Affichage des articles triés par pertinence pour la requête shearwater. Trier par date Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête shearwater. Trier par date Afficher tous les articles

mercredi 14 mars 2012

[Track of The Day] Shearwater - Animal Life

Shearwater et moi, on n'a jamais été spécialement pote. Je n'ai pas grand chose contre Jonathan Meiburg et sa petite bande, mais son projet (bien que Will Sheff y ait participé un temps, c'est surtout le projet de Meiburg) a tendance à m'ennuyer. Même 'Rook', album loué en son temps (2008).
Il y a chez Shearwater trop d'emphase et une grandiloquence qui me fatigue sur la longueur. Bref, telle la lutte Beatles/Stones, Oasis/Blur ou B.I.G/2Pac (oui, les comparaisons débiles c'est mon truc), je suis plus Okkervil River (le groupe grand-frère) que Shearwater.

Mais ô surprise, ce 'Animal Joy', écouté sans rien en attendre vraiment, est une belle surprise. Plus rock, plus simple, tenant la barre de mélodies qui font mouches presque instantanément, 'Animal Joy' a des passages vraiment marquant (Animal Life, chanson pop calibrée comme il faut (3'38), à la montée et au piano qui dicte la mesure ou You As You Were, très lumineuse).

Pas un album renversant pour autant, mais de jolies choses à piocher ici et là. Et un ensemble qui tient la route. Bien plus en tout cas que leurs précédents efforts. 

Album: Animal Joy 
Année: 2012 
Label: Sub Pop

Assurément un de mes tubes de l'année, Animal Life, en plus du lecteur grooveshark à droite, est également en écoute sur le soundcloud de Shearwater. Et dans le lecteur ci-dessous.  (malheureusement plus en écoute)

lundi 6 octobre 2008

Track of The Day (30 septembre-6 octobre 2008)

Éclectique la semaine, éclectique. (et toujours en écoute dans le lecteur deezer à droite).


Lundi 6 octobre 2008:
* The Twilight Sad - Cold Days From The Birdhouse [Fat Cat]
Écossais de leur état et signé chez Fat Cat depuis quelques disques déjà, voilà les Twilight Sad, un groupe qui aime le shoegaze, le post-rock mais surtout les mélodies. Grand groupe, totalement méconnu. Quand on écoute un titre comme Cold Days From The BirdHouse (en téléchargement ici, click droit et enregistres-sous ami lecteur), avec son côté drone prononcé, sa montée, ses cordes et cette voix, on se demande encore comment une telle chose est possible.
(disponible sur Here It Never Snowed Afterwards It Did Ep, 2008)

Dimanche 5 otobre 2008:
* Shearwater - On The Death Of The Waters [Matador]
"Libéré" de la contrainte Okkervil River, Jonathan Meiburg continue de tracer sa route avec ce cinquième album de SON groupe. Shearwater ou l'émotion à fleur de peau. Un piano et des mélodies célestes pour Un bien bel album donc, même si quelques élans un peu trop grandiloquents et des mélodies qui tombent à plat viennent gâcher le tout. Extrait avec ce On The Death Of The Waters, qui ouvre 'Rook'.
(disponible sur Rook, 2008)

Samedi 4 octobre 2008:
* Human Highway - Moody Motorcycle [Secret City]
Enième projet parallèle de Nick Thorburn, déjà à la base des Unicorns puis d'Islands. Un album qui tranche avec le trop plein de chantilly du dernier opus de ces derniers et qui revient à l'essentiel: de petites balades, la plupart du temps folk et acoustiques. Jim Guthrie (de la première fournée d'Islands) est aussi de la partie. Et les deux composent même un morceau, Moody Motorcycle, qui pourrait devenir un tube.
(disponible sur Moody Motorcycle, 2008)

Vendredi 3 octobre 2008:
* Ra Ra Riot - Dying Is Fine [Barsuk]
Quelques premières écoutes positives, réminiscences de la pop d'Anathallo en 2006, et des suivantes très décevantes: ce 'The Rhumb Lime' ne tient pas la route finalement. Des idées de mélodies mais rien qui ne survit pas à plus d'une minute. Une production étouffante, un manque d'inspiration assez criant quand même. Rien de bien bandant en somme sous le cellophane. Rien, hormis ce Dying If Fine qui trotte longtemps dans la tête.
(disponible sur The Rhumb Line, 2008)

Jeudi 2 octobre 2008:
* B.o.B - Lonely People [Grand Hustle]
Nouvelle tête - il n'a que 19 ans - (et futur héraut?) de la scène hip-hop mondiale, B.o.B commence à faire parler de lui via une mixtape qui a du coffre. Écoutez ce Lonely People ou la réécriture façon 2008 d'Eleanor Ribgy des Beatles pour vous en convaincre. Un futur grand.
(disponible sur Hi! My Name Is BoB Mixtape , 2008)

Mercredi 1er octobre 2008:
* DatA - Rapture [Ekleroshock]
Annonciateur d'un album à venir, ce nouvel Ep de trois titres (dont deux remixes) de DatA fracasse. Enfin, surtout Rapture, son titre. Un morceau, entre eighties et années 2000. Efficace, à fond les manettes et qui devrait cartonner sur les dance-floor.
(disponible sur Rapture Ep, 2008)

Mardi 30 septembre 2008:
* Jim O'Rourke - Despite The Water Supply part. 2 [Touch]
Première sortie de Jim O'Rourke depuis 2006 avec ce "7" limited edition" 'Despite The Water Supply', dans la série pour Touch. Deux titres de drone, de musique expérimentale, presque atmosphérique, qui vole au-dessus de cordes qui font furieusement penser au début de Moya de Godspeed You ! Black Emperor. Huit minutes dans les hauteurs, divisées en deux parties. Voilà la seconde. Vivement la suite.
(disponible sur Despite The Water Supply 7", 2008)

mardi 16 septembre 2008

Okkervil River – The Stand-Ins [Jagjaguwar]

Il y a en gros une année, les Okkervil River, groupe américain donnant largement dans le folk-rock de qualité, sortaient ‘The Stage Names’, un album une nouvelle fois réussi bien que tournant un peu en rond, comme depuis leur ‘Sleep and Wake-Up Songs Ep’ de 2004. Enfantant alors leur quatrième opus, les Okkervil River ont un but avoué : écrire un double album. L’idée tombant rapidement à l’eau, ils enregistrent lors de ces mêmes sessions onze morceaux qui donnent aujourd’hui ‘The Stand-Ins’. Un disque qui est tout sauf une compilation de faces-b ou de chutes de studios. Bien au contraire.

Car quels onze titres ! A peine six minutes, Will Sheff et ses amis retrouvent la foi qu’ils semblaient avoir perdu au profit d’une musique de qualité mais manquant singulièrement de folie. Est-ce le départ définitif du groupe de Jonathan Meiburg, ce dernier préférant se concentrer sur l'aventure Shearwater, qui a remobilisé les troupes ?

Je n’en ai absolument aucune idée. Tout ce que je sais par contre, c’est qu’aux premiers accords de banjo de Lost Coastlines (voir plus bas) – un de leurs meilleurs titres, tous albums confondus –, j’ai retrouvé le groupe qui m’avait fait vibrer comme jamais en 2003 avec un ‘Down The River of Golden Dreams’ renversant. Un groupe enjoué, sûr de ses mélodies, adepte d’un folk-rock qui ne cesse de courir dans tous les sens et d’une pop-folk qui a le bon goût de vous déchirer le cœur.

Okkervil River revient donc par la grande porte avec ce ‘The Stand-Ins’, qui aurait pu (du ?) être le disque 2 de ‘The Stage Names’. La pression du double album en moins, Will Sheff, semble avoir regagné en sérénité et affiche ce calme du génie retrouvé tout au long de cet album, peut-être le meilleur album du groupe. Un disque qui mélange folk, rock, pop et americana et qui en sort le meilleur. La basse sur Lost Coastlines, les cuivres sur Starry Stairs (voir plus bas), le clavier de Pop Lie, rien n’est à jeter ici, tout est à garder. Jonathan Meiburg peut désormais partir l’esprit libre : ses Okkervil River sont de nouveau sur de bons rails. Et leur autre papa, Will Sheff, tient de nouveau bien fermement le volant. (sortie : 9 septembre 2008)

Son :
Myspace ('The Stand-Ins' y est en écoute totale, pour le moment)
Site officiel


Et deux titres en écoute, le futur classique Lost Coastlines et le très cuivré Starry Stairs (malheureusement plus en écoute).


Et voici le clip de ce formidable morceau qu'est Lost Coastlines. Assurément un des plus grands titres de cette année 2008. Voire même plus :



mardi 15 février 2011

[Track of The Day] Okkervil River - Mermaid

Après avoir perdu Jonathan Meiburg parti se concentrer uniquement sur Shearwater; après avoir donné la musique qu'il fallait à la voix de Roky Erickson, revoilà les Okkervil River à quelques semaines de sortir leur nouvel album, 'I Am Very Far', point de départ d'une nouvelle aventure pour les texans.

Un disque (le sixième) qui s'annonce ambitieux, avec la présence de pas moins de deux batteurs, deux pianistes et sept guitaristes sur certaines chansons si l'on en croit Will Sheff tête de proue du combo.

'I Am Very Far' est annoncé pour mai prochain mais est amené tranquillement mais sûrement par une première sortie, 'Mermaid 12"' à l'artwork bien propret pour les Okkervil River et sur laquelle on trouve deux chansons.

Si Walked Out on a Line a un intérêt relatif, ce 'Mermaid 12"' vaut largement le coup pour la chanson titre Mermaid, bien belle balade mélancolique, très orchestrée et toute en progression qui voit Will Sheff se lâcher au fur et à mesure de l'avancement du morceau (à tel point qu'on le croirait revenu, le temps d'un instant, à l'époque bénie de 'Down The River of Golden Dreams').

Originellement enregistrée en 2007 pour la bande originale du film 'In Search of a Midnight Kiss', la version 2011 de Mermaid n'a plus rien à voir avec sa devancière. Et quand on entend cette chanson et que Will Sheff déclare que ca ne sera qu'une face-b de 'I Am Very Far', on peut être confiant pour la suite des évènements. Très. 

Album: Mermaid 12" 
Année: 2011 
Label: Jagjaguwar

Profitons en aussi pour signaler la très belle nouvelle mouture de Playlist Society, blog de Benjamin, devenu site/webzine collaboratif depuis hier 10h. Du beau boulot. A voir ici.

mercredi 17 décembre 2008

Albums 2008 - Le Top Des Blogs


Quinze blogs (voir la liste ci-dessous) se sont associés pour sortir leur top 15 de l'année. Quinze blogs aux horizons et aux gouts différents. Un classement de 20 albums par blog, 195 disques cités et quelques débats plus tard, voilà donc le classement des meilleurs albums de 2008 vu par 15 blogs musicaux francophones.

Un classement dans lequel je ne me reconnais pas forcément mais qui a le mérite d'exister de faire ressortir quelques bons à très bons disques de 2008. A vous de juger!


- Les 15 Blogs qui ont participé au projet -

Blog Culturel
Dans mon Mange Disque
Des Oreilles Dans Babylone
Force Critique
I left without my hat
J'écoute de la musique de merde
Good Karma
Le Choix de Mlle Eddie
Le Hiboo
Let's Be Critical
L'Oreille en Feu
Parlhot
Playlist Society
Pop Revue Express
The Man of Rennes

- ALBUMS 2008 : LE TOP DES BLOGS -

01. PORTISHEAD - Third

02. BASHUNG - Bleu Pétrole

03. TV ON THE RADIO - Dear Science

04. MGMT - Oracular Spectacular

05. SIGUR ROS - Med sud i eyrum vid spilum endalaust

06. SHEARWATER - Rook

07.PONI HOAX - Images of Sigrid

08. BLACK MOUNTAIN - In the Future

09. DEPARTMENT OF EAGLES - In Ear Park

10. THE LAST SHADOW PUPPETS - The Age of Understatement

11. SANTOGOLD - Santogold

12. FOALS - Antidotes

13. THE MARS VOLTA - The Bedlam In Goliath

14. MAN MAN - Rabbit Habits

15. THE WALKMEN - You & Me


Bref, une première édition de Blogs au Top. Et même si, comme je l'ai dit, je me retrouve difficilement dans ce top 15, l'idée est plutôt chouette. Mon top personnel, comme chaque année, arrive au compte goutte. Vous pourrez trouver mon top des Ep, 7", 12", Compilations et autres rééditions disponible ici. Quant au top "chansons" de l'année, il se trouve là. En ce qui concerne le top album, il se découpe en trois parties:
* Les albums classés de la 50è à la 31è place
* Les albums classés de la 30è à la 11è place
* Les albums classés de la 10è à la 1ère place

mardi 26 mars 2013

[Track of The Day] Mark Kozelek - It's Easier Now (Jason Molina cover)

Lundi dernier, cette salope de faucheuse mettait un terme à la carrière de songwriter fabuleux de Jason Molina. Une semaine. Tout pile.

Sept jours plus tard donc, le souvenir et la douleur toujours vivaces, une compilation à son honneur est annoncée. Elle s'appellera 'Weary Engine Blues' et convoque pour l'occasion pléiade d'artistes aussi divers que talentueux, excusez du peu (je vous mets la liste complète, histoire que quand même, hein !) : Mark Kozelek, Will Oldham, John Vanderslice, Allo Darlin, Hospital Ships, Lucas Oswald, Jonathan Meiburg (Shearwater), Damien Jurado, Dreamend, Brown Bird, Haunt the House, TW Walsh, Phil Elverum, Alisdair Roberts, Scout Niblett, Jeffrey Lewis, Will Johnson, The Wave Pictures, Darren Hayman, Herman Dune et quelques autres.

Le but ? Amasser des fonds pour la famille de Jason Molina. L'ensemble sortira le 23 avril prochain, est disponible à l'achat ici soit au format digital soit au format cd + une carte (dans le sens "map"), dessinée par William Schaff, et rendant hommage à Jason Molina. Tous les bénéfices iront entièrement à la famille.

Et comme pour « vendre » une telle compilation, en plus d'un artwork réalisé par Molina lui-même, il faut un petit teaser alléchant, c'est Mark Kozelek qui s'y colle. Au programme, une relecture de 1m51s de It's Easier Now, la chanson d'ouverture de 'Let Me Go Let Me Go Let Me Go', album solo de Jason Molina datant de 2006. Et aux paroles prophétiques (comme on peut en redécouvrir quelques unes en replongeant dans sa discographie : « It's easier when I just admit / Death comes now
And the next minute / The next minute / The next minute »
.

Une relecture formidable (et qui pourrait annoncer une compilation épatante), très différente de l'originale, moins sombre, plus courte, concentrée et au chant plus rapide, mais un bel hommage à Jason Molina, artiste américain au talent incroyable et qui avait dans les mains et dans l'aura de quoi vieillir aussi bien qu'un Neil Young aujourd'hui. Foutue ligne de vie...

Album : Weary Engine Blues
Année : 2013
Label :  Graveface


Acheter 



La reprise d'It's Easier Now par Mark Kozelek est en écoute sur le soundcloud ci-dessous. (malheureusement plus en écoute)

Histoire de comparer, la version originale d'It's Easier Now, par Jason Molina, est en écoute ci-dessous :


lundi 17 décembre 2007

Track of The Day (11-17 décembre 2007)

Une semaine une fois de plus fixée sur 2007 alors que la fin d'année approche à grands pas. (et toujours dans le lecteur deezer à droite)


Lundi 17 décembre 2007:
* Blonde Redhead - 23 [4AD]
Alors qu'on atteint la fin de l'année, je me retrouve embourbé avec peu de temps et tant de disques qui ont rythmé mon année à remettre sur le devant du blog. Ce '23' des Blonde Redhead, même s'il est sorti il y a une paye, aurait mérité une belle chronique. Car il est superbe. Le titre éponyme, et qui ouvre l'album, en est la preuve resplendissante.
(disponible sur 23, 2007)

Dimanche 16 décembre 2007:

* Josh Ritter - Still Beating [V2]
C'est dingue comme ce mec en quelques mots, quelques accords de guitare, deux trois cris discrets de cuivre, quelques intonations, est capable de retourner le bide de votre serviteur. Ce Still Beating est d'une simplicité toute bête. Et d'une beauté à pleurer
(disponible sur The Historical Conquests of Josh Ritter, 2007)

Samedi 15 décembre 2007:
* Okkervil River - John Allyn Smith Sails [Jagjaguwar]
Will Sheff délaisse Shearwater, reprend les renes de ses Okkervil River qui prennent de l'envergure et sorte un disque de folk endiablé, luxuriant et qui se termine par ce touchant John Allyn Smith Sails, dont la fin n'est pas sans rappeler un des tubes d' un des tubes plus grands réacs que la variétoche française ait jamais comptée.
(disponible sur The Stage Names, 2007)

Vendredi 14 décembre 2007:
* Eluvium - Requiem on Frankfort Ave [Temporary Residence]
Planant, ambiant, atmosphérique, un disque d'une beauté céleste. A chaque année son album de nuit. En 2007 c'est Eluvium qui remporte la mise. Au nez et à la barbe des Stars of The Lid et consorts. Rien que ça!
(disponible sur Copia, 2007)


Jeudi 13 décembre 2007:
* Rand and Holland - The Light [Spunk]
Un peu de Nick Drake, des touches de Jim O'Rourke, pas mal de Kings of Convenience. Voyage en caravane en plein cœur d'une americana et d'un folk lumineux, symbolisé par ce The Light parfait. Assurément un des très grands disques de l'année.
(disponible sur Caravans, 2007)

Mercredi 12 décembre 2007:
* Glenn Mercer - Morning Lights [Pravda]
Ex-membre des Feelies, où sont passés tes années folles? Ben le post-punk est loin, la jeunesse aussi. Il n'en reste pas moins un beau disque assagi (bien qu'un peu produit à la pelleteuse). Et quelques fameux titres, à l'image de ce Morning Lights.
(disponible sur Wheels in Motion, 2007)

Mardi 11 décembre 2007:
* Kaiser Chiefs - Love's Not a Competition (but I'm Winning) [B-Unique]
Les Kaiser Chiefs sur leur premier opus avait sorti quelques titres pas dégueu mais sur la durée, on s'emmerdait profond. Là, c'est pareil. A sauver, ce Love's Not a Competition (but I'm Winning), brit popien jusqu'au bout des accords
(disponible sur Yours Truly, Angry Mob, 2007)

mercredi 12 octobre 2016

Hospital Ships - The Past is not a Flood [Graveface Records]

Course complètement idiote - pour peu qu'on s'amuse à ce petit jeu, le top des meilleurs albums est une récréation assez jubilatoire à faire, en tout cas pour l'auteur de ces lignes (qui, soit dit en passant, a manqué, faute de temps ou d'envie, deux tops albums).

Pourquoi cette introduction ? Car après de très nombreuses écoutes de 'The Past is not a Flood', quatrième album des Hospital Ships, la question mérite d'être posée : et si nous tenions là le meilleur disque de l'année ?

Hospital Ships est un groupe découvert (pour ma part, cela va sans dire) via la compilation 'Weary Engine Blues', sortie en hommage à Jason Molina, quelques semaines après le décès de ce dernier. Le groupe y reprenait Hammer Down, sorti sur le premier album de Magnolia Electric Co. (le groupe succédant nominativement à Songs: Ohia), 'What Comes After the Blues'.

Quatuor à la base, Hospital Ships n'est plus aujourd'hui le projet que d'un seul homme, Jordan Geiger. Mais pour ce 'The Past is not a Flood', ce dernier s'est adjoint pour l'occasion les services de Thor Harris, percussionniste chez feu les Swans de Michael Gira. Un camarade de jeu qu'il connait vu qu'ils ont tous les deux officiés un temps chez Shearwater de Jonathan Meiburg.

La bonne nouvelle, c'est que bien qu'en comité restreint, Hospital Ships ne limite pas ses ambitions musicales et fait de 'The Past is not a Flood' un ravissement de 37 mns. Six chansons qui prennent leur temps (la plus courte, Long May You, fait tout de même 4.55 mns) et qui étirent des mélodies répétitives (ces trois notes de piano répétées à l'envie sur You and I), des ambiances rêveuses, des synthétiseurs profond (Oh My Light) ou encore le fantôme du 'Spoon and Rafter' de Mojave 3 (Long May You). Un ensemble musical auquel vient se marier la voix de Jordan Geiger, qui n'est pas sans rappeler celle de Jonathan Donahue de Mercury Rev (notamment sur Little Flower).

Ici, pas de quoi danser la gigue, car comme l'explique Graveface Records (label historique d'Hospital Ships) : « 'The Past is Not a Flood' is a product of his dealing with trying to break the cycle of years of mental illness, anxiety and depression.». Tout un programme.

Mais il n'en reste pas moins que cet album est vrai voyage, tantôt en apesanteur, tantôt dans des sphères plus heurtées. La fin d'année nous dira au final si 'The Past is Not a Flood' est aussi marquant que je le pense. Mais au final, ceci n'a que très peu d'importance. Car comme le chantent les Hospital Ships sur All in Time : « We're all going to die... we're all going to die... ». (sortie : 11 mars 2016)

Son :
'The Past is not a Flood' d'Hospital Ships est en écoute sur le bandcamp de Graveface Records.
'The Past is not a Flood' d'Hospital Ships est également en écoute sur Spotify et Deezer
Enfin, 'The Past is not a Flood' d'Hospital Ships est disponible à l'achat sur le bandcamp de Graveface Records.

Comme le veut la tradition, trois titres en écoute de cet album d'Hospital Ships : All in Time, LA merveille de ce 'The Past is not a Flood' (en écoute dans le lecteur Spotify à gauche également). Mais également Little Flower et Long May You :







Enfin, et pour finir, la très convaincante version acoustique d'All in Time par Jordan Geiger, l'homme derrière Hospital Ships :


mardi 31 janvier 2012

Aidan Baker - The Spectrum of Distraction [Robotic Empire]

S'il y a bien une fonction que j'ai toujours trouvé très con, c'est bien celle du «random» (ou «shuffle»). Vous savez ce bouton qui vous permet de passer un album dans le désordre, au bon vouloir de la machine. Je n'en ai jamais trop compris l'intérêt.

Peut-être parce que je suis plus album que single. Peut-être parce que j'estime qu'écouter un album dans le désordre alors qu'il a été pensé précisément pour être écouté dans un ordre bien précis est fondamentalement idiot. Peut-être parce que je suis un adepte de la maxime du «less is more» en matière de hi-fi.

Mais j'ai mis mes préjugés et mes ressentis au placard en lisant les instructions pour écouter 'The Spectrum Of Distraction', nouvel album d'Aidan Baker, prolixe musicien au talent déjà évoqué dans ces pages. Nouvel et énième album devrais-je même dire. Difficile de tenir des comptes tant les sources diffèrent mais on tape les 120 albums - solo, avec Nadja, ARC et les autres, cumulés - easy.

'The Spectrum Of Distraction' est un concept album. Mais pas dans le sens où on l'entend habituellement, où l'artiste base son disque sur une seule et même histoire (genre 'L'histoire de Melody Nelson' ou 'The Wall'). Ici, le terme de concept album s'applique surtout à la manière d'écouter l'ensemble. Comme l'ont été en leur temps le 'Zaireeka' des Flaming Lips (quatre disques à jouer en même temps sur quatre chaines différentes) ou la Symphonie pour 100 guitares électriques de Glenn Branca (même si cela n'a jamais vu le jour en disque). Ce genre là.

'The Spectrum Of Distraction' est un double-album. Qui cumule un total de 2h de musique. Le tout disséminé en … 98 morceaux! Pas plus, pas moins. The Gerogerigegege et leur 'Tokyo Anal Dynamite' de 1990 et ses 75 morceaux (en 31 mns cependant) peuvent gentiment aller se rhabiller!

'The Spectrum Of Distraction' est un album qui fait l'éloge de la guitare tout du long. Très noisy, très brutale sur les 53 morceaux du disque 1. Plus vaporeuses sur les 45 titres du disques 2.

Mais 'The Spectrum Of Distraction' c'est aussi un éloge à la rythmique. D'ailleurs, pour emballer cette grand œuvre, Aidan Baker a convoqué pas moins de 18 batteurs, qui se relaient tout au long des 2h. Et au-delà d'Aidan Baker lui-même, on retrouve notamment Thor Harris (batteur de Shearwater, mais occasionnellement de Angels of Light), Mac McNeilly (Jesus Lizard), Ted Parsons (Swans) ou Simon Scott (Slowdive). Excusez du peu.

Mais, et c'est là qu'intervient l'idée de concept-album, Aidan Baker conseille d'écouter chaque disque de 'The Spectrum Of Distraction' en total random. Pas de façon linéaire. Bref, au pif. Une expérience - que je crois - inédite.

Si l'idée de départ peut prêter à sourire et pourrait faire passer Aidan Baker pour un gentil artiste tentant de faire le buzz, au-delà du fait que cela serait mal connaître le bonhomme, le tout tient incroyablement bien la route.
Évidemment, la première écoute se fait dans l'ordre des pistes. Mais dès la seconde, on suit le conseil et on découvre un nouveau 'The Spectrum Of Distraction'. On passe sans coup férir d'un morceau très nerveux à un moment calme. Sans jamais trouver le changement abrupte et anormal.

Aidan Baker réussi avec 'The Spectrum Of Distraction' une vraie expérience sonore à l'éclectisme fou (on passe ici du noise au stoner, du jazz au punk). Une expérience qui a un sens. Qui a du coffre. Et surtout une cohérence. Cet album est dingue. 2012 commence sur les chapeaux de roue. Mais il va falloir se lever tôt pour faire ne serait-ce qu'aussi bien. (Sortie: le 17 janvier 2012)


'The Spectrum Of Distraction' est disponible pour 10€ (oui, 10 malheureux euros auquel il faut ajouter 3.5€ de port) sur Broken Spine, le shop en ligne d'Aidan Baker. En cliquant ici.


Son:

Aidan Baker's Bandcamp ('The Spectrum Of Distraction' est en écoute complète ici. Mais dans le bon ordre, forcément)
Site officiel d'Aidan Baker (et de ses autres projets)

Difficile de proposer des sons en écoute pour un album à écouter en «random». Ceci dit, et en tentant de surcharger la page le moins possible (pour cela que je vous conseille de ne pas rester sur la home pour lire/écouter cet article), voilà une sélection, totalement aléatoire, de six morceaux de ce 'The Spectrum Of Distraction': trois du CD1 et trois CD2.


CD1
Aidan Baker - Mystery Of The Secret Room Pt.3 (0'57)

Aidan Baker - Blood On The Handle Pt.1 (1'02)

Aidan Baker - The Planet Eater (7'00)


CD2
Aidan Baker - Dream Trips Pt.5 (3'00)

Aidan Baker - Surf Monkeys Pt.2 (0'36)

Aidan Baker - Killer Virus Pt.1 (3'42)