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jeudi 11 septembre 2008

Get Well Soon – Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon [City Slang]

Vous avez déjà imaginé ce que pourrait donner une réunion, dans un même lieu (disons un studio d’enregistrement pour être original) d’Arcade Fire, Beirut, The National, Venus, Arab Strap et Radiohead, qui n’auraient alors qu’un seul but en tête : enregistrer un disque en commun et qui leur ressemble à tous ? Hormis le fait que cela pourrait tourner rapidement en une guerre de tranchées et d’égos assez délicate à gérer, cette assemblée aurait une chance d’accoucher de quelque chose qui ressemblerait à ‘Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon’, le premier album de Get Well Soon.

Get Well Soon. Le groupe d’un seul homme, Konstantin Gropper, multi instrumentiste de 25 ans, qui suit des études de philosophie (ce qui se ressent beaucoup dans les paroles de l’album) à Berlin. Qui après quatre Eps – passés inaperçus, en tout cas du côté d’I Left Without My Hat – et deux années à travailler dessus, sort enfin son premier disque, et chez City Slang s’il vous plaît!

Un premier opus aux mélodies qui font mouche. ‘Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon’ est une très grande réussite, une de celles qui figureront tout en haut de mon top de fin d’année. Un disque riche. Très riche. D’influences – essentiellement celles citées plus haut – parfaitement digérées et qui n’étouffent pas l’inspiration de son auteur ; d’arrangements délicats ; de cordes et de cuivres divins ; de quatorze titres et d’une heure (pile !) de musique, mais qui s’avèrent tout sauf un tue-le-disque, comme trop souvent avec les albums qui ne veulent jamais finir.

Au fur et à mesure que l’album s’égrène, on retrouve dans cet album taille patron la trompette de Beirut, la folie d’Arcade Fire, la voix de Thom Yorke, la pop belge de Venus, les mélodies de The National, les ambiances contemplatives de certaines musiques de film et un peu de musique classique. Un melting-pot déroutant mais assumé, qui navigue entre pop, rock, musiques d’Europe de l’Est et post-rock. Toujours avec ce souci mélodique et de l’arrangement parfait. A tomber on vous dit. (sortie : 18 janvier 2008)

Son :
Site officiel
Myspace (six titres de ‘Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon’ dont la reprise d’Underworld, Born Slippy)

Deux titres en écoute : Christmas In Adventure Parks et son banjo entêtant, et We Are Safe Inside While They Burn Down Our House, un titre que Radiohead auraient pu écrire s’ils ne s’étaient pas endormis sur leurs lauriers (malheureusement, plus en écoute).


Et pour finir le clip de If This Hat Is Missing I Have Gone Hunting, datant de 2007 (peut-être le morceau au plus grand potentiel de single, titre qui prouve surtout que je ne suis pas le seul à avoir des problèmes de chapeau), ainsi que celui de Witches! Witches! Rest Now In The Fire:

Get Well SoonIf This Hat Is Missing I Have Gone Hunting




Get Well Soon Witches! Witches! Rest Now In The Fire



lundi 15 février 2016

[Track of the Day] Get Well Soon - Eulogy

Bien que grand fan de son premier album (l'épatant 'Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon'), je n'ai bizarrement pas suivi les aventures suivantes de Konstantin Gropper (à un single près), leader et maître absolu de Get Well Soon. Et pourtant, en 9 ans d'activité, l'allemand n'a pas chômé.

Parti de City Slang, Get Well Soon arrive chez Caroline International et dévoile son quatrième (déjà) album, en prélude à une tournée européenne fournie (et qui passera par la France à Paris, Tourcoing, Lyon, Annecy et Grenoble) : 'LOVE'.

Oui, les majuscules sont de rigueur. Car ici, sur les 11 chansons qui composent ce 'LOVE', Get Well Soon ne parle que d'amour ; aussi bien de joie, de souvenirs émus, de lien indéfectible, que de cœurs brisés, de vie détruite ou sentiments confus.

Véritable hymne pop tant Get Well Soon propose des chansons très orchestrées, enlevées et efficaces (Eulogy en écoute aujourd'hui, mais aussi It's a Catalogue, It's Love ou Marienbad et sa conclusion puissante) qui ne sont pas sans rappeler Arcade Fire (It's a Mess).
Et quand il ralentit le tempo, Get Well Soon rend un bel hommage (voulu ou non, telle est la question) à Sun Kil Moon et Mark Kozelek (33, sans doute la chanson la plus triste de ce 'LOVE').

Construit autour du thème unique et central de l'histoire musicale, ce nouvel album de Get Well Soon dégage une force pop incroyable. Espérons qu'il rencontre quelques cœurs abîmés ou heureux sur son chemin.

Album : LOVE
Année : 2016
Label : Caroline International

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En plus de Eulogy, en écoute dans le lecteur 8tracks à gauche de ce papier (plus en écoute malheureusement), deux titres est également en écoute ci-dessous : It's a Catalogue et It's Love, glauque à souhait, comme une représentation de l'histoire horrible de Natascha Kampusch :





vendredi 1 mai 2009

[Track of The Day] Ariel Ramirez - Kyrie (Vidala-baguala)

Get Well Soon a sorti un album formidable l'an passé, dont je ne me lasse toujours pas, 'Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon'. Get Well Soon est en tournée en France ces jours-ci (pour les lyonnais, c'est au Kao que ça se passe, lundi 4 mai prochain, avec Dear Reader en première partie. Infos ici ou ). Get Well Soon a énormément de talent et beaucoup de charisme.
Mais Get Well Soon (de son vrai nom Konstantin Gropper) ne serait-il pas un fieffé coquin à ses heures perdues? C'est un certain Odilon qui avait soulevé le lièvre. Une de ses chansons, People Magazine Front Cover, serait un tant soit peu "pompé" un titre du folklore argentin, Kyrie, composé par Ariel Ramirez au début des années 60.
Après écoute, il faut bien admettre que Get Well Soon n'a pas fait semblant effectivement. Certes le rythme n'est pas le même, mais les deux titres se ressemblent énormément mélodiquement parlant. L'intro est d'ailleurs à ce propos saisissante.
Ceci ne remet nullement en cause les qualités de Get Well Soon et de son album en tous points magnifique. Mais cette discrète bizarrerie a quand même le don d'interloquer. 

