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lundi 13 décembre 2010

Top Albums des Blogueurs 2010

Le Top Blogueurs 2010 : La sélection des meilleurs albums de l’année


15 en 2008, 37 en 2009, nous sommes cette année 60 blogueurs musiques francophones à vous présenter au travers d'un classement commun les 20 albums qui nous auront collectivement le plus marqué en 2010. En espérant en toute humilité vous permettre de redécouvrir certains disques ou mieux d'en découvrir de nouveaux...


The Radio Dept - Clinging To A SchemeThe Radio Dept - Clinging To A Scheme


Branche Ton Sonotone : Les suédois de The Radio Dept. creusent le sillon d'une pop douce et fantomatique avec un acharnement de surdoués. Leur dernier opus a la couleur d'un coucher de soleil sur un lac scandinave : mélodies diaphanes, tourbillons distordus et rythmiques hypnotiques sont au rendez-vous d'un album qui a un goût d'insaisissable. Un charme nordique, à la fois enjoué et nostalgique, distant et incroyablement émouvant. A lire la critique du Golb et de Branche Ton Sonotone

En écoute sur Spotify


Syd Matters - BrotheroceanSyd Matters - Brotherocean


La musique à Papa : Mon histoire avec Syd Matters ? Cela me rappelle ces filles que l'on rencontre comme ça au hasard d'une soirée et auxquelles on n'attache d'abord pas vraiment d'importance. Pas qu'elles soient moches, loin de là, mais on les trouve un peu ...chiantes, manquant de fantaisie. Et puis, un jour, c'est la révélation. On ne comprend pas vraiment pourquoi : est-ce nous qui avons changé ou est-ce elles ? En tout cas, 'Brotherocean' a résonné comme une évidence. Comme s'il n'y avait rien eu avant. Et tant pis, s'il n'y a rien après... «A moment in time », comme disent les anglais. A lire la critique de Rigolotes chrOniques futiLes et insoLentes et de So Why One More Music Blog

En écoute sur Deezer


Deerhunter - Halcyon DigestDeerhunter - Halcyon Digest


Esprits Critiques : Réussir un mélange est une chose compliquée. Si vous mélangez des couleurs dans un verre, il y a des chances que vous obteniez un cocktail maronnasse peu appétissant. La musique de Deerhunter, ça pourrait être ça. En mêlant de la noirceur, du son brut, du kraut, des mélodies presque pop et un son aquatique, le risque de gloubiboulga est présent. Pourtant, la bande à Bradfortd Cox a (encore) livré une œuvre subtile et unique, et arrive (encore) à polir un genre qu'il faudrait créer pour eux. Ils savent en tout cas faire monter une ambiance en neige, profiter de ce son vaporeux pour que le brouillard précipite en averse et mener vers une fusion encore plus fluide entre l'écriture et le son. A lire les critiques de Tasca Potosina et de Ears Of Panda

En écoute sur Spotify


Pantha du Prince - Black NoisePantha du Prince - Black Noise


Playlist Society : 'Black Noise' est un lac perdu dans les montagnes : derrière son romantisme pictural et ses sonorités enivrantes et apaisantes se cachent les traits des tornades à venir et des rayons du soleil qui comme chez Turner caressent les tragédies. Les mélodies électroniques de Hendrik Weber nous guident alors dans la taïga, se dérobent et nous abandonnent face à l'aurore boréale. A lire la critique de Pop Revue Express et le live report de Rigolotes chrOniques futiLes et insoLentes



Joanna Newsom - Have One On MeJoanna Newsom - Have One On Me


Brainfeeders & Mindfuckers : Joanna Newsom ne s'impose jamais nulle part. Elle se fraie un chemin délicatement, avec grâce, avec le temps de son côté. Elle effleure du son de sa harpe, comme une caresse derrière l'oreille, sa voix est devenue satin, mais au fond, rien n'a changé. Elle reste impossible à apprivoiser, toujours insaisissable. Elle s'échappe par tous les détours, dans cette forêt qu'elle dessine en trois disques et quelques chansons. Il suffit donc d'être patient, de la laisser s'approcher peu à peu, puis de se plonger entièrement dans la mystique lumineuse de 'Have One On Me'. Alors Joanna Newsom devient cette amie imaginaire qui ne peut sortir que d'un rêve. Mais tout est bien réel. A lire les critiques de Playlist Society et de Listen See Feel



Mount Kimbie - Crooks & LoversMount Kimbie - Crooks & Lovers


Chroniques Automatiques : 'Crooks & Lovers', trop court, bancal mais pourtant tellement maitrisé, contient des morceaux frisant la perfection, qui dragueront tous les cœurs sensibles. Mélancolie electronica matinée de rythmes 2-step, Mount Kimbie, c'est surtout mini-jupes et arcs-en-ciel, bitume et claquements de doigts. Bonheur. A lire les articles de Brainfeeders & Mindfuckers et de Musik Please



Cougar - PatriotMGMT - Congratulations


Laisseriez-Vous Votre Fille Coucher avec un Rock-Addict ? : MGMT avait réussi à prouver sa capacité à coller quelques tubes imparables au milieu d'un album fadasse. Le «toujours difficile deuxième album» en est l'antithèse : pas de morceau direct (hormis l'imparable Brian Eno) mais un album fabuleux de complexité, de richesse, une pièce montée de folie(s) et de «plus» qui jamais ne touchent au «trop». Si c'est ça l'avenir du space-rock (ou du prog), on signe des deux mains, et on attend la synthèse en sifflotant Flash Delirium. A lire les critiques de Des Oreilles dans Babylones et du Golb

En écoute sur Spotify



Zola Jesus - StridulumZola Jesus - Stridulum


Unsung : Pour la première fois, Zola Jesus s'est enregistrée en studio, entourée de musiciens professionnels. Cette production soignée met surtout en valeur sa voix profonde, ce timbre légèrement rauque à donner des frissons, renforcé par la réverbération, l'atmosphère angoissante entre rythmiques 80's, piano entêtant, et des textes emprunts de doutes, d'espoirs fragiles, et de complaintes mélancoliques. Cet émouvant 'Stridulum' révèle une jeune artiste talentueuse. A lire les articles de Little Reviews et Toujours Un Coup d'Avance !



Gil Scott Heron - I'm New HereGil Scott Heron - I'm New Here


Arbobo : Une histoire d'ange déchu, une histoire vraie. Une histoire de phœnix, de père putatif du rap extrait de tôle par un producteur aux doigts d'or. Il a serré la main du diable, le bougre. Gil Scott-Heron vient peut-être de publier son plus bel album, le plus noir, creusé à mains nues dans le bitume crasseux de New York. Ça saigne, ça saigne mais c'est vivant. C'est palpitant. A lire les critiques de My(Good)Zik et du Choix de Mlle Eddie

En écoute sur Spotify



LCD Soundsystem - This is HappeningLCD Soundsystem - This is Happening


I Left Without My Hat : James Murphy a beau s'en amuser et assurer le contraire («You wanted a hit, but that's not what we do»), ses Lcd Soundsystem, tout en popisant leur propos, n'auront pas franchement changé leur fusil d'épaules avec 'This is Happening', troisième et ultime album du groupe. Continuant de rendre hommage à la musique contemporaine par divers emprunts voulus ou fortuits (du Velvet Underground par ci, du Bowie par là), 'This is Happening' est un disque aux contours rock, aux beats toujours synthétiques, mais à la vision globale très pop. Surtout, il n'est rien de moins qu'une belle épitaphe pour une des aventures discographiques les plus passionnantes et emballantes de ces dix dernières années, au fronton de laquelle le mot plaisir semble avoir été gravé en lettres d'or. A lire les critiques de Chroniques Automatiques et La Musique à Papa

En écoute sur Spotify



Sufjan Stevens - The Age of Adz Sufjan Stevens - The Age of Adz


Ears of Panda : 5 ans après 'Come On Feel The Illinoise', Sufjan Stevens nous revient, non sans quelques doutes, avec son projet le plus personnel et sûrement le plus risqué. Retrouvant ses premières amours pour la musique électronique sans abandonner pour autant son goût pour la pop baroque, le compositeur de 35 ans accouche d'un disque pour le moins étonnant. Le génie détruit pour mieux reconstruire et nous offre cet album d'un genre nouveau; à l'ambition démesurée, aux sons hachés, rugueux, épileptiques même, sans perdre jamais de sa superbe. On retrouve alors, dans l'essence même de ce disque, ce doux rêveur toujours en perpétuel mouvement, qui nous avait laissés sans nouvelles depuis bien trop longtemps. A lire les critiques de Esprits Critiques et Brainfeeders & Mindfuckers

En écoute sur Bandcamp



Flying Lotus - CosmogrammaFlying Lotus - Cosmogramma


So Why One More Music Blog : Le prodige originaire de la Cité des Anges s'affranchit sur ce troisième album des formats classiques en terme de durée et des carcans trop étroits d'un genre que l'on définissait comme l'abstract hip-hop. Entouré de musiciens talentueux et confirmés, élégant dans son costume de chef d'orchestre qui lui sied à merveille, il dirige des micro-symphonies aussi organiques qu'électroniques, laissant parler son héritage et s'exprimer sa fibre jazz. A lire les critiques de De La Lune On Entend Tout et de Nuage Noir

En écoute sur Deezer



Caribou - SwimCaribou - Swim


Pomme de Pin : Hypnotique et viscéral, réfléchi et instinctif, cérébral et dansant, sur 'Swim', Caribou mêle boucles électroniques et rythmiques tribales et en profite pour réconcilier la tête et les jambes. L'expression Intelligent Dance Music reprend des couleurs et en une tournée tellurique, toutes batteries dehors, Dan Snaith fait mentir tous les clichés sur les mathématiciens. A lire les critiques de Five Minutes et So Why One More Music Blog

En écoute sur Spotify



Owen Pallett - HeartlandOwen Pallett - Heartland


C'est entendu : Débarrassé de son pseudo geek à souhait (Final Fantasy), Owen Pallett brandit l'étendard de son patronyme civil comme le symbole d'une ambition enfin assouvie. Auto-proclamé Seigneur Divin du Royaume de 'Heartland', il décore cet univers d'arrangements subtilement magnifiques et réalise un chef d'œuvre pop dont la lecture révèle une mise en abyme homo-érotico-créatrice digne de tous nos louanges. A lire les critiques de Feu à Volonté et de Ears Of Panda

En écoute sur Spotify



Janelle Monae - The ArchAndroidJanelle Monae - The ArchAndroid


Le Gueusif Online : Une torpille de soul-funk qui n'oublie pas d'être outrancière, voire parfois un peu kitsch, mais qui détonne certainement dans le paysage musical monochrome de cette année 2010. Une voix, une présence et un talent à suivre, que ce soit en studio ou en live, où toute la classe de Janelle Monàe resplendit. A lire les critiques de With Music In My Minds et Music Lodge

En écoute sur Spotify



The Black Keys - BrothersThe Black Keys - Brothers


Le Choix de Mlle Eddie : Ô Dan Auerbach que ta voix est belle ! «C'est pour mieux te régaler», pourrait-il me répondre. Le duo d'Akron s'autorise tout sur cet album : rock, blues, pop et même soul, avec une production qui n'a jamais été aussi bonne. Un poil trop lisse, diront certains, par rapport à ses prédécesseurs. C'est vrai, mais ce qu'ils perdent en abrasivité ils le gagnent en diversité. Et Auerbach n'a jamais aussi bien chanté. Ce Brothers, c'est la grande classe. A lire les critiques de La Quenelle Culturelle et du Gueusif Online

En écoute sur Spotify



Beach House - Teen Dream.Beach House - Teen Dream


Hop : Beach House tutoie enfin les sommets avec ce troisième album. Plus faciles d'accès, plus immédiates que par le passé, les chansons de Beach House brillent ici par l'éclat des mélodies, par la beauté triste et bouleversante des arrangements assez somptueux que l'on trouve tout au long de ces dix hymnes à la mélancolie qui évoquent la froideur d'une piste de danse au petit matin. A lire les critiques de Between The Line Of Age et du Choix de Mlle Eddie

En écoute sur Spotify



Four Tet - There is Love in YouFour Tet - There is Love in You


Good Karma : Obsédant : c'est le moins que l'on puisse dire de ce cinquième album de Kieran Hebden. Très loin de son groupe de post-rock Fridge, l'Anglais a choisi la musique électronique pour s'exprimer en solo. En résulte un disque inspiré par le jazz, la house et l'electronica. Il y livre des compositions aussi bien dansantes qu'introspectives, à l'inspiration et la production impeccables. Lumineux. A lire les critiques de Chroniques Automatiques et de I Left Without My Hat

