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jeudi 15 octobre 2009

Fuck Buttons - Tarot Sport [ATP]

Quand Pitchfork début août, avait mis en ligne une preview de quelques minutes de Surf Solar, premier single extrait de 'Tarot Sport', deuxième et nouvel album de Fuck Buttons, sur son site, nous avions été beaucoup à trépigner d'impatience (et il n'y avait pas que Disso). Ces trois minutes étaient en effet dantesques, hypnotiques, renversantes. On y sentait une vraie évolution du son après un 'Street Horrrsing' drone à souhait.

Et puis 'Tarot Sport' est finalement arrivé dans mes oreilles. Et l'album ne m'a pas déçu. Pour ainsi, je le trouve encore plus réussi que son prédécesseur, même si dans un autre style.

Cet album est puissant. Extrêmement efficace. Incroyablement dansant. Presque festif. Les anglais ont vraiment fait évoluer leur son. Et si John Cummings (guitariste de Mogwaï) avait su, sur 'Street Horrrsing', donner une forte identité brute au groupe, Andrew Weatherall (Two Lone Swordsmen), producteur de ce 'Tarot Sport', prend la suite avec un talent dingue. Car en faisant se remettre en question les Fuck Buttons, en lui permettant d'ouvrir son horizon musical (mais où donc s'arrêteront-ils?), Weatherall réussi parfaitement sa mission:

Rythmiques menées tambours battants, mélodies synthétisées omniprésentes, electro sans en être mais diablement psychédélique (voir le clip de Surf Solar), les Fuck Buttons sortent ici un album tout droit venu de l'espace, hypnotique et d'un autre monde, mélange de M83, Animal Collective et Black Dice.

Surtout, le duo originaire de Bristol réussi le tour de force de pondre un album sans qu'à un seul moment l'envie de zapper ou de passer à autre chose prenne le dessus. Et pourtant, en créant une œuvre continue d'une heure (découpée en sept titres), le danger était véritable et la chute tentante.

Ne nous y trompons pas, nous tenons là un bijou de 2009. Et des années 2000. En deux albums, les anglais de Fuck Buttons renversent leur monde, et se préparent une place de choix dans la musique des années à venir.

En 2008, le slogan était "Fuck Buttons For President!". En 2009, s'ils ne reçoivent pas le prix Nobel de la paix, on devrait voir fleurir un peu partout des "Fuck Buttons For God!" mérités. On prendra alors tous des acides, on dansera nu en regardant la lune et on verra le monde en orange. Dans tous les cas, et plus que jamais: Thanks Buttons! (sortie: 12 octobre 2009)

Son:
Myspace (un seul morceau de ce 'Tarot Sport' en écoute)
Site officiel

Deux titres en écoute. Forcément, comment faire autrement que mettre la version longue de Surf Solar? J'ai réfléchi et je n'ai pas trouvé. Préparez-vous donc à écouter un des morceaux de l'année, aussi addictif qu'incroyable.
Concernant le second titre, Flight Of The Feathered Serpent s'imposait lui aussi: une chanson qui finit de manière exceptionnelle ce 'Tarot Sport', avec une rythmique aussi dévastatrice qu'impensable (malheureusement plus en écoute).

Et pour finir, le clip de la version single de Surf Solar. Complétement halluciné:



mercredi 23 juillet 2008

Fuck Buttons – Street Horrrsing [ATP]

Ami lecteur, je me vois dans l'obligation de te mettre en garde. Si tu suis bien tout ce qu'il se passe sur ce blog depuis septembre 2007 (et particulièrement depuis avril 2008), tu te rendras compte que I Left Without My Hat est rentré dans une sphère pop-rock-folk-esque totale, à peine troublée par quelques morceaux electro voire hip-hop chez Tatie Tracks of The Day. Bref, du son plutôt traditionnel et dans l’air du temps.

Aujourd'hui, changeons les bonnes habitudes et parlons d'un groupe que d'aucuns trouveront bruyant : Fuck Buttons. Et qui a choisi comme ligne artistique le noise mâtiné de drone.

Ah, le noise... Ce genre musical qu’il est assez difficile de mettre entre toutes les oreilles mais qui est cependant bien fascinant – une fois qu’on a passé la barrière du «bon il va finir par la régler sa radio là ?». Il existe une scène assez importante (Sunn O))) ou Wolf Eyes en sont deux des têtes de proue) et qui a carrément explosée avec l’arrivée d’Internet (car oui, cela peut sembler bizarre, mais ce n’est pas un genre qui se retrouve souvent en couverture de Télérama).

S’il est aujourd’hui un groupe qui pourrait faire le pont entre une musique plus «classique» (comme celle développée dans ces pages) et une musique plus difficile d’accès, je mettrais bien une pièce sur Fuck Buttons pour y arriver.

