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jeudi 7 janvier 2010

[Track of The Day] Pavement - Range Life

Depuis un moment déjà, les rumeurs sur un retour de Pavement courraient bon train. Il faut dire qu'on n'est pas le meilleur groupe du monde pendant des années sans que votre disparition ne se fasse ressentir.
Sauf que si - notamment - Kannberg était partant, le père Malkmus se faisait plus désirer, préférant se concentrer sur une carrière solo assez ennuyeuse.

Mais plus de dix après leur séparation et leur album 'Terror Twilight' (faut-il le rappeler, leur meilleur album), Pavement est de retour sur le devant de la scène pour une série de concerts autour du monde. Et pour faire l'actualité de ce début d'année 2010.

C'est également l'occasion pour Matador (pas folle la guêpe) de sortir une compilation de 23 titres, 'Quarantine The Past: Greatest Hits 1989-1999'. Certes, on pourra ergoter sur le fait de compiler Pavement, sur son intérêt, tant sa discographie est parfaite. Mais si un tel album ou une telle tournée permettent à pas mal de gens de découvrir ce groupe fondamental, je dis banco! Et puis personnellement, je fais confiance à Malkmus, Spiral et Matador pour nous pondre une compilation qui va bien et qui a de la gueule.

Le tracklisting de ce disque - à part un titre, Gold Soundz - n'est pour l'instant pas dévoilé. Mais Matador en profite pour lancer un "Guess The Track Listing Contest" afin de tenter de deviner les 22 autres chansons présentes, avec à la clé de bien jolis cadeaux (je vous laisse découvrir le tout ici).

Reste donc à savoir quels sont les morceaux qui accompagneront les standards que sont Summer Babe (tiré de 'Slanted and Enchanted', faut-il le rappeler leur meilleur album), Rattled by the Rush (sur 'Wowee Zowee', faut-il le rappeler leur meilleur album) ou Shady Lane/J vs. (sur 'Brighten The Corners', faut il le rappeler leur meilleur album). Et, pour y être depuis 2h déjà, je vous promets que ça ne va pas être facile.

Mais nous n'en sommes pas encore là. En tant que première chanson sans chapeau de 2010, un de mes morceaux préférés de Pavement (et pas uniquement parce qu'ils se fouttent de la poire des Smashing Pumpkins), Range Life forcément, tiré de, faut-il le rappeler leur meilleur album, 'Crooked Rain Crooked Rain'.

Je profite de ce premier papier pour vous souhaiter une excellente année 2010, la plus réussie et la plus musicale possible. Car, comme disait l'ami Nietzsche, «sans musique la vie serait une erreur».

Album: Quarantine The Past: Greatest Hits 1989-1999
Année: 2010
Label: Matador

Gold Soundz, premier extrait remastérisé de ce 'Quarantine The Past' est en téléchargement légal et gratuit en cliquant ici.


Et, histoire de se repartir en 1994, regardons à nouveau le clip de Range Life:


mardi 22 mai 2012

[Track of The Day] The Sexual Outlaws - I Made a Promise

Attention, coup de cœur en approche! The Sexual Outlaws, groupe américain originaire de Portland, mené par la voix de Sir Charles Myers, a popisé mon week-end plein d'électro.
Une. Une seule et unique écoute de I Made a Promise aura suffit à faire de The Sexual Outlaws mon nouveau chouchou.

Pourtant, le format est classique. Mais la mélodie qui s'en dégage, ce rythme tenu tout du long, ce pont pour reprendre son souffle avant de remettre les gaz à base de paroles comme «A second class citizen is still a citizen» fait de ce I Made a Promise une des chansons les plus réussies de l'année en cours.

Deuxième chanson du premier Ep ('Pavement Butterfly Ep') des Sexual Outlaws - qui tire son nom d'un film muet de 1929 et dans lequel jouait Anna May Wong, jeune fomme qui orne la pochette, I Made a Promise est un tube en puissance.

Mieux? Le reste de 'Pavement Butterfly Ep', s'il n'arrive pas au niveau de I Made a Promise, est déjà très solide, entre chansons rock nerveuses joliment doublées de synthés.

Encore mieux? 'Pavement Butterfly Ep' est en téléchargement gratuit et légal sur le site du groupe (voir plus bas).

Tiré d'un livre de John Rechy - du même nom - The Sexual Outlaws est une sacrée belle découverte. Qui va faire parler d'elle: je vous en fiche mon billet.

Album: Pavement Butterfly Ep 
Année: 2012 
Label: -


I Made a Promise est également en écoute sur le soundcloud de The Sexual Outlaws.  (malheureusement plus en écoute)

'Pavement Butterfly Ep' est en téléchargement gratuit et légal sur le site des Sexual Outlaws ici même.

vendredi 10 avril 2020

Kiwi Jr. - Football Money [Mint Records / Persona Non Grata]

Demain nous serons le samedi 11 avril 2020. Nous fêterons alors les 25 ans de 'Wowee Zowee', troisième chef d’œuvre consécutif de Pavement, chose loin d'être anodine, surtout lorsque l'on vient de publier 'Slanted & Enchanted' et 'Crooked Rain, Crooked Rain'.

