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jeudi 5 octobre 2017

[Track of The Day] Valparaiso - Marées Hautes (feat. Dominique A)

Des quelques voyages qui m’ont permis de découvrir le monde, celui au Chili il y a de cela trois ans, est sans doute celui qui me reste le plus en mémoire. Oh, pas pour Santiago, capitale polluée, à l’américaine et sans intérêt ; mais plutôt pour sa région nord, faite de zones désertiques immenses et magistrales. Et pour Valparaiso.

Car oui, la réputation de Valparaiso n’est pas surfaite. Oui, c’est une bien belle ville, aux ruelles biscornues pleines de couleurs vivaces et changeantes, dans laquelle il est un délice de se perdre.

Moins coloré, Valparaiso est également le nom du nouveau projet de trois ex-Jack The Ripper, excellent groupe français qui officiait au début des années 2000 et dont les trois albums sont remarquables (un exemple ici). Et pour ‘Broken Homeland’, le premier album de cette nouvelle aventure, ils n’ont pas fait les choses à moitié en conviant sans conteste le plus beau casting de 2017. Excusez du peu : Marc Huyghens (Venus), Shannon Wright, Howe Gelb (Giant Sand), Rosemary Standley (Moriarty), Josh Haden (Spain), Julia Lanoé (une des deux têtes de Mansfield TYA), Phoebe Killdeer (Nouvelle Vague), Thomas Belhom, Dominique A ou encore John Parish… qui produit également l’album. Pas besoin de vous faire un dessin : voilà du beau linge.

Plus qu’une suite de ‘The Fitzcarraldo Sessions’ (le projet qui avait suivi la mort de Jack The Ripper et qui ne m’avait pas franchement emballé), ce ‘Broken Homeland’ est un petit bijou qui se découvre petit à petit et est d’une grande unité pour une liste aussi longue d’invités. Cohérent tout du long (merci John Parish, une nouvelle fois), les 13 chansons s’enchaînent avec une facilité déconcertante, déroulant une americana tantôt langoureuse, tantôt électrique. Les guitares, elles, s'amusent à slider avec bonheur sur un chant essentiellement en anglais (deux titres en français uniquement), où les découvertes ne sont pas rares (Phoebe Killdeer).

En fait, et malgré cette guest-list de choix, il manque une voix qui se serait mariée à merveille à ce voyage musical : celle de Joey Burns, de Calexico, dont la musique ne semble jamais très loin de cette aventure, que l'on espère au long cours.

NB : Pour en savoir plus sur ce 'Broken Homeland' de Valparaiso, lisez donc la très complète chronique de Le Cargo.

Album : Broken Homeland
Année : 2017
Label : Zamora Label

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En plus des lecteurs Spotify et Deezer, Marée Hautes (avec Dominique A au chant) de Valparaiso est en écoute également ci-dessous :



La chanson titre de cet album de Valparaiso, Broken Homeland où Phoebe Killdeer y est fabuleuse :



Enfin, autre très belle chanson de ce 'Broken Homeland' de Valparaiso, Dear Darkness. Parce qu'il est toujours réjouissant d'entendre la voix de Venus :


mardi 21 avril 2009

Dominique A – La Matière [Cinq7]

Dominique A, acte II. Il y a deux semaines tout pile, j’écrivais dans ces pages tout l’amour que je pouvais avoir pour Dominique A et son dernier album ‘La Musique’. Je n’avais alors pas encore posé mes oreilles sur ‘La Matière’, une collection de douze titres qui venaient compléter l’édition collector – et limitée – de l’album initial. ‘La Musique’ étant devenu un fidèle compagnon de route depuis 14 jours, et avant de replonger dans des sonorités plus anglo-saxonnes, il fallait donc que je me penche sur cet addendum de 40 mns, qui plus est suite à l’avis presque dithyrambique de l’ami Ska dans les commentaires de ma chronique de ‘La Musique’.

Autant le dire tout de suite, ce bougre avait raison. Car ce ‘La Matière’ n’est pas une disque bonus inutile comme on en voit trop souvent fait de chansons enregistrées en «deux-temps-trois-mouvements hopla je t’embrouille», juste là pour attirer le chaland et lui faire cracher quelques euros de plus.
Non. ‘La Matière’ est en fait un nouveau nouvel album de Dominique A, d’une grande qualité une fois de plus. Notre homme aurait été fort en marketing, il aurait gardé ces 12 morceaux pour les sortir dans un an, prétextant qu’il s’agissait là, par exemple, du deuxième opus d’un triptyque débuté avec ‘La Musique’. Heureusement pour nous, ce n’est pas le cas.

