continuons avec Purist. Et finissons avec Alive In a Landfill :

Pour les curieux, voilà le 'North American Adonis' « original », soit le peu de ce qui a été sauvé d'avant le crash. Et qui traine sur internet depuis 25 ans :

lundi 29 décembre 2025

Bilan 2025 : Top « 7", Ep, Compilation, Réédition et Albums oubliés »


A trois jours de la fin d'année, il était temps, enfin, de tirer dans ces pages le bilan de 2025. Parce que c'est une tradition. Parce que si cela prend du temps (réécouter, choisir, trancher, écrire, mettre en page), c'est un exercice que j'affectionne : il est toujours intéressant de faire un point sur ce qui nous a marqués, emballés, touchés. Avec toujours dans l'idée d'essayer, peut-être, de faire passer le message pour que d'autres, à leur tour, ressentent les mêmes choses.

A tout seigneur tout honneur, commençons ce traditionnel bilan annuel en quatre parties par tous les formats hors albums : les 45-tours, les Ep, les compilations, les rééditions et, nouveauté cette année, les albums oubliés. Tous ces disques récents ou non, à côté desquels je suis passé les années précédentes et que j’ai découvert sur le tard, grâce, le plus souvent, aux top de l’année qui essaiment un peu partout. Et ces disques m’ont tant renversé qu'il fallait que j'en parle.

Mais avant de déflorer cette liste, comme le veut la tradition, quelques petits liens ci-dessous vers des sites amis (ou non) qui eux aussi ont tiré leur bilan annuel :
- Les meilleures rééditions de l’année pour Raven Sings The Blues
- Les meilleures rééditions de l’année pour Treble
- Les Ep de 2025 pour For The Rabbit
- Les 25 meilleurs Ep de l'année pour Rosy Overdrive
- Le top 20 des disques de l’année chez Sonne Qui Peut de Sami

Il y a dans la liste ci-dessous dix-sept disques. Du 45-tours dont les chansons se retrouveront sans doute dans mon top singles, des Ep qui ne payent pas de mine mais qui sont imparables, une compilation d'un groupe essentiel à mes yeux, deux rééditions à tomber et quatre albums « oubliés » donc, qui auraient sans doute fini très haut dans mon classement 2024 si je les avais découverts plus tôt. Je ne sais pas s'il y en a pour TOUS les goûts, mais pour beaucoup de goût tout de même.

Avec, évidemment, des lecteurs Spotify, Deezer et Tidal pour écouter une chanson de chacun des disques chroniqués. Bonne lecture et bonne écoute !

Et n'hésitez pas à suivre le blog le reste de l'année, ici mais aussi sur la playlist quotidienne "Track of The Day" de Spotify, Deezer, Tidal et/ou YouTube


Bilan 2025 :
Top « 50 chansons »
Top « Albums » (20-01)
Top « Albums » (40-21)


 
7"


King Hannah - This Hotel Room 7" [City Slang Records]

Porté par la chanson This Hotel Room (sublime balade hantée aux accointances mélodiques country mais à la saveur blues-électrique, qui voit Hannah Merrick et Craig Whittle mêler leurs voix tandis que les guitares, tapies dans l'ombre attendent leur heure pour venir finalement vrombir en pleine lumière - noire), ce 7" du duo King Hannah est sans doute mon préféré de l’année. Et leur reprise de Look At Miss Ohio de Gillian Welch en face-B est tout aussi recommandable.
Library Card - Art School 7" [At Ease Records]

Découvert au tout début janvier dernier par leur Ep de l’an passé (voir plus bas), les néerlandais de Library Card confirme tout leur potentiel sur ce 45-tours, à considérer comme une double-face A tant la chanson Days of Clay, fausse balade rock qui joue le froid et le chaud, n'a strictement rien d’une face-A, bien au contraire.
MEMORIALS - In The Weeds 7" [Fire Records]

