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vendredi 10 février 2017

Foxygen - Hang [Jagjaguwar]

Foxygen est décidément un duo à part dans le monde de la musique actuel, qui ne semble pas avoir de vrai plan de carrière écrit et qui ne semble surtout que suivre son instinct et ses envies. La preuve avec leur cinquième album 'Hang', une des premières grosses sorties de 2017.

Un disque qui contraste totalement avec le précédent '... And Star Power', album gargantuesque au possible (24 morceaux en 82 mns) et adoré dans ces pages, foutraque, fourre-tout de rock sixties, de psychédélisme débridé, de glam-rock lo-fi et de chansons folk vacillantes.

'Hang' prend le complet contre-pied. Cette fois, Foxygen fait court (8 chansons en 32 mns) et remise son lo-fi et un Do It Yourself qui lui allait bien au teint (leur premier album enregistré dans un vrai studio, forcément ça aide) pour pondre un disque extrêmement - bien - produit, plein de cordes, de cuivres et d'ambitions léchées qui plonge la tête la première dans les années 70, entre soul, glam, pop très orchestrée et euro-pop.
On ne s'étonnera donc pas de croiser du Stevie Wonder (ces toutes premières notes de Follow The Leader), une mélodie qui rappelle le My Sweet Lord de George Harrison (Avalon), un peu d'ABBA (toujours Avalon), un peu d'americana (On Lankershim), des mouvements glam à la Bowie (un peu sur tous les titres), des ambiances théâtrales ou tout droit sorties d'un cabaret (America, parmi d'autres), quelques idées à la Burt Bacharach, du 'American Gothic' de David Ackles, des moments guitar hero (formidable Rise Up) ou des tonalités vocales qui rappellent aussi bien Bowie, Jagger qu'Iggy Pop.

Oui, 'Hang' est un peu tout cela à la fois. Mais pour autant, n'est-ce qu'un hommage appuyé feignant et où la patte de Foxygen n'apparaît pas ? Bien au contraire ! En consacrant une certaine idée de la chanson à tiroirs, en multipliant les idées et les directions au sein d'un même morceau (America sans doute la plus marquante à ce niveau là, mais loin d'être la seule), en passant de l'emphase à la discrétion, d'un chant maniéré à une voix plus pop, Foxygen marque de son empreinte de 'Hang' foisonnant.

Entouré par un véritable orchestre (où l'on trouve de tout, jugez plutôt : saxo (alto ou ténor), clarinettes, flûtes, trompettes, bugles, trombones, violons, violoncelles, tuba, hautbois ou une harpe) composé de pas moins de 35 membres, pour leur permettre de mettre en musique leurs grandioses idées, Foxygen compose ici 8 titres vibrant, qui parlent aussi bien de cinéma, de lieux mythiques que d'accomplissement personnel, toujours avec ce côté perché et psychédélique.

Reste la question qui divise - car 'Hang' divise, oui : les Foxygen se foutent-ils de nous ? Et sont-ils vraiment sincères ? N'ont-ils pas eu la folie des grandeurs ? Tout est tellement poussé à l'extrême, tout est tellement à l'opposé de leurs dernières livraisons que l'on peut se poser la question. Ne font-ils que singer une époque disparue depuis longtemps pour mieux se moquer de ses élans parfois pompeux ? Ou ont-ils simplement eu envie et le talent pour se plonger corps et âmes dans une période qu'ils affectionnent particulièrement ('... And Star Power' allait déjà piocher, mais de manière plus brute, dans ces années là ?) et n'en ressortir que le meilleur ?

Ces pages trancheront évidemment pour la seconde option tant 'Hang' respire les mélodies travaillées, les mouvements parfaits. Et la musique plus simplement.
Et puis pourquoi se seraient-ils embêtés à inviter les Lemon Twigs (dont Jonathan Rado a produit le premier album 'Do Hollywood' sorti l'an dernier), Steven Gregory Drozd des Flaming Lips ; ou encore Matthew E. White pour s'occuper des arrangements ? Non, décidément, Foxygen ne se fout pas de nous. Non, Foxygen vient juste de sortir un album magistral, ambitieux de bout en bout, bourré de références et rempli d'idées et de mélodies remarquables. Un 'Hang' dont on reparlera, et pas que cette année. Diable que ces deux là ont vraiment beaucoup trop de talent pour leurs coreligionnaires. (Sortie : 20 janvier 2017)

Son :
'Hang' est à l'achat sur le bandcamp de Foxygen
'Hang' est (partiellement) à l'écoute sur le bandcamp de Foxygen
'Hang' de Foxygen est en écoute chez Spotify et Deezer

Exceptionnellement quatre titres en écoute. Tout d'abord Trauma (uniquement disponible dans les lecteurs Deezer et Spotify à gauche), grandiose et plus épique chanson de 'Hang'. Puis ci-dessous America, longue chanson qui voit Foxygen passer par pleins de tiroirs. Follow The Leader, qui ouvre l'album ; et enfin On Lankershim, qui n'aurait pas dépareillé sur les radios FM américaines de 1974 :







Pour finir, deux clips tirés de 'Hang' de Foxygen. Celui de Follow The Leader. Puis celui de On Lankershim :



mardi 28 octobre 2014

Foxygen - ... And Star Power [Jagjaguwar]

L'an dernier, le troisième album de Foxygen 'We Are the 21st Century Ambassadors of Peace and Magic' (rien que ça) avait été une belle surprise, malgré ses défauts éparpillés ici et là qui m'avaient empêché de tomber totalement sous le charme de ce duo de Los Angeles.

