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lundi 28 août 2017

[Track of The Day] The Drums - I'll Fight for Your Life

Le saviez-vous ? The Drums est toujours en activité et continue de sortir des disques à intervalles réguliers. Révélés par quelques singles de qualité et un premier album recommandable, le duo a sorti en juin dernier leur quatrième disque, 'Abysmal Thoughts'.

Et c'est une belle surprise. Portée par une production réussie, The Drums démarre son album sur les chapeaux de roue avec un triptyque de tubes impeccable. Piochant toujours son inspiration dans les années 80, proposant une indie-pop à la façon de faire de l'époque, The Drums continue de prouver qu'ils n'auraient eu aucun mal à être signé par Factory Records il y a 35 ans.

Dommage que cet 'Abysmal Thoughts' se perde en longueur, car en resserrant le propos, les Drums auraient pu emporter une adhésion complète. On se satisfera donc de les voir toujours aussi bien vivant, avec un son aigu de la mélodie. Tous les « next big thing » de ces 15 dernières années ne peuvent pas en dire autant.

Album : Abysmal Thoughts
Année : 2017
Label : ANTI-

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En plus des lecteurs Spotify et Deezer dans la colonne de gauche, I'll Fight for Your Life de The Drums est également en écoute ci-dessous :


Autre chanson de ce nouvel album de The Drums, Mirror, qui ouvre 'Abysmal Thoughts' :



Pour finir, le clip de Blood Under My Belt, premier single de ce 'Abysmal Thoughts' de The Drums :



jeudi 1 avril 2010

[Track of The Day] The Drums - Best Friend

Ces gens là ont bon goût. Quand on va sur le Twitter des Drums, s'ils sont suivis par plus de 1000 personnes, ils suivent de leur côté uniquement l'actualité de… 3 comptes. Et parmi ceux-ci, il y a celui des écossais de Camera Obscura. Preuve s'il en est que le quatuor New-Yorkais a autant la classe quand il compose des chansons que quand il aime des groupes.

Au-delà de cette considération un brin geekesque j'en conviens, c'est surtout les deux nouvelles suivantes qui sont à prendre avec beaucoup de plaisir. Présenté comme la type de 2010 dès… le milieu de 2009 par un 'Summertime Ep' enthousiasmant au possible, The Drums arrive à l'orée de l'été prochain avec un premier album, éponyme.

Mais surtout, et vu qu'il faut bien faire monter la sauce doucement mais sûrement, le groupe vient de sortir (c'était hier) un premier Ep de trois titres, dominé par la chanson Best Friend, dont la sortie porte le nom, que l'on avait déjà croisé sur un Ep non-officiel, 'The Drums Ep', l'an passé.

Ce Best Friend est dans la lignée du premier Ep (officiel) de The Drums - cependant moins solaire que pouvaient d'être quelques titres -, à la musicalité Factory Records marquée et New Order - avec l'esprit de Joy Division - comme inspiration principale. Plus pesant certes (les paroles y sont pour beaucoup: "You're my best friend // But then you died // When I was 23 and you were 25 // You're my best friend // But then you died // And how will I survive, survive?") mais toujours aussi fameux. 

Album: Best Friend Ep 
Année: 2010
Label: Island

Le clip de Best Friend de The Drums:

mercredi 23 décembre 2009

Top 20 'Ep, 7", 12", Compilations & Rééditions' 2009


Devenus une véritable institution avec l’explosion d’Internet, les tops de fin d’année ont toujours été chez moi et depuis 2002 un exercice auquel je me prête très volontiers, ayant un côté Rob Gordon exacerbé. Pourquoi ? Je ne sais pas à vrai dire. Peut-être pour faire un bilan concret d’une année écoulée. Plus sûrement (et c’est encore plus vrai depuis la création de ce blog) pour mettre en avant des disques qui m’ont touché toute une année durant et qui n’ont pas forcément toujours voix au chapitre des médias.

Première étape aujourd’hui, avec, comme l’an passé, une sélection – non-classée – des meilleurs formats courts (Ep, 7’’, 10’’, 12’’), des rééditions et des compilations de l’année 2009.

EP/MINI-ALBUM

Une sélection qui débute par les Extended Play ou Ep. Car ils ont été nombreux à rythmer mon année. Comme le premier des 1973, groupe français faisant de la pop ouvragée un véritable sacerdoce, qui est un petit bonheur sans fin et annonce un premier album pour le printemps prochain que l’on espère de haute tenue. A suivre l’enregistrement sur leur blog, on peut espérer sereinement (1973 ‘Ep’ Blonde Music +).

Sereins, ce n’est pas forcément le mot qui viendrait à l’esprit pour parler de l’énième petite merveille de ces tarés d’Animal Collective, ‘Fall Be Kind Ep’. Certains trouvent que l’on en fait trop sur eux ? Je préfère passer plutôt que m’entêter à expliquer pourquoi ce groupe est le plus important des années 2000, de par sa discographie album et sa discographie Ep. Et je préfère souligner qu’une fois de plus, ils font évoluer leur musique après un ‘Merriweather Post Pavilion’ détonnant, tendant vers une comédie musicale hallucinée plutôt que vers une pop-electroïsée et psychédélique (Animal Collective ‘Fall Be Kind Ep’ Domino +).

Broadcast, quant à eux, sont revenus sur le devant de la scène, via un album avec The Focus Group (Julian House), 'Investigate Witch Cults Of The Radio Age'. Un mini-album (selon leurs propres termes) de plus de 50 mns, qui tranche avec l'univers Broadcast. Peu de chants et au contraire beaucoup de collages expérimentaux. Un voyage assez initiatique, comme celui d'Alice au Pays des Merveilles: tout est surprenant et incongru ici. Et à chaque fois on a envie d'aller plus loin. Suite de leurs aventures durant le premier semestre 2010 (Broadcast and The Focus Group 'Investigate Witch Cults Of The Radio Age' Warp).

L’ami Clark, quant à lui, continue de suivre son chemin, plein d’électro. Non content d’avoir sorti un très beau ‘Totem Flares’, il avait eu la bonne idée de mettre dans nos oreilles quelques mois auparavant un ‘Growls Garden Ep’ de très haut niveau, annonçant la couleur, forcément organique et analogique (Clark ‘Growls Garden’ Warp +).



Les barcelonais de Delorean la joue moins sérieuse. Leur ‘Ayrton Senna Ep’, hormis le fait d’avoir le titre le plus classe de l’année, est un recueil d’electro-pop totalement dans l’air d’un temps qui aime et veut de la synth-pop (Kris en parle très bien chez lui ici: cherchez les papiers du 2 au 8 novembre). Un Ep qui ne paye pas de mine de prime abord mais qui vaut rapidement son pesant de rayons de soleil ! (Delorean ‘Ayrton Senna Ep’ BCore +).


Et puis il y a la révélation de l’année, LE groupe de 2010. Ne cherchez pas plus loin, c’est lui. Un quatuor de new-yorkais qui aime les clappings et qui lorgne tantôt (c’est à la mode) du côté 80s et d’un son très anglais – new-wave et cold-punk, il y a du Joy Division et plus généralement de Factory chez ces garçons là – et tantôt vers une sunshine pop plus américaine. Leur ‘Summertime! Ep’ est un grand mini-album. Confirmation de leur potentiel que l’on peut imaginer très grand dans les mois qui viennent (The Drums ‘Summertime! Ep’ Moshi Moshi +).


Dans une veine bien plus noisy-pop, mais allant chercher son inspiration aux mêmes endroits que The Drums, voilà Dum Dum Girls, groupe dont on ne sait pas grand chose (Dee Dee, la leader, est-elle vraiment tout seule ?) mais qui aime le lo-fi et les distorsions. Quand on sait que les Crocodiles ou Blank Dogs font partie de ses amis, on comprend mieux. Une jeune femme à suivre de près (Dum Dum Girls ‘Yours Alone Ep’ Captured Tracks).


Hauschka ne connaitra surement pas une consécration comme celle qui attend The Drums. Pourtant, le compositeur allemand, continue d’écrire de bien beaux morceaux, tout au piano, en y insérant ici et là des petites touches électro. Son ‘Snowflakes and Carwrecks Ep’ (40 mns quand même !) est une grande œuvre une fois de plus, auprès de laquelle peu de gens, malheureusement, se seront arrêtés (Hauschka ‘Snowflakes and Carwrecks Ep’ Fat Cat +).


Enfin, finissons cette catégorie EP par The Pains of Being Pure at Heart, qui non content d’avoir surfé tout en haut de la vague d’un shoegaze en plein retour avec un premier album très réussi (on y reviendra), sortent un ‘Higher Than The Stars Ep’ du même acabit, le côté plus «joyeux ». Sarah Records semble plus que jamais vivant! (The Pains of Being Pure at Heart 'Higher Than The Stars Ep' Slumberland +).



7"











Du côté des 7’’ impossible de tout citer. J’en ai sélectionné dont quatre : le 7" de ce rasta-boy de Gonjasufi, grande découverte de soul organique et électronique (Gonjasufi Holidays-Candylane 7’’’ Warp +); le 'Split 7’’' de Grouper et le Pumice qui aura eu la bonne idée de me faire découvrir Grouper et de confirmer tout le talent de ce diable de Pumice (Grouper/Pumice ‘Split 7’’’ Soft Abuse); le 7" de Jason Molina et de ses Magnolia Electric Co avec sa mélodie pleine de sang de cowboy (Magnolia Electric Co Rider. Shadow. Wolf 7’’’ Secretly Canadian +) ; Et enfin le ‘Mirando 7’’’ de Ratatat où les Animal Collective (encore eux !) s’offrent un délire vaporeux de 10 mns (Ratatat ‘Mirando 7’’’ XL +).











12"


C’est Four Tet qui aura fait l’actualité marquante du format 12’’, tantôt avec Burial pour un travail collaboratif remarquable et que l’on espère se renouveler dans le futur entre le petit génie de l’électro et le pape du dub-step (Burial & Four Tet ‘Moth/Wolf Cub 12"’ Text +), tantôt seul avec un ‘Love Cry 12’’’ plein de swing et qui annonce de bien belles choses pour les mois qui viennent (Four Tet ‘Love Cry 12’’’ Domino +).









COMPILATIONS
Au niveau des compilations, impossible de ne pas citer ‘Dark Was The Night’, un double album – pour la bonne cause – de 31 chansons (compositions originales ou reprises) et qui accueille pour l’occasion la fine fleur de l’indie-pop/rock/folk du moment, de Yeasayer à Iron & Wine, de Sufjan Stevens à The Books, de Blonde Redhead à The Decemberists. Un tout totalement hallucinant. Jamais entendu une compilation aussi éclectique et en même temps aussi réussie (A Red Hot Compilation ‘Dark Was The Night’ 4AD +).


RÉÉDITIONS
Finissons ce petit round-up par quatre rééditions qui me tiennent à cœur. A tout seigneur tout honneur, commençons par celle de la discographie des Beatles. Un énorme travail pour un résultat au-delà des attentes mais pour un prix totalement indécent. On pourrait en écrire dix pages, alors le mieux à faire, c’est d’aller voir le papier le plus abouti et le plus complet écrit sur le sujet, chez Kill Me Sarah, forcément (The Beatles ‘Remastered’ Apple).


Dans le genre imposant, le coffret – limité – concocté par Matthew Cooper (aka Eluvium) se pose là. ‘Life Through Bombardment’ regroupe 7 LPs, plus de 3h30 et 41 morceaux d’ambient, d’électronica et de minimalisme: en gros toute la discographie du bonhomme plus quelques raretés. Un coffret imposant dont l’enchainement d’une traite est un voyage de l’esprit fabuleux (Eluvium ‘Life Through Bombardment’ Temporary Residence).

A leur niveau, The Miracles ont sorti une sacrée réédition avec un ‘Depend on Me : The Early Albums’. Pas de boxset à 100€ ici. Non, juste un double album rempli à ras bord (53 chansons) compilant les cinq premiers albums du groupe. Moi qui ne connaissais que vaguement le groupe (comprendre «deux chansons à tout péter») et embrigadé par un français presque allemand jamrékien à l’éclectisme assez fou, j’en ai eu pour mon argent (même pas 15€). Savoureux, délicieux, chaleureux. Rajoutez tous les en «-eux» que vous voulez, cela n’y changera rien : cette réédition est un bonheur sans fin (The Miracles ‘Depend on Me : The Early Albums’ Hip-O Select).

‘Memoryhouse’ de Max Richter est un bonheur dans son genre aussi. Car le premier album du compositeur écossais était introuvable depuis des années ! Fat Cat, maison hôte de Max Richter depuis son deuxième album, a récupéré les droits et après quelques reports a ENFIN réédité (sur son sous-label 130701) la splendeur. Cet album est un véritable bijou : symphonique mais sans en faire trop, légèrement électronique, ‘Memoryhouse’ est la première pierre philosophale d’une carrière presque sans accroc (Max Richter ‘Memoryhouse’ 130701).



Vous trouverez ci-dessous un lecteur grooveshark présentant une chanson de chacun des disques évoqués ci-dessus:



Tracklist:
01. 1973 - We Are Nowhere
02. Animal Collective - What Would I Want? Sky
03. Broadcast - I See, So I See So
04. Clark - Growls Garden
05. Delorean - Moonson
06. The Drums - Don't Be a Jerk Johnny
07. Dum Dum Girls - Catholicked
08. Hauschka - Ginsterweg
09. The Pains of Being Pure at Heart - Falling Over
10. Gonjasufi - Candylane
11. Magnolia Electric Co. - Rider.Shadow.Wolf
12. Grouper - Rising Height
13. Ratatat - Mirando (Animal Collective remix)
14. Burial & Four Tet - Wolf Cub
15. Four Tet - Love Cry
16. The National - So Far Around The Bend
17. The Beatles - While My Guitar Gently Weeps (mono remastered)
18. Eluvium - Everything to Come
19. The Miracles - Broken Hearted
20. Max Richter - Sarajevo

samedi 25 décembre 2010

Top 50 'Chansons 2010'


Avant de continuer les pérégrinations topesques de ce blog, petit coup d'oeil sur quelques blogs amis. Notons ainsi que l'unique Disso a demandé (et continue de le faire) à qui souhaitait répondre ce qu'il fallait retenir en 2010, que Paul de Pomme2pin a lancé depuis quelques jours déjà quelques pistes, que Lyle piste pour le moment les daubes de l'année, tandis que Dragibus fait un petit bilan musical via le top des blogueurs 2010.


Mais revenons à nos moutons. Après donc une sélection d'Ep, compilations et autres -inches, deuxième partie de mon traditionnel triptyque annuel: les chansons et/ou singles de l'année.
Un numéro 1 qui aura écrasé de classe le reste de l'album sur lequel il se trouvait, un numéro deux qui doit être la chanson que j'ai le plus écouté en 2010, un numéro 3 qui rappelle les meilleures heures de New Order et un numéro 4 qui est la chanson la plus trémoussante de l'année. Bref, elles sont cinquante et auront rythmé mon année musicale. Et sont toutes en écoute dans le lecteur grooveshark en bas de l'article.

Bonne écoute!
Pour rappel:
Top 'Albums 2010': 10-01
Top 'Albums 2010': 30-11
Top 50 'Albums 2010': 50-31
Top 20 'Ep, 7", 12", Compilations et Rééditions' 2010


50. GAYNGS – The Gaudy Side of Town [Jagjaguwar]
49. Tom McRae – Out of The Walls [Cooking Vinyl]
48. Crystal Antlers – Little Sister [-]
47. The Duke Spirit – Everybody's Under Your Spell [You Are Here]
46. The Hundred in the Hands – Pigeons [Warp]
45. Math & Physics Club – Jimmy Had a Polaroïd [Matinée]
44. Gulcher – Bird Nine [-]
43. Pernice Brothers – The Loving Kind [Ashmont Records]
42. Seabear – Cold Summer [Morr Music]
41. Ash – Space Shot [Atomic Heart]
40. Roky Erickson with Okkervil River – Goodbye Sweet Dreams [ANTI-]

39. Laura Marling – Devil's Spoke [Virgin]
38. Hal – Down in the Valley [-]
37. Frightened Rabbit – Not Miserable [Fat Cat]
36. Styrofoam – Carolyn [Nettwerk]
35. Roadside Graves – Liv Tyler [Autumn Tone]
34. Arcade Fire – The Suburbs [Merge]
33. Radical Face – The Deserter's Song [Sound of a Handschake]
32. Wild Nothing – Your Rabbit Feet [Warmest Chord]
31. Jeremy Messersmith – John The Determinist [-]
30. Funeral Party – New-York City Moves to the Sound of LA [RCA]

29. Cee-Lo – Fuck You [Elektra]
28. The Bamboos – Like Tears in Rain [Tru-Thoughts]
27. Clogs - Last Song (feat. Matt Berninger) [Brassland]
26. Four Tet – She Just Likes to Flight [Domino]
25. The Drums – Forever and Ever Amen [Island]
24. Unkle Bob – Satellite [Friendly Sounds]
23. Janelle Monae –Tightrope (feat. Big Boi) [Atlantic]
22. Florent Marchet – Courchevel [Nodiva]
21. Sufjan Stevens – I Want to be Well [Asthmatic Kitty]
20. The Roots - Radio Daze (feat. Blu, P.O.R.N. & Dice Raw) [Def Jam]

19. Robyn – Dancing on my own [Konichiwa]
18. The Tallest Man on Earth – King of Spain [Dead Oceans]
17. Sage Francis – The Best of Times [Epitath]
16. Arnaud Fleurent-Didier – Ne Sois Pas Trop Exigeant [Columbia]
15. Teenage Fan Club – Baby Lee [PeMa]
14. The Pains of Being Pure at Heart – Say No To Love [Slumberland]
13. Kanye West – Power [Def Jam]
12. A Weather – Third of Life [Team Love]
11. General Bye Bye – Alphabet [Greed Recordings]
10. Eluvium – The Motion Makes Me Last (Four Tet Remix) [Temporary Residence]
09. Crocodiles – Mirrors [Fat Possum]

08. The Idyllists – Empire State [Talking Bird]
07. Katerine – La Banane [Rosebud]
06. Lcd Soundsystem – You Wanted a Hit [DFA]
05. Belle and Sebastian – I Didn't See it Coming [Rough Trade]
04. Scissor Sisters – Invisible Light [Polydor]
03. Future Islands – Swept Inside [Thrill Jockey]
02. Mumford and Sons, Laura Marling and Dharohar Project – Meheni Rachi [Islands]
01. The National – Bloodbuzz Ohio [4AD]

















Et donc le lecteur grooveshark présentant ces 50 chansons, dans l'ordre croissant:


mercredi 6 novembre 2013

[Track of The Day] Trentemøller - Deceive (feat. Sune Rose Wagner)

Anders Trentemøller, dit Trentemøller, est danois. Fait dans l'électro. Et son dernier album en date fait la part belle aux invités de prestige : Low, Kazu de Blonde Redhead, Jonny Pierce de The Drums, Sune Rose Wagner de The Raveonettes, Jana Hunter de Lower Dens. Notamment.
 
Ces invités sont la principale force de ce nouvel album de Trentemøller. Si The Dream avec Low est bien trop convenue et plus Low que Trentemøller, on notera tout de Gravity (avec Jana Hunter), River of Life (avec Ghost Society) et surtout Deceive (avec Sune Rose Wagner), aussi sombre que dansant, et Come Undone, avec la formidable Kazu, chanson organique qui rappelle quelques beaux souvenirs de Blonde Redhead.

Le reste est à l'avenant, et souvent moins intéressant. Trop disparate pour tenir la longueur, 'Lost' reste un album où il est bon de picorer par ci par là. Vous me direz, avec Trentemøller, rien de plus logique et facile. (Oui j'ai osé. Et j'ai même pas honte).

Album : Lost
Année : 2013
Label : In My Room

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En plus du très bon Deceive avec Sune Rose Wagner de The Raveonettes, Come Undone avec Kazu, autre bijou de ce 'Lost' :




En plus, Never Stop Running, avec Jonny Pierce de The Drums et premier single de ce 'Lost' de Trentemøller :


Le même Never Stop Running, mais en clip cette fois :


dimanche 7 janvier 2018

Bilan 2017 : « Albums » (40-21)


Il est temps de tourner la page de 2017 et de rentrer de plain pied dans 2018. Histoire de bien faire les choses, finissons-en avec 40 disques qui auront marqué mon année.
Avant ça, comme le veut la coutume dans ces pages, voilà quelques liens vers d'autres tops et autres bilans de cette fin d'année :

Quarante albums donc. Oui, d'habitude c'est 50, mais en mettre dix de plus aurait été superflu. Quarante disques, présentés en deux parties. Voilà la première, les albums classés de 40 à 21. Et en bas de ce papier, des lecteurs Spotify et Deezer pour écouter une chanson de chacun des disques cités. Bonne(s) écoute(s) !

Bilan 2017 :

40. Sóley, Sin Fang & Örvar Smárason - Teens Dreams [Morr Music]
Le super groupe islandais que voilà aura marqué mon année. 'Teens Dreams' est un album compilant les 12 singles qu'ils auront sorti, mois après mois, tout au long de 2017. Vaporeuse, rêveuse, n'hésitant pas à tendre vers un côté mainstream mais aux effets de manches imparables, la musique du trio prend le meilleur de chaque protagoniste. Mais plus que tout, ce projet est beau, tout simplement.


39. Decibelles - Tight [Kidnap Music]
Je débarque avec retard avec ma découverte des Decibelles, trio de lyonnaises qui aura sorti en 2017 son 3è album. Dix titres, 30 mns, emballé c'est pesé, avec des chansons punk hurlées, du rock par ci, de la pop par là, une fin d'album qui dépote et un chant souvent à trois qui leur va bien. Bref, de la balle.


38. Les Marquises - A Night Full of Collapses [Ici D'ailleurs]
Entre pop habitée, lascive, sonorités jazz et musique ambiante et/ou cinématographique, alternant chant anglais et français, tout en conviant quelques invités prestigieux (Matt Elliott, Olivier Mellano), le troisième album de Les Marquises se révèle vite être une douceur noire particulièrement bien produite.


37. The Drums - Abysmal Thoughts [ANTI-]
Porté par une pochette parmi les plus laides vues ces 10 dernières années, le nouvel album des Drums est une belle surprise. Indie-pop à la sauce eighties, le duo continue de prouver, en plus qu'il existe toujours, qu’ils n’auraient eu aucun mal à être signés par Factory Records il y a 35 ans de cela.
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36. The Duke Spirit - Sky Is Mine [Ex-Voto Records]
Resserré (9 titres), court (35 mns), ce nouvel album est différent de ce à quoi les Duke Spirit m’avaient habitué par le passé. Mais s’il y a ici moins des chansons fougueuses et pétaradantes, et plus de titres langoureux et mélancoliques, leurs guitares nerveuses sont toujours là. Pas forcément immédiat, 'Sky is Mine' est en tout cas un des vrais grower de 2017.
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35. Will Stratton - Rosewood Almanac [Bella Union] 
Remis et guéri d’un cancer, Will Stratton aura sorti en 2017 son album le plus anglais, lui l’américain, malgré quelques influences de Sufjan Stevens ou David Ackles. Très bien arrangé (alto, violon(celle) et autres clavecins sont de la partie), ce disque, en plus de dégager une beauté lumineuse, est un album folk des plus positif et plein d’espoir.


34. Piano Magic - Closure [Second Language]
Après 21 ans d'aventure, Piano Magic ferme le ban avec 'Closure', magnifique façon de tirer sa révérence. Mélancolique comme jamais, très bien orchestré et pouvant compter sur la présence notable de Peter Milton Walsh de The Apartments, l'album égrène 8 chansons pop tristes et remarquablement mises musique. On a vu des au-revoir bien moins réussis que ceux-ci.
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33. Poni Hoax - Tropical Suite [Pan European Recording]
Moins froide, plus fun, presque funk par moments, la musique des Poni Hoax continue de suivre la voie tracée par leur précédent 'State of War'. Véritable voyage passant par l’Asie, São Paulo, Pattaya ou l’Europe de l’Est du côte de laquelle ils vont chercher des trompettes merveilleuses, il est aussi le chant du cygne d’un groupe qui, il y a quelques semaines, a décidé de mettre la clé sous la porte.


32. METZ - Strange Peace [Sub Pop]
En confiant sa production à Steve Albini, METZ semble changer de braquet. Sans pour autant laisser reposer son noise-rock, ses guitares aiguisées et martyrisées, sa virulence et son chant punk, il y a comme quelque-chose qui a changé chez le trio. Peut-être plus accessible, ce 'Strange Peace' n’a pour autant rien de paisible. Tant mieux.


31. The Black Angels - Death Song [Partisan Records]
Retour des américains de Black Angels sur les bons rails. Psychédélisme dans lequel déboulent guitares et claviers, écho et voix mixée à la perfection, ce ‘Death Song’ et sa pochette agaçante sait alterner le calme et le furieux. Sacré album.


30. Godspeed You! Black Emperor - Luciferian Towers [Constellation]
La dernière fournée du plus grand groupe de Montréal voit la lumière revenir dans ses compositions, délaissant peu à peu la noirceur de leurs dernières livraisons, quoiqu'en dise son titre 'Luciferian Towers'. Et c'est tant mieux (leur 'Asunder, Sweet and Other Distress' n'étant pas franchement emballant sur la longueur). Car si leur musique reste évidemment toujours aussi dense, revoir des mélodies claires ne les rend que plus passionnant.


29. The Sapphics - Camel Toes [-] 
Constitué de deux membres de Nine o’Nine, les Sapphics est un quintet limougeaud dont le projet repose sur le mythe de l’androgynie. Invitant des guitares Nirvana-esque par-ci, balançant un stoner psyché par là ou punkisant les Franz Ferdinand, 'Camel Toes' est un disque épatant, attendu et qui ne déçoit pas. Et qui transpire la sincérité par tous les sillons.


28. Slowdive - st [Dead Oceans]
Il fallait bien que les Slowdive y passent à leur tour. Reformé pour quelques concerts, le groupe anglais est retourné en studio et a sorti en 2017 peut-être le meilleur album de sa carrière, tout au moins le plus cohérent, quand bien même il se termine par une chanson qui tranche formidablement avec le reste. Quel retour !


27. Grandaddy - Last Place [30th Century]
Retour aux affaires pour le groupe de Modesto après leur arrêt en 2006 avec 'Last Place', un disque à l'image de leur discographie : les défauts présents sont tous sauf rédhibitoires. Mieux : je ne sais pas si la mort soudaine de Kevin Garcia en mai dernier mais comme je le soupçonnais dans ma chronique de l'époque, ce 'Last Place' est définitivement un disque qui s'installe dans votre esprit sans en partir.


26. Michael Chapman - 50 [Paradise of Bachelors] 
Pris en main par Steve Gunn, Michael Chapman, 76 ans au compteur, aura sorti '50', un disque pour (re)mettre en lumière sa carrière, celle d’un artiste méconnu et/ou oublié. Premier « american record » de sa carrière (selon ses propres dires), '50'  propose 1h de musique folk où ses compositions (de nouvelles ou des relectures) se baladent nues comme des vers ou extrêmement habillés d’électricité, de cordes et de chœurs. Quand cinquante années de folk vous contemplent…


25. Esmerine -  Mechanics of Dominion [Constellation]
Esmerine ou un des nombreux groupes issus du tentaculaire Godspeed You! Black Emperor. Surtout un duo qui continue album après album de régaler son monde. Lumineuse, bien orchestrée, pouvant compter sur la présence d’éminents guests (au premier rang desquels Sophie Trudeau de GY!BE), ce 'Mechanics of Dominion' est d’une beauté mélancolique parfaite.


24. Clap Your Hands Say Yeah - The Tourist [CYSHSY Inc]
Disparu des radars médiatiques depuis la fin d'une hype méritée, les Clap Your Hands Say Yeah ne se résument désormais plus qu'à Alec Ounsworth, seul rescapé de l'aventure. Pour autant, plus calme, presque acoustique par moments, cet album contient certaines des meilleures chansons de l'entité new-yorkaise.


23. Mari Samuelsen - Nordic Noir [Decca Classics]
Entre musique de chambre et néo-classique, aussi cinématographique (la première partie) qu’évanescent, chuchotant et quasi ambient (tout le milieu de l’album), ce 'Nordic Noir' de Mari Samuelsen est d'une mélancolie et d’une grande beauté. A se damner !


22. Chad VanGaalen - Light Information [Sub Pop]
Remisant mes idées pré-conçues sur Chad VanGaalen, je suis tombé sous le charme de ce nouvel album de l’américain. Brinquebalant, pleins de guitares, de mélodies accrocheuses et de tubes potentiels (évident Old Heads), ce 'Light Information' est un peu le disque qu’aurait pu écrire Elliott Smith s’il était encore parmi nous aujourd’hui.


21. The Mountain Goats - Goths [Merge]
Pour John Darnielle, leader de The Mountain Goats, les années passent mais le talent perdure. Preuve avec ce 16è album, enregistré sans guitare mais avec une basse ronde comme il faut et une belle utilisation des chœurs, dans lequel il égrène ses histoires (gothiques donc) de sa voix à nulle autre pareille.  


Parce qu'écouter est toujours mieux, voilà un lecteur Spotify et un lecteur Deezer proposant une chanson des 20 albums cités ci-dessus (du numéro 21 au numéro 40) :







Pour rappel :
Bilan 2017 : Top 15 « Ep, 7", Compilation & Réédition »
Bilan 2017 : Top 50 « Morceaux »
Top 40 Albums : 20-01