‘La Matière’ est donc une sorte de collection de face-A’ de ‘La Musique’. Douze titres à la noirceur incroyable, toujours menés par une boite à rythme démoniaque, et à l’accent électro (Seul Le Chien en exemple flagrant) plus prononcé que sur son grand frère.
Surtout, en proposant une production froide et travaillée, avec des sons très organiques, on sent que Dominique A a tenté de se rapprocher au plus près du titre ‘La Matière’, comme s’il tentait justement de la sonder.

L’ensemble est très intimiste et d’une extrême homogénéité, le tout respire la prose de Monsieur Ané et si l’ensemble est moins fort que ‘La Musique’, on trouve quand même quelques chansons qui n’y auraient pas dépareillées, notamment ‘Valparaiso’, long effort de six minutes, totalement habité où on retrouve ce murmure qui sied si bien à Dominique A ou Il Ne Dansera Qu'Avec Elle, d'une tristesse infinie...

Bref, et pour faire court, ‘La Matière’ est un addendum du meilleur effet. Le genre d’album-bis qu’on écoutera bien plus d’une fois et qui ne prendra pas la poussière, contrairement à beaucoup d'autres d’éditions collector très fournie mais d’une inutilité latente. Un disque et une œuvre supplémentaire à ajouter au bénéfice de Dominique A, et qui ne fera pas tâche, loin de là, au côté d’un ‘Remué’, d’un ‘Auguri’ ou de ‘La Fossette’. (sortie: 6 avril 2009)

Nb : ce bonus-disc n’est disponible que dans l’édition limitée de ‘La Musique’, que l’on peut se procurer pour une petite quinzaine d’euros ici (et ailleurs aussi). Le produit en lui-même est très beau et répertorie les textes des 24 titres de ce diptyque. Profitez-en, bientôt il sera trop tard.


Son :
Myspace (Malheureusement aucun titre de ‘La Matière’ en écoute, mais toujours 3 de ‘La Musique’)
Site Officiel
Site Officiel (bis)

En écoute, comme toujours deux titres : la beauté froide de Valparaiso et Seul Le Chien, plein de beats (malheureusement plus en écoute).
Et pour finir, son dernier clip en date, celui de Hasta Que El Cuerpo Aguante, titre présent sur ‘La Musique’:


mercredi 10 janvier 2018

Bilan 2017 : « Albums » (20-01)



Avant de mettre un point final à mon année musicale 2017, finissons notre petit tour d'horizon (partiel, j'en ai bien conscience) des « bilans de l'année » des blogs amis et voisins :

Voilà donc les 20 albums qui m'auront le plus marqué en 2017. De superbes révélations françaises (et lyonnaises), des disques beaux, souvent à en pleurer, une découverte essentielle pour mes oreilles, du melting-pot absolument brillant et un album aussi court que fabuleux, produit par un duo d'américains que rien ne semble arrêter. 
Et comme d'habitude, une chanson de chaque disque présenté ci-dessous est en écoute dans un lecteur Spotify et un lecteur Deezer plus bas. Bonne(s) écoute(s) !

Bilan 2017 :
Top 15 « Ep, 7", Compilation & Réédition »
Top 50 « Morceaux »
Top 40 Albums : 40-21



20. H-Burns - Kid We Own The Summer [Vietnam]
Rock lumineux et ambiances mélancoliques (la chanson titre qui ouvre l’album en est la meilleure preuve) au programme de ce nouvel album du romanais. Montant encore d’un cran dans la qualité, H-Burns s’impose (s’il était besoin) comme un des mètres étalon du genre américain, en vo certes, mais à la française.


19. Julien Baker - Turn Out The Lighs [Matador]
Acheté sans écoute préalable sur les bons conseils de Walleum, ce premier album de Julien Baker (rien à voir avec « Les Frères Scott ») est en tout cas d’une beauté sidérante, où l’urgence perce derrière son chant et ses mélodies. Une douceur punk très personnelle et aux accents émo.


