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mardi 6 novembre 2012

[Track of The Day] Jerry Douglas - The Boxer (feat. Paul Simon and Mumford & Sons) (Simon & Garfunkel cover)

Si cette chanson se trouve sur le bonus cd du 'Babel' de Mumford & Sons, elle est à l'origine sortie sur 'Traveler', nouvel album de Jerry Douglas.

Un artiste dont j'avoue ne rien savoir. Il n'empêche la reprise qu'il propose de The Boxer, le tube de Simon & Garfunkel, est des plus chatoyantes.
Mieux, afin de ne pas s'attirer les foudres des puristes du duo new-yorkais, Jerry Douglas, convie l'auteur de The Boxer Paul Simon ainsi que les Mumford & Sons.

Alternant délicatesse et franches envolées, cette reprise de The Boxer est en tout cas une belle réussite.

Album : Traveler
Année : 2012
Label : Koch Records

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La reprise de The Boxer est également en écoute sur youtube :

mercredi 18 mars 2009

[Track of The Day] Casiotone for The Painfully Alone - Streets of Philadelphia (Bruce Springsteen cover)

En attendant son prochain album, l'attendu mais très long à venir 'Vs Children' (à sortir finalement cette année chez Tomlab), Owen Ashworth et son Casiotone for the Painfully Alone mettent à jour quinze raretés, enregistrées de 2004 à 2007, dont 4 reprises (celle de Graceland de Paul Simon est surprenante).
Si l'ensemble est plutôt réussi (quoique disparate, il y a quelques bien ici et là quelques titres inutiles), on retiendra quand même la cover très réussie de Streets of Philadelphia de Bruce Sprinsgsteen, dans la plus pure tradition Ashworthienne, avec production foutraque, claviers et ambiance synthétique. Bref, le cheap, c'est chic. 

Album: Advance Base Battery Life 
Année: 2009 
Label: Tomlab

dimanche 30 septembre 2007

[Oldies] Jackson C. Frank – Jackson C. Frank (1965)

Il y a des jours comme ça où rien ne va. Où l’on a beau faire, tout se transforme en catastrophe. Où la moindre de nos initiatives se termine invariablement par un échec. Oui, il y a des jours comme ça. Des semaines même. Et puis, il y a des vies comme ça.

Prenons Jackson C. Frank. Né en 1943 à Buffalo. Mort à 56 ans, sans le sou. A peine sauvé de l’oubli de l’histoire de la musique par un jeune fan de folk. Un artiste pétri de talent qui aura connu les affres du mauvais œil : il échappe d’un rien à un incendie dans son école à 11 ans, où 18 de ses camarades trouvent la mort ; son âme-sœur, sa muse Sandy Denny l’abandonne (avant de mourir quelques années plus tard, à 30 ans); sa deuxième femme le quitte lorsque son fils décède alors qu’il n’est qu’un bébé ; il enchaîne les dépressions, connaît les « joies » de l’hôpital psychiatrique, perd l’usage de ses deux jambes et finit infirme et borgne. Bref, le bonheur et la chance réunis en un seul être.

Tout cela ne l’a toutefois pas empêché, le temps de 3h à Londres et avec l’aide de Paul Simon, de signer un des plus beaux disques des années 60 : 'Jackson C. Frank'. Peut-être même le plus grand disque de folk des sixties.
Un disque d’une tristesse insondable, à l’image de sa vie et de ce qu’elle allait devenir. Dix titres ébouriffants, portés par une voix, mélange de douceur et de profondeur, assez exceptionnelle. Un album traversé d’histoires d’amour déchirantes et de cœur brisés, de mélodie splendides et de touché de cordes délicat. Tout y est. De l’acabit d’un Dylan. Et même plus tiens, Bob Dylan, pourtant héros de l’auteur de ces lignes, n’ayant jamais sorti un album folk de cette classe là.

Dans les années 90, Jim Habbot, un jeune fan de folk entame une véritable enquête policière pour remettre la main sur Jackson C. Frank, le retrouve, fait sortir de l’oubli le disque qui porte son nom ainsi que cinq titres de 1975, du même niveau que ceux enregistrés dix ans plus tôt (que l’on peut retrouver sur les diverses rééditions qui verront le jour dès 1995).
En 2003, Vincent Gallo ajoute même Mik and Honey, son grand œuvre, au générique de son film The Brown Bunny, assurant par la même à Jackson C. Frank un début de notoriété posthume. Notoriété qui reste toutefois à des années lumière de ce qu’elle devrait être vu la qualité incroyable de cet album.

Car cet album est un disque impensable. Qui donne les larmes aux yeux. Qui rend bouche bée. Et ahuri. Un album indispensable aussi pour qui veut comprendre l’histoire de la musique contemporaine. Car Jackson C. Frank, avec ce simple et unique disque qui ne sortira jamais de la communauté folk de l’époque, va inspirer bon nombre d’artiste en devenir. Dont un certain Nick Drake, autre génie malheureux et bouleversé, qui puisera tonnes d’inspirations dans ce répertoire de quinze titres. Un Nick Drake qui finira lui aussi plutôt mal. A croire que l’on paye un certain tribut à s’inspirer de Jackson C. Frank, poissard de talent mais artiste de génie. M’étonnerait pas que l’ami Syd Barret n’ait pas usé jusqu’à la corde cet album là tiens.

Nb: cette chronique n'est finalement pas nécessaire. Une seule lecture concernant Jackson C. Frank vaut le détour. Celle de Raoul-Lachenay, auteur d'un très beau texte sur le bonhomme et sur sa vie, et qui m'aura fait découvrir cet artiste. Cet article se trouve ici, sur Ordet Blog (le blog qu'il faudrait garder s'il ne devait en rester qu'un seul)

Première sortie : 1965 (CBS)
Dernière réédition : 2003 (Sanctuary)

Son :
Myspace (un myspace de fan, évidemment, avec 5 titres en écoute).

Vu qu'on est dimanche et vu la qualité de cet album, trois titres en écoute: Milk and Honey, Don't Look Back et Dialogue. Enjoy!

mercredi 10 septembre 2014

[Track of The Day] Erland and The Carnival - Quiet Love

Attention : voilà l'album le plus triste de la rentrée : 'Closing Time' de Erland And The Carnival. Et il ne fait pas semblant. Du tout.

Troisième album du duo Erland Cooper/Simon Tong, 'Closing Time' parle d'amour déçu, déchu, de déchirures atroces. Le tout avec deux chansons qui posent bien le décor : Closing Time et Wrong.

Ces textes se baladent sur des ritournelles pop délicates, un piano joliment joué, des arrangements soignés et même la présence de Paul Weller (difficile qui fait quoi mais il serait, au moins, sur Quiet Love, la chanson du jour). Seule exception - notable, Birth of a Nation, plus synthétique et enjouée que ses congénères.

Si on notera que le milieu de l'album baisse en qualité, l'ensemble est plutôt réussi. Pas l'album de l'année, loin de là. Mais  un joli disque, court (37 mns). Et qui va bien au teint finalement.

Album : Closing Time
Année : 2014
Label : Full Time Hobby

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Erland and The Carnival parlent de 'Closing Time' en faisant un track by track intéressant. A lire ici.

Quiet Love est également en écoute ci-dessous :


Daughter, la chanson qui clôt 'Closing Time', est à découvrir ci-dessous :



Pour finir, le clip de Quiet Love, tourné dans une salle de bingo :