Alors que le deuxième album serait dans les tuyaux, MEMORIALS, duo composé de Verity Susman d’Electrelane et Matthew Simms de Wire (en tout cas dans sa formation la plus récente), s’offre un 45-tours ultra-limité mais pas piqués des hannetons, sorte de grande messe pop gourmande mais turbulente, pleine de strates, aux claviers comme des orgues et à la batterie motorik.
Chronophage - Musical Attack: Communist + Anarchist Friendship Ep [Post Present Medium]

Anciens héros de ces pages, les texans d'Austin auront sorti un très bel Ep cet album, comme enregistré pied au plancher, qui partage son temps entre rock à la Guided By Voices, post-punk qui s'ignore, pop - quand elle n'est pas jangle - qui s'illumine d'un coup ou se met à sautiller, le tout enrobé d'une production lo-fi qui leur va bien au teint. Un disque qui transpire de tant de sincérité, ne lésine pas sur les mélodies et est si jouissif qu'il est difficile de ne pas en tomber fou.
doseone & Height Keech - Wood Teeth [Hands Made Records]

Sorti un 4 juillet, jour de l’indépendance américaine (ce qui est loin d’être anodin), court (12 mns) mais puissant Ep que celui de doseone (à la productivité assez dingue dernièrement) et Height Keech. Un disque hargneux où doseone (bien aidé par Height Keech) balance ses textes engagés de sa voix et de son flow si uniques, sur fond de rock et de funk tout droit venus des 70s. 
Living Dream - Absolute Devotion Ep [Inscrutable Records]

Derrière ce nom un peu paresseux se cache un quintet originaire d'Indianapolis dont le dernier Ep en date est une petite merveille de quatre chansons de jangle-pop psychédélique à laquelle on aurait mis quelques gouttes de garage-rock, et qu'on aurait emballée dans une production do-it-yourself aux atours sixties du meilleur effet. Un combo qui a tout pour devenir votre nouveau groupe préféré.
Midding - Nowhere Near Today Ep [Tough Love Records]

Premier Ep qui fait montre de sacrées promesses pour ce quintette gallois, signé Tough Love (gage de qualité). Un disque aux contours psyché, noise-rock et même indus où reverb et disto se taillent la part du lion et qui s'ouvre par le remarquable Clem's Crime, sorte de rencontre entre Joy Division et My Bloody Valentine.
The Orchestra (For Now) - Plan 75 [-]
The Orchestra (For Now) - Plan 76 [-]

Deux Ep pour le prix d’un de la part de The Orchestra (For Now), septet de Cambridge. Et deux disques aux facettes finalement assez différentes : 'Plan 75 Ep' (sorti en mars dernier), romantique et lumineux à bien des égards mais où le feu couvait sous la glace, et sa suite publié le 31 octobre, 'Plan 76 Ep' qui reprend les mêmes éléments mais les triture, les torture et y ajoute une touche post-hardcore, rendant une grande partie du disque beaucoup plus tendue, nerveuse et furieuse. A suivre de très très près, leur premier album ne saurait tarder.
 

COMPILATION


Bob Dylan - The Bootleg Series Vol. 18: Through the Open Window, 1956-1963 [Columbia Records]

Huit CD, 139 chansons dont 48 enregistrements jamais entendus (et le même nombre de versions très rares) : voilà ce qui nous attend dans ce dix-huitième volume des Bootleg Series de Bob Dylan, consacré cette fois à ses tous débuts, quand il arrive à New-York, à Greenwich Village et qu’il joue ici et là, dans des clubs minuscules, dans des appartements ou sur des scènes improvisées. Mieux, le huitième disque de l’édition Deluxe propose le fameux 'Concert at Carnegie Hall' du 26 octobre 1963. Columbia continue sa série d'exhumation avec toujours autant de pertinence et de perfection. Ah qu’il est bon d’être fan de Bob Dylan.
The Pains of Being Pure at Heart - Perfect Right Now: A Slumberland Collection 2008-2010 [Slumberland Records]

Ils n’arrêtent pas de tourner, à tel point qu’on dirait qu’ils sont sur le point d’annoncer un nouvel album. Mais avant cet hypothétique retour, The Pains of Being Pure at Heart se seront rappelés à notre (ou en tout cas au mien) bon souvenir avec 'Perfect Right Now: A Slumberland Collection 2008-2010', disque qui compile les face-B des singles extraits de leur premier album ainsi que l’EP qui a suivi ('Higher Than The Stars'). Un disque évidemment parfait qui montre à quel point la bande à Kip Berman était essentielle dans les années 2000.
Bill Fay - From the Bottom of an Old Grandfather Clock (A Collection of Demos and Outtakes 1966-70) [Dead Oceans]

Sans doute ma réédition de l’année, couplée à ma compilation de l’année. Originellement sorti en 2004, à une époque où le monde n’avait pas encore redécouvert Bill Fay, publié sur le petit label anglais Wooden Hill, et indisponible depuis bien quinze ans, 'From the Bottom of an Old Grandfather Clock (A Collection of Demos and Outtakes 1966-70)' est une compilation absolument renversante de face-B, d’outtakes et de démos de futures chansons du compositeur anglais. Il y a ici, et quasiment à toutes les plages, des chansons imparables, d’une beauté folle. Vingt-cinq morceaux mémorables d’un homme qui se cherche encore et qui, à l’écoute, semble déjà s’être trouvé. Dead Oceans ne pouvait faire mieux que rééditer cette compilation majuscule pour rendre hommage à Bill Fay, mort en février dernier. 
Sufjan Stevens - Carrie & Lowell (10th Anniversary Edition) [Asthmatic Kitty Records]

Étonnamment, on n’a pas trop parlé de cette réédition d’un des (si ce n’est le) meilleurs albums des années 2010, et autre chef d’œuvre de Sufjan Stevens. Pourtant, qu’elle est merveilleuse, du packaging aux démos offertes en bonus. Elles sont au nombre de sept (dont une de Mystery of Love du film 'Call Me By Your Name' et une de Wallowa Lake Monster, une des chansons qui n’avaient pas passé le cut du tracklisting final et qu’on avait pu retrouver sur 'The Greatest Mix' deux ans plus tard) et sont toutes plus sublimes les unes que les autres, avec notamment une version incroyable de 4th of July de près de 14 minutes - qui préfigure 'The Ascension'. A pleurer tout du long et qui prouvent que les chansons de 'Carrie & Lowell' sont faites du bois des immenses chansons.
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LES OUBLIES
Nouvelle rubrique dans ces bilans annuels, avec tous les disques, récents ou non, à côté desquels je suis passé les années précédentes et que j’ai découvert sur le tard, grâce, le plus souvent, aux top de l’année qui essaiment un peu partout. Et ces disques m’ont tant renversé que je me devais d'en parler.


