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lundi 7 avril 2008

Track of The Day (01-07 avril 2008)

Alors que les chroniques devraient retrouver une publication plus régulière sous peu, voilà une semaine de 'Track of The Day' coupée en deux: un début axé sur quelques classiques (ou presque), une fin totalement 2008 (et toujours dans le lecteur deezer à droite).

Lundi 7 avril 2008:
* A Weather - Spiders, Snakes [Team Love]
Jolie pochette et disque pop mignon pour ce duo de l'Oregon composé d'Aaron Gerber et Sarah Winchester. Produit par Adam Selzer (M. Ward, The Decemberists, Norfolk & Western), les A Weather me font penser aux Weepies (qui reviennent très bientôt avec un nouvel album) dont je parlais ici il n'y a pas quelques jours. Aussi charmant en tout cas.
(disponible sur Cove, 2008)

Dimanche 6 avril 2008:
* Acetate Zero - Definition of Fall [Arbouse Recordings]
Quatrième album pour les parisiens d'Acetate Zero. Un nouvel opus dans la droite lignée de ce qu'ils proposent depuis maintenant un bail: du post-rock mêlé de noise voire même d'expérimentations (plus que d'expérimental). Touchant. Charmant. Hypnotisant. A l'image de la pochette.
(disponible sur Civilize The Satanists, 2008)

Samedi 5 avril 2008:
* The Aluminum Group - Checking Out [Minty Fresh]
Sorti sur un album chiant comme ses prédécesseurs, lounge à mort et produit avec un désintérêt désarmant, on ressortira quand même ce Checking Out du dernier 'Little Happyness' des Aluminum Group. Le reste, on le remettra gentiment où on l'aura trouvé.
(disponible sur Little Happyness, 2008)

Vendredi 4 avril 2008:
* Yelle - A Cause des Garçons (Tepr Remix) [Kitsune]
Ne poussez pas des cris d'orfraies. Oui, Yelle, la mode du fluo et du mauvais gout, la musique "plus-cheap-tu-peux-pas". Ok. Sauf que quand l'ami Tepr s'amuse à remixer la reprise sa potine Morlaisienne, ben ça pulse pas mal. C'est pas indispensable. Mais ça fait bouger l'arrière train.
(disponible sur A Cause des Garcons Ep, 2008)

Jeudi 3 avril 2008:
* Hey - Dreams Never Die to FC [Fat Cat]
En 2004 était sortie une petite curiosité. Un disque composé de deux titres basé sur l'histoire de Louis, un personnage créé par Metaphrog, un dessinateur anglais. Mùm et Hey ont donné leur version des choses. Voilà donc la version de Hey, tout en français. Une jolie douceur, dans le pur style Fat-Cat.
(disponible sur Louis: Dreams Never Die, 2004)

Mercredi 2 avril 2008:
* Sparklehorse - Eyepennies [Capitol]
Avant d'aller se fourvoyer dans un album inutile et franchement raté, Mark Linkous, tête de proue de Sparklehorse, avait sorti trois albums essentiels (ou quasi). Sur le troisième, en 2001, Linkous invitait la belle PJ Harvey à venir donner de la voix et de son jeu de guitare reconnaissable entre mille. Et il a bien fait. Vraiment bien fait.
(disponible sur It's a Wonderful Life, 2001)

Mardi 1er avril 2008:
* Louise Attaque - La Balade de Basse [Atmosphériques]
Louise Attaque ou le plus grand phénomène de la fin des années 90. Tout le monde se souvient du premier album. Mais qui a réellement écouté le second, 'Comme On a Dit'? Ils étaient déjà beaucoup moins nombreux. Et pourtant, celui-ci avait plus de cuisse, de mordant que son prédécesseur. Et en plus, comble de bonheur, on y trouve La Ballade de Basse, le plus beau titre du groupe, qui finit dans un joyeux délire sonore.
(disponible sur Comme On a Dit, 2000)

mercredi 16 décembre 2009

Top des blogueurs 2009

Le Top Blogueurs 2009 : La sélection des meilleurs albums de l’année :


Le Top des Blogueurs regroupe 37 passionnés de musique réunis autour d'un classement des meilleurs albums de l'année avec pour objectif de défendre leurs coups de cœur et découvertes sans pour autant négliger les incontournables de 2009. Après de longs débats et plus de 580 disques cités, nous sommes heureux de vous présenter cet article collaboratif publié à l'identique sur tous nos blogs !



St Vincent - Actor St Vincent - Actor


Panda Panda : Dans le monde merveilleux d’Annie Clark, les instruments à vent et à cordes dansent ensemble d’une jolie manière, parfois balayés par l’horreur tapie dans un coin qui ressurgit sous la forme de déflagrations électriques et tordues, l’imaginaire de la belle étonne et ne ressemble à nul autre avec ses cent idées à l’heure. C’est donc tout naturellement et avec un plaisir immense qu’on retrouve ce drôle d’Actor à cette vingtième place. (A lire également la chronique d’Olivier)



Marie-Flore - More than thirty seconds if you pleaseMarie-Flore - More than thirty seconds if you please


Arbobo : Le parcours de trop de "grands" a fait oublier combien un premier disque pouvait être fort, déjà brillant, déjà puissant. Combien c'est rare de faire des débuts aussi bluffants. L'air de rien, Marie-Flore réussit à nous faire lever les poils du premier au dernier titre. Avec ses morceaux tout sauf standard, son sens de la mélodie et sa voix sortie d'un livre de sortilèges, on se demandait si elle saurait nous impressionner autant sur disque qu'elle le fait sur scène. Oui, évidemment, oui. (A lire également la chronique de Benjamin F)



The Tiny - Gravity & GraceThe Tiny - Gravity & Grace


Saab : Trop souvent, on voudrait intellectualiser la musique, qu'elle rentre dans un format cartésien nous permettant de différencier la bonne de la mauvaise. Mais la musique est essentiellement une question d'émotions et le groupe suédois The Tiny en témoigne avec leur troisième album Gravity and Grace, petit chef d'oeuvre inclassable entre folk boisé et pop de chambre. Le chant déchirant d'Ellekari Larsson y est inoubliable. (A lire également la chronique de Daniel)



The XX- S/TThe XX- S/T


Christophe : Le buzz est un fleuve intarissable qui prend sa source, selon les cas, à Londres ou Brooklyn. Concernant The XX, c’est de la capitale anglaise qu’est parti l’incendie cold-wave et il a tout ravagé sur son passage, jusqu’au line-up du groupe amputé depuis d’un de ses membres. Il y a comme toujours avec ce genre de phénomène, les « pour » et les « anti » mais une chose est sûre, The XX aura marqué d’une belle empreinte l’année 2009. (A lire également la chronique de Paul)



Fever Ray - Fever RayFever Ray - Fever Ray


Kris : Il se déroule toute une vie parallèle dans les univers perpétuels de The Knife, et aujourd’hui chez Karin Dreijer Andersson en solo sous le pseudo de Fever Ray. Chaque rythme, chaque production, chaque profondeur atteint dans cet album sonne comme des anathèmes foudroyants du monde qui est le nôtre. Cette rugosité empathique, cette urgence apocalyptique, font de Fever Ray une expérience incontournable et impitoyable. (A lire également la chronique de Rod)



Benjamin Biolay - La SuperbeBenjamin Biolay - La Superbe


Romink : Conquis, comme tombé sous les charmes de La superbe. Un disque d’hiver, enivrant, enveloppant et compact à la fois malgré son format. Pudique et exhibitionniste, parfois dur, parfois tendre, il berce, stresse, repose et interroge. Comme une météorite qui pénètre l’atmosphère, le double album de Benjamin Biolay illumine l’automne et laissera, c’est certain, son empreinte dans la mémoire collective. (A lire également la chronique de JS)



Dominique A - La MusiqueDominique A - La Musique


Christophe : Depuis la mort de Bashung, ils ne sont plus très nombreux les artistes français capables de réconcilier les amoureux de chansons à texte,à la française, et les adeptes de mélodies pop-rock à l’anglo-saxonne. Dominique A est de ceux-là, sans doute même son plus beau représentant. Après presque 20 ans de carrière, il vient une nouvelle fois de prouver tout son talent sur un double album somptueux. (A lire également la chronique de Benoit)



Current 93 - Aleph at Hallucinatory MountainCurrent 93 - Aleph at Hallucinatory Mountain


Mr Meuble : Album à l'image du groupe, trouble, halluciné et vibrant. Les chants tibétains y côtoient les chants de Maldoror et milles expérimentations cathartiques. Un voyage fascinant qui sonne à la fois comme la bande son de l'apocalypse et celle de la rédemption. (A lire également la chronique de Twist)



Converge - Axe to fallConverge - Axe to fall


Systool : Inutile de le nier, Converge aura une fois de plus attaqué notre cortex de plein fouet via les constructions complexes et les guitares abrasives de Axe to Fall. Si on peut louer les collaborations de membres éminents de Neurosis, Cave In ou encore Genghis Tron, on sait pertinemment que tout le mérite revient à Jacob Bannon et à ses trois acolytes. Une écoute traumatisante, indispensable pour cette année 2009 résolument folky. (A lire également la chronique de Benjamin F)



Bill Callahan - Sometimes I Wish We Were An EagleBill Callahan - Sometimes I Wish We Were An Eagle


Dali : Il se cachait depuis longtemps derrière le pseudo Smog, Bill Callahan sortait cette année un deuxième album en son nom propre : Sometimes I Wish We Were An Eagle. Un disque folk mélancolique et doux, aux mélodies subtiles, en apparence un peu austère : à l'image de Callahan lui même, droit, un peu grave et d'une classe folle, qui se bonifie avec le temps, et les écoutes. (A lire également la chronique de Thibault)



DM Stith - Heavy GhostDM Stith - Heavy Ghost


Disso : Cet album est un chef d'œuvre empli de grâce et de douceur. Des fantômes sur la pointe des pieds dansent sur la mousse des sous-bois, les anges emplissent l'air de leurs chœurs et DM Stith, berger mystique d'une troupe céleste, nous envoute avec sa musique au charme gracile et glacial. (A lire également la chronique de Erwan)


The Limes - S/TThe Limes - S/T


Violette : Un « Groupe Super » où chacun apporte son énergie, sa douceur et sa poésie au petit édifice pour rendre ce premier disque, à première vue basique, unique une fois dans la platine. On ne peut s’empêcher d’être fier et rassuré de voir une jeune relève française sachant s’affranchir des frontières pour notre bien (essayez donc de lire cette phrase à haute voix !). (A lire également la chronique de Arbobo)



Vic Chesnutt - At the CutVic Chesnutt - At the Cut


Mmarsupilami : Vic Chesnutt, vingt ans de carrière, quinze albums et un couronnement de plus avec At The Cut. Les complices musiciens du label Constellation s’effacent pour créer une oppressante ambiance musicale faite de cordes, drones et menaces. La voix de Chesnutt zèbre et éclaire cet orage électrique de sa fulgurance. Prises au piège de l’humanité, les pierres en pleureraient... (A lire également la chronique de Thomas)



Cougar - PatriotCougar - Patriot


Anousonne : Cougar est une des surprises de l’année, mais amplement méritée tant Patriot a réussi à synthétiser le raffinement de Tortoise, l'intensité fleuve d'un Do Make Say Think tout en s'accordant des plongées mélodiques échappées du cerveau de Four Tet. Patriot est un album angulaire, instrumental, bruyant, puissant, jouissif, intense où Cougar redéfinit musicalement sa vision du post-rock. (A lire également la chronique de Martin)



Aufgang - S/TAufgang - S/T


Benjamin L : « 2 pianos, 1 batterie : ascenseur pour l’inouï », voila comment est vendu Aufgang par son label. En réalité, l’album est tout simplement un des projets les plus ambitieux de ce début de siècle. Un savant mélange entre musique électronique et musique classique, composé comme un mouvement symphonique, avec un début, une fin et surtout un contenu. Précis, incisif, puissant mais mélodieux, cet album pourrait, d’ici quelques années, servir de manifeste à une nouvelle génération de musique. (A lire également la chronique de Violette)



Danger Mouse & Sparklehorse - Dark Night of the SoulDanger Mouse & Sparklehorse - Dark Night of the Soul


Laurent : Un casting trop luxueux face à un producteur trop en vue, le tout magnifié par les images de David Lynch, Dark Night Of The Soul avait tout pour n’être qu’un feu de paille de plus. Mais c’était sans compter sur le songwriting de Mark Linkous qui insuffle ici une vraie cohérence via des instrumentations racées, écrin idéal pour les voix abîmées de Vic Chesnutt, Franck Black et Iggy Pop. Au final, une œuvre où les talents ne nuisent jamais à l’intimité. (A lire également la chronique de Ju)



Fuck Buttons - Tarot SportFuck Buttons - Tarot Sport


Ed Loxapac : Le duo Fuck Buttons transforme l'essai avec le magistral Tarot Sport. Bien aidés par la production d'Andrew Weatherall, ils réalisent un album épique, telle une déflagration sonique digne d'un moteur d'avion au décollage. Diffusant un air étrangement euphorisant, Tarot Sport franchit le mur du son en ne laissant derrière lui que cendres et poussières. (A lire également la chronique de Eddie)



Animal Collective - Merriweather Post PavilionAnimal Collective - Merriweather Post Pavilion


Sfar : 2008 déjà : un EP époustouflant, des versions live prometteuses d’un album à venir. Mi janvier 2009 : personne ne sort indemne de la sortie de Merriweather Post Pavilion. On évoque alors tout et son contraire : de l’œuvre géniale à l’imposture musicale. Une tournée, une année sont passées et l’album est toujours présent sur nos platines. CQFD. (A lire également la chronique de François)



Grizzly Bear - VeckatimestGrizzly Bear - Veckatimest


Mathieu G : Veckatimest possède une indéniable force mélodique, quelque chose qui redonne à la pop un peu de son sens originel, la bande son qui améliorerait les petits tracas de notre vie quotidienne. En étant à la fois acoustique et puissant dans ses constructions qui partent dans une multitude de directions ; Grizzly Bear vient de réaliser le grand moment pop de l’année. (A lire également la chronique de Julien)



Ramona FallsRamona Falls - Intuit


Lyle : Qui l'aurait cru en début d'année : un album du leader de Menomena classé ici ? Mais sous le nom de Ramona Falls, Brent Knopf, accompagné d'un tas d'amis, a mis de l'ordre dans la pop foutraque de son groupe pour en garder le meilleur : une musique aux influences variées, complexe dans ses arrangements mais extrêmement entrainante et accessible. Digne d'être plébiscitée par le plus grand nombre. (A lire également la chronique de Thibault)



Les participants au Top des Blogueurs 2009 :

Anousonne de Grandcrew ; Benjamin F de Playlist Society et du Ricard sa Live Music ; Benjamin L de Soul Kitchen, Benoit de Pop Revue Express, de Hop Blog et de Benzine ; une bonne partie de l’équipe de Dans le mur du son : avec Arbobo de Arbobo, Erwan de The man of Rennes steals our hearts, Lyle de J’écoute de la musique de merde, Thomas du Golb et de Culturofil, et Twist de I left without my hat ; Dali de This Is All About Audio Dynamite ; Daniel de Listen See Feel ; Disso de Derrière la fenêtre ; Ed Loxapac de Chroniques Electroniques ; trois Indie Pop Rockeurs avec Christophe de La Tête à Toto, Mathieu de Ramdom Songs et Paul de Pomme de Pin ; Eddie du Choix de Mlle Eddie ; François de Dans Mon Mange-Disque ; JS de Good Karma ; Ju de Des Oreilles Dans Babylones ; Julien de Des Chibres et Des Lettres et de Goûte mes Disques ; Kris d’Au bout du chemin et de Sound Of Violence ; Laure de Not For Tourists ; Laurent de Rocktrotteur ; Martin de Branche Ton Sonotone ; Mmarsupilami de Little Reviews ; Mr Meuble de Sous les pavés, la Plage ; Olivier de Feu à Volonté ; Panda Panda de Ears of Panda ; Pierre de Musik Please ; Rod du Hiboo ; Romink de My(Good)Zik ; Saab de With Music In My Mind ; Sfar de Toujours un coup d’avance ! ; Systool du Gueusif Online ; Thibault de La Quenelle Culturelle et Violette des Rigolotes chrOniques futiLes et insoLentes



Vous pouvez retrouvez l’intégralité des disques cités dans le classement ici


Chef de projet : Benjamin F / Conception et Logo : Laurent / Communication : Waaa

jeudi 11 août 2022

[Track of The Day] Danger Mouse & Black Thought - Aquamarine (feat. Michael Kiwanuka)

A$AP Rocky, MF Doom, Raekwon, Run the Jewels, Michael Kiwanuka, Joey Bada$$ et je passe tous ceux que je ne connais pas : il y a du beau monde au générique de 'Cheat Codes', premier album de Danger Mouse & Black Thought à sortir. D'un côté, Black Thought, l'homme, avec ?uestlove, derrière The Roots, et dont le talent n'est plus à prouver. De l'autre, Danger Mouse, l'artiste et surtout producteur touche à tout, raillé par quelques puristes, admiré par beaucoup d'autres (dont votre serviteur), dont 'Cheat Codes' est le premier disque de hip-hop au fronton duquel il s'affiche depuis un certain 'The Mouse and the Mask' de DangerDoom en 2005. Un type capable d'aller frayer avec Sparklehorse, sortir un des singles des années 2000 avec Cee-Lo (Crazy), publier un disque mythique et interdit d'exister ('The Grey Album' en 2003, ou le mash-up des instrus du 'White Album' des Beatles et la voix du 'Black Album' de Jay-Z), produire U2, The Shins, The Black Keys, Martina Topley Bird, Sage Francis, Gorillaz, entre beaucoup d'autres. Autant dire que sur le papier, l'association fait plutôt rêver. 
 
Dans les faits encore plus ; et notamment avec Aquamarine, un des quatre morceaux publiés jusque-là. Un titre qui commence comme un prélude à un concert classique avec ces instruments qu'on accorde, avant que le beat démarre et que la voix de Michael Kiwanuka (dont Danger Mouse a produit le très beau 'Love & Hate') déboule pour laisser la place au flow toujours si sûr et précis de Black Thought. Un titre qui ne manque pas de mélancolie et qui promet beaucoup, à l'instar des trois autres morceaux dévoilés jusque là. Heureusement, l'attente pour découvrir 'Cheat Codes' sera courte : il sort ce vendredi. Autant vous dire que la hâte est immense.

Album : Cheat Codes
Année : 2022
Label : BMG

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En écoute dans les playlists Spotify, Deezer, YouTube, Bandcamp et dans la colonne de gauche du blog

En plus des playlists Spotify, Deezer, YouTube et Bandcamp, Aquamarine de Danger Mouse & Black Thought, avec la participation de Michael Kiwanuka, est également en écoute ci-dessous :

 
Le clip de Aquamarine de Danger Mouse & Black Thought, avec la participation là aussi de Michael Kiwanuka :
 

jeudi 26 février 2009

Barzin – Notes to an Absent Lover [Monotreme]

Un soir où chez Jamrek nous tournions en rond, j’avais lancé une petite épreuve de folk nommée 'May The Folk Be With You' où chacun était amené à donner sa définition du genre ainsi que ses titres incontournables. Raoul Lachenay – dont la culture (et pas uniquement musicale) dépasse l’entendement et dont on ne dira jamais assez l’intérêt et la qualité de son ordet blog – avait défini la chose selon les termes suivants:

«Le folk c’est faire avec ses moyens au sens strict, faire avec soi même, faire avec une guitare en bois depuis 100 ans ou aujourd’hui le laptop peu importe, c’est un genre dont la principale moelle est la solitude qui fouille l’intime et ne cherche pas le clinquant,une musique aussi par essence voyageuse, peu importe en fait les moyens il suffit qu’ils soient légers et nomades même si ce sont eux qui définissent le style»

En ce début d’année 2009, un disque répond parfaitement à cette très juste définition : ‘Notes to an Absent Lover’ de Barzin. Un artiste canadien, qui sort là son troisième album. Un homme dont les premières sorties fleuraient bon le slowcore à la Low ou Red House Painters, avec un côté Sparklehorse. Cette fois-ci – et même si l’on sentait déjà le tout venir depuis ‘My Life In Rooms’ – notre homme fait évoluer sa musique vers un folk plus proche d’un Tanakh ou d’un Lambchop.

Plus d’allant dans les compositions, moins de sinistrose que par le passé, Barzin enroule son folk d’un brin de pop, d’un peu d’americana, de jolies cordes et d’une production qui lui sied à merveille. Résultat? Des titres qui résonnent, un folk classieux et gracile et un sacré disque.

Chaque année se doit d’avoir son album de folk lumineux, inspiré, où frissons et larmes se battent en duel. En 2008, c’est ‘We're Becoming Islands One by One’ de The Sleeping Years qui avait remporté haut la main, pour moi en tout cas, ce titre là. Un an pile après celui-ci, voilà donc ‘Notes to an Absent Lover’ de Barzin. Qui prend le même chemin. (sortie : 9 mars 2009)

Son :

Myspace (Un titre de ‘Notes to an Absent Lover’ en écoute)
Site officiel

Deux titres en écoute : un déchirant Nobody Told Me et Look What Love Has Turned Us Into et son côté «tube» évident (et le titre le plus punchy de ce
‘Notes to an Absent Lover’) (malheureusement, plus en écoute).

Et pour finir, le clip de Nobody Told Me, très classe:



dimanche 7 mars 2010

[Track of The Day] Sparklehorse - Little Fat Baby


A l'instar de Vic Chesnutt, il avait flirté avec elle. C'était il y a presque 15 ans. Il avait ingéré on ne sait combien de substances diverses et variées, pour éviter d'un rien la faux qui tournoyait autour de sa tête. Il y a quelques heures, il a décidé de l'appeler lui même, de demander pardon et de la supplier de le prendre avec lui. Et elle ne s'est pas fait prier.

Restera donc un compositeur torturé, à l'image de sa musique, passé maître dans l'art d'écrire des chansons à la beauté dépressive mais aussi capable de composer de vraies chansons rock, énervées et à l'équilibre incertain. En ce triste dimanche, il ne nous reste donc plus que nos 'Vivadixiesubmarinetransmissionplot', 'Good Morning Spider' et autres 'It's a Wonderful Life' pour pleurer Mark Linkous, homme sans âge et artiste au doigté surréaliste et ténébreux.




dimanche 3 janvier 2021

Bilan 2020 : « Albums » (40-21)


Alors que la rentrée est à portée de main et qu'il va bien falloir remettre la machine en marche après quelques jours de congés, finissons en définitivement avec 2020 avec la sélection des 40 disques qui auront fait mon année. Ceux qui auont rendu plus supportable ce premier confinement, ces couvre-feux, ces interdictions de se rassembler, d'embrasser ou d'aimer.

Avant d'en dérouler la première partie, allons voir les choix du voisinage :
- Le bilan musical 2020 en bédé par Christophe Schenk
- 2020 par des artistes (A Girl Called Eddy, Stephin Merritt de The Magnetic Fields, etc)
- Les 10 albums de l'année par Mind Riot Music
- Les 50 meilleurs albums selon The Revue
- Les 10 albums de l'année du toujours sûr Jean-Marie Pottier

Mais revenons à nos moutons. Première partie avec les disques classés de la 40è à la 21è place donc. Au programme, de la twee-pop, de l'emo-punk toujours aussi jouissif, le retour de flamme d'un grand groupe, la découverte d'un futur grand compositeur et même un artiste auquel j'ai enfin succombé. Ca et bien d'autres choses. Avec, au bas du billet, des lecteurs streaming pour écouter une chanson de chacun des disques évoqués. Bonne lecture et bonne écoute !

Bilan 2020 :
Top Albums : 20-01
Top 50 « Chansons »
Top 15 « 7", 12", Ep, Compilations & Rééditions »

 

40. The Stroppies - Look Alive! [Tough Love]
Trio australien qui avait été bien plus qu'un simple flirt printanier l'an passé dans ces pages, The Stroppies auront donné à 'Whoosh' un bien charmant petit frère, 'Look Alive!'. Un disque qui ressemble à son aîné avec cette pop-lo-fi et diy très mélodique, avec toujours comme une lassitude dans la voix qui donne un soupçon supplémentaire de charme à l'ensemble. Comme s'il était besoin.
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39. Annabel Lee - Let The Kid Go [Luik Records]
Avec ses guitares tantôt lourdes, tantôt acérées (et qui n'auraient sans doute pas dépareillées dans la scène rock d'il y a 25 ans), la voix d’Audrey Marot et la qualité de ses mélodies accrocheuses, jamais bien loin du tube, les bruxellois d’Annabel Lee font dans le court (9 chansons, 32 mns tout juste), l’énergique et l’efficace.
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38. Holy Fuck - Deleter [Last Gang Records]
Cinquième album pour les canadiens, totalement perdus de vue depuis leur 'LP' de 2007. Entre indietronica et dance-pop, rythmique au cordeau, synthés puissants et quelques invités pas piqués des vers (Alexis Taylor d’Hot Chip, Angus Andrew de Liars et Nick Allbrook de Pond).
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37. Extraa - Baked [Requiem Pour Un Twister]
Les deux pieds enfoncés dans une pop 60s/70s où l’on sent toute l’influence des Beatles que des Kinks (mais pas que), voilà les parisiens d'Extraa et leur premier très joli album. Très anodin de prime abord, il s'avère être une petite parenthèse des plus délicieuses, faites de mélodies accrocheuses et portées par une jolie production.
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36. Son Little - Aloha [ANTI-]
Dans une année qui aura rivalisé de très belles pochettes, celle du 'Aloha' de Son Little est sans doute dans le très haut du panier. Mais comme cela ne suffit pas à en faire un bon disque et encore moins un des disques de l’année, rajoutons que ce mélange de pop, de folk et de blues avec cette vibe soul et r'n'b qui parcourt tout le disque est on ne peut plus conseillé. Amy Winehouse aurait sans doute adoré travailler avec ce mec.
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35. The Apartments - In And Out of the Light [Talitres]
Les années passent et Peter Milton Walsh n’est toujours pas heureux. En tout cas, c’est ce qui ressort de 'In And Out of the Light', le successeur du miraculeux 'No Song No Spell No Madrigal' en 2015. Des chansons d’une douceur belle à frémir, de la mélancolie à tous les étages et des larmes qui ne sont jamais bien loin de couler à chaque nouvelle écoute.
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34. Lunchbox - After School Special [Slumberland Records]
Avec ses chansons courtes et ramassées, enregistrées dans un sous-sol et sans s'embarrasser de circonvolutions, le nouvel album de Lunchbox va à l’essentiel avec son indie-pop pleine de twee (à moins que ce ne soit l'inverse), de soleil, de trompettes euphoriques, de mélodies efficaces. Pas propret pour un sou mais diablement efficace.
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33. Cable Ties - Far Enough [Merge Records]
Disque rageur à bien des égards, ‘Far Enough’ est un énorme coup de savate de la part du trio de Melbourne. Un album puissant de rock, de punk et de garage, politique et féministe, qui tient sa ligne tout du long et contient quelques chansons qui en d'autres temps auraient été des tubes.
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32. Touché Amoré - Lament [Epitath]
Dans leur style, Touché Amoré ne va pas réinventer l’eau chaude. Et ce n’est pas ce qu’on leur demande. Un disque jouissif au possible, post-hardcore et emo au programme, avec toujours le chant rageur et criard de Jérémy Bolm qui surplombe un disque qui ne manque pas de mélodies. Peut-être leur plus immédiat et réussi.
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31. The Little Hands of Asphalt - Half Empty [Fika Recordings]
The Little Hands of Asphalt ou l'alias de Sjur Lyseid, norvégien de son état qui fait dans la pop mélancolique (entre guitares et piano), lisse de prime abord et finalement très entêtante. De superbes balades, quelques moments plus enlevés (comme sur le titre avec Elizabeth Morris de feu Allo Darlin'), et au final un disque beau comme tout que je me surprend à plus que souvent ressortir depuis sa parution.
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30. The Flaming Lips - American Head [Bella Union / Warner]
Perdus à mes oreilles depuis longtemps, les Flaming Lips mettent de côtés leurs élans psyché, retrouvent leurs envies du début des années 2000 (et notamment de 'Yoshimi Battles The Pink Robots') et composent un disque mélodique à souhait, très bien arrangé et à la douceur indéniable
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29. Bad Moves - Untenable [Don Giovanni Records]
S’il ne révolutionnera rien, ce second album du quatuor de Washington Bad Moves aura fait du bien à cette année 2020. Un condensé addictif de power-rock et d’indie-rock pied au plancher qui ne se pose pas de questions et qui est porté par un tube en or massif, Party With The Kids Who Wanna Party With You.
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28. Porridge Radio - Every Bad [Secretly Canadian]
Entre rock, pop et post-punk, calme et brutalité, douceur et acidité, le deuxième album des anglais de Brighton aura marqué son monde en 2020. Un disque souvent habité et porté par la voix et les textes de Dana Margolin, il atteint son apogée sur un Long des plus nerveux et délicieux et qui n’est pas sans rappeler le Not de Big Thief sorti l’année dernière.
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27. The Proper Ornaments - Mission Bells [Tapete Records]
Le quatuor continue discrètement sa carrière avec 'Mission Bells, peut-être son album le plus abouti. Un disque dans la même veine pop à guitares, mais peut-être plus las ou fatigué. Et plus les écoutes ont passé, plus il semble que ces jeunes gens sont les Radio Bros de leur temps. On a vu bien pire compliment.
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26. The Luxembourg Signal - The Long Now [Shelflife Records/Spinout Nuggets]
Un troisième album pour les américains, révélation de 2018, sans doute supérieur au précédent 'Blue Field', pourtant déjà très réussi, mais cette fois sans single aussi puissant que Laura Palmer. Court (34 mns), rempli de superbes mélodies, dream-pop/indie-rock/shoegaze en veux tu en voilà, avec de très belles guitares et toujours les voix de Beth Arzy et Betsy Moyer,  'The Long Now' est un disque lumineux de la part de The Luxembourg Signal.
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25. Pictish Trail - Thumb World [Fire Records]
Et encore des écossais. Enfin un pour le coup : Johnny Lynch, à la barre de ce quatrième album. Un disque qui sent bon la pop trafiquée, synthétique et qui n’est pas sans rappeler Grandaddy voire Sparklehorse.
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24. Cold Beat - Mother [DFA]
Parcouru de fulgurances tout en restant cohérent tout du long, s’inscrivant totalement dans l’ADN de DFA Records, 'Mother' est un remarquable album aux influences digérées et pas bêtement recrachées, plein de synth-pop mélodieuse, de wave à foison, de lap-pop et d’électronique, et d’indie-pop 80s délicieuse.
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23. Taulard - Dans La Plaine [Broderie Records]
Synth-punk froid et bricolé, inspiré, wave aussi à l’affiche de 'Dans La Plaine' des grenoblois de Taulard. Un disque bizarre autant qu’addictif, aux atours cheap, plein d’histoires banales et désabusées mais pour lesquelles le groupe arrive à nous passionner.
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22. Sondre Lerche - Patience [PLZ]
Avec l'amour et ses aléas comme thème principal, 'Patience' est un très bel album de pop sophistiquée, de mélodies lumineuses, d'arrangements léchés et travaillés, où les mélodies font mouche. Il m'aura fallu 19 ans pour apprécier comme il se doit un disque de Sondre Lerche. Ce fut long mais l’attente valait vraiment le coup.
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21. Ethan P. Flynn - B-Sides & Rarities: Volume 1 [Young Turks]
Loin de ce que pourrait laisser croire son titre en forme de blague, 'B-Sides & Rarities: Volume 1' est le véritable premier album d’un jeune anglais de 21 ans, Ethan P. Flynn, qui en 32 mns se révèle être un sacré compositeur/arrangeur/producteur. Un album épatant, superbement produit et arrangé, sorte de melting-pop aux sonorités électroniques et r'n'b, pleines de clappings et de chœurs.
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Bilan 2020 :
Top Albums : 20-01
Top 50 « Chansons »
Top 15 « 7", 12", Ep, Compilations & Rééditions »


Comme promis, vous trouverez ci joint un lecteur Spotify et Deezer comptant une chanson de chacun des albums présentés ci-dessus (et dans l'ordre du classement, soit de 21 à 40). Bonnes écoutes !