Un groupe mené par deux anglais de Bristol qui, en six titres, impressionnent et affolent les compteurs. Leur premier album, ‘Street Horrrsing’, est un mélange de noise, de drone (ces notes qui n’en finissent pas de durer), de nappes, de psychédélisme, de cris tribaux, le tout avec un sens de la mélodie et une subtilité dingue. C’est même là leur point fort

Et Sweet Love For Planet Earth, le titre qui ouvre l’album, en est l’illustration parfaite et une rampe de lancement rêvée. Ce morceau débute par quelques notes de musique et sont une petite mise en bouche délicieuse, avant que le «bruit» s’installe, doucement, insidieusement. Sauf que, quand c’est le cas, et que vous commencez à vous demander ce que vous êtes en train d’écouter, il est déjà trop tard : hypnotisés, scotchés, vous êtes dedans, vous êtes pris et vous ne pouvez vous en détacher.

Cinquante minutes plus tard, vous n’avez plus que deux envies : réenclencher ‘Street Horrrsing’ dans votre lecteur. Et crier «Thank Buttons» au monde entier. Comme quoi, le noise, y a rien de plus beau finalement. (sortie le 11 février 2008)

Son :Myspace (deux titres de ‘Street Horrrsing’ en écoute)Site Officiel

Comme à l'accoutumée, deux titres en écoute de ce premier album des Fuck Buttons: Sweet Love For Planet Earth, le titre qui ouvre 'Street Horrrsing' et Race You To My Bedroom/Spirit Rise, hypnotisant jusqu’au bout du drone (malheureusement plus en écoute).

mercredi 25 février 2009

[Track of The Day] Fever Ray - If I Had a Heart (Fuck Buttons remix)

Membre de The Knife (duo suédois de dark pop pleine de synthé qu'elle forme avec son frère Olof), Karin Dreijer Andersson vient de s'échapper pour la première fois en solo. C'est sous le nom de Fever Ray qu'elle prend son envol avec un album éponyme très réussi (on y reviendra en temps voulu).
'If I Had a Heart' fait office de premier single. Sur la face-B, la miss a livré son œuvre aux anglais de Fuck Buttons. Bien lui en a pris. Car leur remix est étonnant, efficace et surtout très différent du morceau original: si Fever Ray table sur une ambiance lourde et lugubre, les Fuck Buttons en font un titre presque dancefloor, aux beats percutants. Joli coup. 

Album: If I Had a Heart 7" 
Année: 2009 
Label: Rabid Records

lundi 13 janvier 2014

Bilan 2013 : Top 50 'Albums': 50-31


Suite et fin du bilan de l'année 2013. Un début d'année particulièrement chargé qui explique le retard pris dans la publication de ces traditionnels tops (car le saviez vous, si tout ceci est bien futile, cela prend du temps).
Ainsi donc, après le Top 15 des Ep, 12", 7" et autres Compilations sur lesquelles il était bon, selon moi, de s'attarder en 2013 ; après le Top 50 des chansons que j'ai le plus appréciées, voilà donc le top album. Et comme à chaque fois, 50 disques selon moi marquant et qui auront fait cette année.

Mais avant de se plonger dans les 20 premiers (de la place 50 à la place 31), voilà une nouvelle fois quelques liens à visiter (c'est fortement conseillé) pour aller voir chez les voisins et autres copains ce qui a animé leur année :



Ceci fait, lançons nous donc dans la 1ère partie (sur 3) des albums selon moi les plus réussis (en tout cas de ce que j'ai pu écouter) de 2013. Avec au programme le Japon, un faux groupe mexicain, des filles rageuses, quelques retours inattendus et réussis et des confirmations toujours incroyables. Entre autres.
Comme à chaque fois, un « + » qui renvoie vers une chronique d'ici ou d'ailleurs pour en savoir plus. Et un « acheter » qui vous permettra de vous procurer l'album en question (petits prix garantis).
Et bien évidemment, au bas de ces 20 premiers disques, tout en bas du papier, un lecteur grooveshark avec une chanson tirée de chacun des albums présentés. Bonne lecture et surtout, bonne(s) écoute(s) !

Pour rappel :
Top 50 « Chansons »
Top 50 « Albums» : 10-01 
Top 50 « Albums» : 30-11
Top 15 'Ep, 12", 7" & Compilations'




50. Taffy - Lixiviate [Club AC30]
Je suis très peu au fait des groupes japonais. Le seul marquant que je connaisse est Nagisa Ni Te, duo psyché-folk dont les quelques albums avaient bien tourné chez moi. Il n'y a rien de folk ou de psyché chez Taffy. Eux sont dans un esprit rock/shoegaze. 'Lixiviate' est leur second album. Un disque solide, qui les voit notamment reprendre de belle façon le tube des Cure Boys Don't Cry (en prenant tout le contraire de la bande à Robert Smith). Pas révolutionnaire, mais là n'est pas le propos. 


49. Étienne Daho - Les Chansons de l'Innocence Retrouvée [Polydor]
Parrain de toute la scène pop qui se développe à vitesse grand «V» dans notre beau pays, Étienne Daho aura sorti cette année un album beau et surprenant, surtout pour quelqu'un comme moi qui n'a jamais été fan que cela. Arrangements tuant avec de belles cordes, voix en symbiose avec les compositions, et mélodies tout autour du ventre, ce Daho là respire la classe. 



48. Rose Windows - The Sun Dogs [Sub Pop]
Les deux pieds enfoncés dans la terre fertile des années 70, les américains de Rose Windows distillent tout au long de leur premier album 'The Sun Dogs' une musique psychédélique, aux guitares aiguisées. Un disque sur lequel quelques glorieux anciens semblent s'être penchés (Black Sabbath, Pink Floyd). Et un album sorti chez Sub Pop mais qu'on aurait plus vu chez Jagjaguwar. 


47. Jackson and His Computerband - Glow [Warp]
Auteur d'un album fameux il y a de cela 8 ans ('Smash'), Jackson and His Computerband (on ne dira jamais assez comme ce nom est bien trouvé) sait prendre son temps. Il a bien fait. 'Glow' est un disque d'une efficacité folle, au son très rond et en mode montagne russe, alternant titres enlevés et morceaux plus smooth et cotonneux. Les puristes crieront sûrement à l'imposture. Je trouve ça pour ma part brillant.


46. Bill Callahan - Dream [Drag City]
Dans quelques semaines de cela, je vais enfin voir Bill Callahan sur scène. Et c'est peu dire que je l'attends. Bien sur pour Smog, bien sur pour ses albums précédents. Mais aussi pour ce petit bijou de 'Dream River', folk aussi nu que très arrangé, flirtant avec parfois une improvisation musicale qui lui sied bien. Et au-dessus de cela, cette voix, bien plus touchante et vibrante que n'importe quel crooner. 


45. Six. By Seven - Love and Peace and Sympathy [Borrowed Tune Motion Pictures]
Très produit,  le nouvel album de Six. By Seven (reformé avec Steve Hewitt, ex batteur de Placebo) rappelle plus souvent qu'à son tour les Doves ou Calla, notamment dans une première moitié absolument parfaite, aux élans rock imparables. 




44. David Ford - Charge [The Magnolia Label]
Ancien d'Easyworld, David Ford aura sorti son 4è album solo en 2013, 'Charge'. Pop américaine sertie de folk et de country, flirtant avec un côté FM qui n'est pas désagréable, ce disque est une belle découverte, portée par un Every Time des plus introspectifs. 



43. Savages - Silence Yourself [Matador]
Groupe de filles aussi énervées que charmantes, Savages est un voyage de furieux. 'Silence Yourself' est un album puissant, post-punk, avec mur de guitares, énergie de chaque instant et qui se termine sur une merveille de chanson, Marshall Dear, histoire que chacun se remette de ses émotions. Ce quatuor ira loin. 



42. Goldfrapp - Tales of Us [Mute]
Le retour que l'on attendait plus. Celui de Goldfrapp et de la voix diaphane d'Alison. Sans revenir au premier album (mais en restant dans une veine similaire) et en s'éloignant de ses choix artistiques précédents qui ne m'avaient jamais vraiment parlé, 'Tales of Us' met le beau est au centre de tout. Traversé par des morceaux sublimes (au premier rang desquels Drew), ce disque est une divine surprise.  


41. Weekend - Jinx [Slumberland]
A chaque année son album Slumberland Records. Ayant raté leur premier album 'Sports' en 2010, je me rattrape avec leur second, 'Jinx', auprès duquel je ne suis heureusement pas passé à côté. Un album de post-punk, aux guitares évidemment de sortie, à la rythmique froide pour un ensemble enrobé dans une production du même acabit.  Revival certes. Mais de haute tenue. 


40. Vision Fortune - Mas Fiestas con el Grupo Vision Fortune [Faux Discx]
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, Vision Fortune n'est pas un groupe mexicain aimant les castagnettes. Non. Avec une rythmique essentielle à l'ensemble, les anglais de Vision Fortune sortent là un disque rock barré, répétitif mais extrêmement envoûtant. En un mot comme en cent : l'album le plus Liars de l'année. En plus de celui avec la pochette la plus drôle et moche à la fois.


39. Turin Brakes - We Were Here [Cooking Vinyl]
Le retour (dans mon radar personnel disons) le plus épatant de 2013, on le doit au duo Turin Brakes, disparu des radars. Chansons fortes, tracklisting bien pensé, titres poignants, envolées pop et mélodies pleines de belles ritournelles, 'We Were Here' est un disque pop évident de l'année.



38. Fuck Buttons - Slow Focus [ATP]
Après 2 albums encensés (voir par ailleurs et là aussi), le relatif anonymat dans lequel est sorti le 3è disque de Fuck Buttons est surprenant. Car le duo anglais enfonce ici le clou avec toujours un son massif (clair et lumineux), entre synth-pop apocalyptique, noise viscéral et electro organique. Plus que jamais, Fuck Buttons for President !


