Affichage des articles triés par pertinence pour la requête barbara. Trier par date Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête barbara. Trier par date Afficher tous les articles

jeudi 30 avril 2020

[Track of The Day] Angelo De Augustine - Santa Barbara

Si Sufjan Stevens a mis de côté son '50 States Album Project' - idée un peu folle de concevoir un album pour chacun des états des États-Unis (deux ont été officiellement réalisés à ce jour : 'Michigan' et 'Illinois') -, et même si l'on peut légitimement considérer que 'Carrie & Lowell' est l'album de l'Oregon et 'The BQE' celui de l’État de New-York (d'autres imaginent même que 'The Age of Adz' est celui de la Louisiane !), il semble que ses compagnons de label (ou « ses artistes » vu que c'est lui le patron) aient décidé de l'aider dans cette quête abandonnée.

A quatre jours d'intervalle, Denison Witmer et Angelo De Augustine sortaient en effet des chansons nommées après deux célèbres villes de Californie, San Francisco pour le premier, Santa Barbara pour le second. Cette dernière est particulièrement jolie, douce mélopée mélancolique jouée au piano et à la guilele (instrument hybride entre la guitare et le ukulélé) où Sufjan Stevens vient apporter - notamment - sa voix en guise de chœurs. 

En 2005, j'avais eu la chance de pouvoir interviewer ce dernier en marge de la sortie d''Illinois'. Amusé et fourmillant d'idées, il m'avait dit qu'il ne s'interdisait pas de sortir un disque de hip-hop pour la Californie. Et pourquoi pas à la place une compilation de chansons ayant trait au Golden State, tirées du catalogue plutôt fourni d'Asthmatic Kitty ? L'ombre de Sufjan Stevens planant un peu sur toutes les sorties du label, il y aurait une certaine cohérence. Et on appellerait ça 'California (with) Love'.

Album : -
Année : 2020
Label : Asthmatic Kitty


En plus des playlists Spotify, Deezer, YouTube et Qobuz, Santa Barbara d'Angelo De Augustine est également en écoute ci-dessous :


Le clip de Santa Barbara d'Angelo De Augustine :



mardi 1 septembre 2020

[Track of The Day] Barbara Carlotti - Ici (feat. Pierre Gambini)

Il faut bien admettre que Barbara Carlotti et moi sommes souvent passés l'un à côté de l'autre. Enfin, Barbara Carlotti... Disons plutôt ses chansons, ne prenons pas nos rêves pour des réalités.
Mais ces rendez-vous manqués, ces chansons que je n'ai pas assez écoutées, ils sont eux bien réels. Pourtant, pour nombre de ses albums, je suis tombé sous le charme de ses compositions, de ses mélodies pop, de sa voix belle en diable autant que taquine. Avant, sans vraiment savoir pourquoi, de les délaisser. Sans doute par un trop plein de musique, ou par un manque certain de temps - raison d'autant plus ridicule que l'on sait bien qu'on a toujours le temps, il suffit juste de le prendre.

Je vais donc me faire la promesse pour ce nouvel album, 'Corse, Île d'Amour', de m'y plonger entièrement. En espérant y retrouver ce que je n'ai fait jusque là qu'effleurer, ou simplement des chansons de la qualité d'Ici (en écoute aujourd'hui), en duo avec Pierre Gambini, chanteur et compositeur corse. De toutes façons, même si le disque n'était pas à la hauteur de ce premier morceau onirique et planant à souhait, il me restera cinq albums de Barbara Carlotti à (re)découvrir. C'est bien parfois d'avoir des piqûres de rappel de ce à côté de quoi on sait être passé.

Album : Corse, Île d'Amour
Année : 2020
Label : Elektra France


En plus des playlists Spotify, Deezer, YouTube et Qobuz, Ici de Barbara Carlotti est également en écoute ci-dessous :



mardi 28 avril 2020

[Track of The Day] Arandel - Bluette (feat. Barbara Carlotti)

Alexandre Astier lui consacra un de ses spectacles ('Que ma joie demeure !' en 2012). Aujourd’hui, c'est au tour d'Arandel de mettre en lumière ses compositions. Décidément, il se passe quelque-chose entre Lyon et Jean-Sébastien Bach.

Arandel, découvert par le beau et novateur 'In D' en 2010, revient donc avec un nouvel album, conceptuel encore une fois, le lyonnais aimant créer des œuvres à l'unité profonde. Un disque enregistré (en partie) à la Cité de la Musique, avec des instruments anciens (« viole de gambe, clavicorde, ondioline, violoncelle Zach, orgue expressif Müller, violon à pavillon » comme le détaille le papier très complet du Petit Bulletin au sujet de l'album, voir plus bas) et joués par des spécialistes.
Arandel approche l’œuvre du compositeur allemand avec une vision de son époque, plus électronique, en ajoutant des voix ici et là (notamment le sublime Bluette, qui porte bien son nom, avec Barbara Carlotti, en écoute aujourd'hui), triturant, transformant et adaptant sonates et autres adagios vieux de 300 ans, avec un respect et une finesse peu surprenante concernant notre homme. Séduisant et onirique, ce 'InBach' est autant d'une beauté très actuelle que d'un autre âge.

NB : Cet article du Petit Bulletin vous en apprendra beaucoup sur ce 'InBach' d'Arandel. Très détaillé et intéressant sur la fabrication, l'interprétation et le sens de ce disque.

Album : InBach
Année : 2020
Label : InFiné


En plus des playlists Spotify, Deezer, YouTube et Qobuz, Bluette d'Arandel (basé sur Ich ruf zu dir, Herr Jesu Christ (BWV 639) de Bach et avec Barbara Carlotti au chant) est également en écoute ci-dessous :



Autre extrait d''InBach' d'Arandel, voilà Hysope (basé sur Erbarm’ Dich Mein, O Herre Gott, BWV 721 de Bach) :


Le clip de Bluette d'Arandel :



mardi 18 juillet 2017

[Track of The Day] The Beach Boys - God Only Knows (Brian Sings Lead)

Un grand piano blanc. Et un homme, rondouillard, vieilli, aux cheveux grisonnant, assis derrière. Brian Wilson. A ses côtes, son vieux compère des Beach Boys Al Jardine, et tout un groupe dédié à une seule chose : continuer à faire vivre les chansons de Brian Wilson, un des compositeurs les plus talentueux de l’histoire de la musique contemporaine. Et notamment celle de 'Pet Sounds', mythique album parmi les mythiques albums, dont la tournée actuelle fête depuis l'an passé les 50 ans.

Et c’est dans un Théâtre Antique de Fourvière à Lyon, pas totalement rempli, que tout ce beau monde a donné rendez-vous à son public. Un concert de 2h30, découpé en trois parties. La première voit le groupe, sous un soleil déclinant, enchaîner quelques (grands) succès des Beach Boys, de façon assez chronologique. Le groupe est à l’aise, Al Jardine est en forme, les autres sont au diapason et sortent une partition parfaite ; même si l’on passera sur la fin du set et quelques chansons des années 70 pas forcément remarquables (et que je ne connaissais pas), un peu trop ampoulées à mon goût (notamment par un Blondie Chaplin et sa tronche entre Lou Reed et Darry Cowl qui en fait des caisses à n'en plus finir).
Le maître que le public est venu célébré est quant à lui toujours derrière un grand piano blanc, au centre de la scène. Il a beau parler entre chaque morceau et notamment présenter les musiciens qui vont prendre le lead au niveau de la voix ou au niveau de la guitare, il semble un peu ailleurs.

La première partie se termine par Sail On, Sailor et sur la fin instrumentale, Brian Wilson, claudiquant et aidé sur la fin par un des membres de son staff, quitte la scène. C’est l’heure de l’entracte (normal, on est dans un théâtre). Puis un des membres revient sur scène pour appeler et présenter un à un tous les musiciens du groupe. Al Jardine est annoncé en avant dernier et alors qu’il rentre sur scène et est acclamé, Brian Wilson le suit, comme s’il voulait échapper à l’ovation monstre qui s’annonce.

Léger flottement et le groupe embraye pour dérouler 'Pet Sounds', dans son intégralité et dans l’ordre évidemment. Chose pour laquelle le public est évidemment venu. Les voix sont assurées par Al Jardine, mais surtout par Brian Wilson lui même pour les parties plus graves et par Matt Jardine (fils de) pour les parties les plus hautes. Un Matt Jardine qui est quasiment un sosie vocal bluffant de Brian Wilson jeune (même s’il monte un peu moins haut). Et la magie opère. Notamment parce que le groupe derrière est fantastique, restituant quasiment à la perfection les sonorités audacieuses d’un disque qui a un demi-siècle.

La foule s’emballe sur Sloop John B (ou Brian Wilson retrouve un regain d’énergie) avant d’avoir droit à un très beau God Only Knows, où la magie opère merveilleusement. 'Pet Sounds' se termine, Brian Wilson sort de scène avant même la fin de Caroline No, puis revient, avant que le groupe n'enchaîne sur quelques autres gros tubes (Good Vibrations, Barbara Ann, Surfin' U.S.A., ce genre de broutilles). La foule, massée dans les gradins, descend alors dans la fosse (assise elle aussi) pour un final en apothéose. Le groupe salue, comme au théâtre une nouvelle fois, puis disparait pour de bon.

Et cette impression qui reste : malgré la présence d’Al Jardine, difficile de ne pas se dire qu’on est en face d’un groupe qui reprend les Beach Boys ; un peu à la manière The Rabeats pour les Beatles. C'est extrêmement bien fait, le groupe est de très grande qualité, mais avec aussi peu de membres d'origine, difficile de s'enlever cette idée de la tête. On se rend également vite compte que Brian Wilson, caché derrière son piano blanc, ne doit rien jouer du tout ou, s’il joue, que rien ne ressort au niveau de la sono. On sent l’homme fatigué, ailleurs. Ânonnant plus que chantant, il a l'air perdu, semblant parfois se demander ce qu’il fait là. 

Pour autant, on le sent régulièrement revenir parmi nous, expliquer qu’il a écrit telle chanson à 19 ans, que le prochain morceau de 'Pet Sounds' est seulement instrumental (comme s’il n’imaginait pas que la foule devant lui connaissait chaque note du disque par coeur), ou demandant au public de s’asseoir pendant une standing ovation sur une des chansons de la première partie. Et mieux, ce qu’il fait avec le groupe est très bien réglé. La partie 'Pet Sounds' a ceci d’assez formidable que les enchaînements entre les voix de Brian Wilson et de Matt Jardine coulent parfaitement : tout y est fluide et léger. Et sonne vrai. On a vraiment l'impression d'une discussion entre l'ancien Brian Wilson et le nouveau.

Enfin, et surtout peut-être, il est très touchant de voir Brian Wilson chanter de sa voix fatiguée et agitée le disque qui l’a rendu mythique. D’hésiter, d’être dans une autre tonalité, comme s’il ne pouvait pas faire autrement. Cela renforce le pouvoir émotionnel de certaines chansons (I'm Waiting For The Day, You Still Believe in Me), notamment sur une des plus belles chansons du monde (God Only Knows, whatelse ?).

La soirée était donc belle. Le temps était bon. Les mélodies indémodables. La foule respectueuse et vraiment fan de l’œuvre des Beach Boys et de son maître absolu. Brian Wilson semble au bout du rouleau certes. Mais vu la vie qu’il a eu, tous les pépins qu’il s’est créé ou toutes les saloperies qu’on lui a faite, difficile de ne pas comprendre. Chapeau bas, génie.

Setlist :
Set 1
California Girls
Dance, Dance, Dance
I Get Around
Shut Down
Little Deuce Coupe
Little Honda
In My Room
Surfer Girl
Do It Again
Add Some Music to Your Day
Don't Worry Baby
Let Him Run Wild
Darlin'
Feel Flows
Wild Honey
Sail On, Sailor

Set 2 : 

'Pet Sounds'

Encore :
Good Vibrations
Help Me, Rhonda
Barbara Ann
Surfin' U.S.A.
Fun, Fun, Fun
Love and Mercy


Album : The Pet Sounds Sessions
Année : 1997
Label : Capitol

Acheter


En plus des lecteurs Spotify et Deezer, la version de God Only Knows, chanté par Brian Wilson, est à écouter ci-dessous :


vendredi 19 octobre 2018

[Track of The Day] The Last Detail - Fun Fair

De A Girl Called Eddy (l'alias artistique de Erin Moran), je me souviens du premier album et de son bel artwork qui imitait ces vieilles pochettes usées où la marque du vinyle ressortait. Un joli disque par ailleurs, signé chez ANTI- mais qui n'avait, à ce dont je me souviens, pas eu le succès attendu.
De Mehdi Zannad, français et leader de Fugu, je ne sais rien (mais j'ai tout de même appris qu'il avait avec son groupe partagé quelques split-7" avec des gens hautement recommandables comme Stereolab ou Saint-Etienne et qu'il avait produit et/ou arrangé des disques de Barbara Carlotti, Tahiti 80 ou April March).

Ce que je sais cependant, c'est que A Girl Called Eddy et Mehdi Zannad, sortiront dans quelques jours un premier album ensemble sous le nom de The Last Detail (qui vient du film de 1973 du même nom avec Jack Nickolson). Les choses étant bien faites, ce disque au titre éponyme, verra le jour sous la bannière Elefant Records, pas avare de bijoux pop depuis des décennies (rien que cette année, on leur doit le somptueux 'Take Me All Over The World Ep' de The Yearning et l'excellent single pop Summer Days d'Alpaca Sports).

Deux chansons sont à ce jour déjà parues. Et la plus belle est sans doute Fun Fair (en écoute aujourd'hui), magnifique balade pop entre sixties et seventies, à la fin exquise, où la mélodie fait mouche instantanément. Et à lire les mots de Harvey Williams (ex-Another Sunny Day et autres Field Mice), on serait sur un disque de très haute volée. Je ne pensais pas attendre un jour le mois de novembre avec autant d'impatience.

Album : The Last Detail
Année : 2018
Label : Elefant Records

Acheter

En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Fun Fair de The Last Detail est également en écoute ci-dessous :



Le second extrait de ce premier album de The Last Detail est également en écoute ci-dessous. Il est réussi lui aussi, et s'intitule Trust Your Buddy :


Pour finir, le clip de Fun Fair, premier extrait de cet album de The Last Detail :



jeudi 23 avril 2009

Various Artists - Score! 20 Years of Merge Records: The Covers! [Merge]

Il y a plusieurs façons d’aborder une compilation de reprises: soit on se focalise sur les reprises en elle-même et on compare le tout aux versions originales (voir ici). Soit on prend ça comme un album lambda, rempli de nouvelles compositions, en ne s’attardant que sur les versions qui frappe nos tympans, sans jamais se préoccuper du passé.

Pour parler de ‘Score! 20 Years of Merge Records: The Covers!’, j’ai choisi la seconde solution. Pour deux raisons: la première est que je ne connais pas tous les morceaux repris ici et issus du catalogue de Merge.
La seconde est que certaines versions sont tellement belles qu’il serait de mauvais goût de vouloir les comparer aux versions originales.

Merge a donc vingt ans. Et pour célébrer ça, le label de Caroline du Nord – créé en 1989 par Laura Ballance et Mac McCaughan pour sortir les albums de leur groupe, Superchunk – met les petits plats dans les grands en conviant vingt-deux artistes (tous non-signés chez Merge) à reprendre vingt compositions plus ou moins mythiques du label.

Au programme des réjouissances donc, Bright Eyes qui chante un sublime Papa Was a Rodeo (écrit à la base par The Magnetic Fields) dans un mélange de folk, de country et d'airs hawaïens, The Apples In Stereo se permet le luxe de chiper le temps d’à peine 2 mns un titre des Neutral Milk Hotel, Bill Callahan (Smog) - dont on évoquera plus que très prochainement le nouvel album dans ces pages - se prend pour Vic Chesnutt sur Santa Maria, The New Pornographers évoquent presque les Jam sur Don’t Destroy This Night tandis qu’Okkervil River surprend son monde avec All Your Little Suckers et sa boite à rythme. Ajoutez à cela les présences de Death Cab For Cutie, The Mountain Goats ou encore de Broken Social Scene et vous pouvez vous faire une idée du plateau très intéressant réuni autour de ce ‘Score! 20 Years of Merge Records: The Covers!’.

Cependant, un titre attire en particulier l’attention. Une chanson que Cécile avait déjà évoquée ici. Sauf que contrairement à elle, je trouve ce morceau renversant : The National est encore dans le bon wagon : tout y est, des arrangements à la voix, tout transpire la classe. Mieux, St Vincent, artiste qui ne m’a jamais franchement transcendé, y livre une prestation splendide de tenue, de délicatesse et de discrétion.

Tirée à 7500 exemplaires et aux fonds récoltés reversés à une association caritative, aussi bien rock que pop, folk que country, ‘Score! 20 Years of Merge Records: The Covers!’ est un projet qui tient la route, peut-être pas du niveau de ‘Dark of The Night’ certes, mais qui a quand même sacrément de la gueule sur certains passages. Moi qui avouais ne pas aimer les compilations il y a peu, j’en suis pour mon argent. (sortie: 7 avril 2009)


Tracklisting:
01. Quasi - Beautiful Things [3Ds cover]
02. Les Savy Fav - Precision Auto [Superchunk cover]
03. The Shins - Plenty Is Never Enough [Tenement Halls cover]
04. St. Vincent and the National - Sleep All Summer [Crooked Fingers cover]
05. Broken Social Scene - Complications [The Clean cover]
06. Ryan Adams - Like a Fool [Superchunk cover]
07. Bright Eyes - Papa Was a Rodeo [The Magnetic Fields cover]
08. Lavender Diamond - New Ways of Living [Destroyer cover]
09. The Apples in Stereo - King of Carrot Flowers Pt. 3 [Neutral Milk Hotel cover]
10. Laura Cantrell - Cowboy on the Moon [Lambchop cover]
11. Bill Callahan - Santa Maria [Versus cover]
12. Barbara Manning - Through With People [Portastatic cover]
13. The Mountain Goats - Drug Life [East River Pipe cover]
14. The New Pornographers - Don’t Destroy This Night [The Rock*A*Teens cover]
15. Tracey Thorn and Jens Lekman - Yeah! Oh, Yeah! [The Magnetic Fields cover]
16. The Hive Dwellers - My Noise [Superchunk cover]
17. Ted Leo & the Pharmacists - The Numbered Head [Robert Pollard cover]
18. Okkervil River - All You Little Suckers [East River Pipe cover]
19. Death Cab for Cutie - Kicked In [Superchunk cover]
20. Times New Viking - Neighborhood #1 [Arcade Fire cover]

Nb: Pour commander le disque, c’est ici (site officiel de Merge) ou (entre autres).

