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jeudi 5 mars 2026

[Track of The Day] Soft Kill - Bullet

On n'en sait pas trop sur ce Bullet, nouvelle chanson de Soft Kill apparue sur les plateformes début février : prémices d'un nouvel album ? Quand bien même leur dernier en date est paru en septembre dernier, ce ne serait pas si étonnant : le groupe a prouvé dernièrement qu'il était très productif (quatre albums en autant d'années). A moins que ce ne soit un simple nouveau single ou une chute de studio de - donc - 'Watch It Burn' ? Très possible aussi.

Le groupe a été peu disert sur le sujet, balançant ce nouveau morceau au détour d'un post Instagram. Mais il précise toutefois « some news surrounding that soon ». On va donc être patient et attendre de savoir ce que cela annonce. D'ici là, reste donc Bullet (en écoute aujourd’hui), chanson post-punk mélancolique, où affleure toujours ce côté The Cure/Robert Smith qui tenaille Soft Kill, au gimmick qui ne fait que monter et redescendre.

Album : -
Année : 2026
Label : Lamer World

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Bullet de Soft Kill est également en écoute ci-dessous : 
 

samedi 5 janvier 2019

Bilan 2018 : « Albums » (20-01)



Après le Top 15 « Ep, 7", Compilation & Réédition », après le Top 50 « Chansons » (en écoute ici) et après la partie partie du top albums avec les disques classés de la 40ème à la 21ème place, finissons ce récapitulatif/bilan de l'année 2018 avec les 20 disques qui auront marqué mon année musicale.

Mais avant de se plonger dedans, prenons du temps pour avoir voir ce qu'il se dit du côté des blogs et autres sites amis (ou non) :
Vingt albums donc pour finir l'année. Une excellente année d'ailleurs, rock au possible (qui a dit qu'il était mort ? Parce qu'il avait tort, disons le clairement), particulière car ça doit faire bien longtemps qu'un de mes tops albums ne comporte pas un album de chez Domino.

Une année marquée surtout donc par un album dingue (qui aurait mérité de faire les unes de magazine et qui il y a quelques années auraient enfanté une génération de futurs musiciens), le disque d'un australien qui vit à Berlin auteur d'un album sidérant de beauté, de retrouvailles avec un groupe perdu de vue depuis 15 ans, de l'épitaphe d'un groupe français, brillant comme bruyant, d'un groupe mythique qui se réinvente sans cesse  et autres folk éthérée canadienne. Entre autres, et beaucoup de choses.


Évidemment, lire c'est bien, écouter c'est mieux. Donc au bas de ce papier se trouvent deux lecteurs (un Spotify, un Deezer) proposant - dans l'ordre croissant - une chanson de chacun des albums présentés ci-dessous. Bonne(s) écoute(s) et à très vite dans ces pages !

Bilan 2018 : 
Top « Albums » (40-21)
Top 50 « Chansons »
Top 15 « Ep, 7", Compilations & Rééditions »

20. Dakota Suite, Dag Rosenqvist and Emanuele Errante - What Matters Most [Karaoke Kalk]
De mémoire, la dernière fois que j’ai écouté Dakota Suite ce devait être pour leur 'This River Only Brings Poison' de 2002. Sachez donc que 16 ans plus, au-delà de la surprise de les savoir toujours actifs, leur musique, entre ambiant-pop et drone, est toujours aussi belle et évocatrice. Et rappelle énormément Jesse Poe, l'homme derrière ce fabuleux groupe qu'était Tanakh.


19. Adrian T. Bell - The Navigator [-]
Découvert par le biais de « J’écoute une K7 de la vedette » (dont j’avais parlé ici), ce disque d’un musicien anglais parti vivre à Prague - et accessoirement leader du groupe The Prostitutes - m’aura saisi immédiatement, quand bien même sa production m’a plutôt dérouté. Mais il a pour lui une voix, des mélodies captivantes et de vraies bonnes chansons. Et quand il marie son timbre à une voix féminine (voir ici), ce sont les images de certains des plus beaux duos de l’histoire qui ressurgissent. Pas mal pour un disque aussi confidentiel.