Album: Misa Criolla 
Année: 1963 
Label: Milan

Histoire de bien pouvoir comparer les deux titres, un petit lecteur grooveshark avec l'inspirateur suivi de l'inspiré (malheureusement plus en ligne).

lundi 4 avril 2022

[Track of The Day] Get Well Soon - I Love Humans

A la réécoute, 'LOVE', le dernier album de Get Well Soon qui avait marqué mes oreilles, n'a pas si bien vieilli. Et la force pop qui avait animée mes premières écoutes était retombée comme un soufflet. Alors, même si 'Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon' reste un premier album toujours remarquable et recommandable quinze après, évitons de tirer des conclusions trop rapides sur ce 'Amen', sixième album du groupe allemand, qui a autant de qualités (orchestrations soyeuses) que de défauts (une unité difficile à trouver et une incapacité à décider sur quel pied danser). Et concentrons-nous sur I Love Humans, chanson majestueuse, placée en troisième position et climax évident du disque.

I Love Humans est une chanson de près de six minutes, au souffle épique, avec des choeurs en soutien de la voix de Konstantin Gropper qui montent si haut dès les premières secondes qu'ils en sont vibrants. Et puis il y a ce ce deuxième couplet qui ramène toute la cavalerie dans une sorte de grande messe pop baroque estampillée 70s qui fait pétarader du cuivre à tout va. Le genre de chansons que beaucoup se damneraient à pouvoir composer.
 
Album : Amen
Année : 2022
Label : Virgin

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En plus des playlists Spotify, Deezer, YouTube et Bandcamp, I Love Humans de Get Well Soon est également en écoute ci-dessous :
 
 
Autre extrait d''Amen' de Get Well Soon, voilà My Heart Is My Home, chanson efficace au possible mais qui résume à elle seule le manque d'unité de l'album :
 

mercredi 2 décembre 2009

[Track of The Day] Get Well Soon - 5 Steps 7 Swords

Le plus poppy des songwriters allemand, Get Well Soon, est de retour. Chouette nouvelle! Deuxième album, toujours chez City Slang, à paraitre le (soyons précis) 25 janvier prochain.
Il aura pour nom 'Vexations'. Une première chanson est apparue: 5 Steps 7 Swords. Un titre qui traite, selon l'auteur, de notre incapacité à gérer ce qui nous arrive après notre mort. Tout un programme.
En tout cas, Konstantin Gropper, tête pensante du groupe à la frange toujours impeccable, reste dans la veine de son premier album: baroque, limite héroïque sur certains passages voire même cinématographique. Et c'est tant mieux. 

Album: Vexations 
Année: 2010 
Label: City Slang

Ce 5 Steps 7 Swords de Get Well Soon est à télécharger gratuitement et légalement en cliquant ici.

jeudi 25 décembre 2008

Top 50 'Albums 2008': 30-11


Afin de rendre le tout plus lisible et moins lourd, voilà la partie 2, les albums classés de la place 11 à la place 30.
Et toujours, en bas, un lecteur qui reprend un titre de chaque album présenté ci-dessous.