Autre évènement : aujourd'hui sort 'The New Abnormal', le sixième album de The Strokes, groupe qui m'a perdu depuis très longtemps mais dont il faut reconnaitre l'aura, toujours aussi intacte 20 ans après.

Pourquoi parler de ces deux groupes en ouverture de ce papier ? Parce qu'autant Pavement que The Strokes (mais aussi Parquet Courts voire REM, entre autres) sont au cœur de 'Football Money', premier album de Kiwi Jr., groupe, comme son nom ne l'indique pas, canadien et au sein duquel figure Brian Murphy d'Alvvays. Un disque sorti l'an passé chez Mint Records et qui connaît un écho plus mondial avec sa ressortie début janvier chez Persona Non Grata. Une bonne chose qui d'une part m'aura permis de découvrir le disque, et qui surtout lui aura donné une nouvelle - et meilleure ? - exposition, qu'il mérite amplement.

Il y a sur 'Football Money', en dix titres et 27 mns, tout ce que l'indie-rock et l'indie-pop, qu'elle soit power ou jangle, ont de meilleur : des hymnes à fredonner, des mélodies qui accrochent l'oreille, de l'énergie à revendre, des couplets épatants, des refrains qui le sont doublement, des arrivées impromptues de gimmick qui font repartir chaque chanson encore plus haut. Et puis il y a ces paroles ubuesques, délirantes et brillantes, cyniques et sarcastiques, avec ses références à la pop culture (sans que cela soit forcé), avec un vers d'ouverture drôle, qui donne le ton de l'album (« When the SS crashed the party, my favorite band was setting up onstage») et qui n'est pas sans rappeler les premiers mots de We Dance sur 'Wowee Zowee' (« There is no castration fear »).

'Football Money' est en tout cas un disque plein de personnalité, aussi concis qu'efficace, échevelé et fun, réussi et marquant, autant par la qualité de ses chansons et de ses mélodies que par le côté branleur qui s'en dégage. Et à son écoute, je ne peux m'empêcher de penser qu'avec lui, Kiwi Jr. vient sortir le disque que rêvait d'écrire Stephen Malkmus à la séparation de Pavement. (Sortie : 29 mars 2019 / 17 janvier 2020)

Plus :
'Football Money' de Kiwi Jr est en écoute sur la page bandcamp du groupe
'Football Money' de Kiwi Jr est à l'achat sur la page bandcamp du groupe
'Football Money' de Kiwi Jr est également en écoute sur Spotify et Deezer (notamment)

Trois chansons en écoute de 'Football Money' de Kiwi Jr. Gimme More et son shot de pop culture pour débuter (en écoute dans les playlists Spotify, Deezer et Youtube). Puis Murder in the Cathedral (qui ouvre l'album). Et Swimming Pool où les Kiwi Jr. rendent un hommage à Brian Jones :





Trois clips ont été produits pour ce 'Football Money' de Kiwi Jr : Gimme More, Salary Man et Leslie :





jeudi 14 novembre 2013

[Track of The Day] Stephen Malkmus and The Jicks - Lariat

Il y a trois choses à dire sur ce premier extrait du nouvel album de Stephen Malkmus and The Jicks.
La première est qu'avec 'Wig Out at Jagbags', Stephen Malkmus aura sorti plus d'albums avec ses Jicks qu'avec Pavement. Six contre cinq. Et si la discographie de son deuxième groupe ne peut pas être comparée avec celle du quatuor si influent que fut Pavement, cela fait quand même bizarre. Et assez mal.

La seconde est que Lariat, ce premier extrait, est Pavement dans l'esprit. Assez proche de leurs deux derniers albums, avec ce qu'il faut comme paroles pour rappeler à notre souvenir (s'il en était besoin) quel grand groupe ce fut.

La troisième est que Stephen Malkmus a toujours le bon mot (à lire d'ailleurs, cette très chouette interview du monsieur en question, chez pitchfork). Et toujours aussi bon. Car oui, comme il le dit lui même, « we grew up listening to the music from the best decade ever ». Les années 80 quoi.

Album : Wig Out at Jagbags
Année : 2014
Label : Domino

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Lariat est également en écoute ci-dessous :


Le clip de Lariat de Stephen Malkmus and The Jicks est disponible ci-dessous :

mercredi 11 décembre 2024

[Track of The Day] The Hard Quartet - Killed By Death

Stephen Malkmus, Matt Sweeney, Emmett Kelly et Jim White. Quatre artistes au passé plus ou moins doré, mais qui sont des noms de la musique des trente-cinq dernières années et qui, surtout, se connaissent vu qu'ils ont tous un jour ou l'autre collaboré ensemble. Et ces quatre compères se sont dit que ce serait une belle idée de former un super groupe, le simplement nommé The Hard Quartet.

En général, les super groupes, ça va, ça vient. Ça a son petit buzz à l'annonce, sur le papier, ça promet toujours beaucoup et au final ça ne marche jamais vraiment. Sans doute parce que la plupart du temps, on est sur des artistes qui se mettent ensemble quand le succès qu'ils ont connu plus jeune ou avec leurs formations précédentes s'est étiolé (ce qui est le cas ici). Mais surtout parce que l'alchimie ne prend jamais vraiment et qu'on ressort toujours de ces disques là avec le sentiment d'avoir écouté un disque d'un des membres, qui prend forcément l'ascendant sur ses nouveaux camarades.

S'il n'est pas renversant (ses quinze morceaux pour cinquante-deux minutes n'y sont pas pour rien) et pas attrayant pour un sou (cette pochette banale au possible, pour ne pas dire laide, quelle idée), 'The Hard Quartet' (pourquoi faire compliqué etc) est un album plutôt séduisant. Nos quatre amis s'y partagent le micro, les instruments (Malkmus, Sweeney et Kelly guitares et basse, Jim White restant évidemment dévolu à la batterie) et composent là quelques chansons pas dénuées d'intérêt et même souvent inspirées. Certes, l'ombre de Pavement plane plus que toute autre ici (et la voix de Stephen Malkmus n'y est pas étrangère) mais l'album passe par tellement d'états qu'il est difficile de ne retenir que ça.

Des quinze morceaux de 'The Hard Quartet', on en retiendra deux particulièrement : la superbe balade très Pavement Hey (chantée par un Stephen Malkmus à son meilleur) et Killed By Death (en écoute aujourd'hui), chanson peut-être la moins représentative de l'album mais sans doute celle où l'alchimie entre les quatre artistes est la plus évidente, de cette mélodie mélancolique aux accents country-folk à ses guitares acérées, langoureuses et délicieuses du refrain en passant par la voix tout en retenue de Matt Sweeney.

Album : The Hard Quartet
Année : 2024
Label : Matador

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Killed By Death de The Hard Quartet est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson très réussie de ce premier album de The Hard Quartet, voilà la très belle balade Hey

mardi 22 août 2017

[Track of The Day] Spiral Stairs - Emoshuns

Alors que son ancien compère Stephen Malkmus enchaine les albums à un rythme plutôt régulier depuis la séparation de Pavement (six depuis 2001), Scott Kanenberg, aka Spiral Stairs, lui s’est toujours fait plus discret. Il y a tout d’abord eu l’aventure Preston School of Industry aux début des années 2000. Et seulement deux albums solos, sous le nom de Spiral Stairs donc : ‘The Real Feel’ en 2009 et ‘Doris & The Daggers’ cette année.

Un disque aux nombreux invités (Kevin Drew et Justin Peroff de Broken Social Scene, Matt Berninger de The National notamment), plutôt mid-tempo, mais aux chouettes effets de manche. Les mélodies sont là, les chansons aussi. Il y a bien quelques fautes de goût (The Unconditionnal), quelques longueurs (Trams (Stole My Love) et plus globalement la fin de ce 'Doris and The Daggers') mais tout se tient plutôt bien (le début de l'album est franchement enthousiasmant) et Spiral Stairs s’octroie même un petit plaisir dans une veine Pavement-ienne sur Doris and The Daggers, chanson qui clôt l'album. Sympathique.

A noter que Spiral Stairs attaquera une longue tournée européenne, avec quelques dates en France, Belgique et Suisse :
20 septembre - Le Petit Bain (Paris)
22 septembre - Le Sonic (Lyon)
23 septembre - Le Pingouin Alternatif (Arthez-De-Béarn)
28 septembre - Bad Bonn (Guin, Suisse)
15 octobre - NEST (Gand, Belgique)

Album : Doris and the Daggers 
Année : 2017 
Label : Domino

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En plus des lecteurs Spotify et Deezer à gauche, Emoshuns de Spiral Stairs est également en écoute ci-dessous :



Autre chanson de ce 'Doris and the Daggers' de Spiral Stairs, Dundee Man :



Pour finir, le clip de Dance (Cry Wolf), chanson qui ouvre ce 'Doris and the Daggers' de Spiral Stairs, avec Jason Lytle de Grandaddy en guest :


vendredi 7 mai 2010

[Track of The Day] Pavement - Carrot Rope

Vu qu'ils font partie des cinq groupes les plus importants de ma vie, vu que je vais enfin les voir en concert ce soir (viendez, il reste des places), même à l'occasion d'une reformation, vu que c'est un des rares groupes à avoir un discographie parfaite (cinq albums cinq étoiles au compteur), un petit classique de Pavement pour finir la semaine. Avec Carrot Rope, dernière chanson de 'Terror Twilight', leur ultime album.


Album: Terror Twilight 
Année: 1999
Label: Matador

Et le clip qui va bien avec:


mardi 3 février 2009

[Track of The Day] Nickel Creek - Spit On a Stranger (Pavement cover)

Groupe américain formé de Chris Thile, Sara et Sean Watkins, Nickel Creek est un groupe tout à fait recommandable dont j'avais découvert l'existence par l'achat inopiné de leur 'This Side', un été de 2003. Un disque d'une très grande qualité (j'insiste sur le «très») naviguant entre country, acoustique et americana et qui se permet une reprise de Spit On a Stranger de Pavement (le titre qui ouvre 'Terror Twilight'). Rien que ça.
Mais menée par une mandoline diabolique, cette reprise est délicate et surtout totalement réussie. Et comme je suis tombé dessus hier, je fais partager.

Album: This Side
Année: 2002
Label: Sugar Hill


Pour info, désormais I Left Without My Hat est sur last.fm. Le groupe sans chapeau se trouve là. N'hésitez pas à nous rejoindre.

vendredi 23 août 2019

The Gotobeds - Debt Begins at 30 [Sub Pop]

Si 'Debt Begins at 30' était leur premier album, sans nul doute qu'on aurait fait de The Gotobeds (malgré son absence sur la pochette, c'est bien un groupe en « The ») de « next big thing » de la scène rock actuelle. Sauf que ce n'est - donc - pas leur premier disque, mais leur quatrième (et puis on va laisser cette place à The Murder Capital).
Pour autant, le quatuor originaire de Pittsburgh en Pennsylvanie a tout ce qu'il faut pour éclater enfin à la face du monde - ou tout au moins à la face des gens qui aiment l’indie-rock (ce qui réduit le panel et ce chaque année un peu plus). Car 'Debt Begins at 30' a une gueule et de sacrées chansons à revendre.

Sans en être un, ce disque des Gotobeds est presque un concept album. Pas forcément dans les thématiques abordées ou pour la cohérence de l’ensemble, mais plus parce qu’il invite pléthore d’artistes à venir chanter et jouer avec eux, et ce sur chaque chanson - ce qui n'est quand même pas commun dans cette sphère musicale. Et la liste a plutôt un joli relief : il y a bien des membres de groupes inconnus à mon bataillon personnel (Silkworm, Positive No ou Downtown Boys), mais on compte également Joe Casey et Greg Ahee de Protomartyr (et pas sur les mêmes titres), Bob Weston de Shellac et Bob Nastanovich de Pavement (qui, pour toute participation, gueule « Dross » sur la chanson du même nom et a rédigé le texte de promotion de l'album).

D’où un 'Debt Begins at 30' particulièrement divers, qui garde une ligne directrice entre punk, post-punk, lo-fi et indie-rock très marqué US - évidemment - où les guitares sont à la fête, mais qui s’échappe un peu de partout, allant piocher l’inspiration chez les Pixies (2:15), Parquet Courts (Poor People Are Revolting), Pavement et avec tout du long un côté Sonic Youth et Wire du meilleur effet. 

Pour autant, cet album de The Gotobeds n'a rien d'une « compilation ». Très bien produit, sans titre faible (même la version alternative, en espagnol, de la chanson Debt Begins at 30 n'est en rien une redite), n'oubliant jamais les mélodies, doublant souvent les voix pour donner encore plus de corps aux chansons, 'Debt Begins at 30' est avant tout un putain de disque rock, dans toutes ses acceptions, plein de guitares acérées et de morceaux qui ne demandent qu'à être des tubes. Il ne reste plus qu'à souhaiter à ces presque trentenaires d'avoir, plutôt que des dettes, la reconnaissance qu'ils méritent. (Sortie : 31 mai 2019)

Plus : 
'Debt Begins at 30' de The Gotobeds est à l'écoute sur leur page bandcamp
'Debt Begins at 30' de The Gotobeds est également à l'achat sur leur page bandcamp
'Debt Begins at 30' de The Gotobeds est à l'écoute, notamment, sur Spotify et Deezer
A noter que The Gotobeds viendront présenter 'Debt Begins at 30' en novembre prochain en France, à La Boule Noire le 18 et au Sonic de Lyon le 19.

Trois chansons de 'Debt Begins at 30' de The Gotobeds en écoute aujourd'hui. Calquer The Hound (qui ouvre l'album) pour commencer (en écoute également dans les playlists Spotify et Deezer, ainsi que dans la colonne de gauche de ce blog). Puis On Loan. Et enfin Bleached Midnight :






Pour finir, voilà deux clips des deux singles extraits de 'Debt Begins at 30' de The Gotobeds : Twin Cities et le très Pixies 2:15




mercredi 25 janvier 2017

Car Seat Headrest - Teens of Denial [Matador]

Alors oui, je sais, on vous a sûrement déjà ressassé les oreilles avec cet album là. A quoi bon donc en parler dans ces pages alors que 2017 a ouvert ses bras et que 'Teens of Denial' est sorti en juillet 2016 ? Parce qu'il mérite qu'on en dise à nouveau le plus grand bien. Et parce que des albums comme cela, on n'en trouve pas à tous les coins d'un label.

Mais qui sont donc les Car Seat Headrest ? Avant tout, ce groupe est le projet d'un seul homme Will Toledo, jeune et prolifique américain de 24 ans, qui a enregistré en l'espace de 3 ans pas moins de 11 albums dans son coin (et tous en écoute sur bandcamp, voir plus bas). Des disques lo-fi et brinquebalant, entre bedroom pop et garage-car (oui, certains de ces disques ont été enregistrés dans sa voiture, d'où Car Seat Headrest, littéralement « appuie-tête de voiture »), évidemment très Do It Yourself.

Repéré par Chris Lombardi de Matador Records (excusez du peu), Will Toledo signe en 2014 sur le label des Yo La Tengo, Liz Phair et autres Pavement. Mais Matador veut faire les choses bien et croit beaucoup en son nouveau poulain - et il y a de quoi. Ainsi, plutôt que brûler tout le potentiel du bonhomme et histoire de présenter à un plus large public, il le laisse ré-enregistrer à l'automne 2015 certaines de ses premières compositions. 'Teens of Style' parait, le disque ne souffre pas d'avoir perdu son côté DIY et le garçon se fait un nom. Car Seat Headrest s'enrichit alors de trois membres pour donner plus de corps à sa musique et à ses ambitions et embraye un an plus tard avec son premier album pour un label, 'Teens of Denial'.

Prévu en mai dernier, il voit sa sortie repoussée à cause d'un Rick Ocasek (leader de The Cars) pas vraiment complice qui lui reproche un sample non-clearé de son titre Just What I Needed (et ce n'est pourtant pas faute à Matador et à Car Seat Headrest d'avoir fait les démarches en ce sens, de longs mois avant). Rappel de tous les disques déjà envoyés à travers tout le pays, destruction de ceux-ci, réenregistrement et changement de titre pour la chanson incriminée (de Just What I Wanted/Not Just What I Needed, elle devient Not Just What I Needed, même si l'influence reste manifeste). Deux mois plus tard, 'Teens of Denial' voit officiellement le jour. Et met une baffe à beaucoup, et en premier lieu à l'auteur de ses lignes.

En 12 titres, Car Seat Headrest, porté par une production moins lo-fi que ses précédents enregistrements et particulièrement bien vue, assène dès les premières secondes de l'album un riff diabolique qui donne le ton (Fill in the Blank). La suite ne dévie pas de la trajectoire. Étirant ses morceaux comme jamais sans pour autant les rendre ennuyeux ou sans arriver à leur trouver une porte de sortie, Car Seat Headrest affiche ses ambitions, rappelle à lui Pavement (Destroyed by Hippie Powers notamment mais pas que), Nada Surf (la construction de Drunk Drivers / Killer Whales et cette façon d'amener et d'hurler le refrain), Sebadoh et autres groupes du genre. Il en profite même pour piquer aux Doors la guitare de leur L.A. Woman (Connect the Dots (The Saga of Frank Sinatra)).

Contant avec une voix trainante des histoires d'une jeunesse désabusée, qui s'ennuie, qui s'emmerde, qui se foire et qui ne trouve même plus son remède dans l'alcool et la drogue, Car Seat Headrest compose ici aussi bien des hymnes rock (Drunk Drivers / Killer Whales) que des balades à fredonner à tue-tête (fameux « drugs are better, drugs are better with friends are better, friends are better with drugs... » sur (Joe Gets Kicked Out of School for Using) Drugs With Friends (But Says This Isn't a Problem) ou tout simplement tuantes (les 11mns parfaites de The Ballad of Costa Concordia qui rappelle Okkervil River dans sa première partie).

Brillant album, à tous les niveaux, 'Teens of Denial' est une vraie révélation pour votre serviteur. Sans doute le disque le plus écouté 2016, cet album de Car Seat Headrest pose toutefois quelques questions : ce projet restera t-il celui de Will Toledo qui, tel un Eels, ferait tourner les membres autour de lui ? Intitulera t-il tous ses prochains albums Teens quelque-chose ? Quand reviendra t-il ? Après 12 albums et une compilation, a-t-il encore des choses à dire ?
Une chose est sûre cependant : quoi qu'il en dise sur les derniers mots de Joe Goes To School qui cloture ce 'Teens of Denial', Car Seat Hedarest n'est en aucun cas une simple « tourist attraction ». J'ai même comme l'impression qu'on vient d'en prendre pour un moment. Tant mieux. (Sortie : 20 mai 2016)

Son :
'Teens of Denial' de Car Seat Headrest est en écoute (partielle) sur le bandcamp du groupe
'Teens of Denial' de Car Seat Headrest est à l'achat, toujours sur le bandcamp du groupe
'Teens of Denial' de Car Seat Headrest est également en écoute sur Spotify et Deezer

Les 11 premiers efforts de Car Seat Headrest sont en écoute sur son bandcamp
On y trouve également la « compilation » 'Teens of Style'

Enfin, pour en savoir plus sur l'histoire de Car Seat Headrest, pré 'Teens of Denial', cet article de Rolling Stones US est à lire.


Beaucoup de choses à écouter aujourd'hui et à voir de ce 'Teens of Denial' de Car Seat Headrest. Tout d'abord, Drunk Drivers / Killer Whales, hit en puissance (en écoute également dans les lecteurs Spotify et Deezer à gauche). Ensuite, Vincent et son intro parfaite.





Pas plus de titres de disponibles sur le bandcamp de Car Seat Headrest ? Rabattons nous donc sur les clips. Tout d'abord Fill in The Blank qui ouvre parfaitement ce 'Teens of Denial' (ah ce riff) :


Ensuite, le clip de Drunk Drivers / Killers Whales, longue balade sur le bitume et sur l'eau :


Enfin, le clip de Vincent, évidemment édité (l'originale fait 7'45'', voir plus haut) :


lundi 6 avril 2015

[Track of The Day] Jen Cloher - Needle In The Hay

Dans la lignée d'une Courtney Barnett dont le premier album vient de sortir (et sur lequel on reviendra sûrement vu qu'il semble réussi si l'on en croit les premiers retours), voilà Jen Cloher qui comme sa compatriote (elles sont toutes les deux australiennes) aiment les guitares.

Pourtant, contrairement à Courtney, la carrière de Jen Cloher a débuté il y a bien longtemps, en 2005, lorsqu'elle officiait dans un groupe qui portait son nom, Jen Cloher and the Endless Sea ; groupe avec lequel elle sortira trois albums.

De retour en 2013, et en solo, la voilà qui signe chez Milk! Records, le label de Courtney Barnett, pour un album remarqué de l'autre côté du globe ('In Blood Memory').

En 2015, Jen Clohen sort un split 7" avec Courtney Barnett, qu'elle ouvre même avec Needle in the Hay, chanson à guitares et Pavement jusqu'au bout des ongles (et pas que dans le chant).

Une belle occasion pour Jen Cloher de profiter de la nouvelle aura indie de sa boss de label, surtout que Needle in the Hay est une belle chanson.

Pas dit que beaucoup d'européens se procurent ce disque, tant le prix est élevé (et je ne compte pas les frais de port). Mais l'essentiel est ailleurs : l'Australie a lancé la relève. Elle est à guitare. Et féminine.

Album : Needle In The Hay / Swan Street Swagger Split 7"
Année : 2015
Label : Milk! Records

Acheter


Needle in the Hay, face-A de ce single de Jen Cloher sorti avec Courtney Barnett, est également en écoute ci-dessous :



Le split 'Needle In The Hay / Swan Street Swagger Split 7"' est quant à lui en écoute complète (et à l'achat) ci-dessous :



mardi 12 octobre 2010

Net Emergence 'Octobre 2010': Bumpkin Island, Mondrian, Livin' in a Treehouse, Wonderflu


Après une édition de rentrée qui m'avait laissé sur ma faim, l'édition d'octobre 2010 de Net Émergence aura remis les choses points: du bon du bon et encore du bon. Un podium intéressant auquel il manque juste un groupe qui a titillé bien agréablement les oreilles. Présentation.


Médaille en chocolat: Wonderflu
Coup de cœur pour ce groupe français dont le rock va piocher ses influences dans celui des années 90 et essentiellement dans Pavement (Realize, Travel). Leur dernier Ep en date (le premier?) 'Lota Schwager' est une chouette découverte, rempli de belles compositions. Seul bémol sur l'artwork que je ne trouve pas particulièrement adéquat.
Site officiel et 'Lota Schwager Ep' en écoute



Médaille de bronze: Livin' in a Treehouse

Voix profonde et énervée, la chanteuse de Livin' in a Treehouse pose le décor d'emblée, se rapprochant un peu de Leila Moss, la chanteuse de The Duke Spirit. Sa voix française en anglais passe toute seule.
Il y a d'ailleurs du travail, ca se sent, aussi bien au niveau des compositions que de l'enregistrement. Sur certains morceaux, on sent comme un début de filiation avec les Duke Spirit, précités. Mieux: même dans les moments de calme, le charme opère. Pas transcendant mais sympathique.
Myspace


Médaille d'argent: Mondrian
J'ai déjà dit tout le bien que je pensais de leur premier 'Pop Shop Ep'. J'ai déjà dit à quel point leur pop entre banjots, piano et clappings avait rythmé mes dernières semaines musicales. Je n'ai pas changé d'avis.
Site officiel et 'Pop Shop Ep' en écoute






Médaille d'or: Bumpkin Island
Les grands vainqueurs se sont eux, les Bumpkin Island. Originaire de Bretagne, le groupe se compose de sept membres. Surtout, les Bumpkin Island respirent les belles mélodies, les jolies constructions de chansons (Perfect Life), et savent relever par de légères touches - le plus souvent éclatantes - leur musique quand celle ci perd un peu de force (notamment par le clavier). Beau collectif qui ira assurément loin. Plus qu'un bon vainqueur de ce mois d'octobre en tout cas.
Myspace

dimanche 25 janvier 2015

Bilan 2014 : « Albums » (10-01)

 

Dimanche 25 janvier. Je crois qu'il est définitivement temps d'en finir avec cette belle année 2014. Après la sélection des meilleurs formats courts, après le « Top 50 Chansons », après le top albums avec les disques classés de la 50è à la 31è puis ceux classés de la 30è à la 11è place, voilà donc les 10 albums les plus marquants de l'année pour votre serviteur.

Mais avant ça, comme toujours, voici quelques liens pour aller découvrir la sélection d'autres blogs ou site :


Une nouvelle fois, 2014 fut une belle année, faite de découverte, de confirmation et de très beaux albums. Certains la critiquent, certains préfèrent l'année précédente. Mais c'est à chaque fois la même chose, la même rengaine. Pour ma part, je m'en contente allégrement, y ayant trouvé ce qu'il fallait pour bercer mon année 2014, faite de joies, de pertes, de soleil levant sur le Salar d'Uyuni et de fin des illusions. 
Bref, le top 10. Avec pas moins de trois groupes/artistes français, de la pop américaine née à Liverpool, le groupe hip-hop au meilleur nom qui soit et le meilleur groupe du monde tout court. Entre autres. 

A découvrir/approuver/désapprouver ci-dessous. Avec tout en bas de cet article un lecteur pour écouter une chanson de chacun des albums présentés ci-dessous. Bonne lecture et bonne(s) écoute(s) !

Pour rappel :



10. Gulcher - Cocktails [Without My Hat Records]
Sorti à une période de l'année difficile, je pense que beaucoup d'observateurs seront passés à côté de ce second album des parisiens de Gulcher. Je ne suis évidemment pas totalement objectif, mais il n'empêche : il y a là 12 chansons que beaucoup de groupes français voudraient pouvoir se targuer d'avoir écrites.
Pas immédiat mais rapidement entêtant, le rock presque arty du quatuor s'étale sur 40 mns, accueillant aussi bien les Strokes, Oasis que Pavement sur ses épaules. Mené par des singles évidents (Up Against The Wall, Johnny's Square ou Julia), fort d'un tracklisting intelligent et orné d'une pochette magnifique, ce disque est un album somptueux qu'il faut écouter. On dit souvent qu'on a tendance à passer à côté de grands albums. Puisse 'Cocktails' être l'exception qui confirme la règle.



09. Rivulets - I Remember Everything [Jellyfant Records]
Nouvel album de Rivulets, 'I Remember Everything' peut se targuer d'avoir reçu les éloges d'Alan Sparhawk de Low. Ce qui vous pose un disque. Des éloges totalement méritées tant tout ici est d'une sombre et fatale beauté (et jusqu'à la très belle pochette). Slowcore ténébreux, dépressif, lancinant et avant tout mélodique, qui rend également un vibrant hommage à Jason Molina, cet album prend aux tripes. Sublime.



08.  Foxygen - ... And Star Power [Jagjaguwar]
'... And Star Power'  est un concept album, genre fourre-tout nawakesque entre folk brinquebalant, rock 60s lo-fi, chansons acoustiques sublimes, glam-rock séduisant, psychédélisme à tous les étages, le tout emballé dans une production dégueulasse mais qui va bien à l'ensemble. '... And Star Power' est un disque sans doute trop long. '... And Star Power' a sans doute pleins de défauts. Mais il n'empêche : '... And Star Power' possède un charme indéniable. On encensera ce disque dans quelques années à n'en pas douter.



07. The Pains of Being Pure at Heart - Days of Abandon [Fierce Panda]
Troisième album pour la bande à Kip Berman qui ralentit régulièrement le tempo, mais ne range pas pour autant ses guitares à la cave. Capable de mélodies tuantes et d'arrangements divins (The Asp In My Chest), 'Days of Abandon' étale une nouvelle facette, très mélancolique, de The Pains of Being Pure at Heart, ni plus ni moins que le meilleur groupe du monde.



06. King Creosote - From Scotland With Love [Domino]
Bande originale d'un documentaire sur l’Écosse, 'From Scotland With Love' est avant tout un album à part entière de King Creosote. On retrouve ici peut-être le meilleur de ce qu'a composé Kenny Anderson depuis le début de sa carrière. On reste dans un univers bien connu, mais tout ici resplendit. Onze chansons de folk-pop mélancolique, très bien habillées (cordes, touches de piano caressées). Et au milieu d’entre elles, une plus sublime que les autres, Miserable Strangers.



05. Spoon - They Want My Soul [-ANTI]
En accueillant un nouveau membre au clavier et aux guitares et en confiant la production à ce diable de Dave Fridmann, Spoon a réussi son virage, et avec quelle classe. Il y a sur 'They Want My Soul' beaucoup de tubes implacables portées par des mélodies efficaces. Jamais Spoon n'avait réussi à composer ou à sortir autant de chansons aussi efficaces sur un même disque. En fait, une seule question reste après tant d'écoutes : et si 'They Want My Soul' était tout simplement le meilleur album de Spoon ?



04. Cunninlynguists -  Strange Journey : Volume Three [APOS Music]
Les années passent, et les Cunninlynguists continuent de ne pas me décevoir. J'aime tout chez eux : leur façon de poser leur flow, ces productions faisant la part belle aux mélodies pop, leurs invités de talent en pagaille. Le 3è opus de leur série de mixtapes voit le groupe partir pour un voyage interstellaire sur Terre. Très bien pensé et conçu, parfois même drôle, 'Strange Journey : Volume Three' est l'album hip-hop que j'aurais le plus écouté en 2014. Et de loin.



03. Pain Noir - st [MicroCultures]
Bien sûr, il y avait eu les trois chansons postées sur son bandcamp l'an passé, dont une m'avait renversé plus que tout (voir ici). Bien sûr, il y avait les albums sortis sous le nom St Augustine. Bien sûr. Mais pouvait-on imaginer que Pain Noir allait sortir un si bel album ? Qu'il allait tenir la longueur de 9 chansons ? Nous sommes beaucoup à l'avoir espéré secrètement, à avoir financé ce premier album sous le nom de Pain Noir, et resté interdit devant le résultat final. 
Ces 9 chansons folk (dans sa plus pure acception à savoir une musique solitaire, qui plonge dans l'intime au travers de beaux voyages) où François-Régis Croisier, avec une grande sensibilité et une voix posée qui sait se faire presque murmure quand le texte ou la musique le requiert, raconte des histoires du passé faites de mains calleuses, de travail aux champs et de villages engloutis. Musicalement épatant, très mélancolique, ce premier album de Pain Noir est assurément le disque le plus touchant de 2014.



02. We Are Catchers - st [Domino]
Incroyablement ignoré par la critique, ce premier album de Peter Jackson (aka We Are Catchers) est pourtant le plus beau disque sorti chez Domino en 2014, pourtant pas avare à ce niveau là.
Dans l'esprit du déjà très beau 'A Bad Wind Blows In My Heart' de Bill Ryder Jones (présent à la guitare et à la production), 'We Are Catchers' est essentiellement centré autour du piano. Souvent rythmé par un tambourin très présent, avec pleins de vocalises et autres chœurs rappelant la bande à Brian Wilson, et une production entre reverbs et échos, 'We Are Catchers' illumine depuis de nombreuses semaines mes journées de pop aux mélodies soignées et travaillées. Et a priori, ce n'est pas près de s'arrêter.



01. Dominique Dalcan - Hirundo [PIAS]
Découvert grâce à Ninie, 'Hirundo' est devenu chez moi, et en quelques écoutes, un classique, et pas seulement de cette année 2014. A première vue un bel album de chanson française, 'Hirundo' est surtout un disque qui croise le fer avec la pop, où les mêmes mélodies sorties par un groupe étrangers auraient eu les faveurs des médias. Entre tubes imparables (Transhumance, Sometimes) et moments délicats (La Clope au Bec) cet album de Dominique Dalcan est d'une beauté qui ne se dément pas. Il parait que le reste de sa discographie est du même acabit. J'aimerais bien pouvoir plonger dedans. Mais j'ai beau essayer, je n'arrive pas à détacher mes oreilles de cet 'Hirundo'. Évident album de l'année de votre serviteur.


Pour rappel :


Et comme le veut l'habitude, voilà un un lecteur streaming pour écouter une chanson de chacun des albums présentés ci-dessus. Parce que c'est tout de même plus pratique de mettre de la musique sur des mots. Bonne(s) écoute(s) !