18. The Limiñanas - Shadow People [Because Music]
Après un 'Malamore' décevant, les Limiñanas retrouvent hargne, fougue et une production tout sauf lisse et qui leur va bien - mieux - au teint. Sur ce disque, on trouve plein de superbes chansons, d’invités de marque apportant tous leurs pierres à l’édifice et un tube vénéneux et presque drogué (écouter ici). Plus que jamais, leur psychédélisme sixties (d'aucuns diront yé-yé) est imparable.


17. Soft Kill - Savior [Profound Lore]
Album marqué par le décès prématuré du fils du leader du groupe, il s’en dégage une atmosphère assez mélancolique. Pour autant si l’on est en plein post-punk, shoegaze et tout ce qui peut s’y accrocher, il ressort de ce disque un côté lumineux. Mélancolique certes mais lumineux.


16. Dominique A - La Fragilité [Cinq7]
Grosse année pour Dominique A qui aura sorti deux albums, un « électrique », l’autre plus « acoustique ». Et c’est le second qui nous intéresse, le premier étant un peu décevant. Mais ce 'La Fragilité' rattrape le tout, avec une simplicité et une beauté fascinante. Monsieur Ané à son meilleur.


15. Marissa Nadler - For My Crimes [Bella Union / Sacred Bones]
Huitième album pour la formidable Marissa Nadler. Un disque à la très belle pochette et à la beauté renversante, comme à chaque fois. Mélancolique, blues-folk (ce Blue Vapor !), il confirme que l’américaine est l'incarnation musicale de la beauté.


14. The Innocence Mission - Sun on the Square [Bella Union]
Malgré ses trente années d'activité, et contrairement à pas mal de leurs contemporains, on dirait que les nouveaux disques de The Innocence Mission sont encore plus beaux que les précédents. La preuve avec ce 'Sun on the Square' qui reprend les mêmes recettes, mais en mieux. Toujours la voix de Karen Peris, toujours ces compositions au charme incroyable, toujours ces arrangements soyeux et soignés, toujours ces textes aussi tristes que plein d’espoirs.


13. The Beths - Future Me Hates Me [Carpark Records]
Sans conteste la découverte power-pop de l’année. Un disque pied au plancher de la part de ces néo-zélandais qui tombent l’album le plus efficace de 2018, où derrière l’énergie et les mélodies se cachent parfois des histoires pas si ensoleillées.


12. Iceage - Beyondless [Matador]
Album de rock absolument terrible, 'Beyondless' est d’une justesse et d'une efficacité quasi sans égal cette année : proto-punk, punk-soul, rempli de mélodies marquantes (écouter ici), fortes et évidentes et portées par un chant toujours aussi impressionnant. Le tout sans jamais aucune compromission. On l'oublie souvent, mais Iceage est décidément un des groupes majeurs de la décennie en cours.


11. IDLES - Joy as an Act of Resistance. [Partisan Records]
LA confirmation de l’année, après le très prometteur 'Brutalism'. Que ce soit sur disque ou sur scène, le quintet de Bristol aura plus qu’animé cette année musicale - que ce soit sur disque ou sur scène. Et aura prouvé (avec d’autres) que le rock, dans son assertion la plus large évidemment, est décidément une bien vilaine bête qui ne veut vraiment pas mourir.


10. Thousand - Le Tunnel Végétal [Talitres]
Alors que j'étais totalement passé à côté du premier album de Stéphane Milochevitch, aka Thousand, rattrapage complet avec 'Le Tunnel Végétal', disque de chanson française comme on en fait plus (ou peu). Pop pleine de spleen, parlé plus que chanté, aux textes riches et foisonnants, ce disque s’il évoque aussi Bashung, Murat que La Blanche, est avant tout un disque vraiment unique.


09. The Dead Mantra - Saudade Forever [Cranes Records]
Fin de partie pour les manceaux de Dead Mantra. Mais quelle épitaphe. Un album aussi brillant que bruyant, avec des sonorités maltraités, un shoegaze concassé, une noirceur à tous les étages, pour un résultat puissant, puissant et encore puissant. Incroyable de bout en bout. C'est quand même rageant de tomber fou d'un groupe qui met la clé sous la porte.


08. Fog Lake - Captain [Stack Your Roster]
Découvert grâce à Ninie, derrière Fog Lake, il y a Aaron Powell, canadien de talent (parfois entouré) qui aime la folk éthérée, placer sa voix comme en deuxième rideau et dérouler des chansons poignantes qui rappellent We Are Catchers. Un des plus « beaux » disques de l’année.


07. Tim Hecker - Konoyo [Kranky]
Retour chez Kranky pour Tim Hecker, avec pour une fois une pochette particulièrement laide. Tout le contraire de l’album et ses sonorités cristallines au possible. Un commentaire sur sa page bandcamp résume bien l’affaire : « heartbreaking, mesmerizing, terrifying and beautiful all at once ». Et pour en savoir plus sur ce nouveau très brillant nouvel album, lisez l’excellente chronique ci-dessous.


06. Tony Molina - Kill The Lights [Slumberland]
Quatorze minutes et 30 secondes de musique, 10 chansons. On a vu des Ep plus remplis. Et pour autant, difficile de ne pas tomber sous le charme de ce disque si l’on aime la belle pop, celle des Beatles et d’Elliott Smith, les guitares de Teenage Fanclub et celles de David Gilmour, ou plus simplement si l’on aime les Byrds et Nick Drake. Un medley-album presque frustrant mais passionnant.


05. Smokescreens - Used to Yesterday [Slumberland]
Énième disque de pop à guitares ? Aucunement tant 'Used to Yesterday' s'échappe de la masse du genre par la qualité de son écriture, de ses guitares, de sa basse et de ses mélodies sur lesquelles il serait insultant de ne pas se déhancher.


04. Low - Double Negative [Sub Pop]
Il y a des groupes qui continuent leur carrière dans une indifférence générale, à force de redite et de manque d’inspirations. Et puis il y a Low. Le trio de Duluth au Minnesota n’en finit plus de surprendre. Sur 'Double Negative', ils malmènent leur traditionnel slowcore avec une production lourde et pleine d’aspérités. Un disque étouffant, parfois expérimental. Et absolument brillant.


03. Deafheaven - Ordinary Corrupt Human Love [ANTI-]
Porté par une chanson phénoménale (Canary Yellow, écouter ici), le quatrième album du quatuor de San Francisco est disque remarquable mariant post-rock, black-metal, hard-rock, prog, pop, avec toujours ce « chant » guttural et hurlé. Un album clair-obscur incroyablement mélodieux, à la puissance époustouflante. Jamais guitares et hurlements n’auront été aussi lumineux et mélancoliques.


02. Ned Collette - Old Chestnut [It Records]
Australien vivant à Berlin, Ned Collette est la révélation de cette année. Une révélation qui n'a failli jamais avoir lieu, tant le premier morceau de l'album est déroutant... avant d'enchainer avec un sublime deuxième titre, bouleversant, renversant. De la folk qui démarre de façon basique mais qui prend au fur et à mesure une ampleur insoupçonnée. Soixante-dix minutes pour 14 chansons, notre homme ne fait pas dans la demi-mesure. Mais le voyage musical (et bien plus) qu'il propose est tellement hypnotisant, charmant et vibrant, qu'il est impensable de passer à côté. Et si en plus vous rajoutez qu'il a ce je-ne-sais-quoi de Leonard Cohen, alors là...


01. Car Seat Headrest - Twin Fantasy (Face-to-Face) [Matador]


L’album évident de l’année, c’est lui. Alors oui, on me rétorquera que ce n’est qu’un simple ré-enregistrement de l’album de 2011. Sauf que ces premières versions lo-fi deviennent de simples démos tant les compositions prennent ici une ampleur folle, accompagné qu’est Will Toledo (ils sont six autour de lui). Long (10 chansons, 71 minutes) mais toujours passionnant, 'Twin Fantasy (Face-to-Face)' est un album d’une grande unité, cohérence et homogénéité, qui balaye tout le spectre de l'histoire de la musique rock, pour mieux l’assimiler voire la synthétiser. Alternant balades et purs moments de rock'n'roll, ce disque est absolument brillant et essentiel. Et bien plus qu’un simple album de l’année, il pourrait être l’album d’une vie.  A une autre époque, nul doute qu’il aurait été l’album d’une génération.
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Bilan 2018 : 
Top « Albums » (40-21)
Top 50 « Chansons »
Top 15 « Ep, 7", Compilations & Rééditions »

Comme promis, voilà donc un player Spotify et un player Deezer proposant - dans l'ordre croissant - une chanson de chacun des albums présentés ci-dessus. La chanson de The Dead Mantra n'étant disponible sur aucune des plateformes, elle est en écoute via leur player bandcamp. Bonne(s) écoute(s) !







jeudi 4 juin 2009

Crocodiles – Summer of Hate [Fat Possum]

Je ne sais pas encore quels disques on retiendra de cette année 2009 (on attendra décembre prochain pour tirer les premiers bilans), mais une première tendance se dessine vraiment : le retour du shoegaze.

Et si The Pains of Being Pure at Heart a ouvert l’année, Crocodiles fait le printemps avec son premier album, ‘Summer of Hate’. Un duo originaire de San Diego en Californie, qui a beaucoup écouté The Jesus and Mary Chain et My Bloody Valentine, et qui propose en 34 minutes, chrono en main, neuf titres plein de shoegaze, de noisy-pop, voire même post-punk, avec voix très en retrait et synthés vintage.

'Summer of Hate' est un album court et incisif. L’expression est bateau certes, mais elle reflète complètement cet album des Crocodiles. Un disque qui présente bien avec notamment Soft Skull qui a tout pour devenir un tube (et qui en aurait surement été un il y a 25 ans) et qui se termine par un enchaînement de trois titres, culminant sur Young Drugs, chanson de 7 mns très marquées années 80, sorte d’apogée d’un premier album très maîtrisé.

Alors certes, il y a quelques détracteurs de ce groupe sur le net. Notamment à cause de I Wanna Kill, la première chanson de ce ‘Summer of Hate’, qui est pour certains un plagiat de Head On de The Jesus and Mary Chain. Certes. Mais au final, s’il y a quelque chose, le tout est assez peu évident. Et puis quand bien même, qui s’en soucie ? Head On s’inspirait déjà du Age of Consent de New Order, sorti 6 ans plus tôt. (sortie : 28 avril 2009)


Son :
Myspace (4 titres de ‘Summer of Hate’ en écoute)

Aujourd’hui et pour cet album, c’est Summer of Hate puis Young Drugs, sommet du disque, qui sont en écoute. Malheureusement, ce n'est plus le cas ici. Mais Summer of Hate est disponible ici.

samedi 18 janvier 2014

Bilan 2013 : Top 50 'Albums': 10-01



C'est qu'il est temps d'arriver au bout. Ainsi donc, après la partie « Compilations, 45 tours et autres joyeusetés » (lecture et écoute ici), après mes 50 « Chansons » de l'année (découverte et écoute ici),  les albums classés de la 50è à la 31è place (lecture et écoute ici), après la suite à savoir les albums classés de la 30è à la 11è place (lecture et écoute ici), voilà donc la fin : les 10 albums qui ont le plus enchantés mon année 2013.

Avant de se plonger dans ces 10 disques, continuons notre petite virée chez les copains (ou non) qui eux aussi ont cette activité futile des tops de fin d'année :


Ceci fait, il est donc temps de fermer cette année 2013 et de lui rendre hommage car elle aura eu son lot de bien beaux disques et de bien belles découvertes (bilan plus personnel et écrit de votre serviteur à lire ici). Dix albums au programme, d'une toujours aussi talentueuse américaine aux lunettes rondes à un des artistes essentiels des dix dernières années en passant par des vieux de la vieille, un revenant, un groupe « Sarah Records » et quelques autres joyeusetés. C'est juste en-dessous. 
Et tout en bas de l'article, un lecteur grooveshark pour écouter un titre de chacun des dix albums en question. Bonne lecture et surtout écoute !

Pour rappel :
Top 50 « Chansons »
Top 50 « Albums» : 30-01 
Top 50 « Albums» : 50-11
Top 15 'Ep, 12", 7" & Compilations'



10. Travis - Where You Stand [Red Telephone Box]
Fort d'un début de carrière sous les sunlights d'une presse anglaise toute acquise à leur cause et leurs singles (Sing et son clip qui passait en boucle sur MTV), Travis est retombé depuis bien longtemps dans un anonymat certain. Pourtant, le talent pour écrire de belles chansons pop ne les a pas quitté. La preuve avec ce 'Where You Stand' qui les met en bonne position dans le classement des groupes désormais totalement ignorés.

09. Ed Harcourt - Back into the Woods [CCCLX]
Perdu de vue depuis quelques album, Ed Harcourt semble revenir en très grande forme après des albums qui ne lui allaient pas au teint. La preuve avec 'Back into The Woods', duo piano/voix  - presque - tout du long où Ed Harcourt se met totalement à nu, gravant les sillons de cet album de mélodies bouleversantes. Et comme si cela ne suffisait pas, 2014 annonce des choses du même acabit. 
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08. Laura Veirs - Warp & Weft [Bella Union] 
Dans un anonymat toujours hallucinant, Laura Veirs aura sorti cette année son meilleur album. Le mieux orchestré, le mieux produit, le mieux écrit, le mieux pensé. Brillant de bout en bout, avec une très grande chanson, That Alice. Et tout le monde semble s'en foutre.

07. Joseph Arthur - The Ballad of Boogie Christ : Act 1 & 2 [Lonely Astronaut]
Double album conséquent (24 titres !), 'The Ballad of Boogie Christ : Act 1 & 2' s'écoute d'une traite ; et marque le grand retour (tout du moins avec une grosse distribution) de Joseph Arthur. Entre pop et rockabilly, balades mélancoliques et chansons pleines de soul en passant par des titres plus rock énervés, 'The Ballad of Boogie Christ : Act 1 & 2' est un disque définitivement indispensable en 2013 : des compositeurs comme ça, il n'y en a pas des dizaines sur le marché.
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06. Gregory Porter - Liquid Spirit [Blue Note]
Album jazz-soul de haute volée, 'Liquid Spirt' est peut-être l'album le plus « beau » de l'année. Piano, saxophone, trompette, contrebasse, tout est musicalement parfait ici, d'une délicatesse à faire fondre. Et puis il y a cette voix, pleine de soul et d'une douceur à se damner. Quelle découverte !


05. Quasi - Mole City [Kill Rock Stars]
A l'instar de Grant Hart, Quasi ne l'aura pas joué petit bras en 2013. Double album, 24 chansons pour plus d'une heure d'une musique. Et ils réussissent leur coup avec un disque qui va un peu dans tous les sens, de la pop aux influences Beatlesienne en passant par un son plus lo-fi/sur la tangente à quelques délires à la Pavement. Et si Quasi venait de sortir son grand œuvre ?

04. Smith Westerns - Soft Will [Mom+Pop]
Le troisième album des Smith Westerns aurait du n'être que l'album d'un été. Ses mélodies et ses chansons très anglaises m'ont accompagné durant celui qui vient de s'écouler. Il aura été bien plus que cela. Nous sommes en décembre, et l'effet est toujours intense et irrépressible. Le disque pop de l'année. Et de loin.


03. The National - Trouble Will Find Me [4AD]
Échaudé par leurs deux précédents albums (surtout 'High Violet'), 'Trouble Will Find Me' est pour moi la renaissance de The National. Un album d'une beauté sans faille, qui ne contient pas de singles forts à la Bloodbuzz Ohio, mais à la cohérence musicale folle et aux mélodies belles à pleurer retrouvées.


02. Aline - Regarde Le Ciel [Accelera Son]
Buzz français du début d'année et plus que jamais tête de proue (en tout cas à mes oreilles) de la nouvelle scène pop qui se développe encore et toujours avec des chansons comme Maudit Garçon, Teen Whistle ou Regarde le Ciel, Aline et ses influences anglaises (Johnny Marr par-ci, du Smiths par là, du Sarah Records partout) aura fait mon année 2013.


01. Tim Hecker - Virgins [Kranky]
Tim Hecker ou la discographie parfaite. Depuis ma découverte du canadien via 'Radio Amor' en 2003, je n'arrête pas, année après année, album après album, de tomber en pâmoison devant ses sorties, qu'il soit seul ou accompagné. Nouvel effort en date, 'Virgins' est peut-être encore plus beau que ses prédécesseurs. Extrêmement lumineux, drone de piano démembré et répétitif, avec une mélodie qui vous happe dès le début, vous hypnotise pour ne vous relâcher que 49 minutes, plus tard, 'Virgins' est somptueux de bout en bout, sans concession (ce piano qui veut débuter et lancer une mélodie plus « classique » et qui est aussitôt coupé dans son élan) ; et rien de moins qu'un chef d’œuvre. Et le seul album qui m'aura fait chialé cette année.
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Pour rappel :
Top 50 « Chansons »
Top 50 « Albums» : 30-01 
Top 50 « Albums» : 50-11
Top 15 'Ep, 12", 7" & Compilations'


Comme le veut la coutume donc, vous trouverez ci-dessous un lecteur grooveshark présentant une chanson extraite de chacun des albums présentés ci-dessus. Soit 10 au total, dans l'ordre de présentation (de 10 à 01). Bonne(s) écoute(s) !



mercredi 23 décembre 2009

Top 20 'Ep, 7", 12", Compilations & Rééditions' 2009


Devenus une véritable institution avec l’explosion d’Internet, les tops de fin d’année ont toujours été chez moi et depuis 2002 un exercice auquel je me prête très volontiers, ayant un côté Rob Gordon exacerbé. Pourquoi ? Je ne sais pas à vrai dire. Peut-être pour faire un bilan concret d’une année écoulée. Plus sûrement (et c’est encore plus vrai depuis la création de ce blog) pour mettre en avant des disques qui m’ont touché toute une année durant et qui n’ont pas forcément toujours voix au chapitre des médias.

Première étape aujourd’hui, avec, comme l’an passé, une sélection – non-classée – des meilleurs formats courts (Ep, 7’’, 10’’, 12’’), des rééditions et des compilations de l’année 2009.

EP/MINI-ALBUM

Une sélection qui débute par les Extended Play ou Ep. Car ils ont été nombreux à rythmer mon année. Comme le premier des 1973, groupe français faisant de la pop ouvragée un véritable sacerdoce, qui est un petit bonheur sans fin et annonce un premier album pour le printemps prochain que l’on espère de haute tenue. A suivre l’enregistrement sur leur blog, on peut espérer sereinement (1973 ‘Ep’ Blonde Music +).

Sereins, ce n’est pas forcément le mot qui viendrait à l’esprit pour parler de l’énième petite merveille de ces tarés d’Animal Collective, ‘Fall Be Kind Ep’. Certains trouvent que l’on en fait trop sur eux ? Je préfère passer plutôt que m’entêter à expliquer pourquoi ce groupe est le plus important des années 2000, de par sa discographie album et sa discographie Ep. Et je préfère souligner qu’une fois de plus, ils font évoluer leur musique après un ‘Merriweather Post Pavilion’ détonnant, tendant vers une comédie musicale hallucinée plutôt que vers une pop-electroïsée et psychédélique (Animal Collective ‘Fall Be Kind Ep’ Domino +).

Broadcast, quant à eux, sont revenus sur le devant de la scène, via un album avec The Focus Group (Julian House), 'Investigate Witch Cults Of The Radio Age'. Un mini-album (selon leurs propres termes) de plus de 50 mns, qui tranche avec l'univers Broadcast. Peu de chants et au contraire beaucoup de collages expérimentaux. Un voyage assez initiatique, comme celui d'Alice au Pays des Merveilles: tout est surprenant et incongru ici. Et à chaque fois on a envie d'aller plus loin. Suite de leurs aventures durant le premier semestre 2010 (Broadcast and The Focus Group 'Investigate Witch Cults Of The Radio Age' Warp).

