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dimanche 9 septembre 2007

[Oldies] Bee Gees - First (1967)

J'ai beau chercher dans ma mémoire, je ne me souviens pas avoir considéré les Bee Gees autrement que comme des chanteurs de variétoche aux doigts constamment coincés dans une porte. A dire vrai, ils me faisaient plus marrer qu'autre chose. Limite une blague. Un peu comme le sketch là qui leur est consacré ici en quelques sortes.

Et puis il y a quelques semaines de ça, sur un air de boutade, un ami de l'Internet, sur un aire d'autoroute toute bleutée, commence à me parler fissa des Freres Gibb en me disant « tiens, y a le premier album des Bee Gees qui a été réédité chez Rhino. T'as écouté ? ».

Après une réponse négative et un sarcastique « Les Bee Gees? Oh oh, elle est bonne! », il ajoute qu'il est très sérieux et que ce disque là a une classe que seule la discographie des Beatles égale.

Ni une ni deux, tenté par tant de dithyrambe, je plonge dans cet album. Quatorze titres. Et même pas 40 mns. Et de la pop. De la pop comme on en faisait du temps que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître. Cet album des Bee Gees est un petit bijou de cordes, de mélodies imparables, d'écriture. Les trois n'en font pas des tonnes au niveau de la voix, se rapprochant tantôt de celle d'Arthur Lee, de Lennon ou de Macca.

D'ailleurs, ces trois derniers ne sont pas « présents » qu'au chant. Car il y a des ambiances, des riffs, des mélodies qui rappellent des titres les plus célèbres du quatuor de Liverpool (In My Own Time rappelle Taxman par ex). Idem pour le grand Arthur Lee et ses Love.

Magnifique découverte. Je sais pas si ça met une claque aux barons de la pop. Mais ça en met une à votre serviteur.

En fait, 'First' des Bee Gees, c'est un peu The Beatles Meet Love. Avec des types qui chantent normalement. Et qui ont une putain de classe.


Première sortie : juillet 1967 (Polydor)
Réédition : 22 janvier 2007 (Rhino)


Histoire de bien se rendre compte de quoi il s'agit, trois morceaux en écoute: Turn Of The Century, To Love Somebody et I Can't See Nobody :

 

samedi 5 juillet 2008

Le retour du 'Oldies'

Après plus de cinq mois d'inactivité, et même si on est en été, la rubrique 'Oldies' devrait reprendre du service dès la semaine prochaine avec une réédition d'un album de... mais chut!, je ne vous en dis pas plus.

Ayant toujours tenu en estime cette partie 'Oldies' et après la fermeture d'un de mes comptes free sur lequel je conservais les sons mis en ligne pour ces albums, la plupart du temps, oubliés, j'ai décidé de laisser constamment trois titres en ligne, le tout grâce à un lecteur deezer.

Concrètement donc, chacune des 17 (jusque là) chronique 'Oldies' possède son propre lecteur deezer et trois titres mis en ligne et écoutables, jusqu'à plus soif. Histoire de.

Ainsi, les chroniques suivantes ont de nouveau du son disponible à écouter:

Minnie RipertonPerfect Angel (1974)

AmnestyFree Your Mind: The 700 West Sessions (1973)

Ike and Tina Turner - River Deep Mountain High (1966)

The HomosexualsThe Homosexuals' Record (1984)

Tim HardinBird on a Wire (1971)

Van MorrisonSaint Dominic's Preview (1972)

The HolliesFor Certain Because... (1966)

David Ackles - American Gothic (1972)

The Left Banke - Walk Away Renee/Pretty Ballerina (1967)

Bob DylanBlood On The Tracks : New-York Sessions (1974)

The Four Seasons - Genuine Imitation Life Gazette (1969)

Erma FranklinSoul Sister (1969)

Evie Sands - Any Way That You Want Me (1969)

Jackson C. FrankBlues Run The Game (1965)

Millie Jackson - Caught Up (1974)

John Phillips - John, The Wolf King Of L.A. (1969)

The Bee Gees - First (1967)

Bonne(s) écout(e)s et (re)découvertes!

lundi 21 mai 2012

[Track of The Day] The Bee Gees - Cucumber Castle


Parce qu'il n'a pas chanté que les doigts coincés dans la porte.
Parce qu'il faut redécouvrir 'First', premier album des Bee Gees (avec Robin Gibb au chant), qui est délicieux (plus d'infos là).

mercredi 8 décembre 2010

[Track of The Day] HAL - Down In The Valley

Alors qu'une rumeur un peu folle sortie tout droit des coursives du festival de l'ATP (où le groupe a officiellement débuté sa tournée de reformation par trois concerts dont les setlists laissent pantois) annonce que Godspeed You ! Black Emperor sortirait un nouvel album en mai prochain, un autre retour discographique est confirmé lui depuis quelques semaines déjà: celui de HAL.

HAL est un groupe irlandais signé à l'époque chez Rough Trade et qui avait sorti en 2005 un très sympathique premier album qui sentait bon les sixties, les mélodies accrocheuses et la pop à l'anglaise, mis en orbite par un Worry About The Wind, genre de single pop imparable.

Six ans et quelques problèmes de nom plus tard (le groupe devrait s'appeler Hal from Ireland dans certains pays), le quatuor de Dublin revient un peu à la surprise générale avec 'The Time, The Hour', qui sortirait en mai prochain.
Le groupe vient de mettre à jour un premier extrait: Down In The Valley, une chanson pleine d'entrain et de chœurs Bee Gees-ien qui prouve que les Hal n'ont pas changé, qu'ils aiment plus que jamais la pop et qu'elle le leur rend bien. 

Album: The Time, The Hour 
Année: 2011 
Label: -

Down In The Valley est à télécharger gratuitement, légalement et dans le format de son choix sur le site officiel de HAL, en cliquant ici. (malheureusement plus en ligne)

jeudi 27 septembre 2007

Enfin du son!

Après quelques menus problèmes d'hébergements, j'ai enfin (je débute faut dire) réussi à mettre du son sur une bonne partie des derniers articles. Afin d'être le plus concis et le plus clair, vous pouvez écouter deux extraits (à chaque fois) sur les articles suivants:

Cloud Cult - The Meaning of 8

Chris Garneau - Music For Tourists

Millie Jackson - Caught Up [Oldies]

Mira Calix - Eyes Set Against The Sun

Calla - Strenght In Numbers

Souvaris - A Hat

Loney, Dear - Loney, Noir

Hell Razah - Renaissance Child

John Phillips - John, The Wolf King Of L.A. [Oldies]

The Bee Gees - First [Oldies]

Pour info, les morceaux seront dispos environ un mois, histoire de.
Mais je serais vous je me jetterais en priorité sur Millie Jackson (au cas où cette artiste ne vous dirait rien).

mardi 28 février 2012

[Track of The Day] HAL - Why Do You Come Here ?

Finalement, après bien des atermoiements, les irlandais de HAL vont sortir leur second album, sept ans après le premier. 'The Time, The Hour' s’appellera ce disque que l'on peut déjà qualifié de pop (vu les extraits et vu leur amour de ce genre) et est annoncé, notamment dans ces pages depuis… décembre 2010.

Tentant de trouver un label qui voulait bien d'eux, les HAL auront donc mis le temps mais semblent désormais lancés. Dans quelques jours sortira un premier Ep, 'Down to the Valley Ep', suivi un gros mois plus tard par l'album.

Et si l'on connait déjà deux chansons (les très réussies Be With You et Down In The Valley, en écoute et ), la troisième à voir le jour, Why Do You Come Here ? (en écoute aujourd'hui) est un petit régal, plus Bee Gees que jamais. 

Album: Down In The Valley Ep 
Année: 2012 
Label: - 

Why Do You Come Here? est également en écoute sur le soundcloud de HAL et ci-dessous.  (malheureusement plus en écoute)

jeudi 14 avril 2011

[Track of The Day] HAL - Be With You

Je ne sais pas ce que leur 'The Time, The Hour' donnera sur l'ensemble. Mais si ça veut rigoler, ce deuxième album de HAL pourrait être une des sucreries pop de l'été qui approche.

Car après un Down In The Valley très réussi (en écoute là), le deuxième extrait Be With You de leur album à venir met l'eau à la bouche. Les HAL aiment la pop, connaissent leurs classiques (comment ne pas penser aux Beach Boys ou aux Bee Gees ici?) et semblent nés dans une maison pleine de mélodie.

Be With You est une chanson entrainante, ensoleillée par des choeurs qui montent haut (leur marque de fabrique), des clappings, un piano qui virevolte et une guitare qui n'en peut plus de sautiller. En un mot comme en cent: un vrai bonheur. Merci HAL de nous rappeler que la pop c'est la vie.

Album: The Time, The Hour
Année: 2011

Label: -

Plusieurs choses en bonus aujourd'hui (histoire que ca ne rame pas je vous conseille de cliquer sur la page de ce post). Tout d'abord le clip de Be With You, entre vintage et psychédélisme:




Puis le clip de Close to Her, une face-b d'une douceur chorale superbe:




lundi 6 novembre 2017

Satellite Jockey - Modern Life vol.1 [Another Record / AB Records / Montagne Sacrée Records / Pop Club]

Dans la série « nos lyonnais ont du talent », laissez-moi présenter pour ceux qui ne les connaîtraient pas Satellite Jockey, sextet pop originaire d'Annecy mais depuis installé à Lyon.

Moins influencé par Blur que ce que pourrait faire croire son titre, 'Modern Life vol. 1' joue plutôt dans la cour d'une pop ouvragée des années 60. Mais pas que. Car les Satellite Jockey ne se limitent pas à une relecture de quelques inspirations classiques de cette époque là. Il y a de tout dans ce ‘Modern Life vol.1’ : du Beatles évidemment, du Love d'Arthur Lee assurément, du Elliott Smith forcément, mais aussi The Thrills et pas mal de Sleepy Jackson (Copernicus la chanson qui ouvre l’album aurait très bien pu trouver sa place sur 'Lovers', le premier des deux albums des australiens).

Composé de 11 titres, 'Modern Life vol.' est construit en deux parties. Une première très enlevée, qui s'achève sur un Long is the Road aux guitares volontiers solistes, avant un Opacity à tiroir, s'ouvrant sur un folk racé et lumineux, avant qu'une fin en forme de reggae futuriste prenne le relai ; pour mieux le passer à des chansons plus calmes et pas moins belles, où le mélange des voix qui se répondent fait merveille.

Très joliment produit, 'Modern Life vol.' des Satellite Jockey se distingue surtout par sa capacité à faire intervenir beaucoup d'instruments, avec une si grande justesse. Au-delà des classiques guitare/basse/batterie, le groupe amène avec lui trombone, contrebasse, sitar, clavecin et autre erhu (instrument traditionnel chinois), pour ne citer qu'eux. Et le résultat sonne merveilleusement bien : il suffit d'écouter l'arrivée de la trompette sur Long is the Road ou le clavecin en maître d’œuvre sur Modern Life (qui n'est pas sans rappeler le 'First' des Bee Gees) pour s'en convaincre.

Disséminant clin d’œils sixties ici et là (on ne me fera pas croire que l’aboiement du chien sur You Hide From Love, que faire sonner la sitar comme sur The Ones You Dares ou balancer un « hare krishna » sur Inside est totalement fortuit), chantant dans un anglais ne sonnant pas français pour un sou, intégrant un peu de bossa sur ~~~~~ (oui, elle s'appelle comme cela) et s'entêtant à faire progresser leurs chansons sans jamais s’appesantir sur une simple mélodie, aussi efficace soit-elle, les Satellite Jockey sortent là un disque pop classieuse, de grande qualité, qui aurait sans doute fait plus de bruit s'il avait eu l'étiquette « Canada » ou « Brooklyn » accolée sur sa bio.

Si l'on s'attache au titre 'Modern Life vol.1', ce nouvel album des Satellite Jockey est donc appelé à avoir une suite. Et vu comme ce disque m'obsède depuis 6 mois, c'est plutôt une excellente nouvelle. (Sortie : 21 avril 2017)

Plus :
‘Modern Life vol.1’ de Satellite Jockey est en écoute intégrale sur leur bandcamp
‘Modern Life vol.1’ de Satellite Jockey est à l’achat sur leur bandcamp
‘Modern Life vol.1’ de Satellite Jockey est également en écoute sur Deezer et sur Spotify (notamment)
‘Modern Life vol.1’ de Satellite Jockey est enfin à l'achat sur chacun des quatre labels impliqués dans cet album : Another Record, ABRecords, Montagne Sacrée Records et Le Pop Club Records.

Trois titres de ce 'Modern Life vol.1' de Satellite Jockey. Commençons par Long is the Road (également en écoute dans les playlists Spotify et Deezer dans la colonne de gauche de ce blog). Enchaînons par Modern Life, magnifique conclusion de l'album. Et finissons avec United Nations et son côté Love :





Pour conclure, soyons fous, voilà les trois clips de 'Modern Life vol.1' de Satellite Jockey : celui de Copernicus (qui ouvre le disque), Opacity (la chanson pivot) et le tout dernier en date, Misery :





mardi 12 septembre 2017

[Track of The Day] Beach Fossils - Saint Ivy

N’y allons pas par quatre chemins : les Beach Fossils et moi, ça fait deux. Oh, j’ai toujours trouvé chez eux de quoi m'amuser les oreilles mais sur la longueur, le trio de Brooklyn m'a toujours ennuyé : les mêmes mélodies, le même rythme et, semble t-il les mêmes accords (j'ai bien conscience que ceci est faux, rassurez-vous).

Alors pourquoi m’obstiner ? Parce que je les vois ce week-end lors de la 4è édition du meilleur festival du monde, à savoir Heart of Glass, Heart of Gold (dites HOG HOG ça sera plus simple). Une édition qui aura lieu à Saint-Amans-Des-Côts dans l’Aveyron. (Tu veux venir ? Viens donc voir par ici)

Et donc, il a bien fallu me mettre à jour de la programmation de ces deux jours à venir entre rivière, piscine, chaleur (j'enlace un arbre, on ne sait jamais, ça peut servir) et musique. Beach Fossils donc. Et surtout ‘Somersault’, leur quatrième album.

Un disque qui change de leurs compositions passées. Il y a ici plus d’ambition, un son plus pop, beaucoup plus rond (magnifique basse) presque Beatles-ien période 'Abbey Road' par moments (Saint Ivy) et de belles et légères orchestrations avec violons, flûte traversière ou encore clavecins (qui ne sont pas sans rappeler les Bee Gees des débuts).
Dépourvu de véritables fautes de goûts (le slam Rise d’1’41’’, qui coupe une belle dynamique, c’était vraiment pas obligé cependant), doté d’une production très fine et bien vue, ce ‘Somersault’ des Beach Fossils a même de faux-airs de réponse new-yorkaise au 'Hang' des californiens de Foxygen de janvier dernier. Sans jamais s’énerver et en gardant le calme olympien qui habite leurs compositions depuis leurs débuts. Grosse surprise.

Album : Somersault
Année : 2017
Label : Bayonet Records

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En plus des lecteurs Deezer et Spotify, Saint Ivy de Beach Fossils est également en écoute ci-dessous :


Autre chanson très réussie de ce 'Somersault', voilà This Year, qui ouvre l'album :



Enfin, le clip de Down The Line et sa basse toute ronde, toute belle :