Julie Christmas - Ridiculous and Full of Blood [Red Creek Recordings] - 2024
Si j’avais découvert 'Ridiculous and Full of Blood' de Julie Christmas dans le courant de l’année 2024, nul doute qu’il aurait terminé très haut dans mon top de l’année passée. Il fallait donc réparer cette injustice. Car ce disque, enregistré (notamment) avec Johannes Persson de Cult of Luna, est absolument renversant. Post-metal, post-hardcore, soupçons de grunge comme de rock, chant hurlé, doucereux parfois, écorché souvent, il y a tout cela dans cet album cinq étoiles.
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Library Card - Nothing, Interesting Ep [At Ease Records] - 2024
Sorti en 2024, ce premier Ep des néerlandais de Library Card était totalement passé sous mon radar, qui ne l'a détecté qu’en janvier dernier. Et quelle claque ! Ouvert par un Well, Actually, superbe chanson rock, pertinente autant qu'incroyablement addictive, pleine de rage et de morgue, l’Ep fait montre d’un sacré talent de composition chez ce quatuor de Rotterdam qui, s’il était anglais, serait déjà tout en haut des listes « Next Big Thing ».
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Prostitute - Attempted Martyr [-] - 2024
Derrière ce nom provocateur et cette pochette trompeuse se cache un quintette du Michigan, auteur d’un premier album dingue, mélange de noise-rock, de post-hardcore, de post-punk, aux ambiances arabisantes, enragé mais plein de nuances. Un disque intense de bout en bout, sorti sans label et qui va connaitre une deuxième vie au printemps prochain, Prostitute venant de signer chez Mute Records. Mérité, cent fois mérité. Quel premier album !
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Puts Marie - Pigeons, Politicians & Pinups During the End Time of Mankind [YagwudsRecords] - 2024
Découvert à la toute fin d’année, 'Pigeons, Politicians & Pinups During the End Time of Mankind' faisait une entrée fracassante dans mon top 2025, bousculant le classement que j’avais commencé à travailler. Mais patatras, après de nombreuses écoutes et quelques recherches, l’album a en fait été publié en octobre 2024. Il a donc toute sa place ici. Post-rock apocalyptique, crépusculaire et habité, ce nouvel album des Suisses est un disque absolument envoûtant, plein de mélancolie noire. Et indéniablement remarquable.
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Bilan 2025 :
Top « 50 chansons »
Top « Albums » (20-01)
Top « Albums » (40-21)



Comme le veut la tradition, vous trouverez ci-dessous un lecteur Spotify pour écouter une chanson de chacun des dix-sept disques évoqués ci-dessus. Pour les non-abonnés Spotify, cette sélection est également disponible sur Deezer et Tidal dans des lecteurs dédiés !
 
 

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jeudi 21 décembre 2023

[Track of The Day] A7PHA - Many Headed (Deluxe) (feat. Buck 65, Aesop Rock, Self Jupiter, WHY?)

Décidément, cette fin d'année est propice à faire revenir d'entre les morts Anticon et tous ses affidés. Après la publication de 'North American Adonis', l'album perdu de Buck 65, doseone et Jel (son histoire folle est à lire ici), voilà qu'il est à nouveau question de toute cette clique pour la sortie de 'Many Headed Ep', le dernier Ep de A7PHA. Et à dire vrai, rien d'étonnant là dedans vu que derrière cet acronyme curieux se cachent Mestizo et... doseone.

Pour l'occasion, ils ont invité une partie de la bande à venir rapper avec eux sur les deux premiers morceaux du disque. Derrière une production abstract comme on les aime (Meaty Ogre est à la production), ce ne sont pas moins que Buck 65, Aesop Rock, Self Jupiter qui viennent poser en compagnie des deux d'A7PHA. Cinq à se relayer derrière le micro, à se jouer de la mélodie répétitive et hypnotique et des scracths qui parsèment le morceau, tandis que WHY? (sur la version Deluxe, en écoute aujourd'hui) vient s'occuper des partie plus pop qui font office de respirations.

Many Headed (Deluxe) est un titre chorale monstrueux, à la pochette qui résume bien notre affaire, où chacun amène sa touche et qui n'est pas sans rappeler Chorus Collection de C-Rayz Walz & Parallel Thought en 2007, morceau gargantuesque et indépassable.

Album : Many Headed Ep
Année : 2023
Label : Handsmade Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Many Headed (Deluxe) de A7PHA et sa cohorte de featurings est également en écoute ci-dessous :

jeudi 17 novembre 2011

[Track of The Day] 13 & God - Armored Scarves


A la sortie de '13 & God', le premier album du groupe du même nom, je n'avais pas adhéré. Pourtant il avait un peu tout ce qui me plait en musique: des sonorités melting-pop-esque rassemblant deux groupes que j'apprécie, The Notwist et Themselves. La rencontre de deux univers: celui de electro-pop et celui de l'indie hip-hop.
Mais rien à faire, leur album ne m'avait pas touché.

A l'écoute de 'Own Your Ghost', deuxième effort des 13 & God, je me suis demandé ce qui m'était passé par la tête à ce moment là. Peut-être qu'à l'époque j'étais dans une phase Hood et je comparais inconsciemment leur premier album à celui des anglais, 'Cold House', qui marriait à merveille leurs chansons indie(post)rock aux voix et à l'univers de Doseone and Why?. Et que je trouvais 13 & God tombant à plat en comparaison. Peut-être. Va comprendre Charles.

Ce qui est certain, c'est que j'aime leur nouveau disque. Car 'Own Your Ghost' est un sacré album. Le mélange des univers de The Notwist et Themselves marche à merveille. Il y a ici un équilibre où aucun des deux ne cherchent à tirer la couverture à lui. La chanson du jour est révélatrice d'ailleurs: sur Armored Scarves, si l'ambiance de départ rappelle The Notwist, la fin et l'arrivée de la rythmique et de la voix de Doseone est beaucoup plus Themselves-ienne.

Depuis j'ai réécouté le premier 13 & God. Et rien n'y fait: si le tout est ressemblant, si le groupe n'a pas changé son fusil d'épaule, cet album m'ennuie encore sur la longueur. Alors que 'Own Your Ghost' m'emballe totalement.

Album: Own Your Ghost
Année: 2011
Label: Alien Transistor


En plus d'Armored Scarves en écoute aujourd'hui, vous pouvez écouter Old Age, premier single de 'Own Your Ghost'. (malheureusement plus en écoute)

Le clip de Its Own Sun, chanson d'ouverture de ce deuxième album des 13 & God :

Et pour finir, 2mns sur l'enregistrement d'Armored Scarves :

lundi 18 février 2008

Track of The Day (12-18 février 2008)

Une semaine éclectique entre grands classiques et belle reprise. (et toujours en écoute dans le lecteur deezer, à droite).


Lundi 18 février 2008:
* Subtle - Falling (feat. Why?) [Lex]
Depuis leur merveilleux 'A New White', Subtle (combo mené par Doseone et Jel) me déçoit. L'intimisme qui faisait la force de leur premier album a disparu. C'est très très loin d'être mauvais. C'est juste moins bien. Mais à chaque fois, on peut ressortir de grands moments, comme ce Falling auquel le coquin Why? vient prêter sa voix de canard sous LSD. Chic.
(disponible sur Yell & Ice, 2007)

Dimanche 17 février 2008:
* Jesse Sykes & The Sweet Hereafter - Hard Not To Believe [Barsuk]
La ténébreuse Jesse Sykes est revenue l'an passé avec un disque particulièrement beau, d'une grande richesse, entre country, rock et folk. Hard Not To Believe est l'exemple même de ce qui se trouve sur cet album: des morceaux touchants et bouleversés.
(disponible sur Like, Love, Lust & The Open Halls of the Soul, 2007)

Samedi 16 février 2008:
* Etienne Daho - Le Brasier [Virgin]
J'aurais bien mis en écoute un des titres du dernier album de Daho. Mais 'L'invitation' n'étant pas (encore?) référencé sur deezer et ce dernier interdisant (quelle idée!) le partage de morceaux uploadés, réécoutons donc ce joli Brasier, plein d'espoir, aux grands airs mélodiques rappelant le célèbre Angel de Robbie Williams.
(disponible sur Corps & Armes, 2000)

Vendredi 15 février 2008:
* Ellen Allien - Sehnsucht [BPitch Control]
Chaque année (ou presque) la grande pretresse de l'électro allemande sort ses disques toujours avec une qualité jamais niée. Son meilleur restera sans doute son 'Berlinette' de 2003 d'où il est dur de ressortir un titre. Mais puisqu'il faut bien, allez, va pour Sehnsucht tiens.
(disponible sur Berlinette, 2003)

Jeudi 14 février 2008:
* Emiliana Torrini - If You Go Away [One Little Indian]
La belle Emiliana Torrini reprend le Ne Me Quitte Pas de Jacques Brel dans la langue de Shakespeare et sort une chanson qui navigue entre noirceur profonde (couplets) et semblant d'optimisme (refrains). Classe.
(disponible sur To Be Free Ep (Pt. 1), 1999)

Mercredi 13 février 2008:
* Hood - Any Hopeful Thoughts Arrive [Domino]
Si leur 'Cold House' avec le Anticon Crew avait séduit bon nombre de critiques en 2001, leur 'Outside Closer' de 2005 était passé totalement inaperçu. Et pourtant, il était lui aussi très bon. Comme le prouve ce Any Hopeful Thoughts Arrive, folktronica du meilleur effet, tout en montée, sur la brèche tout du long. Qui a dit splendeur?
(disponible sur Outside, Closer, 2005)

Mardi 12 février 2008:
* Neil Young - Philadelphia [Sony]
Manquant d'inspiration ces dernières semaines, je n'avais même pas l'once d'une bonne idée pour le titre du jour. Et puis je suis tombé ce soir sur la fin de Philadephia à la télé. Et donc sur le morceau du même nom de Neil Young. Splendeur parmi les splendeurs. Certes, j'ai déjà mis du Loner y a quelques jours. Mais bon, faut avouer que ce titre pour commencer un mardi, on a vu pire non?
(disponible sur Philadelphia OST, 1993)

mardi 26 décembre 2023

Bilan 2023 : Top « 7", 12", Ep, Réédition & Compilation »

 
Mardi 26 décembre. Je crois qu'il est plus que l'heure de mettre un terme à cette année 2023 qui, si je ne l'effacerai pas totalement de mon esprit comme 2022 et 2021, ne restera pas dans mes annales. Musicalement par contre, il y a des choses à dire. Beaucoup même. Alors tirons-en le bilan, en quatre temps comme le veut la tradition dans ses pages. Tout d'abord en listant les 45-tours, 12", Ep et autres rééditions ou compilations qui auront rythmé mes oreillles. Puis en classant les quarante albums qui auront animé mon année (en deux papiers, histoire que ce ne soit pas trop indigeste). Avant de finir, le jour de l'an, par les cinquante chansons 2023, toujours selon mes oreilles.

Toutefois, avant de s'épancher et de lancer la machine, allons jeter un oeil, là aussi comme le veut la tradition, chez les voisins pour voir ce qu'ils ont pensé eux de l'année musicale 2023 :
- Les meilleurs albums selon la rédaction d’Addict Culture
- Les Bilans individuels 2023 de Pop News
- Les 10 meilleurs albums de l’année selon Mind Riot Music
- La cuvée 2023 de Pinkushion
- La playlist de l’année de Sound of Violence
 

Première partie donc, consacrée aux formats hors-albums. Avec cette année de l'Ep, tu en veux tu en as, du 45-tours racés, des singles qui aurait mérité de connaître une version physique (mais qui sont tout de même comptabilisés dans la discographie des groupes concernés), des inédits de Sufjan Stevens, une réédition qui prouve à quel point Daniel Johnston était un sacré songwriter et enfin une compilation de chutes de studios d'un chef d'oeuvre.
Les treize disques dont il est question ici sont à découvrir ci-dessous. Mais comme lire de la musique c'est bien mais que l'écouter c'est encore mieux, au bas de ce billet se trouvent des lecteurs Spotify et Deezer compilant une chanson de chacun des disques présentés (ainsi qu'un lecteur pour une chanson de Sufjan Stevens, introuvable ailleurs). Bonne lecture et bonne écoute !