Une année plus tard, revoilà les Foxygen, toujours chez Jagjaguwar. Sauf que cette fois, leur nouvel album dure deux fois plus longtemps que le précédent : 82 mns et 24 morceaux, excusez du peu !

Devant l'annonce, j'ai freiné rapidement des quatre fers,  pensant que les défauts de 'We Are the 21st Century Ambassadors of Peace and Magic' allaient se multiplier à l'envie sur une aussi longue durée. Et les premières critiques plutôt sévères ne m'ont pas poussé à chercher plus loin.

Un jour, chez mon disquaire favori, '... And Star Power' faisait office de fond sonore. Et j'ai été assez surpris d'être justement agréablement surpris. Et depuis, cet album tourne très régulièrement chez moi.

Cette nouvelle sortie de Foxygen c'est un concept album, genre fourre-tout nawakesque entre folk brinquebalant, rock 60s lo-fi, chansons acoustiques sublimes, glam-rock séduisant, psychédélisme à tous les étages, le tout emballé dans une production dégueulasse mais qui va bien à l'ensemble.

Un disque à la linéarité quasi-inexistante (la première partie se tient globalement), qui souffle le chaud et le froid, capable d'une première partie impeccable (jusqu'à la 12è chanson c'est impeccable, avec en point d'orgue la partie « Star Power » et ses 4 chansons enchainées), de quelques chansons largement dispensables (Cold Winter/Freedom et ses 6mns insupportables, pour ne citer qu'elle) et d'une fin parfaite (Everybody Needs Love notamment).

'...And Star Power' est un disque sans doute trop long (quelques jams psychédéliques dispensables), n'est pas à comparer à 'Wowee Zowee' et 'The Beatles' (pour ne citer que deux des albums sans grande unité musicale mais à la classe absolue), et est rempli de références ; difficile de ne pas penser à Thurston Moore sur 'Tree Outside The Academy' avec cette voix d'enfant sur Cold Winter / Freedom, aux Ramones sur 666, notamment dans la façon de chanter, ou à beaucoup de groupes pop des 10 derniers années (Star Power III: What Are We Good For).

Mais '... And Star Power' des Foxygen a un charme indéniable. Ce côté foutraque, ces nombreuses chansons qu'on dirait enregistrées en 1972, tout ceci fait de '... And Star Power' est un sacré disque. Un album qui a plein de défauts, mais qui sont au final peut-être sa principale force. (sortie : 14 octobre 2014)

Son : 
'... And Star Power' de Foxygen est en écoute chez Spotify et Deezer
Le site officiel de Foxygen

Acheter '... And Star Power' de Foxygen



Dans le lecteur grooveshark, vous pouvez écouter Everybody Needs Love, une des très grandes chansons de '... And Star Power', en mode montagne russe et délirante à souhait.
En plus, trois autres morceaux de ce nouvel album de Foxygen :

How Can You Really, certifié tube de '... And Star Power' :




Cosmic Vibrations, certifié second single de '... And Star Power' :



Et enfin, finissons par le clip de Coulda Been My Love :


lundi 11 mars 2019

[Track of The Day] Foxygen - Livin' a Lie

Dans les clichés éculés de la critique/chronique musicale (et souvent utilisés dans ces pages j'imagine), on trouve souvent la fameuse expression « album de la maturité ».

Les Foxygen en sont à cinq albums mais il y a fort à parier que cette expression sera utilisée pour parler de 'Seeing Other People', prochain disque des californiens, duo très aimé ici et auteurs chez moi de deux des albums marquants de la décennie qui s'achève (voir ici et ).

Sam France, le chanteur du duo, explique la genèse de 'Seeing Other People' dans un long et intéressant post. Car contrairement à ce que pourrait faire penser le titre, aucune séparation de Foxygen n'est au programme. Ils n'ont pas besoin de voir d'autres personnes. Non, ils ont juste vieilli. Ont dit au revoir à leurs vingt ans. Aux drogues. Aux tournées. Et bonjour au temps qui passe.

L'album s’appellera 'Seeing Other People' et a envoyé en éclaireur un premier single, Livin' a Lie, qui se démarque une nouvelle fois de ce qu'ils ont fait par le passé. Une chanson très mélancolique et qui promet une nouvelle fois de belles aventures, résumées ainsi par Sam France : « It sounds like your dad's favorite recording artist circa 1985 sneaking off to the studio bathroom for a hit of blow ». Ah quel groupe...

Album : Seeing Other People
Année : 2019
Label : Jagjaguwar


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Livin' a Lie de Foxygen est également en écoute ci-dessous :


Et pour finir, le clip de Livin' a Lie de Foxygen, premier extrait de 'Seeing Other People' :



mercredi 10 janvier 2018

Bilan 2017 : « Albums » (20-01)



Avant de mettre un point final à mon année musicale 2017, finissons notre petit tour d'horizon (partiel, j'en ai bien conscience) des « bilans de l'année » des blogs amis et voisins :

Voilà donc les 20 albums qui m'auront le plus marqué en 2017. De superbes révélations françaises (et lyonnaises), des disques beaux, souvent à en pleurer, une découverte essentielle pour mes oreilles, du melting-pot absolument brillant et un album aussi court que fabuleux, produit par un duo d'américains que rien ne semble arrêter. 
Et comme d'habitude, une chanson de chaque disque présenté ci-dessous est en écoute dans un lecteur Spotify et un lecteur Deezer plus bas. Bonne(s) écoute(s) !

Bilan 2017 :
Top 15 « Ep, 7", Compilation & Réédition »
Top 50 « Morceaux »
Top 40 Albums : 40-21



20. H-Burns - Kid We Own The Summer [Vietnam]
Rock lumineux et ambiances mélancoliques (la chanson titre qui ouvre l’album en est la meilleure preuve) au programme de ce nouvel album du romanais. Montant encore d’un cran dans la qualité, H-Burns s’impose (s’il était besoin) comme un des mètres étalon du genre américain, en vo certes, mais à la française.


19. Julien Baker - Turn Out The Lighs [Matador]
Acheté sans écoute préalable sur les bons conseils de Walleum, ce premier album de Julien Baker (rien à voir avec « Les Frères Scott ») est en tout cas d’une beauté sidérante, où l’urgence perce derrière son chant et ses mélodies. Une douceur punk très personnelle et aux accents émo.


18. Raoul Vignal - The Silver Veil [Talitres]
Premier album folk élégant et lumineux de la part du lyonnais Raoul Vignal, et c'est Talitres, toujours à l'affût, qui sort le tout. Entre Kings of Convenience, Stranded Horse, sous le haut patronage de Nick Drake, voilà un bien beau disque, à l'ambiance impeccable.


17. Beach Fossils - Somersault [Bayonet]
Rarement emballé par le trio de Brooklyn, 'Somersault' est une révélation. Leur ambition, leur son plus pop, plus rond et leurs belles orchestrations m’auront beaucoup séduit. Dépourvu de fautes de goûts, ce quatrième album des Beach Fossils a même de faux-airs de réponse new-yorkaise au 'Hang' des californiens de Foxygen.
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16. ENTRANCE - Book of Changes [Thrill Jockey]
Hors du temps, anachronique, 'Book of Changes' est le premier album en 13 ans de Guy Blakeskee qui officie sous le nom d’ENTRANCE. Folk, pop, subtilement arrangé, avec de beaux chœurs, des violons aussi efficaces que discrets, portés par une belle guitare, voilà un des disques les plus beaux écoutés cette année.


15. Percolator - Sestra [Penske]
Kraut-rock, shoegaze, noise-pop, noise-rock, drones, guitares fuzz, reverb', rythmiques martiales, mélodies lumineuses : voilà tout ce qui est au programme de ce premier album de Percolator, trio irlandais auteur d’un disque tonitruant.

14. State Broadcasters - A Different Past [Olive Grove Records]
Sur leur troisième album en 8 ans, les State Broadcasters alternent entre chansons lentes et mélancoliques, pop-songs à la I'm From Barcelona, rappellent tantôt leurs cousins de Dancing Mice, le Spinto Band ou le grand ordonnateur qu'est Sufjan Stevens. Mieux, ils convient à leur festin pop, en plus des traditionnels piano, guitares et basses, de la harpe, de l'accordéon, du trombone et du violoncelle. Parfait.


13. Valparaiso - Broken Homeland [Zamora Label] 
Mené par d’anciens Jack The Ripper, ce premier album de Valparaiso aura invité sur son album sans doute le plus beau casting de 2017 : Howe Gelb, Shannon Wright, Marc Huyghens (Venus), Josh Haden (Spain), Dominique A et autres John Parish (par ailleurs producteur du disque). Très beau voyage musical qui dévoile peu à peu son americana tantôt langoureuse, tantôt électrique.


12. Aidan Baker / Simon Goff / Thor Harris - Noplace [Gizeh Records] 
Composé avec Thor Harris (batteur de Swans) et Simon Goff (violoniste anglais), ce nouvel album d’Aidan Baker (le cinquième de l’année !) est un disque langoureux, uniquement instrumental, rempli de longues mélopées lancinantes, extatiques. Un ticket pour un voyage ambient en apesanteur, avec pour seules armes guitare, violon et batterie.

 

11. St. Vincent - MASSEDUCTION [Loma Vista]
L'ex de Polyphonic Spree et du groupe de Sufjan Stevens ne m'a jamais vraiment touché avec ses albums solo. Pourtant, son dernier en date 'MASSEDUCTION' m'aura happé avec sa pop-électronique aux accents mainstream, où les tubes sont nombreux (Los Ageless, New York) et derrière lesquels se cachent des textes personnels et sombres.


10. The Luxembourg Signal - Blue Field [Shelflife]
J'ai beau tourner ça dans tous les sens, The Luxembourg Signal est sans conteste MA révélation de 2017. Renversé par leur superbe 'Laura Palmer' (un de mes 7" de l'année, mais surtout mon single 2017), 'Blue Field', leur second album, ne saurait pas être résumé à cette chanson imparable. Septet, le groupe sait produire une pop aussi rêveuse que nerveuse et endiablée, pleine de guitares. Brillant.
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09. AVIONS - Loner [Bad Health Records / Les Briques du Néant / Ligature / Napalm Trees / Teenage Hate Records]
Dans une année lyonnaise plus que réjouissante, AVIONS est sans doute le disque le plus rentre dedans de l’année (avec celui des Decibelles évidemment). Punk à roulettes mâtiné de grunge et lorgnant vers une power-pop racée (à moins que ce ne soit l’inverse), chanté dans un anglais très convaincant, et puisant leur inspirations dans les années 90, ce 'Loner' a un sacré chien (oui, elle est facile).


08. The Magnetic Fields - 50 Song Memoir [Nonesuch]
Pour ses 50 ans, Stephin Merritt, pas avare de compositions, s'est dit qu'il allait sortir un album retraçant les 50 années de sa vie. Ce qui nous donne donc un coffret de 5 disques de 10 chansons et 2h30 de musique. On passe ici par tous les états. Et le résultat est magnifique, comme souvent. Textes profonds ou anecdotiques, sérieux ou plein de dérisions, chansons travaillées ou presque ivres, le meneur des Magnetic Fields accompagne l'ensemble de belles mélodies et de sa voix reconnaissable entre mille. Un disque qui, à l'instar de '69 Love Songs' devrait être une source de découverte intarissable. Happy Birthday Stephin.


07. Phoebe Bridgers - Stranger in the Alps [Dead Oceans]
S'il fallait élire le disque le plus touchant de l'année, sans nul doute que ce serait le 1er album de Phoebe Bridgers. Un disque mélancolique à souhait, où elle dévoile des compositions simples mais toujours belles, sur fond de guitares et piano grave. Et quand elle prend ses aises, elle n'en est que plus convaincante.


06. Max Richter - Three Worlds: Music From Woolf Works [Deutsche Grammophon] 
Disque construit autour de trois livres de l’écrivaine Virginia Woolf, il est à la base la bande-originale d'une création théâtrale. Album magnifique qui voit Max Richter revenir à ses premières amours et mélanger musique néo-classique et littérature ('The Blue Notebooks' et  Franz Kafka, 'Songs from Before' et Haruki Murakami), 'Three Worlds: Music From Woolf Works' se termine par une chanson de plus de 20 mns absolument superbe et qui sait prendre son temps.


05. Richard Dawson - Peasant [Domino]
Se posant en véritable conteur, l'anglais Richard Dawson plonge sa folk (avant, progressive ou orchestrale, c'est selon) dans le moyen-âge et une contrée du nord de l'Angleterre actuelle, désormais disparue. Chaotique, pleine de clappings, de chœurs, de guitares sur le fil de la justesse, parfois effleurées, souvent maltraitées, la musique de Richard Dawson et de ses compagnons est ensorcelante à souhait. Sans aucun doute, le plus beau disque de l'écurie Domino sorti en 2017


04. Wolf Parade - Cry Cry Cry [Sub Pop]
Là où le côté calculé du retour des LCD Soundsystem m'a empêché d'apprécier le 'American Dream' de la bande à Murphy, le retour des Wolf Parade respire la sincérité ; et est particulièrement imparable. S'ouvrant sur une chanson divine et synthétisant à merveille les appétences musicales de Spencer Krug et de Dan Boeckner, 'Cry Cry Cry' réussit à marier avec une grande subtilité des textes désabusés à des mélodies dansantes et enivrantes.


03. Satellite Jockey - Modern Life vol.1 [Another Record / AB Records / Montagne Sacrée Records / Pop Club]
Joliment produit, très bien mis en musique, ce nouvel album des Satellite Jockey est l'album pop de mon année 2017. Disséminant clin d’œils sixties ici et là, chantant dans un anglais ne sonnant pas français pour un sou et s'entêtant à faire progresser leurs chansons sans jamais s’appesantir sur une simple mélodie, aussi efficace soit-elle, les Satellite Jockey auront sorti un disque de pop classieuse, de grande qualité, et qui aurait sans doute fait plus de bruit s'il avait eu l'étiquette « Canada » ou « Brooklyn » accolée à sa bio.


02. James Holden & The Animal Spirits - st [Border Community]
Véritable découverte, cet album de James Holden & The Animal Spirits est un disque totalement instrumental mais flamboyant en de nombreux points. Melting-pot de sonorités et d'influences (musique orientale, (free) jazz, expérimental, électro, folk sous-acide, des saxophones ivres, etc), enregistré en une prise live pour chaque morceau, il est surtout d'une consistance et à la fois d'une facilité d'écoute autant sidérante que déconcertante.


01. Foxygen - Hang [Jagjaguwar]


Sans hésitation, le disque le plus brillant de 2017 est le nouvel album des Foxygen, duo américain habitué de ces pages. 'Hang' est un album prodigieux, qui contraste totalement avec leur gargantuesque '... And Star Power', leur précédent disque. Ici, 8 chansons en 32 mns. Mais quelles chansons !
Parlant aussi bien de cinéma, de lieux mythiques que d'accomplissement personnel, les Foxygen auront su soigner l'habillage de leurs chansons : un orchestre complet les entoure, auquel viennent se joindre les Lemon Twigs, Matthew E. White et autres Steven Gregory Drozd des Flaming Lips.
Surtout, en plongeant la tête la première dans une pop racée, qui tient autant de l'americana, du glam que des comédies musicales à l'ancienne, le duo aura sorti en 2017 un disque aussi ambitieux que réussi, aux mélodies impeccables et à la mise en musique parfaite.


Comme de coutume, une chanson de chaque disque présenté ci-dessus est en écoute dans un lecteur Spotify et un lecteur Deezer. Sauf pour AVIONS, indisponible sur ces deux plateformes. Bonne(s) écoute(s) ! 






Bilan 2017 :
Top 15 « Ep, 7", Compilation & Réédition »
Top 50 « Morceaux »
Top 40 Albums : 40-21

jeudi 24 septembre 2020

[Track of The Day] Tim Heidecker - Oh How We Drift Away (feat. Weyes Blood)

Casting de choix pour ce nouvel album de Tim Heidecker, jugez plutôt : The Lemon Twigs, Jonathan Rado de Foxygen, Trey Pollard l'homme derrière certains des arrangements de ce chef d’œuvre qu'est 'Hang' de Foxygen et Natalie Mering, aka Weyes Blood, dont le 'Titanic Rising' l'an passé avait conquis beaucoup de cœurs (pas vraiment le mien au final).

Weyes Blood est d'ailleurs énormément au chant sur ce disque si l'on écoute les premiers extraits dévoilés, mais jusqu'à hier, c'était vraiment en fond, où elle s'occupait des chœurs ou ne pointait le bout de sa belle voix trainante qu'épisodiquement.

Sur Oh How We Drift Away, le nouveau morceau de 'Fear of Death' dévoilé mardi, Tim Heidecker laisse totalement la place à Weyes Blood. C'est elle qui prend les rênes de cette chanson de plus de 5mns, longue mélopée et chaudement habillée de cordes, de piano et de guitare langoureuse. Beauté instantanée au charme suranné.

Album : Fear of Death
Année : 2020
Label : Spacebomb Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer, YouTube et Qobuz, Oh How We Drift Away de Tim Heidecker avec Weyes Blood à la voix est également en écoute ci-dessous :
 
 

jeudi 1 février 2024

[Track of The Day] Omni - INTL Waters

Il aura fallu un peu plus de quatre ans pour le trio d'Atlanta Omni pour donner suite à 'Networker', disque tout à fait sous-estimé d'art-math rock et post-punk qui ne se laissait pas amadouer facilement mais dont la qualité, une fois révélée, sautait aux oreilles. Et quatre ans, dans le monde de l'indie-rock c'est long, surtout quand chaque nouvel album fait la une quelques heures avant d'être remplacé par un autre.

Mais à l'écoute des singles déjà publiés pour promouvoir leur quatrième album 'Souvenir' (toujours chez Sub Pop), pas dit que les Omni aient perdu leur temps. Notamment sur Plastic Pyramid (sur lequel ils ont invité Izzy Glaudini d'Automatic pour un morceau remarquable et immédiat) et INTL Waters (en écoute aujourd'hui), chanson qui fait toujours l'art-rock mais avec des soupçons pop beaucoup plus prononcés que par le passé (un piano en pièce maitresse qui s'amuse ici et là, à son bon vouloir), une allure à la Foxygen, et qui termine dans une sorte de grand barnum électrique et riffeur. Vous me direz, deux singles c'est peu pour se faire une idée. Certes. Mais difficile à leur écoute de ne toutefois pas se dire que ce 'Souvenir' d'Omni, prévu pour le 9 février, promet énormément.

Album : Souvenir
Année : 2024
Label : Sub Pop

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, INTL Waters d'Omni est également en écoute ci-dessous :

Autre single plus que conseillé de ce 'Souvenir' à sortir, Plastic Pyramid avec la participation de Izzy Glaudini d'Automatic : 

Le clip de Plastic Pyramid Waters d'Omni :

jeudi 30 décembre 2021

Bilan 2021 : « Albums » (20-01)


Après vingt premiers albums, et avant le top 50 des meilleurs chansons de l’année, comme le veut la tradition le premier jour de l’année, finissons donc d’établir la liste de quarante albums qui auront animé mon année avec, comme disent les anglais, la crème de la crème, en tout cas selon mes oreilles.

Mais avant ça, allons faire un tour du voisinage :
- Pop News a demandé à quelques artistes de marque (Julien Ribot, Pascal Bouaziz, Olivier Rocabois, Maxwell Farrington & Le SuperHomard, Raoul Vignal et d’autres) de venir faire un bilan de l’année écoulée
- Les 100 albums de l'année des indispensables The Quietus
- "The Year's Essential Releases" de Bandcamp Daily
- Les 50 albums de 2021 pour The Revue
- Les 10 meilleurs albums de 2021 chez La Musique à Papa
 
Revenons donc à nos moutons. Vingt nouveaux albums. Et assurément les meilleurs que j'ai pu écouter tout au long de cette année très riche. Une année pleine de coups de cœur, de disques mémorables et qui vont m'accompagner longtemps. Vingt disques avec un artiste de plus en plus habitué de ces tops, de belles découvertes pop, un disque merveilleux où l'ombre d'Elliott Smith plane tout du long, du jazz qui s’acoquine à la pop, des disques enregistrés au débotté, des vieux de la vieille de retour et pas pour faire semblant, et l'album de l'année dantesque et foisonnant. Entre autres. C'est tout cela qu'il y aura eu au programme de mon année 2021.
Et pour mieux découvrir ces vingt albums, au bas de ce papier se trouvent deux lecteurs (Spotify et Deezer) vous proposant un morceau de chacun des disques chroniqués. Bonne lecture et bonne(s) écoute(s) !



20. Dummy - Mandatory Enjoyment [Trouble In Mind Records]

Premier album du quatuor californien Dummy, 'Mandatory Enjoyment' est un disque épatant, dans lequel on décèlera du Stereolab, mais pas que. Trop Trouble In Mind pour être résumé à cela, il fait aussi la part belle à la noise-pop, à l’indie-pop et au psyché, tout en laissant planer l’ombre de Broadcast. Avec toujours ces guitares qui ne semblent jamais en avoir marre.


19. Clap Your Hands Say Yeah - New Fragility [CYHSY, Inc]

Les années passent et Alec Ounsworth continue d’emballer son monde. Désormais seul à la tête du groupe dont tout le monde parlait il y a quinze ans, il aura sorti un des tous meilleurs albums de Clap Your Hands Say Yeah (si ce n’est le meilleur). 'New Fragility' est un disque ambitieux, au chant toujours aussi affecté (mais qui est une des forces et signatures du groupe) très bien arrangé, à la production parfaite, où l’émotion affleure sur chaque chanson.
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18. Torres - Thirstier [Merge]

Entre tubes pop et rock, bluette irrésistible et balade rock tuante, 'Thirstier' est le genre d’album brillant qui n’aurait pas dépareillé dans la production d’il y a 25 ans. Chansons aux élans mainstream et rock estampillé nineties, le tout saupoudré de pop, la floridienne rend une copie parfaite avec ce disque séduisant de bout en bout.


17. Danny George Wilson - Another Place [Loose Music]

Avec un timbre et un chant où l'on jurerait entendre Bob Dylan, Jonathan Donahue de Mercury Rev et surtout le regretté Vic Chesnutt, Danny George Wilson aura réussi son retour pour son deuxième album solo, le premier en seize ans. Pop où country et folk ne s'en laissent jamais compter, 'Another Place' est un vrai beau voyage où les mélodies volettent au bras tantôt de guitares électriques nerveuses, tantôt de guitares acoustiques et délicates, où violoncelle, piano et bruits en tous genres sont de la partie.


16. The Notwist - Vertigo Days [Morr Music]

Quatrième album en vingt ans (et le premier pour Morr Music), 'Vertigo Days' voit The Notwist continuer son quasi sans-faute. Un vrai beau voyage, à la diversité certaine et à l'unité impeccable, où les chansons entrelacées s'enchaînent avec une classe folle tout en oubliant ni la mélancolie, ni les mélodies accrocheuses. Un disque mis en orbite par un trio d’ouverture parfait, sans doute le meilleur de 2021.


15. Amyl and the Sniffers - Comfort To Me [Rough Trade Records]

Il y aura eu peu de disques aussi immédiats que celui d’Amyl and the Sniffers en 2021. Démarrant pied au plancher, sans jamais ralentir le tempo. A fond tout le temps, du punk dans l'esprit, du garage dans l'exécution, du gabba gabba hey aussi et surtout, des guitares qui n'aiment rien de plus que riffer dans tous les sens, descendre des manches et festoyer avec rage en déballant des tubes par poignées.


14. Middle Kids - Today We’re The Greatest [Lucky Number]

Sans doute la face-A la plus réussie de l’année. Tout dans les six premiers titres de cet album des australiens de Middle Kids confine à la perfection avec notamment, deux des chansons de mon 2021, Questions et R U 4 Me. De la pop ultra-efficace à prendre en intraveineuse, avec des cuivres à faire fondre en bandoulière et un rythme souvent échevelé.


13. Painted Shrines - Heaven and Holy [Woodsist]

Premier album de Painted Shrines (duo composé de Jeremy Earl de Woods et Glenn Donaldson de The Reds, Pinks And Purples), 'Heaven and Holy' fait dans le folk-rock pysché lové dans les bras d'une indie-pop de belle facture, où les guitares s'en donnent à cœur joie sur un tempo lent et où les élans de voix sont saisissants de beauté. Une sorte de parenthèse enchantée. Un petit délice d'indie-pop. Et un des disques les plus écoutés cette année.


12. Rien Virgule - La Consolation des Violettes [La République Des Granges / Murailles Music / Permafrost / Zamzam Records]
Ce troisième album de Rien Virgule (et le premier sur mes oreilles) est un voyage dans un monde brinquebalant, inquiétant, où ça craque, ça crispe, ça martèle et où ça part ici pour mieux finir là. Mais le (désormais) trio ne laisse jamais les mélodies en chemin ou en retrait, fussent-elles concassées. Pour ainsi dire, celles-ci sont même fascinantes de beauté.
 
11. Arab Strap - As Days Get Dark [Chemikal Underground]

Il y a des groupes qui se reforment parce qu’ils sont en manque de liquidités, et préfèrent tabler sur leur passé pour vendre de nouvelles chansons pas abouties mais qui feront mouche en usant de la carte nostalgie jusqu'à la lie. Et puis il y a Arab Strap. Malcolm Middleton avait annoncé que s’ils refaisaient un album, c’est qu’ils auraient les chansons pour. Spoiler alert : ils ont tenu parole. Préparé à être déçu de voir deux idoles se brûler les ailes dans une reformation convenue, j’en suis pour mon argent tant Arab Strap avec 'As Days Get Dark' aura publié un de ses tous meilleurs albums (ce qui n’est pas rien vu leur discographie), influencé par leurs diverses collaborations (Aidan Moffat) et expériences solos (Malcolm Middleton). Quels hommes !


10. Jack Ingram, Miranda Lambert & Jon Randall - The Marfa Tapes [Vanner Records]

Trois acteurs phares de la country music américaine actuelle se sont donnés rendez-vous dans un vieux ranch perdu dans le désert, autour d’un feu de camp ou l’arrière d’un pickup pour enregistrer un des albums les plus simples de l’année. Deux guitares, trois voix, des chansons belle à pleurer, et une ambiance incroyable qui s’en dégage. Un disque au temps suspendu et touché par la grâce.


09. Airelle Besson - Try! [Papillon Jaune]

Avec la trompette d'Airelle Besson en maîtresse du temps et du tempo, 'Try!' fait partie de ces albums dont la beauté vous explose à l'oreille instantanément. Jazz dans sa couleur et sa conception, il respire la pop par tous les pores. Un voyage gracile et élégant, aérien et sensuel, ardent et allègre. Le genre de disque qui vous fait vous demander pourquoi vous ne mettez pas plus de jazz dans votre vie.


08. Richard Dawson & Circle - Henki [Domino Records]
Richard Dawson est fan de Circle, groupe finlandais de trente ans d’âge, depuis longtemps. C’est donc sans doute un rêve d’adolescent qu’il a réalisé en publiant 'Henki' avec eux. Et quel album ! Baroque, rock et folk, métal dans l'inspiration, très habillé et porté par des choeurs et la voix qui part dans tous les sens de Richard Dawson. Un Dawson qui confirme album après album qu'il est un des artistes les plus passionnants de ces dernières années.
07. Julien Ribot - Do You Feel 9? [December Square]
Entièrement chanté en anglais, composé autour de la personnalité et de l'histoire d'un certain Neon Juju, 'Do You Feel 9?' est un disque qui va puiser son inspiration chez David Bowie, Air, MGMT ou Foxygen. De la pop orchestrale, léchée et lettrée, du glam-rock, pour un résultat ambitieux et grandiose. Un album majuscule de la part d’un compositeur génial.
 