18. Raoul Vignal - The Silver Veil [Talitres]
Premier album folk élégant et lumineux de la part du lyonnais Raoul Vignal, et c'est Talitres, toujours à l'affût, qui sort le tout. Entre Kings of Convenience, Stranded Horse, sous le haut patronage de Nick Drake, voilà un bien beau disque, à l'ambiance impeccable.


17. Beach Fossils - Somersault [Bayonet]
Rarement emballé par le trio de Brooklyn, 'Somersault' est une révélation. Leur ambition, leur son plus pop, plus rond et leurs belles orchestrations m’auront beaucoup séduit. Dépourvu de fautes de goûts, ce quatrième album des Beach Fossils a même de faux-airs de réponse new-yorkaise au 'Hang' des californiens de Foxygen.
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16. ENTRANCE - Book of Changes [Thrill Jockey]
Hors du temps, anachronique, 'Book of Changes' est le premier album en 13 ans de Guy Blakeskee qui officie sous le nom d’ENTRANCE. Folk, pop, subtilement arrangé, avec de beaux chœurs, des violons aussi efficaces que discrets, portés par une belle guitare, voilà un des disques les plus beaux écoutés cette année.


15. Percolator - Sestra [Penske]
Kraut-rock, shoegaze, noise-pop, noise-rock, drones, guitares fuzz, reverb', rythmiques martiales, mélodies lumineuses : voilà tout ce qui est au programme de ce premier album de Percolator, trio irlandais auteur d’un disque tonitruant.

14. State Broadcasters - A Different Past [Olive Grove Records]
Sur leur troisième album en 8 ans, les State Broadcasters alternent entre chansons lentes et mélancoliques, pop-songs à la I'm From Barcelona, rappellent tantôt leurs cousins de Dancing Mice, le Spinto Band ou le grand ordonnateur qu'est Sufjan Stevens. Mieux, ils convient à leur festin pop, en plus des traditionnels piano, guitares et basses, de la harpe, de l'accordéon, du trombone et du violoncelle. Parfait.


13. Valparaiso - Broken Homeland [Zamora Label] 
Mené par d’anciens Jack The Ripper, ce premier album de Valparaiso aura invité sur son album sans doute le plus beau casting de 2017 : Howe Gelb, Shannon Wright, Marc Huyghens (Venus), Josh Haden (Spain), Dominique A et autres John Parish (par ailleurs producteur du disque). Très beau voyage musical qui dévoile peu à peu son americana tantôt langoureuse, tantôt électrique.


12. Aidan Baker / Simon Goff / Thor Harris - Noplace [Gizeh Records] 
Composé avec Thor Harris (batteur de Swans) et Simon Goff (violoniste anglais), ce nouvel album d’Aidan Baker (le cinquième de l’année !) est un disque langoureux, uniquement instrumental, rempli de longues mélopées lancinantes, extatiques. Un ticket pour un voyage ambient en apesanteur, avec pour seules armes guitare, violon et batterie.

 

11. St. Vincent - MASSEDUCTION [Loma Vista]
L'ex de Polyphonic Spree et du groupe de Sufjan Stevens ne m'a jamais vraiment touché avec ses albums solo. Pourtant, son dernier en date 'MASSEDUCTION' m'aura happé avec sa pop-électronique aux accents mainstream, où les tubes sont nombreux (Los Ageless, New York) et derrière lesquels se cachent des textes personnels et sombres.


10. The Luxembourg Signal - Blue Field [Shelflife]
J'ai beau tourner ça dans tous les sens, The Luxembourg Signal est sans conteste MA révélation de 2017. Renversé par leur superbe 'Laura Palmer' (un de mes 7" de l'année, mais surtout mon single 2017), 'Blue Field', leur second album, ne saurait pas être résumé à cette chanson imparable. Septet, le groupe sait produire une pop aussi rêveuse que nerveuse et endiablée, pleine de guitares. Brillant.
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09. AVIONS - Loner [Bad Health Records / Les Briques du Néant / Ligature / Napalm Trees / Teenage Hate Records]
Dans une année lyonnaise plus que réjouissante, AVIONS est sans doute le disque le plus rentre dedans de l’année (avec celui des Decibelles évidemment). Punk à roulettes mâtiné de grunge et lorgnant vers une power-pop racée (à moins que ce ne soit l’inverse), chanté dans un anglais très convaincant, et puisant leur inspirations dans les années 90, ce 'Loner' a un sacré chien (oui, elle est facile).


08. The Magnetic Fields - 50 Song Memoir [Nonesuch]
Pour ses 50 ans, Stephin Merritt, pas avare de compositions, s'est dit qu'il allait sortir un album retraçant les 50 années de sa vie. Ce qui nous donne donc un coffret de 5 disques de 10 chansons et 2h30 de musique. On passe ici par tous les états. Et le résultat est magnifique, comme souvent. Textes profonds ou anecdotiques, sérieux ou plein de dérisions, chansons travaillées ou presque ivres, le meneur des Magnetic Fields accompagne l'ensemble de belles mélodies et de sa voix reconnaissable entre mille. Un disque qui, à l'instar de '69 Love Songs' devrait être une source de découverte intarissable. Happy Birthday Stephin.


07. Phoebe Bridgers - Stranger in the Alps [Dead Oceans]
S'il fallait élire le disque le plus touchant de l'année, sans nul doute que ce serait le 1er album de Phoebe Bridgers. Un disque mélancolique à souhait, où elle dévoile des compositions simples mais toujours belles, sur fond de guitares et piano grave. Et quand elle prend ses aises, elle n'en est que plus convaincante.


06. Max Richter - Three Worlds: Music From Woolf Works [Deutsche Grammophon] 
Disque construit autour de trois livres de l’écrivaine Virginia Woolf, il est à la base la bande-originale d'une création théâtrale. Album magnifique qui voit Max Richter revenir à ses premières amours et mélanger musique néo-classique et littérature ('The Blue Notebooks' et  Franz Kafka, 'Songs from Before' et Haruki Murakami), 'Three Worlds: Music From Woolf Works' se termine par une chanson de plus de 20 mns absolument superbe et qui sait prendre son temps.


05. Richard Dawson - Peasant [Domino]
Se posant en véritable conteur, l'anglais Richard Dawson plonge sa folk (avant, progressive ou orchestrale, c'est selon) dans le moyen-âge et une contrée du nord de l'Angleterre actuelle, désormais disparue. Chaotique, pleine de clappings, de chœurs, de guitares sur le fil de la justesse, parfois effleurées, souvent maltraitées, la musique de Richard Dawson et de ses compagnons est ensorcelante à souhait. Sans aucun doute, le plus beau disque de l'écurie Domino sorti en 2017


04. Wolf Parade - Cry Cry Cry [Sub Pop]
Là où le côté calculé du retour des LCD Soundsystem m'a empêché d'apprécier le 'American Dream' de la bande à Murphy, le retour des Wolf Parade respire la sincérité ; et est particulièrement imparable. S'ouvrant sur une chanson divine et synthétisant à merveille les appétences musicales de Spencer Krug et de Dan Boeckner, 'Cry Cry Cry' réussit à marier avec une grande subtilité des textes désabusés à des mélodies dansantes et enivrantes.


03. Satellite Jockey - Modern Life vol.1 [Another Record / AB Records / Montagne Sacrée Records / Pop Club]
Joliment produit, très bien mis en musique, ce nouvel album des Satellite Jockey est l'album pop de mon année 2017. Disséminant clin d’œils sixties ici et là, chantant dans un anglais ne sonnant pas français pour un sou et s'entêtant à faire progresser leurs chansons sans jamais s’appesantir sur une simple mélodie, aussi efficace soit-elle, les Satellite Jockey auront sorti un disque de pop classieuse, de grande qualité, et qui aurait sans doute fait plus de bruit s'il avait eu l'étiquette « Canada » ou « Brooklyn » accolée à sa bio.


02. James Holden & The Animal Spirits - st [Border Community]
Véritable découverte, cet album de James Holden & The Animal Spirits est un disque totalement instrumental mais flamboyant en de nombreux points. Melting-pot de sonorités et d'influences (musique orientale, (free) jazz, expérimental, électro, folk sous-acide, des saxophones ivres, etc), enregistré en une prise live pour chaque morceau, il est surtout d'une consistance et à la fois d'une facilité d'écoute autant sidérante que déconcertante.


01. Foxygen - Hang [Jagjaguwar]


Sans hésitation, le disque le plus brillant de 2017 est le nouvel album des Foxygen, duo américain habitué de ces pages. 'Hang' est un album prodigieux, qui contraste totalement avec leur gargantuesque '... And Star Power', leur précédent disque. Ici, 8 chansons en 32 mns. Mais quelles chansons !
Parlant aussi bien de cinéma, de lieux mythiques que d'accomplissement personnel, les Foxygen auront su soigner l'habillage de leurs chansons : un orchestre complet les entoure, auquel viennent se joindre les Lemon Twigs, Matthew E. White et autres Steven Gregory Drozd des Flaming Lips.
Surtout, en plongeant la tête la première dans une pop racée, qui tient autant de l'americana, du glam que des comédies musicales à l'ancienne, le duo aura sorti en 2017 un disque aussi ambitieux que réussi, aux mélodies impeccables et à la mise en musique parfaite.


Comme de coutume, une chanson de chaque disque présenté ci-dessus est en écoute dans un lecteur Spotify et un lecteur Deezer. Sauf pour AVIONS, indisponible sur ces deux plateformes. Bonne(s) écoute(s) ! 






Bilan 2017 :
Top 15 « Ep, 7", Compilation & Réédition »
Top 50 « Morceaux »
Top 40 Albums : 40-21

jeudi 5 juin 2014

[Track of The Day] Caribou - Can't Do Without You

Santiago est une ville qui se mérite. Non pas qu'elle soit si extraordinaire que cela (Valparaiso devrait avoir plus de charmes), mais les 17h de voyage au bas mot (dont 14h d'affilée sans cigarettes) pour y accéder rend cette ville.

Santiago donc. L'Argentine a quelques heures de là sur dos de condor, sa douane dans les Andes par 3°C et avec des douanières « sympathiques », sa ville presque frontière de Mendoza, sa viande et ses asado à tomber, son vin et ses clopes à 1.5€. 

Santiago et ses millions d'habitants, son hiver à 15°C, son soleil qui vient s'écraser en fin de journée sur les Andes alentours, donnant au ciel une teinte rosée des plus extraordinaires.

Santiago et Can't Do Without You, le premier extrait du nouvel album ('Our Love') du génial Caribou à venir à l'automne prochain, dans un esprit très Four Tet, époque 'There Is Love In You' (tiens tiens...). Un premier morceau écouté en déambulant dans les rues de la capitale d'un des plus longs pays du monde. Et un titre qui a le profil parfait pour être la chanson de ce voyage au bout du monde.

Album : Our Love
Année : 2014
Label : City Slang



Can't Do Without You, premier extrait de 'Our Love' de Caribou, est en écoute également sur le soundcloud ci-dessous : 

lundi 1 janvier 2018

Bilan 2017 : Top 50 « Morceaux »




Après les rééditions, compilations et autres formats courts, passons à la deuxième partie de ce bilan 2017 avec les morceaux de l'année. Oui, « morceaux ». Le terme est un peu bâtard et générique j'en conviens mais « chansons » ne collait pas tant il y a dans cette sélection des titres qui ne peuvent pas être qualifiés ainsi. Bref, des morceaux. Cinquante même.

Mais avant d'en dresser la liste, continuons à faire un tour d'Internet en ces temps où les tops de fin d'année pullulent un peu de partout. Et ceux ci-dessous méritent qu'on s'y attarde :

Cinquante morceaux donc qui reflètent mon année musicale. Des chansons qui m'auront fait reconsidérer certain(e)s artistes de façon inattendue, des confirmations, des morceaux qui demandent de prendre du temps, un poil d'électro, quasiment rien de hip-hop (il va falloir vraiment que je m'y remette) et trois titres qui écrasent toute la concurrence tout en haut.

Tout en bas de ce classement se trouvent deux playslits : une Spotify, une Deezer. Parce qu'encore plus que pour le classement des « Albums », s'il y a bien un papier qui nécessite un player streaming, c'est bien celui-ci.
Bonne(s) écoute(s) et bonne année 2018 !

Bilan 2017 :
Top 15 « Ep, 7", Compilation & Réédition »
Top 40 Albums : 40-21 
Top 40 Albums : 20-01


50. The New Pornographers - Whiteout Conditions
49. Thomas Dybdahl - Like Bonnie & Clyde
48. Spoon - WhisperI’lllistentohearit
47. Pale Lights - Sweetheart
46. Don Babylon - People Having Fun (Not Really)

45. The Seabirds - Independent Horses
44. JetStream Pony - Like You Less
43. Slowdive - Falling Ashes
42. Piano Magic - I Left You Twice, Not Once
41. Arbouretum - Woke Up on the Move

40. The Black Angels - I’d Kill For Her
39. Conor Oberst - Empty Hotel by the Sea
38. La Féline - Séparés (Si Nous Etions Jamais)
37. Bertrand Burgalat - E L’Ora Dell’ Azione
36. Menace Beach - Dartaloid

35. Japandroids - Near to the Wild Heart of Life
34. Orelsan - San
33. Entrance - Revolution Eyes
32. Makeness - Day Old Death
31. Satellite Jockey - Modern Life

30. Clap Your Hands Say Yeah - Better Off
29. Arcade Fire - Everything Now
28. The National - The System Only Dreams in Total Darkness
27. Valparaiso - Rising Tides (feat. Phoebe Killdeer, Howe Gelb)
26. The Magnetic Fields - Be True To Your Bar

25. Mari Samuelsen - Timelapse
24. LCD Soundsystem - Call The Police
23. AVIONS - Days of Thunder
22. The Pains of Being Pure at Heart - Anymore
21. Chad VanGaalen - Old Heads

20. Poni Hoax - The Wild
19. Algiers - The Underside of Power
18. Albin de la Simone - Le Grand Amour
17. H-Burns - We Could Be Strangers
16. Animal Collective - Man of Oil

15. Grandaddy - This is the Part
14. Cloud Nothings - Sight Unseen
13. Chloé - The Dawn
12. Barbarie Boxon - Ciel Bleu
11. Phoebe Bridgers - Scott Street

10. St. Vincent - New York
09. Max Richter - The Waves: Tuesday
08. Calogero - Je Joue de la Musique
07. The Creases - Answer To

06. British Sea Power - Bad Bohemian (+ Intro)
05. Wolf Parade - Lazarus Online
04. Foxygen - Trauma
03. Charlotte Gainsbourg - Kate
02. Kamasi Washington - Truth
01. The Luxembourg Signal - Laura Palmer


 


Comme promis, voilà les deux playlists Spotify et Deezer. Un seul titre est indisponible sur les deux plateformes, celui d'AVIONS, à trouver également ci-dessous :







Bilan 2017 :
Top 15 « Ep, 7", Compilation & Réédition »
Top 40 Albums : 40-21 
Top 40 Albums : 20-01 


mercredi 1 novembre 2017

[Track of The Day] Barbarie Boxon - Ciel Bleu

Découvert il y a quelques semaines de cela via ‘Profession Chanteur’, best-of de Benjamin Schoos, Freaksville est décidément un label épatant. Dernière découverte en date, Barbarie Boxon, un duo à l’activité discographique très réduite.

Créé en 2011 par Barbara Malter-Terrada et Thierry Bodson, désormais groupe (Didier Van Uytvanck et Guillaume Magne ont rejoint le duo), Barbarie Boxon vient de sortir ‘Ciel Bleu Ep’, son deuxième disque… en près de 7 ans d’activité.

Ces jeunes gens prennent leur temps. Leur pop en prend moins pour accrocher l’oreille, dodeliner de la tête et ensorceler l’auditeur de ses rythmes lascifs, pas toujours réguliers, de ses guitares grincantes ((Baiser) la mort) ou de cette basse vraiment belle tout du long.
Piochant ses influences aussi près de Gainsbourg que de Tricatel et Burgalat, Barbarie Boxon est un groupe qui n'aurait pas dépareillé sur le 'Broken Homeland' de Valparaiso ((Baiser) la mort y avait sa place). Et dont Ciel Bleu, en écoute ce jour, a un sacré potentiel.

Album : Ciel Bleu Ep
Année : 2017
Label : Freaksville Records

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En plus des playlists Spotify et Deezer dans la colonne de gauche, Ciel Bleu de Barbarie Boxon est également en écoute ci-dessous.



Autre réussite du ‘Ciel Bleu Ep’ de Barbarie Boxon, voilà (Baiser) la mort :


Pour finir, le clip de Ciel Bleu de Barbarie Boxon :