En écoute sur Spotify



Swans - My Father Will Guide Me Up A Rope To The SkySwans - My Father Will Guide Me Up A Rope To The Sky


Where Is My Song : A l'heure des come-backs périmés et après 13 ans de silence, les Swans réactivés offrent un album magistral, oppressant, monolithique, volontiers misanthrope, beau comme un mensonge et sale comme la vérité. Une rigoureuse apocalypse. Bande son idéale pour la fin du monde civilisé, que l'on peut désormais attendre avec sérénité. A lire les critiques de Playlist Society et du Golb

En écoute sur Spotify



Gonjasufi - A Sufi and a KillerGonjasufi - A Sufi and a Killer


Des Oreilles Dans Babylone : Sans aucun doute possible l'ovni musical de 2010, Sumach Ecks a surpris tout le monde. Débarqué de nulle part bien qu'actif depuis les années 90, il est sorti de son désert de Mojave parrainé par Warp pour nous livrer un disque intemporel et inclassable. Soul chamanique, hip hop dérangeant, rock bordélique, chaque plage de cet objet unique accouche d'un genre nouveau. Il y a tant d'inventivité et d'imagination dans cet album qu'il est impossible d'en faire le tour en moins de cent écoutes. Passer à côté serait une erreur monumentale. A lire les critiques de Chroniques Electroniques et de Les Insectes sont nos amis



Les participants au Top des Blogueurs 2010 :


Alain de Soul Kitchen, Anakin de Attica Webzine, Arbobo de Arbobo, Benjamin F de Playlist Society et de Ricard SA Live Music, Benjamin L de Le Transistor, Benoit de Pop Revue Express et de Hop, Catnatt de Heaven can wait, Cedric de So Why One More Music Blog, Daniel de Listen See Feel, Dat' de Chroniques Automatiques, Dr Franknfurter de The Rocky Horror Critic Show, Dragibus de Les insectes sont nos amis, Eddie de Le Choix de Mlle Eddie, Edouard de Ears of Panda, Ed Loxapaq de Chroniques Electroniques, Elliott de Weirdbrowser, Neska de Adiktblog, Fabien de Kdbuzz, GT de Music Lodge, Gui Gui de Les Bons Skeudis et du Mellotron, Guic'The Old de Laisseriez-Vous Votre Fille Coucher avec un Rock-Addict ?, Jimmy de Nuage Noir, Joanny de Discobloguons, Joe Gonzalez de C'est entendu, Joris de Tasca Potosina, JS de Good Karma, Ju de Des Oreilles Dans Babylone, Julien LL de Des Chibres et Des Lettres, Junko de Unsung, Laure de Not For Tourists, Laurent de Rocktrotteur, Leroy Brown de I'll give her mélodies, Marc de Esprits Critiques, Martin de Branche Ton Sonotone, Matador de Between The Lines Of Age, Michael de Crystal Frontier, Mmarsup de Little Reviews, Myriam de Ma mère était hipster, Nathan de Brainfeeders & Mindfuckers, Nicolas de Soul Brotha Music, Olivier de Feu à Volonté, Olivier R de Where Is My Song, Paco de De La Lune On Entend Tout, Paul de Pomme de Pin, Pauline de E-Pop, Pierre de Musik Please, Rod de Le Hiboo, Romink de My(Good)Zik, Sabine de With Music In My Mind, Sfar de Toujours un coup d'avance !, Ska de 7 and 7 is, Sunalee de Bruxelles Bangkok Brasilia, Sylphe de Five-Minutes, Systool de Le Gueusif Online, Thibault de La Quenelle Culturelle, Thomas de Le Golb, Twist de I Left Without My Ha, Vincent de La musique à Papa, Violette de Rigolotes chrOniques futiLes et insoLentes, Xavier de Blinking Lights


Chef de projet : Benjamin F / Identité visuelle et design : Laurent / Communication : Romink, Sylvie et les Waaa / Porte-paroles : Arbobo et JS


Plus de tops : le classement de GT sur Music Lodge


Quant à ce blog, vous pouvez retrouver tous les tops traditionnels de chaque année en cliquant sur les liens ci-dessous
Top 'Albums 2010': 10-01
Top 'Albums 2010': 30-11

Top 50 'Albums 2010': 50-31
Top 50 'Chansons/Singles 2010'
Top 20 'Ep, 7", 12", Compilations et Rééditions' 2010

jeudi 1 janvier 2026

Bilan 2025 : Top 50 « Chansons »


Après les formats courts et cie, après le top album en deux parties, il est temps en ce 1er janvier 2026 de conclure ce bilan 2025 avec les cinquante chansons qui ont marqué mon année. Et comme le veut ma tradition, le jour de l'an. Celui du mal de tête. Des bonnes résolutions. Des espoirs. Et des envies.

Mais avant de révéler ces cinquante morceaux, place une dernière fois aux sites amis qui, eux-aussi, ont tiré le meilleur de l'année 2025 :
- Les 100 meilleures chansons de 2025 de Sean de Said The Gramophone
- Les deux mixes traditionnels de fin d’année de Starsky : Bed ici, avenues là
- Les meilleurs albums de l'année pour Hop Blog
- Les 50 chansons de l'année pour The Quietus
- Les 100 meilleurs morceaux de 2025 selon Pitchfork

Cinquante chansons disais-je. Avec, fait inédit chez moi, les deux premiers qui viennent des mêmes artistes qui trustent les deux premières places de mon top album... à ceci près que les places sont ici inversées. D'un côté une orgie pop qui ne semble pas vouloir s'arrêter, de l'autre une mélodie absolument flamboyante et boulerversante. Sinon ? Un top 5 indépassable. De la pop ouvragée, du post-rock flamboyant, du tube en devenir, du post-punk efficace comme jamais, de la folk-pop qui vise les étoiles, de l'electro qui tabasse dur et fort, du rock pur et dur, ... Il y a un peu de tout cela dans cette sélection. Cinquante chansons qui auront fait mon année. Lesquelles habilleront 2026 ? Je n'en sais rien. Mais laissez moi vous souahitez la meilleure des années possible. En vous souhaitant avant tout la santé. Car oui, quoiqu'on en dise, c'est le plus important.
Ces cinquante chansons sont en écoute dans le lecteur Spotify au bas de ce papier ou dans les lecteurs dédiés Deezer, Tidal et YouTube ci-contre. Bonne lecture et bonne écoute !