06. James Yorkston and The Second Hand Orchestra - The Wide, Wide River [Domino Records]

'The Wide, Wide River' est un disque absolument majestueux. Du genre de ceux qui respirent le talent, évidemment, le plaisir aussi. Et surtout la liberté. Un album incroyablement généreux et vivant, genre de miracle inattendu, enregistré sans idée préconçue, live et au débotté (en trois jours, l’affaire était pliée). Et qui est plein de superbes chansons que The Second Hand Orchestra habille avec un doigté rare. Comme le dit James Yorkston : « this fast-footed, free-wheeling album ». En roue libre. Mais quelle belle roue libre.


05. Tele Novella - Merlynn Belle [Kill Rock Stars]

Vintage sans être en rien daté, pas vraiment d'aujourd'hui sans être totalement d'hier, 'Merlynn Belle' du duo Tele Novella est un des disques que j’aurais le plus écouté en 2021. Mélodies pop soignées qui se baladent au bras d’une country-folk de cent ans d’âge quand ce n’est pas à celui de Stephin Merritt des Magnetic Fields ; chant divin de Natalie Ribbons, conteuse et pleine d’harmonies dans la voix ; tout est réuni pour en faire un des disques les plus beaux de l’année. Un album hors du temps et pour autant incroyablement moderne.


04. Floating Points, Pharoah Sanders & The London Symphony Orchestra - Promises [Luaka Bop]

Avec pour canevas sept notes de piano jouées et répétées tout du long, comme un mantra, cet album et ses neuf titres n’en formant qu’un est le disque le plus cohérent de tous ceux que j’ai pu écouter cette année. L’alchimie entre le « trio » Floating Points, Pharoah Sanders et The London Symphony Orchestra est évidente et le résultat totalement envoûtant. Une petite merveille onirique et quasiment instrumentale de quarante-six minutes.


03. Sam Forrest - Aeroplane Days [Hidden Bay Records]
Une âme toute Elliott Smith-ienne se promène de par en par de ce 'Aeroplane Days' de l'anglais Sam Forrest. Un album qui aligne les chansons soyeuses, mélancoliques, élancées. En un mot comme en cent merveilleuses. Et même lorsqu'il s’échappe vers des horizons plus synthétiques, Sam Forrest séduit son monde. Sans doute un des plus beaux disques de l’année 2021 et un très grand album.
02. Little Simz - Sometimes I Might Be Introvert [Age 101]

Alors qu’il aurait du être écrasé par Introvert, sa chanson d’ouverture, 'Sometimes I Might Be Introvert' arrive à se départir de ce titre majuscule pour mieux s’en servir comme rampe de lancement. Car la suite ne va pas baisser la garde et laisser filer. Entre hip-hop, jazz, soul/neo-soul, r'n'b, pop, rap et afrobeat, le tout sous couvert d’orchestrations chiadées et ambitieuses, et d'un flow puissant, Little Simz tape fort et juste avec cet album grandiose. Pour ainsi dire, même la pochette est splendide ici. Masterpiece, ni plus ni moins.


01. Kìzis - Tidibàbide / Turn [Tin Angel Records]
 

Sans conteste possible, l’album monstre de l’année. 3h23 de musique au programme. 'Tidibàbide / Turn' s’ouvre et se referme par un chant traditionnel. Au milieu, 34 autres morceaux protéiformes qui balaient tout un pan de la musique (actuelle ou non), du folk shamanique à la pop, du trip-hop à la techno, du spoken-word au jazz, du r'n'b aux chants traditionnels (donc) en passant par l'electro-pop ou d’ambiance plus techno, que Kìzis mêle de voix célestes, de violons qui volettent comme du néo-classique, et d'arrangements soyeux - quand ils ne sont pas bricolés.
Alors oui, tenir la longueur sur 3h23 n’est pas que difficile, c’est impossible. Et il faut reconnaître que le cœur de l’album est un peu moins emballant. Pour autant, Kìzis n’en a cure, tient son cap et arrive au final à faire passer les titres plus faibles pour des respirations pour mieux continuer d’embarquer son monde.
Et de toutes façons, cela ne change rien à notre affaire. S'il n'est pas sans défauts, 'Tidibàbide / Turn' est assurément l'album le plus passionnant de l’année, lui qui arrive à ne pas s’écrouler sous le poids de son ambition démesurée. Un disque monde, rien de moins.
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Et comme promis, ci-dessous (ou sur les liens ci-contre), vous trouverez dans les lecteurs Spotify et Deezer une chanson de dix-neuf albums chroniqués ci-contre. Le vingtième extrait, celui de 'La Consolation des Violettes' de Rien Virgule (absent des plateformes de streaming), il est disponible via bandcamp :