L’ami Clark, quant à lui, continue de suivre son chemin, plein d’électro. Non content d’avoir sorti un très beau ‘Totem Flares’, il avait eu la bonne idée de mettre dans nos oreilles quelques mois auparavant un ‘Growls Garden Ep’ de très haut niveau, annonçant la couleur, forcément organique et analogique (Clark ‘Growls Garden’ Warp +).



Les barcelonais de Delorean la joue moins sérieuse. Leur ‘Ayrton Senna Ep’, hormis le fait d’avoir le titre le plus classe de l’année, est un recueil d’electro-pop totalement dans l’air d’un temps qui aime et veut de la synth-pop (Kris en parle très bien chez lui ici: cherchez les papiers du 2 au 8 novembre). Un Ep qui ne paye pas de mine de prime abord mais qui vaut rapidement son pesant de rayons de soleil ! (Delorean ‘Ayrton Senna Ep’ BCore +).


Et puis il y a la révélation de l’année, LE groupe de 2010. Ne cherchez pas plus loin, c’est lui. Un quatuor de new-yorkais qui aime les clappings et qui lorgne tantôt (c’est à la mode) du côté 80s et d’un son très anglais – new-wave et cold-punk, il y a du Joy Division et plus généralement de Factory chez ces garçons là – et tantôt vers une sunshine pop plus américaine. Leur ‘Summertime! Ep’ est un grand mini-album. Confirmation de leur potentiel que l’on peut imaginer très grand dans les mois qui viennent (The Drums ‘Summertime! Ep’ Moshi Moshi +).


Dans une veine bien plus noisy-pop, mais allant chercher son inspiration aux mêmes endroits que The Drums, voilà Dum Dum Girls, groupe dont on ne sait pas grand chose (Dee Dee, la leader, est-elle vraiment tout seule ?) mais qui aime le lo-fi et les distorsions. Quand on sait que les Crocodiles ou Blank Dogs font partie de ses amis, on comprend mieux. Une jeune femme à suivre de près (Dum Dum Girls ‘Yours Alone Ep’ Captured Tracks).


Hauschka ne connaitra surement pas une consécration comme celle qui attend The Drums. Pourtant, le compositeur allemand, continue d’écrire de bien beaux morceaux, tout au piano, en y insérant ici et là des petites touches électro. Son ‘Snowflakes and Carwrecks Ep’ (40 mns quand même !) est une grande œuvre une fois de plus, auprès de laquelle peu de gens, malheureusement, se seront arrêtés (Hauschka ‘Snowflakes and Carwrecks Ep’ Fat Cat +).


Enfin, finissons cette catégorie EP par The Pains of Being Pure at Heart, qui non content d’avoir surfé tout en haut de la vague d’un shoegaze en plein retour avec un premier album très réussi (on y reviendra), sortent un ‘Higher Than The Stars Ep’ du même acabit, le côté plus «joyeux ». Sarah Records semble plus que jamais vivant! (The Pains of Being Pure at Heart 'Higher Than The Stars Ep' Slumberland +).



7"











Du côté des 7’’ impossible de tout citer. J’en ai sélectionné dont quatre : le 7" de ce rasta-boy de Gonjasufi, grande découverte de soul organique et électronique (Gonjasufi Holidays-Candylane 7’’’ Warp +); le 'Split 7’’' de Grouper et le Pumice qui aura eu la bonne idée de me faire découvrir Grouper et de confirmer tout le talent de ce diable de Pumice (Grouper/Pumice ‘Split 7’’’ Soft Abuse); le 7" de Jason Molina et de ses Magnolia Electric Co avec sa mélodie pleine de sang de cowboy (Magnolia Electric Co Rider. Shadow. Wolf 7’’’ Secretly Canadian +) ; Et enfin le ‘Mirando 7’’’ de Ratatat où les Animal Collective (encore eux !) s’offrent un délire vaporeux de 10 mns (Ratatat ‘Mirando 7’’’ XL +).











12"


C’est Four Tet qui aura fait l’actualité marquante du format 12’’, tantôt avec Burial pour un travail collaboratif remarquable et que l’on espère se renouveler dans le futur entre le petit génie de l’électro et le pape du dub-step (Burial & Four Tet ‘Moth/Wolf Cub 12"’ Text +), tantôt seul avec un ‘Love Cry 12’’’ plein de swing et qui annonce de bien belles choses pour les mois qui viennent (Four Tet ‘Love Cry 12’’’ Domino +).









COMPILATIONS
Au niveau des compilations, impossible de ne pas citer ‘Dark Was The Night’, un double album – pour la bonne cause – de 31 chansons (compositions originales ou reprises) et qui accueille pour l’occasion la fine fleur de l’indie-pop/rock/folk du moment, de Yeasayer à Iron & Wine, de Sufjan Stevens à The Books, de Blonde Redhead à The Decemberists. Un tout totalement hallucinant. Jamais entendu une compilation aussi éclectique et en même temps aussi réussie (A Red Hot Compilation ‘Dark Was The Night’ 4AD +).


RÉÉDITIONS
Finissons ce petit round-up par quatre rééditions qui me tiennent à cœur. A tout seigneur tout honneur, commençons par celle de la discographie des Beatles. Un énorme travail pour un résultat au-delà des attentes mais pour un prix totalement indécent. On pourrait en écrire dix pages, alors le mieux à faire, c’est d’aller voir le papier le plus abouti et le plus complet écrit sur le sujet, chez Kill Me Sarah, forcément (The Beatles ‘Remastered’ Apple).


Dans le genre imposant, le coffret – limité – concocté par Matthew Cooper (aka Eluvium) se pose là. ‘Life Through Bombardment’ regroupe 7 LPs, plus de 3h30 et 41 morceaux d’ambient, d’électronica et de minimalisme: en gros toute la discographie du bonhomme plus quelques raretés. Un coffret imposant dont l’enchainement d’une traite est un voyage de l’esprit fabuleux (Eluvium ‘Life Through Bombardment’ Temporary Residence).

A leur niveau, The Miracles ont sorti une sacrée réédition avec un ‘Depend on Me : The Early Albums’. Pas de boxset à 100€ ici. Non, juste un double album rempli à ras bord (53 chansons) compilant les cinq premiers albums du groupe. Moi qui ne connaissais que vaguement le groupe (comprendre «deux chansons à tout péter») et embrigadé par un français presque allemand jamrékien à l’éclectisme assez fou, j’en ai eu pour mon argent (même pas 15€). Savoureux, délicieux, chaleureux. Rajoutez tous les en «-eux» que vous voulez, cela n’y changera rien : cette réédition est un bonheur sans fin (The Miracles ‘Depend on Me : The Early Albums’ Hip-O Select).

‘Memoryhouse’ de Max Richter est un bonheur dans son genre aussi. Car le premier album du compositeur écossais était introuvable depuis des années ! Fat Cat, maison hôte de Max Richter depuis son deuxième album, a récupéré les droits et après quelques reports a ENFIN réédité (sur son sous-label 130701) la splendeur. Cet album est un véritable bijou : symphonique mais sans en faire trop, légèrement électronique, ‘Memoryhouse’ est la première pierre philosophale d’une carrière presque sans accroc (Max Richter ‘Memoryhouse’ 130701).



Vous trouverez ci-dessous un lecteur grooveshark présentant une chanson de chacun des disques évoqués ci-dessus:



Tracklist:
01. 1973 - We Are Nowhere
02. Animal Collective - What Would I Want? Sky
03. Broadcast - I See, So I See So
04. Clark - Growls Garden
05. Delorean - Moonson
06. The Drums - Don't Be a Jerk Johnny
07. Dum Dum Girls - Catholicked
08. Hauschka - Ginsterweg
09. The Pains of Being Pure at Heart - Falling Over
10. Gonjasufi - Candylane
11. Magnolia Electric Co. - Rider.Shadow.Wolf
12. Grouper - Rising Height
13. Ratatat - Mirando (Animal Collective remix)
14. Burial & Four Tet - Wolf Cub
15. Four Tet - Love Cry
16. The National - So Far Around The Bend
17. The Beatles - While My Guitar Gently Weeps (mono remastered)
18. Eluvium - Everything to Come
19. The Miracles - Broken Hearted
20. Max Richter - Sarajevo