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mercredi 5 avril 2017

Grandaddy - Last Place [30th Century]

Autant le dire tout de suite, Grandaddy et moi ça n'a jamais été une histoire d'amour. Ce qui ne veut pas dire que je ne suis pas touché par leurs albums, bien au contraire, 'The Software Slump' est un bel album, 'Under The Western Freeway' est un magnifique disque - et leur sommet pour moi. Mais 'Sumday' m'avait assez ennuyé, 'Just Like the Fambly Cat' ne m'avait en rien touché (mais pour être honnête je ne lui ai jamais vraiment donné sa chance).
Et depuis la pause du groupe, je n'avais accordé qu'assez peu d'intérêt à la carrière solo de Jason Lytle, véritable maître à bord du navire Grandaddy. 

Disons que je ne suis pas un fan hardcore. Leur retour avec un nouvel album ne m'a donc pas plus excité que cela. Je n'attendais rien de précis de ce 'Last Place' et c'est peut-être aussi pour cela que je suis tombé sous le charme. On est ici évidemment en terrain connu, on sait bien qu'on a à faire avec Grandaddy, la voix de Jason Lytle est toujours aussi belle et particulièrement juste, et ses mélodies comme faites de collages sont toujours une réussite.

Cela ne signifie pas pour autant qu'il manque de défauts : un manque de finesse sur quelques titres (Evermore, Brush with the Wild, quelques guitares sur la toute fin de A Lost Machine) alors que j'ai toujours trouvé que c'était là une des forces du groupe ; quelques titres de remplissages (The Boat is in the Barn, Chek Injin). Mais l'ensemble est globalement enivrant, notamment sur toute la partie finale, où Grandaddy en profite pour confirmer qu'ils ne sont jamais aussi bons que lorsqu'ils font dans la balade mélancolique, pleine de collage et de multiplications de strates sonores (This is the Part, le dépouillé et acoustique Songbird Son, Jed the 4th, A Lost Machine).

'Last Place' est finalement à l'image de la discographie de Grandaddy : un album assez inégal, mais dont les défauts sont tout sauf rédhibitoires, et qui a tout pour être un grower comme on dit. Il faut dire qu'avoir un compositeur comme Jason Lytle à sa tête, ça aide. (Sortie : 3 mars 2017)

NB : Je vous conseille la lecture de cette très longue et intéressante de Jason Lytle réalisée par Greg Bog pour Benzine Mag. Une interview où le grand manitou de Grandaddy prend le temps de s'expliquer sur l'histoire du groupe et de cet album. A lire ici.

Son : 
'Last Place' de Grandaddy est à l'écoute sur Spotify et Deezer
Le site officiel de Grandaddy, évidemment en grande partie dédié à 'Last Place'
'Last Place' de Grandaddy est à l'achat ici


Quatre titres en écoute de ce 'Last Place' de Grandaddy. Tout d'abord, This is the Part (également en écoute dans les lecteurs Spotify et Deezer à gauche). Puis le magnifique A Lost Machine. Ensuite Way We Won't, le single de l'album. Enfin, Evermore (bien que too much à mes oreilles) :








mercredi 8 avril 2009

[Track of The Day] Jason Lytle - Yours Truly, The Commuter

Quand Jason Lytle, le responsable de la confrérie barbue, avait mis fin à l'aventure Grandaddy, je dois avouer ne pas avoir éprouvé grand chose tant 'Sumday' et 'Just Like The Fambly Cat', leur deux derniers albums, étaient d'une mollesse et d'un ennui presque total et m'avaient fait m'éloigner du groupe.
Pourtant, l'arrivée du premier album solo de Jason Lytle (sans barbe) m'émoustillerait presque. Il a déjà prouvé par le passé ses talents de songwriter. 'Yours Truly, The Commuter' arrivera donc le 19 mai prochain chez Anti. Cet album s'ouvrira via le titre éponyme (disponible depuis hier via Itunes), qui n'est rien d'autre qu'une petite mise en bouche très loin d'être désagréable, dans le pur style du monsieur. 

Album: Yours Truly, The Commuter 
Année: 2009 
Label: ANTI-

mardi 20 novembre 2018

[Track of The Day] Grandaddy - Bison on the Plains

Pour ainsi dire, j’allais aller me coucher. Et tôt pour une fois. La semaine qui vient de s'ouvrir promet beaucoup. Et puis, sur un dernier passage par twitter, je vois que Grandaddy vient tout juste de faire paraître une nouvelle chanson, la première depuis 'Last Place' leur album de retrouvailles. Et surtout la première depuis le décès de Kevin Garcia, leur bassiste de toujours, mort à 41 ans en pleine tournée en mai 2017. Et la chanson est tellement belle que j'ai reporté de quelques heures mes bonnes résolutions hebdomadaires, une nouvelle fois.

Qu’attendre donc de ce Bison on the Plains ? Une chanson à la douce mélancolie, particulièrement belle, touchante, envoûtante et on ne peut plus Grandaddy. Écrite avant l'enregistrement de 'Last Place', elle n'y avait pas trouvé sa place si l'on en croit Jason Lytle. Et puis, il l'a ressortie des cartons, l'a retravaillée pour mieux la présenter.

Est-ce que Bison on the Plains est dédiée à Kevin Garcia ? Difficile à dire. Lytle ne l'exprime pas dans le court message qui accompagne la sortie de ce titre. Mais si les paroles moins évocatrices que pleines de nostalgie n'y font pas directement référence, il est difficile de ne pas noter l'importance donnée à la basse sur la fin du morceau. Comme un symbole diront certains.

Album : -
Label : 30th Century Records
Année : 2018


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Bison on the Plains de Grandaddy est également en écoute ci-dessous :



lundi 15 avril 2024

[Track of The Day] Pedro The Lion - Modesto

Modesto est une ville californienne de 250 000 habitants environ, fondée en 1870 par William Chapman Ralston, un grand financier américain de l'époque, qui se situe à mi-distance entre la Baie de San Francisco et Sacramento, capitale de l'état (go Kings !). Voilà pour le point Wikipédia.

Pour les férus de musique, Modesto c'est surtout la ville d'origine de Grandaddy, le groupe derrière le merveilleux 'The Sophtware Slump'. Depuis quelques semaines, c'est également le nom d'une chanson de Pedro The Lion, le groupe de David Bazan, à la carrière et la discographie erratiques (quatre albums entre 1998 et 2004 avant une pause de onze ans et un retour aux affaires en 2017). 

Modesto est le premier extrait de 'Santa Cruz', troisième album post-reformation à venir en juin prochain de Pedro The Lion ; et à l'évidence un hommage à la bande de Jason Lytle. Un morceau magnifique, plein de guitare et de langueur et qui est sans aucun doute la meilleure chanson de Grandaddy publiée cette année.

Album : Santa Cruz
Année : 2024
Label : Big Scary Monsters / Polyvinyl Records

Acheter

En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Modesto de Pedro The Lion est également en écoute ci-dessous :

Le clip de Modesto de Pedro The Lion :

mardi 17 mars 2009

M. Ward – Hold Time [Merge]

Il y a des gens exaspérant. Des gens qui ont un talent fou, un touché de velours et qui, comble du bonheur, transforment nos désirs d’anciens collégiens en réalité.
M. Ward fait partie de ces gens là, le cuistre. Premièrement, il a du talent. Et énormément. Ses cinq premiers albums sont de véritables trésors de folk, country et blues songs racées et aux contours usés. Et même quand il vient prêter main forte à des amis (ou pas) comme Alain Bashung (sur ‘Bleu Pétrole’ où il apparaît, sa guitare scotchée à la main) ou Jenny Lewis (sur ses deux albums, mais notamment sur le premier, ‘Rabbit Fur Coat’, où il vient donner de la voix sur Handle With Care, en compagnie de Conor Oberst et Ben Gibbard), il le fait avec classe.

Deuxièmement, il est du genre à batifoler avec une des plus belles femmes de la planète, l’actrice Zooey Deschanel, brunette au charme ravageur et aux courbes envoûtantes. Tout ceci est pour le moment strictement professionnel (il ne manquerait plus que ça tient) vu qu’ils ont enregistré l’an passé un disque à deux, sous le nom de She & Him, ‘Volume 1’. Un bel album doux, jazzy et rétro, qui rappelle le duo que formait (feu) Lee Hazelwood et Nancy Sinatra.

Bref, énervant. Exaspérant. La sortie de son nouvel album, ‘Hold Time’ allait-elle être l’occasion de dire enfin du mal de ce M. Ward à qui tout sourit ? Presque. Mais en fait non. Car, et disons le tout de suite histoire de soulager ta nervosité bien légitime ami lecteur, ce ‘Hold Time’ n’est pas le meilleur album de l’américain. Le souci, c’est qu’il reste néanmoins un beau disque, une nouvelle fois.

Sans changer de veine, M. Ward propose un disque dans la lignée de ses prédécesseurs, avec folk et country songs de haute volée (For Beginners, Jailbird) et cette voix toute droit sortie d’un vieux transistor des années 50.

La seule différence notable reste quand même que, contrairement autres albums, M. Ward semble… heureux. Oui, heureux ! ‘Hold Time’ n’est pas aussi noir que ‘Transfiguration of Vincent’ ou ‘Post-War’. Et c’est assez déstabilisant au premier abord.

Histoire de faire les choses bien, il a aussi profité de l’occasion pour inviter quelques ami(e)s à venir donner de la voix : on retrouve notamment Jason Lytle (ex-Grandaddy) sur To Save Me, Lucinda Williams sur Oh Lonesome Me (le plus beau titre de l’album, sombre et envoutant à la fois) et bien sûr la belle Zooey Deschanel sur le rugueux Never Had Nobody Like You où le mélange de leur deux voix fait merveille.

Au final donc, M. Ward reste donc exaspérant. Si ‘Hold Time’ n’a pas la classe de ses prédécesseurs, s’il lui manque un je-ne-sais-quoi pour en faire un grand disque marquant (même si les 20 dernières minutes sont de très haut niveau), il faut avouer que cet album est quand même une belle réussite. Une de plus. Je l’aurai un jour, je l’aurai ! (sortie: 16 février 2009)


Son :
Myspace (un seul titre de ‘Hold Time’ en écoute)
Site officiel

En écoute, deux titres : le sublime duo avec Lucinda Williams, tout en cordes, Oh Lonesome Me (une reprise d’un standard country, écrit par Don Gibson et Chet Atkins en 1958) et Epistemology, déjà un classique de sa discographie (malheureusement plus en écoute).

Et pour finir, le clip (au diapason) du premier single extrait de ‘Hold Time’, Hold Time le bien nommé (un choix de single surprenant d’ailleurs) :



M. Ward - Hold Time


mardi 22 août 2017

[Track of The Day] Spiral Stairs - Emoshuns

Alors que son ancien compère Stephen Malkmus enchaine les albums à un rythme plutôt régulier depuis la séparation de Pavement (six depuis 2001), Scott Kanenberg, aka Spiral Stairs, lui s’est toujours fait plus discret. Il y a tout d’abord eu l’aventure Preston School of Industry aux début des années 2000. Et seulement deux albums solos, sous le nom de Spiral Stairs donc : ‘The Real Feel’ en 2009 et ‘Doris & The Daggers’ cette année.

Un disque aux nombreux invités (Kevin Drew et Justin Peroff de Broken Social Scene, Matt Berninger de The National notamment), plutôt mid-tempo, mais aux chouettes effets de manche. Les mélodies sont là, les chansons aussi. Il y a bien quelques fautes de goût (The Unconditionnal), quelques longueurs (Trams (Stole My Love) et plus globalement la fin de ce 'Doris and The Daggers') mais tout se tient plutôt bien (le début de l'album est franchement enthousiasmant) et Spiral Stairs s’octroie même un petit plaisir dans une veine Pavement-ienne sur Doris and The Daggers, chanson qui clôt l'album. Sympathique.

A noter que Spiral Stairs attaquera une longue tournée européenne, avec quelques dates en France, Belgique et Suisse :
20 septembre - Le Petit Bain (Paris)
22 septembre - Le Sonic (Lyon)
23 septembre - Le Pingouin Alternatif (Arthez-De-Béarn)
28 septembre - Bad Bonn (Guin, Suisse)
15 octobre - NEST (Gand, Belgique)

Album : Doris and the Daggers 
Année : 2017 
Label : Domino

Acheter


En plus des lecteurs Spotify et Deezer à gauche, Emoshuns de Spiral Stairs est également en écoute ci-dessous :



Autre chanson de ce 'Doris and the Daggers' de Spiral Stairs, Dundee Man :



Pour finir, le clip de Dance (Cry Wolf), chanson qui ouvre ce 'Doris and the Daggers' de Spiral Stairs, avec Jason Lytle de Grandaddy en guest :


lundi 30 juin 2008

Track of The Day (24-30 juin 2008)

Une semaine placée sous le signe des nouveautés, à peine troublée par un remix réussi. (et toujours en écoute dans le lecteur deezer à droite).

Lundi 30 juin 2008:
* Born RuffiansKnife [Warp]
Bien plus qu’une curiosité, Born Ruffians est une des belles découvertes warpienne de 2008. Opus de pop-folk tourmentée, bien influencés par les derniers albums d’Animal Collective, ‘Red Yellow and Blue’, leur premier album, est un grand disque dont il faudrait revenir dessus. Mais avant cela, laissons nous bercer par leur reprise de Knife de leurs potes de label Grizzly Bear. Charming, isn’t it ?
(disponible sur Hummingbird Ep, 2008)

Dimanche 29 juin 2008:
* Port O’BrienFisherman’s Son [City Slang]
Californien, Port O’Brien est, en 2008 et pour moi, une découverte. Un groupe avec des chœurs de partout (comme il est de coutume depuis quelques années), des mandolines, des banjos, des riffs nerveux et de jolies cordes. Si vous ne fondez pas à l’écoute de ce Fisherman’s Son, je ne peux plus rien pour vous.
(disponible sur All We Could Do Was Sing, 2008)


Samedi 28 juin 2008:
* Girls In HawaïSummer Storm [Naïve]
Deuxième album pour ces Belges dont le père spirituel n’est autre que Jason Lytle, de feu Grandaddy. Que cela soit dans la voix (encore plus poussé que sur le premier album) ou dans les compositions, l’âme des Américains de Modesto en Californie flotte une fois de plus un peu de partout. Il suffit d’écouter ce Summer Storm pour s’en rendre compte.
(disponible sur Plan Your Escape, 2008)

Vendredi 27 juin 2008:
* SleepingdogAlleys [Zeal]
Voilà un album sur lequel on ne dansera pas en soufflant dans des langues de belle-mères. Non. Plutôt l'inverse. Dix titres tout doux, tout tristes, entre piano et guitare folk, tous deux intimistes et voix diaphane, qui donne des frissons. Parmi eux, ce très beau Alleys. Snif.
(disponible sur Polar Life, 2008)

Jeudi 26 juin 2008:
* Radar BrosHappy Spirits [Merge]
Les années passent, les Radar Bros continuent leur route pavée de slowcore, de pop et de folk langoureux et intimiste. Sur leur dernier ‘Auditorium’, rien de bien nouveau sous le soleil si ce n’est un cinquième album aussi réussi que ses prédécesseurs. Pour ceux qui ne connaissent pas, attention, ça sent le coup de foudre.
(disponible sur Auditorium, 2008)

Mercredi 25 juin 2008:
* Blood Red ShoesYou Bring Me Down [V2]
‘Box of Secrets’ est le premier album officiel de ce duo de Brighton. L’an passé, dans ces pages, j’avais chroniqué leur ‘I’ll Be Your Eyes Ep’, collection de titres foutrement efficaces. Six mois plus tard, le duo n’a pas changé. Il a juste entouré ses chansons d’une production plus forte – et qui ne le suis sied pas toujours d’ailleurs. Mais les compositions sont toujours là. Boum.
(disponible sur Box of Secrets, 2008)

Mardi 24 juin 2008:
* ColdplayTalk (Jacques Lu Cont Remix) [Parlophone]
Je ne sais pas ce que j’ai avec Coldplay ces derniers jours, mais voilà t-y pas que pas plus tard qu’il y a deux jours, je retombe sur ce remix de Talk, signé Jacques Lu Cont qui, depuis ses Rythmes Digitales, à beaucoup de mal à rebondir (et ce n’est pas la production sans relief de l’album de Madonna ‘Confessions on a Dancefloor’ en 2006 qui va l’y aider). Un bel effort (sous le nom de Thin White Duke), un bon remix, tout en montée.
(disponible sur Talk - The Remixes, 2006)

vendredi 9 avril 2010

[Track of The Day] Sage Francis - Slow Man

Sage Francis, le rappeur le plus engagé qui soit et au flow incroyable est de retour!

Notre gros barbu quitte Epitath pour se retrouver chez ANTI-. Et pour son nouvel album, 'Li(f)e', monte autour de lui un roster qui fait saliver. Jugez plutôt: Califone, Jason Lytle (feu Grandaddy), Chris Walla (Death Cab for Cutie), Tim Fite, des membres de Calexico, de DeVotchKa, ainsi que Buck 65 et même Yann Tiersen (!). Ses productions passées étaient plus hip-pop qu'hip-hop mais là, Sage Francis fait fort!

Cerise sur le gâteau de ce nouvel album produit par Brian Deck (l'homme derrière des albums comme 'The Moon and Antarctica' de Modest Mouse ou de 'Our Endless Numbered Days' d'Iron & Wine) , on pourra y retrouver une (la dernière?) contribution musicale de Mark Linkous. Au chant ou à l'écriture d'une chanson, cela sera à confirmer.

Histoire d'emballer le tout proprement, Sage Francis convie Shepard Fairey, et le graphiste derrière le "HOPE" d'Obama fait du rappeur une icône christique.

Pour l'instant, un seul morceau est en écoute: Slow Man. Ce titre a été composé par Calexico et enregistré par Califone. Et c'est un pur bonheur. Un Sage Francis calme, tout apaisé qu'il est par le rythme langoureux et l'ambiance chaude du sud qui se dégage de Slow Man.

En tout cas, voilà une sacrée entrée en matière pour un album qui s'annonce alléchant. Réponse le 11 mai prochain. 

Album: Li(f)e 
Année: 2010 
Label: ANTI- 

Slow Man, premier extrait de 'Li(f)e' est en téléchargement légal et gratuit sur le site officiel de Sage Francis ici même.

Et comme il sait faire les choses bien le père Francis, il donne même les paroles de ce Slow Man (cliquez ici).

vendredi 14 octobre 2011

[Track of The Day] Emmy The Great & Tim Wheeler - Christmas Day (I Wish I Was Surfing)

Parler de noël mi-octobre c'est comme mettre des cartables en rayon fin juin: c'est très con. Et ca n'a pas beaucoup d'intérêt. Parler de noël mi-octobre via une chanson en a un peu plus.

Depuis quelques années, la mode est revenue aux albums/titres spécialement enregistrés pour noêl; notamment par l'intermédiaire de Sufjan Stevens et de ses Christmas Song.

Depuis tout le monde s'y met, de Low à Florent Marchet, de Coldplay à Woven Hand, de Rosie Thomas à Jason Lytle. On peut désormais rajouter à cette longue liste Emmy The Great et Tim Wheeler, chanteur et guitariste de Ash, nouveau couple à la mode de l'indie world.

Les deux amoureux sortent 'This is Christmas', un album entier consacré à noël, avec pour premier extrait Christmas Day (I Wish I Was Surfing), une chanson pop pleine de guitares et de soleil de moins de 3 minutes et sacrément efficace.

Alors oui, la fin de l'année est encore loin. Mais on va pas se priver pour autant. 

Album: This is Christmas 
Année: 2011 
Label: Infectious Music 

Christmas Day (I Wish I Was Surfing) est à télécharger gratuitement en légalement en suivant les pérégrinations de Emmy The Great et Tim Wheeler sur leur page Facebook ou en allant sur le lien soundcloud d'Infectious Music ici.

lundi 28 avril 2014

[Track of The Day] Sage Francis - Vonnegut Busy

Quatre années sans nouvelle et le voilà qui débarque à nouveau pour embellir l'été qui s'annonce. "Le", c'est Sage Francis, rappeur barbu au débit dingue, aux paroles prouvant un engagement politique sans faille et aux productions lorgnant allégrement vers le rock et la pop plutôt que vers un hip-hop classique (notre homme ne vient pas de chez Anticon pour rien) : pas pour rien que le meilleur hommage musical rendu à feu Johnny Cash vient de sa plume (en écoute ici).

Son dernier disque en date 'Li(f)e' voyait Sage Francis s'acoquiner avec bons nombre de belles plumes pop, de Califone à Calexico en passant par Yann Tiersen (sublime The Best of Times) et encore Jason Lytle. Emballant sur le papier, le résultat n'était finalement pas à la hauteur, loin de ses précédents albums, dont son chef d’œuvre 'Healthy Distrust' (dont la classe ne se dément pas, même dix ans plus tard).

C'est donc de pied ferme que j'attendais son retour. Et comment vous dire à quel point celui-ci est percutant et me parle énormément. Déjà parce que Sage Francis ouvre Vonnegut Busy, le premier single de 'Copper Gone' (le nouvel album donc qui comprendra notamment des productions d'Alias, de Buck 65 ou Reanimator)  par les mots suivants : « Of all the words of Mice and Men, the saddest are "It might have been" ». Vu que John Steinbeck est mon écrivain préféré et 'Des Souris et des Hommes' un de mes livres de chevet, je ne peux qu'adhérer.

Ensuite parce qu'une fois de plus, son texte est très engagé et parle beaucoup en ces temps de crises infinies où l'on recommence décennie après décennie les mêmes erreurs du passé.

Enfin parce que comme souvent avec Sage Francis, on n'écoute pas une chanson pour rien. Et j'aurais donc appris des choses après quelques recherches (d'avance mes excuses pour le paragraphe suivant à ceux qui connaissent la référence).
Prenons donc le titre, Vonnegut, Busy. Kurt Vonnegut est un écrivain américain contemporain (1922-2007) et pacifiste convaincu. Dans son roman 'Cat's Cradle' (1963), en plus d'écrire la phrase d’ouverture de ce nouveau single de Sage Francis, Kurt Vonnegut crée une religion fictive, le Bokonisme dont le principal précepte est de (je vous le mets en anglais, je n'arrive pas à traduire ça de façon adéquate) « Live by the foma that make you brave and kind and healthy and happy ».
Et « Busy, busy busy » sont des mots que murmurent les bokonistes quand ceux-ci réfléchissent à la complexité et au côté imprévisible de nos vies.

Tout cela pour dire que d'ici juin, il me reste donc à lire 'Cat's Cradle' de Kurt Vonegut, me replonger une nouvelle fois 'Des Souris et des Hommes' de Steinbeck. Pour finalement écouter ce 'Copper Gone' qui promet, mais alors beaucoup.

Album : Copper Gone
Année : 2014
Label : Strange Famous Records

Acheter



Vonnegut Busy de Sage Francis est en écoute également sur le soundcloud de Strange Famous Records :



Ce même Vonnegut Busy, mais cette fois avec les paroles. Et vu que Sage Francis a un débit très difficile à suivre et des références dans tous les sens, c'est plutôt pratique :



Pour finir, un deuxième extrait de 'Copper Gone'. Une version live enregistrée chez Daytrotter. Ce disque est définitivement sur de bons rails :