Album : -
Année : 2015
Label : -
Un disque qui ne transpire pas de bonheur (et alors même que Charlotte Greig n'est que clairement évoqué sur Strange, la chanson de clôture), où il est question de relations amoureuses qui tournent à vide, de dénigrement de soi, d'interactions sociales compliquées, d'ennui et de lassitude à peine voilés. Pourtant, musicalement, si la mélancolie est bien présente, il y a dans cette jangle-pop énervée (aux accents parfois punk) et qu'on pourrait situer quelque-part au croisement des Smiths (cette guitare !) et de R.E.M., assez de peps et d'envie d'en découdre pour vouloir croquer la vie à pleine dent.
Court et fort de quelques singles à l'efficacité impeccable (l'évident Freak Mode mais surtout One More Day, en écoute aujourd'hui, chanson à l'intro, aux riffs et à l'urgence imparables), 'Cotton Crown' est donc un album curieux, qui joue de l'ombre et de la lumière à tous les niveaux ; et qui prouve (mais qui en doutait ?) que 'Dead Meat' n'était pas qu'un one-shot réussi. The Tubs devraient être dans les parages encore pour un moment.
Album : Cotton Crown
Année : 2025
Label : Trouble In Mind Records
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Autre chanson très conseillée de 'Cotton Crown' de The Tubs, voilà l'évident single Freak Mode :
Le clip de Freak Mode de The Tubs :
Je parle beaucoup trop de Four Tet. Mais quand on aime on ne compte pas.
Un très bon premier album et trois singles (deux compositions originales, I Think You Know et So Far Gone, et une reprise Our Love Will Still Be There de The Troggs) : jusque-là, on est pas loin du sans faute de la part de Weird Nightmare, le moniker solo Alex Edkins, leader des furieux de METZ. Et ce n'est pas son dernier single qui va démentir cet état de fait.Pour celui-ci, l'américain s'est attaquée à She's the One, une chanson parue sur l'album 'Road to Ruin' des Ramones en 1978. Mais plutôt qu'être dans la redite punk, Weird Nightmare a préféré ralentir le tempo du titre original pou lui donner un verni très sixties (on jurerait la production d'époque), avec des clappings, des « yeah yeah » à tout va et un piano presque clinquant. Un relecture si bien troussée qu'on jurerait un temps que She's The One est une chanson des Beatles. Grande reprise.
Le clip de One Way Out of a Hole de Cloud Cult :
J'aurais aimé attendre le 6 octobre prochain pour évoquer une seconde fois cette année le nouvel album de Tele Novella. Hard Hearted Way était une belle mise en bouche pour ce disque très très attendu dans ces pages et suffisait sans doute bien. Oui mais voilà, le duo Natalie Ribbons/Jason Chronis a publié il y a quelques jours Eggs in one Basket, le troisième single extrait de ce 'Poet's Tooth' à venir. Et il m'était difficile de ne pas en parler, fut-ce succinctement. Avec toujours à l'esprit cette ambiance d'ici et d'hier, les Tele Novella composent là une chanson aux couplets métronomiques, aux refrains lumineux (dont la mélodie semble tout droit venue de la fin des années 60) et qui fourmillent de détails délicieux. Je crois ne pas me tromper en disant que Eggs in one Basket est à ce jour sans doute la plus belle chanson jamais écrite par Tele Novella.
Le clip de Eggs in one Basket de Tele Novella :
datA ou le type qui devrait faire parler de lui dans les prochaines semaines. Et pas qu'un peu. Reprenons donc: David Guillon, aka datA, est de retour après un 'Rapture Ep' très réussi l'an passé. De retour pour un quatrième maxi - qui annonce un premier album à venir ('Skywriter', le 25 mai prochain) - datA ne fait pas dans la dentelle. Au programme, une chanson (One in a Million), et trois remixes, tous réussis.
Pete and The Pirates ou l'une des chouettes découvertes de l'année. Passé complètement à côté de leur premier album 'Little Death' en 2008, je rattrape mon retard avec la sortie de 'One Thousand Pictures'.
J'ai parfois vu passer le nom de David Berman. J'ai plus souvent vu celui de son groupe, Silver Jews, revenir. Mais je ne m'y suis jamais arrêté, quand bien Stephen Malkmus, quand bien même Bob Nastanovich. Alors en août dernier, quand la mort de David Berman a été annoncée, je n'ai pas été spécialement touché. Mais les tombereaux d'hommages, de gens tristes à en pleurer, les témoignages bouleversés disant à quel point cet homme avait marqué leur vie, tout ceci m'a interpellé.
Q Magazine, mensuel britannique aux gouts aussi douteux que parfois étonnants, a annoncé il y a quelques semaines de cela qu'il allait sortir une compilation de reprises de U2 à l'occasion des 20 ans d''Achtung Baby', disque encensé s'il en est mais qui ne m'a jamais renversé. Un disque de covers au nom alambiqué, 'AHK-toong BAY-bi Covered'. Mais soit.
S'il y a toujours quelques jolis moments à prendre sur les albums de Bright Eyes, la magie semble, en partie tout du moins, partie. Et Conor Oberst semble prendre plus de plaisir avec The Mystic Valley Band, groupe créé par notre homme et avec qui il fricote depuis 2008 et deux albums.Une pochette qui illustre bien le propos de James Blake sur ce nouveau titre. Sans nul doute écrite en réponse à l'élection de Donald Trump il y a deux semaines de cela, Like The End sonne une - fausse - berceuse à la mélodie presque agressive qu'on croirait avoir été écrite par Radiohead. Une chanson désabusée, pour ne pas dire désespérée (« But doesn't it feel like the end? Something's coming for us, I think we're not prepared that this might only be day one »), au tempo lancinant, mais pour le moins très réussie.
Album : -
Année : 2024
Label : CMYK
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Que ceux qui n'ont pas aimé les précédents albums de Joanna Newsom (et notamment à cause de sa voix) passent leur chemin: il ne trouveront rien dans ce 'Have One on Me' qui pourra les convertir à la musique de la belle américaine.
Une des nombreuses merveille que compte le somptueux 'Life is full of Possibilities', premier album de Dntel, de 2001. Et puis sur un blog où on perd ou on oublie son chapeau, en ces temps hivernaux, un Umbrella c'est toujours bien utile.
Adam Pierce (l'anagramme du nom du groupe) est revenu l'an passé avec un disque une nouvelle bien torché. Et en 2005, il composait ce Night Wave, invitait Anna Valtysdottir de Mùm à poser sa voix et décidait de foutre des frissons dans tous les bras des chanceux qui mettraient une oreille sur ce titre là.
L'an passé, le grand Macca a sorti un bien joli disque, le réussi 'Memory Almost Full' dont on gardera longtemps en mémoire ce vibrant House of Wax, plein de solo années 80-staïle, qui aurait été d'une vulgarité sans nom avec n'importe quel autre artiste. Sauf qu'avec lui, c'est juste classe comme jamais.
Alors que l'an passé, l'ami Para One prenait des accents de Boards of Canada pour la bo de 'Naissance des Pieuvres', revenons le temps de 4'27'' sur son premier album à la pochette aussi moche que son contenu est sympa. Et au hasard, mettons ce Turtle Trouble en écoute, pétaradant.
En 2006, le nouvel album des Decemberists avait été aussi figue que raisin. Figue pour quelques titres vraiment mineurs voire ratés. Et raisin pour des morceaux comme O Valencia!, le genre de trucs qui, plus d'un an plus tard, ne lassent toujours pas.
Dans le genre combo déjanté, je voudrais les Frog Eyes. Sur leur dernier album en date, le réussi 'Tears of the Valedictorian' l'an passé, ils pondent notamment un bijou de titre, Bushels, de plus de 9 mns, sorte de petite soeur délurée de Swans (Life After Death) des Islands. Merveilleux.
Nouvel album du hip-hopeux canadien qui aime le crossover. Sauf que sur ce 'Situation', il revient à ses premiers amours. Et il ennuie. Pas mal d'ailleurs. Et puis, sans crier gare, à la toute fin du disque, arrive The Chromatics, titre somptueux , sorte de Jeux Interdits-2008 qui sauve la baraque avec sa guitare hispanisante du meilleur effet.
Pas dit que les fans de The Twilight Sad trouvent leur compte dans ce nouvel album. Toujours rock, toujours noisy et bruyant, mais avec des sons analogiques viscéraux qui s'échappent de chacune des chansons du disque.