Bilan 2023 :
Top 50 « Chansons »
Top 40 « Albums » : 20-01
Top 40 « Albums » : 40-21


7" / Single numérique

The Beths / Pickle Darling / Car Seat Headrest - Brand New Colony / We Looked Like Giants 7" [Sub Pop]
En 2003, Ben Gibbard sortait avec ses Death Cab For Cutie 'Transatlanticism', formait avec Dntel l'éphémère The Postal Service et publiait 'Give Up', chef d’œuvre absolu (et accessoirement un des disques de ma vie). Vingt-ans plus tard, Sub Pop célèbre ces deux albums avec un 45-tours qui voit The Beths et Car Seat Headrest (accessoirement deux de mes groupes préférés actuels) reprendre une chanson de chacun de ces disques. Et c’est évidemment parfait.
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Nina Nastasia - This Is Love b/w You Were So Mad [Temporary Residence Limited]

N'ayant pas eu le succès qu’elle méritait avec l’album de son retour, Nina Nastasia continue de faire vivre 'Riderless Horse' et ses chansons. La preuve avec ce 45-tours numérique où elle reprend This Is Love et You Were So Mad avec Marissa Paternoster, guitariste et chanteuse des désormais feu Screaming Females. En s’éloignant de la version d'origine et en l'agrémentant d'une guitare électrique, de quelques légers larsen, d'un piano et donc de leur deux voix, le résultat est sincèrement sublime et pourrait toucher ceux que l'austérité de 'Riderless Horse' pouvait rebuter.
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The Telephone Numbers - Weird Sisters 7" [Meritorio Records / Prefect Records]
Deux chansons absolument parfaites, où la mélancolie se dispute avec une indie-pop et une jangle-pop d’excellente facture : ce 45-tours de The Telephone Numbers est impeccable de bout en bout. Il va falloir qu’on commence à parler beaucoup plus de ces jeunes gens.
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Weird Nightmare - She’s The One [Sub Pop]
Les mois passent et Alex Edkins (via son moniker de Weird Nightmare) continue son sans faute. Après un premier album très réussi, il enchaine les singles, dont cette reprise de She's The One de The Ramones à laquelle il donne un verni très sixties avec une prodcution comme d’époque et un piano clinquant. Une formidable reprise, qu’on dirait sortie du catalogue des Beatles. Son seul défaut ? N’exister qu’en digital.
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12"

Animal Collective - Defeat 12" [Domino Records]
En amont de la sortie de 'Isn’t It Fun?', Animal Collective a publié Defeat en single. Enfin, « single » plutôt. Vingt-deux minutes (beaucoup de groupes sortent des Ep moins longs) de folk psychédélique et expérimental, absolument prenant et qui résume toutes les facettes de ce groupe incroyable. Et comme si cela ne suffisait pas, en face-B, nos quatre amis déposent The Challenge, un morceau improvisé qui ouvrait les concerts de la tournée de 'Time Skiffs'. Dément lui aussi. Décidément, ces gens là ne feront jamais rien comme les autres.
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Sufjan Stevens - 5 Unreleased Songs 12" [Asthmatic Kitty Records]
En marge de 'Javelin' (on y reviendra), Sufjan Stevens et Asthmatic Kitty Records ont publié (en exclusivité pour « Rough Trade ») un disque de cinq chansons inédites en bonus, dont le magasin anglais vient de sortir la version vinyle (en édition limitée évidemment). Sans doute tirées des sessions de l’album, ces cinq morceaux, folk, acoustiques et moins travaillés sont d’une grande beauté, qui se termine par le sublime The Kiss of Niobe (en écoute exceptionnellement plus bas).
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EP
 
A7PHA - Many Headed Ep [Handsmade Records]
2023 aura signé le retour dans mes oreilles de toute la clique d’Anticon que j’avais délaissée depuis des années. Premier exemple, cet Ep de A7PHA, acronyme curieux derrière lequel on retrouve Mestizo et doseone. Pour bien faire, les deux ont invité sur les deux premiers titres d’anciens comparses Buck 65, Aesop Rock et WHY. Le résultat est aussi puissant que détonnant pour une sorte de grande messe abstract. Histoire de bien faire les choses, A7PHA finit ce 'Many Headed Ep' par un nouveau morceau, lui aussi parfait.
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FIDLAR - That's Life Ep [-]
A la sortie de 'Too' et surtout du formidable single 40oz on Repeat (dont le clip, s’il était sorti vingt ans plus tôt, serait resté dans toutes les mémoires), tous les feux étaient au vert pour FIDLAR. Le trio aurait du devenir énorme. Et puis non. Alors le groupe a continué, avec quelques Ep par ci, beaucoup de singles par là et quelques albums. Rien de bien transcendant à dire vrai, mais 'That's Life Ep' est un inattendu retour de flammes, punk (à roulettes aussi) et crétin à souhait, plein d’éclats de voix et de guitares.
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Le collage de France - Rue des Boulets Ep [Les Disques Pavillon]
Nouvelle itération de Rémi Nation, l’homme derrière Orouni : Le collage de France. Un groupe fourni, des chansons pop classieuses et léchées où cordes, claviers et autre flûte virevoltent sur quelques volutes synth-pop. Un ensemble jamais dans le clinquant, toujours beau et extrèmement prometteur (l’album est déjà dans les tuyaux).
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Dominique A - Reflets du monde lointain Ep [Cinq7 / Wagram]
Ecartées du tracklisting de 'Le Monde Réel', son album de l’an passé, les chansons de 'Reflets du monde lointain' ne sont pourtant pas de simples face-B. Des morceaux comme Les vagues et les regrets ou Chaque enfant dans son monde sont des chansons que n’importe quel auteur-compositeur rêverait d’écrire. Plus consistant que 'Le Monde Réel', cet Ep prouve comme s'il était besoin que Dominique A est un artiste incroyable, que nous prenons trop pour acquis.
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Legss - Fester Ep [The state51 Conspiracy]
Post-punk empreint de post-rock, pas exempt de balade mélancolique et de rage noise-rock/grunge, 'Fester' est un Ep (le troisième) plus que recommandable de la part Legss, encore un groupe londonnien qui est une énième preuve de la vivacité de la scène anglaise actuelle.
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REEDITION
 
Various Artists - I Killed the Monster: The Songs of Daniel Johnston [Shimmy]
Publiée en 2006 et rééditée cette année, cette compilation hommage à Daniel Johnston est bien plus qu’une très belle curiosité. Vingt-une chansons de l’américain sont au programme, de certaines de ses plus célèbres à d’autres plus obscures - comme une bonne partie du roster ici, même si on notera tout de même les présences d’un certain Sufjan Stevens ainsi que de Kimya Dawson, Jeffrey Lewis et Jad Fair d’Half Japanese). Dans une grande majorité, rien de lo-fi mais plutôt des versions amples, orchestrées et travaillées des chansons originales. Un disque de reprise tout à fait délicieux et qui prouve à quel point Daniel Johnston était un songwriter incroyable.
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COMPILATION


Bob Dylan - The Bootleg Series Vol. 17: Fragments – Time Out of Mind Sessions (1996–1997) [Columbia Records]
Bob Dylan a eu plusieurs vies. Et en a profité pour parsemer sa carrière d'innombrables chefs d'oeuvre. Le dernier en date est sans doute 'Time Out of Mind', disque noir sorti en 1997. Il était temps que les Bootleg Series que son label de toujours Columbia s'occupe de son cas. Le résultat est à la hauteur du disque en lui-même. Et à la hauteur des tous meilleurs Bootleg Series publiés jusque là (notamment 'The Bootleg Series Vol. 12: The Cutting Edge 1965-1966', 'The Bootleg Series Vol. 14: More Blood, More Tracks' ou 'The Bootleg Series Vol. 5: Live 1975 - The Rolling Thunder Revue'). Cinq disques, dont un premier qui propose un nouveau mix de l'album original. Et ensuite - et surtout !- quatre autres qui proposent des versions démos, des chutes de studio et d'autres versions alternatives. C'est absolument passionnant, ébouriffant la plupart du temps même, avec des versions délaissées que d'aucuns rêveraient avoir pu enregistrer. Décidément, cette collection "Bootleg Series" est un sans faute jusque là.
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