30. Why? – Alopecia [Anticon]
J’ai du mettre huit mois à comprendre ce disque. Tout du moins à l’aimer. Restant sur l’exceptionnel ‘Elephant Eyelash’ (pour moi un des plus grands disques pop des années 2000), je ne m’attendais surement pas à autant de lenteur et de noirceur. C’est sûrement cela. Car mis à part un ou deux singles, le tout m’ennuyait. Et puis là, ces derniers temps, j’ai retenté ma chance. Et force est de constater que j’avais totalement tort. Non, Yoni Wolf n'est pas mort et continue de sortir de grandes compositions. Ce disque n’a peut-être pas à mes yeux la grandeur de son prédécesseur, mais il n’en est pas loin. Très habité, torturé, Why? gagne en profondeur et sort une sorte de synthèse entre le côté volontairement bancal d’’Oaklandazulasylum’ et le côté pop d’’Elephant Eyelash’. Grand album.
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29. Pumice – Quo [Soft Abuse]
Voilà à quoi cela sert de ne pas aller trop vite en besogne en fin d'année. Découverte de fin d’année, le nouvel album Pumice, artiste néo-zélandais, dont j’avais adoré le précédent ‘Peebles’, est une nouvelle fois une réussite. Pop déglingo, rock 60s noisy, le tout lo-fi à mort, avec un côté mélodieux plus prononcé que sur le disque précédent. Un régal.
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28. Tobacco – Fucked Up Friends [Anticon]
Un peu de lo-fi, beaucoup de synthés, du sample, des sons analogiques comme s'il en pleuvait, un background hip-hop mais une ambition pop, un délire psyché, un Aesop Rock qui vient poser - alors que ce 'Fucked Up Friends' est essentiellement instrumental, un album sacrément euphorisant, des clips qui démoulent. Bref, dans la galaxie hip-hop, Anticon reprend du poil de la bête avec ce Tobacco. Et sacrément même.
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27. Styrofoam – A Thousand Words [Nettwerk]
Depuis le premier et unique album des Postal Service, il me manquait mon apport annuel d’electro-pop-cheap. 2008 m’aura apporté mon palliatif avec Styrofoam, belge de son état, ami de Ben Gibbard et Dntel (avec qui il a déjà collaboré). Un disque qui a de nombreuses accointances avec ‘Give Up’ et qui fait plaisir à entendre. Du tubes à tous les étages et une cohérence tout du long.
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26. Titus Andronicus – The Airing of Grievances [Troubleman Unlimited]
Alors qu'XL s'apprête à rééditer l'album et lui faire connaître une sortie mondiale, il faut que je dise tout le bien que je pense de cet album: ce 'The Airing of Grievances' a de faux-airs des premiers albums de Bright Eyes - quand Conor Oberst composait des titres à fleur de peau surlesquels il appréciait éructer - voire même de Kimya Dawson sur une chanson. De l'indie rock-punk-folk en gros. Et de bon aloi.
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25. ¡Forward, Russia! - Life Processes [Cooking Vinyl]
Deuxième (et dernier, le groupe a splitté depuis) album des ¡Forward, Russia!, moins brutal que le premier. Un disque qui prend son temps pour amener l'auditeur à point avant de le prendre à la gorge à coups de déferlantes de riffs et de ne plus le lâcher. Un album qui s'autorise quelques dérapages réussis vers le post-rock. Un 'Life Processes' qui, sans une production aussi "lisse" sur Welcome to the Moment (the rest of your life), le titre qui ouvre l'album, aurait fini tout en haut des charts de fin d'année. Il n'en est finalement pas très loin.
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24. Foals – Antidotes [Transgressive]
Sorte de mix entre The Rapture, Battles et les !!!, les Foals sortent un premier album absolument irrésistible, qui fait lever la tête et donne envie de bouger beaucoup plus. Les titres s'enchaînent, la basse sautille, la rythmique est implacable: Ça sonne ça sonne ça sonne. Et ça envoie sévère. Ces anglais sont des dj à gratte.
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23. Fleet Foxes - st [Sub Pop]
J'ai mis du temps à rentrer dedans. Je ne trouvais pas ce que, justement, tout le monde leur trouvait. Et j'estimais que la hype était démesurée. Et puis un soir, les yeux embrumés, la voix rocailleuse, un mouchoir à la main, j'ai retenté ma chance, une dernière fois. Juste pour voir. Et j'ai vu la lumière. Cet album est somptueux, ce groupe est divin. En fait, c'est juste magistral, produit à la perfection. Rien d'extraordinaire de prime abord. Mais en fait, si c'est à tomber par terre et à la renverse... Du folk pastoral à vous rendre fou de dieu.
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22. Dan Le Sac Vs Scroobius Pip – Angles [Sunday Best]
L’un ressemble à un geek à rouflaquettes. L’autre a de faux-airs de Will Oldham et de Sage Francis avec sa longue barbe. Ils viennent tous deux d’Angleterre et forment Dan Le Sac Vs Scroobius Pip, duo un peu taré, très ironique, aux idées barjots et aux textes saisissants, où, entre pop, electro et hip-hop, leurs cœurs balancent.
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21. Noah and The Whale - Peaceful, The World Lays Me Down [Cherrytree]
Un album de pop folk, entre Beirut, Micah P. Hinson, Jens Lekman et Adam Green (pour la voix). Beau disque, mélodieux dans tous les coins, de ces londoniens de Twickenham, pleins de clapping, chœurs et cordes qui pleurent. Clairement une de mes découvertes de l'année.
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20. Son Lux - At War With Walls And Mazes [Anticon]
La musique de Son Lux (Ryan Lott pour les intimes) est pesante, oppressante, doit autant à la pop qu'au hip-hop, mais est surtout d'une beauté froide. Très mélodique, masquée par un brouillard de basses, la musique de Son Lux se révèle au fur et à mesure des écoutes. Et prouve qu'elle a tout d'une grande.
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19. Autistic Daughters - Uneasy Flowers [Kranky]
Très bel album que celui-là. Une sorte d'histoire racontée avec en fond musical une musique expérimentale qui ne l'est pas tant que ça, guidée qu'elle est par une idée directrice et quelques belles mélodies. Un album court (36' pour 7 titres), une ambiance sombre et pesante mais un résultat des plus touchant et enivrant et qui rappelle beaucoup Tanakh par moments.
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18. Get Well Soon – Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon [City Slang]
Premier album d'un multi-instrumentiste de talent, Konstantin Gropper, 'Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon' est un disque d'une richesse folle, aussi bien au niveau des influences (il y en a beaucoup, mais elles ne sont pas un obstacle à la qualité de ce disque), des arrangements (divins!) que des mélodies troussées à merveille. Pop, rock, post-rock, mâtiné de musiques de l'Est: c'est un vrai régal. Un des grands disques, inspirés, de 2008.
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17. Okkervil River - The Stand-Ins [Jagjaguwar]
Ce qui ressort à l'écoute de ce nouvel album des Okkervil River c'est qu'on a enfin retrouvé la bande à Will Sheff. Vraiment je veux dire. Non pas que les quelques précédents albums soient mauvais. Juste qu'ils manquaient un petit quelque chose pour que je sois totalement convaincu. Suite de 'The Stage Names', 'The Stand-Ins' est un concentré de folk-rock (géant Lost Coastlines) de folk, de pop et d'Americana. Peut-être rarement aussi inspirés les Okkervil River.
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16. Girl Talk – Feed The Animals [Illegal Art]
Gregg Gillis est plus connu sous le nom de Girl Talk. Son style? Une utilisation sur-massive de samples de tous bords (pop, rock, electro, hip-hop, mainstream) et un mash-up de tout cela. Sur son quatrième album, ils utilisent plus de 300 (!!) samples très courts; et il y en a pour tous les gouts: du Sexy Boy de Air au Gimme More de Britney, du Purple Haze de Jimi Hendrix au Paranoid Android de Radiohead en passant par Ice Cube, Spank Rock, The Cure, Queen, Of Montreal, The Velvet Underground ou Prince. Le mix de l'année, une relecture originale et euphorique de l'histoire de la musique contemporaine; et l'album le plus bandant de l'année, largement.
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15. Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra & Tra-La-La Band – 13 Blues for Thirteen Moons [Constellation]
Ce n’est pas avec leur tout nouveau ‘13 Blues for Thirteen Moons’ que je vais changer d’avis sur Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra & Tra-La-La Band et cracher sur leurs longues mélopées enflammées. Non, bien au contraire car ce disque, s’il suit la ligne directrice du groupe depuis (plus ou moins) ses débuts, se pare d’une couleur noire assez saisissante, d'un noise destructeur et d'une tension à couper au couteau. Plus que jamais un des groupes essentiels des années 2000.
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14. Aidan Baker & Tim Hecker – Fantasma Parastasie [Alien8]
Aidan Baker et ses 113 sorties discographiques en 8 ans (!) s'acoquine avec Tim Hecker le temps d'un album à la texture sonore incroyable et qui a pour but de construire une cathédrale sonique absolue. 'Fantasma Parastasie' est un disque tout en apesanteur, fait de déluge de riffs, de drones contemplatifs et d’électro ambiante. Un chef d'œuvre du genre.
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13. Cloud Cult – Feel Good Ghosts (Tea-Partying Through Tornadoes) [Rebel]
Un an presque jour pour jour après ‘The Meaning of 8’, le groupe mené par le couple Minowa revient avec un sixième album, ‘Feel Good Ghosts (Tea-Partying Through Tornadoes)’, qui tranche avec son (voire même ses) prédécesseur. Si Cloud Cult restent les mêmes (pop tourmentée, baroque, endiablée, déjantée aux passages lo-fi, aux pointes d’électro, et ces contre-pieds constants dans chaque morceau), ils la jouent cette fois plus simple. Semblant s’éloigner de la mort du fils Minowa qui pèse tant dans les paroles du groupe et sortant une pochette moins hideuse que ses devancières, Cloud Cult pond un disque d’une petite quarantaine de musique pour treize titres et ramène le piano sur le devant de la scène. En resserrant le tout, il devrait convaincre ceux qui avaient (les fous !) trouvé l’album trop long, trop plein. Cette fois, tout est clair, concis : chaque titre est un single possible. Et l’album est d’une qualité une nouvelle fois étonnante.
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12. Pivot – O Soundtrack My Heart [Warp]
Mix entre une electro à la Autechre, Battles et les !!!. Le tout, uniquement instrumental. De la batterie, une basse bien funky (froide) et des nappes. Voilà en gros 'O Soundtrack My Heart', premier album sur Warp de Pivot. Un disque très cohérent et homogène. Totalement euphorisant, assurément addictif, il faut écouter Pivot.
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11. Malcolm Middleton – Sleight of Heart [Full Time Hobby]
Loin de son électrique ‘A Brighter Beat’, Malcolm Middleton met les choses à plat et au calme, presque en acoustique, convie Paul Savage (feu Delgados) à la batterie, Barry Burns (Mogwai) au piano, rappelle Jenny Reeve pour les chœurs féminins, reprend joliment Jackson C. Frank et pond une des chansons d'amour déçu les plus déchirantes qu'il m'a été donné d'entendre (Love Comes In Waves). Somptueux de bout en bout.
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Ci-dessous, un lecteur reprenant une chanson de chacun des albums cités ci-dessus. Classées de 30 à 11. Bonne(s) écoute(s)!



mardi 22 octobre 2013

[Track of The Day] Poni Hoax - Blood & Soda

Poni Hoax aime prendre son temps. Leur premier album remonte à 2006 (le très recommandable... 'Poni Hoax'), leur second, 'Images of Sigrid', en 2008. Depuis, rien, ou pas grand chose.

Parti de chez Tigersushi, les voilà qui débarquent chez Pan European Recording pour 'A State of War', un disque sorti au printemps dernier. Et assurément un des albums que j'aurai le plus écouté en 2013.

En puisant toujours son influence dans les années 80, mais en mettant plus l'accent sur des guitares dansantes, des claviers mélodiques et des chœurs féminins (ce qui lui confère un côté Get Well Soon qui lui va bien), en s'éloignant du son froid de ses précédentes livraisons, Poni Hoax réussit là un disque addictif, où chaque chanson semble encore plus jouissive que sa devancière. Un 'A State of War' qui contient d'ailleurs quelques tubes mémorables (au premier rang desquels Blood & Soda, en écoute aujourd'hui). Grande réussite.

Album : A State of War
Année : 2013
Label : Pan European Recording

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Blood & Soda est également en écoute sur le bandcamp de Pan European Recording et ci-dessous :




Une autre chanson de 'A State of War' de Poni Hoax est en écoute ci-dessous. Et c'est un autre tube de l'album, Young Americans, très Bowie (forcément).  (malheureusement plus en écoute)


Le clip de Down on Serpent Street, le premier single de 'A State of War', une des chansons qui m'a fait penser à Get Well Soon :



vendredi 3 septembre 2021

[Track of The Day] Husband - What a World

Mercredi, il était question dans ces pages de The National avec The Angel of 8th Ave. de Gang of Youths. Il va en être question également avec la chanson du jour, What a World, et plus globalement avec l'album 'Cut The Light' de Husband, groupe anglais (découvert ici grâce à Michel Malégeant), dont on ne sait pas bizarrement grand chose (rien chez Discogs ou Rate Your Music). «Bizarrement» parce que ce premier album mérite plus que l'anonymat dans lequel il se débat depuis juin dernier.

Husband présente sa musique comme inspirée de The National, Radiohead, Nick Cave ou PJ Harvey. Il y a de cela, notamment pour les premiers donc. Mais on citera aussi The Twilight Sad, Spencer Krug (pour quelques élans vocaux), ou encore Puressence ou Get Well Soon pour que le tableau soit plus juste.

Sorti en catimini (version digitale uniquement et sans label), 'Cut The Light' est un album de pop (ou de rock, mettez le curseur où vous le souhaitez) très anglais, aux vraies belles chansons et aux mélodies corsetées dans des ambiances sombres et lourdes que viennent éclaircir quelques guitares lumineuses et un piano des plus justes. Alternant morceaux de bravoure (Mirrors) et balades noires, porté par une voix qui flirte régulièrement avec un chant crooner, le tout tient sacrément la route.
Un ensemble dont finalement le seul défaut est sans doute sa production, pas vraiment flamboyante et qui manque autant de relief que de finesse. Mais ne retenir que cela serait très réducteur tant Husband ici fait montre d'un sacré talent de composition et d'écriture (What a World) et a pour lui les chansons qui devraient lui permettre de trouver la lumière qu'il mérite.

Album : Cut The Light
Année : 2021
Label : -

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, What a World de Husband, sa montée et sa fin en apothéose, est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson très réussie de 'Cut The Light' de Husband, voilà Mirrors :

lundi 25 septembre 2023

Marc Desse - Marc Desse [-]

Des excuses s'imposent : longtemps, sur la boite mail consacrée à ce blog (et qui en reçoit des dizaines par jour que je n'ai pas le temps de lire pour être honnête), j'ai reçu des mails de la part de Marc Desse - ou de son management. Si j'ai retenu le nom, je ne suis jamais allé plus loin que la lecture de ces mails promos. Et je n'ai donc jamais posé la moindre oreille sur la musique de ce monsieur.

Dernièrement, je suis tombé sur la pochette du simplement nommé 'Marc Desse', sorti en 2021. Est-ce la photo de notre homme rasé de frais et regardant fixement l'objectif d'un photomaton ? Est-ce parce que j'ai le temps de quelques secondes cru qu'il s'agissait d'un disque de Mike Brant ? Je ne sais pas et cela n'a pas trop d'importance. Ce qui en a par contre, c'est que cette pochette m'a donné envie d'en savoir plus. 

Mais, dans une industrie musicale toujours plus chargée en sorties et où la moindre news est oubliée et remplacée dans la demi-heure par une nouvelle, comment ai-pu tomber sur un album auto-produit, à l'aura confidentielle, deux ans après sa publication ? Tout simplement parce que 'Marc Desse' vient de connaître une réédition (une "Deluxe Edition" même), ce qui n'est pas courant vous admettrez pour un album sorti sans label derrière lui. 

Ainsi, aux onze chansons initiales, Marc Desse en a rajouté pas moins de quatre nouvelles. Quatre titres qui complètent plutôt bien le tracklisting original (notamment Sous le cuir d'un gars et Tout contre moi), même si aucune n'arrive à la hauteur de Les étoiles (en écoute aujourd'hui), morceau absolument formidable et immense coup de coeur, avec sa basse profonde sur laquelle on ne rêve que de se déhancher, et dont je n'arrive pas à comprendre pourquoi il n'a pas été un tube - des chansons françaises aussi bien foutues, aguicheuses et efficaces, ça ne court tout de même pas les rues. 

Espérons donc que d'autres qui, comme moi, sont passés à côté de cet album il y a deux ans sauront rattraper le retard et tomberont sous le charme de ce disque plutôt malin, bien écrit et qui a ce qu'il faut de pop dans les mélodies pour rêver plus grand. Avec toutes mes plus plates excuses monsieur Desse pour ne pas avoir pris le temps de vous écouter plus tôt. Cela ne se reproduira pas. (Sortie : 18 juin 2021 / 7 septembre 2023)

Plus :
'Marc Desse' de Marc Desse est en écoute sur sa page bandcamp
'Marc Desse' de Marc Desse est à l'achat sur sa page bandcamp
'Marc Desse' de Marc Desse est également en écoute sur, notamment, Spotify et Deezer

Trois chansons de 'Marc Desse' en écoute aujourd'hui. L'évident tube Les étoiles pour débuter (en écoute également dans les playlists Spotify, Deezer, YouTube et dans la colonne de gauche du blog). Puis Je ne pars pas sans amour aux atours très Get Well Soon. Et enfin Sous le cuir d'un gars, un des quatre morceaux bonus ajoutés à cette "Deluxe Edition" de 'Marc Desse' :

Trois clips extraits de cet album de Marc Desse. Les étoiles (évidemment), Je t'adore et Tout contre moi :

dimanche 1 janvier 2023

Bilan 2022 : Top 50 « Chansons »


Parce qu'il faut bien finir. Parce que tous ces tops, ça commence à bien faire. Parce que, ça y est, 2022 est très officiellement dans le rétro (et on ne la regrettera pas). Pour tout ça, mettons un point final à cette année avec le traditionnel Top 50 "chansons" (ou morceaux, ou singles, c'est vous qui voyez), ou plus simplement les cinquante titres qui auront fait de ces douze derniers mois 

Mais avant d'entrer dans le vif du sujet, un petit tour chez les copines et copains (ou pas) :
- Les 100 chansons de l’année selon Said The Gramaphone
- « La maison et le monde : le Top 2022 de Jean-Marie Pottier »
- Les 50 chansons de l’année selon The Quietus
- Les 20 albums de 2022 par l'essentiel For The Rabbits
- Le bilan de Ben Laredo en une playlist de 30 chansons pour 30 albums

Il est donc question de cinquante chansons aujourd'hui pour conclure ce top 2022 et ouvrir l'année 2023 (que je vous souhaite par ailleurs la plus belle). Cinquante titres qui m'auront autant enthousiasmé que touché. Avec des balades belles à pleurer, des morceaux qui ne demandent qu'à être que des hymnes rock, des chansons françaises sans frontière, de la soul mâtinée de hip-hop, du post-punk d'excellent aloi, du suédois, du grec, de l'algérien avec un zeste gallois, des choeurs fameux, de la power-pop à tomber. Et un numéro un totalement instrumental, à la mélodie et aux cordes merveilleuses. Bonne(s) écoute(s) !

 

50. Whitney K - Song For a Friend
49. Animal Collective - Strung With Everything
48. Swami John Reis - Ride The Wild Night
47. Lewsberg - Six Hills
46. !!! - Storm Around The World (feat. Maria Uzor)

45. Sports Team - Unstuck
44. Imarhan - Adar Newlan (feat. Gruff Rhys)
43. Lightning In A Twilight Hour - Leaf Fall Is Over
42. Oneida - I Wanna Hold Your Electric Hand
41. Disq - Prize Contest Life

40. Sea Power - Two Fingers
39. Teletype - Everything Everything
38. The Lounge Society - No Driver
37. Body Type - Buoyancy
36.  Cloud Cult - One Way Out of a Hole

35. Pete Astor - English Weather
34. MGMT - Tell It to Me Like It Is
33. Black Country, New Road - Bread Song
32. Jockstrap - Greatest Hits
31. Courting - Famous

30. Cheekface - You Wanna Bomb The Middle East
29. Porridge Radio - Birthday Party
28. Pusha T - Dreaming of The Past (feat. Kanye West)
27. Moddi - Tranøy fyr
26. Jane Weaver - Oblique Fantasy

25. Beyonce - Alien Superstar
24. San Fermin - Tired of Loving You
23. Danger Mouse & Black Thought - Belize (feat. MF DOOM)
22. Weird Nightmare - Lusitania
21. Kevin Morby - A Random Act of Kindness

20. CMAT - No More Virgos
19. Surf Curse - Lost Honor
18. La Maison Tellier - Atlas
17. BAMBARA - Little Wars
16. Bill Callahan - Naked Souls

15. The Beths - Knees Deep
14. Crack Cloud - Please Yourself
13. Panda Bear & Sonic Boom - Livin’ In The After
12. Bazooka - Δικιά Μου Αλήθεια (Dikia Mou Alithia)
11. Little Simz - Heart on Fire

10. Hudson Mohawke - Is It Supposed
09. Florent Marchet - Freddie Mercury
08. Anna Tivel - Black Umbrella
07. Team Me - Every Little Dream
06. Sprints - Literary Mind

05. Laurent Bardainne & Tigre d’Eau Douce - Oiseau (feat. Bertrand Belin)
04. Pascal Comelade - Cimetière de la photographie
03. U.S. Girls - So Typically Now
02. Get Well Soon - I Love Humans
01. Nyx Nótt - Docudrama


 

Vu que lire ce top sans écouter les chansons en question n'aurait qu'un intérêt très limité, ci-dessous, vous trouverez non pas un, non pas deux mais trois lecteurs ! Un chez Spotify, un chez Deezer et un chez Youtube. Bonnes écoutes !

mercredi 11 novembre 2020

Ethan P. Flynn - B-Sides & Rarities: Volume 1 [Young Turks]

Dans une industrie musicale qui n'aime rien de plus que de regarder dans le rétro en rééditant des albums - pas toujours majeurs - en les entourant de démos, de face-B et autres prestations live (plus ou moins) abouties, laissez moi vous présenter Ethan P. Flynn, 21 ans au compteur et qui vient de sortir 'B-Sides & Rarities : Volume 1'. Mais, à la différence de la mode en vigueur, il semble que notre jeune anglais est plus dans le pied de nez qu'autre chose. Car de raretés ou de face-B il ne sera pas question ici vu que ce disque, bien qu'une compilation de chansons écrites par Ethan P. Flynn entre 2015 et 2018, est avant tout son premier album, tant l'homogénéité y est grande.

S'il a su attirer quelques premiers regards avec une première mouture de ce disque en 2019 (7 titres seulement contre 10 ici et un tracklisting différent), c'est (sans doute ?) suite à sa participation à l'album de FKA Twigs l'an passé (il a co-écrit le titre Home With You avec l'anglaise sur 'Magdalene') qu'il a suscité l'intérêt de Young Turks Recordings (FKA Twigs donc, mais aussi Kamasi Washington, Holy Fuck et autres XX) qui publie donc ce 'B-Sides & Rarities : Volume 1'.

Un disque tout à fait épatant, superbement produit et joliment arrangé, un melting-pop attachant et de guingois, plein de sonorités électroniques et r'n'b, d'arrivées musicales impromptues, de clappings et de chœurs. Pas avare de balades mélancoliques tuantes, le tout est chanté d'une voix que d'aucuns diront qu'elle en fait parfois un peu trop, mais qui est belle, pleine de nuance et surtout à l'unisson de ses chansons.

Rappelant par moment Get Well Soon (ou une version 2.0), rapidement addictif, 'B-Sides & Rarities: Volume 1' est un disque tout à fait admirable,  qui révèle un sacré compositeur/arrangeur/producteur. Et qui fait nous interroger : et si la démarche d'Ethan P. Flynn était sincère et qu'il considérait vraiment que ces 10 chansons étaient loin d'être ses meilleures ? (Sortie : 10 septembre 2020)

Plus :
'B-Sides & Rarities: Volume 1' d'Ethan P. Flynn est à l'écoute sur sa page bandcamp
'B-Sides & Rarities: Volume 1' d'Ethan P. Flynn est à l'achat sur sa page bandcamp
'B-Sides & Rarities: Volume 1' d'Ethan P. Flynn est également en écoute chez Deezer et Spotify


Trois chansons de 'B-Sides & Rarities: Volume 1' d'Ethan P. Flynn sont en écoute aujourd'hui. Are You Doing This to Hurt Me (en écoute dans les playlists Spotify, Deezer, YouTube et Qobuz) qui ouvre l'album. Puis le sublime It's Only Me. Et l'onirique Everybody's Dying to Meet You pour finir :





 
Trois clips tirés de 'B-Sides & Rarities: Volume 1' d'Ethan P. Flynn : Are You Doing This to Hurt Me, What You Do to Me et Everybody's Dying to Meet You :





mardi 12 mai 2009

Dear Reader – Replace Why With Funny [City Slang]

C'est fou comme on peut avoir des préjugés un peu stupides. Quand j'ai entendu parler pour la première fois de Dear Reader il y a quelques semaines (et notamment grâce à Pitseleh), la seule chose qui m'a sauté aux oreilles était... qu'ils étaient sud-africains. Et bizarrement, cela m'a un peu repoussé. J'ai tout de suite pensé que ce groupe devait naviguer quelque part dans les eaux troubles de la world music, style musical qui m'est totalement inconnu et pour lequel - tout au moins pour le moment - je n'ai aucune (ou presque) affinité.

Quelle erreur. Un plantage en beauté. Une écoute, une simple écoute des deux premières chansons de ce 'Replace Why With Funny' aura suffit à me confronter à mes contradictions. Car cet album là, le premier pour le trio sous ce nom là (Harris Tweed c'est Dear Reader avec un membre en plus), est un disque pop d'une beauté rare en cette année 2009. Un enchaînement de douceurs pop, extrêmement bien arrangées, où le banjo succède aux violons, où la guitare prend appui sur une batterie raffinée, le tout toujours soutenu par des chœurs envoûtant.

Rappelant aussi bien Emmy The Great (le grain de voix de Cherilyn MacNeil n’est pas si éloigné de celui de l’auteur de ‘First Love’, comme sur Great White Bear) que Fiona Apple (ces élans vocaux quand elle prend d’assaut son piano. Voir Never Goes), mêlant et mariant avec un touché divin des titres tantôt nerveux (Out Out Out), tantôt énergique (Way of The World, tube en puissance) et souvent délicats (Bend, Release Me), touchant parfois au sublime avec The Same, grande chanson de pop orchestrale, ‘Replace Why With Funny’ est un premier disque terrifiant de beauté, pleins de chansons aux contours sereins mais à la réalité triste.

Il y a huit jours, ils étaient sur la scène du Kao à Lyon, en première partie de Get Well Soon. Et si le set de Konstantin Gropper était plus qu'honnête, je n'ai eu d'yeux que pour la première partie. Ce trio charmant de Johannesbourg, véritable révélation pop de mon printemps 2009. (sortie: 20 février 2009)

Son:
Myspace (6 titres en écoute de ce 'Replace Why With Funny')
Site officiel


Deux chansons en écoute (j’aurais osé, j’en aurais mis deux de plus). La première, Great White Bear, est une douceur incroyable qui explique où se réfugier quand rien ne va (à savoir : dans le ventre d’un ours polaire!) et la seconde, The Same, où la mélodie est assurée essentiellement par des chœurs, malheureusement plus en écoute ici mais et .

Et pour finir, le clip de Dearheart, le premier single extrait de ce ‘Replace Why With Funny’:


mardi 29 décembre 2009

Top 50 'Albums 2009': 10-01


Alors qu'on attend toujours que le Naze Journal fasse le sien, Pandaocarré et Mick ont commencé leurs tops albums pendant qu'Arbobo met la dernière touche au sien. The Civil Servant en est quand à lui déjà à la sixième partie de son Ceci n'est pas un classement des albums de 2009. Lyle et sa belle idée (sorte de tournoi pour élire la chanson de l'année) en est au stade des 1/4 de finale, *Kris sort enfin de sa réserve et De La Lune On Entend Tout la joue badge vintage. Et pendant ce temps là, Sonic Eric prouve à son fils que "oui, j'écoute pas que des artistes décédés"!

Et moi me direz-vous? Ben voilà la dernière partie. Après les Eps et autres 7", après le Top chansons, après les 40 premiers disques (ici et ), voilà donc les dix albums qui auront le plus touché mon petit coeur de jeune trentenaire durant cette année 2009. De vraies découvertes, de gros coup de cœur et le disque parfait pour entamer une nouvelle décennie, que l'on passera sans Vic Chesnutt.


En bas du papier, vous trouverez un lecteur grooveshark, comme le veut la tradition.
2009 se referme donc pour I Left Without My Hat. Passez de bonnes fins (déjà!) de fêtes, profitez-bien, portez bien vos masques de grippés A, et rendez-vous en janvier 2010.



10. Jeffrey Lewis & The Junkyard – 'Em Are I [Rough Trade]
Accompagné de The Junkyard (le groupe de son frère Jack), Jeffrey Lewis sort enfin l’album cohérent que l’on attendait depuis 'The Last Time I Did Acid I Went Insane'. S’il ne perd pas de vue l’esprit anti-folk qui est depuis le départ le sien (il est quand même une des pierres angulaires du mouvement), Jeffrey Lewis pond là un '‘Em Are I' qui sent bon le rock bruitiste et les balades country-pop. Cet album, délicieux en tous points, est peut-être d'ailleurs son meilleur.
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09. Dominique A – La Musique [Cinq7]
Dominique A est là et plus que jamais là. Nouvel album et nouvelle réussite. Son ‘La Musique’, plus intimiste et sobre que ses derniers élans, est un vrai manifeste de pop. On retrouve un Dominique A sur le fil, enchainant mélodies travaillées et rythme effréné. Surtout il compose une chanson, refusée par Bashung, peut-être la plus belle de son répertoire, Immortels. Et, en cadeau, il offre un deuxième album, 'La Matière', presque aussi bon, en bonus disque. Ce mec est grandiose.
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08. Fuck Buttons – Tarot Sport [ATP]
Si Surf Solar est indéniablement un des grands hymnes de cette année 2009 (dont il faut écouter la version longue plutôt que la trop courte version single. Voir ), il ne faut pas croire que ce n’est que l’arbre qui cache une forêt. Au contraire, après un ‘Street Horrsing’ redoutable, les Fuck Buttons changent de registre, appellent Andrew Weatherall (un des types derrière Two Lone Swordsmen) à la production, invoquent les claviers hypnotiques et rendent une copie impeccable. Mélange de M83, Animal Collective et Black Dice, ce ‘Tarot Sport’ est un incroyable album festif et exigeant.
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07. Emmy The Great – First Love [Close Harbour]
Guest-vocal du premier album de Lightspeed Champion, Emmy The Great s’est émancipée et sort un premier album doux et beau, qui décrit avec talent un quotidien pas toujours rose. Entre folk, americana et country, la grande Emmy invoque les âmes de Nina Nastasia, Kimya Dawson ou Jenny Lewis. Sacrée parolière, Emmy The Great est une songwriter qui devrait rapidement compter.
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06. Animal Collective – Merriweather Post Pavilion [Domino]
Je vais presque finir par en avoir marre de toujours mettre Animal Collective dans mes tops de fin d’année. Sauf que je ne peux pas faire autrement. La faute à une inventivité sans fin, une certaine idée de la pop et de la musique assez unique. Plus mélodique, fait de beats électro et de toujours autant de psychédélisme, ‘Merriweather Post Pavilion’ propose une nouvelle évolution dans le son du groupe. Une de plus. Avec une grande réussite. Une de plus là aussi.
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05. The Lonely Island - Incredibad [Universal Republic]
L’album le plus crétin de l’année, peut-être même de la décennie. Les tauliers du Saturday Night Live Show, mené par ce taré de Andy Samberg composent un album hip-hop dopé aux lyrics aussi drôles que bien senties. Emmenant dans leur voyage Justin Timberlake (hilarant dans Dick in a Box), Natalie Portman (immense Natalie’s Rap), Julian Casablancas (voir ) T-Pain ou Norah Jones, The Lonely Island réussissent leur pari du comedy-album malin. Hilarant, musicalement béton et complété par quelques clips déjà mythiques, cet album est tout sauf ‘Incredibad’.
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04. Dear Reader – Replace Why With Funny [City Slang]
Dear Reader ou la douceur de l’année venue d’Afrique du Sud. Une vraie révélation qui m’a explosé à la figure un soir où ils ouvraient pour Get Well Soon à la Salle du Kao de Lyon. Ce ‘Replace Why With Funny’ est un magnifique album pop, extrêmement bien arrangé, qui rappelle par moments Fiona Apple. Toutes les chansons respirent ici finesse et délicatesse. Immense coup de cœur.
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03. Mumford & Sons - Sigh No More [Gentlemen of The Road]
Attention gros morceau. Voilà l’album qui peut résumer à lui seul tout un pan de la musique des années 2000. Pop-folk dans la lignée d'Arcade Fire ou de Noah and The Whale, on sent même du Beirut par ci et même du Springsteen là. Il y a tout sur ce ‘Sigh No More’ : des hymnes héroïques et euphoriques, des passages plus touchants. Du banjo, de la mandoline, énergique, efficace, poétique et tout simplement beau, cet album est une collection de perles dont il est très dur de se défaire. Avec Dear Reader, la très grande révélation de l’année.
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02. Vic Chesnutt - At The Cut [Constellation]
Depuis qu’il s’était mis en tête de travailler avec toute la confrérie canadienne du label Constellation, Vic Chesnutt semblait avoir retrouvé une seconde jeunesse. Si ‘North Star Deserter’ était déjà un album sublime, ‘At The Cut’ est d’un autre niveau encore. Plus que jamais post-rock-folk, Vic Chesnutt est ici à son sommet. Les Guy Picciotto, Thierry Amar et autres Efrim sont plus que jamais au service d’un maître à son apogée. Poignant et désespérément beau; 'At The Cut' est une nouvelle bénédiction. Et on pourrait dire la même chose de 'Skitter On Take Off', l'autre album du bonhomme enregistré avec Jonathan Richman.
Bref, un des plus beaux compositeurs qui soit, et qui a préféré tirer sa révérence un soir de noël 2009, nous laissant là, pantois, frissonnant et pleurnichant à chaudes larmes. Heureusement, il nous reste ses 'Is the Actor Happy?', 'Drunk' ou ce 'At The Cut' dont les chansons prennent un sens bien plus terrible qu'il y a encore 1 mois.
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01. Current 93 – Aleph at Hallucinatory Mountain [Durtro Jnana]
Voilà un album terrifiant et incroyablement indispensable en cette année 2009. Current 93 compose ici la bande-son de la fin du monde, de la dévastation, de la destruction, du chaos, du néant. Dronesque, noisy, expérimental, acid-folk, avec guitares taillées en pointe et cordes brillantes mais lugubres, David Tibet et sa grande confrérie (de Rickie Lee Jones à James Blackshaw), pond là un chef d’œuvre dont on ne le pensait plus capable. Œuvre jubilatoire et exigeante, ‘Aleph at Hallucinatory Mountain’ est un bien bel album pour clore la décennie et ouvrir la suivante, sur des bases totalement nouvelles.
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Et comme à chaque fois, un lecteur Grooveshark reprenant un titre de chacun des albums présentés ci-dessus: