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lundi 29 septembre 2008

Track of The Day (23-29 septembre 2008)

Replongée dans les années 2000, 2008 exceptée. (et toujours en écoute dans le deezer).


Lundi 29 septembre 2008:
* Carl Barat and Pete Doherty - A Day in a Life (a The Beatles' cover) [BBC Radio 2]
Les deux anciens acolytes des Libertines se retrouvent en studio pour enregistrer une reprise assez (très?) convenue (mais pas risible) de A Day In The Life, un des titres majeurs des Beatles, à l'occasion des quarante ans de 'Sgt. Pepper's Lonely Heart Club Band' l'an passé. La BBC paye les petits fours. Les autres rendent hommage au Fab Four. Classe. Surtout avec ce titre qui se termine par un hello des quatre fantastiques.
(disponible sur Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band 40th Anniversary Album, 2007)

Dimanche 28 septembre 2008:
* Radiohead - I Want None of This [Independiente]
En 2005, pour le charity album 'Help: A Day In The Life', Radiohead enregistre ce I Want None of This, tout au piano, avec quelques choeurs derrière, histoire de. Un titre somptueux, comme ils savent en écrire. Mais pourquoi dieu s'entêtent-ils à sortir des albums chiants comme la pluie depuis bientôt cinq ans?
(disponible sur Help, A Day In The Life, 2005)

Samedi 26 septembre 2008:
* Camera Obscura - Happy New Year [Andmoresound]
En Ecosse, il fait froid. Il pleut. Mais il y a la pop qui respire à chaque coin de rue. Les Camera Obscura ne sont peut-être pas les plus célèbres du lot. Ils laissent ça aux grands frères Belle & Sebastian. Mais s'engouffrent dans la même brèche, de l'indie pop classieuse comme tout, avec corde et tout le toutim. Stuart Murdoch, de Belle & Seb, produit le disque. Et ça se sent. 'Biggest Bluest Hi-fi' est toujours aujourd'hui le chef d'œuvre du groupe. Et il s'ouvre par ce splendide Happy New Year.
(disponible sur Biggest Bluest Hi-fi, 2001)

Vendredi 26 septembre 2008:
* Viktor Vaughn - A Dead Mouse [Sound Ink]
En parallèle avec la chronique du 'Madvillainy 2: The Madlib Remix' de jeudi, réécoutons avec ce plaisir non feint, un morceau 'Vaudeville Villain', l'album de 2003 de Viktor Vaughn (aka MF Doom) et notamment ce tuant A Dead Mouse. Bon, évidemment, perdu au milieu de toute cette pop... mais bon, rien que pour la prod...
(disponible sur Vaudeville Villain, 2003)

Jeudi 25 septembre 2008:
* Cherry Ghost - Thirst For Romance [Heavenly]
L'autre jour, je faisais les bacs à soldes. Et je tombe sur ce disque, d'occasion. La pochette était belle et je croyais me souvenir en avoir lu du bien sur quelques forums internet. Bien m'en a pris, car ce disque est très beau. Entre The Veils et Coldplay. La preuve avec le titre éponyme, Thirst For Romance. Un jeudi pop pop quoi.
(disponible sur Thirst For Romance, 2007)

Mercredi 24 septembre 2008:
* The Dears - Bandwagoneers [Maple Music]
Il y a quelques jours, sur un forum musical, on pouvait lire les diverses réactions des fans au contact du nouveau The Dears, 'Missiles'. Et tout le monde de briser sans grande raison le précédent, 'Gang of Losers'. Un disque qu'il faut réhabiliter. Donc à défaut d'un titre du nouvel album, voilà un des grands morceaux de ce 3è album, Bandwagoneers, injustement critiqué et franchement toujours aussi bon.
(disponible sur Gang of Losers, 2006)

Mardi 23 septembre 2008:
* Florent Marchet - Je M'en Tire Pas Mal (feat. Miossec) [Barclay]
Reprenons un peu de Florent Marchet, le mec qui avait sorti cet album merveilleux qu'est 'Rio Baril' l'an passé. Avec un extrait de son premier disque, 'Gargilesse', ou l'ami Miossec vient poser sa voix. Toujours aussi attachant, beau, parlant.
(disponible Gargilesse, 2004)

mercredi 11 février 2009

[Track of The Day] Camera Obscura - My Maudlin Career

Une des bonnes nouvelles de ce premier semestre 2009, c'est le retour de Camera Obscura, combo écossais de Glasgow et, en quelques sortes, petit frère de Belle and Sebastian.
Leur nouvel album, 'My Maudlin Career' sortira le 21 avril chez 4AD (rien que ça). Le groupe vient de mettre en ligne un premier titre (que l'on peut télécharger légalement et gratuitement ici), éponyme, tout de piano vêtu, la voix de Tracayanne Campbell, aussi présente que cachée derrière une voile diaphane, comme leader de mélodie.
Un titre plutôt beau et qui laisse promettre de jolies choses pour le milieu du printemps prochain. 

Album: My Maudlin Career
Année: 2009
Label: 4AD

mardi 6 janvier 2009

Speedmarket Avenue – Way Better Now [Elefant]

Quoi de plus frustrant qu’entendre monter une mélodie, la voir exploser un à un les étages des émotions avant de s’écraser telle une crêpe, comme en panne d’idée et d’envie alors qu’elle était en train de tutoyer les sommets? Surtout quand nous, simples auditeurs, lui avons imaginé une suite et une chute? Rien, à bien y réfléchir, non?

Pitseleh, grand amateur de pop devant l’éternel, surtout si elle est scandinave ou écossaise, vient donc à notre secours. Le bougre s'est fendu d'un billet quelques heures avant noël sur son blog à propos de Speedmarket Avenue, un groupe suédois qui est la réponse à cette frustration que l’on ne connaît que trop bien.

Signé chez Elefant Records (pourvoyeur de douceurs pop et maison mère de Camera Obscura), Speedmarket Avenue a sorti l’an passé son deuxième album, passé assez inaperçu ici (mais aussi ailleurs), ‘Way Better Now’. Un disque qui ne s’embarrasse pas de détours ni de circonvolutions et va droit au but. Dix titres, 37 minutes au compteur, ce qui nous fait une moyenne de 3’40 par chanson : bref, du franc du collier, du direct, du sans fioritures inutiles.

Speedmarket Avenue est un groupe a deux faces : une pop débridée conviant guitares électriques, batteries lourdes et trompettes, le tout dans un style très Belle and Sebastian/Camera Obscura version doigts-dans-la-prise d’un coté, pop éloquente et évocatrice, pleine de générosité et de retenue (splendide The State of Harmony avec le mariage des deux voix), un peu à l’image des Weepies, de l'autre. Et comme je l’expliquais, ce qui est fou c’est que leurs ébauches de mélodies se terminent à chaque fois admirablement, comme dans un rêve.

Un joli disque donc, qui ne renversera pas les codes établis et qu’on aura peut-être/sûrement oublié dans quelques années. Il n’empêche, en ce 6 janvier 2009, c’est un partenaire de rentrée assez idéal. (sortie: 5 mai 2008)

Son:
Myspace (5 titres de 'Way Better Now' en écoute)
Site officiel

Et deux titres en écoute, pour fêter comme il se doit 2009, le guilleret Accident et le sublime The State Of Harmony (malheureusement plus en écoute).
Pour finir, les deux clips des deux premiers singles de cet album :

Speedmarket AvenueWay Better Now



Speedmarket AvenueDon’t Fall In Love


lundi 29 août 2011

[Track of The Day] Acid House Kings - Where Have We Been?

Voilà un album charmant tout plein. Œuvre de suédois jusqu'alors inconnus au bataillon chez moi - et pourtant en activité depuis 1992 - 'Music Sounds Better With You' a beau porter ce nom il n'a rien à voir avec le tube des éphémères Stardust à la fin des années 90.

Non, les Acid House Kings sont plus à trouver dans la catégorie indie-pop de vos disquaires (si si, ca existe encore). Après un début assez anodin, trop "dans la veine de" (rajoute ici tous les groupes du genre, de Belle & Sebastian à Camera Obscura), ils apportent leur touche dès le 2è morceau. Et envoient le tout dans les hautes sphères de la pop. Très efficace définitivement. C'est encore l'été ! 

Album: Music Sounds Better With You 
Année: 2011 
Label: Labrador Records

A voir également le clip de Under Water, une autre des très belles chansons de ce 'Music Sounds Better With You' des Acid House Kings :


vendredi 23 janvier 2015

Bilan 2014 : « Albums » (30-11)



Deuxième partie de ce bilan 2014, partie Albums s'entend. Après les disques classés de la 50è à la 31è place, voilà donc les 20 disques suivant, avant que dimanche, je ne vienne mettre un terme définitif à mon année 2014 avec le top dix.

Mais avant ça, comme toujours, voici quelques liens pour aller découvrir la sélection d'autres blogs ou site :


Quant à moi, ces 20 nouveaux disques présentés ci-dessous présentent des artistes perdus de vue depuis longtemps, des américains qui ne sont jamais aussi bons que quand ils ne sont pas sérieux, l'incarnation de la beauté musicale, des vieux toujours bruyants, des rescapés, des australiens sans raisin ni colère et deux bandes originales épatantes. Notamment.
Bref, c'est à découvrir et surtout à écouter (une chanson de chaque album présenté est en écoute en bas de l'article) ici.

Pour rappel :



30. God Help The Girl - Original Motion Picture Soundtrack [Milan]
Bande originale d'un film à la diffusion quasi-inexistante en France (9 salles à sa sortie, dont l'immense majorité à Paris), 'God Help The Girl' est le reboot de l'album de Stuart Murdoch de 2009, avec des passages du film entre chaque titre. Bien que l'original est très réussi, celui-ci, plus punchy et simplement plus pop, l'est tout autant. Et Emily Browning est impeccable dans un rôle de chanteuse.



29. James Yorkston - The Cellardyke Recording and Wassailing Society [Domino]
Dans un silence assourdissant, James Yorkston aura sorti un nouvel album. Et il est une nouvelle fois très beau. Folk délicat produit par Alexis Taylor d'Hot Chip, il se dégage de cet album une ambiance que James Yorkston sait rendre lumineuse que ce soit en quelques notes ou avec sa douce voix. Tout le monde ou presque s'en fout, comme à chaque fois, mais il faudra quand même un jour qu'on prenne le temps de s'arrêter sur les nouvelles sorties de James Yorkston, artiste dont le temps n'a - et n'aura sans doute jamais - de prise.



28. Alvvays - st [Polyvinl]
Alvvays ou sûrement ma révélation de l'année. Si comparaison n'est pas raison, celui qui m'a présenté le groupe comme la rencontre entre The Pains of Being Pure at Heart et Camera Obscura avait vu juste. Shoegaze et pop (presque twee) à la fois, ce premier album des canadiens (sorti l'an passé sur cassette, réédité à plus grande échelle cette année) a tout ce qu'il faut de mélodies, de guitares coquines et de mélodies impeccables.



27. Cheveu - Bum [Born Bad Records]
Découvert via '1000', il aura fallu 3 ans pour voir les français de Cheveu rajouter un troisième album à leur discographie. Et si l'ensemble est toujours aussi noisy, rock, il y a ce côté branleur (et qui leur va bien) qui a un peu disparu. Ici, on sent un 'Bum' carré, percutant, composé et produit à la perfection. Une histoire de maturité ? A dire vrai, on s'en fout un peu. Les chansons (et même les tubes !) sont là. Le reste...



26. Barzin - To Live Alone In That Long Summer [Monotreme]
Discrètement mais sûrement, le canadien Barzin continue son petit bonhomme de chemin dans l'indifférence la plus complète. Cinq ans après 'Notes to an Absent Lover' et toujours chez Monotreme, Barzin revient distiller son folk lumineux rempli de pop en composant des chansons belles à pleurer, le tout avec une production toujours très délicate.



25. Linda Perhacs - The Soul of All Natural Things [Asthmatic Kitty]
Il aura fallu donc 44 ans pour que Linda Perhacs sorte son 2è album, après son fabuleux 'Parallelograms', dont l'arrivée d'Internet lui aura permis de sauter aux oreilles du plus grand nombre, dont votre serviteur. 'The Soul of All Natural Things' reprend globalement les choses là où elle les avait laissées, continuant à chanter de cette si belle voix des chansons folk totalement habitées de fantômes du passé. Retour magnifique autant qu'inattendu.



24. Sun Kil Moon - Benji [Caldo Verde Records]
Dernièrement, je parlais avec un fan de Mark Kozelek et donc de Sun Kil Moon. Et il me disait que « Pour moi ce n'est pas le meilleur Sun Kil Moon et encore moins le meilleur Kozelek. Mais le gars est très inspiré en ce moment ». Pas assez fan de l'américain pour débattre à ce sujet, mais plutôt confiant quant à l'avis de mon ami, il n'en reste pas moins que 'Benji' est un album qui m'aura fait frissonner cette année. Longues mélopées folk, très introspectives, le disque est un bijou sombre. A écouter d'urgence.



23. Hauschka - Abandoned City [City Slang]
'Abandoned City' a des airs de disque d'un autre temps. Composé autour - évidemment - d'un piano que l'allemand Hauschka maitrise par dessus tout, ce disque fait l'étalage de sonorités répétitives, aux cordes de piano souvent heurtées mais jamais salies. Mélancolique autant que mélodieux, ce disque raconte musicalement les histoires de ces villes abandonnées. Quelle beauté.



22. Allo Darlin' - We Come From The Same Place [Fortuna Pop]
Le groupe d'Elizabeth Morris change de braquet. Et passe du twee-pop de ses débuts à une tonalité plus indie-pop. Alternant les chansons « à la Belle and Sebastian » et les titres plus enlevés (l'évident Bright Eyes), 'We Come From The Same Place' est une nouvelle belle réussite de la part des anglais d'Allo Darlin'. A priori, c'est sympa d'être amoureux.



21. The Notwist - Close to the Glass [City Slang]
Disons le tout de go : 'Close to the Glass' est peut-être le meilleur album à ce jour de The Notwist. Oui, même devant 'Neon Golden'. Rien de bien neuf sous le soleil, The Notwist continue à faire du Notwist. Mais le fait très bien : mélodies synthétiques, electro-pop joliment emballée, portée par la voix toujours éthérée de Markus Acher. Cerise sur le gâteau, ils en profitent pour composer un tube indie en puissance, le formidable Kong. Du tout bon.



20. Ty Segall - Manipulator [Drag City]
Si l'on ne prend en compte que sa discographie personnelle, Ty Segall a sorti (à l'âge de 27 ans) sept albums « officiels », auxquels il faut ajouter une pelletée de cassettes et d'autres projets parallèles. 2014 aura pourtant été assez calme vu que 'Manipulator' est le seul album de Ty Segall de l'année. Plus concis que ses prédécesseurs, ne laissant rien au hasard sur chacune des 17 plages, mélangeant aussi bien moments nerveux que plus pop, avec toujours comme comme métronome un psychédélisme que Ty Segall maitrise à merveille, 'Manipulator' est sans doute le meilleur album de l'américain. 



19. The Steinbecks - Kick to Kick [Matinée Recordings]
Grand fan de John Steinbeck devant l'éternel, je ne pouvais qu'aimer un groupe qui s'appelle The Steinbecks. Originaire d'Australie, le groupe sort avec 'Kick to Kick' son 4è album... en 20 ans, le premier qui atteint mes oreilles. Rock brinquebalant et pleins de ruptures, pop aux accents anglais, 'Kick to Kick' est le genre d'album qui semble avoir été écrit en 1992. Délicieux en tous points.



18. Will Stratton - Gray Lodge Wisdom [Talitres]
Découvert via le beau 'Post-Empire', Will Stratton confirme sur 'Gray Lodge Wisdom' tout le bien que je pouvais penser de lui. Cet album de folk travaillé, qui rappelle aussi bien The Tallest Man on Earth que David Ackles, s'ouvre d'ailleurs par une de mes chansons de l'année, sublime mise en bouche avant que notre homme déroule ses chansons avec doigté et d'une voix touchante. Peut-être le fait que Will Stratton a vaincu l'an passé un cancer confère encore plus de beauté à cet album. Et encore, ces 8 chansons n'ont pas besoin de cela pour toucher au plus profond.



17. Swans - To Be Kind [Young Gods]
Passé à côté de 'The Seer', album monstrueux que je n'ai jamais réellement su apprivoiser, 'To Be Kind' est une belle occasion de renouer avec les Swans de ce furieux de Michael Gira. Un album une nouvelle fois très long (plus de 2h) et qui lorgne plus du côté d'Angels of Light (un des projets parallèles de Michael Gira, qui n'a pas été réanimé depuis le superbe 'We Are Him') que précédemment. Plus « pop » (on est chez Swans), mais pas forcément moins sombre ou bruyant, l'ensemble est totalement enivrant.



16. Sage Francis - Copper Gone [Stange Famous]
Après quelques albums moyens portés par des singles ravageurs, Sage Francis retrouve de la consistance avec 'Copper Gone', cinquième album du barbu américain. Un disque percutant et lettré, porté par le flow le plus incisif du rap actuel, des mélodies piochant beaucoup dans la pop - tout en rendant tout de même hommage au hip-hop des années 90 (Thank You) - et un discours politique fort, comme souvent (le formidable Vonnegut Busy). 'Copper Gone' retourne aux bases de ce que Sage Francis a fait de mieux jusque là ('A Healthy Distrust'). Tant mieux.



15. Marissa Nadler - July [Sacred Bones]
Sorti chez Sacred Bones, orné d'une pochette magnifique, 'July' est un album qui voit l'américaine Marissa Nadler continuer à chanter et déployer ses chansons tristes. Folk aux contours psychédéliques, intelligemment produit (pas mal de reverb) qui confère à l'ensemble une atmosphère cotonneuse, 'July' est peut-être son meilleur album. Qui confirme une chose : Marissa Nadler est l'incarnation musicale de la beauté.



14. Jóhann Jóhannsson - McCanick OST [Milan Records]
Grosse année pour l'islandais avec la sortie de trois bandes originales : 'I Am Here', 'The Theory of Everything' (encensée aux derniers Golden Globes, ) et 'McCanick'. C'est cette dernière qui m'aura le plus séduit, même si les autres sont réussies également. Entre musique de chambre, partie plus ambiante, et montées échevelées, ce disque a même des airs d'album à part entière, tant il est cohérent. Mieux, Jóhann Jóhannsson rappelle sur cette BO de 'McCanick' qu'il est un compositeur formidable, le pendant islandais de Max Richter. On ne l'avait pas oublié certes mais une piqûre de rappel ne fait jamais de mal.



13. Parkay Quarts - Content Nausea [What’s Your Rupture?]
Non content de s'être révélé il y a un an avec 'Light Up Gold', les new-yorkais et leur rock lo-fi ont sorti un nouvel album, 'Sunbathing Animal' à la toute fin du printemps. Un disque de qualité, dans la lignée de 'Light Up Gold', mais presque trop sérieux pour eux. Mieux, sous le nom de Parkay Quarts, le groupe (réduit à 2 membres pour l'occasion) a sorti début décembre 'Content Nausea', un disque beaucoup plus barré que son prédécesseur, punk animé d'une douce folie. Et plus séduisant à mes oreilles. Ces gens là semblent insatiables. Profitons en, la jeunesse n'est pas éternelle.



12. Jeremy Messersmith - Heart Murmurs [Glassnote]
Entre tubes pop évident (It's Only Dancing, Tourniquet), chansons qui parlent d'amour, de déceptions et de ruptures (You'll Only Break His Heart), avec les fantômes des Beatles, d'Elliott Smith et d'Adam Green qui volent autour, Jeremy Messersmith aura composé 2014 son meilleur album. Sorti enfin sur une structure digne de ce nom, le meilleur semble à venir pour l'américain. Ce n'est que justice.



11. Damien Rice - My Favourite Faded Fantasy [Wea]
Damien Rice ou le retour que l'on n'espérait plus. Malgré un succès qui ne se démentait pas vraiment, il aura fallu huit ans à l'irlandais pour sortir son troisième album. Et l'attente valait le coup. Sublime de bout en bout, paré de soyeux arrangements, 'My Favourite Faded Fantasy' est une réussite totale. Beau à en pleurer, très touchant (It Takes a Lot to Know a Man), cet album est aussi et surtout rassurant : non, Damien Rice n'a pas perdu son mojo.


Pour rappel :
Bilan 2014 : « Albums » (10-01)


Comme promis, un lecteur streaming avec une chanson de chacun des albums présentés ci-dessus. Bonne(s) écoute(s) !




jeudi 18 juillet 2013

[Track of The Day] The Electric Soft Parade - Summertime In My Heart

J'ai toujours rêvé d'être une rock-star. Rêver être capable d'écrire des chansons tellement intemporelles qu'elles seraient reprises par des salles ou des stades entiers. Rêver de savoir composer, de jouer de la guitare, de la basse, de pouvoir balancer quelques notes de violon au débotté. Comme ça, pour le plaisir.

The Electric Soft Parade ne sont peut-être pas des immenses rock-stars, mais ils auront au moins sorti un album qui aura marqué son époque. 'Holes in the Walls', album de gamin en 2001 (même pas 18 ans à l'époque!) qui contenait son lot de tubes et grandes chansons, en tout cas assez pour en faire un des disques marquant de ma discothèque.

Depuis ce disque, les anglais ont continué leur route, en sortant des albums de qualité certes, mais à la durée de vie plus éphémère que leur premier disque .

Perdu de vue depuis quelques temps déjà, voilà The Electric Soft Parade est de retour avec '"IDIOTS"', album plus pop (60s / 70s) que leurs précédentes livraisons (ou tout du moins de ce que je m'en rappelle), n'hésitant pas à aller lorgner du côté des Beatles (période 'Abbey Road' / 'Let It Be'), de Radiohead ('The Bends') plutôt que vers la fougue de leur jeunesse un peu perdue - les guitares sont moins acérées, la production manque de nerf, certaines parties de guitare s'enfuient vers des horizons guitar-hero.

Il n'empêche, s'il y a bien quelque-chose qui n'a pas changé, c'est la capacité qu'ont The Electric Soft Parade à composer des mélodies marquantes et des chansons enthousiasmantes. Et sur '"IDIOTS"', il y a ce qu'il faut pour passer, au minimum, un bel été (The Sun Never Sets Around Here, Brother You Must Walk Your Path Alone, Welcome to Wiederness).

Aujourd'hui, les Electric Soft Parade continuent à sortir de bons disques, sont de bons songwriters, ont du goût. Mais les Electric Soft Parade ont pris du poids, ont perdu leurs cheveux. Et semble avoir 45 ans à même pas 30 ans. Finalement, ne pas être une rock star, pour deux-trois détails, c'est bien aussi.

Album : "IDIOTS"
Année : 2013
Label : Helium


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En bonus, le clip de Summertime in my Heart, en écoute aujourd'hui dans le lecteur Grooveshark à droite. Une chanson banale voire médiocre à la première écoute, mais qui dévoile tous ses charmes à la deuxième pour devenir sacrément entêtante rapidement. Probablement un de mes tubes de l'été :



Histoire de bien finir l'affaire, le clip de Brother You Must Walk Your Path Alone, premier single de cet '"IDIOTS"', aux faux-airs de Camera Obscura :



jeudi 1 avril 2010

[Track of The Day] The Drums - Best Friend

Ces gens là ont bon goût. Quand on va sur le Twitter des Drums, s'ils sont suivis par plus de 1000 personnes, ils suivent de leur côté uniquement l'actualité de… 3 comptes. Et parmi ceux-ci, il y a celui des écossais de Camera Obscura. Preuve s'il en est que le quatuor New-Yorkais a autant la classe quand il compose des chansons que quand il aime des groupes.

Au-delà de cette considération un brin geekesque j'en conviens, c'est surtout les deux nouvelles suivantes qui sont à prendre avec beaucoup de plaisir. Présenté comme la type de 2010 dès… le milieu de 2009 par un 'Summertime Ep' enthousiasmant au possible, The Drums arrive à l'orée de l'été prochain avec un premier album, éponyme.

Mais surtout, et vu qu'il faut bien faire monter la sauce doucement mais sûrement, le groupe vient de sortir (c'était hier) un premier Ep de trois titres, dominé par la chanson Best Friend, dont la sortie porte le nom, que l'on avait déjà croisé sur un Ep non-officiel, 'The Drums Ep', l'an passé.

Ce Best Friend est dans la lignée du premier Ep (officiel) de The Drums - cependant moins solaire que pouvaient d'être quelques titres -, à la musicalité Factory Records marquée et New Order - avec l'esprit de Joy Division - comme inspiration principale. Plus pesant certes (les paroles y sont pour beaucoup: "You're my best friend // But then you died // When I was 23 and you were 25 // You're my best friend // But then you died // And how will I survive, survive?") mais toujours aussi fameux. 

Album: Best Friend Ep 
Année: 2010
Label: Island

Le clip de Best Friend de The Drums:

jeudi 5 janvier 2012

Bilan 2011 - Top 50 Albums: 50-31


Il était temps. On est déjà en 2012 (bonne année les copains et les copines) et je n'ai toujours pas posté le tout. Mais après des soirées à faire ci, à faire ça, j'ai enfin finalisé le tout. Présenté comme chaque année en trois parties: de la place 50 à 31, de la place 30 à 11. Et enfin le top 10.

Avant de passer aux affaires concernant ce blog, continuons notre plongée dans la blogosphère avec quelques tops présentés ici et là:
La Blogothèque (Chryde)
This is All About Audio Dynamite
Funk You Dear (20 à 11)
Tasca Potosina
I Know You've Come to Take My Music Away (30-21)


Cette année 2011, comme ses devancières, aura été musicalement une belle année à mes oreilles. Mais j'y reviendrai un peu plus longuement et globalement au moment du top 10.
Pour l'instant, il est temps de passer à 20 premiers disques, classés de la 31è à la 50è place, qui auront animés mon année 2011 de fort belle manière.

A chaque fois, une rapide présentation de l'album, en quelques lignes, ainsi qu'un lien (le " + ") renvoyant vers une chronique - d'ici ou d'ailleurs - et un autre renvoyant vers le shop de l'artiste ou du label (dans la majeure partie des cas).

Bonne lecture et bonne(s) écoute(s)
(car comme à chaque fois, au bas de ce billet se trouve un lecteur grooveshark présentant une chanson de chacun des albums présentés ci-dessous).


Pour rappel :
Top 50 'Albums 2011' - 10-01
Top 50 'Albums 2011' - 30-11
Top 50 'Chansons 2011'
Top 15 'Mixtape, Ep, 12", (Ré)Édition et 7"' 2011



50. Sin Fang - Summer Echoes [Morr Music]
'Summer Echoes' est une affaire islandaise. L'islandais Sindri Már Sigfússon, leader des charmants islandais de Seabear, s'est entouré de certains membres des islandais de Mùm et des islandaises d'Amiina pour enregistrer son nouvel album dans le studio des islandais de Sigur Ros. Et le résultat n'est pas forcément islandais.
Plus proche d'un Radical Face ou des rythmiques - les plus pop - d'Animal Collective que des artistes précités, Sin Fang déroule sa pop mélodique et alambiquée de manière ingénieuse, sans jamais mégoter sur les mélodies.
+ / buy


49. Wye Oak – Civilian [Merge]
Au risque d’en faire hurler certains, Wye Oak aura été à mes oreilles le Anna Calvi ricain de 2011 (ou Anna Calvi aura été le Wye Oak anglais de 2011, choisi ton camp camarade !). Le cœur du duo balançant entre indie-pop et indie-rock, Wye Oak aura été surtout une des belles découvertes de 2011 avec ce troisième album, vraiment bien produit, qui contient de chouettes chansons punchy mais pas putes.

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48. Ensemble – Excerpts [Fat Cat]
Malgré l’échec – commercial – de son deuxième album, le toulousain Olivier Alary est revenu en 2011 avec un troisième disque, ‘Excerpts’, au très bel artwork – une fois de plus. Ensemble s’éloigne du minimalisme et de l’ambiance electronica-planante qui faisait merveille sur le premier disque pour se rapprocher un peu plus d’une pop teintée d’électro, souvent atmosphérique mais très virevoltante. Théâtral par moment, presque shoegaziens sur d’autre, cet ‘Excerpts’ est un bien bel album.
+ / buy


47. Francis – Lekomberg, We Were Kin [Strangers Candy]
Découvert en première partie de The Tallest Man on Earth au printemps dernier, la pop des suédois de Francis m’aura charmé régulièrement tout au long de cette année. Sachant être mélancolique tout en n’hésitant pas à lâcher les chiens de temps à autres, ‘Lekomberg, We Were Kin’ est un disque recommandable de la part d’un groupe qui rappelle aussi bien Wye Oak, Anna Calvi que Dear Reader.
+ / buy


46. Rivulets - We're Fucked [Important]
Avec son titre qui résume parfaitement la merde dans laquelle se trouvent nos sociétés occidentales actuelles, 'We're Fucked', le dernier album de Rivulets, n'est pas un disque rempli d'espoir (vous me direz, c'eût été une première pour l'américain). Il faut dire que le slow-core/folk dépressif, les ambiances à couper au couteau et langues de belles-mères n'ont jamais fait bon ménage.
Mais bien que très sombre, il se dégage une beauté froide très attachante de cet album.
Les yeux braqués sur un horizon plein de bruine, l’homme sur la pochette de 'We're Fucked' de Rivulets a les yeux dans le vague. Il semble perdu. Il a bien raison.
+ / buy


45. Youngteam –Daydreamer [Northern Star]
Tout droit venu de Suède, Youngteam aime Ride. Et son ‘Daydreamer’ s’en ressent. Un premier album qui offre guitares, voix presque cachée, shoegaze et dream-pop. Un album solide, en douze titres. Groupe à suivre assurément.
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44. Acid House Kings – Music Sounds Better With You [Labrador]
Vu que leurs débuts datent de 1992, il serait un peu sévère de ne voir en Acid House Kings qu’un énième ersatz de Belle & Sebastian – des débuts. Alors certes, à l’écoute de ‘Music Sounds Better With You’, difficile de ne pas penser à Belle & Sebastian ou Camera Obscura. Mais cette idée s’en va assez rapidement, les Acid House Kings ayant leur propre touche. Qui envoie leurs compositions dans les hautes sphères d’une pop sautillante, légère et diablement estivale.
+ / buy


43. Cornflakes Heroes – Hum [Greed Recordings]
Cornflakes Heroes (le genre de groupe français qui devrait dans un monde normal être devenu une référence) aura sorti en 2011 une troisième réussite : ‘Hum’. Des guitares qui sonnent, un discous plus pop, des chansons qui dépotent, des mélodies entêtantes, un ensemble aguicheur et nerveux. Les Cornflakes Heroes ont tout bon une nouvelle fois. Greed Recordings aussi.
+ / buy


42. Laura Marling – A Creature I Don’t Know [Ribbon]
La première écoute n’avait pas été des plus concluante. Mais bon, cette année a été compliquée, donc je lui ai redonné une chance. Et puis juger la talentueuse Laura Marling sur une écoute, cela était un peu dur.
J’ai bien fait car ‘A Creature I Don’t Know’ n’a pas l’immédiateté de ses prédécesseurs. Mais il n’en reste pas moins réussi, avec une mention spéciale à l'enchainement The Beast/Night After Night. Ah, Laura…
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41. Paul White - Rapping With Paul White [One-Handed Music]
Bien ancré dans son époque, 'Rapping With Paul White' est un album de hip-hop assez old-school finalement, invitant ici quelques emcee au pédigrée reconnu. Évitant (en grande partie) les travers inhérents à toutes productions hip-hop (des skits tous les 2 morceaux, au hasard), Paul White s'amuse à sortir là une bande son pêchue et inspirée, qui s'en réinventer un genre lui donne un chouette coup de boost.
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40. The Vaccines – What Did You Expect From The Vaccines ? [Columbia]
Aimés. Puis détestés. C’est un peu le lot de chaque groupe qui commence à cartonner. Personnellement, je les ai beaucoup aimé au départ. Et je les aime toujours autant. Oh, ça ne réinvente pas l’eau chaude ni le couscous d’Oran, mais il y a dans ce premier album de la fougue, de l’innocence, un plaisir fou. Et des guitares. De partout des guitares. Et des tubes potentiels à presque chaque plage. Avec, en point d’orgue, un Post Break-Up Sex, single anglais imparable.
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39. Botibol – Born From a Shore [HipHipHip]
Xylophone, guitare électrique légère, mélodies endiablées, chœurs : que les amoureux de Toy Fight (comparaison un brin obligatoire vu la nationalité des deux groupes) se jettent sur cet album du bordelais Vincent Bestaven. ‘Born From a Shore’ a le goût du sable et du soleil chaud. Mais il serait un brin idiot de s’en passer pendant les trois autres saisons.
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38. Her Space Holiday – st [No More Good Ideas]
Je crois que j’ai un de leurs albums dans un coin de ma discothèque ; un disque récupéré je ne sais où. Mais je ne pense pas avoir posé mes oreilles sur ce groupe là avant cette année. Il y a des erreurs qu’il faut réparer. Her Space Holiday donc, groupe américain mené par Marc Bianchi.
Sur cet album, Her Space Holiday balance de la pop, grandiloquente quand l'envie lui prend, pas loin finalement d'Islands, époque 'Return to the Sea' (et la voix s'en rapproche également). C'est court (35 mns tout pile), c'est bien foutu, il y a de la mélodie à la pelle. Difficile de ne pas être irrémédiablement sous le charme.
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37. Yellowcard – When You’re Trough Thinking, Say Yes [Hopeless]
Sucrerie assumée depuis des années déjà, Yellowcard ne m’aura une nouvelle fois pas déçu. Punk à roulettes au violon électrique, lorgnant vers l’émo, la musique de Yellowcard est un régal de mélodies immédiatement mémorisables, de chansons énergiques. Et de plaisir. Instantané. Je suis fan.
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36. Charles Bradley – No Time For Dreaming [Daptone]
Oui. Forcément. James Brown. Difficile de ne pas penser au monstre de la soul quand on écoute Charles Bradley et son premier album… à plus de 62 ans ! Découvert sur le tard par Daptone Records (qui sait de quoi il cause), Charles Bradley aura fait fort pour un premier effort. Car ‘No Time For Dreaming’ est un disque de soul/funk à l’ancienne et qui aurait sincèrement fait son petit effet à l’époque.
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35. The Caretaker – An Empty Bliss Beyond This World [History Always Favours The Winner]
Des sillons qui craquent, des sons assourdis, des mélodies tout droit venues des années 1920 ou 30, des morceaux qui s’arrêtent, comme ça, sans crier gare : c’est un peu tout cela ‘An Empty Bliss Beyond This World’ disque d'ambiant de The Caretaker, pseudonyme derrière lequel se cache Leyland Kirby. En gros, l’album le moins 2011 de 2011.
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34. CunninLynguists - Oneirology [A Piece of Strange Music]
Meilleur nom de groupe du monde, les CunninLynguists continuent leur petit bonhomme de chemin, dans une indifférence médiatique assez générale. Sans changer fondamentalement de style, sans se renier ou se fourvoyer, le trio sort avec 'Oneirology' un album dans la lignée de leurs albums précédents, solide, frappant juste tout en centrant son propos sur les rêves (le titre et la pochette en étant d'ailleurs deux belles illustrations).
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33. Boat Beam – Reincarnation [Origami]
Groupe féminin sur lequel il est bien difficile de se renseigner quand on ne parle pas la langue d’Iniesta, Boat Beam aura été en 2011 mon Dear Reader, mon Emmy The Great, ma Laura Veirs, ma Jenny Lewis, mon Azure Ray des années précédentes. En gros, le disque féminin qui sera passé, repassé et même plus dans mes oreilles. De la pop joliment ouvragée, portée par ce trio. Un groupe à écouter si certaines des artistes ou des groupes (notamment les deux premiers) cités plus haut vous ont touchés.
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32. Battles – Gloss Drop [Warp]
Tyondai Braxton parti, qu’allait-il advenir de Battles ? On aura retrouvé via ‘Gloss Drop’ un groupe qui se sera finalement assez bien accommodé de l’absence de son ex tête de proue. Ce qu’ils perdent en expérimental, ils le gagnent en mélodie. Et ‘Gloss Drop’, plus que sur son prédécesseur ‘Mirrored’, gagne en homogénéité. Comme quoi.
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31. Over The Rhine – The Long Surrender [Great Speckled Dog]
Le groupe qui aurait du connaître une reconnaissance bien plus grande si Sufjan Stevens n’avait pas eu la bonne idée de sortir ‘Come On Feel The Illinoise’ la même année que leur ‘Drunkard’s Prayer’, continue son petit bonhomme de chemin. ‘The Long Surrender’ reprend la trame de ‘The Trumpet Child’, diversifie un peu son approche mais n’en reste pas moins charmant, délicat, beau et sentant bon le piano-bar enfumé de belles mélodies.
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Comme à chaque fois, et parce qu'il est quand même plus simple de découvrir de la musique en l'écoutant, un lecteur grooveshark présent une chanson de chacun des albums chroniqués ci-dessus:



Pour rappel :
Top 50 'Albums 2011' - 10-01
Top 50 'Albums 2011' - 30-11
Top 50 'Chansons 2011'
Top 15 'Mixtape, Ep, 12", (Ré)Édition et 7"' 2011