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lundi 9 décembre 2024

Brigitte Calls Me Baby - The Future Is Our Way Out [ATO Records]

Tirant son nom de Brigitte Bardot et d'une correspondance fantasmée que le leader du groupe Wes Leavins aurait eu avec l'égérie française des années 60, Brigitte Calls Me Baby est un tout jeune groupe américain (cinq membres dont deux guitares) venu de Chicago qui a sorti en août dernier son premier album, le mal nommé 'The Future Is Our Way Out'

Mal nommé car si l'avenir est la porte de sortie du quintet, alors ils ne sont pas prêts d'arrêter de tourner en rond tant cet album regarde vers le passé. Surtout vers les années 80. Surtout vers Manchester. Et surtout vers un quatuor mené par un grand chanteur (et parolier), et par un guitariste plus que talentueux. Oui, 'The Future Is Our Way Out' voit les Brigitte Calls Me Baby lorgner de très près les Smiths. Que cela soit pour la voix de Wes Leavins qui fait plus que rappeler, dans son grain autant que dans ses intonations, celle de Morrissey, sa production (qu'on dirait avoir été laissée aux bons soins de Stephen Street) ou de quelques morceaux à l'inspiration évidente (I Wanna Die In The Suburbs est leur There Is a Light That Never Goes Out).

Pourtant, ce qui sonne comme un pastiche assez mal dégrossi à la première écoute devient rapidement entêtant. Premièrement parce que si l'influence Smiths-ienne est claire, elle n'est pas la seule. Très vite, on se rend compte qu'il y a autre chose en plus, comme ces quelques touches sixties (notamment dans la rythmique), ce côté Elvis (You Are Only Made Of Dreams, la chanson de clôture Always Be Fine ou les style crooner de Eddie My Love), ces quelques fulgurances qui pourraient évoquer les Strokes qui auraient fricoté avec New Order (We Were Never Alive) et même un soupçon d'Aline (Pink Palace. A vous ensuite de déterminer qui de l’œuf ou la poule...).

Si vous ajoutez à cela des mélodies belles et chiadées, vous obtenez un 'The Future Is Our Way Out' qui manque sans doute de personnalité mais qu'on ne peut pas simplement résumer à un album des Smiths sans les Smiths comme on a pu le dire ici et là. Certes, c'est l'album le plus influencé de l'année mais il n'en reste pas moins étonnamment charmant, efficace et romantique à souhait. (Sortie : 2 août 2024)

Plus :
'The Future Is Our Way Out' de Brigitte Calls Me Baby est à l'écoute sur le bandcamp du groupe
'The Future Is Our Way Out' de Brigitte Calls Me Baby est à l'achat sur le bandcamp du groupe
'The Future Is Our Way Out' de Brigitte Calls Me Baby est
à l'achat et à l'écoute un peu de partout

Trois chansons de 'The Future Is Our Way Out' de Brigitte Calls Me Baby en écoute aujourd'hui. I Wanna Die In The Suburbs (en écoute également dans les playlists Spotify, Deezer, Tidal, YouTube et dans la colonne de gauche du blog). Puis le très 80s We Were Never Alive. Et enfin, Eddie My Love et sa voix de crooner :


Le clip de We Were Never Alive, single évident de 'The Future Is Our Way Out' de Brigitte Calls Me Baby :

 

vendredi 30 décembre 2011

Bilan 2011: Top 50 'Chanson/Singles'



Après un premier billet consacré aux formats courts (lire ici), deuxième partie de mon bilan musical de l'année 2011 avec cette fois la partie Singles. Ou chansons. Ou morceaux. Ou titres. Ou tubes. Appelez ça comme vous le voulez.

Mais avant de dévoilez tout cela, continuons dans le listing de blogs ayant tout comme moi fait un bilan de l'année écoulée (d'autres à venir lors des prochains billets) :
Do Not Touch My Crossfader (Top Singles)
Hot Fidélité
I Know You've Come to Take My Music Away (Ep/Singles)
La Blogothèque (Le Top de Clumsy)
La Musique à Papa (Top Chansons)
Funk You Dear
Le top des concerts pas vus en 2011 par La bUze


Cette année 2011 aura, à mes oreilles en tout cas, produit de grands morceaux. Des chansons dont je ne me lasse pas, loin de là.
Il y a un peu de tout sur ces 50 titres, peu de hip-hop c'est vrai, et une majorité de chansons prenant leurs influences directement dans les années 80, ce qui n'est pas pour me déplaire.
Mais plus que de longs discours, écoutons: en bas se trouve un lecteur Grooveshark compilant ces 50 chansons. A (re)découvrir.
Bonne(s) écoute(s). Et à ce week-end pour le top album!

Pour rappel :
Top 50 'Albums 2011' - 10-01
Top 50 'Albums 2011' - 30-11
Top 50 'Albums 2011' - 50-31
Top 15 'Mixtape, Ep, 12", (Ré)Édition et 7"' 2011


50. Adele – Rolling in the Deep [XL]
49. Clap Your Hands Say Yeah – Same Mistake [Self-Released]

48. Francis – Here Is The Key [Strangers Candy]

47. The Decemberists – This Is Why We Fight [Rough Trade]

46. The Tallest Man on Earth – Weather of a Killing Kind [Adult Swim]

45. Mitten – Similar Sense [Self-Released]

44. British Sea Power – We Are Sound [Rough Trade]

43. Girls – Vomit [True Panther]

42. Metronomy – She Wants [Because]

41. Yellowcard – Life Of Leaving Home [Hopeless]

40. Lanterns on The Lake – If I've Been Unkind [Bella Union]

39. Ellen Allien – The Kiss [BPitch Control]

38. Kim Novak – New-York [Kütü Folk]

37. Vandaveer – Concerning Past & Future Conquests [Alter-K]

36. Buck 65 – She Said Yes [WEA]

35. Bright Eyes – Shell Games [Saddle-Creek]

34. Theophilus London – Love Is Real (Feat. Holly Miranda) [Reprise]

33. Botibol – Friends [HipHipHip]

32. Battles – Futura [Warp]

31. The National - Think You Can Wait (feat. Sharon Van Etten) [Self-Released]

30. Kwoon – The Last Trip Of A Drunken Man [Self-Released/Fin de Siècle]

29. L'Altra – Black Wind [Acuarela]

28. Radical Face – All is Well (Goodbye, Goodbye) [Self-Released]

27. Cheveu – Charlie Sheen [Born Bad]

26. 13 & God – Armored Scarves [Alien Transistor]

25. Those Dancing Days – Can't Find The Entrance [Wichita]

24. Aidan Moffat & Malcolm Middleton – Two Cousins (Slow Club cover) [Moshi Moshi]

23. Hal – Be With You [Self-Released]

22. Destroyer – Savage Night At The Opera [Merge]

21. Low – Nothing but Heart [Sub Pop]

20. Maria Taylor – Masterplan [Saddle-Creek]

19. Snow Patrol – Called out in the dark [Polydor]

18. Tapes n' Tapes – Freak Out [Ibid]

17. Sons and Daughters – Rose Red [Domino]

16. The Kills – Future Starts Slow [Domino]

15. Handsome Furs – Repatriated [Sub Pop]

14. Para One & Tacteel – Touch [Fool’s Gold]

13. M83 – Midnight City [Naïve]

12. The Dears – Galactic Tides [Dangerbird]

11. The Weeknd – The Birds Part. 1 [Self-Released]

10. Dum Dum Girls – There is a Light That Never Goes Out (The Smiths Cover) [Sub Pop]

09. Four Tet – Pyramid [Text]

08. The Pains of Being Pure at Heart – Tomorrow Dies Today [Slumberland]

07. Apparat – Black Water [Mute]

06. The Vaccines – Post Break-Up Sex [Columbia]

05. Miossec – Chanson Pour Les Amis [PIAS]

04. Lescop – La Forêt [Pop Noire]

03. Cold Cave – Villains of The Moon [Matador]

02. The Lonely Island – I Just Had Sex (feat. Akon) [Universal Republic]

01. dEUS – Ghost [PIAS]




















Comme prévu et promis, un lecteur grooveshark qui compile ces 50 chansons, dans l'ordre croissant :



Pour rappel :
Top 50 'Albums 2011' - 10-01
Top 50 'Albums 2011' - 30-11
Top 50 'Albums 2011' - 50-31
Top 15 'Mixtape, Ep, 12", (Ré)Édition et 7"' 2011

jeudi 15 janvier 2009

Top 6 "London Baby, London"

Si je devais donner les villes dans lesquelles je souhaiterais vivre, je dirais sans hésiter Barcelone, New-York (allez savoir pourquoi, cette ville m’attire énormément alors que je n’y ai jamais mis les pieds) et Londres.

London. Peut-être ma ville préférée. Une ville gigantesque, d’une diversité folle et où j’aime retourner de temps à autres . J’y ai fait mon voyage annuel en décembre dernier, accompagné d’une Turtle qui n’avait jamais mis les pieds dans la capitale britannique.

Bien m’en a pris. Pour une fois, j’ai pu découvrir un Londres que je ne connaissais pas. Car pour moi, Londres se résumait jusque là surtout à quelques salles de concerts, beaucoup de pubs et à sa vie nocturne.

Cette fois, j'ai connu un Londres sans métro, fait de journée à braver le froid et la pluie, à arpenter chaque rue, chaque quartier, à redécouvrir Soho, à embrasser Notting Hill, à être déçu – chaque fois un peu plus – par Camden, à fuir Piccadilly et à tomber amoureux de Mayfair.

Un top 6 Londres s’imposait donc. J’aurais bien évidemment pu reprendre les classiques, du Waterloo Sunset des Kinks au London Calling des Clash. J’ai préféré sélectionner quelques morceaux moins célèbres (quoique) et plus obscurs.
Ainsi, je vous invite à un rapide voyage musical dans une des plus belles villes du monde. The Smiths sont à l’arrivée à l’aéroport mais laisse rapidement la place aux Magnetic Fields qui viennent nous conter une histoire déchirante que tous les parapluies de Londres ne pourraient soulager. C’est ensuite Nick Drake qui vient nous chanter son Mayfair à lui (pas la meilleure de ses compositions, j’en conviens aisément, mais ça reste Nick Drake, donc de haute volée tout de même) avant qu'un autre Nick, Cave cette fois, accompagné de ses Bad Seeds, se prenne l’envie de reprendre les Pogues pour nous parler de la pluie qui tombe sur Soho.
The Jam nous prennent par l'encolure direction Carnaby Street, pleins de colère dans le riff avant que Piano Magic, dans son style si reconnaissable nous rappelle qu’il est l’heure de partir et de quitter Londres.

Certes, il manque énormément de titres, mais il fallait faire un choix. Mais au final, voilà donc une petit balade musicale rapide dans les rues de Londres, à pied. A écouter en lisant ceci et cela.




Tracklisting:
The Smiths London (Louder Than Bombs, 1987)
The Magnetic Fields - All the Umbrellas in London (Get Lost, 1995) 
Nick DrakeMayfair (Time of No Reply, 1987) 
Nick Cave and The Bad Seeds - A Rainy Night in Soho [The Pogues cover] (B-Side and Rarities, 2005) 
The Jam - Carnaby Street (All Around The World 7”, 1977) 
Piano Magic - I Must Leave London (Disaffected, 2005)








jeudi 15 avril 2010

The Idyllists - st [Talking Bird]

Ils sont sept. Sept à regarder un rayon de disques, sûrement dans une grande surface. Sept avec des tronches de premiers de la classe, dont le plus à gauche rappelle, ses lunettes sur le nez, un certain Jarvis Cocker. Une filiation possible ?

Oui. Et pas qu'avec Pulp d'ailleurs. Car force est de constater que The Idyllists, à l’écoute de leur second album – éponyme - aime la pop anglaise, et de tous âges, même si elle est chez eux orientée vintage. Joli pour des américains de Los Angeles.

The Idyllists pourrait (devrait ?) être une des sensations du moment. Oh, pas nécessairement (quoique) le groupe de l’année. Mais peut-être celui du printemps. Et surement de l’été.
Et l’indifférence générale (à part chez Mmarsu) dans laquelle est sorti leur ‘The Idyllists’ est à se taper la tête contre les murs.

Car The Idyllists viennent de sortir un disque sacrément addictif, d’une fraicheur incroyable, sautillant, aux mélodies immédiatement mémorisables et, cherry on the muffin, qui contient quelques tubes marquants.

‘The Idyllists’ est un disque qui appelle à lui les fantômes des Kinks, le Bob Dylan de I Want You (Let’s Fly Away), rajoute un zeste de Smiths (et encore plus de Morrissey), sort quelques accords jaunis d’anciennes gloires du rock(abily) de la période 50s/60s (Pacific Coast Highway Blues) et se prend le temps de quelques chansons pour les héritiers des Libertines (Honey Please (Say Goodbye for Me) est, de ce point de vue là, assez évidente).

Circonspect quand j’ai découvert le disque (les groupes pompant allègrement l’imaginaire brit-pop, il en existe des dizaines et la plupart tombent à plat), je dois succombé immédiatement au charme de The Idyllists, à tel point que depuis 2 semaines, cet album est revenu plus que de raisons dans mon lecteur, supprimant en deux mélodies trois bridges les fourmis que je pouvais avoir dans les jambes.

Car sachez le, l’écoute de ce ‘The Idyllists’ est un euphorisant léger et implacable. Le pied qui tape ? Le bras qui bat la mesure ? Les «And I’ll go straight to the empire state» chantés à tue-tête ? Normal. Vous êtes simplement en train d’écouter l’album de pop le plus réussi de l’année jusque là. Celui d’un groupe dont le nom semble hésiter entre idéalisme et stylisme, sacrément sincère. Et à suivre. (sortie : 9 février 2010)


Son :
Myspace (4 chanson de ‘The Idyllists’ en écoute)
Site officiel
Achat (pour l'instant ce 'The Idyllists' est uniquement disponible en mp3)

Ils viennent de sortir un ‘Les Singles Ep’, composé de 5 chansons (deux de leur premier album ‘The Long Hours Between Sunset and Morning’, trois de celui-ci), et disponible gratuitement et légalement sur leur site officiel (en échange d’une adresse e-mail). Cliquez ici!

Deux chansons en écoute. Et attention, quelles chansons ! Empire State, forcément, LE tube de l’album. Et Hello 4th Street, qui clot de facon magistral ce 'The Idyllists' charmant comme tout (malheureusement plus en écoute).

Et pour finir, la vidéo de Great Love Story, une chanson que l’on retrouve sur le premier album de The Idyllists:

dimanche 27 décembre 2009

Top 50 'Albums 2009': 30-11



Cela a beau être totalement futile (voyez l'avis d'Heebooh à ce propos ici), les tops continuent d'affluer (Playlist Society, le top 50 de Mr Meuble. No Music propose pendant ce temps là son top singles ET son top des oubliés de 2009; Toto débute le sien tandis que Rock It to the Moon présente sa sélection d'albums et d'Eps de l'année).
Et la suite ici de mon top albums 2009 donc, après la première partie (31 à 50). Avec à chaque fois (c'est le petit "+" bleu) un renvoi vers une chronique (la mienne ou d'un autre blog) et le lecteur grooveshark qui va bien en fin de papier.




30. Mélanie Pain – My Name [Cinq7]
Son premier album solo ‘My Name’ est une grande confirmation du talent de Mélanie Pain, découverte sur le 'First Date' de Villeneuve. Grain voix charmant, musicalement impeccable, Mélanie Pain compose des chansons pop classieuses (l’aide de Villeneuve ou 1973 y est pour beaucoup aussi), flirtant de ci de là avec la soul ou le cabaret. Et histoire de faire les choses bien, elle convie ici Thomas Dybdahl et surtout Julien Doré pour une chanson magnifique, Helsinki.
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29. Julie Doiron - I Can Wonder What You Did With Your Day [Jagjaguwar]
Avec Julie Doiron, c’est un coup sur deux. Après un ‘Woke Myself Up’ sympathique à défaut d’être renversant, la canadienne reprend les choses en main et sort un album dans la lignée qualitative de son indispensable ‘Goodnight Nobody’ avec ce ‘I Can Wonder What You Did With Your Day’. Tout en n’oubliant pas d’aller se lover le temps de quelques ritournelles dans le sable autour d’un beau feu de camp, Julie Doiron sort les griffes et les guitares. Un album joliment corsé.
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28. The Twilight Sad - Forget The Night Ahead [Fat Cat]
Ils ont l’accent qui va bien (ces ‘rrrr’). Ils jouent fort permettant ainsi à leurs compositions de prendre une ampleur incroyable. Ils aiment raconter des histoires où ne semble jamais percer le soleil. C’est un peu tout ça à la fois The Twilight Sad. Un combo écossais rock où basse classieuse (et vraie métronome), effets de pédales et productions aux oignons se disputent la plus grosse part du gâteau. Play It Loud !
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27. Sophia – There Are No Goodbyes [The Flower Shop]
Ami(e)s de la déprime bonsoir ! Robin Proper-Sheppard est de retour avec son groupe Sophia pour un nouvel album déprimant et mélancolique à souhait. Après un ‘Technology Won’t Save Us’, Sophia reprend de la bête avec ce ‘There Are No Goodbyes’ de haute tenue, fait de mélodies à déchirer les cœurs et de paroles à faire couler les larmes.
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26. Why ? – Eskimo Snow [Anticon]
Bien que mises en boite durant l’enregistrement de ‘Alopecia’, les chansons d’‘Eskimo Snow’ sont tout sauf des face-b ou des chutes de studios. Tout le contraire. Un changement de direction même, cet album étant clairement le plus «pop» de la discographie de Why?. Surtout, ‘Eskimo Snow’ semble être le côté clair d’‘Alopecia’, et la preuve (une fois de plus) que l’on tient là un des plus grands plus grands compositeurs de cette décennie (cette faculté – et facilité – à animer ses chansons de petits riens pour en faire de grandes mélodies). Ce type est fantastique.
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25. We Were Promised Jetpacks – These Four Walls [Fat Cat]
Attention : on tient peut-être le groupe de rock qui animera les charts de la décennie qui vient. We Were Promised Jetpacks : écossais d’origine, pratiquants dans l’église réformée du rock-post-punk-pop, rappelant aussi bien The Apparitions que The Wedding Present avec un soupçon de The Twilight Sad (et pas que pour l’accent). Et surtout capables sur ce premier album ‘These Four Walls’ de pondre des compositions d’une efficacité folle sans jamais tomber dans une facilité dans laquelle tombent beaucoup trop de groupes. Ces We Were Promised Jetpacks ont vraiment tout pour être énorme. On vous aura prévenu.
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24. Grand Duchy – Petits Fours [Cooking Vinyl]
Frank Black prend se femme Violet Clark par la main et l’emmène manger des ‘Petits Fours’. Un énième album passable et ennuyeux ? Non, un album 3 étoiles ! Mieux que ça même, une résurrection ! ‘Petits Fours’ m’a vraiment réconcilié avec le gros Francis et son indie-rock de la fin des années 80. Une ambiance terrible, une production qui met toutes les parties de guitares vraiment en valeur. Un retour passé assez inaperçu mais très réussi !
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23. Malcolm Middleton – Waxing Gibbous [Full Time Hobby]
Ce gars là est une vraie marotte. Pour l’instant je n’avais jamais été déçu par Malcolm Middleton depuis le lancement de sa carrière solo. Ce ‘Waxing Gibbous’ ne déroge pas à la règle. Alignant bluettes pop et tubes rock (Red Travellin’ Socks et Kiss at The Station notamment), l’ancien compère d’Aidan Moffat continue sur la lancée d’une discographie pour l’instant sans faille, toujours menée par cet accent si délicieux
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22. Japandroids – Post-Nothing [Unfamiliar]
Prenez un peu de rock. Saupoudrez de punk. Et faites cuire à noise doux pendant 35 mns. Voilà la recette du ‘Post-Nothing’, premier album de Japandroids, groupe de Vancouver, qui cache son jeu derrière une pochette d’un classicisme désuet. Un album qui frappe fort et juste. Ah tiens, un tympan…
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21. A Place To Bury Strangers - Exploding Head [Mute]
Passé chez Mute et une major après un premier essai détonnant, A Place to Bury Strangers convainc une nouvelle fois avec leur nouvel album 'Exploding Head’. A nouveau lové dans les bras d'une décennie plus que jamais à la mode, les américains tapent plus fort, joue plus juste. Rock-noise-pop lorgnant vers un mélange post-punk/shoegaze, avec guitares pleines d'effets et bruyantes, 'Exploding Head' porte vraiment bien son nom.
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20. Crocodiles – Summer of Hate [In The Red]
The Jesus and Mary Chain a du être le groupe le plus cité cette année sur le net tant de nombreux albums sont allés puiser chez les écossais une partie de l'inspiration. 'Summer of Hate' des Crocodiles ne déroge pas à la règle. Incisif, court, il mélange habilement du shoegaze et de la noisy-pop, en ajoutant des synthés bien vintage.
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19. The Mountain Goats - The Life Of The World To Come [4AD]
‘The Life Of The World To Come’, nouvel album de The Mountain Goats, est une surprise folk/folk-rock totalement inattendue. Entendons-nous bien : j’avais vraiment beaucoup aimé ‘Heretic Pride’, son dernier en date, mais celui-là est plus fort. Il n’a pas semblé aussi en forme que depuis ‘The Sunset Tree’. Un peu plus et il nous ferait retourner à la messe le père Darnielle.
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18. Fever Ray – st [Rabid Records]
Membre de The Knife, Karin Dreijer Andersson prend son envol et sort son premier album sous le nom de Fever Ray. Dark-pop pleine de synthé, finalement proche sans l’être de son groupe d’origine, elle compose là un disque de toute beauté, hypnotique, à l’ambiance lourde et lugubre. Une fièvre étouffante, dont même les clips sont en tous points formidables (l’achat de la version avec le dvd compilant les dits clips est une nécessité).
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17. Action Dead Mouse – Revenge of Doormats and Coasters [Greed Recordings]
Deuxième album de ces italiens de Bologne, et première franche réussite. Un grand coup de pied dans les noix et un ambitieux album de math-rock teinté de post-rock. Ici, il y a du Shellac, du Silver Mount Zion, le tout sous le patronage de Do Make Say Think. Presque essentiellement instrumental, ce ‘Revenge of Doormats and Coasters’ est un disque de haute-voltige, qui ne laisse jamais une seconde de répit à l’auditeur, mais qui n’oublie pas de se reposer sur des mélodies recherchées et exigeantes.
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16. Sufjan Stevens – The BQE [Asthmatic Kitty]
Depuis la sortie de ‘Come On Feel The Illinoise’, Sufjan Stevens nous mène en bateau : une participation à une compilation par-ci, un album de chutes de studio par là. Mais rien de bien concret en nouveauté. Dernière sortie discographique pour le petit génie, ‘The BQE’. Ou la concrétisation sur support physique de son hommage musical et visuel à la Brooklyn-Queens Expressway, une autoroute de New-York. Agrémenté d’un dvd présentant le film, cet album est somptueux. Uniquement instrumental, Sufjan Stevens compose là une musique de film passant de la comédie musicale à l’electro ou l’acid-jazz avec une finesse incroyable. Et que l’on peut appréhender comme la 3è pierre de son projet (qu’il rejette aujourd’hui) des 50 States’.
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15. Loney Dear – Dear John [Polyvinyl]
Si l’on en croit Emil Svanängen, ce ‘Dear John’ est son dernier album sous le nom de Loney Dear (il en a même perdu sa virgule). Et quel album ! Un disque qui s’échappe du folk pour aller vers des sonorités plus organiques et électroniques (80s powa !). Perclu de mélodies travaillées et de quelques titres endiablés, ce ‘Dear John’ est en tout cas un bien formidable point final d’un premier début de carrière.
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14. The Pains of Being Pure at Heart – st [Slumberland]
Le meilleur groupe anglais de l’année est… américain ! Shoegaze de Jesus and Mary Chain, noisy pop de My Bloody Valentine, pop de The Smiths, The Pains of Being Pure at Heart vient fouiller avec bonheur dans les années 80 pour en ressortir la quintessence. Ce premier album est une bien belle surprise, qui «sonne beaucoup comme» certes, mais dont la qualité des compositions ne se dément pas.
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13. Bill Callahan – Sometimes I Wish We Were An Eagle [Domino]
Penser qu’en 2009 un des albums de l’année serait composé par celui qu’on appelait Smog relevait de la gageure. Ce ‘Sometimes I Wish We Were An Eagle’ est étourdissant de beauté, de finesse et de douceur. Si dans 40 ans, un de vos petits-enfants vous pose la question «dis papy, c’est quoi qui était beau dans le monde en 2009», vous pourrez répondre «Sometimes I Wish We Were An Eagle de Tonton Bill Callahan».
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12. Crystal Antlers – Tentacles [Touch & Go]
‘Tentacles’ est un album où tout va très vite, où tout tape très fort. Mais jamais trop. Un disque d’artillerie lourde mais pas dans le sens pataud. Non. Les Crystals Antlers pour leur premier album conjugue le noise avec le grunge, le tout au passé composé de psychédélisme. Dernier album sorti par Touch & Go (même dans la mort, ce label au combien précieux aura su avoir bon gout), ‘Tentacles’ est un monument, d’une homogénéité rare dans ce genre musical.
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11. Barzin – Notes to an Absent Lover [Monotreme]
Plus proche d’un Tanakh ou d’un Lambchop, le nouveau Barzin est une bénédiction. ‘Notes to an Absent Lover’ est LE disque folk lumineux de l’année. Ajoutant quelques soupçons de pop dans ses compositions, enrobant le tout de jolies cordes et d’une production tout en retenue, Barzin séduit encore. Le pendant 2009 de l’album de The Sleeping Years.
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Et donc comme à chaque fois, un lecteur grooveshark compilant une chanson de chacun des 20 albums présentés ci-dessus, en commençant par le 30è pour finir au 11è:



jeudi 29 décembre 2011

Bilan 2011: Top 15 'Mixtape, Ep, 12", (Ré)Édition et 7"'


Histoire de ne pas déroger à la tradition de chaque fin d’année (depuis 2003 en général et 2007 sur ce blog en particulier), il est l’heure de faire un bilan d’une année musicale riche en découverte. En trois temps comme à chaque fois :
- un top « format court » qui présente les Ep, les 12’’, les 7’’ et les rééditions qui m’auront marqué en 2011.
- un top « singles » où 50 chansons ou morceaux qui auront rythmés mon année musicale
- un top « albums », en 50 disques.


Avant de débuter par la partie « format court » ci-dessous, il est bon de lister quelques blogs qui eux non plus n’oublient pas ces fondamentaux qui en exaspèrent plus d’un mais qui me passionnent à chaque fois. Ainsi, je ne saurais trop vous conseiller la lecture des pages suivantes :
La Quenelle Culturelle
Crystal Frontier
Feu à Volonté!

C’est Entendu
Mlle Eddie
Les Chroniques de Blake
De La Lune On Entend Tout
La Musique à Papa
Chroniques Electroniques (Techno/House)
Slash Taste
Sound of Violence

Ceci fait (d’autres à venir dans les jours qui viennent), passons donc aux Eps, aux 7’’, 12’’ et autres Mixtapes qui auront fait de cette année musicale 2011 une vraie bouffée d’oxygène.

Pour rappel:
Top 50 'Albums 2011' - 10-01
Top 50 'Albums 2011' - 30-11
Top 50 'Albums 2011' - 50-31
Top 50 'Chansons 2011'


Mixtape












The Weeknd est le projet d'Abel Tesfaye, canadien de son état. Et est peut-être la révélation de l’année.
The Weeknd, c’est en 2011, trois mixtapes (car ce sont bien des mixtapes si l’on veut être précis) : ‘House of Ballons’, ‘Thursday’ et ‘Echoes of Silence’. Trois disques qu’il est difficile de séparer tant il y a dans cet enchainement une vraie cohérence artistique.

Après avoir eu du mal à cerner le son de ce projet (gourmandise que l'on mange en secret ou vrais bons disques ?), j’ai pris mon parti d’aimer ce weird r'n'b qui flirte régulièrement avec le sirupeux indigeste, sans jamais tomber dedans. Trois disques d’équilibristes de la part d’un artiste qui devrait à n’en pas douter faire – beaucoup –parler de lui en 2012. Car oui, la révélation de 2012, ne cherchez plus: ça y’est, c’est The Weeknd !

The Weeknd – House of Balloons – Thursday – Echoes of Silence – self-released - +
Télécharger gratuitement et légalement ici



Beaucoup moins lo-fi que leur élan précédent, et bien plus réussi que celui-ci, les Dum Dum Girls proposent sur ‘He Gets Me High Ep’ trois nouvelles compositions de haute volée, la guitare au centre de tout. Mieux, trois franches réussites, très rentre dedans avec la guitare comme base de travail. Simple et très efficace. Avec en point d'orgue et pour conclure, une reprise There Is A Light That Never Goes Out, chanson phare des Smiths. Du genre parfaite.


Dum Dum Girls – He Gets Me High Ep – Sub Pop – +
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Voilà peut-être l’Ep de l’année. On savait que Mayer Hawthorne avait du talent. Mais à ce point… ‘Impressions Ep’, disque balancé gratuitement en téléchargement (voir plus bas) propose six reprises de titres connus à plus obscurs. Bien aidé par un groupe du genre « au taquet », Mayer Hawthorne s’en sort à chaque fois à merveille, avec une justesse parfaite. Et même sur l’archi repris Mr Blue Sky. C’est dire !

Mayer Hawthorne – Impressions Ep – Stones Throw – +
Télécharger gratuitement et légalement ici



Quoiqu’en dise la pochette (négatif de celle de ‘Ravedeath, 1972’), ‘Dropped Pianos Ep’ est le côté clair de l’album sorti cette année par Tim Hecker. Plus de trente minutes de piano évasif, de 9 sketches (le titre de chaque chanson) aux ambiances aussi lumineuses que sombres.
Un régal d’ambiant, de sobriété classique et de drone. Un bijou, un !

Tim Hecker – Dropped Pianos Ep – Kranky – +
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A l’instar de The Weeknd, il est là aussi très difficile de séparer ces deux premiers Eps. Autant sur la qualité que sur les promesses qu’ils contiennent.

Comme The Weeknd, on tient là assurément une des grandes voix et un des grands personnages de l’année 2012 qui s’ouvre sous peu.
Soul, funk, folk, Michael Kiwanuka (et le groupe qui l’accompagne. Il ne faut jamais oublier ces groupes qui magnifient des artistes déjà bien talentueux) semble maitriser ces styles qu’il mélange à merveille.


Et, ce qui ne gâche rien, c’est que notre homme a une voix à la justesse indéniable. Évidemment un des très grands espoirs de 2011.

Michael Kiwanuka - Tell Me A Tale Ep (Isle Of Wight Sessions)- I’m Getting Ready Ep – Communion – +
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Grand groupe français méconnu, aux sorties toujours de haute tenue, Kwoon aura confirmé en 2011 tout le bien que je pense de lui. Mené par Sandy, le groupe s’éloigne un peu de ce son post-rock qui lui va à ravir pour mieux alterner avec des chansons plus tendues. Et pour bien finir l’affaire, Kwoon propose même en cloture une relecture acoustique de son tube à lui, I Lived on The Moon. On dit comment ravissement en post-rock ?

Kwoon – The Guillotine Show Ep – self-released/Fin de Siècle – +
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Alliage de bon gout, ‘Fair Enough Ep’ aura été un régal pour mes oreilles et m’aura permis de finir – notamment – un été pourtant bien pourri en beauté. Entre vagues de synthés et électro tuantes, cet Ep de Para One & Tacteel est une méchante surprise, très groovy. Rien de moins qu’un Must-Have majuscule !

Para One & Tacteel – Fair Enough Ep – Fool’s Gold – +
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Ben Cooper, avant de sortir avec un nouvel album (on y reviendra bien assez tôt) est revenu en août dernier avec ‘The Bastards Volume 1 Ep’, une trilogie d’Ep, dont le premier est à télécharger gratuitement et légalement (voir plus bas).
On retrouve via ces trois chansons tout le sel qui faisait de ‘Ghost’ un immense album : des mélodies enchanteresses, des clappings en veux-tu en voilà et une émotion qui traverse chacune de ses compositions. Vite la suite!


Radical Face – The Bastards Volume 1 Ep – self-released – +
Télécharger gratuitement et légalement ici (à la date du 16 septembre 2011)



Les très pop Revolver, groupe français rappelons le, auront donné suite à leur déjà réussi premier effort de 2009 ‘Music for a While’ via ‘Parallel Lives Ep’. Quatre chansons, deux nouvelles compositions, deux reprises, le tout enregistré live et acoustique. Cet Ep, sans aucune prétention, est une franche réussite, très fraiche et aux mélodies qui n’arrêtent pas de sautiller un peu partout.

Revolver – Parallel Lives Ep – Delabel – +
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Buzz de l’année en Angleterre, The Vaccines n’est pas l’arnaque que certains voudraient nous faire croire qu’ils sont. En tout cas, pas avec ce sobrement intitulé ‘Ep’, qui contient ni plus ni moins que deux des meilleures chansons de leur album ‘What Did You Except From The Vaccines ?’. Et puis rien que pour Post-Break Up Sex...

The Vaccines – The Vaccines Ep – Columbia
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12"

Si la collaboration entre Burial et Four Tet coulait de source tant ce dernier est un crossover maker de tous les diables, adjoindre Thom Yorke, beugleur en chef d’un groupe qui sombre d’albums en albums depuis maintenant dix ans, relevait du pari ; et ce malgré la belle surprise qu’avait constitué ‘The Eraser’ en 2006.
Pari gagné. La voix de Thom Yorke se marrie parfaitement aux univers musicaux des deux compères qui composent ici une ambiance musicale insidieuse et perverse rapidement envoûtante.

Burial, Four Tet & Thom Yorke – Ego-Mirror 12" – Text – +
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Sortie surprise et inattendue, ‘Locked/Pyramid 12"’ est un disque immense. Four Tet prouve ici (s’il en était encore besoin car très franchement) quel sens de la mélodie il possède et quel talent vit en lui. Difficile de trancher et de déterminer quel morceau est supérieur à l’autre ; Locked plein de légèreté ou Pyramid, lancinant, intriguant et dansant ? Va savoir Édouard. Mais quel disque!

Four Tet – Locked/Pyramid 12" – Text – +
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(Ré)Édition


Quarante-quatre. Quarante-quatre années d’attente pour enfin écouter le chef d’œuvre perdu de l’histoire de la pop music. Alors oui, il y avait bien eu le ‘SMiLE’ de Brian Wilson en 2004, somptueux. Mais malgré la classe de l’ensemble, on ne pouvait s’empêcher de trouver que les voix n’étaient pas les mêmes et que la folie qui l’habitait alors ne transparaissait pas sur sillon.

Sept années plus tard, et de façon presque inattendue, Brian Wilson a ressorti les bandes du placard, a enlevé la poussière dessus et s’est remis au travail, comme en 1967, quand les Beach Boys devait devenir le grand groupe du monde.
Cette fois, il l’a fait sans drogue. Et a réussi ce qu’il n’avait pas réussi à faire l’époque: finir son disque.

S’il y a bien un mot qui convient parfaitement à ‘The SMiLE Sessions’, c’est bien le mot chef d’œuvre utilisé plus haut. L’ensemble est dingue. Il fallait être fou pour penser, imaginer, produire un tel album, qui plus est en 1967.
Il y a tout dans cet album des Beach Boys : de la pop grandiloquente, des chœurs magnifiques, des chansons à tiroirs, des tubes en or massif. Et un génie en train de se brûler les ailes qui vole au-dessus de tout cela.

The Beach Boys – The SMiLE Sessions – Capitol – +
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7"

Amoureux du format court, The Pains of Being Pure at Heart aura continué a disséminer ici et là ses face-A et B tout au long de l’année. Des deux singles sortis en 2011, c’est indéniablement ‘The Body 7''’ qui remporte la palme. Pas forcément pour The Body, mais pour Tomorrow Dies Today, véritable tube pop que beaucoup voudraient avoir écrit. Et qui n’est qu’une « simple » face-B pour ces américains au talent fou.

The Pains of Being Pure at Heart – The Body 7'' – Slumberland
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Je ne suis évidemment pas objectif, mais ce premier 45 tours de Without My Hat Records ne pouvait pas ne pas figurer dans cette liste. Car j’en suis avant tout très fier. Car j’aime Pumuckl comme ce n’est pas permis. Et que c’est aussi une façon de remercier tout ceux qui ont soutenu le projet. Des plus anonymes aux « célébrités du web », de Kill Me Sarah à Erwan en passant par The Muffin Man, Rock 0la, Micka, Gérald ou Pepito (sans compter ceux que je n’aurais pas reconnu).
Merci donc. J’en profite également pour signaler qu’il reste des copies pour ceux qui le souhaitent!
Quant aux prochaines aventures de Without My Hat Records, elles devraient voir le jour courant premier trimestre 2012.

Pumuckl - Simple 7" - Without My Hat Records - +
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Pour finir, et comme à chaque fois, vous trouverez ci-dessous un player Grooveshark présentant une chanson de chacun des disques présentés ci-dessus.
Bonne(s) écoute(s) ! Et à très vite pour la suite!