Affichage des articles triés par pertinence pour la requête rodriguez. Trier par date Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête rodriguez. Trier par date Afficher tous les articles

samedi 8 novembre 2008

[Oldies] Rodriguez – Cold Fact (1970)

Quand un ami m’a présenté ce ‘Cold Fact’, j’ai d’abord cru à une blague en voyant la pochette : en quoi pourrais-je être intéressé par un album de rap hispanique à l’allure kitch sorti au début des années 90 ? En rien. Pour la simple et bonne raison que ce disque n’a pas 20 ans mais 40 et qu’il ne s’agit pas de rap, loin de là.

‘Cold Fact’ est un album de 1970, composé par Sixto Diaz Rodriguez, sorti sous le nom de Rodriguez, trésor oublié de la fin des années 60 – rien de moins – et réédité cette année par Light In The Attic. Un songwriter américain qui avait tout pour, au moins le temps d’un album, mettre le monde à ses pieds avec ses balades et son folk psychédélique. Mais il n’en fut rien. Une fois de plus dans cette rubrique.

Il y aurait beaucoup à dire sur notre homme. Mais on sait finalement peu de choses sur lui, à part qu’il est né en 1942, et qu’il est le sixième enfant (d’où son surnom de Sixto) d’une fratrie d’immigrés Mexicains.

L’histoire (connue) de Rodriguez démarre vraiment en 1967 avec la sortie de son premier single, I’ll Slip Away qui ne connait rien d'autre que l’anonymat. Trois ans d’inactivité plus tard, il signe chez Sussex Records, pour qui il enregistre deux albums, dont ce ‘Cold Fact’.

Un disque court comme le veut l’époque (32 minutes) et qui présente un Rodriguez qui se balade dans toutes les discographies des grands artistes de l’époque, allant faire un coucou à Dylan (superbe texte que celui de This Is Not A Song, It's an Outburst: Or, The Establishment Blues), revenant serrer la pince à Donovan, jammant avec Love (on jurerait que feu Arthur Lee est derrière les manettes), demandant conseil aux Beatles ou prennant un verre avec les producteurs de Motown.
‘Cold Fact’ est un peu tout cela à la fois. Un album de folk psyché, éclaboussé de pop et de blues (Gommorah (A Nursery Rhyme)), le tout aussi bien ancré sur son époque, les années 60 (sur la majorité du disque) que sur les années 70 (Only Good For Conversation) et entouré d’une production soulful, très Motown, au son très chaud (son I Wonder aurait pu sortir en single sur le label de Diana Ross et de Marvin Gaye).

Malgré la qualité d’écriture (il y dépeint une Amérique complètement désabusée) et de composition, ce disque sera un flop total. Comme le suivant, ‘Coming From Reality’, sorti en 1971. Enfin, aux Etats-Unis.

Car si son pays d’origine le snobe, d’autres vont au contraire lui vouer un véritable culte. A commencer par les Australiens, via Goose Recordings pour qui il sortira ‘Alive’ en 1979, un album live de sa tournée au pays des kangourous cette année là. Mais c’est surtout en Afrique du Sud qu’il connaîtra un succès fou, ses disques devenant platines, les salles de 5000 places débordants lors d’une tournée en 1998 qu’il fera dès qu’il y apprendra son incroyable célébrité (et ce même alors qu’il a arrêté toute production près de deux décennies plus tôt). L’apogée de cette arrivée sur le devant de la scène (on ne peut pas vraiment parler de retour), Rodriguez la doit à David Holmes qui l’inclut à sa compilation ‘Come Get It, I Got It’ de 2002 et à Large Professor, producteur de hip hop, qui sample son Sugar Man pour Nas et son You’re Da Man.

Depuis, Light in The Attic s’est emparé des droits et a ressorti de fort belle manière ‘Cold Fact’. Bien leur en a pris. Depuis quelques semaines, un buzz tout droit venu du net monte concernant cet album oublié. Et il est mérité. Espérons juste que le succès sera au rendez-vous. Histoire d’avoir une réédition digne de ce nom de ‘Coming From Reality’, le second (et dernier) album de Rodriguez, lui aussi totalement tombé dans l'oubli. Ce mec le mérite. Nos oreilles aussi.

Première sortie : 1970 [Sussex]
Réédition : 2008 [Light In The Attic]

Son :
Myspace (six titres dont quatre de ‘Cold Fact’)
Sugar Man en téléchargement gratuit (et légal) ici (click droit et enregistre sous l'ami).

Retrouvons également les bonnes habitudes avec trois titres en écoute dans le lecteur deezer ci-dessous. Un langoureux Crucify Your Mind, un roots Hate Street Dialogue et un Jane S Piddy et ses cordes délicieuses :


jeudi 10 août 2023

[Track of The Day] Rodriguez - Forget It


Après une vie incroyable faite d'insuccès incompréhensible aux États-Unis et en Europe (pourtant souvent terre d'accueil d'artistes ignorés outre-atlantique), de grosse popularité en Australie et surtout dans une Afrique du Sud encore sous le régime de l'apartheid et d'une vie de labeur ingrat longtemps loin des spotlights, Sixto Rodriguez vient donc de tirer le rideau et remiser définitivement sa guitare au placard à 81 ans, après quinze dernières années folles qui l'auront vu lui (et son entourage) essayer de rattraper le temps perdu.

Le temps, c'est nous aussi qui l’avons rattrapé à la découverte de 'Cold Fact', son premier album, sans doute le plus beau des trésors cachés remontés à la surface par la grâce d'Internet. Un chef d'oeuvre ni plus ni moins, capsule temporelle venue de 1970, porté par un artiste discret et humble mais surtout un compositeur diablement doué dont on ne comprend toujours pas comment il a pu être snobé à son époque.

« But thanks for your time, then you can thank me for mine » chante Rodriguez en ouverture de Forget It, chanson d'amour aussi courte que superbe. Au lendemain de sa disparition, il ne reste plus que cela à faire, oui : dire merci.

vendredi 14 novembre 2008

[Track of The Day] Omar Rodriguez - Private Fortunes

Belle signature que celle d'Omar Rodriguez pour Stones Throw. Le guitariste et leader des Mars Volta et de feu At The Drive-In sort son nouvel album, 'Old Money', sur le label de hip-hop de Madlib. Pas de changement de style en vue toutefois, du moins si l'on en croit Private Fortunes, titre en écoute aujourd'hui, et en téléchargement gratuit et légal ici (click-droit et enregistre-sous ami lecteur): toujours le même mélange de prog-rock et de psychédélisme.

Album: Old MoneyAnnée: 2008Label: Stones Throw

lundi 26 octobre 2020

The Luxembourg Signal - The Long Now [Shelflife Records/Spinout Nuggets]

Immense découverte de 2017 via le single tonitruant Laura Palmer (accessoirement chanson de l'année dans ces pages), les américains de The Luxembourg Signal continuent leurs aventures discographiques avec un troisième album sorti vendredi dernier, 'The Long Now'. Et ne tortillons pas, il est quelques coudées au-dessus de 'Blue Field', pourtant pas le plus mauvais des disques, loin de là.

Ici, pas de single au-dessus de la mêlée et qu'on pourrait extraire pour la bonne bouche. Plutôt un ensemble ultra-cohérent mêlant dream-pop, indie-rock et shoegaze. Les guitares sur 'The Long Now' sont formidables et surtout le fil d'Ariane du disque. Elles apparaissent discrètement sur la fin de la chanson d'ouverture I Never Want To Leave, pour prendre au fur et à mesure une importance toujours plus grande avant de devenir maitresses des horloges sur la fin, soutenant et déchirant les mélodies de riffs puissants, salvateurs et irrésistibles. Des mélodies d'ailleurs toutes plus belles et mémorables que les autres, chaque chanson faisant mouche à chaque fois et sur lesquelles The Luxembourg Signal apportent de temps à autre un je ne sais quoi d'emo, histoire de leur donner une touche mélancolique.

Porté par une production très réussie, ample comme il faut pour permettre aux chansons de prendre la place dont elles ont besoin, 'The Long Now' est un disque où tout est là où il devrait être. Où les voix de Beth Arzy (revenue, un temps, de son escapade avec Jetstream Pony avec qui elle a sorti le premier album en mai dernier) et Betsy Moyer sont d'une beauté planante. Où les guitares de Johnny Joyner et Kelly Davis se superposent pour mieux enflammer les cœurs. Où la batterie de Brian Espinosa gère le tempo avec perfection, tout en sachant se montrer incisive. Où les nappes de claviers de Ginny Pitchford donnent une ambiance encore plus rêveuse. Et où la basse de Daniel Kumiega soutient l'ensemble.

'The Long Now' est un disque lumineux de la part de The Luxembourg Signal, à l'instar de sa pochette et de son halo de néon - dans la continuité de ses devancières. Un album immédiat et qui tient la distance, aux grands espaces, gorgé de mélodies d'où s'échappent souvent une douce mélancolie, pleine de guitare. (Sortie : 23 octobre 2020)

Plus :
'The Long Now' de The Luxembourg Signal est en écoute sur leur page bandcamp
'The Long Now' de The Luxembourg Signal est à l'achat sur leur page bandcamp
'The Long Now' de The Luxembourg Signal est également en écoute sur Deezer et Spotify (notamment)

Trois morceaux de 'The Long Now' de The Luxembourg Signal en écoute aujourd'hui. The Morning After (également en écoute dans les playlists Spotify, Deezer, Youtube et Qobuz), une chanson qui résume assez bien ce qu'est la musique de The Luxembourg Signal. Puis le pétaradant Ramblin' Rodriguez. Et enfin When All That We Hold Decays, nappée et mélancolique à souhait :





Deux clips de 'The Long Now' de The Luxembourg Signal : Mourning Mourn et 2:22 :

  

 

jeudi 11 novembre 2021

[Track of The Day] Margo Guryan - Thoughts

 

L'arrivée d'Internet a été une malédiction pour l'industrie du disque. Et une bénédiction pour tous ces artistes oubliés qui, il y a vingt, trente ou quarante ans, n'avaient pas su gagner le cœur des auditeurs dans des époques remplies de groupes et d'albums mémorables.

Margo Guryan fait partie, à l'instar de Rodriguez, de cette clique d'artistes dont on aura découvert le talent sur le tard, au tournant du siècle, au détour d'un téléchargement soulseek (c'est mon cas) ou d'une chronique dithyrambique sur un blog spécialisé. Les carcans explosaient et on pouvait enfin se pencher sur tout ce que nous, et nos parents avant nous, avions raté.

Margo Guryan est américaine et auteure d'un seul et unique album, 'Take A Picture', sorti en 1968 en pleine effervescence musicale. Une femme dont le refus de spotlights, et par la même de jouer le jeu de la promotion, lui ont couté une carrière qu'elle ne désirait sans doute pas vraiment. Et pourtant, il y aurait à dire sur ce très beau disque, bien dans son époque, pop autant que baroque, élégant, aux soupçons de jazz et de musique classique et à la mélancolie chantée d'une voix d'ange. Un album pas très loin du merveilleux, superbement mis en musique et grande œuvre de Margo Guryan, qui vient de s'éteindre à 84 ans, de la même manière qu'elle a vécu : en toute discrétion.

jeudi 31 août 2023

[Track of The Day] Sam Burton - A Place To Stay

Basse ronde à faire décoller du sol, voix trainante avec un rien de reverb pour lui donner un peu de plus de profondeur, orchestration soyeuse et léchée aux cordes comme des caresses, production ouatée : A Place To Stay de Sam Burton est une sorte de voyage allongé sur un nuage, un peu dans les vapes et l'esprit plein de rêves légers.

Dernière chanson de 'Dear Departed', elle est même à son image. Car si tout l'album n'est pas de l'acabit de ce morceau, il en a les mêmes saveurs sixties/seventies, les mêmes ambiances cotonneuses qui cajolent et rassurent, et qui rappellent par moments Rodriguez, disparu il y a quelques jours. Un disque charmant en tous points tout et dans lequel on aimera s'abandonner aux cordes enveloppantes.

Album : Dear Departed
Année : 2023
Label : Partisan Records

Acheter

En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, A Place To Stay de Sam Burton est également en écoute ci-dessous :

Autre extrait de 'Dear Departed' de Sam Burton, voilà Coming Down On Me

Le clip de I Don't Blame You, un des singles tirés de ce 'Dear Departed' de Sam Burton : 

lundi 22 décembre 2008

Top 20 'Ep, 7", 12", Compilations & Rééditions' 2008

Il fallait bien que je m'y mette à mon tour. Après Erwan, après Mr Meuble, après Cécile, après Benoit ou encore Lyle, Petite routine annuelle qui a son charme, voilà donc mon top de l'année. Qui se divise en trois parties (on n'est pas un geek à moitié). Aujourd'hui, lundi 22 décembre, première partie avec le top des Ep, 7", Compilations et autres rééditions de l'année.
Par contre, pas de classement cette fois: il serait assez stupide de classer des disques qui n'ont pas le même format, le même objectif, etc. Donc, c'est plus une liste des "non-albums" sortis cette année et qu'il faut avoir, selon moi, au moins écouté sinon acheté en 2008.
Bref, une liste de 20 noms. Et un lecteur (au bas de cette page) qui reprend un titre de chacun des opus présentés ici, histoire d'avoir quelques notes à se mettre sous l'oreille.

Demain: le top singles de l'année.

7"

MGMT - Kids 7" [Columbia]
Sur le 7’’ de Kids, on retrouve notamment (et surtout) LE remix de l’année, celui de Soulwax. Un remix qui rend ce titre, pourtant déjà très efficace, une petite bombe dancefloor. Et le pire, c’est que le reste (Of Moons, Birds And Monsters) est presque du même tonneau !
Myspace



The Notwist - Boneless 7" [City Slang]
Boneless est un des singles extraits du réussi 'Me, The Devil + You' de The Notwist. En face b, on retrouve le titre "remixé" (même s'il vaudrait mieux parler de cover) par Panda Bear. C'est tout bonnement incroyable. La relecture est complète, totale. L'originale est loin mais sublimée dans le même temps. Panda Bear est fou. Et un petit génie.
Myspace


Jim O'Rourke - Despite the Water Supply 7" [Touch]
Première sortie de Jim O'Rourke depuis 2006 avec ce 7" dans la série "limited edition 7"" pour Touch. Deux titres de drone, de musique expérimentale, presque atmosphérique, qui vole au-dessus de cordes qui font furieusement penser au début de Moya de Godspeed You ! Black Emperor. Huit minutes dans les hauteurs.
Myspace



Ep

Air France - No Way Down Ep [Sincerely Yours]
Pop guillerette et sautillante avec des idées qui rappellent les Avalanches, pleine d'électronica, et teintée d'ambiant et de musique atmosphérique, ce deuxième Ep des suédois de Air France est une petite sucrerie dont a assez de mal à se passer. Un disque qui sent bon le soleil et le vent dans les cheveux.
Myspace
Chronique


Animal Collective - Water Curses Ep [Domino]
Plus les années passent, plus les Animal Collective se rendent accessibles. Mais sans se fourvoyer pour autant. Cet Ep est la continuation du triptyque démarré avec 'Sung Tongs' en 2004. Toujours plus pop, avec ce côté barré qui les caractérise, toujours psyché, toujours délicieux. Même quand ils sortent des Eps de quatre morceaux, ils mettent la concurrence à genoux. Fou.
Myspace
Chronique

Born Ruffians - Little Garcon Ep [Warp]
Dernier Ep en date pour le groupe pop-folk tourmenté, cette fois avec Little Garcon, plein de clappings et de joie. Une chanson aux faux airs d'optimisme. On trouve surtout sur ce disque le remix de Four Tet de I Need A Life (grand moment, grande classe) ainsi que trois inédits (dont le réussi Ready For Bed).
Myspace



Breathe Owl Breathe - Ghost Glacier Ep [Fox on a Hill]
Ce 'Ghost Glacier Ep' est une divine surprise, mélange de trois voix, de guitare, de banjo, de violoncelle, de glockenspiels ou de plastic toys. Un bien beau disque de folk mélodique et mélancolique (aux relents Irish parfois), assez sombre mais qui donne envie d'en savoir plus sur ces jeunes gens du Michigan.
Myspace
Chronique


ColdplayProspekt’s March Ep [Capitol]
Suite de leur excellent ‘Viva la Vida or Death and All His Friends’, cet Ep a sacrément du chien, avec 5 inédits (dont une version chantée de Life In Technicolor, qui prouve que le groupe pour cet album n’est en rien tombé dans la facilité) et trois titres «remixés». Coldplay enfonce le clou. Et ça ne fait même pas mal.
Myspace
Chronique


Guernica - Who Are Your Songs For? Ep [Vlas Vegas]
Ressorti à la rentrée dernière par les incroyables Greed Recordings, Guernica est un groupe Belge. Guernica fait dans le post-punk voire l'avant-rock. Guernica est du genre explosif, nerveux, avec cette voix qui rappelle tantôt Tom Smith (Editors) tantôt Tom Barman (dEUS). Guernica a une volonté mélodique qui ne le quitte pas tout au long des six titres de ce mini-album. Guernica avec premier Ep sort un disque monstrueux. Chef d'oeuvre?
Myspace
Chronique

Iron & Wine - Lovesong Of The Buzzard Ep [Transgressive]
Lovesong of the Buzzard est ici la tête de proue de cet Ep de trois titres (dont deux nouveaux), tiré à 1000 exemplaires, des Iron & Wine, qui prouvent une fois de plus que le groupe de Sam Beam prend toujours un soin précieux à composer de beaux Eps avec de grandes chansons
Myspace



KyteTwo Sparks Two Stars Ep [Kids]
Aérienne. La musique de Kyte est aérienne, perclue de notes de xylophones lumineuse. On a envie de se lover dans et de ne plus penser à rien. Bien bel Ep.
Myspace
Chronique




The Mountain Goats & Kaki King - Black Pear Tree Ep [Cadmean Dawn]
The Mountain Goats, bien aidé par la guitariste américaine Kaki King, font de cet Ep un petit bijou de musique acoustique, très touchant, sans production, sûrement enregistré "live". Des morceaux pour la plupart assez déchirants, avec les voix de Kaki King et celle de John Darnielle qui se mélangent et font merveille. Indéniablement un des plus beaux Ep de l'année.
Myspace

NudgeInfinity Padlock Ep [Audraglint]
Voilà un Ep qui ne laissera pas indifférent. Entre autres mené par Honey Owens (membre de Jackie-O Motherfucker), Nudge propose via cet Ep un voyage interstellaire tantôt dans un folk dépouillé et vaporeux, tantôt dans un post-rock shoegazien, tantôt dans une minimale aérienne. Bref, quatre titres vraiment beaux.
Myspace
Chronique


Piano Magic - Dark Horses Ep [Make Music Mine]
Nouvel Ep pour Piano Magic. Trois titres plus calmes que sur leur précédent album, mais peut-être plus habités. Suivi d'un titre plus poppy, avec Klima à la voix, à la manière de Blonde Redhead. Toujours le même souci de qualité chez Piano Magic. Toujours le même résultat.
Myspace
Chronique

Laura Veirs - Two Beers Veirs Ep [Raven Marching Band]
Laura Veirs et ses lunettes rondes reviennent dans l'actualité avec un Ep, sorti en édition limitée, 'Two Beers Veirs Ep'. Un disque de cinq titres, cinq reprises venant d'artistes lui ayant donné l'envie de faire de la musique, de Mississippi John Hurt à Irving & Webster. Une guitare et la voix de Laura Veirs: bref, un tout délicatement parfait.
Myspace



Compilations

Arabian Prince - Innovative Life: The Anthology 1984-1989 [Stones Throw]
Stones Throw (et pour une fois pas via Now-Again) compile une série de 12" d'Arabian Prince, sortis entre 1984 et 1989. Entre hip-hop, new-wave et electro, celui qui sera plus tard un membre du N.W.A, semble poser, avec son flow à la Prince, quelques bases du hip-hop qui est sur le point de tout écraser sur son passage. Fascinant.
Chronique


Belle & Sebastian - BBC Sessions [Jeepster]
Ces 'BBC Sessions' sont un passage essentiel pour qui veut connaître Belle & Sebastian et en apprécier les moindres aspérités. Rien de moins. Assurément la compilation de l'année, pleine de relectures enthousiastes. Qui plus est de la part d'un groupe essentiel de ces 20 dernières années.
Myspace
Chronique


Sufjan Stevens - Astral Inter Planet Space Captain Christmas Infinity Voyage (Christmas Songs Vol. VIII) [-]
L’ami Sufjan Stevens continue, comme chaque année, de composer des chansons de noël pour sa famille et ses amis. Voilà donc le volume 8, qui a fait son apparition sur la toile il y a quelques jours seulement. Un volume 8 avec un côté futuro-kitsch (la pochette en est la preuve) qui recèle quelques pépites délicieuses, finalement assez éloignées de ce que pouvait donner 'Greetings from Michigan the Great Lake State' et 'Come On Feel The Illinoise'.
Myspace

Rééditions

Idaho - The forbidden Ep /Alas (Special Edition) [Talitres]
Rééditionde deux Eps sortis en 1997 et 1998, par l'indispensable Talitres Records. On ajoute à cela quelques inédits et on obtient un album/compilation absolument dément de la part d'un des groupes majeurs du slow-core (notamment).
Myspace
Chronique



Rodriguez - Cold Fact [Light In The Attic]
Artiste inconnu chez lui, aux Etats-Unis mais véritable star en Afrique et en Australie, Rodriguez voit son album de 1969 réédité. Une véritable découverte pour moi. 'Cold Fact’ est un disque de folk psyché, éclaboussé de pop et de blues, le tout aussi bien ancré sur son époque, les années 60 que sur les années 70 et entouré d’une production soulful, très Motown, au son très chaud.
Myspace
Chronique


Et 20 titres donc, un pour chacun des disques présentés, à écouter ci-dessous:


mercredi 6 octobre 2021

[Track of The Day] Agave Tongue - Yellow Moon

Qui est-il ? D'où vient-il ? Difficile à dire. Sur les quelques photos que l'on peut trouver ici et là sur les rares profils à disposition (Facebook et Instagram en gros), il est assis à une table, le visage de profil, alors que trônent devant lui deux roses jaunes plongées dans un verre - qu'on jurerait être une pinte.

Après quelques recherches, il s'agit d'un certain Danny Passmore, vivant entre Oakland et Seattleet dont Agave Tongue est le dernier projet (ou pseudonyme) en date. Et qui vient de publier en quelques semaines deux bien belles chansons.

Si la première, Fallin, a un certain charme joliment rétro, c'est surtout la dernière en date, Yellow Moon (en écoute aujourd'hui) qui est la plus marquante avec sa mélodie toute simple, une mélancolie douce qui s'en échappe et une bien belle vibe toute Sixto Rodriguez qui parcourt tout le morceau. Très séduisant. 

Album : -
Année : 2021
Label : -

Acheter

En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Yellow Moon d'Agave Tongue est également en écoute ci-dessous :

Seconde chanson d'Agave Tongue, voilà Fallin

jeudi 28 décembre 2023

Bilan 2023 : « Albums » (40-21)


Après tous les disques "hors album" (7", 12", Ep, Réédition et Compilation), place à la deuxième partie de ce bilan annuel. Un second billet consacré à vingt premiers albums qui auront rythmé mon année et qui auront durablement habité mes oreilles.

Mais avant cela, allons voir les choix et autres coups de coeur des voisins :
- Le bilan 2023 de Marc d'Esprits Critiques 
- Le classement de la rédaction de Section 26
- Le toujours essentiel top 100 de l’année de The Quietus
- Les meilleurs albums de 2023 selon Daily Bandcamp
- La playlist 2023 d’Addict Culture
 
Vingt albums disais-je. Ceux classés de la 21è à la 40è place. Avec des confirmations, des habitués (que voulez-vous, on ne se refait pas), des français à l'électro-math-rock chevillée au corps, des revenants, un disque oublié dans des cartons depuis vingt ans, quelques premiers albums prometteurs, de la pop, du hip-hop, du folk et même de la musique brésilienne.

Les vingt disques sont à découvrir ci-dessous. Et, comme à chaque fois, histoire que vous puissiez mettre des chansons sur ces quelques mots, au bas de ce billet se trouvent des lecteurs Spotify et Deezer présentant une chanson de chacun de ces vingt albums. Bonne lecture et bonne écoute !
 



40. En Attendant Ana – Principia [Trouble in Mind Records]

Porté par un single fantastique (Wonder, genre de banger absolu qu'on rêve de vivre en live), 'Principia' est peut-être (sans doute ?) le meilleur album d'En Attendant Ana à ce jour. Plus sûr que jamais de ses compositions aux mélodies très attachantes, le plus américain des groupes français actuels fait fort et continue de s'imposer outre-Atlantique (il est dans les dix meilleurs albums de 2023 de Time Magazine), attendant de recevoir la reconnaissance qu'il mérite dans nos contrées.
Acheter


39. Sam Burton – Dear Departed [Partisan Records]

Saveurs sixties/seventies, orchestrations soyeuses et léchées, basses ronde à faire décoller du sol, ambiances cotonneuses qui cajolent et rassurent (et qui rappellent par moments Rodriguez) et production ouatée : 'Dear Departed' est un disque charmant aux cordes enveloppantes et dans lequel on aimera s'abandonner.
Acheter

 
38. Melenas – Ahora [Trouble In Mind Records]
Changement de direction pour les quatre filles de Melenas qui s'éloignent de l'indie-rock/garage-rock de leurs débuts pour mieux embrasser une synth-pop qu'elles semblent maitriser comme personne. 'Ahora' est un disque catchy à souhait et assez bien composé pour ne pas être écrasé par Bang, ce qui n'est pas rien tant ce single répétitif et hypnotique est incroyable.
37. Gaz Coombes – Turn The Car Around [Hot Fruit Recordings]

Porté par le somptueux Don't Say It's Over, ce quatrième album solo de Gaz  Coombes est sans contestation possible le meilleur de l'ancien Supergrass. Un disque qui transpire la pop par tous les pores et contient son lot de mélodies à fredonner plus que de raison.
Acheter


36. Animal Collective – Isn't It Now? [Domino Records]

Oui, Animal Collective est un habitué de mes tops de fin d’année. Mais que voulez-vous, ces (plus si) jeunes gens m’impressionnent à chaque fois. Et c’est encore le cas avec 'Isn't It Now?'. S’il ne révolutionnera pas de prime abord leur discographie, cet album est en réalité une drogue à l’accoutumance. Un disque brillant, extrêmement bien produit, à la première partie classic Animal Collective mais qui dès Defeat renvoie beaucoup de monde à ses chères études en faisant des pas de côtés, en explorant d'autres territoires et en ravivant plus que jamais la flamme du groupe.
Acheter


35. Parquet – Sparkles & Mud [Carton Records]

Toute dernière découverte de l’année, voilà les français de Parquet et leur premier album qui sonne comme une beigne qu’on prendrait en pleine tronche sans avoir rien demandé. Savant mélange de rock/math-rock et électro, 'Sparkles & Mud' est d’une puissance et d’une irrésistibilité folle. Et ce, tout du long de ses 1h07, ce qui n’est pas rien.
Acheter

 
34. Beirut – Hadsel [Pompeii Records]
Dans un anonymat certain, Zach Condon est revenu cette année, après quelques albums bien peu inspirés et loin du talent qu’on l’avait vu étaler à ses débuts. 'Hadsel', c’est du Beirut pur jus, comme on se le rappelle et comme on se l’imagine, avec de belles mélodies, de la mélancolie qui imprègne chaque chanson, le tout avec sa voix si reconnaissable et si touchante à la fois.
Acheter
 
 
33. Califone – Villagers [Jealous Butcher Records]

Disque qui se cherche autant qu'il essaie de nous perdre, 'Villagers' est un nouveau bel album de la part des chicagoans de Califone, aux compositions qui ne font jamais dans la facilité mais toujours dans le beau, et sur lesquelles plane la voix de Tim Rutili, reconnaissable entre mille.
Acheter
 

32. Treeboy & Arc – Natural Habitat [Clue Records]
A chaque année son groupe de post-punk anglais prometteur. Faites donc place à Treeboy & Arc, quintet de Leeds qui aura mis quatre ans pour peaufiner ce premier album, post-punk dans l'âme donc et qui laisse entrevoir quelques sacrées promesses, avec des compositions sûres et de qualités et dont la gestion des deux guitares est un petit régal.
Acheter


31. Lucas Santtana
O Paraíso [No Format]
Entre musique brésilienne, pop, électro pas envahissante, jazz et belles orchestrations, 'O Paraíso' de Lucas Santtana m'aura accompagné toute l'année. Un album plein de doigté et de légèreté, qui se sera avéré un peu plus délicieux à chaque nouvelle écoute.
Acheter


30. boygenius – The Record [Interscope Records]
Le bien nommé 'The Record' est le premier album de boygenius, attendu depuis cinq ans et un premier Ep prometteur. Un disque dont l'évidence ne saute pas aux oreilles à la première écoute, mais qui se révèle être rapidement fait du bois des grands albums. L'alchimie entre Julien Baker, Phoebe Bridgers et Lucy Dacus est évidente, chacune se partageant les compositions (dans leurs styles reconnaissables), le chant (les deux autres en soutien) et les mélodies. Un album qui ne déçoit pas et qui aligne les très beaux moments. Quelles reines.
Acheter


29. Danger Mouse & Jemini – Born Again [Lex Records]

Enregistré dans la foulée de 'Ghetto Pop Life' en 2003, 'Born Again' avait été remisé au placard, la faute à 'The Grey Album' de Danger Mouse et de toutes les poursuites qui s'en étaient suivies. Vingt ans plus tard, le disque a enfin vu le jour. Un disque dans la droite lignée de son prédécesseur, qui voit Danger Mouse ciseler quelques productions pas piquées des verts (Brooklyn Bazquiat, World Music) sur lesquelles Jemini vient poser ses mots et son flow, tantôt calme, tantôt frénétique, mais toujours juste.
Acheter


28. Pascal Comelade / Lionel Limiñana / Marie Limiñana – Boom Boom [Berreto Music / Because Music]

Disque quasi exclusivement instrumental, 'Boom Boom' sonne une nouvelle fois comme une récréation pour Pascal Comelade, Lionel et Marie Limiñana (qui apparaissent ici sous leur vrai nom et non sous celui de The Limiñanas) mais que les trois comparses ne prennent pour autant pas par dessus la jambe. Guitares électriques et fuzz, cordes, palanquée de claviers (piano, orgue électrique, melodica, cymbalum) sont au programme de ce disque tout à fait séduisant dès les premières écoutes, et carrément éblouissant sur quelques passages, notamment dès que Comelade est au centre du jeu.
Acheter

 
27. Sweeping Promises – Good Living Is Coming For You [Feel It Records / Sub Pop]

Le duo formé de Lira Mondal et Caufield Schnug continue donc son petit bonhomme de chemin aux virages faits de post-punk, d'art-rock, de production cabossée et de "single mic technique" comme marque de fabrique sur ce nouvel album, encore plus radical que le précédent. Mais pas de méprise : les Sweeping Promises ne cachent pas un manque de talent derrière de la reverb et une production brute. Ce sont avant tout de sacrés compositeurs. Sauf que sonner propre, les Sweeping Promises s'en foutent. Ils restent intransigeants. Qu'ils en soient remerciés.
Acheter


26. Hayden – Are We Good [Arts & Crafts]

Malgré des décennies de carrière derrière lui, Hayden est toujours là, sa guitare sous le bras, ses chansons en bandoulières. Pour son neuvième album (le premier en huit ans) il a écrit certaines de ses plus belles chansons (Are We Good, Miss Fort Erie, Window Washer Blues) et même un vrai grand tube (On A Beach, en duo avec Feist), apogée parfaite d'un disque délicieux.
Acheter

 
25. Tele Novella – Poet's Tooth [Kill Rock Stars]

Avec toujours à l'esprit cette ambiance d’hier et d’aujourd’hui, le duo Tele Novella aura donné naissance en 2023 au petit frère du merveilleux 'Merlynn Belle' de 2021. Un disque qui en suit les mêmes tracés et les mêmes contours, avec des mélodies pop soignées qui prennent souvent à bras le corps une country-folk que Natalie Ribbons n’hésite pas à cajoler de sa si belle voix.
Acheter


24. The Sprouts – Eat Your Greens [Tenth Court]

Quatuor de Melbourne, The Sprouts aura sorti en 2023 son premier album, 'Eat Your Greens', disque qui a les atours d'un Ep (dix chansons, 28 minutes) et qui fait dans l'indie-pop un rien jangle, pleine de mélodies à fredonner, le tout dans une ambiance lo-fi délicieuse. Ces Australiens quand même...
Acheter


23. Joanna Sternberg – I've Got Me [Fat Possum Records]

Naviguant dans les eaux de l’anti-folk comme de celle d’une indie-folk joliment arrangée où le piano prend une place bienvenue, ce deuxième album de la folkeuse new-yorkaise Joanna Sternberg est un des bonbons de l’année 2023. Un disque très bien écrit, pas dénué d’humour où fleurent bon la mélancolie et les coeurs brisés.
Acheter

 
22. Flyying Colours – You Never Know [Poison City Records / Club AC30]

Sur ce disque extrêmement bien construit, produit avec soin, mené par des motifs de guitares répétitifs et des gimmicks irrésistibles, sans doute pour la première fois, les Flyying Colours trouvent l'équilibre parfait entre leurs amours shoegaze (qui imprègnent leurs chansons depuis leurs débuts) et une pop engageante et mélodique. Délicieux album.
Acheter
 
 
21. The Tubs – Dead Meat [Trouble In Mind Records]

Pour peu que vous aimiez les chansons pleines de guitares qui débaroulent et s'enroulent les unes autour des autres, la jangle qui s'acoquine avec de la power-pop, l'indie-pop à guitares des années 80, un rythme échevelé, alors ce premier album de The Tubs est fait pour vous.
Acheter


 
Comme promis, ci-dessous deux lecteurs (Spotify ou Deezer, choisissez votre camp) présentant une chanson de chacun des vingt disques ci-contre. Dans l'ordre croissant. Bonne écoute !