37. Fuzz - st [In The Red]
Découvert via la compilation 'Liverpool 2013' de Trouble in Mind, Fuzz est l'énième émanation de l'intenable et insatiable Ty Segall. Un groupe qui porte bien son nom tant la guitare éponyme est présente de partout. Garage mais surtout psychédélique à mort (on ne sort pas une pochette comme celle-ci pour rien), ce nouveau projet de Ty Segall est peut-être son plus réussi.


36. Radical Face - The Family Tree: The Branches [Nettwerk]
Certains diront que je suis trop fan, mais il n'empêche, tout ce que peut sortir Ben Cooper me touche énormément. Mieux, en s'éloignant de certains tics qui auraient pu devenir agaçant à la longue, Radical Face sur le deuxième album de son triptyque « The Family Tree » (il faut écouter le premier), et sans se départir du sac inépuisable de mélodies qui l'accompagne, continue de tracer le sillon d'une pop-folk lumineuse. On ne dira jamais assez merci à Nikon d'avoir eu du goût et de lui permettre une plus grande exposition.


35. The Polyphonic Spree - Yes It's True [Good Records]
C'est grâce à la grande générosité de ses fans que ce 4è album des Polyphonic Spree a pu voir le jour. Et une nouvelle fois, Tim Delaughter continue de mener sa confrérie avec les mêmes ingrédients que depuis le début de leur carrière : de la pop-baroque, de l'opéra-rock, des chansons à chanter à tue-tête et du plaisir, rien du plaisir.


34. Minks - Tides End [Captured Tracks]
Le groupe le plus anglais de l'année est donc américain. Ici, Minks rend hommage aux années 80 et aussi bien à New Order qu'aux Smiths, avec de grandes chansons à toutes les plages. Vous avez dit grand disque ?




33. Daughter - If You Leave [4AD]
Après des Eps convaincant en 2011 et 2012, Daughter passe au format album avec une facilité déconcertante. Maîtrisant à merveille les silences, le groupe mené par la voix d'Elena Tonra est dans chacune de ses compositions très juste et ne surjoue jamais une mélancolie factice. Daughter vient de se lancer dans le grand bain. Pas dit qu'ils en ressortent de si tôt. 


32. Thee Oh Sees - Floating Coffin [Castle Face]
Plus prolifique que Spencer Krug, Thee Oh Sees est revenu avec un nouvel album en 2013. Normal pour un groupe qui publie là son 20è disque (tous genres confondus) en 7 ans ! Dans la droite lignée de leurs (nombreux donc) précédents LP et Ep, 'Floating Coffin' propose un rock psyché dans tous les sens, et une grande énergie à revendre. Ces gens sont certes prolifiques. Mais rarement décevant. 


31. Low - The Invisible Way [Sub Pop]
Les années passent, les albums aussi et rien ne semble avoir de prise sur  Alan Sparhawk et Mimi Parker. La preuve avec 'The Invisible Way', qui continue le déjà très long chemin tracé par Low depuis ses débuts. Ces gens là ont une connexion directe avec la mélancolie, ce n'est pas possible autrement.



Pour rappel :
Top 50 « Chansons »
Top 50 « Albums» : 10-01 
Top 50 « Albums» : 30-11
Top 15 'Ep, 12", 7" & Compilations'



Comme promis, voilà donc un lecteur grooveshark présentant une chanson extraite de chacun des albums présentés ci-dessus. Soit 20 au total, dans l'ordre de présentation (de 50 à 31). Bonne(s) écoute(s) !


mercredi 16 décembre 2009

Top des blogueurs 2009

Le Top Blogueurs 2009 : La sélection des meilleurs albums de l’année :


Le Top des Blogueurs regroupe 37 passionnés de musique réunis autour d'un classement des meilleurs albums de l'année avec pour objectif de défendre leurs coups de cœur et découvertes sans pour autant négliger les incontournables de 2009. Après de longs débats et plus de 580 disques cités, nous sommes heureux de vous présenter cet article collaboratif publié à l'identique sur tous nos blogs !



St Vincent - Actor St Vincent - Actor


Panda Panda : Dans le monde merveilleux d’Annie Clark, les instruments à vent et à cordes dansent ensemble d’une jolie manière, parfois balayés par l’horreur tapie dans un coin qui ressurgit sous la forme de déflagrations électriques et tordues, l’imaginaire de la belle étonne et ne ressemble à nul autre avec ses cent idées à l’heure. C’est donc tout naturellement et avec un plaisir immense qu’on retrouve ce drôle d’Actor à cette vingtième place. (A lire également la chronique d’Olivier)



Marie-Flore - More than thirty seconds if you pleaseMarie-Flore - More than thirty seconds if you please


Arbobo : Le parcours de trop de "grands" a fait oublier combien un premier disque pouvait être fort, déjà brillant, déjà puissant. Combien c'est rare de faire des débuts aussi bluffants. L'air de rien, Marie-Flore réussit à nous faire lever les poils du premier au dernier titre. Avec ses morceaux tout sauf standard, son sens de la mélodie et sa voix sortie d'un livre de sortilèges, on se demandait si elle saurait nous impressionner autant sur disque qu'elle le fait sur scène. Oui, évidemment, oui. (A lire également la chronique de Benjamin F)



The Tiny - Gravity & GraceThe Tiny - Gravity & Grace


Saab : Trop souvent, on voudrait intellectualiser la musique, qu'elle rentre dans un format cartésien nous permettant de différencier la bonne de la mauvaise. Mais la musique est essentiellement une question d'émotions et le groupe suédois The Tiny en témoigne avec leur troisième album Gravity and Grace, petit chef d'oeuvre inclassable entre folk boisé et pop de chambre. Le chant déchirant d'Ellekari Larsson y est inoubliable. (A lire également la chronique de Daniel)



The XX- S/TThe XX- S/T


Christophe : Le buzz est un fleuve intarissable qui prend sa source, selon les cas, à Londres ou Brooklyn. Concernant The XX, c’est de la capitale anglaise qu’est parti l’incendie cold-wave et il a tout ravagé sur son passage, jusqu’au line-up du groupe amputé depuis d’un de ses membres. Il y a comme toujours avec ce genre de phénomène, les « pour » et les « anti » mais une chose est sûre, The XX aura marqué d’une belle empreinte l’année 2009. (A lire également la chronique de Paul)



Fever Ray - Fever RayFever Ray - Fever Ray


Kris : Il se déroule toute une vie parallèle dans les univers perpétuels de The Knife, et aujourd’hui chez Karin Dreijer Andersson en solo sous le pseudo de Fever Ray. Chaque rythme, chaque production, chaque profondeur atteint dans cet album sonne comme des anathèmes foudroyants du monde qui est le nôtre. Cette rugosité empathique, cette urgence apocalyptique, font de Fever Ray une expérience incontournable et impitoyable. (A lire également la chronique de Rod)



Benjamin Biolay - La SuperbeBenjamin Biolay - La Superbe


Romink : Conquis, comme tombé sous les charmes de La superbe. Un disque d’hiver, enivrant, enveloppant et compact à la fois malgré son format. Pudique et exhibitionniste, parfois dur, parfois tendre, il berce, stresse, repose et interroge. Comme une météorite qui pénètre l’atmosphère, le double album de Benjamin Biolay illumine l’automne et laissera, c’est certain, son empreinte dans la mémoire collective. (A lire également la chronique de JS)



Dominique A - La MusiqueDominique A - La Musique


Christophe : Depuis la mort de Bashung, ils ne sont plus très nombreux les artistes français capables de réconcilier les amoureux de chansons à texte,à la française, et les adeptes de mélodies pop-rock à l’anglo-saxonne. Dominique A est de ceux-là, sans doute même son plus beau représentant. Après presque 20 ans de carrière, il vient une nouvelle fois de prouver tout son talent sur un double album somptueux. (A lire également la chronique de Benoit)



Current 93 - Aleph at Hallucinatory MountainCurrent 93 - Aleph at Hallucinatory Mountain


Mr Meuble : Album à l'image du groupe, trouble, halluciné et vibrant. Les chants tibétains y côtoient les chants de Maldoror et milles expérimentations cathartiques. Un voyage fascinant qui sonne à la fois comme la bande son de l'apocalypse et celle de la rédemption. (A lire également la chronique de Twist)



Converge - Axe to fallConverge - Axe to fall


Systool : Inutile de le nier, Converge aura une fois de plus attaqué notre cortex de plein fouet via les constructions complexes et les guitares abrasives de Axe to Fall. Si on peut louer les collaborations de membres éminents de Neurosis, Cave In ou encore Genghis Tron, on sait pertinemment que tout le mérite revient à Jacob Bannon et à ses trois acolytes. Une écoute traumatisante, indispensable pour cette année 2009 résolument folky. (A lire également la chronique de Benjamin F)



Bill Callahan - Sometimes I Wish We Were An EagleBill Callahan - Sometimes I Wish We Were An Eagle


Dali : Il se cachait depuis longtemps derrière le pseudo Smog, Bill Callahan sortait cette année un deuxième album en son nom propre : Sometimes I Wish We Were An Eagle. Un disque folk mélancolique et doux, aux mélodies subtiles, en apparence un peu austère : à l'image de Callahan lui même, droit, un peu grave et d'une classe folle, qui se bonifie avec le temps, et les écoutes. (A lire également la chronique de Thibault)



DM Stith - Heavy GhostDM Stith - Heavy Ghost


Disso : Cet album est un chef d'œuvre empli de grâce et de douceur. Des fantômes sur la pointe des pieds dansent sur la mousse des sous-bois, les anges emplissent l'air de leurs chœurs et DM Stith, berger mystique d'une troupe céleste, nous envoute avec sa musique au charme gracile et glacial. (A lire également la chronique de Erwan)


The Limes - S/TThe Limes - S/T


Violette : Un « Groupe Super » où chacun apporte son énergie, sa douceur et sa poésie au petit édifice pour rendre ce premier disque, à première vue basique, unique une fois dans la platine. On ne peut s’empêcher d’être fier et rassuré de voir une jeune relève française sachant s’affranchir des frontières pour notre bien (essayez donc de lire cette phrase à haute voix !). (A lire également la chronique de Arbobo)



Vic Chesnutt - At the CutVic Chesnutt - At the Cut


Mmarsupilami : Vic Chesnutt, vingt ans de carrière, quinze albums et un couronnement de plus avec At The Cut. Les complices musiciens du label Constellation s’effacent pour créer une oppressante ambiance musicale faite de cordes, drones et menaces. La voix de Chesnutt zèbre et éclaire cet orage électrique de sa fulgurance. Prises au piège de l’humanité, les pierres en pleureraient... (A lire également la chronique de Thomas)



Cougar - PatriotCougar - Patriot


Anousonne : Cougar est une des surprises de l’année, mais amplement méritée tant Patriot a réussi à synthétiser le raffinement de Tortoise, l'intensité fleuve d'un Do Make Say Think tout en s'accordant des plongées mélodiques échappées du cerveau de Four Tet. Patriot est un album angulaire, instrumental, bruyant, puissant, jouissif, intense où Cougar redéfinit musicalement sa vision du post-rock. (A lire également la chronique de Martin)



Aufgang - S/TAufgang - S/T


Benjamin L : « 2 pianos, 1 batterie : ascenseur pour l’inouï », voila comment est vendu Aufgang par son label. En réalité, l’album est tout simplement un des projets les plus ambitieux de ce début de siècle. Un savant mélange entre musique électronique et musique classique, composé comme un mouvement symphonique, avec un début, une fin et surtout un contenu. Précis, incisif, puissant mais mélodieux, cet album pourrait, d’ici quelques années, servir de manifeste à une nouvelle génération de musique. (A lire également la chronique de Violette)



Danger Mouse & Sparklehorse - Dark Night of the SoulDanger Mouse & Sparklehorse - Dark Night of the Soul


Laurent : Un casting trop luxueux face à un producteur trop en vue, le tout magnifié par les images de David Lynch, Dark Night Of The Soul avait tout pour n’être qu’un feu de paille de plus. Mais c’était sans compter sur le songwriting de Mark Linkous qui insuffle ici une vraie cohérence via des instrumentations racées, écrin idéal pour les voix abîmées de Vic Chesnutt, Franck Black et Iggy Pop. Au final, une œuvre où les talents ne nuisent jamais à l’intimité. (A lire également la chronique de Ju)



Fuck Buttons - Tarot SportFuck Buttons - Tarot Sport


Ed Loxapac : Le duo Fuck Buttons transforme l'essai avec le magistral Tarot Sport. Bien aidés par la production d'Andrew Weatherall, ils réalisent un album épique, telle une déflagration sonique digne d'un moteur d'avion au décollage. Diffusant un air étrangement euphorisant, Tarot Sport franchit le mur du son en ne laissant derrière lui que cendres et poussières. (A lire également la chronique de Eddie)



Animal Collective - Merriweather Post PavilionAnimal Collective - Merriweather Post Pavilion


Sfar : 2008 déjà : un EP époustouflant, des versions live prometteuses d’un album à venir. Mi janvier 2009 : personne ne sort indemne de la sortie de Merriweather Post Pavilion. On évoque alors tout et son contraire : de l’œuvre géniale à l’imposture musicale. Une tournée, une année sont passées et l’album est toujours présent sur nos platines. CQFD. (A lire également la chronique de François)



Grizzly Bear - VeckatimestGrizzly Bear - Veckatimest


Mathieu G : Veckatimest possède une indéniable force mélodique, quelque chose qui redonne à la pop un peu de son sens originel, la bande son qui améliorerait les petits tracas de notre vie quotidienne. En étant à la fois acoustique et puissant dans ses constructions qui partent dans une multitude de directions ; Grizzly Bear vient de réaliser le grand moment pop de l’année. (A lire également la chronique de Julien)



Ramona FallsRamona Falls - Intuit


Lyle : Qui l'aurait cru en début d'année : un album du leader de Menomena classé ici ? Mais sous le nom de Ramona Falls, Brent Knopf, accompagné d'un tas d'amis, a mis de l'ordre dans la pop foutraque de son groupe pour en garder le meilleur : une musique aux influences variées, complexe dans ses arrangements mais extrêmement entrainante et accessible. Digne d'être plébiscitée par le plus grand nombre. (A lire également la chronique de Thibault)



Les participants au Top des Blogueurs 2009 :

Anousonne de Grandcrew ; Benjamin F de Playlist Society et du Ricard sa Live Music ; Benjamin L de Soul Kitchen, Benoit de Pop Revue Express, de Hop Blog et de Benzine ; une bonne partie de l’équipe de Dans le mur du son : avec Arbobo de Arbobo, Erwan de The man of Rennes steals our hearts, Lyle de J’écoute de la musique de merde, Thomas du Golb et de Culturofil, et Twist de I left without my hat ; Dali de This Is All About Audio Dynamite ; Daniel de Listen See Feel ; Disso de Derrière la fenêtre ; Ed Loxapac de Chroniques Electroniques ; trois Indie Pop Rockeurs avec Christophe de La Tête à Toto, Mathieu de Ramdom Songs et Paul de Pomme de Pin ; Eddie du Choix de Mlle Eddie ; François de Dans Mon Mange-Disque ; JS de Good Karma ; Ju de Des Oreilles Dans Babylones ; Julien de Des Chibres et Des Lettres et de Goûte mes Disques ; Kris d’Au bout du chemin et de Sound Of Violence ; Laure de Not For Tourists ; Laurent de Rocktrotteur ; Martin de Branche Ton Sonotone ; Mmarsupilami de Little Reviews ; Mr Meuble de Sous les pavés, la Plage ; Olivier de Feu à Volonté ; Panda Panda de Ears of Panda ; Pierre de Musik Please ; Rod du Hiboo ; Romink de My(Good)Zik ; Saab de With Music In My Mind ; Sfar de Toujours un coup d’avance ! ; Systool du Gueusif Online ; Thibault de La Quenelle Culturelle et Violette des Rigolotes chrOniques futiLes et insoLentes



Vous pouvez retrouvez l’intégralité des disques cités dans le classement ici


Chef de projet : Benjamin F / Conception et Logo : Laurent / Communication : Waaa

mardi 29 décembre 2009

Top 50 'Albums 2009': 10-01


Alors qu'on attend toujours que le Naze Journal fasse le sien, Pandaocarré et Mick ont commencé leurs tops albums pendant qu'Arbobo met la dernière touche au sien. The Civil Servant en est quand à lui déjà à la sixième partie de son Ceci n'est pas un classement des albums de 2009. Lyle et sa belle idée (sorte de tournoi pour élire la chanson de l'année) en est au stade des 1/4 de finale, *Kris sort enfin de sa réserve et De La Lune On Entend Tout la joue badge vintage. Et pendant ce temps là, Sonic Eric prouve à son fils que "oui, j'écoute pas que des artistes décédés"!

Et moi me direz-vous? Ben voilà la dernière partie. Après les Eps et autres 7", après le Top chansons, après les 40 premiers disques (ici et ), voilà donc les dix albums qui auront le plus touché mon petit coeur de jeune trentenaire durant cette année 2009. De vraies découvertes, de gros coup de cœur et le disque parfait pour entamer une nouvelle décennie, que l'on passera sans Vic Chesnutt.


En bas du papier, vous trouverez un lecteur grooveshark, comme le veut la tradition.
2009 se referme donc pour I Left Without My Hat. Passez de bonnes fins (déjà!) de fêtes, profitez-bien, portez bien vos masques de grippés A, et rendez-vous en janvier 2010.



10. Jeffrey Lewis & The Junkyard – 'Em Are I [Rough Trade]
Accompagné de The Junkyard (le groupe de son frère Jack), Jeffrey Lewis sort enfin l’album cohérent que l’on attendait depuis 'The Last Time I Did Acid I Went Insane'. S’il ne perd pas de vue l’esprit anti-folk qui est depuis le départ le sien (il est quand même une des pierres angulaires du mouvement), Jeffrey Lewis pond là un '‘Em Are I' qui sent bon le rock bruitiste et les balades country-pop. Cet album, délicieux en tous points, est peut-être d'ailleurs son meilleur.
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09. Dominique A – La Musique [Cinq7]
Dominique A est là et plus que jamais là. Nouvel album et nouvelle réussite. Son ‘La Musique’, plus intimiste et sobre que ses derniers élans, est un vrai manifeste de pop. On retrouve un Dominique A sur le fil, enchainant mélodies travaillées et rythme effréné. Surtout il compose une chanson, refusée par Bashung, peut-être la plus belle de son répertoire, Immortels. Et, en cadeau, il offre un deuxième album, 'La Matière', presque aussi bon, en bonus disque. Ce mec est grandiose.
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08. Fuck Buttons – Tarot Sport [ATP]
Si Surf Solar est indéniablement un des grands hymnes de cette année 2009 (dont il faut écouter la version longue plutôt que la trop courte version single. Voir ), il ne faut pas croire que ce n’est que l’arbre qui cache une forêt. Au contraire, après un ‘Street Horrsing’ redoutable, les Fuck Buttons changent de registre, appellent Andrew Weatherall (un des types derrière Two Lone Swordsmen) à la production, invoquent les claviers hypnotiques et rendent une copie impeccable. Mélange de M83, Animal Collective et Black Dice, ce ‘Tarot Sport’ est un incroyable album festif et exigeant.
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07. Emmy The Great – First Love [Close Harbour]
Guest-vocal du premier album de Lightspeed Champion, Emmy The Great s’est émancipée et sort un premier album doux et beau, qui décrit avec talent un quotidien pas toujours rose. Entre folk, americana et country, la grande Emmy invoque les âmes de Nina Nastasia, Kimya Dawson ou Jenny Lewis. Sacrée parolière, Emmy The Great est une songwriter qui devrait rapidement compter.
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06. Animal Collective – Merriweather Post Pavilion [Domino]
Je vais presque finir par en avoir marre de toujours mettre Animal Collective dans mes tops de fin d’année. Sauf que je ne peux pas faire autrement. La faute à une inventivité sans fin, une certaine idée de la pop et de la musique assez unique. Plus mélodique, fait de beats électro et de toujours autant de psychédélisme, ‘Merriweather Post Pavilion’ propose une nouvelle évolution dans le son du groupe. Une de plus. Avec une grande réussite. Une de plus là aussi.
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05. The Lonely Island - Incredibad [Universal Republic]
L’album le plus crétin de l’année, peut-être même de la décennie. Les tauliers du Saturday Night Live Show, mené par ce taré de Andy Samberg composent un album hip-hop dopé aux lyrics aussi drôles que bien senties. Emmenant dans leur voyage Justin Timberlake (hilarant dans Dick in a Box), Natalie Portman (immense Natalie’s Rap), Julian Casablancas (voir ) T-Pain ou Norah Jones, The Lonely Island réussissent leur pari du comedy-album malin. Hilarant, musicalement béton et complété par quelques clips déjà mythiques, cet album est tout sauf ‘Incredibad’.
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04. Dear Reader – Replace Why With Funny [City Slang]
Dear Reader ou la douceur de l’année venue d’Afrique du Sud. Une vraie révélation qui m’a explosé à la figure un soir où ils ouvraient pour Get Well Soon à la Salle du Kao de Lyon. Ce ‘Replace Why With Funny’ est un magnifique album pop, extrêmement bien arrangé, qui rappelle par moments Fiona Apple. Toutes les chansons respirent ici finesse et délicatesse. Immense coup de cœur.
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03. Mumford & Sons - Sigh No More [Gentlemen of The Road]
Attention gros morceau. Voilà l’album qui peut résumer à lui seul tout un pan de la musique des années 2000. Pop-folk dans la lignée d'Arcade Fire ou de Noah and The Whale, on sent même du Beirut par ci et même du Springsteen là. Il y a tout sur ce ‘Sigh No More’ : des hymnes héroïques et euphoriques, des passages plus touchants. Du banjo, de la mandoline, énergique, efficace, poétique et tout simplement beau, cet album est une collection de perles dont il est très dur de se défaire. Avec Dear Reader, la très grande révélation de l’année.
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02. Vic Chesnutt - At The Cut [Constellation]
Depuis qu’il s’était mis en tête de travailler avec toute la confrérie canadienne du label Constellation, Vic Chesnutt semblait avoir retrouvé une seconde jeunesse. Si ‘North Star Deserter’ était déjà un album sublime, ‘At The Cut’ est d’un autre niveau encore. Plus que jamais post-rock-folk, Vic Chesnutt est ici à son sommet. Les Guy Picciotto, Thierry Amar et autres Efrim sont plus que jamais au service d’un maître à son apogée. Poignant et désespérément beau; 'At The Cut' est une nouvelle bénédiction. Et on pourrait dire la même chose de 'Skitter On Take Off', l'autre album du bonhomme enregistré avec Jonathan Richman.
Bref, un des plus beaux compositeurs qui soit, et qui a préféré tirer sa révérence un soir de noël 2009, nous laissant là, pantois, frissonnant et pleurnichant à chaudes larmes. Heureusement, il nous reste ses 'Is the Actor Happy?', 'Drunk' ou ce 'At The Cut' dont les chansons prennent un sens bien plus terrible qu'il y a encore 1 mois.
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01. Current 93 – Aleph at Hallucinatory Mountain [Durtro Jnana]
Voilà un album terrifiant et incroyablement indispensable en cette année 2009. Current 93 compose ici la bande-son de la fin du monde, de la dévastation, de la destruction, du chaos, du néant. Dronesque, noisy, expérimental, acid-folk, avec guitares taillées en pointe et cordes brillantes mais lugubres, David Tibet et sa grande confrérie (de Rickie Lee Jones à James Blackshaw), pond là un chef d’œuvre dont on ne le pensait plus capable. Œuvre jubilatoire et exigeante, ‘Aleph at Hallucinatory Mountain’ est un bien bel album pour clore la décennie et ouvrir la suivante, sur des bases totalement nouvelles.
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Et comme à chaque fois, un lecteur Grooveshark reprenant un titre de chacun des albums présentés ci-dessus: