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mercredi 13 novembre 2019

[Track of The Day] Seabear - Waterphone

Quelques notes cuivrées pour ouvrir la chanson puis la mélodie arrive : le premier titre en 9 ans des islandais de Seabear s'annonce poliment avant de dérouler un titre très pop, mélodieux à souhait, fiévreux par moment, où les mêmes cuivres refont leur apparition sur la fin.

Seabear n'a pas changé. Le doigté du groupe pour les belles mélodies n'a pas disparu. Et les voir revenir aux affaires (un album pour 2020 ? Morr Music semble y croire) est une jolie nouvelle ; qu'on aurait tort de la bouder. 

Album : -
Année : 2019
Label : Morr Music


En plus des playlists Spotify, Deezer et SoundsGood (Apple Music, Qobuz, etc), Waterphone de Seabear est également en écoute ci-dessous :


Et comme tout retour qui se respecte, ce Waterphone de Seabear a également un clip :




vendredi 30 janvier 2009

[Track of The Day] Seabear - Teenage Kicks (The Undertones cover)

Signé chez Morr Music, le premier album de Seabear 'The Ghost That Carried Us Away' était une jolie découverte en 2007. Une sorte d'Iron & Wine, la barbe en moins, les geysers islandais en plus.
Pour un seven-inch, les voilà qui osent reprendre le Teenage Kicks des Undertones, ou l'hymne par excellence de Monsieur John Peel. Et ils ont eu bon gout de le reprendre. Une version toute cool, très soft et pop, entre accordéon, guitare folk et piano discret, à mille lieues de la version originale. Addictif. 

Album: Teenage Kicks 7" 
Label: Anost / Morr Music 
Année: 2007

lundi 8 février 2010

[Track of The Day] Seabear - Cold Summer

S'il y a bien un label que je chéris, c'est Morr Music dont j'aime à vanter dans ses pages la qualité des sorties, entre pop d'orfèvres et electro-pop délicieuse. Capable de sortir des chef d'œuvres incroyables (Radical Face, The Notwist, au hasard) comme de donner voix au chapitre à des groupes ou d'autres projets, pas indispensables mais forcément intéressants.

Seabear est un groupe islandais signé donc chez Morr Music, qui fait dans le folk travaillé qui avait sorti voilà trois ans 'The Ghost That Carried Us Away', un album tout à fait sympathique et éclairé de belles mélodies, et s'était permis plus tard une reprise du Teenage Kicks des Undertones.

Les revoilà de retour, avec 'We Built a Fire' à sortir en mars prochain, avec en guise de préambule, un 'Lion Face Boy 7"' et 'While The Fire Dies Ep'. Si l'Ep est plutôt dispensable, ce premier 7" est un petit must-have de ce début d'année, avec notamment Cold Summer en face-b, jolie balade aux - légères certes - montagnes russes, drivé par des cuivres imposants, qui n'hésite pas à prendre son temps pour prendre à la gorge et venir faire dresser quelques poils de vos avant bras… 

Album: Lion Face Boy 7" 
Année: 2010 
Label: Morr Music

Pour en savoir un peu plus sur Morr Music, il faut lire le papier de Pomme2pin, en cliquant ici (je vous rassure, on ne l'a pas fait exprès)

jeudi 5 janvier 2012

Bilan 2011 - Top 50 Albums: 50-31


Il était temps. On est déjà en 2012 (bonne année les copains et les copines) et je n'ai toujours pas posté le tout. Mais après des soirées à faire ci, à faire ça, j'ai enfin finalisé le tout. Présenté comme chaque année en trois parties: de la place 50 à 31, de la place 30 à 11. Et enfin le top 10.

Avant de passer aux affaires concernant ce blog, continuons notre plongée dans la blogosphère avec quelques tops présentés ici et là:
La Blogothèque (Chryde)
This is All About Audio Dynamite
Funk You Dear (20 à 11)
Tasca Potosina
I Know You've Come to Take My Music Away (30-21)


Cette année 2011, comme ses devancières, aura été musicalement une belle année à mes oreilles. Mais j'y reviendrai un peu plus longuement et globalement au moment du top 10.
Pour l'instant, il est temps de passer à 20 premiers disques, classés de la 31è à la 50è place, qui auront animés mon année 2011 de fort belle manière.

A chaque fois, une rapide présentation de l'album, en quelques lignes, ainsi qu'un lien (le " + ") renvoyant vers une chronique - d'ici ou d'ailleurs - et un autre renvoyant vers le shop de l'artiste ou du label (dans la majeure partie des cas).

Bonne lecture et bonne(s) écoute(s)
(car comme à chaque fois, au bas de ce billet se trouve un lecteur grooveshark présentant une chanson de chacun des albums présentés ci-dessous).


Pour rappel :
Top 50 'Albums 2011' - 10-01
Top 50 'Albums 2011' - 30-11
Top 50 'Chansons 2011'
Top 15 'Mixtape, Ep, 12", (Ré)Édition et 7"' 2011



50. Sin Fang - Summer Echoes [Morr Music]
'Summer Echoes' est une affaire islandaise. L'islandais Sindri Már Sigfússon, leader des charmants islandais de Seabear, s'est entouré de certains membres des islandais de Mùm et des islandaises d'Amiina pour enregistrer son nouvel album dans le studio des islandais de Sigur Ros. Et le résultat n'est pas forcément islandais.
Plus proche d'un Radical Face ou des rythmiques - les plus pop - d'Animal Collective que des artistes précités, Sin Fang déroule sa pop mélodique et alambiquée de manière ingénieuse, sans jamais mégoter sur les mélodies.
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49. Wye Oak – Civilian [Merge]
Au risque d’en faire hurler certains, Wye Oak aura été à mes oreilles le Anna Calvi ricain de 2011 (ou Anna Calvi aura été le Wye Oak anglais de 2011, choisi ton camp camarade !). Le cœur du duo balançant entre indie-pop et indie-rock, Wye Oak aura été surtout une des belles découvertes de 2011 avec ce troisième album, vraiment bien produit, qui contient de chouettes chansons punchy mais pas putes.

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48. Ensemble – Excerpts [Fat Cat]
Malgré l’échec – commercial – de son deuxième album, le toulousain Olivier Alary est revenu en 2011 avec un troisième disque, ‘Excerpts’, au très bel artwork – une fois de plus. Ensemble s’éloigne du minimalisme et de l’ambiance electronica-planante qui faisait merveille sur le premier disque pour se rapprocher un peu plus d’une pop teintée d’électro, souvent atmosphérique mais très virevoltante. Théâtral par moment, presque shoegaziens sur d’autre, cet ‘Excerpts’ est un bien bel album.
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47. Francis – Lekomberg, We Were Kin [Strangers Candy]
Découvert en première partie de The Tallest Man on Earth au printemps dernier, la pop des suédois de Francis m’aura charmé régulièrement tout au long de cette année. Sachant être mélancolique tout en n’hésitant pas à lâcher les chiens de temps à autres, ‘Lekomberg, We Were Kin’ est un disque recommandable de la part d’un groupe qui rappelle aussi bien Wye Oak, Anna Calvi que Dear Reader.
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46. Rivulets - We're Fucked [Important]
Avec son titre qui résume parfaitement la merde dans laquelle se trouvent nos sociétés occidentales actuelles, 'We're Fucked', le dernier album de Rivulets, n'est pas un disque rempli d'espoir (vous me direz, c'eût été une première pour l'américain). Il faut dire que le slow-core/folk dépressif, les ambiances à couper au couteau et langues de belles-mères n'ont jamais fait bon ménage.
Mais bien que très sombre, il se dégage une beauté froide très attachante de cet album.
Les yeux braqués sur un horizon plein de bruine, l’homme sur la pochette de 'We're Fucked' de Rivulets a les yeux dans le vague. Il semble perdu. Il a bien raison.
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45. Youngteam –Daydreamer [Northern Star]
Tout droit venu de Suède, Youngteam aime Ride. Et son ‘Daydreamer’ s’en ressent. Un premier album qui offre guitares, voix presque cachée, shoegaze et dream-pop. Un album solide, en douze titres. Groupe à suivre assurément.
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44. Acid House Kings – Music Sounds Better With You [Labrador]
Vu que leurs débuts datent de 1992, il serait un peu sévère de ne voir en Acid House Kings qu’un énième ersatz de Belle & Sebastian – des débuts. Alors certes, à l’écoute de ‘Music Sounds Better With You’, difficile de ne pas penser à Belle & Sebastian ou Camera Obscura. Mais cette idée s’en va assez rapidement, les Acid House Kings ayant leur propre touche. Qui envoie leurs compositions dans les hautes sphères d’une pop sautillante, légère et diablement estivale.
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43. Cornflakes Heroes – Hum [Greed Recordings]
Cornflakes Heroes (le genre de groupe français qui devrait dans un monde normal être devenu une référence) aura sorti en 2011 une troisième réussite : ‘Hum’. Des guitares qui sonnent, un discous plus pop, des chansons qui dépotent, des mélodies entêtantes, un ensemble aguicheur et nerveux. Les Cornflakes Heroes ont tout bon une nouvelle fois. Greed Recordings aussi.
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42. Laura Marling – A Creature I Don’t Know [Ribbon]
La première écoute n’avait pas été des plus concluante. Mais bon, cette année a été compliquée, donc je lui ai redonné une chance. Et puis juger la talentueuse Laura Marling sur une écoute, cela était un peu dur.
J’ai bien fait car ‘A Creature I Don’t Know’ n’a pas l’immédiateté de ses prédécesseurs. Mais il n’en reste pas moins réussi, avec une mention spéciale à l'enchainement The Beast/Night After Night. Ah, Laura…
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41. Paul White - Rapping With Paul White [One-Handed Music]
Bien ancré dans son époque, 'Rapping With Paul White' est un album de hip-hop assez old-school finalement, invitant ici quelques emcee au pédigrée reconnu. Évitant (en grande partie) les travers inhérents à toutes productions hip-hop (des skits tous les 2 morceaux, au hasard), Paul White s'amuse à sortir là une bande son pêchue et inspirée, qui s'en réinventer un genre lui donne un chouette coup de boost.
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40. The Vaccines – What Did You Expect From The Vaccines ? [Columbia]
Aimés. Puis détestés. C’est un peu le lot de chaque groupe qui commence à cartonner. Personnellement, je les ai beaucoup aimé au départ. Et je les aime toujours autant. Oh, ça ne réinvente pas l’eau chaude ni le couscous d’Oran, mais il y a dans ce premier album de la fougue, de l’innocence, un plaisir fou. Et des guitares. De partout des guitares. Et des tubes potentiels à presque chaque plage. Avec, en point d’orgue, un Post Break-Up Sex, single anglais imparable.
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39. Botibol – Born From a Shore [HipHipHip]
Xylophone, guitare électrique légère, mélodies endiablées, chœurs : que les amoureux de Toy Fight (comparaison un brin obligatoire vu la nationalité des deux groupes) se jettent sur cet album du bordelais Vincent Bestaven. ‘Born From a Shore’ a le goût du sable et du soleil chaud. Mais il serait un brin idiot de s’en passer pendant les trois autres saisons.
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38. Her Space Holiday – st [No More Good Ideas]
Je crois que j’ai un de leurs albums dans un coin de ma discothèque ; un disque récupéré je ne sais où. Mais je ne pense pas avoir posé mes oreilles sur ce groupe là avant cette année. Il y a des erreurs qu’il faut réparer. Her Space Holiday donc, groupe américain mené par Marc Bianchi.
Sur cet album, Her Space Holiday balance de la pop, grandiloquente quand l'envie lui prend, pas loin finalement d'Islands, époque 'Return to the Sea' (et la voix s'en rapproche également). C'est court (35 mns tout pile), c'est bien foutu, il y a de la mélodie à la pelle. Difficile de ne pas être irrémédiablement sous le charme.
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37. Yellowcard – When You’re Trough Thinking, Say Yes [Hopeless]
Sucrerie assumée depuis des années déjà, Yellowcard ne m’aura une nouvelle fois pas déçu. Punk à roulettes au violon électrique, lorgnant vers l’émo, la musique de Yellowcard est un régal de mélodies immédiatement mémorisables, de chansons énergiques. Et de plaisir. Instantané. Je suis fan.
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36. Charles Bradley – No Time For Dreaming [Daptone]
Oui. Forcément. James Brown. Difficile de ne pas penser au monstre de la soul quand on écoute Charles Bradley et son premier album… à plus de 62 ans ! Découvert sur le tard par Daptone Records (qui sait de quoi il cause), Charles Bradley aura fait fort pour un premier effort. Car ‘No Time For Dreaming’ est un disque de soul/funk à l’ancienne et qui aurait sincèrement fait son petit effet à l’époque.
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35. The Caretaker – An Empty Bliss Beyond This World [History Always Favours The Winner]
Des sillons qui craquent, des sons assourdis, des mélodies tout droit venues des années 1920 ou 30, des morceaux qui s’arrêtent, comme ça, sans crier gare : c’est un peu tout cela ‘An Empty Bliss Beyond This World’ disque d'ambiant de The Caretaker, pseudonyme derrière lequel se cache Leyland Kirby. En gros, l’album le moins 2011 de 2011.
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34. CunninLynguists - Oneirology [A Piece of Strange Music]
Meilleur nom de groupe du monde, les CunninLynguists continuent leur petit bonhomme de chemin, dans une indifférence médiatique assez générale. Sans changer fondamentalement de style, sans se renier ou se fourvoyer, le trio sort avec 'Oneirology' un album dans la lignée de leurs albums précédents, solide, frappant juste tout en centrant son propos sur les rêves (le titre et la pochette en étant d'ailleurs deux belles illustrations).
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33. Boat Beam – Reincarnation [Origami]
Groupe féminin sur lequel il est bien difficile de se renseigner quand on ne parle pas la langue d’Iniesta, Boat Beam aura été en 2011 mon Dear Reader, mon Emmy The Great, ma Laura Veirs, ma Jenny Lewis, mon Azure Ray des années précédentes. En gros, le disque féminin qui sera passé, repassé et même plus dans mes oreilles. De la pop joliment ouvragée, portée par ce trio. Un groupe à écouter si certaines des artistes ou des groupes (notamment les deux premiers) cités plus haut vous ont touchés.
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32. Battles – Gloss Drop [Warp]
Tyondai Braxton parti, qu’allait-il advenir de Battles ? On aura retrouvé via ‘Gloss Drop’ un groupe qui se sera finalement assez bien accommodé de l’absence de son ex tête de proue. Ce qu’ils perdent en expérimental, ils le gagnent en mélodie. Et ‘Gloss Drop’, plus que sur son prédécesseur ‘Mirrored’, gagne en homogénéité. Comme quoi.
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31. Over The Rhine – The Long Surrender [Great Speckled Dog]
Le groupe qui aurait du connaître une reconnaissance bien plus grande si Sufjan Stevens n’avait pas eu la bonne idée de sortir ‘Come On Feel The Illinoise’ la même année que leur ‘Drunkard’s Prayer’, continue son petit bonhomme de chemin. ‘The Long Surrender’ reprend la trame de ‘The Trumpet Child’, diversifie un peu son approche mais n’en reste pas moins charmant, délicat, beau et sentant bon le piano-bar enfumé de belles mélodies.
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Comme à chaque fois, et parce qu'il est quand même plus simple de découvrir de la musique en l'écoutant, un lecteur grooveshark présent une chanson de chacun des albums chroniqués ci-dessus:



Pour rappel :
Top 50 'Albums 2011' - 10-01
Top 50 'Albums 2011' - 30-11
Top 50 'Chansons 2011'
Top 15 'Mixtape, Ep, 12", (Ré)Édition et 7"' 2011


jeudi 18 février 2010

Souvaris / Sincabeza – Clown Jazz (Split 12’’) [Gringo]

C’est fou le nombre de groupes qui après un long silence sont de retour en ce début d’année 2010. Tunng, Seabear, Archie Bronson Outfit, j’en passe et pas forcément des moindres (The Kissaway Trail, au hasard). Des retours assez surprenant d’ailleurs ; comme si beaucoup avaient voulu éviter la fin de la décennie pour on ne sait qu’elle raison. Peut-être pour être sur qu’on n’allait pas s’arrêter à neuf et surtout vérifier que Roland Emmerich et ses amis les Incas s’étaient plantés de trois bonnes années.

Au-delà de ces pseudos considérations temporelles, le retour des anglais de Nottingham, Souvaris est une grande joie. Premièrement car j’aime vraiment ce qu’a sorti ce groupe jusque là (‘I Felt Nothing At All’ que ‘A Hat’ sont de très beaux disques). Et deuxièmement parce que Souvaris est un groupe de potes, absolument adorable et mené par le plus francophile des artistes anglais, John Simson aka Simmo.

Cette fois, ce n’est pas par le biais d’un nouvel album que Souvaris fait à nouveau parler de lui, mais par un ‘Clown Jazz 12''’, que le groupe partage avec Sincabeza, combo bordelais porté sur le noise-rock aguicheur.
Pourquoi avec Sincabeza ? Parce que les deux groupes, ces quatre dernières années, ont beaucoup tourné ensemble et qu’il leur a semblé intéressant de partager plus que l’affiche d’un concert.

Ce ‘Clown Jazz 12''’ est un split album d’un fort beau gabarit (c’est de saison), composé de 5 titres, deux échouant à Souvaris, et trois autres à Sincabeza. Et pendant 33 mns, les deux groupes, chacun de leur côté, vont s’efforcer de faire vivre les sillons du vinyle sur lequel leurs chansons sont gravées tout en gardant une cohérence d’ensemble surprenante et peu courante pour ce genre de format.

Souvaris, qui ouvre le bal, continue de s’émanciper de ses premières aventures musicales et s’éloigne encore plus du post-rock de ses débuts pour mieux aller se lover dans les bras d’une musique toujours instrumentale, mais plus diverse, plus rock, plus math voire plus noise ou même plus jazz. Une orientation des plus intéressantes pour la bande à Simmo, que l’on pouvait déjà percevoir sur la fin de leur deuxième album ‘A Hat’. Les anglais maitrisent bien leur sujet et envoient balader leurs mélodies dans un tombereau d’instrumentations échevelés.

Vu que Sincabeza est une découverte pour moi, difficile de dire si les trois titres qu’ils s’offrent sur ce ‘Clown Jazz 12''’ montre une nouvelle évolution du groupe. Mais à l’écoute des trois morceaux, on peut imaginer que cela soit une sacrée porte d’entrée dans leur univers, qui semble sacrément rock, carrément punk, à l’atmosphère très tendue.

Totalement instrumental, ce ‘Clown Jazz 12''’ est une belle réussite. Le genre de split album qu’on aimerait entendre plus souvent, avec une vraie vision d’ensemble et une unité artistique intéressante de la part de deux groupes aux univers, à la base, pas forcément si proches que cela. Un grand cru, indéniablement. (sortie : 22 février 2010)


Pour acheter ce ‘Clown Jazz 12''’, pour même pas 10€, il suffit d’aller faire un tour chez Gringo Records, tout simplement en cliquant ici.


Son :
Myspace de Souvaris (Une chanson de ce ‘Clown Jazz 12''’ en écoute)
Myspace de Sincabeza (Une chanson de ce ‘Clown Jazz 12''’ en écoute)
Site officiel de Gringo Records


Deux titres en écoute aujourd’hui, un pour chacun des groupes. Pour Souvaris, Hello, Antelope, un morceau plutôt nerveux mais au contour pas si linéaire que cela. Et pour Sincabeza, Bacalacola, très bon morceau échevelé, presque bruitiste par moments et au break assez terrible (malheureusement plus en écoute).

samedi 25 décembre 2010

Top 50 'Chansons 2010'


Avant de continuer les pérégrinations topesques de ce blog, petit coup d'oeil sur quelques blogs amis. Notons ainsi que l'unique Disso a demandé (et continue de le faire) à qui souhaitait répondre ce qu'il fallait retenir en 2010, que Paul de Pomme2pin a lancé depuis quelques jours déjà quelques pistes, que Lyle piste pour le moment les daubes de l'année, tandis que Dragibus fait un petit bilan musical via le top des blogueurs 2010.


Mais revenons à nos moutons. Après donc une sélection d'Ep, compilations et autres -inches, deuxième partie de mon traditionnel triptyque annuel: les chansons et/ou singles de l'année.
Un numéro 1 qui aura écrasé de classe le reste de l'album sur lequel il se trouvait, un numéro deux qui doit être la chanson que j'ai le plus écouté en 2010, un numéro 3 qui rappelle les meilleures heures de New Order et un numéro 4 qui est la chanson la plus trémoussante de l'année. Bref, elles sont cinquante et auront rythmé mon année musicale. Et sont toutes en écoute dans le lecteur grooveshark en bas de l'article.

Bonne écoute!
Pour rappel:
Top 'Albums 2010': 10-01
Top 'Albums 2010': 30-11
Top 50 'Albums 2010': 50-31
Top 20 'Ep, 7", 12", Compilations et Rééditions' 2010


50. GAYNGS – The Gaudy Side of Town [Jagjaguwar]
49. Tom McRae – Out of The Walls [Cooking Vinyl]
48. Crystal Antlers – Little Sister [-]
47. The Duke Spirit – Everybody's Under Your Spell [You Are Here]
46. The Hundred in the Hands – Pigeons [Warp]
45. Math & Physics Club – Jimmy Had a Polaroïd [Matinée]
44. Gulcher – Bird Nine [-]
43. Pernice Brothers – The Loving Kind [Ashmont Records]
42. Seabear – Cold Summer [Morr Music]
41. Ash – Space Shot [Atomic Heart]
40. Roky Erickson with Okkervil River – Goodbye Sweet Dreams [ANTI-]

39. Laura Marling – Devil's Spoke [Virgin]
38. Hal – Down in the Valley [-]
37. Frightened Rabbit – Not Miserable [Fat Cat]
36. Styrofoam – Carolyn [Nettwerk]
35. Roadside Graves – Liv Tyler [Autumn Tone]
34. Arcade Fire – The Suburbs [Merge]
33. Radical Face – The Deserter's Song [Sound of a Handschake]
32. Wild Nothing – Your Rabbit Feet [Warmest Chord]
31. Jeremy Messersmith – John The Determinist [-]
30. Funeral Party – New-York City Moves to the Sound of LA [RCA]

29. Cee-Lo – Fuck You [Elektra]
28. The Bamboos – Like Tears in Rain [Tru-Thoughts]
27. Clogs - Last Song (feat. Matt Berninger) [Brassland]
26. Four Tet – She Just Likes to Flight [Domino]
25. The Drums – Forever and Ever Amen [Island]
24. Unkle Bob – Satellite [Friendly Sounds]
23. Janelle Monae –Tightrope (feat. Big Boi) [Atlantic]
22. Florent Marchet – Courchevel [Nodiva]
21. Sufjan Stevens – I Want to be Well [Asthmatic Kitty]
20. The Roots - Radio Daze (feat. Blu, P.O.R.N. & Dice Raw) [Def Jam]

19. Robyn – Dancing on my own [Konichiwa]
18. The Tallest Man on Earth – King of Spain [Dead Oceans]
17. Sage Francis – The Best of Times [Epitath]
16. Arnaud Fleurent-Didier – Ne Sois Pas Trop Exigeant [Columbia]
15. Teenage Fan Club – Baby Lee [PeMa]
14. The Pains of Being Pure at Heart – Say No To Love [Slumberland]
13. Kanye West – Power [Def Jam]
12. A Weather – Third of Life [Team Love]
11. General Bye Bye – Alphabet [Greed Recordings]
10. Eluvium – The Motion Makes Me Last (Four Tet Remix) [Temporary Residence]
09. Crocodiles – Mirrors [Fat Possum]

08. The Idyllists – Empire State [Talking Bird]
07. Katerine – La Banane [Rosebud]
06. Lcd Soundsystem – You Wanted a Hit [DFA]
05. Belle and Sebastian – I Didn't See it Coming [Rough Trade]
04. Scissor Sisters – Invisible Light [Polydor]
03. Future Islands – Swept Inside [Thrill Jockey]
02. Mumford and Sons, Laura Marling and Dharohar Project – Meheni Rachi [Islands]
01. The National – Bloodbuzz Ohio [4AD]

















Et donc le lecteur grooveshark présentant ces 50 chansons, dans l'ordre croissant: