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mardi 23 septembre 2014

[Track of The Day] The Pains of Being Pure at Heart - Impossible

Il y a quelque chose d'exaspérant dans l'industrie musicale actuelle, mais qui ne date pas vraiment d'aujourd'hui, c'est ce besoin qu'ont les maisons de disques (à dire vrai essentiellement les majors) de faire continuellement raquer les péquins (comme moi) qui ont le bon goût de claquer encore un fric fou dans les disques qui sortent chaque semaine.

Vous savez, ce truc insupportable de sortir un album et de, quelques semaines plus tard, le rééditer en édition limitée, avec pleins de bonus supplémentaires, genre un live ou un dvd. Bref, tout ce que tout bon fan peut vouloir posséder.

Oh, je vous vois venir : ces ajouts sont la plupart d'une inutilité crasse et prennent souvent la poussière dans votre discothèque personnelle. Certes. Mais il n'empêche c'est quand même un signal fort envoyé à ceux qui achètent encore des disques, qui font l'effort de soutenir tel ou tel groupe, de se déplacer chez telle grande surface culturelle ou simple disquaire du coin, qui ont encore un amour de l'objet et qui se disent qu'un mp3 ou une vidéo youtube diffusés par des enceintes d'ordinateur de base, c'est bien pour découvrir, mais qu'écouter un cd ou vinyle que l'on aime sur une chaîne vaudra toujours bien mieux.

Bref, tout cela pour dire que je croyais, naïf que je suis, que cette manière de faire était globalement réservée à des artistes de grande envergure et aux majors en mal de cupidité. Et voilà t-y pas que je découvre que la sphère indé n'est pas épargné pour autant. Oh, je ne dis pas que ça n'existait pas avant, mais je viens vraiment d'en prendre conscience.

Prenons donc The Pains of Being Pure at Heart, groupe chéri de ces pages, qui a sorti au printemps dernier un troisième album des plus réussi, 'Days of Abandon'. Et bien 5 mois plus tard, voilà que l'album ressort... en édition deluxe. A peine 5 mois plus tard. N'importe quoi.

Cela aurait été bien trop compliqué de sortir ça à l'époque, quitte à payer un peu plus cher. Non, il vaut mieux le faire plus tard, quand des couillons (comme l'auteur de ces lignes) ont déjà acheté la version normale de l'album en question. Et qu'ils seront tentés par prendre l'édition deluxe.

Hé oui, car le gros problème, c'est que contrairement à beaucoup de ses contemporains, The Pains of Being Pure at Heart prend toujours grand soin de ses face-b et ne fait pas du remplissage pour faire du remplissage (les exemples sont nombreux avec ce groupe, donc je ne citerai que Tomorrow Dies Today, peut-être leur meilleure chanson, sortie uniquement en face-b de The Body à l'époque de leur second album 'Belong').

Édition Deluxe de 'Days of Abandon' donc, qui comptera 5 chansons supplémentaires, toutes de très belles factures : Impossible (la face-b du single Simple and Sure, en écoute ce jour, à la mélancolie insidieuse), Summer Of Dreams (qui voit The Pains of Being Pure at Heart plus que jamais ancrés dans les années 80), The Real World (superbe mélodie menée tout du long par une belle guitare) Kelly (Winter Station Demo) (version non-produite et moins enlevée que sa version finale) et Poison Touch, chanson pop, très sautillante et carrément entêtante, où Jen Goma d'A Sunny Day in Glasgow (groupe remarquable s'il en est) assure le chant (en écoute également plus bas).

Alors vous me direz : ok, cette réédition n'est que digitale (en tout cas, il n'y a pas d'édition physique annoncée pour le moment). Ok, les chansons sont toutes de qualité. Ok, le groupe retrouve de l'actualité et cela remet en avant un album qui est clairement un des plus réussis à mes oreilles cette année. Et tout ceci est très bien.

N'en reste pas moins la sensation générale et désagréable de s'être fait gentiment enfler. La prochaine fois, dites à votre label (Fierce Panda pour le coup) de sortir une compilation complète de vos faces-b; ça aura déjà plus de sens. Parce que là, pour être honnête, ça pique un peu.

Mise à jour 13h30 : Grâce à Pierre, l'homme aux manettes de 'Chocolate, Love, Sex', j'apprends, comme présumé, que cette réédition est surtout une démarche de Fierce Panda, comme le prouve ce tweet très ironique sur cette ressortie de Kip Berman, le leader de The Pains of Being Pure at Heart. C'est rassurant, c'est déjà ça.
J'en ai d'ailleurs profité pour rajouter, au bas de ce papier un autre titre, Summer of Dreams, qui a fait son apparition aujourd'hui :



Mise à jour 19h15 : Décidément, c'est la journée des mises à jour ! Grâce à Pierre (bis), j'apprends donc que le groupe va sortir finalement ces 5 chansons au format Ep, et en vinyle s'il vous plait. Le disque s’appellera 'Abandonment Issue', verra le jour le 17 octobre prochain et est déjà en pré-commande ici. Joie, ô joie !





Album : Abandonment Issue Ep
Année : 2014
Label : Fierce Panda

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Poison Touch, autre inédit de cette deluxe edition de 'Days of Abandon' avec Jen Goma d'A Sunny Day in Glasgow au chant, est également en écoute sur le soundcloud des Pains of Being Pure at Heart, et ci-dessous :



Summer of Dreams a fait son apparition ce jour sur le soundcloud des Pains of Being Pure at Heart. Donc il est en écoute ci-dessous :




Pour finir, le clip de Simple and Sure, totalement génial et original :



jeudi 22 janvier 2009

The Pains of Being Pure at Heart – st [Slumberland]

Si l’on met de côté le Animal Collective (ces derniers n’étant pas des nouveaux venus sur la scène actuelle), je mettrais bien quelques piécettes sur The Pains Of Being Pure At Heart pour être la hype de l’année qui s’ouvre. Et pas qu'un peu!

Après MGMT en 2008, encore un groupe de New-York. Et même de Brooklyn. Je ne sais pas ce qu’ils ingurgitent là-bas ces derniers mois, mais il faudrait qu’ils fassent tourner plutôt que tout garder pour eux.

Et pourtant, The Pains Of Being Pure At Heart, qui sort ici son premier album après un Ep en 2007, n'a pas grand chose d'américain. Le quatuor a même tout du groupe, si ce n’est anglais, au moins britannique. La voix de Kip déjà, effacée et discrète, qui rappelle énormément celle d’Hamilton des British Sea Power. Et puis la pochette, qui rappelle, que ce soit via la typo ou l’artwork, Belle and Sebastian.

Mais c’est surtout au niveau du son en lui-même que le groupe a à voir avec la perfide Albion. Car leurs principales influences, The Pains of Being Pure at Heart sont allés les chercher dans les années 80, cette décennie honnie qu’un jour on remettra à sa juste place, c’est à dire largement au-dessus de celle qui lui a succédé.

Tout au long des 35 mns de ce premier album, Alex, Kip, Kurt et Peggy rappellent le shoegaze des Jesus and Mary Chain, les ambiances noisy-pop de My Bloody Valentine et la pop de The Smiths (voire même The Cure par moment). Un tout en un assez délicieux et ravageur, porté par une basse épatante et un souci mélodique qui force au respect.

Ce premier album étale dix titres au format court, d’une pop enlevée et qui rayonne derrière les élans de guitares fuzz et les écrans de distortion. Dix grandes compositions, dix vraies chansons et pas une miette de remplissage.
Alors oui, les esprits chagrins ne manqueront pas de souligner que cela «sonne trop comme». Laissons les parler. Car ce ‘The Pains of Being Pure at Heart’ est une excellente surprise qui devrait marquer l’année qui s’ouvre, un disque parfaitement produit, et un bonheur auditif fascinant. Sans doute le meilleur groupe anglais actuel. (sortie: 3 février 2009)

Son :
Myspace (Quatre titres du premier album des The Pains of Being Pure at Heart en écoute)
Site officiel (Deux titres à télécharger gratuitement)


Pour info, ce disque est en pré-commande chez Insound, au prix ridiculement bas de 11$. (pour la version LP).


En écoute aujourd’hui, deux chansons, comme toujours. L’efficace Young Adult Friction (tube en devenir) et le Smithsien (et ambiguë) This Love Is Fucking Right!, malheureusement plus en écoute.


Pour finir, le clip de
Everything With You, en totale adéquation avec leur musique:


mardi 16 mai 2017

[Track of The Day] The Pains of Being Pure at Heart - Anymore

Au vue de la tournée assez monstrueuse qu’il venait de dévoiler, on se doutait bien que le retour discographique de The Pains of Being Pure at Heart était sur de bons rails. Et le groupe n’a pas tardé à donner raison aux fans en annonçant hier que leur quatrième album 'The Echo of Pleasure' sortirait cet été.

Peu d’informations pour le moment à part que The Pains of Being Pure at Heart sortira le disque sur son propre label « Painbow », que Jacob Danish Sloan (Dream Diary), Kelly Prat (Beirut) ou Jen Goma de A Sunny Day In Glasgow (une nouvelle fois) seront de la partie ; et que 'The Echo of Pleasure' comportera 9 chansons.

Parmi celles-ci, on retrouvera Anymore (en deuxième position dans le tracklisting) et premier titre dévoilé. Une chanson shoegaze à mort, grand indie-tube en puissance (ces « I want it to die with you » !) et qui nous ramène à l’époque du premier album de The Pains of Being Pure at Heart et de 'Belong' (n'en déplaise au très beau 'Days of Abandon').

Tout ceci est en tout cas très enthousiasmant de la part d'un groupe dont je suis plus que fan, dont j'adore tout (oui même le pourtant décrié 'Hell Ep' de 2015) et dont la seule fausse note est de sortir ce 'The Echo of Pleasure' un 14 juillet et d'éviter dans le même temps la France dans leur tournée à venir. Rageant.

Album : The Echo of Pleasure
Année : 2017
Label : Painbow

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En plus des lecteurs Spotify et Deezer, Anymore de The Pains of Being Pure at Heart, premier extrait de leur nouvel album 'The Echo of Pleasure', est également en écoute ci-dessous :




vendredi 5 juin 2020

[Track of The Day] Hatchie & The Pains of Being Pure at Heart - Sometimes Always (The Jesus and Mary Chain cover)

Il y aura donc bien eu un ultime chant du cygne. On ne pouvait pas se satisfaire pour tout adieu d'une relecture du premier album solo de Tom Petty ('Full Moon Fever' en 2018) ou du quelconque 'The Echo of Pleasure' l'année précédente. Non, il fallait une fin en bonne est due forme à The Pains of Being Pure at Heart, un des plus formidables groupes de ces 15 dernières années.

Mais rendons avant tout à César ce qui lui appartient. Car c'est à Hatchie que l'on doit ce dernier single pour la route. L'Australienne a convié Kip Berman et sa bande sur la face-A de son nouveau single pour reprendre avec elle le Sometimes Always de The Jesus & Mary Chain, paru en 1994, qu'eux mêmes partageaient avec Hope Sandoval. Une belle relecture, sans doute plus nerveuse et fuzzy que l'originale, mais tout aussi délectable. Un ultime soubresaut très réussi en guise d'adieu pour The Pains of Being Pure at Heart. Merci Hatchie.

Album :  Sometimes Always 7"
Année : 2020
Label : Double Double Whammy / Heavenly Recordings


En plus des playlists Spotify, Deezer, YouTube et Qobuz, la reprise de Sometimes Always de The Jesus and Mary Chain, repris par Hatchie et The Pains of Being Pure at Heart, est en écoute ci dessous :



mardi 23 novembre 2010

[Track of The Day] The Pains of Being Pure at Heart - Heart In Your Heartbreak

Ce groupe est peut-être ma plus grande marotte depuis une bonne année. Il faut dire que les chansons de The Pains of Being Pure at Heart, sont à chaque fois une grande réussite.

La preuve avec ce nouvel inédit, Heart In Your Heartbreak, premier extrait de leur prochain album, 'Belong', qui verra le jour au printemps 2011, toujours chez Slumberland. Une chanson plus rock que leurs derniers essais et qui donne envie de découvrir la suite.

Mais The Pains of Being Pure at Heart a surtout un respect incroyable envers la musique. La preuve en est ce besoin qu'ils semblent avoir à sortir beaucoup de seven-inch. A l'ancienne presque. Comme si Sarah Records existait encore.

Ce 'Heart In Your Heartbreak 7"' est leur septième seven-inch, et sûrement pas leur dernier. Une nouvelle fois, leur choix est judicieux, une nouvelle fois leur parti pris esthétique est une réussite. Bref, The Pains of Being Pure at Heart prouvent qu'ils ont du goût. Et également tout compris. 

Album: Heart In Your Heartbreak 7" 
Année: 2010 
Label: Slumberland

lundi 3 mars 2014

[Track of The Day] The Pains of Being Pure at Heart - Simple and Sure

Il est quand même temps de remettre le travail sur l'ouvrage après le bilan de l'année 2013 et faire repartir ce blog musical. Parce qu'on n'a beau être qu'en février, les belles sorties s'annoncent et les premiers extraits donnent l'eau à la bouche.

Histoire de bien faire les choses, commençons donc par parler du meilleur groupe du monde actuel. The Pains of Being Pure at Heart. Un avis totalement subjectif (de toutes façons, l'objectivité en musique n'existe pas, fort heureusement) pour ces new-yorkais dont je suis très grand fan (aussi bien sur albums, singles qu'Ep).

Le troisième album de The Pains of Being Pure at Heart sortira le 22 avril prochain,  s'intitulera 'Days of Abandon', et sortira - bizarrement - chez Yebo Music (et plus chez Slumberland). C'était plus ou moins attendu, mais il n'empêche que ça reste une excellente nouvelle.

Le premier extrait s'appelle Simple and Sure et montre un groupe qui n'a rien perdu de ses qualités mélodiques, toutes guitares dehors. Tout ceci s'annonce grand. Mon coeur d'indie popeux va encore fondre...

Album : Days of Abandon
Année : 2014
Label : Yebo Music


Simple and Sure en plus du lecteur grooveshark est également en écoute dans le player soundcloud de The Pains of Being Pure at Heart ci-dessous :



En plus de Simple and Sure, une rapide vidéo présente Art Smock, la chanson qui ouvrira 'Days of Abandon'. Quand je vous dis que tout ceci sent très bon :


jeudi 17 juin 2010

[Track of The Day] The Pains of Being Pure at Heart - Say No To Love

Et The Pains of Being Pure at Heart mirent la pédale douce. On avait fait la connaissance des américains l'an dernier avec un premier album de shoegaze-noisy pop tout droit sorti des sillons d'albums de The Jesus and Mary Chain ou de My Bloody Valentine.

Ils reviennent avec un 7" et deux nouveaux titres inédits qui continuent le changement de direction amorcé avec une chanson comme Higher Than The Stars et plongent plus en avant encore dans une veine pop lumineuse.

Très catchy, les deux chansons de ce 7'' (Say No To Love, Lost Saint) sont de vraies réussites. Et à l'image de la pochette, pleine de couleur, elles annoncent un virage intéressant de la part de The Pains of Being Pure at Heart, un groupe dont la sincérité transpire par tous les pores de la peau et qui a un goût certain pour le format vinyle. Un groupe bien quoi. 

Album: Say No To Love 7" 
Année: 2010 
Label: Slumberland

Dans la foulée, The Pains of Being Pure at Heart sortent le clip de Higher Than The Stars. Classe sur une première partie, foufou sur une seconde. Charmant:



lundi 14 septembre 2009

[Track of The Day] The Pains of Being Pure at Heart - Higher Than The Stars

J'avoue ne pas l'avoir fait exprès mais je suis rentré dans une thématique eighties. Après donc l'album de Blank Dogs, et le nouveau titre des Bad Lieutenant de New Order, retour sur des sensations de l'année, The Pains of Being Pure at Heart.
Non content d'avoir sorti un des albums de l'année (voir et écouter ici), ils se permettent de sortir un nouvel Ep, 'Higher Than The Stars EP', comme ça pour le plaisir. Un disque fuoriclasse: cinq chansons dont un remix du titre éponyme - avec notamment un Higher Than The Stars au côté léger et joyeux (en écoute aujourd'hui), un 103 qui fuzz à mort et un Falling Over qui ramène les Smiths dans nos esgourdes - et une pochette magnifique (une nouvelle fois).
Certains ergoteront que The Pains of Being Pure at Heart n'inventent rien. On leur répondra que la musique n'est qu'un éternel recommencement. 

Album: Higher Than The Stars EP 
Année: 2009 
Label: Slumberland

mardi 11 septembre 2012

[Track of The Day] The Pains of Being Pure at Heart - Jeremy (The Magnetic Fields cover)

Si je porte en très haute estime le combo Dylan-Four Tet-Sufjan Stevens, j'ai du mal à me déclarer « fan » d'un groupe ou d'un artiste. Disons que c'est plutôt rare chez moi.

Le seul groupe dont j'attends les nouvelles sorties avec impatience, dont je possède tous les Lp et les 45 tours (à un près), dont je connais toutes les chansons par cœur (c'est mon côté midinette) est The Pains of Being Pure at Heart (je crois avoir évoqué chacune de leur moindre sortie dans ces pages).

Et ce qui tombe bien, c'est qu'ils font parler d'eux pour deux raisons:
- La première est qu'ils viennent nous rendre une nouvelle petite visite en Europe. Et qu'en plus, ils passent par Lyon. Après un concert bruyant et réussi au Sonic, les voilà arriver à L'Epicerie Moderne (dont la programmation jusqu'à décembre est à tomber). Et pour 14€. Oui madame.

- La seconde est qu'ils embarquent dans leur tour-bus un nouveau 7", avec deux reprises au programme: My Life is Wrong de East River Pipe's (groupe inconnu à mon bataillon personnel) en face-B et Jeremy des formidables The Magnetic Fields (qu'un jour on louera plus qu'on ne le fait timidement aujourd'hui) en face-A.

Leur reprise, toutes guitares dehors, est un petit bonheur pop, tranchant fondamentalement avec l’originale de la bande à Stephen Merritt. Fan je vous dis.

Album: Jeremy 7"
Année: 2012
Label: Slumberland



Pour ceux qui voudraient en savoir plus, Peggy Wang (chanteuse de The Pains of Being Pure at Heart) explique les raisons de cette reprise de Jeremy. Très chouette papier à lire ici.

Jeremy est également en écoute sur le soundcloud ci-dessous. (malheureusement plus en écoute)

Et pour finir, histoire de bien faire les choses, voilà la version originale de Jeremy, version The Magnetic Fields donc :



lundi 11 novembre 2019

[Track of The Day] The Natvral - You Looked Like A Portrait (Dear Nora cover)

C'était dans l'air du temps, surtout depuis les envies d'ailleurs du leader du groupe, Kip Berman, mais c'est désormais officiel : The Pains of Being Pure at Heart ne sont plus.

Et on avait beau s'en douter, c'est toujours un peu triste de voir définitivement mettre la clé sous la porte un des groupes qui a le plus compté pour soi. Je pense que j'ai chroniqué (et acquis) quasiment toute leur discographie dans ces pages, évitant juste de m'arrêter sur leur dernier album, le raté 'The Echo of Pleasure' (mais vu les départs de membres originaux, ce n'était plus vraiment un disque des Pains). Pierre Francou exprime d'ailleurs très bien à quel point ce groupe a pu compter :


Pour autant, Kip Berman n'en a pas fini avec la musique, et continue de faire vivre son projet solo, The Natvral. Ici, pas d’envolées particulières, de shoegaze ou de guitares merveilleusement emballées. On fait dans le simple, dans le nu, presque dans l'intime - bien qu'électrique. Et son nouveau single You Looked Like A Portrait (une reprise d'un groupe de Portland appelé Dear Nora), annoncé en parallèle de la fermeture de la boutique Pains, ne déroge pas (ou peu) à son premier Ep sorti l'an passé, 'Know Me More Ep'
 
Alors oui, The Pains of Being Pure at Heart sont morts. Mais pour paraphraser ma chanson préférée du groupe, Tomorrow Starts Today pour Kip Berman. Et c'est peut-être là le principal.

Album : -
Année : 2019
Label : Painbow Records


En plus des playlists Spotify, Deezer et SoundsGood (Apple Music, Qobuz, etc), You Looked Like A Portrait de The Natvral est également en écoute ci-dessous :


Et pour ceux qui voudraient écouter la version originale, voilà donc You Looked Like A Portrait par Dear Nora :


mercredi 23 décembre 2009

Top 20 'Ep, 7", 12", Compilations & Rééditions' 2009


Devenus une véritable institution avec l’explosion d’Internet, les tops de fin d’année ont toujours été chez moi et depuis 2002 un exercice auquel je me prête très volontiers, ayant un côté Rob Gordon exacerbé. Pourquoi ? Je ne sais pas à vrai dire. Peut-être pour faire un bilan concret d’une année écoulée. Plus sûrement (et c’est encore plus vrai depuis la création de ce blog) pour mettre en avant des disques qui m’ont touché toute une année durant et qui n’ont pas forcément toujours voix au chapitre des médias.

Première étape aujourd’hui, avec, comme l’an passé, une sélection – non-classée – des meilleurs formats courts (Ep, 7’’, 10’’, 12’’), des rééditions et des compilations de l’année 2009.

EP/MINI-ALBUM

Une sélection qui débute par les Extended Play ou Ep. Car ils ont été nombreux à rythmer mon année. Comme le premier des 1973, groupe français faisant de la pop ouvragée un véritable sacerdoce, qui est un petit bonheur sans fin et annonce un premier album pour le printemps prochain que l’on espère de haute tenue. A suivre l’enregistrement sur leur blog, on peut espérer sereinement (1973 ‘Ep’ Blonde Music +).

Sereins, ce n’est pas forcément le mot qui viendrait à l’esprit pour parler de l’énième petite merveille de ces tarés d’Animal Collective, ‘Fall Be Kind Ep’. Certains trouvent que l’on en fait trop sur eux ? Je préfère passer plutôt que m’entêter à expliquer pourquoi ce groupe est le plus important des années 2000, de par sa discographie album et sa discographie Ep. Et je préfère souligner qu’une fois de plus, ils font évoluer leur musique après un ‘Merriweather Post Pavilion’ détonnant, tendant vers une comédie musicale hallucinée plutôt que vers une pop-electroïsée et psychédélique (Animal Collective ‘Fall Be Kind Ep’ Domino +).

Broadcast, quant à eux, sont revenus sur le devant de la scène, via un album avec The Focus Group (Julian House), 'Investigate Witch Cults Of The Radio Age'. Un mini-album (selon leurs propres termes) de plus de 50 mns, qui tranche avec l'univers Broadcast. Peu de chants et au contraire beaucoup de collages expérimentaux. Un voyage assez initiatique, comme celui d'Alice au Pays des Merveilles: tout est surprenant et incongru ici. Et à chaque fois on a envie d'aller plus loin. Suite de leurs aventures durant le premier semestre 2010 (Broadcast and The Focus Group 'Investigate Witch Cults Of The Radio Age' Warp).

L’ami Clark, quant à lui, continue de suivre son chemin, plein d’électro. Non content d’avoir sorti un très beau ‘Totem Flares’, il avait eu la bonne idée de mettre dans nos oreilles quelques mois auparavant un ‘Growls Garden Ep’ de très haut niveau, annonçant la couleur, forcément organique et analogique (Clark ‘Growls Garden’ Warp +).



Les barcelonais de Delorean la joue moins sérieuse. Leur ‘Ayrton Senna Ep’, hormis le fait d’avoir le titre le plus classe de l’année, est un recueil d’electro-pop totalement dans l’air d’un temps qui aime et veut de la synth-pop (Kris en parle très bien chez lui ici: cherchez les papiers du 2 au 8 novembre). Un Ep qui ne paye pas de mine de prime abord mais qui vaut rapidement son pesant de rayons de soleil ! (Delorean ‘Ayrton Senna Ep’ BCore +).


Et puis il y a la révélation de l’année, LE groupe de 2010. Ne cherchez pas plus loin, c’est lui. Un quatuor de new-yorkais qui aime les clappings et qui lorgne tantôt (c’est à la mode) du côté 80s et d’un son très anglais – new-wave et cold-punk, il y a du Joy Division et plus généralement de Factory chez ces garçons là – et tantôt vers une sunshine pop plus américaine. Leur ‘Summertime! Ep’ est un grand mini-album. Confirmation de leur potentiel que l’on peut imaginer très grand dans les mois qui viennent (The Drums ‘Summertime! Ep’ Moshi Moshi +).


Dans une veine bien plus noisy-pop, mais allant chercher son inspiration aux mêmes endroits que The Drums, voilà Dum Dum Girls, groupe dont on ne sait pas grand chose (Dee Dee, la leader, est-elle vraiment tout seule ?) mais qui aime le lo-fi et les distorsions. Quand on sait que les Crocodiles ou Blank Dogs font partie de ses amis, on comprend mieux. Une jeune femme à suivre de près (Dum Dum Girls ‘Yours Alone Ep’ Captured Tracks).


Hauschka ne connaitra surement pas une consécration comme celle qui attend The Drums. Pourtant, le compositeur allemand, continue d’écrire de bien beaux morceaux, tout au piano, en y insérant ici et là des petites touches électro. Son ‘Snowflakes and Carwrecks Ep’ (40 mns quand même !) est une grande œuvre une fois de plus, auprès de laquelle peu de gens, malheureusement, se seront arrêtés (Hauschka ‘Snowflakes and Carwrecks Ep’ Fat Cat +).


Enfin, finissons cette catégorie EP par The Pains of Being Pure at Heart, qui non content d’avoir surfé tout en haut de la vague d’un shoegaze en plein retour avec un premier album très réussi (on y reviendra), sortent un ‘Higher Than The Stars Ep’ du même acabit, le côté plus «joyeux ». Sarah Records semble plus que jamais vivant! (The Pains of Being Pure at Heart 'Higher Than The Stars Ep' Slumberland +).



7"











Du côté des 7’’ impossible de tout citer. J’en ai sélectionné dont quatre : le 7" de ce rasta-boy de Gonjasufi, grande découverte de soul organique et électronique (Gonjasufi Holidays-Candylane 7’’’ Warp +); le 'Split 7’’' de Grouper et le Pumice qui aura eu la bonne idée de me faire découvrir Grouper et de confirmer tout le talent de ce diable de Pumice (Grouper/Pumice ‘Split 7’’’ Soft Abuse); le 7" de Jason Molina et de ses Magnolia Electric Co avec sa mélodie pleine de sang de cowboy (Magnolia Electric Co Rider. Shadow. Wolf 7’’’ Secretly Canadian +) ; Et enfin le ‘Mirando 7’’’ de Ratatat où les Animal Collective (encore eux !) s’offrent un délire vaporeux de 10 mns (Ratatat ‘Mirando 7’’’ XL +).











12"


C’est Four Tet qui aura fait l’actualité marquante du format 12’’, tantôt avec Burial pour un travail collaboratif remarquable et que l’on espère se renouveler dans le futur entre le petit génie de l’électro et le pape du dub-step (Burial & Four Tet ‘Moth/Wolf Cub 12"’ Text +), tantôt seul avec un ‘Love Cry 12’’’ plein de swing et qui annonce de bien belles choses pour les mois qui viennent (Four Tet ‘Love Cry 12’’’ Domino +).









COMPILATIONS
Au niveau des compilations, impossible de ne pas citer ‘Dark Was The Night’, un double album – pour la bonne cause – de 31 chansons (compositions originales ou reprises) et qui accueille pour l’occasion la fine fleur de l’indie-pop/rock/folk du moment, de Yeasayer à Iron & Wine, de Sufjan Stevens à The Books, de Blonde Redhead à The Decemberists. Un tout totalement hallucinant. Jamais entendu une compilation aussi éclectique et en même temps aussi réussie (A Red Hot Compilation ‘Dark Was The Night’ 4AD +).


RÉÉDITIONS
Finissons ce petit round-up par quatre rééditions qui me tiennent à cœur. A tout seigneur tout honneur, commençons par celle de la discographie des Beatles. Un énorme travail pour un résultat au-delà des attentes mais pour un prix totalement indécent. On pourrait en écrire dix pages, alors le mieux à faire, c’est d’aller voir le papier le plus abouti et le plus complet écrit sur le sujet, chez Kill Me Sarah, forcément (The Beatles ‘Remastered’ Apple).


Dans le genre imposant, le coffret – limité – concocté par Matthew Cooper (aka Eluvium) se pose là. ‘Life Through Bombardment’ regroupe 7 LPs, plus de 3h30 et 41 morceaux d’ambient, d’électronica et de minimalisme: en gros toute la discographie du bonhomme plus quelques raretés. Un coffret imposant dont l’enchainement d’une traite est un voyage de l’esprit fabuleux (Eluvium ‘Life Through Bombardment’ Temporary Residence).

A leur niveau, The Miracles ont sorti une sacrée réédition avec un ‘Depend on Me : The Early Albums’. Pas de boxset à 100€ ici. Non, juste un double album rempli à ras bord (53 chansons) compilant les cinq premiers albums du groupe. Moi qui ne connaissais que vaguement le groupe (comprendre «deux chansons à tout péter») et embrigadé par un français presque allemand jamrékien à l’éclectisme assez fou, j’en ai eu pour mon argent (même pas 15€). Savoureux, délicieux, chaleureux. Rajoutez tous les en «-eux» que vous voulez, cela n’y changera rien : cette réédition est un bonheur sans fin (The Miracles ‘Depend on Me : The Early Albums’ Hip-O Select).

‘Memoryhouse’ de Max Richter est un bonheur dans son genre aussi. Car le premier album du compositeur écossais était introuvable depuis des années ! Fat Cat, maison hôte de Max Richter depuis son deuxième album, a récupéré les droits et après quelques reports a ENFIN réédité (sur son sous-label 130701) la splendeur. Cet album est un véritable bijou : symphonique mais sans en faire trop, légèrement électronique, ‘Memoryhouse’ est la première pierre philosophale d’une carrière presque sans accroc (Max Richter ‘Memoryhouse’ 130701).



Vous trouverez ci-dessous un lecteur grooveshark présentant une chanson de chacun des disques évoqués ci-dessus:



Tracklist:
01. 1973 - We Are Nowhere
02. Animal Collective - What Would I Want? Sky
03. Broadcast - I See, So I See So
04. Clark - Growls Garden
05. Delorean - Moonson
06. The Drums - Don't Be a Jerk Johnny
07. Dum Dum Girls - Catholicked
08. Hauschka - Ginsterweg
09. The Pains of Being Pure at Heart - Falling Over
10. Gonjasufi - Candylane
11. Magnolia Electric Co. - Rider.Shadow.Wolf
12. Grouper - Rising Height
13. Ratatat - Mirando (Animal Collective remix)
14. Burial & Four Tet - Wolf Cub
15. Four Tet - Love Cry
16. The National - So Far Around The Bend
17. The Beatles - While My Guitar Gently Weeps (mono remastered)
18. Eluvium - Everything to Come
19. The Miracles - Broken Hearted
20. Max Richter - Sarajevo

lundi 12 février 2018

[Track of The Day] The Spook School - Keep In Touch

Après la très grosse déception que fut le dernier album en date des pourtant chouchous de ces pages, The Pains of Being Pure at Heart (à une chanson près) les écossais de The Spook School, signés aux États-Unis chez Slumberland, sauront-ils prendre la relève ?

Car force est de constater en tout cas que depuis sa sortie, leur 'Could It Be Different?' revient de plus en plus souvent dans mes oreilles. Mix réussi de The Pains of Being Pure at Heart, Nada Surf et Allo Darlin', leur musique aux textes très nostalgiques a quelque-chose d'attachant qui transpire tout au long des 11 chansons de l'album. Un peu à l'image des trois groupes précédemment cités.

Power-pop aux relents punk, pleine de guitares qui n'oublie jamais les mélodies, faite aussi bien pour pleurer que pour danser (Keep In Touch, tube indie en puissance et sommet de l'album, en écoute aujourd'hui), la musique de The Spook School, si elle ne révolutionne évidemment pas le genre, a le bon goût d'être aussi addictive de grande qualité. Gros coup de cœur.

Album : Could It Be Different?
Année : 2018
Label : Alcopop! Records / Slumberland

Acheter


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Keep In Touch de The Spook School est également en écoute ci-dessous :



Autre chanson de ce 'Could It Be Different?' et histoire de voir le côté mélancolique de The Spook School, voilà High-School :



Pour finir, voilà deux clips de ce dernier album de The Spook School : Still Alive, qui ouvre 'Could It Be Different?', et Less Than Perfect :




vendredi 6 janvier 2012

Bilan 2011 - Top 50 Albums: 30-11


Deuxième partie de ce top album 2011. Vingt autres disques qui auront marqué mon année de fort belle manière. Vingt albums aux univers divers mais à la qualité que je n'arrive pas à remettre en cause.

Mais avant de dérouler ces disques classés de la 30è à la 11è place, il est une nouvelle fois temps de présenter quelques autres blogs s'étant adonné à l'exercice du top:
Do Not Touch My Crossfader
Pichenettes
Ocean of Noise
I Know You've Come to Take My Music Away (30-21)
Domino Records Staff List
Muzik et Cultures
Dans Ton Culture

Ceci fait, lancer nous donc dans ces 20 nouveaux albums. Dont une chanson de chaque est disponible en écoute dans le lecteur grooveshark situé au bas de ce papier.
Bonne lecture et bonne(s) écoute(s).



30. Son Lux – We Are Rising [Anticon]
Je ne suis peut-être obsédé que par Sufjan Stevens, mais il me semble difficile de ne pas souvent penser à Sufjan Stevens à l’écoute du troisième album de Ryan Lott aka Son Lux. Sons cristallins et/ou électro sur nappes de cordes, mélodies qui divaguent et partent un peu dans tous les sens, pour un voyage en pleine lumière. Deuxième essai, deuxième réussite.
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29. J Mascis – Several Shades of Why [Sub Pop]
Non content d’avoir su reformer avec talent son Dinosaur Jr, non content d’en avoir profité pour sortir deux très bons disques comme si le temps n’avait pas d’emprise sur ce groupe, voilà t-y pas que J Mascis sort un album acoustique et enregistré sans batterie, où viennent à peine sonner quelques riffs dont notre homme est fan. ‘Several Shades of Why’ est une réussite, remplie de belles mélodies où Mascis semble trouver le juste ton à chaque fois. Et dans la course au meilleur disque de «légende de l'indie-rock qui débranche les amplis», J Mascis remporte sans problème devant la décevant dernière livraison de Thurston Moore.
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28. Radical Face – The Family Tree, The Roots [Bear Machine]
Si les pubs Nikon sont aussi réussies, c’est également grâce à Welcome Home de Radical Face. Un artiste qui malgré une notoriété naissante (bien que tardive) se retrouve… sans Morr Music, ces derniers l’ayant lâché pour on ne sait trop quelles raisons. Seul, Ben Cooper revient aux affaires avec tout d’abord le premier Ep de la série ‘The Bastards’ (voir ici) mais surtout un nouvel album ‘The Family Tree, The Roots’, dans la lignée de ce bijou qu’est ‘Ghost’. Peut-être pas aussi brillant que son prédécesseur, mais bien au-dessus de la mêlée d’une pelletée de groupe, où les fulgurances succèdent aux moments de pure grâce.
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27. Fucked Up – David Comes to Life [Matador]
Hardcore-punk jusque là, ces tarés de canadiens de Fucked Up mettent un peu d’eau dans leur vin et rendent leur musique moins radicale que par le passé. Tout cela reste relatif, mais il y a un côté plus classique dans leur son, bien que Damian Abraham continue de beugler comme c’est pas permis. Conçu comme un rock-opéra racontant l’histoire de David, garçon sans intérêt dont la vie change irrémédiablement lorsqu’il rencontre Veronica. Et dont la vie ne sera plus la même quand celle-ci décède dans une explosion. Dix-huit titres hurleurs, à l’efficacité immédiate. Jubilatoire. Et libérateur.
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26. L’Altra – Telepathic [Acuarela]
Moins éthéré que leur chef d’œuvre de 2002 ‘In The Afternoon’, ce quatrième album des chicagoans de L’Altra n’en reste pas moins une bien grande réussite. Remettant les choses dans le bon ordre après 6 ans d’inactivité et un troisième disque médiocre, L’Altra propose avec ‘Telepathic’ un album ouaté dans lequel de belles mélodies n’hésitent pas à venir se lover. De la pop qui vole, qui plane…
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25. Kim Novak – The Golden Mean [Kütu Folk]
Un des regrets de l’année, c’est de ne pas avoir parlé en ces pages de Kütu Folk, label clermontois, aux pochettes « faites main », et aux goûts très surs. La preuve avec la signature de Kim Novak pour leur second album ‘The Golden Mean’, dont l’artwork à ce je ne sais quoi de Manic Street Preachers. Délaissant les waves qui leur allaient bien, les Kim Novak partent dans une direction plus rock, qui prend autant à New-York qu’aux années 60. Un changement de trajectoire qui leur va bien.
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24. Ghostpoet – Peanut Butter Blues & Melancholy Jam [Brownswood Recordings]
Nominé au Mercury Prize (oui, je sais, pour ce que ça vaut), signé chez Gilles Peterson, Ghostpoet, producteur hip-hop/électro aux faux airs de Devonte Hynes, n’est pas forcément des plus abordables. En tout cas pour moi. De premières écoutes pénibles et puis au final, un disque qui sera revenu plus que fréquemment sur ma platine. Electro-hip-hop enregistrée dans le brouillard et entourée d’une voix rappelant furieusement les élans vocaux de Roots Manuva, ‘Peanut Butter Blues & Melancholy Jam’, au-delà de son sacré titre, est un grower comme on dit.
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23. Eleanor Friedberger – Last Summer [Merge]
A l’instar de son frère Matthew, la belle Eleanor Friedberger, chanteuse des Fiery Furnaces, s’est lancée en solo cette année. Et pour quel résultat ! ‘Last Summer’ est un album de pop parfait, comme savent le faire les Fiery Furnaces. Ici, ses chansons sont d’une simplicité folle et d’une efficacité du même acabit, allant droit au but plutôt que de prendre des détours idiots. Et la voix d'Eleanor porte tout cela sur ses frêles épaules. Classe.
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22. Lanterns on the Lake – Gracious Tide, Take Me Home [Bella Union]
Le nom d’un groupe est très important. Lanterns on the Lake n’aura pas pris le sien par défaut. Car il représente exactement ce que le sextet de Newcastle propose: un mélange de douceur et délicatesse, d’univers langoureux. Une pop aérienne, lumineuse, rêveuse, qui fait étalage de beauté, tout simplement. Une des plus belles découvertes de 2011 assurément. Et un album qui restera, à l’image du ‘In The Afternoon’ de L’Altra.
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21. Atmosphere – Family Sign [Rhymesayers]
La pochette est jolie. Et Atmosphere calme le jeu. En intronisant un guitariste et un clavier, le duo de Minneapolis popise son propos et la joue. Ici, pas de beats agressifs ou de flow ravageur. Non. Juste un album, ‘Family Sign’, apaisé, beau, excellemment bien produit, bien posé. Indie hip-hop de haute tenue.
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20. Nicolas Jaar - Space is Only Noise [Circus Company]
Au-delà du fait que le titre de l'album est extrêmement bien trouvé, 'Space is Only Noise' aura été une découverte et une belle surprise de 2011. Pour son premier effort, Nicolas Jaar compose là une musique électronique insaisissable, très organique, aux textures très travaillées, tout en y ajoutant sa voix et quelques samples bienvenus. D'ailleurs, l'introduction, bien que dans un style différent, rappelle énormément l'intro de 'Lift Your Skinny Fists to the Sky Like Antennas to Heaven' de Godspeed You ! Black Emperor. Pas si illogique que cela tant on sent une vraie démarche artistique et sans compromission de cet artiste new-yorkais.
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19. Kurt Vile – Smoke Ring for My Halo [Matador]
Folk aérien et sous substances illicites (insère ici ta préférée), guitare bluesy, chant traînant. Voilà pour la faire courte. Mais au-delà de cela, ce ‘Smoke Ring for My Halo’, nouvel album de Kurt Vile, me fait penser à pleins de choses. Ou d’artistes. Ou les deux. Mais impossible de mettre le doigt dessus. Donc j’écoute. Et j’aime. Sans me poser plus de questions que cela.
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18. Iceage – New Brigade [Escho]
Chercher des informations sur Iceage sur Internet revient à passer en revue pas mal de pages de résultats concernant les films du même nom. Le Iceage (tout accroché. Ice Age est un autre groupe) qui nous intéresse aujourd’hui est danois et n’est en rien affilié à Dreamworks. Mais plutôt au punk teinté d’ambitions waves. ‘New Brigade’ ou le disque de 2011 qui vient vous hurler aux oreilles. Fort. Et en 24 mns.
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17. 13 & God – Own Your Ghost [Alien Transistor]
Si le premier ne m’avait pas touché (les univers de Notwist et de Themselves se croisant plus qu’ils ne se rencontraient), ce deuxième album de la collaboration entre deux sommités dans leur genre m’aura bien plus parlé. Entre flow hip-hop et mélodies électro pop, 13 & God arrive là à sortir un bel album de crossover. Dont les écoutes successives le rendent rapidement quasi-parfait.
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16. Cheveu – 1000 [Born Bad]
Rock, punk, noisy, gueulard, lo-fi, cheap : voilà comment décrire ce second album de Cheveu. Indéniablement un grand disque, où le je m’en foutisme de l’ensemble est un trompe l’œil. Cheveu aligne les compositions solides, fait partir sa musique dans tous les sens, rajoute des violons ici, amène un peu de pop au débotté. Du n’importe quoi jouissif en quelques sortes.
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15. Mates of State – Mountaintops [Barsuk]
Les disques passent et les Mates of State s’éloignent à chaque fois un peu plus du cheap de leurs débuts. Pourtant, difficile de ne pas s’enthousiasmer pour ce ‘Mountaintops’, le septième album du duo Jason Hammel/Kori Gardner (mari et femme, faut il le rappeler). De la pop enflammée voire carrément grandiloquente par moments (Palomino, pour ne citer que cette chanson), quelques balades tuantes… Et si finalement le cheap des débuts leur allait bien au teint, ce virage entamé il y a de cela quelques albums déjà, leur sied presque encore mieux. C’est dire.
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14. dEUS – Keep You Close [PIAS]
Si ‘The Ideal Crash’ avait consacré la bande belge mené par Tom Barman, la suite avait été de mal en pis avec des albums tentant de retrouver une grandeur belle et pourtant bien passée. Surprise : dEUS n’est pas encore mort. La preuve avec ce ‘Keep You Close’ qui voit le groupe retrouver son allant d’antan dans une ambiance pop-rock, où les mélodies et les grands titres se bousculent (au premier rang desquels Ghost, évidemment).
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13. Destroyer – Kaputt [Merge]
A la première écoute, j’ai détesté cet album. Ce saxophone (vous savez l’instrument responsable de tant de chansons massacrées dans les années 80) si vieillot, si froid… Et puis je l’ai réécouté. Et je l’ai peu à peu aimé. Et au final, ‘Kaputt’ doit être un des albums les plus écoutés en 2011.
Premier vrai coup de cœur pour le groupe de Dan Bejar qui ne m’avait jamais vraiment touché, ‘Kaputt’ est un grand disque. Qui a le bon goût de réhabiliter, ne serait-ce qu’un temps, ce satané instrument.
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12. Kangding Ray – Or [Raster-Noton]
Découvert grâce à B2B, cet album a été un choc instantané. Je ne suis pas le plus à même à parler de musique électronique, mais ce ‘Or’ est aussi fascinant qu’entêtant. Entre ambiant, glitch, sons organiques de tous poils, ‘Or’ est l’album électro que j’aurais découvert le plus tardivement. Mais que j’aurais sans doute le plus écouté.
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11. The Pains of Being Pure at Heart – Belong [Slumberland]
The Pains of Being Pure at Heart ou un coup de cœur qui dure depuis maintenant près de 3 ans. Que ce soit par les sorties de 7’’, les concerts (celui qu’ils ont donné au Sonic à Lyon cette année était formidable, confirmant que ce groupe ne sait QUE composer des tubes) ou les albums. ‘Belong’ aura fait débat. Pas pour moi. The Pains of Being Pure at Heart musclent un peu leur jeu, la production, mais continuent de composer des chansons comme personne. C’est bien simple, chacun des 11 titres de ‘Belong’ mériterait de connaître une sortie single. Et puis finir un album par un titre comme Strange, ça vous pose un groupe.
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Et un lecteur grooveshark présentant une chanson de chacun des albums du dessus, un!




Pour rappel:
Top 50 'Albums 2011' - 10-01
Top 50 'Albums 2011' - 50-31
Top 50 'Chansons 2011'
Top 15 'Mixtape, Ep, 12", (Ré)Édition et 7"'