Et n'hésitez pas à suivre le blog le reste de l'année, ici mais aussi sur la playlist quotidienne "Track of The Day" de Spotify, Deezer, Tidal et/ou YouTube


Bilan 2025 :
Top « Albums » (01-20)
Top « Albums » (40-21)
Top « 7", Ep, Compilation, Réédition et Albums oubliés »



50. The Orchestra (For Now) - Amsterdam
49. Ami Taf Ra - Love (feat. Ryan Porter)
48. James Yorkston - Love / Luck (feat. Johanna Söderberg)
47. Yola - Future Ennemies
46. Caity Baser - Running From Myself

45. Matt Berninger - Bonnet of Pins
44. The Limiñanas - Autour de chez moi
43. Destroyer - Hydroplaning Off the Edge of the World
42. CMAT - The Jamie Oliver Petrol Station
41. Bar Italia - Fundraiser

40. Midding - Clem’s Crime
39. Freshberry - I Will No Longer Be Afraid of Myself
38. MEMORIALS - In The Weeds
37. Marble Sounds - Hear Me Talking
36. Willow Avalon - Baby Blue

35. C Duncan - Lucky Today
34. Julii Sharp - Chrysalis
33. Legss - Eversince
32. Tugboat Captain - Thank God
31. Fortitude Valley - Sunshine State

30. Royel Otis - Say Something
29. James Felice - The Giantess
28. Sam Fender - People Watching
27. Cheekface - Living Lo-Fi
26. Dina Summer - Disco Goth

25. Cymande - Coltrane
24. Midlake - The Calling
23. McKinley Dixon - Run, Run, Run Pt. II 
22. Lavinia Blackwall - The Art of Leaving
21. Jimi Tenor, Cold Diamond & Mink - Summer Of Synesthesia

20. Cory Hanson - Bird on a Swing
19. Floodlights - The Light Won’t Shine Forever
18. Robert Finley - I Wanna Thank You
17. Smerz - Feisty
16. The Tubs - One More Day

15. Micah P. Hinson - Oh Sleepyhead
14. Deafheaven - Heathen
13. Kwoon - Jayne
12. Brooke Combe - How Can I Tell You? (To Love Me More)
11. Romane Santarelli - No Way Out

10. Sorry - Echoes
09. Brandon Markell Holmes - Try (feat. Tony G)
08. The Mountain Goats - Armies of the Lord
07. King Hannah - This Hotel Room
06. Kae Tempest - I Stand On The Line

05. Lùlù - Lùlù
04. clipping. - Forever War
03. Water From Your Eyes - Playing Classics
02. Richard Sallis - My Old Unexpected Friends
01. The Telephone Numbers - Pulling Punchlines






Bilan 2025 :
Top « Albums » (01-20)
Top « Albums » (40-21)
Top « 7", Ep, Compilation, Réédition et Albums oubliés »



Et puisque lire une liste de chansons n'a pas trop d'intérêt, vous trouverez ci-dessous un player Spotify avec les cinquante morceaux cités au-dessus. Playlist que vous pouvez retrouver sur Deezer, Tidal et YouTube ci-contre. Bonne écoute !
 
 
 

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jeudi 1 décembre 2016

King Creosote - Astronaut Meets Appleman [Domino]

Alors qu'on est désormais capable de poser un petit robot de 100 kgs sur un comète lancée à 75 000 km/h, le tout à des millions de kilomètres de là, alors que la découverte de Mars continue et s'intensifie et qu'on projette d'y aller d'ici quelques années, rien de plus normal que d'évoquer dans ces pages un disque qui fait la part belle aux voyages stellaires et autres randonnées dans l'espace, fussent-ils métaphoriques.

Voilà donc 'Astronaut Meets Appleman', dernier album en date de King Creosote, émérite artiste écossais dont les nouvelles productions semblent à chaque fois supplanter les précédentes. Et ce disque là ne fait pas exception. Car après avoir chanté son amour pour son pays et le déchirement qu'il a dû être de le quitter sur 'From Scotland, With Love', Kenny Anderson (aka King Creosote donc) parle ici de voyages, d'espace (il n'y a qu'à avoir le clip de Love Life, avec des images tirées, j'imagine, de la Station ISS tournoyant au-dessus de nos têtes), d'étoiles, de Bételgeuse, d'amours déçus, quittés ; et même de Scarlett Johansson.

Un vrai voyage où se mêlent mélodies mélancoliques (superbe Melin Wynt, mais aussi Faux Call, Betelgeuse ou Rules of Engagement), tubes pop (Love Life, Wake Up to This) ou preque electro (énergique Surface) sous couvert des usuelles guitares, basses et batteries auxquelles viennent se joindre cornemuse, harpe, violons ou encore violoncelles.
'Astronaut Meets Appleman' s'ouvre et se termine par deux morceaux fameux. You Just Want tout d'abord (en écoute dans les lecteurs Spotify et Deezer), longue mélopée de 7mns où tous les instruments cités se succèdent pour former un tout irrésistible - et limite prog - aux chœurs à fredonner plus que de raison.
Et si je réécris l'histoire en disant que The Long Fade clôt ce 'Astronaut Meets Appleman' (ce titre n'est que la face-A du bonus 10" disponible sur l'édition collector de l'album), il n'en reste pas moins une très belle chanson folk-pop, dans une veine plus classique où King Creosote déroule pendant presque 10 mns une belle mélodie et des « what have I done ? » répétés à l'envie.

Une réussite du début à la fin, 'Astronaut Meets Appleman' est sans doute le meilleur album à ce jour de King Creosote (c'est dire pour l'écossais !). Il serait ballot de passer à côté d'un si beau voyage et d'un disque de cet acabit avant de refermer 2016. (Sortie : 2 septembre 2016)


Son :
'Astronaut Meets Appleman' de King Creosote est disponible au format physique ou digital
Le site officiel de King Creosote aux couleurs de 'Astronaut Meets Appleman' 
'Astronaut Meets Appleman' de King Creosote est en écoute sur Spotify et Deezer


Trois chansons en écoute de 'Astronaut Meets Appleman' de King Creosote. You Just Want, la chanson qui ouvre l'album de façon parfaite (en écoute dans les lecteurs Spotify et Deezer). Puis, les tubes pop de l'album, Wake Up to This et Love Life :




mercredi 2 novembre 2016

Tony Molina - Confront The Truth [Slumberland]

Comme peu d'artistes actuellement, Tony Molina continue de tracer sa voie et ne s’embarrasse pas de détails. Car il est un homme qui n'aime pas tourner autour du pot en suivant le sacro-saint dogme couplet / refrain / couplet / refrain / pont / refrain. Non, Tony Molina fait dans le court. Le très court.

Après un premier album 'Dissed and Dismissed' en 2014 de 12 chansons pour 11 minutes et 26 secondes (à la seconde près !), le voilà de retour avec un nouvel Ep de... 605 secondes tout pile et 8 chansons, 'Confront The Truth'
Et cette fois, après avoir creusé un sillon marqué par une certaine idée du rock des années 90, Tony Molina s’attelle cette fois à la pop et les bluettes qui touchent droit au cœur.

Et si l'on entend ici ou là un peu d'Iron & Wine (Old Enough to Know) ou d'Elliott Smith (No One Told He), ce sont surtout les Beatles qui sont omniprésents sur ce 'Confront the Truth'. D'aucuns parleront de plagiat éhonté et crieront au scandale tant certaines mélodies ou accords sont des copies à peine voilées de l’œuvre des Fab Four. Il suffit d'écouter I Don't Wanna Know ou surtout l'intro de No One Told He (où il est difficile de ne pas entendre celle de A Day in The Life) pour s'en rendre compte.

Pour autant, à l'écouter chanter ses histoires de cœur brisés, à aller droit à l'essentiel (comment résumer les affres d'une rupture en 62 secondes ? Écouter See Me Fall donne une idée), j'ai davantage l'idée que Tony Molina rend ici un très bel hommage à la pop bien faite, bien écrite et bien mise en musique.

Et si 'Confront The Truth' est un disque très court, il devient rapidement obsédant. On n'ira évidemment pas oser comparer cet Ep au medley d''Abbey Road', mais il y cette idée sous-jacente tout de même. Reste à connaitre la raison de cette écriture si brève, si concise. Ne pas savoir écrire une chanson sur plus de quelques mesures ? Cumuler les écoutes Spotify ? Ouvrir une nouvelle fois dans l'histoire de la pop music ? Qu'importe, l'avenir nous le dira - peut-être. Car au final, la pop est très bien honorée ici ; et on n'aurait pas su choisir meilleurs prisme que celui de ses plus fameux et illustres représentants pour le faire. (Sortie : 28 octobre 2016)

Son :
'Confront The Truth' est en écoute sur le bandcamp de Tony Molina
'Confront The Truth' est même à l'achat sur le bandcamp de Tony Molina
Enfin, 'Confront The Truth' de Tony Molina est en écoute également sur Spotify et Deezer

 
Le disque est court mais pour ceux qui ne voudraient que picorer quelques mélodies, trois chansons à l'honneur. No One Told He, entre intro à la Beatles et chanson à la Elliott Smith (en écoute également dans le lecteur Spotify à gauche). Old Enough to Know où l'on imagine la voix de Sam Beam d'Iron & Wine, venir se mêler à celle de Tony Molina. Et enfin See Me Fall, qui dit tout en 1 mn.





Je ne le fais que rarement, parce qu'un album est souvent trop vaste pour titiller la curiosité de l'auditeur qui veut juste découvrir l'artiste en quelques chansons, mais vu que 'Confront The Truth' de Tony Molina dure exactement 605 secondes, il mérite d'être écouté en entier. Ci-dessous donc. (malheureusement plus en écoute)


jeudi 21 mai 2026

[Track of The Day] Arab Strap - You You You

Dire qu'Arab Strap fait un sans faute depuis sa reformation est un doux euphémisme tant ces -désormais - vieux briscards de Moffat et de Middleton ont publié deux albums qui s'inscrivent dans le haut du panier d'une discographie qui ne manque pourtant pas de grands moments. Deux ans après le dernier en date, 'I'm Totally Fine With It 👍 Don't Give A Fuck Anymore 👍', revoilà les deux écossais avec un nouvel album, 'Half-Told Tales', prévu pour septembre prochain, que le duo promet à la croisée des chemins de beaucoup d'influences (disco, métal, post-rock, spoken word, folk, électro).
 
Un disque qui commence à se dévoiler avec You You You, premier single où, sur fond de mélodie mélancolique pleine de beats et d'une guitare qui se la joue hero sur la dernière partie, Aidan Moffat déclame ses vers de son accent écossais si délicieux où il est question de temps qui passe, de corps qui s'affaissent (« I’ve got pills for breakfast every day, to keep my pains and fears at bay »), d'ennui (« I’m always bored, it seems nothing excites me – my own limbic system fights me! ») , et de peur de l'avenir pour soi et ses enfants, d'un ressentiment contre beaucoup de choses qui font notre société d'aujourd'hui mais que nous alimentons bien malgré nous (« And if you’re streaming this song on Spotify, then we both fund weapons-grade AI »), avec comme seule échappatoire, « lui », « elle »  ou plus sûrement « nous », comme semble vouloir le dire l'index qui jaillit de la pochette. Bref, You You You ou le retour des patrons.

Album : Half-Told Tales
Année : 2026
Label : Rock Action Recordings

Acheter

En écoute dans les playlists Spotify, Deezer, Tidal, YouTube et dans la colonne de gauche du blog

En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, You You You de Arab Strap est également en écoute ci-dessous :

Le clip de You You You, premier extrait de 'Half-Told Tales', le nouvel album à venir d'Arab Strap :

mardi 13 décembre 2016

The Wedding Present - Going, Going... [Scopitones]

Je parlais il y a quelques semaines de l'ouverture assez « couillu » du deuxième album de Mickael Kiwanuka avec un Cold Little Heart de 10mns, dont 5 premières minutes totalement instrumentales.

'Going, Going...', neuvième album de The Wedding Present, fait encore mieux. Pour un groupe qui a souvent démarré ses albums pied au plancher, la bande de David Gedge ouvre les 20 chansons du disque par quatre morceaux uniquement instrumentaux, alternant guitares très lourdes (Kittery) et atmosphères plus intimistes, minimales et lumineuses (point d'orgue avec Sprague, voir plus bas). Quatre premier titres donc qui peuvent induire en erreur l'auditeur qui pourra (comme l'auteur de ses lignes) se croire perdu dans une bande-originale de film, bien loin des standards habituels de The Wedding Present.

Ce n'est que sur la cinquième chanson Two Bridges que l'on retrouve le groupe tel qu'on le connaît. Et ce n'est qu'à partir de là que le groupe retrouve ses guitares, ses mélodies et la voix de David Gedge. Et pour quel résultat ? De haute tenue. Force est de constater que 'Going, Going...' aurait mieux fait de s'appeler « Boing, Boing » tant The Wedding Present rebondit d'influences musicales en étalage de leurs sonorités.

Sans doute trop long certes (63 minutes pour les 15 derniers titres), 'Going, Going...' voit les Wedding Present passer par tous les états, d'un son lourd - presque stoner - à un plus proche de leurs élans originaux, de chansons mélancoliques (presque Arab Strapienne par moment, voir Little Silvertout) en passant par des mélodies et des sonorités qui rappellent leur fameux 'Take Fountain' et plus globalement leurs productions depuis leur reformation en 2004 (Rachel, en écoute dans les lecteurs Spotify et Deezer à gauche) et même des ambiances presque post-rock (fameuses 10 mns de Santa Monica qui closent l'album). Et malgré ce mélange, 'Going, Going...' s'avère très appréciable et suffisamment divers pour que la durée ne soit pas un obstacle. David Gedge chante toujours aussi bien et les idées mélodiques sont trop réussies pour ne pas emporter une adhésion franche.

Avec un disque comme 'Going, Going...', avec un début aussi instrumental, avec un album aussi long (80 mns au total !), pas dit que The Wedding Present (re)trouve le chemin du succès. Mais David Gedge semble s'être fait une raison. Comme il le dit lui même ironiquement sur Broken Bow, «The pain of failure is so much greater than the pleasure of success ». Dont acte. (sortie : 2 septembre 2016)

Son :
'Going, Going...' de The Wedding Present est à l'achat ici
Le site officiel de The Wedding Present, au couleurs de 'Going, Going...'
'Going, Going...' de The Wedding Present est à l'écoute chez Spotify ou Deezer (entre autres)



Trois chansons pour découvrir ce 'Going, Going...' de The Wedding Present. Rachel (en écoute dans les lecteurs Spotify et Deezer), ses paroles presque niaises (David Gedge est amoureux sur cette chanson, forcément) et qui n'aurait pas dépareillé sur 'Take Fountain', pour ouvrir le bal. Puis Birdsnest. Et enfin le très lourd Bear :





Enfin, pour finir, deux clips tiré de ce 'Going, Going...' de The Wedding Present : celui de Sprague, la chanson qui clôture la partie instrumentale du début, entre cordes et piano. Et enfin le clip de Rachel. Deux clips très contemplatif :



mardi 23 avril 2019

Wych Elm - Rat Blanket Ep [Post Mortem Records]

Il y a quelques jours de ça, nous fêtions les 30 ans de 'Doolitle', chef d’œuvre absolu des Pixies qui ouvrait avant l'heure les années 90 et en posait les bases.

Trois décennies plus tard, difficile de ne pas voir l'ombre de la bande à Black Francis et Kim Deal flotter au-dessus de 'Rat Blanket', premier Ep de Wych Elm, groupe de Bristol. Un quatuor (3 garçons et une fille, au chant) assez peu disert à son sujet et qui renvoie à chaque fois vers les mêmes informations :  « Wych Elm, after the folktale namesake, birth a macabre string of stories with their ear shredding fragile guitar parts and rattling drums ». Tout un programme.

Ceci dit, cette courte présentation ne ment pas sur le produit. Le nom du groupe vient de l'histoire de cette femme retrouvée morte en 1943 dans le comté de Worcestershire en Angleterre, la main coupée et le corps enfoncé dans le tronc d'un orme blanc (« wych elm » en anglais donc) ; mort que certains attribuent à un rituel de sorcières. Les paroles ne font pas dans le détails elles non plus, tant il est souvent question de douleur - quand il n'est pas question de mort. Enfin, l'adresse du bandcamp du groupe comporte le nombre 666. Bref, autant le dire tout de suite, les Wych Elm ne sont pas venus pour nous conter fleurette.

Et d'un point de vue purement musical ce 'Rat Blanket Ep' ? Indie/alt rock fin 80s/début 90s au programme mais surtout Pixies donc - et Breeders, forcément - pour l'essentiel. Et dès la chanson d'ouverture, Monkey Jaw (tiens, un  « monkey » là aussi), les références sont évidentes ; que ce soit sur le rythme, la façon de construire leurs morceaux, de faire sonner leurs guitares, de faire durer leurs chansons (7 titres en 14 mns, you do the maths) ou ses nombreuses allusions à la religion, tel Black Francis sur 'Doolittle'.

Composé de sept chansons (quatre singles déjà publiés, tous ré-enregistrés, et trois nouveautés, laissant juste de côté un Bag of Worms qui aurait peut-être mérité d'y être), 'Rat Blanket Ep' est une longue montée vers de beaux - et macabres - sommets où l'on retrouve les deux meilleurs titres aux toutes dernières positions : School Shooter, leur excellent premier single sorti en 2017 et qui avait eu son petit succès (c'est triste à dire mais on en est là : plus de 100 000 écoutes sur Spotify) et Susan Smith, ses paroles terrifiantes, sa mélodie et son chant désespéré (« Why'd you do this to me, as your baby, you made me, you made me »), climax et clôture d'un Ep de très haute volée.

Car puissant, cohérent, homogène, inspiré, court, incisif et à la belle mélancolie sauvage, 'Rat Blanket Ep' frappe fort. Et place les Wych Elm en très bonne position de la course à la prochaine révélation - si tant est que cela ait un quelconque intérêt. (Sortie : 22 mars 2019)

Plus :
'Rat Blanket Ep' de Wych Elm est à l'écoute sur leur bandcamp
'Rat Blanket Ep' de Wych Elm est à l'achat sur leur bandcamp
'Rat Blanket Ep' de Wych Elm est à l'écoute, notamment, chez Spotify et Deezer


Trois chansons de 'Rat Blanket Ep' de Wych Elm en écoute ce jour. Susan Smith pour commencer (également en écoute dans les playlists Spotify / Deezer et dans la colonne de gauche de ce blog), Puis School Shooter, autre single évident (je vous laisse imaginer de quoi il est question). Et enfin Woman :





Pour finir, deux chansons en un clip avec le diptyque qui ouvre 'Rat Blanket Ep' de Wych Elm, Monkey Jaw et Help Me :




mercredi 28 novembre 2018

Malcolm Middleton - Bananas [Triassic Tusk Records]

Malcolm Middleton n’est pas un homme têtu. Et c’est tant mieux. Sinon 'Bananas' serait sorti sans avoir jamais existé ; la faute à notre façon d’écouter de la musique. Mais rembobinons.

Il y a quelques mois de cela, Malcolm Middleton annonce qu’il va sortir son septième album. Celui-là s’appelle 'Bananas' donc, et fait suite à 'Summer of '13', un disque de 2016, sans doute le moins bon de sa discographie, sauvé tout de même par le bien joli Like John Lennon Said.

Les annonces se multiplient, mais rien de précis à se mettre sous la dent. Quand la date de sortie arrive, on ne trouve rien et nulle part : ni sur les plateformes de streaming traditionnelles, ni sur bandcamp ou soundcloud. Youtube ? Rien, non plus. Quelques rares critiques s’enthousiasment pour ce 'Bananas'. Mais impossible de confirmer la chose en écoutant le disque. Quid donc ?

Quelques temps après m’être étonné sur twitter de l’absence du disque, Malcolm Middleton m’écrit et m’explique que oui, ne pas mettre son disque en écoute sur internet est un vrai choix. Comme il le dit lui-même : « the album was made with vinyl in mind. It’s like making a vase, rather than a photo of a vase » (l'analogie est jolie).

Un choix artistique aussi rare qu’intransigeant (tous les groupes ne sont pas sur Spotify et compagnie, mais mettent au moins leurs disques en écoute sur bandcamp ou soundcloud) et qui renvoie à une époque révolue où on achetait souvent un album les yeux fermés, conseillés par la presse ou notre disquaire.

Le problème, c’est qu’aujourd’hui, cette époque est totalement révolue. Et que commercialement parlant, cette stratégie est du suicide. Et pour un artiste comme Malcolm Middleton, certes pas tout en haut de la vague de la hype mais pas le premier venu non plus, j'ai rarement vu aussi peu de retours.

Depuis, et même s’il l’avait précisé (« I’ll do cd and digital later to keep everyone happy though »), le disque est disponible de partout ! Et vous savez quoi ? C’est une bonne chose tant il est réussi. Après s'être essayé à plusieurs choses, avec plus ou moins de réussites (le réussi projet 'Human Don't Be Angry' et le disque du même acabit avec David Shrigley 'Music and Words', le plus dispensable 'Summer of '13' donc), Malcolm Middleton retrouve ses premières amours, ses mélodies pop pleines de rock et accouche avec 'Bananas' du petit frère de 'Waxing Gibbous', disque adoré dans ces pages s'il en est.

Il y a ici tout ce qui m'a toujours plu dans la carrière solo de l'ex-Arab Strap : des mélodies marquantes, des balades tuantes (il reste un des maîtres en la matière dès qu'il s'agit de composer des chansons belles mais à pleurer, la preuve avec Salamander Gray), du piano, une double-basse, des chansons qui finissent rarement là où elles ont démarré, des chemins de traverses, des tiroirs, des relances de ritournelles lorsqu'on sent qu'elles sont prêtes de s'éteindre, cette façon si délicieuse de dire « fuck-off », des textes aussi drôles que mélancoliques et emplis de peine, ces voix (notamment celle de Kenny Anderson, aka King Creosote) qui viennent sublimer l'ensemble, la production de Paul Savage (ex-Delgados), toujours à la production. Il y a un peu tout cela dans cet album de Malcolm Middleton. Un artiste on ne peut plus attachant à tous les niveaux. Et un putain de songwriter.

Hasard (?) du calendrier, un papier sur un ex-Arab Strap succède donc à un papier sur un ex-Arab Strap dans ces pages. C'est toujours bon à prendre. Encore plus quand, au détour d'une excellente interview (voir plus bas), j'apprends que Aidan Moffat et Malcolm Middleton, sont en train de travailler à un possible nouvel album d'Arab Strap : « so we’re writing at the minute, with a view to recording next year and releasing in 2020. We’ve no idea if it’s going to work, or if it’ll fit with the band or just be myself and Aidan ». Si c'est pas de la news ça. (Sortie : 28 septembre 2018)

Plus :
'Bananas' de Malcolm Middleton est à l'achat sur sa page bandcamp
'Bananas' de Malcolm Middleton est à l'écoute sur sa page bandcamp
'Bananas' de Malcolm Middleton est également en écoute chez, notamment, Spotify et Deezer
Longue et très intéressante interview de Malcolm Middleton parue sur For The Rabbits. A propos de 'Bananas' mais de beaucoup d'autres choses. Et on y apprend donc qu'un nouvel album serait, possiblement, dans les tuyaux.

Trois chansons de ce 'Bananas' de Malcolm Middleton en écoute. Tout d'abord, Salamander Gray (également en écoute dans les playlists Spotify et Deezer), le père Middleton se pose là. Puis, Love Is A Momentary Lapse In Self-Loathing, sans doute le tube de l'album. Et pour finir Buzz Lightyear Helmet, longue de plus de 8mns :






mardi 25 décembre 2007

Top 75 'Morceaux 2007'

Après les concerts, le top singles. Ou plutôt le top "morceaux" car tous les titres là ne sont pas sortis en single. Un top 75. Oui, bizarre pour moi qui me limite la plupart du temps à un top 50. Sauf que cette année regorge de titres forts, de chansons renversantes et souvent perdues dans des albums "anodins" ou presque.

Je me suis toujours interdit lors de la réalisation de ce genre de tops de mettre deux titres tirés d'un même album. La seule exception cette fois vient d'un morceau, All My Friends des LCD Soundsystem, présents deux fois: une, l'original par James Murphy et ses potos et l'autre par Franz Ferdinand.

Une année musicale (la mienne) en partie résumée par ces 75 titres (complétée en fin de semaine par le top album) et notamment par les 25 premiers, presque tous interchangeables (si l'on excepte les trois premiers). On trouvera sûrement à redire, mais aujourd'hui, là, maintenant, si je devais partir sur une île déserte avec que des morceaux de 2007, je prendrais ces 75 là.

Vu qu'un top singles n'a pas d'intérêt si on ne peut pas écouter les dits titres, vous trouverez en bas deux lecteurs deezer: un premier contenant les titres 1 à 40 et un second les titres 41 à 75. Et juste en dessous, les titres18, 29,36, 43, 45 et 61 qui ne voulaient pas s'uploader dans les lecteurs sus-nommés (pour info, les plages correspondantes dans les lecteurs deezer ont été remplacées par une minute de blanc). un lecteur Spotify ainsi que quelques vidéos youtube (oui, Spotify n'a malheureusement pas tout).


Bonne écoute. Et j'attends vos critiques et/ou top perso dans les commentaires.

75. Pinback - Off By 50 [Touch & Go]
74. The Polyphonic Spree - Oh I Feel Fine [TVT]
73. The Kissaway Trail - It's Close Up Faraway [Bella Union]
72. Perry Blake - Something Still Reminds You [Orchard Music]
71. Rosie Thomas - These Friends of Mine [Nettwerk]
70. Bloc Party - Hunting for Witches [Wichita]
69. Calexico - The Guns of Brixton (The Clash Cover) [City Slang]
68. Bishop Allen - Rain [Dead Oceans]
67. The Innocence Mission - Brotherhood of Man [Badman]
66. Piano Magic - Halfway Through [Green Ufos]

65. Yellowcard - Afraid [RCA]
64. 1990s - You Made Me Like It [Rough Trade]
63. Josh Ritter - Still Beating [V2]
62. Of Montreal - The Past is a Grotesque Animal [Polyvinyl]
61. Apples in Stereo - Beautiful Machine, Pts 3-4 [Simian]
60. Lesbians On Ecstasy - Sisters In The Struggle [Alien8]
59. Teenage Bad Girl - Cocotte [Citizen]
58. Black Strobe - I'm a Man [Playlouder]
57. Belleruche - Northern Girls [Tru-thoughts]
56. Dungen - En Gång I År Kom Det En Tår [Kemado]

55. Over The Rhine - Trouble [Great Speckled]
54. The Cinematic Orchestra - To Build a Home (feat. Patrick Watson) [Ninja Tune]
53. Maria Taylor - No Stars [Saddle Creek]
52. Blood Red Shoes - It's Getting Boring By The Sea [V2]
51. Franz Ferdinand - All My Friends (Lcd Soundsystem Cover) [DFA]
50. Panda Bear - Comfy in Nautica [Paw Tracks]
49. Thurston Moore - Fri/End [Ecstatic Peace]
48. Maximo Park - Karaoke Plays [Warp]
47. Gruff Rhys - Lonsome Words [Rough Trade]
46. Britney Spears - Gimme More [Jive]

45. Joanna Newsom - Colleen [Drag City]
44. Digitalism - Idealistic [Kistune]
43. Amandine - New Morning [Fat Cat]
42. Iron & Wine - Boy With a Coin [Sub Pop]
41. Calla - Dancers In The Dust [Beggars Banquet]
40. Hell Razah - Renaissance (feat. Tragedy Khadafi, Timbo King, R.A. The Rugged Man) [Nature Sounds]
39. Arca - Sunday Negative [Ici d'Ailleurs]
38. Bright Eyes - No One Would Riot For Less [Saddle-Creek]
37. Arctic Monkeys - Do Me a Favour [Domino]
36. Tulsa Drone - The Catch [Dry county]

35. Blonde Redhead - 23 [4AD]
34. Chris Garneau - Halloween [Absolutely Kosher]
33. Beirut - Nantes [Ba Da Bing]
32. 50 Cent - She Wants It (feat. Justin Timberlake) [Shady]
31. Malcolm Middleton - Four Cigarettes [Full Time Hobby]
30. The National - Fake Empire [Beggars Banquet]
29. Dinosaur Jr - Pick Me Up [Domino]
28. Joe Henry - Our Song [Anti]
27. Editors - Smokers Outside The Hospital Doors [Kitchenware]
26. Florent Marchet - La Chimie [Barclay]

25. !!! - Hearts of Hearts [Warp]
24. Help She Can't Swim - All The Stars [Fantastic Plastic]
23. Arcade Fire - Poupée de Cire/Poupée de Son (France Gall cover) [Merge]
22. Angels of Light - Not Here Not Now [Young God]
21. C-Rayz Walz and Sharkey - Electric Avenue [Babygrande]
20. Rihanna - Don't Stop The Music [Def Jam]
19. Von Südenfed - Fledermaus can't get enough [Domino]
18. C-Rayz Walz and Parallel Thought - Chorus Collection (feat. various) [Urchin Studios]
17. Vitalic - La Rock 01 (live) [Different]
16. Loney, Dear - I Am John [Sub Pop]

15. Sage Francis - Going Back to Rehab [Epitath]
14. Liars - Plaster casts of everything [Mute]
13. Modest Mouse - Spitting Venom [Epic]
12. Animal Collective - Peacebone [Domino]
11. Why? - The Hollows [Anticon]
10. Psykick Lyrikah - Pres d'une vie (l'air de rien) [Idwet]
09. Justice - D.A.N.C.E (MSTRKRFT remix) [Ed Banger]
08. Nine Horses - Money For All [Samadhisound]
07. Battles - Atlas [Warp]

06. Clap Your Hands Say Yeah - Satan Said Dance [Wichita]
05. Cloud Cult - Take Your Medecine [Rebel Records]
04. Dntel - Breakfast in Bed (feat. Conor Oberst) [Sub Pop]
03. Radical Face - Glory [Morr Music] 
02. Tunng - Bullets [Full Time Hobby]
01. Lcd Soundsystem -All My Friends [DFA]























Les 9 titres non disponibles sur spotify sont à l'écoute ci-dessous :

08. Nine Horses - Money For All




18. C-Rayz Walz and Parallel Thought - Chorus Collection


23. Arcade Fire - Poupée de Cire/Poupée de Son (France Gall cover)


45. Joanna Newsom
- Colleen

63. Josh Ritter - Still Beating


69. Calexico - The Guns of Brixton (The Clash cover)

 
71. Rosie Thomas - These Friends of Mine


72. Perry Blake - Something Still Reminds You


74. The Polyphonic Spree - Oh I Feel Fine