Son:
Page officielle (ce ‘Score! 20 Years of Merge Records: The Covers’ y est en écoute intégrale)


Vingt titres au total. Et quatre titres en écoute : le sublime titre de St. Vincent & The National, Sleep All Summer, enchainé avec celui de Broken Social Scene Complications. Puis retour à Conor Oberst et ses Bright Eyes pour Papa Was a Rodéo avant de conclure par la voix majestueuse de Bill Calllahan sur Santa Maria. Enjoy. (malheureusement plus en écoute).

jeudi 31 août 2017

[Track of The Day] Seabirds - Independent Horses

Pour fêter ses 20 ans, le label de Santa Barbara Matinée Recordings a sorti il y a 2 mois une compilation intitulée ‘Matinée Idols’. Quatorze titres au programme avec parmi les groupes qui ont fait l’histoire de ce label que je connais vraiment peu.

Ici tous les groupes présents ont participé avec un nouveau morceau, un inédit perdu dans des sessions d’enregistrements passées ou une ancienne chanson réenregistrée.

On y retrouve les noms de Champagne Riot (avec un analogique Ingrid Bergman) ou Math and Physics Club (leur Shadows Longer est absolument délicieux). Et on y fait surtout de bien belles découvertes : The Popguns, Last Leaves, The Electric Pop Group, Seabirds (leur Independent Horses est ma chanson du jour) ou encore Tinsel Heart. Mais plus globalement, c'est toute la compilation qui regorge de beaux morceaux, de chansons classes au romantisme plein de guitares. De l'indie-pop de grande qualité, forcément.

NB : A noter que sur cette même compilation on trouve un titre de The Catenary Wires, une des têtes d’affiche du prochain Paris Pop Fest les 22 et 23 septembre prochain ! Plus d'infos là.

Album : Matinée Idols
Année : 2017
Label : Matinée Recordings

Acheter



En plus du lecteur Spotify (l'album est absent de Deezer), Independent Horses de Seabirds, issu de cette compilation ‘Matinée Idols’ est également en écoute ci-dessous :



Autre extrait, Postcard de The Electric Pop Group, première chanson du groupe en 4 ans !


Allez, c'est fête, un troisième titre : You Saved Me From Myself de The Catenary Wires, présents donc au Paris Pop Fest les 22 et 23 septembre prochain.





Enfin, plus simplement, toute cette ‘Matinée Idols’ est en écoute sur le soundcloud de Matinée Recordings.

jeudi 5 mars 2009

The Lonely Island - Incredibad [Universal Republic]

Certains (beaucoup?) d’entre vous regardent peut-être régulièrement les élucubrations de trois joyeux drilles dans une émission américaine diffusée chaque semaine sur NBC. Son nom : The Saturday Night Live Show.

Dans cette émission, Andy Samberg, Akiva Schaffer et Jorma Taccone s’amusent à partir en vrille complet avec quelques guests de renom, la plupart du temps via des chansons aux paroles aussi débiles qu’hilarantes.

Devenus incontournables dans le paysage audiovisuel américain, les trois compères passent aujourd’hui au format album en compilant le meilleur des morceaux composés pour le show et en en intégrant d’autres. La plupart du temps, ce genre d’initiative se révèle souvent d’une inutilité crasse. Sauf ici.

Car ‘Incredibad’ des Lonely Island (leur nom de scène), s’il est un disque ovni, est surtout un album réussi où se mélangent hilarité générale et esthétique hip-hop mainstream pleine de fuck, dick, motherfuckers et autre bitch, produit, entres autres, par Sly & Robbie et Dj Nu-Mark. Rien de moins.

En 19 titres, Andy Samberg, Akiva Schaffer et Jorma Taccone emmènent dans leurs bagages des stars à faire pleurer d’envie plus d’un producteur : Natalie Portman (qui fait montre d’une hargne et d’une vulgarité irrésistible: «What you want Natalie? (To drink and fight!) What you need Natalie? (To fuck all night!)»), T-Pain (qui part sur un bateau avec les trois lurons et n’en reviens toujours pas avec sa voix autotunée à mort «Yeah, never thought I'd be on a boat // It's a big blue watery road //Poseidon, look at me, all hands on deck //Never thought I'd see the day // When a big boat coming my way // Believe me when I say I fucked a mermaid»), Julian Cassablancas (The Strokes), Norah Jones, Jack Black (qui nous présente un saxophoniste du Tennessee un peu timide). Bref, du délire à toutes les pistes.

Et surtout sur une. Celle qui a fait du trio des célébrités : Dick in a Box, avec Justin Timberlake en featuring (et à mourir de rire). Un titre et une vidéo qui a fait le tour du monde. L’histoire de deux mecs un peu débiles qui, dans une ambiance à la Santa Barbara, expliquent à leurs copines que le meilleur cadeau qu’ils puissent leur offrir, c’est... leurs bites dans une boite:

«Not gonna get you a diamond ring // That sort of gift don't mean anything // Not gonna get you a fancy car // Girl ya gotta know you're my shining star // Not gonna get you a house in the hills // A girl like you needs somethin' real // Wanna get you somethin' from the heart // Somethin' special girl // It's my dick in a box, my dick in a box babe»
.

Un titre qui prend toute son ampleur en vidéo. Car oui, ne le cachons pas, accompagné d’un clip (voir plus bas), ces titres là multiplient par dix leur potentiel d'hilarité.

Mais attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit: le disque se suffit à lui-même. Car en mariant hip-hop explosif (nerd et bas du front) et paroles stupides mais délirantes The Lonely Island font de cet ‘Incredibad’ une franche réussite.
Cet album tient musicalement la route tout du long (même leurs interludes sont funky comme ce Shrooms qui rend hommage à Super Mario) et voit l’auditeur s'esclaffer plus souvent qu’à son tour (certes à condition de comprendre un minimum l’anglais). Surtout, il consacre trois américains pétris d’humour et talent et amoureux de musique. Un Comedy-album crétin et de grande qualité en résumé. (sortie : 10 février 2009)

Son :
Myspace (tous les titres de ce 'Incredibad' sont en écoute. Mais vu que nous sommes ici chez Universal, ce ne sont que des extraits)
Site officiel

Nb : ‘Incredibad’ est disponible en version cd+dvd compilant 8 clips de chansons tirées de l’album. Rien de moins qu’un must-have.

Contrairement à d’habitude, il n’y aura pas de morceaux en écoute. Mais quatre clips. Le célébrissime Dick In a Box avec Justin Timberlake, I’m On a Boat avec T-Pain, l’hargneux Natalie's Rap et – peut-être – le meilleur des 19 titres, Jizz In My Pants (littéralement : «j’ai joui dans mon fut»). Un régal tout du long. Que vous pourrez savourer en lisant les paroles en anglais en cliquant ici (histoire aussi de passer outre la censure des mots un peu vulgaires).

The Lonely Island - Dick In a Box (feat. Justin Timberlake)




The Lonely Island - I'm On A Boat (feat. T-Pain)



The Lonely Island - Jizz In My Pants



The Lonely Island - Natalie's Rap


mercredi 1 novembre 2017

[Track of The Day] Barbarie Boxon - Ciel Bleu

Découvert il y a quelques semaines de cela via ‘Profession Chanteur’, best-of de Benjamin Schoos, Freaksville est décidément un label épatant. Dernière découverte en date, Barbarie Boxon, un duo à l’activité discographique très réduite.

Créé en 2011 par Barbara Malter-Terrada et Thierry Bodson, désormais groupe (Didier Van Uytvanck et Guillaume Magne ont rejoint le duo), Barbarie Boxon vient de sortir ‘Ciel Bleu Ep’, son deuxième disque… en près de 7 ans d’activité.

Ces jeunes gens prennent leur temps. Leur pop en prend moins pour accrocher l’oreille, dodeliner de la tête et ensorceler l’auditeur de ses rythmes lascifs, pas toujours réguliers, de ses guitares grincantes ((Baiser) la mort) ou de cette basse vraiment belle tout du long.
Piochant ses influences aussi près de Gainsbourg que de Tricatel et Burgalat, Barbarie Boxon est un groupe qui n'aurait pas dépareillé sur le 'Broken Homeland' de Valparaiso ((Baiser) la mort y avait sa place). Et dont Ciel Bleu, en écoute ce jour, a un sacré potentiel.

Album : Ciel Bleu Ep
Année : 2017
Label : Freaksville Records

Acheter


En plus des playlists Spotify et Deezer dans la colonne de gauche, Ciel Bleu de Barbarie Boxon est également en écoute ci-dessous.



Autre réussite du ‘Ciel Bleu Ep’ de Barbarie Boxon, voilà (Baiser) la mort :


Pour finir, le clip de Ciel Bleu de Barbarie Boxon :



lundi 15 novembre 2021

Julien Ribot - Do you feel 9? [December Square]

Si comme moi, Julien Ribot est un nom qui ne vous dit rien, commençons par le commencement et présentons le bougre. Sachez donc que Julien Ribot, en plus d'être né le 19 mai 1973 à Nice, « est le trisaïeul de Théodule Armand Ribot, créateur de la Revue Philosophique (1876) et auteur de l'Essai sur l'imagination créatrice (1900) ». Voilà pour le point Wikipédia.

Plus prosaïquement, Julien Ribot est surtout un artiste aux multiples facettes, ce qui est peu de le dire vu qu'en plus d'être un auteur-compositeur pour lui ('Do you feel 9?' est son cinquième album) et arrangeur pour les autres, il réalise des films, des clips (dont celui de Son of Mystery d'Orouni) ou encore monte des pièces de théâtre. Tout un programme.

Et donc, quasiment dix ans après 'Songs for Coco', Julien Ribot s'est remis à composer et sort 'Do you feel 9?' chez December Square. Et autant le dire tout de suite, cet album est un petit bijou de pop orchestrale très bien orchestrée et qui n'a pas oubliée ses années 70.

Entièrement chanté en anglais (sauf les quelques mots de la fin du dernier morceau prononcés par une enfant), composé autour de la personnalité et de l'histoire d'un certain Neon Juju, 'Do you feel 9?' est un disque qui va puiser son inspiration chez David Bowie (et pas que sur We Obi Diva, évidente ode à l’œuvre du Thin White Duke), Air ou MGMT, tout en faisant de l’œil aux dernières aventures plutôt symphoniques des Foxygen. On a droit ici une certaine idée de la pop des 70s, léchée et lettrée. On pense aussi aux Polyphonic Spree dès que les choeurs, qu'ils soient d'enfants ou d'adultes, se taillent la part du lion (Hey You Know Wonderland!, Time Is A Fruit et Neon Juju).

Peu d'écoutes (en fait une seule) sont nécessaires pour se rendre compte à quel point Julien Ribot a composé là un album majuscule et ambitieux, aux neuf chansons immédiatement irrésistibles. 'Do you feel 9?' est un disque sidérant de beauté, de classe, qu'il distille entre pop baroque et glam-rock, aidé par quelques invités de marque (Fred Frith à la guitare sur quatre titres ; Jimi Tenor, croisé au mitan des années 2000 et son époque Kitty-Yo, qui ramène sa flûte sur Annabelle (Part. I) ; Olivier "O" Marguerit, Barbara Carlotti et Rémi Antoni d'Orouni qui viennent faire les backing-vocals de Neon Juju ; to name a few...) qui apportent tous leur écot à l’œuvre géniale d'un compositeur génial. D'ailleurs, arrêtons de tourner autour du pot, et ne mentons ni sur la marchandise ni à nous même : ce disque de Julien Ribot n'est ni plus ni moins qu'un chef d’œuvre. (Sortie : 29 octobre 2021)

Plus :
'Do You Feel 9?' de Julien Ribot est à l'écoute sur sa page bandcamp
'Do You Feel 9?' de Julien Ribot est à l'achat sur sa page bandcamp
'Do You Feel 9?' de Julien Ribot est également en écoute sur Spotify et Deezer


Trois chanson de 'Do You Feel 9?' de Julien Ribot en écoute. Hey You Know Wonderland
et ses choeurs à tomber pour ouvrir le bal (en écoute également dans les playlists Spotify, Deezer et Youtube). Puis, We Obi Diva, chanson hommage à David Bowie (dont le titre est presque l'anagramme). Et enfin la chanson d'ouverture, Do You Feel 9? :

Deux clips tirés de 'Do You Feel 9?' de Julien Ribot. La chanson titre Do You Feel 9? et Hey You Know Wonderland! :

vendredi 1 janvier 2021

Bilan 2020 : Top 50 « Chansons »


Jusqu'au bout cette année aura été pitoyable et impitoyable. J'étais en train de mettre en page ce billet de blog quand la nouvelle de la disparition de MF DOOM est tombée. Le choc. Sans doute l'artiste avec Madlib qui m'aura poussé à plonger la tête la première dans ce genre musical que je connaissais à peine, à explorer les catalogues des Def Jux, Lex Records, Anticon et de bien d'autres et de développer un amour immodéré pour la bande à Stones Throw. Quelle tristesse. Et quelle légende putain.

Mais pour revenir à des choses plus terre et avant de dérouler les 50 chansons qui auront animé mon année, voilà quelques liens pour aller découvrir d'autres sélections :
- Le bilan de l'année de Mathieu Gandin chez Random Songs, avec son petit mix qui va bien
- Le top 100 « songs » de Sean de Said The Gramophone
- La playlist de l'équipe de Pop News
- Le traditionnel Rewind de Starsky, en deux faces, la A et la B
- Les chansons de l'année chez Five Minutes

Cinquante morceaux donc. Cinquante chansons qui auront fait mon année 2020. Une année placée, plus que toute autre, sous le signe de la guitare. Il y en a à foison, même si pas que évidemment. Beaucoup de français aussi, de la pop habillée comme jamais, des hymnes à fredonner et des paroles à chanter à tue-tête. Et alors que mes yeux sont encore humides de la nouvelle, je ne peux m'empêcher de me dire que Daniel Dumile a pris les paroles de Thousand pour argent comptant : « Tu conduisais, moi j’apprenais à fumer. J’te jure on fum’ra après la mort tu disais ». Espérons ce soit le cas. ALL CAPS. RIP. Et merci pour tout.

Bilan 2020 :
Top Albums : 20-01
Top Albums : 40-21
Top 15 « 7", 12", Ep, Compilations & Rééditions »


50. The Little Hands of Asphalt - No Reception
49. Girl in Red - Midnight Love
48. Cold Beat - Pearls
47. STRKFR - Budapest (feat. Shy Boys)
46. Camille Bénâtre - Vieux Loup

45.
Fiona Apple - Cosmonauts
44. Floating Room - Held Open Door
43. Double Françoise - Tu N’es Pas Toi (feat. Benjamin Schoos)
42. Courtney Marie Andrews - If I Told
41. Hatchie & The Pains of Being Pure at Heart - Sometimes Always (The Jesus and Mary Chain cover)

40. FEWS - Heaven
39. Sløtface - Telepathetic
38. Arab Strap - The Turning of Our Bones
37. Bicep - Atlas
36. The Luxembourg Signal - The Morning After

35. Surfer Blood - Karen
34. Be Afraid - Crawling Now
33. The Dears - I Know What You’re Thinking And It’s Awful
32. The Strokes - The Adults Are Talking
31. Violent Soho - Slow Down Sonic

30. Caleb Landry Jones - I Dig Your Dog
29. The Hop - La Prochaine Fois (feat. Jok’Air & Jazzy Bazz)
28. Chronophage - Siren Faraway
27. Car Seat Headrest - Deadlines (Hostile)
26. Brooke Bentham - All My Friends Are Drunk

25. Michael Stipe & Big Red Machine - No Time For Love Like Now
24. Smokescreens - I Love Only You
23. Ethan P. Flynn - Are You Doing This to Hurt Me
22. Sondre Lerche - Why Would I Let You Go
21. The Avalanches - Running Red Lights (feat. Pink Siifu & Rivers Cuomo)

20. Porridge Radio - Long
19. Bambara - Serafina
18. Mint Field - Contingencia
17. Sufjan Stevens - My Rajneesh
16. King Creosote - Susie Mullen

15. The Districts - 4th of July
14. Will Butler - Surrender
13. Tugboat Captain - Day to Day
12. Les Marquises - Head As A Scree
11. Nada Surf - So Much Love

10. Police Control - Noyé
09. Arandel - Bluette (feat. Barbara Carlotti)
08. Benjamin Biolay - Comme Une Voiture Volée
07. Sports Team - Here’s The Thing
06. Hotel Lux - Ballad of You & I

05. Bad Moves - Party With The Kids Who Wanna Party With You
04. Sweeping Promises - Cross Me Out
03. Gorillaz - Désolé (feat. Fatoumata Diawara)
02. Thousand - Jeune Femme à l’Ibis
01. Rolling Blackouts Coastal Fever - Cars In Space

Bilan 2020 :
Top Albums : 20-01
Top Albums : 40-21
Top 15 « 7", 12", Ep, Compilations & Rééditions »

Et parce qu'il vaut mieux écouter que lire une liste, toutes les chansons de ce top sont disponibles en écoute dans les players Spotify et Deezer ci-dessous, et également YouTube en cliquant ici. Bonne(s) écoute(s) !


vendredi 23 mars 2012

[Track of The Day] Laurent Garnier - Our Futur feat The L.B.S. Crew (Detroit Mix)

Quand on évoque les plus grands artistes français ou francophones de tous les temps (c'est pompeux certes mais c'est pour la faire courte), on cite volontiers - et à raison - les Brel, les Gainsbourg, les Brassens, les Bashung, les Noir Désir, les Léo Ferré et autres Barbara. Mais bizarrement, on n'évoque que rarement Laurent Garnier.

Pourtant, ce mec mériterait largement sa place dans la liste ci-dessus. Parrain de toute la scène qui aura émergé à la fin des années 90, Laurent Garnier continue à 46 ans de faire ce qu'il sait faire de mieux: de l'électro et faire danser les foules.

J'ai eu l'occasion de le voir 3 fois en dj set. Et à chaque fois, se furent des moments forts, incroyables. Où Laurent Garnier respirait le plaisir.
Une première fois pour un set à La Plateforme (péniche posée sur les quais du rhone lyonnais) pour un set qu'il ne voulait pas finir, malgré les injonctions de la salle.
La seconde fois, c'était lors des Nuits Sonores 2008 avec Agoria pour un set à deux de plus de 8h où les deux compères étaient encore là à 7h du matin devant une foule encore nombreuse et, à leur image, tout sauf rassasiée. Une des soirées de ma vie.

Et puis il y a eu cette soirée le 21 décembre dernier. De nouveau à la plateforme, pour le 100è et dernier Echos Sonores, soirées régulières des Nuits Sonores hors période de festival. Une nuit folle où les Agoria, Oxia, Kiko et autres Vitalic étaient venus, pour l'évènement, voir leur maitre à tous rendre barge une salle surchauffée.

Alors qu'il va venir faire un nouveau coucou pour la prochaine édition (la 10è!) des Nuits Sonores, Laurent Garnier vient de signer chez Ed Banger, label au top de la hype en 2004/2005 au moment des premiers Justice avant de redescendre lentement de son nuage avec des sorties discographiques aussi inintéressantes que dépassées.

L'Ep s’appellera 'Timeless Ep', il sortira le 1er avril et comportera Our Futur feat The L.B.S. Crew (Detroit Mix), bijou dansant et imparable de plus de 9 mns. A mettre dans toutes les bonnes oreilles avant de partir guincher vendredi et/ou samedi soir.
J'ai une envie soudaine de faire la fête moi, c'est dingue ! 

Album: Timeless EpAnnée: 2012Label: Ed Banger 

Our Futur feat The L.B.S. Crew (Detroit Mix) de Laurent Garnier est en écoute également sur le soundcloud ci-dessous.  (malheureusement plus en écoute)

samedi 30 décembre 2017

Bilan 2017 : Top 15 « Ep, 7", Compilation & Réédition »


Après deux ans sans bilan (il faudra que je les finisse un jour d’ailleurs), retour aux bonnes vieilles habitudes avec les traditionnels top de fin d’année, qui fleurissent un peu partout depuis plus d’un mois. Comme le veut la tradition, cela se passera en trois temps : aujourd’hui le top des « Ep & Co ». Puis le top « Morceaux » et enfin le top 50 des albums qui auront marqué mon année musicale.

Mais avant cela, quelques liens vers d’autres tops de sites ou de blogs voisins (ou non) :
Hop-Blog
Pinkushion (Rédaction)
La Musique à Papa
Last Stop ? This Blog !
New Noise

Voilà donc la première partie, qui présente donc mes 15 EP, 45-tours, compilations et autres rééditions favoris de l’année. De belles découvertes, des confirmations toujours plus nombreuses et deux disques qui auraient mérités de figurer tout en haut d’un classement de tous formats confondus. C’est ci-dessous.
 
Pour info, au bas de l’article se trouve un lecteur spotify et un lecteur deezer contenant une chanson de chacun des disques présentés.
Bonne(s) écoute(s) !

Extended Play (Ep)


Animal Collective - Meeting of The Waters Ep
La preuve qu’il faut toujours attendre un peu avant de faire le bilan d’une année. Mis au courant fin novembre par Ariane qu’Animal Collective avait sorti dans l’année deux nouveaux Ep, j’ai eu la chance de me rattraper. Deux beaux disques dont ma préférence va fortement vers 'Meeting of The Waters Ep'. Un disque contemplatif à souhait, aussi bricolé qu’aérien, avec seulement Avey Tare et Geologist aux manettes. Et même sans Panda Bear et Deakin, le duo en profite pour publier une des plus belles chansons de l’histoire du groupe, Man of Oil. Rien que ça oui.
Label : Domino

Barbarie Boxon - Ciel Bleu Ep 
Ma découverte avec Freaksville Records aura été une grande source de réjouissance. Car en plus de Benjamin Schoos (voir plus bas), ce label belge m’aura permis de tomber amoureux du duo Barbarie Boxon, auteur de son deuxième disque en sept années d’activité. Pop pas toujours linéaire, aux influences aussi Gainsbourgienne que Tricatel-ienne, elle est excessivement ensorcelante.
Label : Freaksville Records

Man At War - I'm A Rainbow, A Promise of God's Care Ep
Véritable coup de cœur foudroyant, Man at War est un artiste dont on fait encore très peu de cas, que ce soit chez nous ou chez lui, à Portland. Pourtant, Ryan Rebo a des mélodies à faire pâlir plus d’un artiste aujourd’hui. Son ‘I'm A Rainbow, A Promise of God's Care Ep’, plein de pop, de folk et de mélodies simples et justes, est une des plus belles choses entendues cette année. S'il ne fallait retenir que deux disques de ce papier, ce serait le premier.

The Music Tapes - The Orbiting Human Circus Ep
Julian Koster, ex-membre de feu Neutral Milk Hotel et de Elephant 6, est derrière ce projet anachronique, né d’un podcast à succès aux États-Unis. Enregistré avec des outils d'époque (un enregistreur à fil des 30s, une presse des 40s, un magnétophone des 60s), très lo-fi que ce soit dans le chant ou dans les arrangements, agrémentés de cuivres et d’accordéon, reprenant également le fameux J’attendrai, 'The Orbiting Human Circus Ep' sonne comme s’il venait tout droit de 1935. Et c’est aussi beau que passionnant.
Label : Merge

Kamasi Washington - Harmony of Difference Ep
Saxophoniste californien de 34 ans, Kamasi Washington m’était jusqu’alors inconnu. Acheté sur les éloges d’amis, son ‘Harmony of Difference Ep’ n’aura eu besoin que de quelques minutes pour s’imprimer dans mon pavillon. Jazz soulful au possible, ce disque respire la classe et les influences aussi bien étalées qu’assimilées. Mieux, il garde le meilleur pour la fin en composant Truth, chanson de 14 mns, qui fait déjà figure de classique. 'Harmony of Difference Ep' aurait été un LP, il aurait sans doute fini sur le podium de mon top album. S'il ne fallait retenir que deux disques de ce papier, ce serait le second.
Label : Young Turks


7" - 45-tours

Jetstream Pony - Like You Less 7"
Projet parallèle de Beth Arzy, chanteuse de The Luxembourg Signal, Jetstream Pony est une formation qui devrait faire parler d’elle en 2018. Car mis sur orbite par ce 'Like You Less 7"', il serait vraiment dommage de passer à côté de ces deux chansons, tantôt noise-pop (comme si Broadcast avait enregistré ses albums en 1986), tantôt mené par une guitare lourde rappelant furieusement les Wedding Present.
Label : Kleine Untergrund Schallplatten

The Luxembourg Signal - Laura Palmer 7"
Découvert grâce à leur venue au Paris Pop Fest, The Luxembourg Signal est un septet américain originaire de Portland (décidément, quelle année !) qui aura illuminé mes oreilles notamment grâce à ce 45-tours et surtout grâce à Laura Palmer, sa face-A, sublime titre de six minutes entre dream-pop, indie-pop et shoegaze, au final merveilleux qui voit s’empiler les guitares. Nul doute qu’on retrouvera sa trace dans quelques jours, pas loin de la tête de mon « top singles ».
Label : Shelflife Records

Jason Molina - The Black Sabbath Covers 7"
Secretly Canadian, en plus de bichonner les rééditions de ses albums avec Songs: Ohia, propose depuis deux ans des 45-tours inédit de Jason Molina, décédé depuis 5 ans bientôt. L’an passé, ils avaient mis en lumière l’américain reprenant Townes Van Zandt. Cette année, c’est au tour de Black Sabbath. Deux chansons très courtes, simples et intimistes mais dont quelques secondes suffisent à comprendre pourquoi Jason Molina manque plus que jamais.
Label : Secretly Canadian

Sufjan Stevens - Tonya Harding 7"
En 2017, on aura donc appris que Sufjan Stevens est fan (et on est encore loin de la vérité) de Tonya Harding, patineuse américaine pas comme les autres dont le principal fait de gloire fut de tenter de faire casser les jambes de sa compatriote et équipière de l’époque, Nancy Kerrigan. Il lui a ainsi composé une chanson, qu’on retrouve dans deux versions différentes sur ce 45-tours (à sortir physiquement dans quelques semaines). Dans la veine de son magnifique 'Carrie & Lowell', ce 'Tonya Harding 7"' est d’une douce et aérienne beauté qui transpire la sincérité.
Label : Asthmatic Kitty


COMPILATION

Matinée Recordings - Matinée Idols
Afin de fêter ses 20 ans, le label de Santa-Barbara Matinée Recordings n’aura pas eu l’idée du siècle : sortir une compilation de titres des artistes issus de son roster. Mais qui en a cure ? Le résultat est passionnant. Tous les groupes présents ont participé avec soit un nouveau morceau, un inédit perdu dans des sessions d’enregistrements oubliées ou via un ré-enregistrement d’un de leurs anciens titres. Et le résultat est de qualité, rempli de chansons classes au romantisme plein de guitares. De l'indie-pop de grande qualité en somme.
Label : Matinée Recordings

Olive Grove Records - From Olive Us To Olive You
Compilation de Noël sortie juste avant les fêtes, 'From Olive Us To Olive You' est un disque caritatif composé par des artistes essentiellement venus du roster d’Olive Grove Records, le label derrière tout cela. Pop, twee et tout le toutim, cet album est tellement réussi qu’il se pourrait qu’on le ressorte bien plus souvent que deux semaines par an.
Label : Olive Grove Records

Benjamin Schoos - Profession Chanteur
Comment ai-je fait pour passer à côté de ce Benjamin Schoos depuis 5 ans ? Comment ai-je pu ne pas voir son nom mentionné ici et là par d’autres, bien plus au courant que moi ? Car Benjamin Schoos tient depuis sa découverte le haut du pavé dans la chanson francophone (notre homme est belge) dans mon panthéon personnel actuel. Rappelant à la fois Bertrand Burgalat pour les idées pop, Charlélie Couture ou encore Alain Chamfort, s'entourant de featuring de grande classe (Je ne vois que vous avec Laetitia Sadier est un miracle à elle toute seule), Benjamin Schoos, via ce 'Profession Chanteur', best-of de ses trois précédents albums, est une découverte essentielle.
Label : Freaksville

Sufjan Stevens - The Greatest Gift
Oui, encore Sufjan Stevens. Je ne cite jamais deux fois le même groupe/artiste dans ces tops de fin d’année, mais là, je n’ai pas eu le choix. La faute à une année remplie pour un des artistes préférés de ces pages. 'The Greatest Gift' est un disque compilant des remixes, des démos, des versions alternatives mais aussi 4 chansons inédites tirées de 'Carrie & Lowell'. Et quand des chutes de studios sont de cette qualité et de cette beauté là, on sait deux choses : que l’artiste en question ne nous prend pas pour des pigeons. Et qu’on a affaire à un des plus grands.
Label : Asthmatic Kitty
En savoir plus
Acheter


RÉÉDITION 
 
Jambinai - Differance
Jambinai est un trio sud-coréen dont le premier album sorti en 2012 aura été réédité cette année par Bella Union. Dans une ambiance post-rock, parfois quasi-folk ou métal, composé à partir d’instruments traditionnels, Jambinai rappelle aussi bien Deafheaven que Mono. Mieux, le groupe n’oublie jamais de distiller des mélodies. Grande découverte.
Label : Bella Union


Radiohead - OKNOTOK 1997-2017
Devenu chiant comme la pluie depuis 15 ans à quelques rares fulgurances près, il ne faudrait pas oublier qu’à une époque, Radiohead était intouchable. Et la réédition de leur chef d’œuvre et album majeur 'Ok Computer' est venue nous le rappeler. Si tout a déjà été dit sur l’album en question, attardons nous quelques lignes sur la partie 'NOTOK' de cette réédition, qui contient les faces-b de l’époque mais surtout trois inédits enfin dévoilés, et dont le très attendu Lift se fait voler la vedette par un I Promise et un Man of War merveilleux. Oui, à l’époque, Thom Yorke et sa bande marchaient sur l’eau.
Label : XL Recordings


Chose promise, chose due, voilà donc les playlists Spotify et Deezer présentant une chanson de chacun des disques présentés ci-dessus.