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mardi 1 juin 2010

[Track of The Day] Blank Dogs - End of Summer

«Le petit lo-fi attend son tonton à l'entrée du magasin. Je répète: le petit lo-fi attend son tonton à l'entrée du magasin». C'est un peu le premier effet qu'on a lorsqu'on écoute ce 'Phrases Ep', première sortie discographique de 2010 pour Mike Sniper - aka Blank Dogs - avant l'album 'Quiet Years', initialement prévu pour mai puis finalement repoussé à une date inconnue.

On avait quitté Blank Dogs après un 'Under and Under' post-punko-new-wave mais extrêmement lo-fi. On retrouve le projet de Mike Sniper dans la même veine musicale (un son très cheap, une batterie minimale, du synthé pleins les tuyaux). Sauf que le côté lo-fi a disparu. Et avec lui une bonne partie de la reverb.

D'aucuns trouveront ces titres bien lisses par rapport à leurs prédécesseurs, mais je dois avouer que cette réorientation me plait bien: refaire un disque sur le même thème que 'Under and Under' (je ne connais pas le premier album) aurait été selon moi aussi vain qu'inutile, tant Blank Dogs semblait avoir déjà tout dit.

Appétissant sans être essentiel, ce 'Phrases Ep' donne quand même envie d'en savoir plus sur les «nouvelles» orientations de Blank Dogs. Ne serait-ce que pour voir si Mike Sniper a définitivement posé ses valises à Manchester. Et s'il est vraiment obligé de copier Indochine pour les artworks. 

Album: Phrases Ep 
Année: 2010 
Label: Captured Tracks

vendredi 7 août 2009

[Track of The Day] Blank Dogs - The Tied

Malgré ce que l'on pourrait croire, Blank Dogs n'est pas le nom d'un groupe mais celui d'un projet solo, celui d'un seul homme, Mike Sniper.
Hormis le fait que Sniper soit un nom de famille génial, de lui, je ne sais rien. Ou si peu: qu'il s'est lancé en 2007, et qu'il a sorti pléthore d'Ep (sept au compteur), d'album (le deuxième 'Under and Under' cette année et qu'il va falloir que j'écoute) et de singles.
Et la musique dans tout ça? Bizarre. Etrange. Découvert via ce 'Seconds 12"', Blank Dogs propose une sorte de pop-punk/cold-wave très pop mais en même temps extrèmement lo-fi. On pense ici à Joy Division et à l'esthétique Factory. Assez cheap, avec son synthé ouvert au vent et sa batterie assez minimal, ce 'Seconds 12"' des Blank Dogs n'en reste pas moins une production très intéressante. A creuser. 

Album: Seconds 12" 
Année: 2009 
Label: Captured Tracks

jeudi 10 septembre 2009

Blank Dogs – Under and Under [In The Red]

Il y a à peine un mois, j’étais tombé sur le derrière en découvrant le groupe d’un seul homme, Blank Dogs. Son ‘Seconds 12’’’, à l’imaginaire tout droit sorti de chez Factory, m’avait vraiment emballé. François de chez Kennel The District m’avait vivement conseillé de me jeter sur son deuxième album ‘Under and Under’. Ce que j’ai fait, vu que je suis bien élevé et que je fais confiance au gars François. Et je ne le regrette pas une seconde tant cet album confirme tout le potentiel qu'on sentait poindre sur le 12" précité.

Pourtant, de prime abord, ce ‘Under and Under’ pourra en rebuter plus d’un : un son cheap, une batterie très minimale, un synthé du même acabit, le tout dans une ambiance extrêmement lo-fi. Pourtant, dès la deuxième écoute, on est comme happé par les chansons et le talent de l’homme derrière ce projet, Mike Sniper.

Naviguant dans les eaux troubles d’un post-punk plein de distortion, cachant sa voix derrière une tonne d’effets, flirtant plus que sérieusement avec une new-wave d’une classe absolue, rappelant aussi bien les Cure, Joy Division ou New Order (par moments, on croirait entendre une ligne de basse de Peter Hook), voire même Radiohead (les quelques premières secondes The New Things font énormément penser à Airbag), Blank Dogs propose là un album de très haute volée qui, cerise sur le gâteau, est signé chez les formidables In The Red Records.

Il faudrait être aveugle pour ne pas se rendre compte que la fin de la première décennie du siècle est propice à un revival 80s. 2009 sera peut-être l’apogée de ce mouvement. Car avec des albums du niveau de ‘Face Control’ des Handsome Furs, l'éponyme de The Pains of Being Pure at Heart et de cet ‘Under and Under’ de Blank Dogs (dans des univers différents) il faudra être fort pour faire mieux. (sortie: 26 mai 2009)

Son :
Myspace (Deux titres en écoute de ce ‘Under and Under')

Deux titres en écoute, comme le veut la tradition. The New Things pour le côté post-punk, Tin Birds pour le côté new/cold-wave (malheureusement plus en écoute).
Et pour finir, la vidéo, totalement dans l’esprit, de Setting Fire to Your House:


samedi 26 décembre 2009

Top 50 'Albums 2009': 50-31



Les tops albums de fin d'année pleuvant, il était donc temps que je m'y mette à mon tour. Ainsi, après Hop-Blog, The Man of Rennes (qui débute juste le sien) ou Words & Sounds, qui reprend pour l'occasion du service (je continuerai à mettre des liens vers d'autres top les jours suivants), voilà donc la première partie de ce top 50, avec les albums classés de 50 à 31. La suite viendra durant le week-end.

Une belle année, quoi qu'on en dise, avec des albums forts, de sacrées découvertes et des confirmations. Certes, de mon point vue, pas la meilleure année, mais pas la plus mauvaise loin de là, comme veulent nous le faire entendre certains (Martin a son avis là-dessus ici).

Vous trouverez au bas de ce papier un lecteur grooveshark répertoriant une chanson de chacun des albums présentés.

Pour info, le top "chansons 2009" se trouve là et le top "autres formats" (on va l'appeler comme ça, ça sera plus simple) se trouve ici.



50. Moderat – st [B-Pitch]
Quand deux des figures de proue de la scène électro allemande se mettent à travailler ensemble, à quoi cela peut-il ressembler ? Après un premier essai via un EP en 2003 (‘Auf Kosten der Gesundheit’, aucune écoute au bataillon), Apparat et le duo Modeselektor remettent donc le couvert. A Apparat le côté planant, à Modelesktor celui plus percutant. Projet vraiment intéressant, avec un gout d’y reviens-y (les morceaux des trois zouaves sont vraiment très catchy), ce ‘Moderat’ séduit énormément.


49. Radio Moscow – Brain Cycles [Alive]
Black Keys + Comets on Fire + esprit de Jimi Hendrix + Led Zeppelin = Radio Moscow. Simpliste et réducteur, certes, mais c’est selon moi assez proche de tout cela. Deuxième opus, ‘Brain Cycles’ continue dans la voie tracée par leur premier album, avec rock, pédales wah-wah, psychédélisme, garage, riffs dans tous les sens, solos de batterie déments, le tout relevé par un côté soul très loin d'être désagréable. Jubilatoire !


48. Pajo – Scream With Me [Black Tent Press]
David Pajo s’offre un petit plaisir avec la sortie de certains de ses enregistrements confidentiels. Ceux-ci sont consacrés au groupe de punk américain Misfits. ‘Scream With Me’ est une relecture brute de décoffrage, tout à la guitare acoustique. Recréant l’ambiance des vieux disques folk qui ont fait l’histoire de la musique américaine il y a de cela 50 ans, l’ancien guitariste de Slint sort là un très beau dique, lo-fi jusqu’au bout de la corde.
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47. Mos Def – The Ecstatic [Downtown]
Attention, Mos Def revient sérieusement aux affaires ! En s’entourant de la Stones Throw crew (Madlib, Oh No, et toute la clique), ce géant du hip-hop américain pond un petit bijou, ‘The Ecstatic’, éclectique à souhait, lorgnant vers des tonalités hispaniques, moyen-orientales et carrément orientales. Extatique.
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46. Toy Fight – Peplum [City Slang]
Être signé chez City Slang, ça vous pose un groupe. Et quand c’est ce même label qui a insisté pour la reformation du groupe, c’est encore mieux ! Joyeuse troupe, Toy Fight est une arme de séduction massive avec sa folk-pop-rock, ses violons, ses banjos, ses cuivres, rappelant aussi bien les Kings of Convenience, Belle & Sebastian ou Noah and The Whale. Ce ‘Peplum’ est une preuve supplémentaire qu’en France aussi, on est capable d’en revendre aux anglo-saxons. Et sur leur terrain en plus.
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45. The Hunches – Exit Dreams [In The Red]
‘Exit Dreams’ est un disque sans concession : urgent, violent, furieux, cradingue, dans la pure tradition Hunches. En quarante minutes et douze titres, les quatre gars de Portland enfilent les titres comme des parpaings, font chauffer les riffs (et il y en a!), se mettent à hurler comme jamais et noisy-ise tout cela avec un talent certain. Mélange de garage, de punk, de rock et blues crasseux, ‘Exit Dreams’ est un tout sacrément efficace et l’adieu d’un groupe qui m’aura fait hurler «RIOT!» plus d’une fois.
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44. Dan Deacon – Bromst [Carpark]
Acoustico-electro-pop-psychédélique dont certains passages ne seraient pas reniés par Animal Collective, ce ‘Bromst’ fait partie de ces album jouissif que l’on épuise jusqu’à la moelle car justement, ils ne se limitent pas à un plaisir éphémère et grossier.
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43. Ramona Falls – Intuit [Barsuk]
Premier à l’applaudimètre à l’occasion du top des bloggeurs 2009, ce premier album solo de Brent Knopf (le type derrière Menomena) est une bien belle œuvre d’une beauté franchement sidérante. Sombre et mélancolique, mélodiquement de très haut niveau, rempli de petites idées qui ne payent pas de mine mais qui donne un vrai corps à cette œuvre, le père Brent s’offre là une escapade de haute tenue.
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42. Castanets – Texas Rose, The Thaw & The Beats [Asthmatic Kitty]
Depuis leur ‘Cathedral’ de 2004, j’avais laissé courir les Castanets, le groupe d’un seul homme, Raymond Raposa. Désormais signé chez les chats asthmatiques de Sufjan Stevens, Castanets est revenu en 2009 avec un cinquième (déjà) album, ‘Texas Rose,The Thaw & The Beats’. Un bel et étrange album. Pas vraiment folk, pas foncièrement rock. Oui, étrange. Bon. Sombre. Et habité.
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41. Handsome Furs – Face Control [Sub Pop]
Side-project le plus intéressant selon moi de la bande à Wolf Parade, Handsome Furs réussit le combo grand disque/pochette hideuse de l’année. ‘Face Control’ est un hommage à peine déguisé à New Order avec cette électro-pop synthétique teintée de new-wave. Et l’album qu’aurait pu sortir la bande à Sumner si James Murphy de Lcd Soundsystem s’était chargé de la production.
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40. Jean-Louis Murat – Le Cours Ordinaire des Choses [Scarlett]
‘Le Cours Ordinaire des Choses’ est une sacrée surprise de la part d’un artiste qui pour moi tournait quelque peu en rond. Jean-Louis Murat retrouve ici une grande inspiration et évite les pièges de grandiloquence tendus sur son passage. Et si c’est un peu facile de faire cette comparaison, ‘Le Cours Ordinaire des Choses’ est une sorte de grand frère bluesy langoureux de ‘Mustango’.
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39. Pistol Disco – Evergreen [Celebrity Lifestyle]
Chouchou de Disso toujours cachée derrière sa fenêtre, les suédois de Pistol Disco auront été une grande révélation en 2009. Un furieux mélange de style, mais où le duo garde une cohérence folle tout au long de l’album. Ici, il y a de l’electro, du drone, du noise, de l’ambient (ou presque). Une foultitude d'idées bienvenues. Et un groupe à suivre assurément.
(NB: Vu que ce sont des gens bien, ils proposent de télécharger gratuitement cet album 'Evergreen' pour se faire une idée, ici).
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38. Be My Weapon – march/2009 [pSycho Specific Music]
Nouveau projet de David Freel, leader de Swell, qui s’associe à Ron Burns à la batterie pour sortir, sous le nom de Be My Weapon, ‘march/2009’. Un album qui ne s’éloigne pas vraiment des plates bandes de Swell: ses folk-rock songs sont toujours déprimées. Mais dieu qu’elles sont belles.
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37. Clark – Totem Flare [Warp]
‘Totem Flare’ est un album qui se découvre petit à petit, tant sa densité empêche au départ d’y voir bien clair. Et pourtant. Tantôt organique, tantôt analogique, capable de tube dancefloor, l’electro de Clark mute une nouvelle fois et prend du corps. Grand album de la part d’un artiste exigeant.
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36. Blank Dogs – Under and Under [In The Red]
Projet d’un seul homme (Mike Sniper), Blank Dogs est l'apologie de "le cheap c'est chic". Tout est assez minimal (de la batterie aux synthés en passant par la voix cachée derrière une tonne d'effets), camouflé derrière un ensemble très lo-fi. Rappelant parfois aussi bien les Cure que Joy Division, New Order ou Radiohead (!), Blank Dogs il y a 25 ans aurait été signé chez Factory. Il est chez In The Red. Que voulez-vous de plus?
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35. Annie – Don’t Stop [Smalltown Supersound]
Cinq ans sans voir l’être aimé, c’est long. Alors en musique, imaginez. Après d’innombrables malentendus avec sa maison de disque, la belle norvégienne Annie revient enfin sur le devant de la scène avec un disque qui fait un bide monumentale commercialement parlant mais qui est d’une très belle tenue. Catchy comme à la belle époque, son électro-pop brillante confirme surtout qu’Annie reste parmi les plus efficaces entertaining women de la scène actuelle.
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34. The Fiery Furnaces - I'm Going Away [Thrill Jockey]
Deux albums expérimentaux et très moyens auront donc rendus The Fiery Furnaces à la raison. ‘I’m Going Away’ est un très beau retour du duo familial Friedberger. Un album pop aux compositions déséquilibrés et tordues mais qui ne tombent jamais (ni même à plat). Exigeant et déjanté, ce ‘I’m Going Away’ est un album totalement savoureux. Ne manque plus que la reconnaissance.
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33. Kwoon – When The Flowers Were Singing [Autoproduction]
Sans rigoler, voilà le secret le mieux gardé de France. Il s’appelle Kwoon et avec l’aide d’un premier album (‘Tales and Dreams’), il m’avait mis par terre. Plus de trois ans plus tard, en plein mois de décembre, revoilà Kwoon avec un nouvel album (encore une fois autoproduit), ‘When The Flowers Were Singing…’, sortie début décembre. Un disque de post-rock rêveur, dans la lignée du précédent, mais plus ambitieux et mieux produit. Splendide. On en reparle rapidement dans ces pages.

32. Junior Boys – Begone Dull Care [Domino]
Voilà un groupe dont les albums ne sont pas immédiats mais dont les écoutes successives sont révélatrices du talent de ce duo, à l’électro-pop synthétiques et aux ambiances eighties. Troisième album, troisième réussite pour un groupe qui ne paye pas de mine mais qui est sacrément imposant.
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31. Sonic Youth – The Eternal [Matador]
On viendrait presque à croire que dès le début, ils savaient qu’ils ne vieilliraient pas. Sonic Youth a a bientôt 30 ans, et à quelques erreurs de parcours près, ils sont encore là. Encore et toujours. Et on le sait dès les premiers cris de Kim Gordon sur Sacred Trickster.
Rock-pop (selon Sonic Youth), ‘The Eternal’, sans jamais tomber dans la facilité, est peut-être leur meilleur album de la décennie. Un album qui ne renversera pas les codes comme il y a 15 ans. Mais qui prouve bien que la jeunesse sonique est éternelle.
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Vous trouverez ci-dessous un lecteur grooveshark compilant un titre de chacun des albums cités pour, le cas échéant, vous faire une idée des disques en question: